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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00On parle à des millions de spectateurs, téléspectateurs,
00:00:02et il y aura du monde, je pense, ce soir devant la télé,
00:00:04parce que cette décision, elle va vraiment donner le la de la campagne à venir.
00:00:09C'est clair que ça marque, c'est un tournant politique.
00:00:12Je vous ai donné mon sentiment, je le maintiens.
00:00:16Moi, je suis effaré par la manière dont ce pays est en train de s'enfoncer dans la crise chaque
00:00:20jour un peu.
00:00:21Décomposition, vous dites, décomposition.
00:00:22Oui, c'est pour ça que je vous ai dit, République de Weimar, regardez, vous allez voir.
00:00:25Parce que ce système se délite, c'est ça ?
00:00:27Parce que ces élites ne savent plus diriger ce pays.
00:00:30D'ailleurs, on se demande même si elles ont encore envie de le diriger.
00:00:33Parce que cette classe politique passe son temps à se faire des croche-pieds,
00:00:37à expliquer des différences que moi, personnellement,
00:00:39même avec une mauvaise vue ou une bonne vue, je n'arrive plus à distinguer.
00:00:43Bon voilà, je regarde ça avec une très grande inquiétude.
00:00:46Mais cette élection de 2027 sera importante, Éric Nolot.
00:00:49C'est une expérience, c'est un point de bascule.
00:00:52Le problème, c'est qu'on a l'impression qu'elle se joue avant,
00:00:54que le moment important est joué avant qu'il arrive.
00:00:57Avec ce feuilleton qui n'en finit pas.
00:01:00Et ça participe de la crise que déplore Julien Drey.
00:01:04Parce que l'élection présidentielle, il y a eu l'épisode Fillon évidemment,
00:01:07mais il semblait un peu préservé de ce climat de décomposition.
00:01:10Et là, la décomposition est au cœur du système.
00:01:12Alors, on va saluer nos téléspectateurs,
00:01:16leur dire que demain à 8h10, c'est Marion Maréchal
00:01:17qui sera notre invitée sur CNews et sur Europe 1.
00:01:19Et on va rejoindre devant le siège du RN,
00:01:21Valentin Rouillon et Patrick Hermansen.
00:01:23Ça bouille un petit peu.
00:01:25Racontez-nous ce qui se passe, mon cher Valentin.
00:01:29Oui, absolument, Laurence.
00:01:31Ça grouille un petit peu.
00:01:33Tout le monde se braque là, désormais,
00:01:35sur cette porte du 16e arrondissement,
00:01:3870 rue Cortembert,
00:01:40sur ce nouveau siège du RN.
00:01:42La trentaine de journalistes,
00:01:44Patrick Hermansen va vous montrer.
00:01:46Une trentaine de journalistes,
00:01:47caméras braquées,
00:01:48les perches tendues,
00:01:49déjà parce qu'on est à une vingtaine de minutes
00:01:51de la tour TF1.
00:01:53Donc, on imagine que Marine Le Pen
00:01:55devrait sortir d'ici quelques instants
00:01:57sans aucune confirmation, évidemment,
00:01:58parce que, pour l'instant,
00:02:00rien ne fuite.
00:02:01Il ne doit pas y avoir de communication
00:02:04avant sa prise de parole au 20h.
00:02:07Personne ne communique
00:02:08parce qu'il y avait une quinzaine,
00:02:10voire une vingtaine de personnes
00:02:11autour d'elle cet après-midi.
00:02:13Notamment,
00:02:15Alexandre Loubet, député de Moselle,
00:02:17Andréa Cotarac, un de ses proches,
00:02:19Joanne Gillet, député du Gard,
00:02:20Laure Lavalette.
00:02:22Certains sont déjà sortis,
00:02:23notamment ces deux avocats,
00:02:24parce qu'intéressant de vous raconter également
00:02:26que ces deux avocats
00:02:28n'étaient pas conviés à cette réunion
00:02:29pour préparer la communication
00:02:31du 20h ce soir,
00:02:32mais aussi la suite,
00:02:33parce qu'il faut savoir...
00:02:36Mais je vous laisse, évidemment, la parole.
00:02:38Je vois que Christine,
00:02:38vous êtes déjà installée.
00:02:40Ah oui ?
00:02:41Tu l'as lue ?
00:02:43Ah oui.
00:02:4519h,
00:02:46ravi de vous retrouver ce soir
00:02:47pour une édition spéciale.
00:02:48Et vous l'avez compris.
00:02:50Au sommaire de Face à l'Info
00:02:52sur les peines d'inéligibilité,
00:02:54la Cour d'appel considère
00:02:55qu'il lui appartient d'apprécier
00:02:57la proportionnalité de la sanction
00:02:59au regard de l'atteinte portée au droit
00:03:02d'éligibilité,
00:03:03auquel doivent être attachées
00:03:05la liberté des candidatures,
00:03:07mais aussi la liberté de choix des lecteurs,
00:03:09conditions d'expression
00:03:10du suffrage démocratique.
00:03:11Je viens de lire
00:03:13le communiqué de presse
00:03:14de la Cour d'appel.
00:03:16Journée donc historique
00:03:18de la vie politique française.
00:03:19Une potentielle candidate
00:03:21à la présidentielle
00:03:22est condamnée
00:03:23à faire campagne,
00:03:24sous-bracelet
00:03:25ou à ne pas se présenter.
00:03:27Marine Le Pen
00:03:28est de nouveau éligible,
00:03:29mais sa campagne
00:03:30pourrait se faire
00:03:31sous-bracelet électronique.
00:03:32Pour certains,
00:03:33la justice corrige
00:03:34une décision cotestée.
00:03:36Pour d'autres,
00:03:36elle continue
00:03:37d'influencer
00:03:38le jeu politique.
00:03:39Marine Le Pen
00:03:40sera-t-elle candidate
00:03:41malgré tout ?
00:03:41Que penser du rôle
00:03:42de la justice ?
00:03:43L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:45Le verdict contre Marine Le Pen
00:03:47divise profondément
00:03:49la classe politique.
00:03:50Le RN a fait le choix
00:03:51de ne pas réagir
00:03:52pour l'instant.
00:03:53L'exécutif reste silencieux.
00:03:55La gauche salue
00:03:56une victoire
00:03:57de l'État de droit
00:03:58et rappelle que Marine Le Pen
00:03:59est bel et bien condamnée,
00:04:01mais une privilégiée
00:04:03et une délinquante.
00:04:05Le rien de Marc Menant
00:04:06sur les réactions.
00:04:07Emmanuel Macron,
00:04:08de son côté,
00:04:09a refusé
00:04:10de commenter
00:04:10cette décision de justice.
00:04:12Le chef de l'État
00:04:13n'est pas en France.
00:04:14Il est à Damas,
00:04:15en Syrie.
00:04:16Objectif ?
00:04:17Relancer les relations
00:04:18avec la Syrie.
00:04:19Mais peut-on traiter
00:04:20en partenaire
00:04:21un ancien chef
00:04:22d'Al-Qaïda
00:04:23devenu président ?
00:04:25L'analyse
00:04:25de Michel Fayette.
00:04:27Marine Le Pen
00:04:28peut-elle faire campagne
00:04:29sous bracelet électronique
00:04:30condamnée
00:04:31pour détournement
00:04:32de fonds européens ?
00:04:33La justice
00:04:33estumant
00:04:34que ses assistants
00:04:35parlementaires
00:04:36travaillaient en réalité
00:04:36pour son parti ?
00:04:38En appel,
00:04:39sa peine d'inéligibilité
00:04:40a été fortement réduite.
00:04:42Elle reste juridiquement
00:04:43éligible à la présidentielle ?
00:04:45Elle reste juridiquement
00:04:47condamnée ?
00:04:48Ira-t-elle en cassation ?
00:04:49Est-ce compatible
00:04:50avec une campagne ?
00:04:51Peut-on être candidate
00:04:52en étant condamnée
00:04:53à du détournement
00:04:54de fonds publics ?
00:04:55Le décryptage
00:04:56de Charlotte Dornelas.
00:04:59Que l'on apprécie
00:05:00ou non,
00:05:00Marine Le Pen
00:05:01a marqué
00:05:01la 5e République
00:05:03comme aucune autre
00:05:04femme politique.
00:05:05deux fois au second tour
00:05:07de la présidentielle,
00:05:09contestée,
00:05:10combattue,
00:05:11souvent donnée
00:05:12pour finie ?
00:05:13Elle est toujours revenue.
00:05:14Son histoire politique
00:05:15est-elle terminée ce soir
00:05:17ou ne fait-elle
00:05:18que changer de chapitre
00:05:19l'analyse
00:05:20de Gabriel Cluzet ?
00:05:21Et puis,
00:05:22qui peut faire
00:05:22au mieux campagne ?
00:05:23Qui doit faire campagne
00:05:25pour le RN ?
00:05:26Marine Le Pen
00:05:27ou Jordan Bardella ?
00:05:28Même parti,
00:05:30mais deux profils différents.
00:05:32Elle incarne
00:05:32l'expérience
00:05:33et le vote populaire.
00:05:35Lui,
00:05:35une nouvelle génération
00:05:36qui élargit son électorat.
00:05:38Quel visage
00:05:39le RN choisira-t-il
00:05:41pour la présidentielle ?
00:05:42L'éditou
00:05:43de Mathieu Boclouti.
00:05:45Une heure pour tout se dire
00:05:46avec Le Mousquetaires
00:05:47et son top.
00:06:01Décembre 2024,
00:06:03Marine Le Pen
00:06:04était sur le plateau
00:06:04de Face à l'Info.
00:06:06Nous lui avons demandé
00:06:07ce qu'elle penserait
00:06:09de ce jugement ce soir.
00:06:11Voilà ce qu'elle nous répondait.
00:06:13Je vous sens émue.
00:06:16Rendez-vous compte
00:06:17que le combat de ma vie,
00:06:18c'est le combat
00:06:19pour les Français.
00:06:21Le combat de ma vie,
00:06:22c'est le respect
00:06:23de la démocratie.
00:06:25Je pense qu'on peut tout dire
00:06:26du RN,
00:06:27mais jamais,
00:06:28jamais,
00:06:29il n'a remis en cause
00:06:30une élection.
00:06:31Jamais,
00:06:32il n'a contesté
00:06:32les institutions.
00:06:33Jamais,
00:06:34il n'a cherché
00:06:35comme le nouveau
00:06:36Front populaire
00:06:37à les bousculer,
00:06:38à les abîmer.
00:06:40Et on viendrait
00:06:41dire au peuple français,
00:06:42vous ne pouvez pas
00:06:44choisir votre candidat.
00:06:46Marine Le Pen
00:06:47est en ce moment même
00:06:49à son QG,
00:06:51à son au siège du parti
00:06:52dans le 16e arrondissement
00:06:53de Paris.
00:06:54Nous suivrons
00:06:55d'un instant à l'autre
00:06:56son départ
00:06:57pour le 20h
00:06:58où tout le monde
00:06:59attend
00:07:01son éventuelle décision.
00:07:03D'abord,
00:07:03dans l'édition
00:07:04de Face à l'Info ce soir,
00:07:06nous allons commencer
00:07:07à bien comprendre
00:07:08ce qui s'est passé
00:07:10juridiquement.
00:07:10Charlotte Dornelas,
00:07:11on commence avec vous.
00:07:12Au-delà des conséquences
00:07:14politiques de la décision
00:07:15judiciaire,
00:07:15Marine Le Pen
00:07:16a été reconnue
00:07:17coupable
00:07:18de détournement
00:07:19de fonds publics
00:07:20au profit
00:07:21du Fonds national
00:07:22que lui reprochons
00:07:24exactement.
00:07:25Alors,
00:07:26le détournement
00:07:27de fonds publics,
00:07:27initialement,
00:07:28vous savez,
00:07:28pour refaire un peu
00:07:29l'histoire,
00:07:30il y a l'organigramme
00:07:31du parti
00:07:31qui sort dans la presse
00:07:33à plusieurs reprises.
00:07:34Le Parlement européen
00:07:35s'étonne
00:07:36de la présence
00:07:36de certains assistants
00:07:37parlementaires
00:07:37qui ne sont pas
00:07:39au Parlement européen
00:07:41mais embauchés
00:07:42par le parti
00:07:43au niveau national
00:07:46et le Parlement européen
00:07:48dépose plainte.
00:07:49La justice française
00:07:50est saisie de la plainte
00:07:51et le détournement,
00:07:52l'abus de confiance
00:07:54qui était initialement
00:07:54poursuivi
00:07:55est devenu au fil du temps
00:07:57un détournement
00:07:57de fonds publics.
00:07:58On va y revenir.
00:07:59Il concerne en l'occurrence
00:08:01l'usage de l'enveloppe
00:08:01des 21 000 euros
00:08:03qui sont adressés
00:08:03mensuellement
00:08:04à chaque député européen
00:08:06pour salarier
00:08:07les assistants parlementaires
00:08:09qui travaillent,
00:08:10c'est détaillé
00:08:12par le Parlement européen
00:08:13sur des missions
00:08:14d'assistance
00:08:15des députés européens.
00:08:17Et en l'occurrence,
00:08:18le Front National
00:08:19à l'époque
00:08:19et les députés
00:08:20que l'on a vus
00:08:21sont accusés
00:08:22de s'en être servis
00:08:22pour rémunérer
00:08:23des employés
00:08:24du parti
00:08:25du Front National,
00:08:26donc des militants
00:08:27du Front National
00:08:27et non pas
00:08:28des assistants parlementaires.
00:08:30Marine Le Pen
00:08:30elle est poursuivie
00:08:31à deux titres.
00:08:32En tant qu'eurodéputée
00:08:34sur huit contrats
00:08:35en particulier
00:08:35d'assistants parlementaires
00:08:37et en tant que présidente
00:08:38du parti
00:08:38et c'est pour ça
00:08:39qu'il y a à la fois
00:08:40le détournement
00:08:40de fonds publics
00:08:41et la complicité
00:08:42de détournement
00:08:43de fonds publics
00:08:44puisque vous savez
00:08:44que la justice
00:08:45a poursuivi l'idée
00:08:46d'un système
00:08:48de détournement.
00:08:49Et le tribunal
00:08:50évoque aujourd'hui
00:08:51un préjudice
00:08:52de 2,8 millions d'euros
00:08:55pour le Parlement européen.
00:08:56C'est la raison
00:08:57des amendes
00:08:57qui sont prononcées
00:08:59pour rembourser
00:09:00on va dire
00:09:00le Parlement européen.
00:09:01En gros,
00:09:02il lui est reproché
00:09:03et je cite
00:09:03la décision
00:09:04d'avoir légitimé
00:09:05la mise en place
00:09:06d'un système frauduleux
00:09:07élaboré
00:09:07dans le seul but
00:09:08de percevoir
00:09:09illégitimement
00:09:09des fonds publics
00:09:10du Parlement européen
00:09:11ce qui avait permis
00:09:13au FN
00:09:13de faire des économies
00:09:14grâce aux dix parlements.
00:09:16Voilà pour l'accusation
00:09:17on va dire.
00:09:18Ce que Marine Le Pen
00:09:19au fil du temps
00:09:20quand il y a eu
00:09:21les premières accusations
00:09:21avait reconnu
00:09:23et même défendu.
00:09:24Elle avait dit
00:09:25oui bien sûr
00:09:25il y a des personnes
00:09:28l'argent qu'on nous donne
00:09:29est fait pour
00:09:30agir politiquement
00:09:31et étant donné
00:09:32que nous avons
00:09:33en plus des dissensions
00:09:34avec l'Union européenne
00:09:35ils sont utilisés
00:09:35en effet
00:09:36pour renforcer
00:09:38notre projet politique
00:09:39on va dire
00:09:40donc c'est en adéquation
00:09:41avec le projet politique.
00:09:43Alors pourquoi
00:09:43il y a-t-il eu débat
00:09:44et comment est-ce que
00:09:44les avocats de Marine Le Pen
00:09:45ont pu demander
00:09:46la relaxe
00:09:48si c'est reconnu ?
00:09:49Et bien parce que
00:09:50c'est le fameux passage
00:09:51de l'abus de confiance
00:09:52au détournement
00:09:52de fonds publics
00:09:53qui est contesté
00:09:54par le conseil
00:09:55de Marine Le Pen
00:09:56et des autres d'ailleurs
00:09:57parce que tout le débat
00:09:58s'est fait
00:09:59et il y a 349 pages
00:10:01je crois très exactement
00:10:02de la décision
00:10:03et il y a une large partie
00:10:04qui est faite
00:10:05sur l'interprétation
00:10:06justement du code pénal
00:10:07qui punit
00:10:09de 10 ans d'emprisonnement
00:10:10et d'un million d'euros
00:10:11d'amende
00:10:11le fait par une personne
00:10:12dépositaire
00:10:13de l'autorité publique
00:10:14ou chargée
00:10:15d'une mission
00:10:15de service public
00:10:16de détruire, détourner
00:10:17ou soustraire
00:10:18des fonds publics
00:10:19ou privés
00:10:19remis en raison
00:10:20de ses fonctions
00:10:21ou de sa mission
00:10:21et la défense
00:10:23en l'occurrence
00:10:24contestait l'application
00:10:25de ce texte
00:10:25à un député européen
00:10:27le texte ne précise pas
00:10:29explicitement en effet
00:10:30s'il vise des personnes
00:10:32dépositaires
00:10:32de l'autorité publique
00:10:33ou chargées
00:10:33d'une mission
00:10:34de service public
00:10:34en France
00:10:35ou partout ailleurs
00:10:36donc il y a eu
00:10:36un gros débat
00:10:37pour savoir
00:10:37est-ce que c'est
00:10:38une mission
00:10:38de service public
00:10:39d'être député européen
00:10:40ou est-ce que c'est
00:10:41une mission de service
00:10:42internationale
00:10:43ou européen
00:10:44etc.
00:10:45et ensuite
00:10:45elle ne vise pas directement
00:10:46il n'est pas précisé
00:10:47qu'elle vise
00:10:48des mandats électifs
00:10:49ce qui est le cas
00:10:50par exemple
00:10:51dans les textes
00:10:51sur la corruption
00:10:52donc le débat
00:10:53s'est fait
00:10:54au niveau de cette interprétation
00:10:55la cour répondant
00:10:56que dans tous les débats
00:10:57menant à l'adoption
00:10:58de cette loi
00:10:58il était absolument évident
00:11:00que les députés
00:11:01et les sénateurs
00:11:02étaient concernés
00:11:04et voilà autour de quoi
00:11:05s'est fait le débat
00:11:05et voilà pourquoi
00:11:06la défense de Marine Le Pen
00:11:08plaidait la relax
00:11:09en l'occurrence
00:11:11donc c'est cette infraction
00:11:13qui a été punie
00:11:14mais comment comprendre
00:11:15le changement de peine
00:11:17concernant l'inéligibilité
00:11:18de Marine Le Pen
00:11:19puisque cette partie
00:11:20de la peine
00:11:20a été drastiquement réduite
00:11:23sur quel fondement ?
00:11:25Alors là
00:11:26c'est la question
00:11:27qui se pose
00:11:28c'est plus l'interprétation
00:11:29de la loi
00:11:30c'est carrément
00:11:31honnêtement
00:11:31dans les motivations
00:11:32c'est la mission
00:11:33que se donnent les magistrats
00:11:34par rapport au peuple
00:11:35vous savez
00:11:36la justice est rendue
00:11:37au nom du peuple français
00:11:38c'est très intéressant
00:11:39de voir que non seulement
00:11:40en effet
00:11:40la peine est réduite
00:11:41drastiquement
00:11:42à ça tout le monde
00:11:42l'a remarqué
00:11:43mais la motivation
00:11:44est radicalement contraire
00:11:46dans un cas
00:11:47et dans l'autre
00:11:48je vais m'y attarder
00:11:50pardon
00:11:50l'effet de détournement
00:11:51et de complicité
00:11:52qui était donc poursuivi
00:11:53ont pris fin
00:11:53en février 2016
00:11:55au plus tard
00:11:55nous dit la Cour
00:11:56pour les faits
00:11:57qu'elle poursuit
00:11:57à l'époque
00:11:58l'inéligibilité
00:12:00dans ces cas-là
00:12:01est une peine complémentaire
00:12:03donc qui est facultative
00:12:04en l'occurrence
00:12:05et qui doit donc être motivée
00:12:06le magistrat
00:12:07s'il veut ajouter
00:12:09cette peine
00:12:09on va dire
00:12:10à la peine qui est prévue
00:12:11l'emprisonnement
00:12:11et l'amende
00:12:12il doit le motiver
00:12:14et Jean-Éric Schottel
00:12:15vous savez que l'on connaît bien
00:12:18explique que ça se fait
00:12:19par le maniement
00:12:20je le cite
00:12:20parce que j'ai bien aimé
00:12:21la phrase
00:12:21par le maniement
00:12:22d'un curseur
00:12:22laissé à leur interprétation
00:12:23par le législateur
00:12:24il n'y a absolument
00:12:25qu'un curseur
00:12:26on vous dit
00:12:26il peut y avoir
00:12:27un maximum de 5 ans
00:12:29d'inéligibilité
00:12:30donnée dans ce cas-là
00:12:31qui peut aller jusqu'à 10 ans
00:12:33si la fonction
00:12:34est largement publique
00:12:35mais sans que le curseur
00:12:37soit précisé
00:12:37donc en première instance
00:12:38les magistrats
00:12:39s'étaient référés
00:12:40je cite
00:12:40à la gravité
00:12:41des faits commis
00:12:42par Marine Le Pen
00:12:43en sa double qualité
00:12:44d'élu et de président
00:12:45d'un parti politique
00:12:46de premier plan
00:12:47ils avaient donc
00:12:48prononcé 5 ans
00:12:49avec exécution provisoire
00:12:50parce qu'ils rendaient
00:12:52dans leur décision
00:12:52c'était expliqué
00:12:54ils rendaient la justice
00:12:55au nom du peuple français
00:12:56qu'ils protégeaient donc
00:12:57de la gravité
00:12:58des faits commis
00:12:59par Marine Le Pen
00:12:59donc servir le peuple français
00:13:01à ce moment-là
00:13:02c'était les protéger
00:13:02des actes commis
00:13:04par Marine Le Pen
00:13:04et le parquet
00:13:06entre-temps
00:13:06le parquet général
00:13:07de la cour d'appel
00:13:07avait requis
00:13:085 ans d'inéligibilité
00:13:10mais sans l'exécution provisoire
00:13:11et cette fois-ci
00:13:12en appel
00:13:12il y a une inflexion claire
00:13:1345 mois
00:13:14dont 30 avec sursis
00:13:16il reste donc
00:13:17dans la peine
00:13:18l'inéligibilité
00:13:19qu'elle a déjà purgée
00:13:21et la motivation
00:13:22est clairement opposée
00:13:24je cite
00:13:24la cour entend rappeler
00:13:25qu'à l'époque
00:13:26la peine d'inéligibilité
00:13:28n'était pas obligatoire
00:13:29et qu'il lui appartient
00:13:29d'apprécier la proportionnalité
00:13:31de la sanction
00:13:31l'atteinte portée
00:13:33au droit d'éligibilité
00:13:34auquel doivent être attachées
00:13:36la liberté des candidatures
00:13:37et le choix de l'électeur
00:13:38condition de l'expression
00:13:39du suffrage
00:13:40authentiquement démocratique
00:13:41donc en première instance
00:13:43on décide
00:13:44au nom du peuple
00:13:45de ce qui doit être
00:13:45accepté ou non
00:13:46pour se présenter devant lui
00:13:48et en appel
00:13:50on renvoie au peuple
00:13:51le choix de la décision
00:13:52dans les urnes
00:13:53vous voyez
00:13:53la motivation
00:13:54strictement
00:13:55elle est opposée
00:13:56on a un mouvement
00:13:57dans la justice
00:13:58de manière générale
00:13:58et en particulier
00:13:59avec les affaires politiques
00:14:00un mouvement
00:14:01de durcissement réciproque
00:14:02entre le législateur
00:14:03et les magistrats
00:14:04beaucoup de magistrats
00:14:05repoussent
00:14:06et tout le monde le remarque
00:14:07les limites de l'interprétation
00:14:08les limites maximales
00:14:10on va dire
00:14:10de l'interprétation
00:14:11de la loi
00:14:11et le politique
00:14:12ne cesse d'armer
00:14:13encore plus
00:14:14le bras du juge
00:14:15dans la pénalisation
00:14:16de la vie publique
00:14:17et la présidente
00:14:18dans sa décision
00:14:20aujourd'hui
00:14:20a rappelé que
00:14:21depuis cette affaire
00:14:22par une loi
00:14:23du 9 décembre 2016
00:14:26le législateur
00:14:26a renversé
00:14:27la charge
00:14:28de la motivation
00:14:28puisqu'il a rendu
00:14:29cette peine
00:14:29d'inéligibilité
00:14:30dans le cas précis
00:14:31qui nous occupe
00:14:32obligatoire
00:14:33et non plus facultative
00:14:34désormais
00:14:35dans un cas
00:14:35exactement similaire
00:14:37le magistrat
00:14:37ne devra pas motiver
00:14:39l'inéligibilité
00:14:40il devra motiver
00:14:41de ne pas la prononcer
00:14:42vous voyez que
00:14:43le politique
00:14:44a encore durci
00:14:44la loi
00:14:46donc si
00:14:46les hommes politiques
00:14:47prennent au sérieux
00:14:49leur dénonciation
00:14:49de la politisation
00:14:50de certains magistrats
00:14:52et surtout
00:14:52de leur conception
00:14:53de la justice
00:14:53vous savez
00:14:53ce deux poids deux mesures
00:14:54dans la vie politique
00:14:55et à l'inverse
00:14:56une interprétation
00:14:58plutôt laxiste
00:14:59pour le droit commun
00:15:01la délinquance
00:15:01et la criminalité
00:15:03quotidienne
00:15:03et bien raison de plus
00:15:05pour ces hommes politiques
00:15:06d'être extrêmement précis
00:15:07dans la loi
00:15:08et dans les peines
00:15:09que prévoit la loi
00:15:12Marine Le Pen
00:15:12est donc éligible
00:15:13mais sous bracelet électronique
00:15:16concrètement
00:15:16qu'est-ce que cela veut dire ?
00:15:18ça veut dire
00:15:18le plus concret
00:15:19c'est que juridiquement
00:15:20en effet
00:15:20elle peut se présenter
00:15:21à l'élection présidentielle
00:15:22elle n'est plus inéligible
00:15:24il reste
00:15:25la première hypothèse
00:15:26c'est celle de la cour de cassation
00:15:27vous savez qu'ils ont 10 jours
00:15:28et Marine Le Pen
00:15:29et le parquet
00:15:30pour faire appel
00:15:30parce que le parquet
00:15:31n'a pas été suivi
00:15:32en l'occurrence
00:15:33dans les peines
00:15:34cette décision est suspensive
00:15:35elle avait déjà dit
00:15:36qu'elle ne le ferait pas
00:15:37est-ce que le parquet
00:15:38va le faire ?
00:15:39on verra
00:15:40et Marine Le Pen
00:15:41avait ajouté
00:15:41on va dire
00:15:42entre guillemets
00:15:42à cette condition d'éligibilité
00:15:44l'absence de détention
00:15:46à domicile
00:15:46sous surveillance électronique
00:15:47qui est le vrai nom
00:15:48du bracelet électronique
00:15:49ce qu'on appelle
00:15:50bracelet électronique
00:15:51elle avait dit
00:15:51je ne vais pas
00:15:53pour aller faire mes meetings
00:15:53ça va être très compliqué
00:15:54de les faire à domicile
00:15:55alors pourquoi la question
00:15:56se pose encore
00:15:57parce que nous sommes pendus
00:15:58aux lèvres de Marine Le Pen
00:15:59qui va parler à 20h
00:16:01parce qu'il y a une incertitude
00:16:02qui demeure sur les conditions
00:16:04d'application de cette peine
00:16:05et les possibles réductions
00:16:06de celles-ci
00:16:07les conditions c'est quoi ?
00:16:08un bracelet contraint
00:16:09à rester chez soi
00:16:10vous savez avec des horaires limités
00:16:11un périmètre de déplacement
00:16:12qui est lui aussi limité
00:16:13mais il est possible
00:16:14quand vous avez un bracelet électronique
00:16:16de demander
00:16:17au magistrat
00:16:17qui est en charge
00:16:18de l'application de la peine
00:16:19de changer cette organisation
00:16:21ponctuellement
00:16:22et pour des raisons
00:16:22notamment professionnelles
00:16:24ce que Marine Le Pen
00:16:25avait dit ne pas vouloir faire
00:16:26mais peut-être
00:16:27qu'en raison de la durée
00:16:28un an
00:16:29elle va y réfléchir
00:16:31pourquoi ?
00:16:32parce qu'il y a
00:16:32des possibles réductions
00:16:33elle a pris un an ferme
00:16:35donc il y a un an
00:16:35de bracelet électronique
00:16:36qui est prononcé
00:16:37mais depuis janvier 2023
00:16:39la loi a changé
00:16:39les réductions de peine
00:16:40ont été facilitées
00:16:41on peut solliciter
00:16:43des réductions
00:16:43qui vont jusqu'à
00:16:44la moitié de la peine
00:16:45en l'occurrence
00:16:46elle a été condamnée
00:16:47à un an
00:16:48ça ne pourrait être
00:16:49que six mois
00:16:49et c'est la raison
00:16:50pour laquelle
00:16:50peut-être elle attendra aussi
00:16:52son passage devant
00:16:53juge d'application
00:16:54des peines
00:16:54et elle peut par ailleurs
00:16:55également bénéficier
00:16:56d'une mesure
00:16:57de libération conditionnelle
00:16:58qui sont notamment attribuées
00:17:00quand vous avez un projet
00:17:01de réinsertion
00:17:02notamment professionnel
00:17:03sérieux
00:17:03je crois
00:17:04je crois qu'elle va pouvoir
00:17:06le plaider
00:17:08je voulais absolument
00:17:10pas faire d'humour
00:17:11mais c'est vrai que
00:17:11c'est une des raisons
00:17:13qui s'évoquaient
00:17:13c'est intéressant
00:17:17en tout cas
00:17:18le décor juridique
00:17:20est bien planté
00:17:21bien posé
00:17:22merci beaucoup
00:17:23Charlotte Dornelas
00:17:24vous voyez à l'image
00:17:25toujours la porte
00:17:27où doit peut-être sortir
00:17:29Marine Le Pen
00:17:30d'un instant à l'autre
00:17:31pour s'exprimer
00:17:33à 20h
00:17:34d'abord
00:17:35on va voir avec vous
00:17:37Mathieu Bocoté
00:17:38le fait qu'elle fera
00:17:40donc
00:17:40si elle fait
00:17:42campagne
00:17:43elle fera donc
00:17:44campagne
00:17:45sous bracelet
00:17:46électronique
00:17:47si elle le décide
00:17:48elle avait pourtant
00:17:49annoncé
00:17:49qu'elle ne le ferait pas
00:17:51que décidera-t-elle
00:17:53nous le saurons
00:17:53dans une heure
00:17:54mais pour l'instant
00:17:54revenons sur l'analyse
00:17:56de cette décision
00:17:57que vient de nous présenter
00:17:58Charlotte Dornelas
00:17:59alors on dit depuis plusieurs semaines
00:18:01en fait depuis plus d'un an
00:18:02on dit c'est une décision politique
00:18:04donc
00:18:05et est-ce qu'on doit dire
00:18:06la même chose aujourd'hui
00:18:07à propos de cette décision
00:18:08mais je dirais que c'est une décision
00:18:10de justice perfidement politique
00:18:11plus politique que jamais
00:18:14politique dans sa subtilité
00:18:15politique dans son efficacité stratégique
00:18:18on pourrait dire
00:18:18que le premier jugement
00:18:20c'était le jugement
00:18:20d'une petite juge fanatisée
00:18:22qui avait décidé
00:18:23de tirer au bazooka
00:18:24sur Marine Le Pen
00:18:25là on est devant quelqu'un
00:18:26qui décide de frapper
00:18:27à l'arbalète
00:18:28de frapper
00:18:28ou alors
00:18:29on est passé de la hache au scalpel
00:18:31mais à la fin
00:18:31l'exécution est tout aussi sérieuse
00:18:34donc c'est une décision
00:18:35qui était taillée
00:18:36de telle manière
00:18:37pour faire en sorte
00:18:38que Marine Le Pen
00:18:39ait la responsabilité
00:18:40de se présenter
00:18:41ou ne pas se présenter
00:18:42donc la justice
00:18:43nous ne faisons plus
00:18:45on ne fait plus obstacle
00:18:47dans le processus électoral
00:18:48nous ne le dérèglons plus
00:18:49mais par ailleurs
00:18:50on crée des conditions
00:18:51pour que pratiquement
00:18:52le fait de vous présenter
00:18:53selon les conditions
00:18:55que vous avez vous-même posées
00:18:56soit à peu près impossible
00:18:58donc c'est l'espèce de
00:19:00Marine Le Pen
00:19:01sort à l'instant même
00:19:03du siège
00:19:04du Rassemblement national
00:19:06Paris 16e
00:19:08pour se rendre
00:19:09aux 20h
00:19:10où elle doit
00:19:11s'exprimer ce soir
00:19:13toute la question
00:19:14et de savoir
00:19:15si elle se présentera
00:19:16ou pas
00:19:17à la présidentielle
00:19:19tout le monde
00:19:19est suspendu à ses lèvres
00:19:20on ne sait pas
00:19:21si elle annoncera
00:19:22ce soir ou pas
00:19:22toujours est-il
00:19:24que ses premiers mots
00:19:25on les entendra
00:19:27un peu plus tard
00:19:28et que
00:19:28la consigne a été donnée
00:19:30de ne pas s'exprimer
00:19:32avant Marine Le Pen
00:19:33du côté du Rassemblement national
00:19:34Mathieu Bocoté
00:19:35donc on continue
00:19:35effectivement
00:19:36que peut-il se passer ce soir ?
00:19:38Alors
00:19:38en fait ce soir
00:19:39enfin les Allemands
00:19:40on verra bien
00:19:41ça il suffit
00:19:41d'être un tout petit peu patient
00:19:42c'est pas ma force
00:19:43mais quoi qu'il en soit
00:19:44je réussirai
00:19:45ce qui est intéressant
00:19:47là-dedans
00:19:47cela dit
00:19:48c'est à quel point
00:19:49encore une fois
00:19:50cette décision de justice
00:19:51nous rappelle
00:19:52la subjectivité profonde
00:19:53des juges
00:19:54s'il y a une illusion
00:19:55qui s'est fracassée
00:19:56depuis un bon moment
00:19:57c'est l'idée
00:19:58d'une objectivité du droit
00:19:59le droit est un mode
00:20:01de contrôle social
00:20:02comme les autres
00:20:03et dans les circonstances
00:20:04c'est un mode de gestion
00:20:05des opposants politiques
00:20:07comme les autres
00:20:08voyons les deux scénarios
00:20:09elle se présente
00:20:10ou ne se présente pas
00:20:11si elle se présente
00:20:13si ce soir
00:20:14elle dit
00:20:15je me sens emporté
00:20:16par l'histoire
00:20:17je dois y aller
00:20:17c'est nécessaire
00:20:18on peut être certain
00:20:19d'une chose
00:20:19la ligne d'attaque
00:20:20de ses adversaires
00:20:21sera la suivante
00:20:22nous sommes devant
00:20:23la candidate voleuse
00:20:24nous sommes devant
00:20:25l'accapareuse
00:20:26du bien public
00:20:27le RN qui disait
00:20:28que nous sommes
00:20:29le parti main propre
00:20:30cul propre
00:20:30pour reprendre la formule
00:20:31et bien c'est le contraire
00:20:32c'est un parti
00:20:33qui serait corrompu
00:20:35et on peut s'attendre
00:20:36dans le discours public
00:20:37tout au long de la campagne
00:20:39en disant
00:20:39vous êtes la dame
00:20:40au bracelet
00:20:41vous êtes la dame
00:20:42qui est fondamentalement
00:20:43coupable
00:20:43donc le système
00:20:44va passer
00:20:45je crois
00:20:45de l'attaque
00:20:46de l'antifascisme
00:20:47vu l'état du jugement
00:20:49l'antifascisme sera là
00:20:50à l'attaque
00:20:51sur le mode
00:20:51de la corruption fondamentale
00:20:53du RN
00:20:54de tout le système RN
00:20:55et de Marine Le Pen
00:20:56donc on peut s'attendre
00:20:57à cela
00:20:57en disant
00:20:58même dans l'opposition
00:20:59ils trouvent le moyen
00:21:00de se gaver
00:21:01imaginez le jour
00:21:01où ils seront au pouvoir
00:21:02donc ça c'est la ligne
00:21:03à laquelle on peut s'attendre
00:21:05je précise que
00:21:06chez les politiques
00:21:07c'est ce qu'on a entendu
00:21:07aujourd'hui
00:21:08tout ce que je retiens
00:21:09de cette décision
00:21:10c'est qu'elle a été condamnée
00:21:11pour X, Y, Z
00:21:13si elle ne se présente pas
00:21:14évidemment on aurait le droit
00:21:15à l'autre ligne
00:21:16elle s'est dégonflée
00:21:17c'est une lâche
00:21:18une sans envergure
00:21:19qui se réfugie derrière
00:21:20ce jugement
00:21:20pour ne pas se lancer
00:21:22donc ce qui est certain
00:21:23c'est que là on cherchera
00:21:23alors à la présenter
00:21:24comme celle
00:21:25qui fait un refus
00:21:26d'obstacle
00:21:27qui au moment
00:21:27où on lui donne
00:21:28la chance de se présenter
00:21:29elle ne le fait pas
00:21:31donc quoi qu'il en soit
00:21:32de ce jugement
00:21:33ce serait la première étape
00:21:33que je retiens
00:21:34quelle que soit la décision
00:21:35qu'elle prendra
00:21:36le système a trouvé
00:21:37le moyen
00:21:37de lui scier les jambes
00:21:39de la blesser
00:21:40de l'abîmer
00:21:41de la tabasser
00:21:42ensuite
00:21:43il n'est pas dit
00:21:43qu'elle ne se lancera pas
00:21:45mais ce qu'on sait
00:21:45c'est que cette décision
00:21:46de justice
00:21:47est faite pour handicaper
00:21:48plus que jamais
00:21:49la candidature RN
00:21:50en quoi une candidature
00:21:52avec bracelet
00:21:53serait inimaginable
00:21:54selon vous Mathieu
00:21:55ne serait-ce pas
00:21:56une manière de défier
00:21:57le système jusqu'au bout
00:21:58alors moi je pense
00:22:00qu'elle peut se poser
00:22:00cette question là
00:22:01ça a dû traverser
00:22:02son esprit aujourd'hui
00:22:02parce qu'une candidature
00:22:04à l'abri du peuple
00:22:04une candidature
00:22:05à l'abri de la politique
00:22:06une candidature
00:22:07faite à partir de chez soi
00:22:08on appelle ça
00:22:08Joe Biden en 2020
00:22:10donc ce qu'on m'en dit
00:22:11c'est un homme
00:22:11au seuil de la momification
00:22:13un petit bret-genève américain
00:22:14enfermé dans son sous-sol
00:22:15au Delaware
00:22:16qui fait campagne
00:22:17dans un environnement
00:22:18où on rencontre plus d'humains
00:22:18sauf des zombies
00:22:19bon c'est pas exactement
00:22:20le contexte de la France
00:22:21de 2026-2027
00:22:23d'autant que Marine Le Pen
00:22:25est une candidate
00:22:25qui a
00:22:26il ne faut pas l'oublier
00:22:26une dimension populaire forte
00:22:27elle a une connexion réelle
00:22:29avec les français
00:22:30une connexion charnelle
00:22:31avec beaucoup d'entre eux
00:22:32donc l'imaginer faire sa campagne
00:22:34dans un environnement
00:22:35aseptisé
00:22:35amidonné
00:22:36loin des marchés
00:22:37loin des classes populaires
00:22:38loin des gens
00:22:39dont elle est la seule représentante
00:22:41on imagine difficilement ça
00:22:43chez elle
00:22:44ça ne correspond pas
00:22:45à son tempérament
00:22:46ça ne correspond pas
00:22:48à son électorat
00:22:48ça ne correspond pas
00:22:50à son état d'esprit
00:22:52cela dit
00:22:52cela dit
00:22:53on pourrait renverser
00:22:54la perspective
00:22:54et si Marine Le Pen
00:22:56parce qu'elle a une dimension
00:22:56populiste
00:22:57mais pas dans le mauvais sens
00:22:58du terme
00:22:58elle a un côté insurrectionnel
00:22:59Marine Le Pen
00:23:00c'est la candidate
00:23:01des laissés pour compte
00:23:02des oubliés
00:23:02des gangs petits
00:23:03des sans grades
00:23:04si elle décide
00:23:05de se lancer
00:23:07malgré tout
00:23:07elle peut faire
00:23:09de cette tentative
00:23:10de paralysie programmée
00:23:12de sa candidature
00:23:12elle peut en faire une force
00:23:13en disant
00:23:13regardez
00:23:14ils ont cherché
00:23:15à m'empêcher de me présenter
00:23:16ils ont échoué
00:23:17ils ont cherché
00:23:18à m'empêcher de faire campagne
00:23:19en me collant un bracelet
00:23:21et pourtant j'y vais
00:23:22ils ont tout fait
00:23:23pour que je ne puisse pas me lancer
00:23:24et pourtant
00:23:25je mènerai
00:23:25la bataille
00:23:27je ne vous abandonnerai pas
00:23:29et même dans les conditions
00:23:30impossibles
00:23:31qu'on me réserve
00:23:32eh bien
00:23:33je mènerai
00:23:33la bataille
00:23:34ça
00:23:34ça pourrait être un récit
00:23:36parce que j'entendais
00:23:36je crois que c'est
00:23:37Johan Uzay
00:23:37qui disait plus tôt aujourd'hui
00:23:38reste à voir
00:23:39quel récit
00:23:40trouverait
00:23:41Marine Le Pen
00:23:41pour faire campagne
00:23:42avec ce bracelet
00:23:43alors qu'elle avait annoncé
00:23:44le contraire
00:23:45eh bien le récit
00:23:46du refus d'abandon
00:23:47le récit
00:23:48du je ne cèderai pas
00:23:49le refus
00:23:50le récit
00:23:50du
00:23:50le système fait tout
00:23:51pour m'exécuter
00:23:52mais il ne m'aura pas
00:23:53c'est un récit
00:23:54qui peut parler
00:23:55surtout aux couches
00:23:56de la population
00:23:57qui se reconnaissent en elle
00:23:58et qui se sentent
00:23:59eux-mêmes exclus
00:24:00du système
00:24:01comme quoi le bracelet
00:24:02n'épuise pas
00:24:03d'autant
00:24:03Charlonne nous l'a rappelé
00:24:04que les conditions
00:24:05d'application du bracelet
00:24:06ensuite
00:24:06la gestion de la chose
00:24:07risque d'être
00:24:08ça pourrait être plus souple
00:24:09que ce qui est annoncé
00:24:10pour l'instant
00:24:11donc quoi qu'il en soit
00:24:11le bracelet ne vient pas
00:24:12trancher une fois pour toutes
00:24:13cette candidature
00:24:15au terme de ce procès
00:24:16la véritable question
00:24:17n'est-elle pas
00:24:18celle des peines
00:24:19d'inéligibilité
00:24:20Mathieu ?
00:24:21oui je crois que là
00:24:22on touche vraiment
00:24:23le coeur du problème
00:24:24c'est-à-dire
00:24:24c'est l'espèce
00:24:25de ce que j'appelle
00:24:26l'intégrisme éthique
00:24:27et on s'entend
00:24:28l'éthique c'est très bien
00:24:29et puis il ne faut pas
00:24:29être malhonnête en politique
00:24:30d'ailleurs il ne faut pas
00:24:31être malhonnête en général
00:24:32mais ce qu'on a vu
00:24:33l'espèce de société
00:24:34de contrôle absolu
00:24:36en toutes circonstances
00:24:37ces dernières années
00:24:38une société de contrôle
00:24:39qui fonctionnait
00:24:40de quelle manière
00:24:41et bien chaque dépense
00:24:42devait être examinée
00:24:44la moindre dépense
00:24:44rien ne devait passer
00:24:46à l'abri du contrôle
00:24:47du surveillant
00:24:48de l'observateur
00:24:49mais qu'est-ce qu'il y avait
00:24:50derrière ça
00:24:50c'était pas un simple souci
00:24:52d'honnêteté et d'intégrité
00:24:53c'était un pouvoir immense
00:24:55donné au contrôleur
00:24:57et à son propre arbitraire
00:24:58c'est un pouvoir immense
00:25:00accordé à ceux
00:25:01qui voulaient tout encadrer
00:25:02tout réglementer
00:25:03ne rien laisser
00:25:04donc il y a une forme
00:25:05de fascination
00:25:07à la Torquemada
00:25:08une forme d'inquisition
00:25:09permanente pour savoir
00:25:10comment sont gérés
00:25:11les fonds publics
00:25:11on n'est pas contre ça
00:25:12encore une fois je le redis
00:25:13mais derrière cela
00:25:14ça donne un pouvoir immense
00:25:15aux instances de contrôle
00:25:17qui quelquefois
00:25:17ont une tentation
00:25:18éthique intégriste
00:25:19je pense qu'à certains égards
00:25:21il faut sortir du cycle
00:25:22Cahuzac
00:25:23c'est-à-dire le cycle
00:25:24Cahuzac
00:25:24qu'est-ce que c'est ?
00:25:25c'est cette idée
00:25:25qu'il faut multiplier
00:25:26les conditions
00:25:28ou qui permettraient
00:25:29de condamner quelqu'un
00:25:30à l'inéligibilité
00:25:31les peines d'inéligibilité
00:25:32est-ce que ces peines
00:25:33ne sont pas fondamentalement
00:25:34des peines contraires
00:25:35à l'esprit démocratique ?
00:25:37est-ce que ces peines
00:25:38qui cherchent à exécuter
00:25:39civiquement
00:25:40les contrevenants du moment
00:25:41souvent à partir
00:25:42de raisons approximatives
00:25:44est-ce que ces peines
00:25:45ne viennent pas saboter
00:25:46le processus démocratique ?
00:25:47le problème
00:25:48c'est que c'est pas tout le monde
00:25:49qui a l'air de l'avoir compris
00:25:49parce que ces jours-ci
00:25:51de quoi parlera-t-on
00:25:52autour du fameux projet de loi
00:25:54dont on a déjà parlé ici
00:25:55le projet de loi
00:25:56d'Aurore Berger
00:25:57sur
00:25:58contre les discours haineux
00:26:00et ainsi de suite
00:26:00puis le raciste
00:26:01et antisémite
00:26:02et négationniste
00:26:03et tout ça
00:26:03qu'est-ce qu'il y a
00:26:04dans ce projet de loi ?
00:26:05l'idée
00:26:05de peines
00:26:06d'inéligibilité
00:26:08possible
00:26:08pour ceux
00:26:09qui tiendraient
00:26:10des discours haineux
00:26:11qui tiendraient
00:26:11la grande liste
00:26:12des discours racistes
00:26:13le problème
00:26:14est le suivant
00:26:15c'est qu'à la rigueur
00:26:16inéligibilité
00:26:17pour avoir détourné
00:26:17de l'argent de guillemets
00:26:18déjà on voit que c'est pas clair
00:26:20mais imaginez
00:26:20ce qu'on appelle
00:26:21un discours haineux
00:26:22quand on voit
00:26:23la définition
00:26:23qu'on donne aujourd'hui
00:26:24des discours haineux
00:26:25là on voudrait flanquer
00:26:26de nouvelles peines
00:26:27d'inéligibilité
00:26:28possibles
00:26:28dans le jeu politique français
00:26:29j'ai eu l'occasion
00:26:30d'en parler avec Mme Berger
00:26:31quand on l'a reçu
00:26:32au rendez-vous
00:26:33puis j'ai posé une question
00:26:34toute simple
00:26:34j'ai dit bon
00:26:35quelqu'un qui parle
00:26:36de la théorie du grand emplacement
00:26:38la théorie conspirationniste
00:26:39et raciste du grand emplacement
00:26:40est-ce que cette personne
00:26:41doit dès lors
00:26:42ne pas pouvoir se présenter
00:26:43à la présidentielle
00:26:44parce qu'elle serait condamnée
00:26:45pour propos racistes
00:26:46et là je l'ai vue
00:26:47un peu surprise
00:26:49pour ne pas dire
00:26:49si elle n'avait pas pensé
00:26:51à ce scénario
00:26:52elle m'a dit oui
00:26:52mais sur le plan juridique
00:26:53est-ce que c'est véritablement
00:26:55du racisme
00:26:55la théorie du grand emplacement
00:26:56est-ce que c'est codifié
00:26:57juridiquement de telle manière
00:26:59Jean-Luc Mélenchon
00:27:00Jean-Luc Mélenchon
00:27:01qui par exemple
00:27:01parle de tout blanc
00:27:02tout moche
00:27:02c'est du racisme ça
00:27:03oui ou non
00:27:04bon ben est-ce qu'il peut être candidat
00:27:05Jean-Luc Mélenchon
00:27:06et avec les accusations
00:27:07antisémitistes
00:27:07qui sont lancés ici et là
00:27:08souvent en raison
00:27:09mais pas toujours
00:27:09est-ce qu'on doit éliminer
00:27:11tous ceux qui sont accusés
00:27:12pour une raison
00:27:12pour une autre d'antisémitisme
00:27:13est-ce qu'on se rend compte
00:27:14qu'avec la loi de Mme Berger
00:27:15le problème d'inéligibilité
00:27:17dont on parle aujourd'hui
00:27:19pourrait s'étendre considérablement
00:27:21que les gens
00:27:22qui risqueraient de subir
00:27:23la peine d'inéligibilité
00:27:24seraient encore plus nombreux
00:27:26je me pose la question
00:27:27tout simplement ici
00:27:29est-ce qu'à force
00:27:29de vouloir tout moraliser
00:27:31en dernière instance
00:27:31est-ce qu'on n'est pas en train
00:27:32de détruire la politique
00:27:33n'avons-nous pas appris la leçon
00:27:35est-ce que nous voulons
00:27:36demain, après-demain
00:27:37et après-après-demain
00:27:38encore une fois
00:27:39non pas parler des idées
00:27:40des uns des autres
00:27:40mais chercher à les expulser
00:27:41du jeu politique
00:27:42sous le signe de l'inéligibilité
00:27:43parce que ça correspond
00:27:44au sentiment de vertu
00:27:46des uns et des autres
00:27:48Merci pour votre regard
00:27:49dans un instant
00:27:50on fera un petit tour de table
00:27:51parce que j'ai envie
00:27:52de vous entendre
00:27:52effectivement débattre
00:27:53du sujet
00:27:55notamment Mathieu
00:27:56de ce communiqué
00:27:57de l'un courant d'appel
00:27:58on reviendra dessus
00:27:59le communiqué
00:27:59de l'un courant d'appel
00:28:00qui parle de liberté
00:28:02des candidatures
00:28:03qui parle de liberté
00:28:04de choix de l'électeur
00:28:05on va essayer de voir
00:28:06effectivement
00:28:06est-ce que c'est une façon
00:28:07de se dédouaner
00:28:08de faire de la politique
00:28:09ou bien est-ce que c'est
00:28:10une façon de signer
00:28:11de faire de la politique
00:28:12on en parle dans un instant
00:28:14on fera un petit tour de table
00:28:15d'abord les réactions
00:28:17avec vous Marc Menand
00:28:18puisque c'est une journée
00:28:19peut-être
00:28:20l'une des journées
00:28:21les plus importantes
00:28:22de la vie politique française
00:28:23rappelons Marine Le Pen
00:28:25premier parti politique de France
00:28:27rappelons que ça serait
00:28:28si elle ne se présente pas
00:28:29depuis peut-être
00:28:31près de 30 ans
00:28:32plus de 30 ans
00:28:32qu'il n'y ait pas peut-être
00:28:33un Le Pen
00:28:34à la présidence de la République
00:28:35beaucoup de réactions
00:28:36alors ben c'est extraordinaire
00:28:38on attendait un teint à marre
00:28:40vous savez
00:28:40les uns et les autres
00:28:41se jetant devant les micros
00:28:43j'ai quelque chose à dire
00:28:45et ben c'est plutôt
00:28:46c'est plutôt une sorte de silence
00:28:48ils sont là tapis
00:28:50ici ou là
00:28:51ils ne savent pas trop
00:28:52comment s'exprimer
00:28:52ont-ils des choses
00:28:54à se reprocher
00:28:55je ne saurais le dire
00:28:57toujours est-il
00:28:58qu'il nous faut
00:28:58prendre en compte
00:29:00ceux qui ont profité
00:29:02de ces micros tendus
00:29:03mais avant tout
00:29:04j'aimerais revenir
00:29:06bon
00:29:06le suspense
00:29:07sera peut-être
00:29:08moi je dis peut-être
00:29:09parce qu'il n'est pas certain
00:29:10que Marine Le Pen
00:29:11s'engage ce soir
00:29:13de façon très très claire
00:29:15en disant
00:29:15elle peut très bien
00:29:17dire
00:29:18voyons
00:29:18que ce que seront
00:29:20les décisions
00:29:20du juge
00:29:21d'application des peines
00:29:22etc
00:29:23bref
00:29:23en imaginant
00:29:25que ce soir
00:29:26elle dise
00:29:27je renonce
00:29:29n'oubliez pas
00:29:30comment
00:29:31elle envisageait
00:29:32cette hypothèse
00:29:33samedi
00:29:34à Liévin
00:29:35dans le Pas-de-Calais
00:29:39Marine Le Pen
00:29:40se présentera
00:29:41à la présidentielle
00:29:42et si elle est élue
00:29:43Jordan
00:29:43sera
00:29:44premier ministre
00:29:46mais si
00:29:47mes amis
00:29:49mais si
00:29:51la justice
00:29:51m'interdit
00:29:52de me présenter
00:29:54à la présidentielle
00:29:55alors
00:29:56c'est avec
00:29:58une grande
00:30:00énergie
00:30:01moi aussi
00:30:01et une grande
00:30:03conviction
00:30:04et une grande
00:30:05confiance
00:30:06que je soutiendrai
00:30:07évidemment
00:30:08tous les jours
00:30:09et jusqu'à sa victoire
00:30:11la candidature
00:30:12de Jordan
00:30:12Bardella
00:30:13alors on peut quand même
00:30:15oui
00:30:15oui allez-y
00:30:16non mais on peut remarquer
00:30:17qu'elle dit
00:30:18je m'engagerai
00:30:19alors peut-on
00:30:21imaginer
00:30:22qu'elle s'engage
00:30:23pour Jordan
00:30:24Bardella
00:30:26c'est-à-dire
00:30:27qu'elle aurait quand même
00:30:28à ce moment-là
00:30:28son collier
00:30:30oui
00:30:30et qu'elle ne fasse pas
00:30:31pour elle
00:30:32son collier au plaie
00:30:32c'est un bracelet
00:30:33oui
00:30:33un bracelet
00:30:34non mais
00:30:34vous voyez
00:30:35il y a quand même
00:30:36quelque chose
00:30:37qui me semble
00:30:39envisageable
00:30:40dans la stratégie
00:30:41au-delà de ce qui a été
00:30:42prononcé de temps en temps
00:30:43il y a des aménagements
00:30:44chez les politiques
00:30:46alors voyons maintenant
00:30:46ceux
00:30:47qui ont osé
00:30:48prendre la parole
00:30:49le premier
00:30:50c'est Olivier Faure
00:30:56c'est à sa conscience
00:30:57qu'elle doit parler
00:30:58est-ce qu'elle considère
00:30:59que quand on est candidat
00:31:00à la plus haute fonction
00:31:01de l'état
00:31:02on peut ne pas être exemplaire
00:31:04et donc c'est à cette question-là
00:31:05qu'elle doit répondre
00:31:06et c'est à cette question-là
00:31:08que les français
00:31:08devront répondre
00:31:09le cas échéant
00:31:10si elle était candidate
00:31:11c'est pas à moi
00:31:12de décider
00:31:13qui du rassemblement national
00:31:14se présentera en 2027
00:31:15vous savez
00:31:16en république
00:31:17en démocratie
00:31:18on ne choisit pas
00:31:19ces opposants politiques
00:31:20on les combat
00:31:21on les combat sur le fond
00:31:23sur la base
00:31:24d'un débat démocratique
00:31:25et d'ailleurs
00:31:25sauf erreur de ma part
00:31:26il y a un seul candidat
00:31:28qui les appelle à débattre
00:31:28c'est Gabriel Attal
00:31:29et pour l'instant
00:31:30c'est silence radio
00:31:31de leur côté
00:31:32le sujet je le dis
00:31:33c'est aussi l'image
00:31:34qu'elle a
00:31:35de la fonction politique
00:31:36de l'engagement politique
00:31:37le rassemblement national
00:31:39pendant des dizaines d'années
00:31:40a prospéré
00:31:41sur l'idée
00:31:41que le système politique
00:31:43était pourri
00:31:44qu'il y avait
00:31:45des gens
00:31:46qui détournaient de l'argent
00:31:47dans tous les partis
00:31:48etc etc
00:31:49aujourd'hui
00:31:49c'est l'histoire
00:31:50de l'arroseur arrosé
00:31:52l'arroseur arrosé
00:31:54on ira fouiller
00:31:55dans les dossiers
00:31:56pour savoir
00:31:57si de temps en temps
00:31:58il ne pourrait pas
00:31:58prendre quelques gouttes d'eau
00:31:59aussi
00:32:00remarquons la réaction
00:32:01du président
00:32:02de la république
00:32:03tout à l'heure
00:32:05Michel évoquera
00:32:06son séjour
00:32:07en Syrie
00:32:07il dit
00:32:08un président
00:32:08ne commande pas
00:32:10de décision de justice
00:32:11surtout
00:32:12quand on est
00:32:13à l'étranger
00:32:13alors après
00:32:14il y a ceux
00:32:15qui jouent les marioles
00:32:16et c'est vraiment
00:32:18vitupérant
00:32:19si je puis dire
00:32:19Marine Tondelier
00:32:20elle dit
00:32:21Madame Le Pen
00:32:22j'aimerais
00:32:23qu'elle reconnaisse
00:32:24qu'elle est une privilégiée
00:32:26qu'elle a bénéficié
00:32:27d'une grande
00:32:28mensuétude
00:32:29de la part
00:32:30de la justice
00:32:32et est-ce que
00:32:33le bracelet
00:32:34peut être
00:32:34compatible
00:32:35avec une campagne
00:32:37électorale
00:32:38Fabien Roussel
00:32:39radical
00:32:39forcément
00:32:40une telle condamnation
00:32:42quel que soit
00:32:43l'aménagement
00:32:44de l'appel
00:32:45ne peut permettre
00:32:46de se présenter
00:32:47devant les français
00:32:48un autre
00:32:49bien gaillard
00:32:50c'est Boris Vallaud
00:32:52une délinquante
00:32:54qui doit
00:32:54qui doit
00:32:56décider
00:32:56de son dehors
00:32:57mais vous voyez
00:32:58une délinquante
00:32:59et puis alors
00:33:00il y a Mélenchon
00:33:00et là
00:33:01pour une fois
00:33:02je dirais
00:33:03que ce n'est pas
00:33:03le plus braillard
00:33:04de la bande
00:33:05il dit
00:33:07notre but
00:33:08est de débarrasser
00:33:09le pays du RN
00:33:10par la voix des urnes
00:33:12et la volonté du peuple
00:33:13mais alors là
00:33:14après il faut quand même
00:33:15qu'il ait un côté
00:33:15Mélenchon d'art
00:33:16si je puis dire
00:33:17alors Mélenchon d'art
00:33:19vous l'écrivez
00:33:20comme vous voulez
00:33:20et rien de changé
00:33:23quelle que soit
00:33:23la candidature
00:33:25l'adage créole
00:33:26même poil
00:33:27même bête
00:33:28et vice versa
00:33:29chassons les tous
00:33:30voilà
00:33:31donc on retrouve
00:33:32Mélenchon
00:33:33à la fin
00:33:34qui s'exprime
00:33:35pour les autres
00:33:36je l'ai dit
00:33:37pas grand chose
00:33:38et
00:33:39on peut penser
00:33:41que
00:33:42certaines affaires
00:33:44qui ici et là
00:33:45parlent
00:33:46dans
00:33:46à l'Assemblée nationale
00:33:49montrent
00:33:49qu'ils n'ont pas
00:33:50des dossiers
00:33:51totalement vierges
00:33:52et que par conséquent
00:33:54se manifester
00:33:55lorsqu'il y a
00:33:57une décision
00:33:58qui néanmoins
00:33:59ne condamne pas
00:34:00pleinement
00:34:00il y a
00:34:01un dit oui
00:34:02elle est coupable
00:34:02mais
00:34:03la sentence
00:34:04n'est pas drastique
00:34:06ces gens là
00:34:07se disent
00:34:07est-ce que nous
00:34:08à un moment
00:34:08ou à un autre
00:34:09si
00:34:10les juges
00:34:11s'intéressaient
00:34:12à notre sort
00:34:13est-ce qu'ils ne
00:34:14sortiraient pas
00:34:15des petits
00:34:16papelards
00:34:17qui pourraient
00:34:18nous nuire
00:34:19soyons mesurés
00:34:21attendons
00:34:22la suite
00:34:23ce n'est pas
00:34:24le moment
00:34:25de se montrer
00:34:26le grand drame
00:34:27en politique
00:34:28aujourd'hui
00:34:28en France
00:34:29c'est que le courage
00:34:30n'existe plus
00:34:31vraiment
00:34:32on est avec des gens
00:34:33qui sont là
00:34:35qui mâchonnent
00:34:36des propos
00:34:37édictés
00:34:38par les sociétés
00:34:39de communication
00:34:40mais qui sont
00:34:41incapables
00:34:42tels les grands
00:34:43qui se manifestaient
00:34:46dans l'hémicycle
00:34:47ou en dehors
00:34:47de l'hémicycle
00:34:48que ce soit
00:34:49Jaurès
00:34:50que ce soit
00:34:51Blum
00:34:52et autres
00:34:52aujourd'hui
00:34:53ces gens
00:34:54d'envergure
00:34:55ont disparu
00:34:57merci beaucoup
00:34:58Marc Menon
00:34:58une personne
00:34:59a refusé
00:35:00de s'exprimer
00:35:01l'exécutif
00:35:02le président
00:35:02de la république
00:35:03on en parle avec vous
00:35:04Michel Fayad
00:35:06on voit ici
00:35:06l'arrivée
00:35:07en direct
00:35:07de Marine Le Pen
00:35:09au siège de TF1
00:35:10où elle doit s'exprimer
00:35:12après à 20h
00:35:13je voudrais vous faire
00:35:14écouter
00:35:16et puis on fera
00:35:16un tour de table
00:35:17dans un instant
00:35:18mais je voudrais
00:35:18vous faire écouter
00:35:19Adrien Clouet
00:35:20qui est un député
00:35:22LFI
00:35:23de Haute-Garonne
00:35:24qui s'est exprimé
00:35:25un peu plus tôt
00:35:26ce matin
00:35:26en déclarant
00:35:28que c'est une
00:35:28dure journée
00:35:30pour les racistes
00:35:32selon lui
00:35:33d'abord on regarde
00:35:34si bien Marine Le Pen
00:35:35est bien entrée
00:35:35elle est bien entrée
00:35:36oui
00:35:36bien on peut écouter
00:35:37Adrien Clouet
00:35:38c'est assez étonnant
00:35:41une seule question
00:35:42qui les concentre
00:35:43comment nous préparons-nous
00:35:44aux décisions de justice
00:35:46sur Madame Le Pen
00:35:47et bien on s'y prépare
00:35:47avec le sourire
00:35:48bien évidemment
00:35:49aujourd'hui c'est une dure journée
00:35:51pour les racistes
00:35:52en France en général
00:35:53puisque je rappelle
00:35:53qu'il y a également
00:35:53le procès
00:35:54de l'homme
00:35:55qui à Espalis-Saint-Marcel
00:35:56avait ouvert le feu
00:35:57à la carabine
00:35:57sur des enfants
00:35:58de 10 ans
00:35:59en leur adressant
00:36:00des ingeux racistes
00:36:01c'est le même jour
00:36:02comme quoi
00:36:03ils savent se retrouver
00:36:04c'est donc le procès
00:36:05aujourd'hui
00:36:05de Madame Le Pen
00:36:05et de 11 cadres
00:36:06du Rassemblement National
00:36:08il ne faut pas oublier
00:36:08évidemment qu'ils font ça
00:36:09en collectif
00:36:10bon on a organisé
00:36:12mais si vous voulez
00:36:14nous
00:36:15je vais vous dire
00:36:16les choses très simplement
00:36:17c'est bonnet-brun
00:36:18un brin-bonnet
00:36:19quel que soit
00:36:20le candidat
00:36:21de l'extrême droite
00:36:22et bien on est prêt
00:36:23à le battre
00:36:24au second tour
00:36:25des élections présidentielles
00:36:26donc qui se débrouille
00:36:28entre eux
00:36:28nous on est prêt
00:36:29à y aller
00:36:30électoralement
00:36:31démocratiquement
00:36:32dans les urnes
00:36:33avec les bulletins de vote
00:36:33à les battre
00:36:34quel que soit
00:36:34le prénom
00:36:35du candidat
00:36:36ou de la candidate
00:36:38Dieu journée
00:36:39pour les racistes
00:36:39Marc Menand
00:36:40ah bah oui
00:36:41ils sont bien placés
00:36:41pour le dire
00:36:43parce que s'il y a un parti
00:36:44qui maintenant
00:36:45s'affiche
00:36:46carrément raciste
00:36:48c'est bien
00:36:48et les filles
00:36:49ce sont ces gens
00:36:51qui constamment
00:36:52le tout blanc
00:36:53tout moche
00:36:54rappelé tout à l'heure
00:36:55par Mathieu
00:36:56les propos hier
00:36:58que nous avons ressortis
00:36:59aussi
00:37:00qui condamnent carrément
00:37:01je dirais
00:37:02l'histoire
00:37:03de la France
00:37:04du côté
00:37:04de LFI
00:37:05par conséquent
00:37:06ces gens
00:37:07ont perdu
00:37:08tout sens
00:37:09de l'analyse
00:37:10toute capacité
00:37:13à la réflexion
00:37:14et je dirais
00:37:15toute pétillance
00:37:16toute intelligence
00:37:17Gabrielle Cluzel
00:37:18comment vous réagissez
00:37:19vous avant votre chronique
00:37:20dans un instant
00:37:21mais comment vous réagissez
00:37:22à cette journée
00:37:23à ces réactions
00:37:25que nous avons ce soir
00:37:26non mais moi
00:37:27je suis quand même
00:37:28effrayée
00:37:29par le niveau
00:37:30de réaction
00:37:30de l'extrême gauche
00:37:31parce que vous savez
00:37:32leur dictionnaire
00:37:33c'est un fascicule
00:37:33en fait il y a trois mots
00:37:35il y a raciste
00:37:36brun
00:37:36fasciste
00:37:37ah non il y en a quatre
00:37:38nazi
00:37:38mais c'est quand même
00:37:40d'une indigence
00:37:41gravissime
00:37:42c'est tous
00:37:43c'est leur seul commentaire
00:37:44de la vie politique
00:37:45là
00:37:45et ils espèrent être élus
00:37:47à la présidentielle
00:37:48très honnêtement
00:37:49c'est un peu
00:37:51effrayant
00:37:53moi ce qui me frappe
00:37:53c'est quand
00:37:54donc nazi
00:37:55les bruns
00:37:56bonnet
00:37:56bonnet
00:37:57référence explicite
00:37:58au nazisme
00:37:58on fait référence
00:37:59aussi à quelqu'un
00:38:00qui voulait tirer
00:38:01donc sur
00:38:01un assassin potentiel
00:38:03un assassin je crois
00:38:04ensuite on fait référence
00:38:05à Marine Le Pen
00:38:06candidate du camp national
00:38:07qui est
00:38:08pour l'instant
00:38:09selon certains sondages
00:38:09pourrait l'emporter
00:38:10on met tout ça
00:38:11dans le même lot
00:38:11on utilise le mot racisme
00:38:13en fait ça nous confirme
00:38:14une chose
00:38:14c'est l'agressivité
00:38:16méchante
00:38:16une agressivité
00:38:18fanatique
00:38:18de la gauche radicale
00:38:19qui ne respectent jamais
00:38:21ses adversaires
00:38:22qui les traitent
00:38:22comme des ennemis
00:38:23à éliminer
00:38:24donc quand on utilise
00:38:25ce vocabulaire là
00:38:26c'est un vocabulaire
00:38:27en fait de guerre civile
00:38:28et d'élimination
00:38:29politique et juridique
00:38:31bien sûr
00:38:31de l'ennemi
00:38:32autre élément
00:38:33si je peux me permettre
00:38:34tous ceux qui nous font le coup
00:38:35c'est insupportable
00:38:36de la conscience
00:38:37la conscience
00:38:38la conscience
00:38:38on sait que le système
00:38:40de le fonctionnement
00:38:41du Parlement européen
00:38:42tous les partis
00:38:43d'une manière ou d'une autre
00:38:43à une certaine époque
00:38:44fonctionnaient de la même manière
00:38:45le cadre a changé
00:38:47et là soudainement
00:38:47ils s'improvisent tous
00:38:48vierges et farouchés
00:38:50ils s'improvisent tous
00:38:51professeurs de morale
00:38:52et petits curés
00:38:53casse-noisettes
00:38:54alors quand on voit ça
00:38:55franchement
00:38:55il y a une espèce
00:38:57de côté faux cul
00:38:58à la puissance 1000
00:39:00et je crois que le commun
00:39:00est mortel
00:39:01franchement
00:39:01pour reprendre la formule
00:39:03de Charlotte quelquefois
00:39:03je mets dans le rôle
00:39:04de Mme Michu au masculin
00:39:05donc M. Michu
00:39:07il y a l'assitude
00:39:08devant les discours politiques
00:39:09qui sont tellement mensongers
00:39:11qu'ils en viennent
00:39:12à être dégoûtants
00:39:13on apprend à l'instant
00:39:15que la procureure générale
00:39:16prendra sa décision
00:39:17la semaine prochaine
00:39:18quant à un éventuel
00:39:19pourvoi en cassation
00:39:20qu'est-ce que ça veut dire
00:39:21Charlotte Dornelas ?
00:39:22c'est savoir si le parquet
00:39:24fait appel
00:39:24puisque vous savez
00:39:25que les réquisitions
00:39:26du parquet général
00:39:26de la cour d'appel
00:39:28les peines étaient plus lourdes
00:39:30que ce qu'a prononcé
00:39:31la cour d'appel
00:39:32sur à peu près
00:39:33tous les plans d'ailleurs
00:39:34et donc la cour peut faire appel
00:39:36ce qui suspenderait
00:39:37éventuellement la peine
00:39:38qui a été prononcée
00:39:39la cour de cassation
00:39:40avait dit que de toute façon
00:39:41elle se prononcerait rapidement
00:39:42en janvier
00:39:43mais évidemment
00:39:44là ça chamboulerait
00:39:45très clairement
00:39:46l'élection présidentielle
00:39:48c'est pourquoi Marine Le Pen
00:39:49avait annoncé
00:39:49au préalable
00:39:50sans même connaître
00:39:51la peine
00:39:51qu'elle allait être prononcée
00:39:52qu'elle ne ferait pas appel
00:39:53de cette décision
00:39:53puisque de toute façon
00:39:55la décision devrait être prise
00:39:56pour lancer
00:39:57une campagne présidentielle
00:39:59et rappelons
00:40:00que si elle se pronvoie
00:40:01en cassation
00:40:03aujourd'hui
00:40:04elle peut ne pas porter
00:40:05de brasse électronique
00:40:06oui
00:40:06c'est suspensif
00:40:07en effet
00:40:07c'est suspensif
00:40:08Michel Fayal
00:40:09il y a quelqu'un
00:40:10qui a refusé de réagir
00:40:11c'est l'exécutif
00:40:12et plus précisément
00:40:13Emmanuel Macron
00:40:14Emmanuel Macron
00:40:15qui n'est pas en France
00:40:17mais qui se trouve en Syrie
00:40:19dites-nous pourquoi
00:40:19il est allé
00:40:21soi-disant
00:40:22pour rencontrer
00:40:23le nouveau président syrien
00:40:25puisque le nouveau président syrien
00:40:27est invité
00:40:27à Ankara
00:40:29lors du sommet de l'OTAN
00:40:30et pour participer
00:40:32en fait
00:40:33à obtenir une part
00:40:35dans la reconstruction
00:40:36de l'économie syrienne
00:40:39mais en fait
00:40:39le problème
00:40:40c'est que la Syrie
00:40:41en fait
00:40:41elle est aujourd'hui
00:40:42de retour
00:40:44dans le concert des nations
00:40:45mais quelle Syrie ?
00:40:46c'est une Syrie
00:40:46qui est dirigée
00:40:47par quelqu'un
00:40:48qu'on présente désormais
00:40:49comme Ahmad al-Shara
00:40:50mais qui a été connue
00:40:52dans le monde entier
00:40:53sous le nom de Joulani
00:40:54et Joulani
00:40:55c'est ce terroriste
00:40:56qui était à la tête
00:40:57d'Al-Qaïda Syrie
00:40:58ce terroriste
00:40:59qui avait
00:41:0110 millions de dollars
00:41:02sur sa tête
00:41:03pour un quelconque
00:41:05enseignement
00:41:06pouvait être transmis
00:41:07à son sujet
00:41:08aux Etats-Unis
00:41:09et en fait
00:41:10aujourd'hui
00:41:10on a changé son nom
00:41:11on a changé sa barbe
00:41:13il a sa barbe plus courte
00:41:15et puis donc
00:41:16il est devenu respectable
00:41:18il est devenu
00:41:19on lui tend
00:41:20le tapis rouge
00:41:21à l'Elysée
00:41:22ou alors
00:41:22on va lui rendre visite
00:41:24à Damas
00:41:25c'est quand même
00:41:26assez étrange
00:41:26vous savez
00:41:27dans les films
00:41:27de la mafia
00:41:28on dit que c'est
00:41:29un changement d'identité
00:41:30on ne dit pas
00:41:30que c'est un nouveau
00:41:32un tapis rouge
00:41:33donc c'est assez surprenant
00:41:35mais tout ça
00:41:36a un prix
00:41:36parce que
00:41:37Donald Trump
00:41:38vous savez
00:41:39l'année dernière
00:41:39avait fait une visite
00:41:40dans le golfe Persique
00:41:42il était allé
00:41:43en Arabie Saoudite
00:41:43aux Émires Arabes Unis
00:41:44au Qatar
00:41:45ces trois pays
00:41:46lui avaient promis
00:41:46plus de 3000 milliards
00:41:47de dollars
00:41:48et là
00:41:49il y a quelques temps
00:41:50il y a quelques semaines
00:41:50en France
00:41:51lorsque Donald Trump
00:41:53a rencontré
00:41:53l'émir du Qatar
00:41:54l'émir du Qatar
00:41:55a promis
00:41:5519 400 milliards
00:41:57de dollars
00:41:57pour l'économie
00:41:59américaine
00:41:59donc cette acceptation
00:42:02de Joulani
00:42:03est une acceptation
00:42:04qui est
00:42:07une contrepartie business
00:42:08les Etats-Unis
00:42:09se l'affichent
00:42:10mais malheureusement
00:42:11je pense que la France
00:42:12est également en train
00:42:13de jouer ce jeu-là
00:42:14et d'ailleurs
00:42:15ce qui est assez surprenant
00:42:16c'est les propos
00:42:17qu'a tenus Emmanuel Macron
00:42:18sur son compte Twitter
00:42:19aujourd'hui
00:42:20il parle d'une série pluraliste
00:42:21sur Marine Le Pen
00:42:22oui
00:42:23par contre
00:42:23il s'exprime sur la série
00:42:24donc il parle
00:42:26d'une série pluraliste
00:42:27unie
00:42:27est sûre
00:42:28mais de quelle série
00:42:30il parle
00:42:30parce que la série pluraliste
00:42:32ils ont brûlé
00:42:33enfin Joulani a brûlé
00:42:34les Alaouites
00:42:34en mars 2025
00:42:35c'était un génocide
00:42:36plus grand que le 7 octobre
00:42:38il s'en est pris
00:42:39aux Druzes en juillet 2025
00:42:40et aux Kurdes
00:42:41en janvier 2026
00:42:43donc cette série unie
00:42:44elle est au prix
00:42:45du massacre des Kurdes
00:42:46qui étaient pourtant
00:42:47nos alliés
00:42:48contre Daesh
00:42:49et il y a une chose aussi
00:42:51c'est que vous savez
00:42:53aujourd'hui
00:42:54Donald Trump
00:42:55Emmanuel Macron
00:42:56annonce
00:42:57qu'il est d'accord
00:42:58avec Donald Trump
00:42:58sur tout ce qui concerne
00:42:59la Syrie
00:43:00mais d'accord
00:43:01ça veut dire quoi
00:43:01d'accord avec
00:43:02donc les Joulani
00:43:04pour massacrer
00:43:05les Kurdes
00:43:05qui ont combattu
00:43:06à nos côtés
00:43:07donc en Syrie
00:43:08c'est quand même
00:43:08assez surprenant
00:43:09d'ailleurs Joulani
00:43:11lui-même dit
00:43:11qu'Emmanuel Macron
00:43:13lui a demandé
00:43:14de vider Alep
00:43:15et il a dit ça
00:43:16en direct
00:43:17à la télévision
00:43:17à la télévision
00:43:18Alshams
00:43:19et Emmanuel Macron
00:43:20n'a jamais démenti
00:43:21les propos tenus
00:43:21par le président syrien
00:43:22c'est quand même
00:43:23assez grave
00:43:24et puis il y a une chose
00:43:26qui était très surprenante
00:43:27lors de la conférence
00:43:27de presse
00:43:28Emmanuel Macron
00:43:29a dit que c'est de Syrie
00:43:30que les attentats
00:43:32du Bataclan
00:43:32ont été planifiés
00:43:33et ces attentats
00:43:35aujourd'hui
00:43:36Emmanuel Macron
00:43:37se met à côté
00:43:38de quelqu'un
00:43:38qui n'a pas condamné
00:43:39ces attentats
00:43:40et qui dans sa sphère
00:43:42ce sont les gens
00:43:43qui ont préparé
00:43:44et planifié ces attentats
00:43:45donc c'est assez grave
00:43:46C'est important
00:43:47pour nous de savoir
00:43:48en cette journée
00:43:49de politique historique
00:43:51où Emmanuel Macron
00:43:52est et pourquoi
00:43:53dernière question
00:43:54vous pensez donc
00:43:55que la France
00:43:56d'Emmanuel Macron
00:43:56se trompe sur ce sujet ?
00:43:58Oui je pense
00:43:58parce qu'en fait
00:43:59il confond réalisme
00:44:00avec naïveté
00:44:01vous savez
00:44:03avoir un certain réalisme
00:44:05pour une grande puissance
00:44:06comme la France
00:44:07c'est d'accord
00:44:08mais de là
00:44:09à applaudir un terroriste
00:44:10c'est quand même
00:44:10beaucoup plus compliqué
00:44:11et en fait
00:44:13vous savez
00:44:14il avait promis
00:44:15de protéger les minorités
00:44:16après le massacre
00:44:17des Alawites
00:44:18et bien il a massacré
00:44:19en plus les Druzes
00:44:20il a fait le plus grand attentat
00:44:21contre les chrétiens
00:44:22dans l'histoire de la Syrie
00:44:23puis il a massacré
00:44:24les Kurdes
00:44:25et comment est-ce
00:44:26qu'on peut croire
00:44:28un homme pareil
00:44:29qui a d'abord
00:44:30je le rappelle
00:44:31trahi son propre chef
00:44:32donc Abu Bakr al-Baghdadi
00:44:34qui était le chef
00:44:34donc de Daesh
00:44:35et ensuite
00:44:37il y a des propos
00:44:38extrêmement graves
00:44:39qui ont été tenus
00:44:39là ces derniers jours
00:44:40il y a par exemple
00:44:41le journaliste
00:44:42Mathias Inbar
00:44:43qui a dit
00:44:43que Donald Trump
00:44:44a annulé
00:44:45l'opération israélo-américaine
00:44:47contre l'Iran
00:44:47sous la pression
00:44:48d'Erdogan
00:44:48et de Joulani
00:44:50c'est-à-dire que Joulani
00:44:5025 ans après
00:44:51les attentats du 11 septembre
00:44:53donc Al-Qaïda Syrie
00:44:54a une influence
00:44:55sur les Etats-Unis
00:44:55c'est quand même
00:44:56quelque chose
00:44:56d'incroyable
00:44:58et il y a une dernière chose
00:44:59juste pour conclure
00:45:00c'est qu'il y a également
00:45:01une autre information
00:45:02selon laquelle
00:45:03Emmanuel Macron
00:45:04veut intégrer
00:45:05la Syrie
00:45:06dans d'éventuelles troupes
00:45:08qui seraient mises en place
00:45:09au Liban
00:45:09et donc l'entrée
00:45:11de Joulani au Liban
00:45:11ce serait quand même
00:45:12une très mauvaise nouvelle
00:45:14pour les Libanais
00:45:15je rappelle que
00:45:16la Syrie de Joulani
00:45:17a massacré
00:45:18les soldats
00:45:18de l'armée libanaise
00:45:19dans les années
00:45:202014-2016
00:45:21Très important
00:45:22d'avoir cette parenthèse
00:45:24ce soir
00:45:25en cette journée
00:45:27historique
00:45:27au niveau politique
00:45:29on continue avec
00:45:30merci beaucoup
00:45:31Michel
00:45:31et on continue avec
00:45:32le dossier
00:45:33de Marine Le Pen
00:45:34on attend effectivement
00:45:35qu'elle s'exprime
00:45:36dans une vingtaine
00:45:37de minutes
00:45:38d'abord
00:45:38Gabriel Cluzel
00:45:39avant de voir avec vous
00:45:40Mathieu Bocoté
00:45:42qui de Jordan Bardella
00:45:44ou de Marine Le Pen
00:45:45a peut-être
00:45:45le plus de chance
00:45:46qui choisir
00:45:47qui sera peut-être
00:45:48le plus à même
00:45:49de faire le mieux
00:45:50campagne pour cette présidentielle
00:45:52on en parle avec vous
00:45:53c'est une question
00:45:54importante
00:45:55Mathieu Bocoté
00:45:55Gabriel Cluzel
00:45:56son nom bruce
00:45:57dans tous les médias
00:45:58Marine Le Pen
00:45:59est au centre
00:46:00donc de la prochaine
00:46:01présidentielle
00:46:02et qu'on l'aime
00:46:03ou qu'on ne l'aime pas
00:46:04une chose est claire
00:46:05c'est qu'elle est
00:46:06finalement
00:46:07une figure importante
00:46:09de la vie politique
00:46:10française
00:46:11elle s'est imposée
00:46:11finalement
00:46:12malgré
00:46:13ou grâce
00:46:14à toutes ses vicissitudes
00:46:15comme la plus
00:46:16grande femme
00:46:17politique
00:46:18de la 5ème République
00:46:19finalement
00:46:19oui la plus grande femme
00:46:20en tant que bête politique
00:46:22c'est pas un jugement
00:46:23de valeur
00:46:24sur ses idées
00:46:25et on peut le reconnaître
00:46:26indépendamment
00:46:27de la vie que l'on porte
00:46:28sur ses options
00:46:30alors certains
00:46:31déjà se récrivent
00:46:32parce que je l'avais mis
00:46:33sur X
00:46:33alors certains me disent
00:46:34mais tu oublies
00:46:35Christiane Taubira
00:46:36Edith Cresson
00:46:37Elisabeth Borne
00:46:38Michel Alliomari
00:46:39Yael Brunpivet
00:46:40ou encore bien sûr
00:46:41Simone Veil
00:46:42qui est au Panthéon
00:46:43alors le truc drôle
00:46:44c'est que quelqu'un m'a dit
00:46:45tu oublies
00:46:45Isabelle Borne
00:46:46je lui dis
00:46:47bah elle t'a tellement marqué
00:46:48que t'as oublié son prénom
00:46:51mais alors
00:46:52c'est sûr que
00:46:53le Panthéon
00:46:54ne guette pas
00:46:54Marine Le Pen
00:46:55déjà parce qu'elle
00:46:55n'est pas morte
00:46:56ni pas même politiquement
00:46:57elle le répète
00:46:58à l'envie
00:46:58mais pas seulement
00:47:00on s'en doute
00:47:01sauf que la 5ème République
00:47:03a mis
00:47:05le président
00:47:05de la République
00:47:06au centre
00:47:07c'est presque
00:47:07une monarchie élective
00:47:08et aucune autre femme
00:47:10n'a touché
00:47:10d'aussi près la fonction
00:47:11à part Ségolène Royal
00:47:13sauf qu'elle est arrivée
00:47:14une fois au second tour
00:47:15quand Marine Le Pen
00:47:16l'a approchée
00:47:16deux fois
00:47:17puis les autres
00:47:18sont pour la plupart
00:47:19c'est pas très politiquement
00:47:20correct de dire ça
00:47:21mais je le dis
00:47:22des symboles
00:47:23et des symboles
00:47:24aux gadgets
00:47:25et bien
00:47:25il n'y a qu'un pas
00:47:26alors des premières ministres
00:47:27aux armées
00:47:28première première ministre
00:47:30première femme au perchoir
00:47:31première de ceci
00:47:32première de cela
00:47:34donc beaucoup de parties
00:47:36de gouvernement
00:47:36ont gadgetisé
00:47:37les femmes
00:47:38dans un sexisme bienveillant
00:47:40finalement
00:47:40on leur tend un marche-pied
00:47:41qui sert au moins
00:47:43autant celui
00:47:44qui les nomme
00:47:45que celles-ci
00:47:46finalement
00:47:46elles ne seront jamais
00:47:47d'ailleurs tout à fait
00:47:48si elles doivent leur poste
00:47:48à leur mérite
00:47:49ou à une discrimination
00:47:50positive
00:47:50alors à l'inverse
00:47:51on peut citer
00:47:51Marie-France Garraud
00:47:52qui n'a jamais mangé
00:47:53de ce pain-là
00:47:54mais qui a été
00:47:55faiseuse de roi
00:47:55mais qui n'a pas
00:47:56non plus brigué
00:47:57la fonction elle-même
00:48:00ah oui c'est vrai
00:48:02Marie-France Garraud
00:48:03la briguer une fois
00:48:04voilà
00:48:05exactement
00:48:06heureusement que Mathieu est là
00:48:07tout ce que
00:48:08Marine Le Pen
00:48:09a obtenu
00:48:10elle ne le doit
00:48:11en aucun cas
00:48:12à une quelconque sororité
00:48:14ou discrimination
00:48:15positive
00:48:16et mais comme si
00:48:17le fait d'être
00:48:17ORN
00:48:18vous enlevez
00:48:19aussi sec
00:48:19votre féminité
00:48:21donc on s'apitoiera
00:48:22sur une Cécile Duflo
00:48:24qui est chahutée
00:48:24à l'Assemblée
00:48:25pour une robe à fleurs
00:48:25mais personne
00:48:27ne trouvera
00:48:29à s'apitoyer
00:48:31sur une Marine Le Pen
00:48:32grimée en étron
00:48:33tout ça c'est
00:48:34une vérité
00:48:36donc à la star
00:48:37d'une Marie-France Garraud
00:48:38ou d'une Margaret Thatcher
00:48:39elle n'a jamais tenté
00:48:40non plus de jouer
00:48:41sur la fibre féminine
00:48:42elle n'a jamais minodé
00:48:44fait de manière
00:48:44ni essuyé de larmes
00:48:45plus ou moins de crocodiles
00:48:47pour se
00:48:48comment dire
00:48:49se tirer d'une mauvaise passe
00:48:50et les seules larmes
00:48:50qu'on lui a vu versées
00:48:51c'était pour la mort
00:48:52de son père
00:48:53qu'elle a apprise
00:48:54à l'étranger
00:48:55elle était en déplacement
00:48:56ou dans l'avion
00:48:57plutôt de retour
00:48:57et quelqu'un l'a prise
00:48:59en photo
00:48:59à la dérobée
00:49:00dans l'avion
00:49:01donc tout ce qu'elle a eu
00:49:02elle est allée le chercher
00:49:03avec les dents
00:49:05avec l'animosité
00:49:06évidemment
00:49:07de tous ceux
00:49:07qui ont vu en elle
00:49:08la fille de la bête immonde
00:49:09mais aussi parfois
00:49:10de l'intérieur
00:49:11car n'oublions pas
00:49:12qu'elle a été très contestée
00:49:14au départ
00:49:14comme le général de Charette
00:49:16elle pourrait dire
00:49:16combattu souvent
00:49:17battu parfois
00:49:18battu jamais
00:49:18on pourrait même rajouter
00:49:20débattu
00:49:20parce qu'il y a eu
00:49:21des débats
00:49:21qui ont été compliqués
00:49:22le premier
00:49:23a été un échec cuisant
00:49:25elle l'a reconnu
00:49:26elle-même
00:49:26mais elle s'en est relevée
00:49:28elle s'en est relevée
00:49:29cependant
00:49:30elle est quand même
00:49:31une héritière politique
00:49:32une héritière de son père
00:49:33oui alors
00:49:34c'est un héritage
00:49:35qui ressemble plus
00:49:35à la tunique de Nessus
00:49:36qu'à une cuillère en or
00:49:37dans la bouche
00:49:38en réalité
00:49:39ce qui est certain
00:49:40c'est qu'elle s'inscrit
00:49:40dans une dynastie
00:49:41c'est très paradoxal
00:49:43parce que
00:49:44les Le Pen
00:49:44n'ont jamais régné
00:49:45en principe
00:49:46dans les républiques
00:49:47il n'y a pas de dynastie
00:49:48mais néanmoins
00:49:49c'en est une
00:49:51moi je crois
00:49:52qu'aucun des présidents
00:49:53que nous avons connus
00:49:54aucun des politiques
00:49:55n'a instauré
00:49:56je me méfie maintenant
00:49:56s'il y a Mathieu à côté
00:49:57et que nous avons connus
00:50:01depuis le début
00:50:01de la cinquième république
00:50:02n'a vu sa progéniture
00:50:03lui succéder
00:50:04tout en plus
00:50:05peut-on dire
00:50:06que le président Hollande
00:50:07a succédé
00:50:08à son ex-épouse
00:50:09la candidate malchanceuse
00:50:10c'est Golan Royal
00:50:11mais c'est mince
00:50:12comme lignée dynastique
00:50:13c'est pas tout à fait
00:50:14les Capétiens
00:50:15convenons-en
00:50:16Marine Le Pen
00:50:17elle est tombée dedans
00:50:18quand elle était petite
00:50:20il y aura pour elle
00:50:21un événement fondateur
00:50:23pour tirer la métaphore
00:50:24c'est un peu comme
00:50:25la fronde
00:50:25pour Louis XIV
00:50:26mutandis
00:50:27mutandis
00:50:27un événement fondateur
00:50:29ce qu'il a bouleversé
00:50:30en 1976
00:50:30c'est bien sûr
00:50:31l'attentat
00:50:32vous savez l'attentat
00:50:34c'était quoi
00:50:34dans le 15ème
00:50:35exactement
00:50:36dans la Villa Poiriel
00:50:37on parle dans son livre
00:50:38à contreflot
00:50:40et c'est vrai que
00:50:41quand on voit l'appartement
00:50:41c'est très impressionnant
00:50:42il y avait une charge
00:50:43d'explosives massives
00:50:44déposées sur le palier
00:50:46et il y a des images
00:50:47d'archives
00:50:48on voit Roger Jiquel
00:50:49au journal de 20h
00:50:50qui dit
00:50:50c'est l'un des attentats
00:50:51les plus violents
00:50:52jamais enregistrés
00:50:53ces dernières années
00:50:53donc elles se sont retrouvées
00:50:54en chemise de nuit
00:50:56sur le palier
00:50:56elles ont été d'ailleurs
00:50:57sauvées assez miraculeusement
00:50:59et elle dit
00:51:00il a fallu 7 nuits d'horreur
00:51:01pour que je découvre
00:51:02que mon père faisait
00:51:02de la politique
00:51:03et c'est là
00:51:04à l'âge des poupées
00:51:05donc 76
00:51:05elle avait 8 ans
00:51:076 ans ?
00:51:08non 8 ans
00:51:09que je prends conscience
00:51:11de cette chose terrible
00:51:12et incompréhensible
00:51:12pour moi
00:51:13mon père
00:51:13n'est pas traité
00:51:14à l'égal des autres
00:51:15nous ne sommes pas
00:51:16traités à l'égal des autres
00:51:17et c'est vrai que ça va
00:51:18devenir un élément majeur
00:51:19de sa construction
00:51:20alors ça continuera
00:51:21à l'école
00:51:22ça se raconte
00:51:23qu'elle était toute seule
00:51:24à sa table parfois
00:51:25et que l'instituteur disait
00:51:27non ne venez pas
00:51:28vous asseoir à côté
00:51:29de Marine Le Pen
00:51:29parce que c'est la fille
00:51:30de Jean-Marie Le Pen
00:51:31et quand elle s'en plaignait
00:51:33à son père
00:51:33son père qui était élevé
00:51:35à la dure
00:51:37on va dire
00:51:37comme lui-même
00:51:39l'avait été
00:51:39lui rétorquer
00:51:40qu'elle aurait pu être
00:51:41en Sibérie
00:51:42c'est la grande époque
00:51:43de l'Union soviétique
00:51:44pieds nus dans la neige
00:51:46alors c'est vrai
00:51:47que les bretons
00:51:47ne s'écoutent pas tellement
00:51:48les bretons
00:51:49comme les Le Pen
00:51:51alors Yann Le Pen
00:51:52aura plus tard
00:51:53un tout petit pas de côté
00:51:54pitié de sa propre fille
00:51:56Marion
00:51:56qui subissait le même sort
00:51:57elle l'a inscrite
00:51:58dans une école de Dominicaine
00:51:59pour la mettre à l'abri
00:52:00c'est là qu'elle s'est construite
00:52:03sur le plan intellectuel
00:52:06culturel, spirituel
00:52:07donc si la gauche
00:52:08s'en plaint qu'elle ne s'en prenne
00:52:09qu'à elle-même
00:52:10puisque c'est à force
00:52:11de l'avoir persécutée
00:52:12qu'elle l'a chassée
00:52:12de l'école
00:52:13alors pire que le sectarisme
00:52:15des profs
00:52:16il y a le sarcasme
00:52:17de ses pères
00:52:17elle a quand même subi
00:52:18je crois qu'elle était
00:52:19toute jeune étudiante
00:52:20à Assas
00:52:21les réactions
00:52:22aux photos de sa mère
00:52:24légères
00:52:24dans Playboy
00:52:25alors ce qui ne vous tue pas
00:52:27vous rend plus fort
00:52:28et donc il n'y a pas
00:52:29tellement d'étonnement
00:52:30à la voir si
00:52:32résiliente
00:52:32elle a été contestée
00:52:34en interne
00:52:35on l'a traité
00:52:36des cervelets
00:52:37de naïc pleubeuse
00:52:39peut-être parce qu'elle aimait
00:52:40chanter et danser
00:52:41sur Dalida
00:52:42elle ne s'en cachait pas
00:52:43et sur autre chose
00:52:44sans doute
00:52:44elle l'a même fait
00:52:45dans un EHPAD récemment
00:52:47elle n'était pas du reste
00:52:48l'héritière légitime
00:52:50parce que vous savez
00:52:51il y a deux trinités
00:52:52chez Jean-Marie Le Pen
00:52:53la trinité sur mer
00:52:54et la trinité
00:52:56de ses filles
00:52:57vous voyez
00:52:57elle avait trois filles
00:52:58donc c'est la première
00:52:59qui aurait dû
00:53:01hériter
00:53:01et puis elle s'est
00:53:02hériter de la charge politique
00:53:03si j'ose dire
00:53:04elle a été pressentie
00:53:05pour être héritière
00:53:05mais elle se fâche
00:53:06avec son père
00:53:07au moment
00:53:08de la scission
00:53:09Bruno Maigret
00:53:10qu'elle suit en compagnie
00:53:10de son mari Philippe Ouvillier
00:53:11ils se réconcilieront
00:53:12vingt ans plus tard
00:53:14mais entre temps
00:53:14Marine Le Pen
00:53:15est devenue la figure
00:53:16que l'on sait
00:53:17Certains comparent
00:53:18Marine Le Pen
00:53:18à une héroïne racinienne
00:53:20est-ce que c'est pas
00:53:21un peu exagéré ?
00:53:22Elle est à fois racinienne
00:53:23et cornélienne
00:53:24elle est racinienne
00:53:25parce qu'elle est emportée
00:53:26malgré elle par son destin
00:53:27et elle est cornélienne
00:53:29parce qu'elle est en proie
00:53:30au dilemme
00:53:30pour préserver le royaume
00:53:32ou pense-t-elle en tout cas
00:53:33que Jean-Marie Le Pen
00:53:34avait construit
00:53:35le FN
00:53:36Marine Le Pen
00:53:36a considéré
00:53:37qu'il fallait tuer le père
00:53:38alors tuer symboliquement
00:53:39mais le père
00:53:40vraiment
00:53:40le vrai père
00:53:41et on imagine
00:53:42le dilemme
00:53:43et la souffrance
00:53:43il faut avoir lu
00:53:44les quatre filles
00:53:44du docteur March
00:53:45ou être issue
00:53:46soi-même
00:53:47comme moi
00:53:47d'une oxymore
00:53:49d'une fratrie
00:53:50composée que de soeurs
00:53:51pour savoir
00:53:51ce que représente
00:53:52un père
00:53:53pour ses filles
00:53:55alors pour être héritière
00:53:56Marine Le Pen
00:53:56n'aime pas
00:53:56pas spécialement
00:53:57la compagnie
00:53:58des héritiers
00:53:58des notables
00:54:00des bourgeois
00:54:00qui ont snobé
00:54:01en son temps
00:54:03le Front National
00:54:04donc c'est peut-être
00:54:05pour ça
00:54:05qu'elle s'est rapprochée
00:54:07de ce que l'on appelle
00:54:08des milieux populaires
00:54:11alors après tous ces combats
00:54:12il peut paraître étonnant
00:54:13de l'avoir prête
00:54:13à céder si facilement
00:54:15la place
00:54:16il y a en elle
00:54:17puisqu'on parle
00:54:18de dynastie
00:54:18quelque chose
00:54:19du comte de Chambord
00:54:20voilà
00:54:21n'hésitons pas
00:54:21qui disait
00:54:22ma personne n'est rien
00:54:23mon principe des tout
00:54:24finalement
00:54:25c'est une façon de dire
00:54:26ma personne n'est rien
00:54:27le RN et tout
00:54:29et beaucoup d'observateurs
00:54:30notent qu'elle ne cherche pas
00:54:31à savonner la planche
00:54:32de Jordan Bardella
00:54:33en tout cas apparemment
00:54:34ni à pratiquer
00:54:35la politique
00:54:35de la terre brûlée
00:54:37donc de deux choses
00:54:38l'une ce soir
00:54:38soit elle décide
00:54:39de se présenter
00:54:40avec la possibilité
00:54:41à la clé
00:54:42de devenir
00:54:42la première femme
00:54:43à accéder
00:54:44au pouvoir suprême
00:54:45comme disait Sardou
00:54:46dans la chanson
00:54:46soit elle cède
00:54:48la place
00:54:49à Jordan Bardella
00:54:50si tu peux voir
00:54:51détruire l'ouvrage
00:54:52de ta vie
00:54:52tu seras une femme
00:54:53ma fille
00:54:55il y a quelques jours
00:54:56elle a dit
00:54:57lors d'un entretien
00:54:57qu'elle avait la peau dure
00:54:59et que pour la tuer
00:54:59il faudrait une lame
00:55:00très aiguisée
00:55:01alors on va voir
00:55:02si les juges
00:55:03ont juste sorti
00:55:03le couteau à beurre
00:55:06et selon l'expression
00:55:07de l'un de ses adversaires
00:55:09vous savez
00:55:09qui en a fait un bouquin
00:55:10un adversaire
00:55:11qu'elle a laissé
00:55:11néanmoins assister
00:55:12au premier rang
00:55:13aux obsèques de son père
00:55:15elle n'a pas dit
00:55:15sans doute
00:55:16son dernier mot
00:55:16elle n'a pas dit
00:55:18son dernier mot
00:55:18et on l'écoutera
00:55:19dans un instant
00:55:20on l'entendra
00:55:21tour de table
00:55:22avant la dernière chronique
00:55:24de Mathieu Bocoté
00:55:25sur Jordan Bardella
00:55:26ou Marine Le Pen
00:55:28quelle différence
00:55:28qui est le mieux à même
00:55:30de faire campagne
00:55:31a priori
00:55:32on en parlera avec vous
00:55:33d'abord
00:55:33un tour de table
00:55:34peut-être sur
00:55:35est-ce qu'on peut être
00:55:36candidate à la présidentielle
00:55:38en étant condamné
00:55:39à du détournement
00:55:40de fonds publics
00:55:41c'est une question morale
00:55:42c'est une question
00:55:43qu'on peut se poser
00:55:44qu'en pensez-vous
00:55:45Mathieu Bocoté
00:55:46dès lors qu'on affirme
00:55:47c'est ce qu'elle affirme
00:55:48je ne suis pas sur l'avocat
00:55:49dès lors qu'on affirme
00:55:50il n'y a aucun enrichissement personnel
00:55:51il s'agit d'un désaccord
00:55:53administratif et politique
00:55:54sur l'usage
00:55:55des fonds européens
00:55:56il s'agit par ailleurs
00:55:57d'une persécution politique
00:55:58commentez-moi
00:55:59une évolution du jugement
00:56:00pour programmer
00:56:01mon impossibilité politique
00:56:03dès lors qu'on a cet argument
00:56:04et qu'on se prit
00:56:05on dit
00:56:05c'est une frappe
00:56:06contre ma candidature
00:56:07parce que je vous représente
00:56:09vous le peuple américain
00:56:10américain pardonnez-moi français
00:56:11je vous en ai le lien
00:56:13c'est un peu la logique de Trump
00:56:14Trump était dans une logique
00:56:16où il disait
00:56:17ils font tout pour me zigouiller
00:56:18ils font tout pour me massacrer
00:56:20et bien
00:56:20lorsqu'il m'attaque moi
00:56:22il vous attaque vous
00:56:23donc si
00:56:24alors Trump n'a pas
00:56:25bonne réputation en ce moment
00:56:26mais le fait est qu'il a réussi
00:56:27à se faire élire deux fois
00:56:28celui ou celle
00:56:29dans les circonstances
00:56:30Marine Le Pen
00:56:31qui serait capable
00:56:31de transformer
00:56:32cette décision de justice
00:56:34en sanction injuste
00:56:36qui serait ainsi vécue
00:56:37par ses électeurs
00:56:38et par ceux
00:56:39qui pourraient le devenir
00:56:39oui il y a moyen
00:56:40de mener cette campagne
00:56:41mais c'est la question
00:56:42du bon récit
00:56:42et là c'est véritablement
00:56:43de la stratégie politique
00:56:44qu'est-ce que vous en pensez
00:56:45Charlotte Dornay-Lasso
00:56:46qu'on peut faire campagne
00:56:47moralement en étant condamnée
00:56:49on dirait qu'elle est piégée
00:56:50d'où qu'on se situe finalement
00:56:52c'est-à-dire que factuellement
00:56:53elle peut le faire
00:56:54puisqu'elle n'est pas condamnée
00:56:55elle ne peut pas le faire
00:56:57c'est d'ailleurs
00:56:57ce que la classe politique
00:56:58dans son entièreté
00:56:59dit systématiquement
00:57:00qu'il y a une condamnation
00:57:01dans un parti
00:57:02que cette peine-là
00:57:02n'est pas prononcée
00:57:04jusqu'à Adrien Clouet
00:57:05on pourrait lui rappeler
00:57:07les condamnations
00:57:08de certains dans son parti
00:57:09mais ce qui est assez impressionnant
00:57:11Marine Le Pen
00:57:11en effet peut décider
00:57:13si elle est candidate ou non
00:57:14et c'est-à-dire qu'on a passé
00:57:16suffisamment de temps
00:57:16à dire que ce n'était pas
00:57:17au juge de décider
00:57:18pour ne pas se plaindre
00:57:19que ce ne soient pas
00:57:19les juges qui décident
00:57:21me semble-t-il
00:57:21donc en effet
00:57:22elle peut le faire
00:57:23se pose la question
00:57:23de la faisabilité
00:57:24en effet de la campagne
00:57:25sur le temps
00:57:26et les déplacements etc
00:57:27donc ça elle verra
00:57:29en effet avec le juge
00:57:29d'application des peines
00:57:30et elle peut aussi
00:57:31se poser la question
00:57:32on se souvient de campagnes
00:57:33qui ont été faites
00:57:33notamment aux Etats-Unis
00:57:34d'ailleurs
00:57:35pendant le confinement
00:57:37donc elle peut réinventer
00:57:38une autre campagne
00:57:38avec précisément
00:57:39un récit qui est très fort
00:57:40et qui est préparé
00:57:41depuis longtemps
00:57:42chez Marine Le Pen
00:57:42donc il y a beaucoup de choses
00:57:44qu'on peut imaginer
00:57:45mais ce que je constate
00:57:46dans les réactions
00:57:47que Marc nous a rapportées
00:57:48notamment
00:57:48c'est qu'on a un double problème
00:57:50nous français
00:57:51je veux dire
00:57:51de manière générale
00:57:52on a un double problème
00:57:53du rapport de la classe politique
00:57:54à la justice
00:57:54parce que un
00:57:56il n'y en a pas un
00:57:57qui est capable de commenter
00:57:58la décision sur des principes
00:57:59mais simplement
00:58:00avec une instrumentalisation
00:58:01de la justice elle-même
00:58:03sauf peut-être
00:58:04en effet
00:58:04Jean-Luc Mélenchon
00:58:05qui à mon avis
00:58:06sent que ça pourrait
00:58:06être son tour
00:58:07assez rapidement
00:58:07donc qui dit
00:58:09que la bataille
00:58:10doit se faire
00:58:11dans les urnes
00:58:11et non pas ailleurs
00:58:12et non pas dans les tribunaux
00:58:14donc il a été assez constant
00:58:16là-dessus
00:58:16il faudrait qu'il l'explique
00:58:17à ses troupes
00:58:17parce qu'apparemment
00:58:18il y en a qui n'ont pas compris
00:58:19et tout le reste
00:58:20du personnel politique
00:58:21est un peu gêné
00:58:22parce que sans doute
00:58:23comprennent-ils en effet
00:58:24que ça a été trop loin
00:58:25et en même temps
00:58:27qu'elle le dire
00:58:28ils sont capables
00:58:29d'étendre encore
00:58:29le champ de l'inéligibilité
00:58:32voilà je l'avais bien dit
00:58:32jusqu'à maintenant
00:58:36par le biais des lois
00:58:38et l'autre problème
00:58:39qu'il y a
00:58:39c'est que
00:58:40la classe politique
00:58:41est tellement frappée
00:58:42par cette question
00:58:42de la justice
00:58:43qu'elle ne pense plus
00:58:44que la justice
00:58:44par rapport aux affaires
00:58:45qui la touchent
00:58:47ce qui fait
00:58:47que ces dernières années
00:58:48tout le mouvement
00:58:50de la justice
00:58:50tout le mouvement
00:58:51législatif de la justice
00:58:52a été dans le sens
00:58:54d'un renforcement
00:58:54des droits de la défense
00:58:55que nous payons cash
00:58:57à chaque fois
00:58:58que nous commentons
00:58:58par ailleurs des procès
00:58:59sur l'aménagement
00:59:00sur les remises de peine
00:59:01sur la protection
00:59:03on va dire des prévenus
00:59:04donc c'est un double problème
00:59:05qui est grave
00:59:06parce que d'abord
00:59:06un ça sape la confiance
00:59:08dans la justice
00:59:08parce que si vous ne voyez
00:59:09plus que la justice
00:59:10par rapport à ce qu'on a dit
00:59:11la personne que vous suivez
00:59:12politiquement
00:59:13en fonction de qui est visée
00:59:15évidemment que ça sape
00:59:16la confiance dans la justice
00:59:17c'est une évidence
00:59:18et en plus ça a des conséquences
00:59:19très claires
00:59:20dans le fonctionnement
00:59:21et dans l'administration
00:59:22oui
00:59:23de la justice
00:59:23aujourd'hui en France
00:59:24donc c'est quelque chose
00:59:25qui mériterait d'être clarifié
00:59:27de manière très claire
00:59:28quitte à se poser la question
00:59:29de la peine d'inéligibilité
00:59:30est-ce qu'elle est légitime ou pas
00:59:31que ce soit un débat politique
00:59:33mais que tout le monde
00:59:34soit extrêmement cohérent
00:59:35sur le principe
00:59:36ça me semble être
00:59:36une bonne occasion
00:59:39déjà
00:59:39il y a des affaires
00:59:41qui auraient dû conduire
00:59:43si on était dans ce monde
00:59:45ô combien verteux
00:59:46mais n'oublions pas
00:59:47que la vertu extrême
00:59:49c'est Robespierre
00:59:50avec la terreur à la clé
00:59:52mais on n'aurait pas eu
00:59:53Béroux comme Premier ministre
00:59:55on n'aurait peut-être pas eu
00:59:57François Mitterrand
00:59:58comme président
01:00:00François Mitterrand
01:00:02l'attentat de l'Observatoire
01:00:04en 1957
01:00:05c'est un scandale incroyable
01:00:08et pourtant
01:00:09il le surmonte
01:00:11Georges Marchais
01:00:12le travail volontaire
01:00:16c'était un scandale
01:00:17parce qu'il le cachait
01:00:19et à la fin
01:00:20ça ne doit pas empêcher
01:00:21de faire carrière
01:00:22et puis
01:00:23toutes les décisions
01:00:26prises par
01:00:27les responsables politiques
01:00:29au moment du Covid
01:00:31avec
01:00:31les atteintes
01:00:33à la liberté fondamentale
01:00:35et tous
01:00:36en rajoutant
01:00:37les uns sur les autres
01:00:38et bien je pense
01:00:39qu'aujourd'hui
01:00:40un certain nombre
01:00:41dont un monsieur
01:00:42s'appelle Édouard
01:00:43je ne sais plus comment
01:00:43pourrait éviter
01:00:45de se montrer
01:00:46à la une
01:00:47en étant les représentants
01:00:48d'un principe
01:00:49de liberté
01:00:50Marine Le Pen doit s'exprimer
01:00:51dans une dizaine de minutes
01:00:53Michel Fayad
01:00:54Gabriel Cluzel
01:00:55ensuite la chronique de Mathieu
01:00:56on fait comme si
01:00:57Marine Le Pen
01:00:58était la première
01:00:59dans ce cas
01:00:59mais on oublie
01:01:00que Jacques Chirac
01:01:01a eu les emplois fictifs
01:01:02de la mairie de Paris
01:01:03on oublie
01:01:04en fait aussi
01:01:06François Mitterrand
01:01:06et le financement
01:01:07par Elf Aquitaine
01:01:08à l'époque
01:01:09avec Elf
01:01:10qui finançait les partis
01:01:11y compris le PS
01:01:12et l'autre
01:01:12donc elle n'est pas
01:01:13ni la première
01:01:14ni la dernière
01:01:15dans ce cas
01:01:15et on a élu
01:01:16donc au moins
01:01:17deux présidents
01:01:18dans le même cas
01:01:20Gabriel Cluzel
01:01:22le sujet
01:01:23c'est de savoir
01:01:24dans quel état d'esprit
01:01:25sont les français
01:01:25aujourd'hui
01:01:26parce que c'est vrai
01:01:27qu'aux Etats-Unis
01:01:27Trump il irait
01:01:28avec deux bracelets électroniques
01:01:30voire un collier
01:01:31comme a dit Marc tout à l'heure
01:01:32ça ne lui poserait
01:01:33aucun problème
01:01:34mais la France
01:01:35c'est un peu différent
01:01:36mais cela dit
01:01:37nous rentrons
01:01:38dans une période
01:01:39l'actualité oblige
01:01:41de grandes défiances
01:01:42à l'endroit des juges
01:01:43donc peut-être
01:01:44que ça ne choquerait pas
01:01:45tant que ça
01:01:45les français
01:01:46de la voir faire campagne
01:01:48ainsi
01:01:48si le récit
01:01:49en effet
01:01:52est installé
01:01:53correctement
01:01:55et en réalité
01:01:57ça pourrait la faire passer
01:01:58pour une victime
01:01:59et pourrait faire dire
01:02:00à certains
01:02:01mais si le bracelet électronique
01:02:02c'est une prison
01:02:03qui garde les gens
01:02:05à l'oeil
01:02:05et il n'y a pas d'autres gens
01:02:06en France
01:02:07qui seraient
01:02:07on pourrait leur filer
01:02:08ce bracelet électronique
01:02:09qui serait peut-être
01:02:10plus utile
01:02:11non ?
01:02:12Merci pour votre regard
01:02:13je rappelle
01:02:14le communiqué
01:02:15de la cour
01:02:17d'appel
01:02:19sur les peines
01:02:20d'éligibilité
01:02:20la cour d'appel
01:02:21considère
01:02:21qu'il lui appartient
01:02:22d'apprécier
01:02:23la proportionnalité
01:02:24de la sanction
01:02:24au regard de l'atteinte
01:02:25portée au droit
01:02:26d'éligibilité
01:02:27auxquelles doivent être
01:02:28rattachées
01:02:29la liberté des candidatures
01:02:30mais aussi la liberté
01:02:31de choix de l'électeur
01:02:32condition d'expression
01:02:34du suffrage
01:02:34démocratique
01:02:35question finale
01:02:36qui sera candidat ?
01:02:37Marine Le Pen
01:02:38ou Jordan Bardella
01:02:39quelles sont leurs différences ?
01:02:41Mathieu Bocoté
01:02:41Alors je ne vais pas le secréer
01:02:42on s'entend
01:02:43mais pour les différences
01:02:44il y a moyen de voir
01:02:44ce sont deux candidats
01:02:47significativement différents
01:02:47au sein de la même partie
01:02:48et s'ils ont des différences
01:02:50ils ne sont pas insurmontables
01:02:52et ça je pense
01:02:52que c'est la chose
01:02:53qu'on doit garder à l'esprit
01:02:53d'abord la dimension sociologique
01:02:55biographique
01:02:56ça compte
01:02:57Marine Le Pen
01:02:58vient
01:02:59et Gabrielle
01:02:59l'a très justement dit
01:03:00vient des marges
01:03:02de la société
01:03:02elle vient d'une famille
01:03:03de Paria
01:03:04elle vient d'une famille
01:03:05dont on a transformé
01:03:07le nom en symbole
01:03:08de Belzébut
01:03:08Marie Le Pen
01:03:09c'est la famille
01:03:10marquée au fer rouge
01:03:12de l'infréquentabilité
01:03:13mais elle vient de cela
01:03:14et toute l'existence
01:03:16de Marine Le Pen
01:03:16même si elle ne partage plus
01:03:17toutes les idées
01:03:18de son père
01:03:19loin de là
01:03:19et bien elle porte encore
01:03:21en elle
01:03:22la marque
01:03:22de l'infréquentabilité
01:03:24et ça l'a marqué
01:03:25profondément
01:03:26donc je pense
01:03:27c'est un aimant
01:03:28qui structure son rapport
01:03:29à la classe politique
01:03:31Bardella
01:03:31c'est autre chose
01:03:32il provient non pas
01:03:33des marges
01:03:33mais du bas
01:03:34de la société
01:03:34c'est différent
01:03:35ensuite il s'est hissé
01:03:36il s'est hissé
01:03:37mais c'est pas la même chose
01:03:38donc par son effort
01:03:39par son travail
01:03:39il a réussi à devenir
01:03:41une figure politique
01:03:42première
01:03:42nous saurons dans quelques minutes
01:03:43si il est candidat
01:03:44ou non à la présidence
01:03:45de la république
01:03:45donc c'est assez
01:03:46et il a été aussi
01:03:47c'est une bonne chose
01:03:48autant à le noter
01:03:49autant Marine Le Pen
01:03:50qui vient de milieu
01:03:52qui est sur le plan financier
01:03:54correctement fortuné
01:03:55c'est à dire
01:03:55elle n'était pas pauvre
01:03:56lui vient de milieu
01:03:57plus pauvre
01:03:58mais la bourgeoisie
01:03:59l'a adoptée
01:03:59alors que Marine Le Pen
01:04:00n'a jamais été adoptée
01:04:01par la bourgeoisie
01:04:02premier élément de contraste
01:04:04deuxième élément
01:04:05et ça a un lien politique
01:04:06évidemment
01:04:07Marine Le Pen
01:04:08n'aime pas la bourgeoisie
01:04:09qui a peur d'elle
01:04:10donc il y a un rapport
01:04:12conflictuel
01:04:12avec les élites
01:04:13dans le pays
01:04:14donc on la sait proche
01:04:15des petites gens
01:04:16pour cela
01:04:17on la soupçonne
01:04:18de socialisme en permanence
01:04:19on la soupçonne
01:04:20de ne rien comprendre
01:04:21à l'économie
01:04:22on se la représente
01:04:23en fait comme une forme
01:04:24de gauchiste
01:04:24intégrée au camp national
01:04:26donc ça c'est l'espèce
01:04:27de caricature
01:04:28dont elle est victime
01:04:29alors que quand on l'entend
01:04:30parler
01:04:30elle critique la gamgie
01:04:32et ainsi de suite
01:04:32c'est pas un détail
01:04:33dans le cas de Jordan Bardella
01:04:35qui a été coopté
01:04:36par la bourgeoisie
01:04:37qui a été admis
01:04:38à la manière
01:04:39du plus brillant
01:04:42produit politique
01:04:42de sa génération
01:04:43et bien il a un discours autre
01:04:45donc c'est le discours
01:04:46du milieu de l'entreprise
01:04:47il se veut plus libéral
01:04:48il semble céder
01:04:50à cette
01:04:50il n'y a pas une tentation
01:04:51mauvaise d'ailleurs
01:04:52il dit la France
01:04:53a besoin d'un grand souffle
01:04:53libéral
01:04:54et je me ferai porter par lui
01:04:56je le porterai
01:04:57quoi qu'il en soit
01:04:58à la lumière de cela
01:04:59il y aura dans cette élection
01:04:59présidentielle
01:05:00le parfum de lutte des classes
01:05:01et vous noterez
01:05:02qu'il y a tout un discours
01:05:03public qui cherche à dire
01:05:04Bardella maintenant
01:05:04est trop riche
01:05:05pour être le candidat
01:05:06des pauvres
01:05:07Bardella
01:05:07alors que comme je dis
01:05:08encore une fois
01:05:08Marine Le Pen
01:05:09n'est pas particulièrement
01:05:09pauvre non plus
01:05:10mais on cherche à dire
01:05:11ce garçon
01:05:12a trop rapidement réussi
01:05:14j'entends parler
01:05:15de temps en temps
01:05:16il n'a jamais travaillé
01:05:17de sa vie
01:05:17je crois que les gens
01:05:18n'ont pas compris
01:05:18ce que veut dire
01:05:19diriger un parti politique
01:05:20si vous pensez
01:05:21que diriger un parti politique
01:05:24ne comprenez pas
01:05:25ce qu'est la politique
01:05:26ils sont nombreux
01:05:26ne pas avoir travaillé
01:05:27ensuite
01:05:28ils font carrière là-dedans
01:05:29ensuite
01:05:30dans le rapport à la droite
01:05:31ça c'est évidemment
01:05:32le contraste entre les deux
01:05:33Marine Le Pen
01:05:34ne se veut pas de droite
01:05:35ça ne veut pas dire
01:05:36qu'elle se veut de gauche
01:05:37mais elle a une conception
01:05:38l'union qu'elle souhaite
01:05:40c'est l'union des classes populaires
01:05:41il y a toujours chez elle
01:05:42l'idée qu'une partie
01:05:43des électeurs patriotes
01:05:44de gauche
01:05:45pourrait migrer
01:05:46chez elle au dernier moment
01:05:47elle préfère
01:05:48les électeurs patriotes
01:05:49de Mélenchon
01:05:50s'il y en a
01:05:50que les électeurs
01:05:52conservateurs
01:05:52de François Fillon
01:05:53pour le dire
01:05:54avec le vocabulaire
01:05:54d'une autre époque
01:05:55donc il y a
01:05:57si elle a une conception
01:05:58très charnelle de la France
01:06:00elle connait le peuple français
01:06:01elle n'a pas la dimension
01:06:03France éternelle
01:06:04d'Éric Zemmour
01:06:04par exemple
01:06:05qui lui parle de la France
01:06:06à la manière d'un peuple
01:06:07qui traverse l'histoire
01:06:08plutôt qu'un peuple sociologique
01:06:10dans le cas de Bardella
01:06:11il est de droite
01:06:12il parle de l'union des droites
01:06:13et si on veut le comparer
01:06:14avec des personnages
01:06:15historiques antérieurs
01:06:16il fait beaucoup penser
01:06:17de mon point de vue
01:06:18à Chirac 86
01:06:19et Sarko 2007
01:06:20donc le moment
01:06:21où on est avec
01:06:22une espèce de bête politique
01:06:23à 100%
01:06:23qui est capable
01:06:24qui capte l'époque
01:06:25qui comprend l'époque
01:06:26qui est capable
01:06:26de séduire les uns
01:06:27les autres
01:06:27qui a une volonté
01:06:29en fait d'accéder
01:06:29au premier rang
01:06:30donc il y a un contraste
01:06:31ici entre les deux
01:06:33donc elle
01:06:34elle veut abolir la droite
01:06:35transcendir la droite
01:06:36lui il veut l'unir
01:06:37véritablement
01:06:38donc là on est devant
01:06:39deux stratégies
01:06:40deux sociologies
01:06:41deux psychologies
01:06:42deux histoires
01:06:43et pourtant
01:06:44ils ont quand même
01:06:44des points en commun
01:06:45le premier
01:06:46c'est de diriger
01:06:46un parti
01:06:47que le système
01:06:47veut éliminer
01:06:48je crois que c'est pas
01:06:49un détail
01:06:49le système considère
01:06:50qu'il faut éliminer
01:06:51l'ERN
01:06:52et prendre les moyens
01:06:53nécessaires pour cela
01:06:55deuxièmement
01:06:55d'avoir un électorat
01:06:56qui se mobilise d'abord
01:06:57sur la question
01:06:58de l'immigration
01:06:58et de l'insécurité
01:06:59et ça je pense
01:06:59qu'on va devoir le rappeler
01:07:00souvent
01:07:01l'électeur moyen
01:07:02ne se porte pas
01:07:03vers l'ERN
01:07:04en disant
01:07:04mais quelle formidable
01:07:06proposition
01:07:06en matière
01:07:07de transition écologique
01:07:08je dis pas
01:07:08qu'ils ont rien
01:07:08à dire là dessus
01:07:09je dis que c'est pas
01:07:10pour ça que les gens
01:07:10se tournent vers eux
01:07:11donc ils ont le même
01:07:12noyau idéologique
01:07:13le même noyau
01:07:15existentiel
01:07:16ensuite ils doivent
01:07:17savoir une chose
01:07:17que si jamais
01:07:18ils l'emportaient
01:07:19quels qu'ils soient
01:07:19le régime fera tout
01:07:21pour les éliminer
01:07:22mais une fois
01:07:23la victoire acquise
01:07:24c'est-à-dire
01:07:24il faut comprendre
01:07:25qu'une fois
01:07:25la victoire acquise
01:07:26on fera tout
01:07:26pour les empêcher
01:07:27de gouverner
01:07:28selon leur programme
01:07:28parce qu'on les traite
01:07:30comme des éléments
01:07:31illégitimes
01:07:32et ensuite
01:07:32cela dit
01:07:33je pense que
01:07:33c'est une chose
01:07:33à marquer
01:07:35ils sont tous les deux
01:07:36portés
01:07:36et c'est ce que disait
01:07:37je crois que c'est
01:07:39Marc qui disait tantôt
01:07:40ils sont portés
01:07:41non c'est Gabriel
01:07:41ils sont portés
01:07:43par un parti
01:07:44qui est plus grand
01:07:44que l'individu
01:07:45c'est-à-dire
01:07:46qu'en dernier sens
01:07:46la marque RN
01:07:47a une valeur
01:07:48en tant que telle
01:07:49dans l'électorat
01:07:50qui dépasse
01:07:51l'étiquette
01:07:52des uns des autres
01:07:52donc chacun l'incarne
01:07:53à sa manière
01:07:54chacun lui donne
01:07:55un visage particulier
01:07:56chacun lui donne
01:07:57une petite musique
01:07:59qui lui est propre
01:08:00mais c'est un parti
01:08:01qui aujourd'hui
01:08:02est l'héritier
01:08:03d'un combat
01:08:03sur un demi-siècle
01:08:04et qui représente
01:08:05aujourd'hui
01:08:06non pas l'alternance
01:08:07mais l'alternative
01:08:07on peut aimer ou pas
01:08:08on peut critiquer ou non
01:08:10on peut avoir
01:08:10de la sympathie ou non
01:08:11mais on ne saurait
01:08:12réduire cela
01:08:13non plus
01:08:13une simple querelle
01:08:14de personnalité
01:08:14ou à je ne sais quel
01:08:15débat sur les retraites
01:08:16donc de ce point de vue
01:08:18je pense que
01:08:19cette querelle
01:08:19des candidatures
01:08:21derrière ça
01:08:21il y a un arrière-fond
01:08:22qui est quand même
01:08:22une histoire
01:08:23qui les porte
01:08:24et question piège
01:08:25en deux secondes
01:08:25qui serait plus à même
01:08:26de l'emporter selon vous
01:08:27Marine Le Pen
01:08:28ou Jordan Bardella
01:08:28question piège
01:08:29j'ai bien dit
01:08:29je pense que le potentiel
01:08:31de croissance
01:08:32de Bardella
01:08:33est plus et plus grand
01:08:33mais en échange
01:08:35puisqu'il a moins d'histoire
01:08:36il pourrait s'effriter
01:08:38plus rapidement
01:08:38si le système
01:08:39le frappe rapidement
01:08:39il pourrait perdre
01:08:40des points rapidement
01:08:41mais il y a un potentiel
01:08:41des croissances plus grand
01:08:42ensuite la capacité
01:08:43d'effondrement
01:08:43de Marine Le Pen
01:08:44est nulle
01:08:44parce qu'elle a un vrai
01:08:45vrai siège
01:08:46mais le nom qu'elle porte
01:08:47fait en sorte
01:08:48qu'il y a peut-être
01:08:48encore un effet repoussoir
01:08:49comme vous voyez
01:08:50je me suis sauvé
01:08:51de votre question
01:08:53jolie réponse
01:08:54en tout cas
01:08:54voilà ce qu'on pouvait dire
01:08:55avant l'intervention
01:08:56de Marine Le Pen
01:08:57pour cette journée historique
01:08:58de l'histoire
01:08:59de la politique française
01:09:00et dans un instant
01:09:01Pascal Proleur
01:09:02déprondé
01:09:04אמר
01:09:05une textbooks
01:09:05elle
01:09:05magnifique
01:09:06elle
01:09:06pour quantitative
01:09:06elle
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