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  • il y a 3 mois

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00:00Carrefour de l'info sur Arabelle
00:05Et aujourd'hui dans votre Carrefour de l'information, nous recevons Jean-Kytengué, récemment élu coprésident de la FBJS, la
00:12Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes,
00:15une organisation qui s'est exprimée dernièrement sur l'actualité immédiate, notamment les visites domiciliaires.
00:21Il rappelle aussi son attachement à un abonnement STIP presque gratuit pour les jeunes
00:24et défend aussi une gratuité totale du matériel scolaire et des activités à l'inscription.
00:29Jean-Kytengué, bonjour.
00:31Bonjour, vous allez bien ?
00:31Très bien, merci d'être avec nous sur Arabelle.
00:34On va commencer tout d'abord par le commencement, votre élection à la coprésidence de la Fédération Bruxelloise des Jeunes
00:41Socialistes.
00:42Quel est un petit peu votre parcours avant d'arriver un petit peu jusqu'à cette fonction ?
00:46Parcours plutôt classique de militants en réalité, donc voilà.
00:49Beaucoup ne sont pas à savoir que de base, initialement, j'étais président d'une autre jeunesse politique, je ne
00:52l'ai jamais caché.
00:54Et j'ai toujours été en fait très proche du Parti Socialiste parce que c'était en fait très inscrit
00:59aussi dans ma famille.
01:00Ça a toujours été mes idées, j'ai toujours été de centre-gauche dans les combats que je portais, j
01:04'ai toujours été porté sur la redistribution.
01:06Et donc en fait mon parcours a été celui de militant.
01:08Je suis arrivé dans ma section, j'étais président de la jeunesse de ma section et maintenant celle de la
01:13Fédération Bruxelloise pour faire en sorte finalement de faire vivre le socialisme.
01:15Et dire une chose très concrète finalement aux Bruxellois, c'est que la solidarité, j'ai envie de dire la
01:22solidarité c'est cool, plus que ça c'est impératif et on le voit aujourd'hui.
01:25Alors on va s'intéresser à l'actualité immédiate, on va commencer si vous le voulez bien par les visites
01:31domiciliaires.
01:32La Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes s'est exprimée sur le sujet récemment sur l'actualité justement des visites domiciliaires.
01:40Votre proposition sur ce sujet ?
01:42Écoutez, nous c'est très évident qu'on est contre, c'est pas du tout le modèle de société qu
01:47'on défend.
01:48Les visites domiciliaires, c'est d'une certaine manière instaurer, déjà porter la solidarité comme étant un crime, comme un
01:54délit.
01:54Et c'est finalement l'avènement d'un état policier où on a cette volonté d'instaurer presque un ICE
02:02à la Trump mais à la Belge.
02:03Quels sont les risques que vous identifiez dans ce type de dispositif ?
02:08Il y a plein de risques qui surviennent du flou.
02:10Quand il y a un flou, il y a un loup. Et le problème, c'est qu'en fait, on
02:13n'a aucune garantie.
02:14Donc en fait, il y a l'argument qui est avancé par la majorité et celle de dire, oui, mais
02:18on veut faire ça pour pouvoir aller dénicher les grands criminels, les narcotrafiquants.
02:23Mais en fait, des outils pénales, les procédures pénales existent déjà pour faire ça.
02:26Il y a le mandat d'amener, il y a le mandat d'arrêt, le mandat de perquis.
02:29Donc en fait, en réalité, ça n'apporte rien de plus.
02:31Et en plus, tout ça, ça survient avec la possibilité dans le droit belge actuel d'être devant une juridiction.
02:40Donc d'être contesté devant une juridiction.
02:42Et il y a tout un processus cadré démocratique.
02:44Le souci, c'est qu'en fait, là, rien de tout ça n'est précisé.
02:48Et au contraire, ça donnerait presque l'opportunité finalement d'arriver comme ça du jour au lendemain et de pouvoir
02:53finalement cueillir des personnes qui ne sont pas du tout des criminels, pas du tout des narcotrafiquants.
02:58Parfois des pères de famille ou des mères de famille qui sont en fait en séjour illégal tout simplement, mais
03:02qui travaillent.
03:03Et on irait les cueillir à 5h du matin devant leurs enfants.
03:07Ça, c'est quelque chose pour lequel nous sommes fondamentalement contre.
03:10On rappelle que le domicile, c'est quand même un lieu sacré, c'est protégé.
03:15Et le fait de pouvoir comme ça, vouloir donner l'opportunité de pouvoir comme ça outrepasser, violer finalement le domicile
03:22des gens, c'est pas quelque chose que nous acceptons.
03:25Et encore une fois, c'est l'avènement d'un État où on instaure de la prédation, de la crainte
03:31entre les citoyens et surtout d'entre l'État qui irait finalement embêter, dénicher, surtout en fait finalement les personnes
03:38faibles, donc en séjour illégal, plutôt qu'en fait le grand criminel.
03:42Alors est-ce qu'il existe des alternatives qu'on peut éventuellement proposer ?
03:46Alternatives, nous on n'est pas du tout dans une forme de... parce que les alternatives existent déjà d'un
03:50point de vue pénal, les outils existent déjà, donc il n'y a pas d'alternative.
03:53La visite domicilaire en tant que telle n'est pas du tout une bonne idée.
03:55En revanche, et d'ailleurs c'est pour ça que c'est un peu risuible de notre côté, parce qu
03:59'on remarque que c'est l'État même qui a finalement déshabillé notre justice et notre police, dans le premier
04:05gouvernement MRNVA,
04:07qui aujourd'hui entend vouloir répondre à un ensemble d'objectifs qu'ils invoquent mais qui au final ne seront
04:12pas rencontrés.
04:14Et j'ai tendance à dire qu'en fait, ces méthodes qui ont tendance à stigmatiser une partie de la
04:19société, une partie de notre société, notamment bruxelloise,
04:21sont précisément celles qui marginalisent toute une partie de la population et qui finalement fait la promotion.
04:27Pour être très concret, les parties droites ont cette tendance, selon moi, sont les premiers promoteurs du terrorisme et du
04:32narcotrafic.
04:32Ce sont eux qui poussent des gens de manière générale, en ne répondant pas à des enjeux sociaux et en
04:36les stigmatisant constamment,
04:38à finalement être en parallèle de la société, à se sentir exclu de celle-ci.
04:41Et ça, ça pousse ces personnes-là dans les bras de personnes mal intentionnées.
04:46Et donc nous, ce qu'on veut, ce n'est pas du tout ça.
04:48Nous, on a conscience qu'il y a déjà un dispositif légal à disposition, quand il y a des craintes
04:53établies,
04:55et là, et avec la possibilité toujours d'être cadré et d'être contesté s'il y a une erreur
04:59de la part de la justice.
05:00– Jean-Quieting, un autre sujet sur lequel s'est exprimé la Fédération bruxelloise des jeunes socialistes,
05:05tout autre chose, la mobilité et les abonnements STIB.
05:07Alors vous défendez un abonnement STIB presque gratuit pour les jeunes.
05:11Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
05:13– En fait, concrètement, aujourd'hui, ça fait 5 ans qu'on a obtenu le fait que l'abonnement STIB
05:17pour le tarif jeune
05:18est à 12 euros par an, en gros 1 euro par mois.
05:21Et ça, c'est une mesure qui devrait peut-être s'accompagner de tant d'autres pour lutter contre le
05:26coût de la vie.
05:26Parce qu'aujourd'hui, voilà, le coût de la vie augmente, il est de plus en plus difficile,
05:30de simplement vivre sa vie d'étudiant, de travailleur, tout a augmenté.
05:35Et donc c'est une manière de permettre finalement à une personne jeune,
05:39mais on voudrait évidemment en fait davantage l'étendre,
05:41mais une personne jeune de tout simplement pouvoir vaquer à ses études,
05:45à ses occupations, à son travail et l'insérer activement au sein de la société.
05:49Donc ça, c'est une mesure qu'on veut inconserver.
05:50Mais évidemment aussi le développer.
05:52Alors qu'on a conscience des enjeux budgétaires, on a conscience qu'évidemment on est en déficit
05:58et que pour le coup il y a cet enjeu budgétaire.
06:00Mais en fait, nous on est d'avis de faire participer tout le monde.
06:03Parce que Bruxelles, c'est la vitrine de notre pays,
06:05et on devrait ériger Bruxelles telle qu'elle l'est en réalité,
06:08c'est-à-dire la capitale de notre pays,
06:10qui a un impact positif finalement sur l'entièreté du pays.
06:13On est un moteur économique.
06:14Et quand les gens vont à Anvers ou vont à Liège,
06:17ils passent par Bruxelles et ils utilisent nos transports en commun.
06:20Et d'ailleurs, il n'y a pas que les visiteurs, les touristes qui passent par Bruxelles
06:23pour pouvoir utiliser nos transports en commun.
06:25Il y a aussi tout un ensemble de travailleurs
06:27qui ne payent pas de taxes à Bruxelles,
06:29mais dans leurs régions respectives,
06:31mais qui pourtant utilisent évidemment les richesses de Bruxelles
06:34en travaillant dedans, mais en les ramenant dans leurs régions respectives
06:38et en utilisant nos transports en commun.
06:39Donc il est tout à fait normal de faire participer un le fédéral à cet effet,
06:43et surtout, et sinon si en fait le fédéral ne joue pas le jeu,
06:46de pouvoir penser à un système qui permettrait de faire participer les régions
06:53au financement d'un transport qui se développerait.
06:55Parce qu'on parlait de maintenir le tarif jeune,
06:59c'est une chose, ça c'est une évidence pour nous,
07:02mais il faut aussi qu'en fait le transport en commun
07:04puisse répondre aussi à des enjeux nouveaux,
07:06puisse être de plus en plus performant.
07:08Parce qu'en fait, je disais vitrine de l'État,
07:10mais la première vitrine de l'État pour le citoyen belge,
07:12c'est évidemment son service public.
07:14Et donc le transport public, au plus il est optimisé,
07:17au mieux, il donnera l'envie de ne pas utiliser sa voiture,
07:21d'utiliser le transport en commun,
07:22et culturellement on le voit, ça s'insère déjà.
07:24Donc en fait aujourd'hui, les jeunes générations,
07:26tout comme à Paris, à Bruxelles c'est la même chose,
07:28ont tous et utilisent tous les transports en commun,
07:31et ils le feront de surcroît en utilisant moins la voiture,
07:33parce que pas nécessaire,
07:35si évidemment on le développe,
07:37c'est-à-dire en donnant accès à des zones
07:38qui ne sont pas encore assez bien desservies,
07:40en ayant aussi, par exemple, un ticket digital sur notre téléphone,
07:45c'est quand même, on devrait quand même pouvoir le faire,
07:48et puis il y a aussi d'autres enjeux,
07:49comme évidemment avoir un ticket unique pour l'ensemble des opérateurs,
07:53et il y a aussi un enjeu d'accès,
07:56tant aux PMR qu'en fait au final aux femmes dans notre pays,
08:00qui ne sont pas toujours en sécurité,
08:02et tout ça, ce sont des enjeux auxquels on doit répondre,
08:04et qui donneront envie d'utiliser davantage le transport en commun.
08:06Un abonnement STIB presque gratuit,
08:09est-ce que vous avez eu des échanges sur le sujet,
08:12notamment le fédéral, la région, la STIB ?
08:14Écoutez, en tout cas, on pose beaucoup la question,
08:18il y a une question que moi je suis déjà allée poser
08:20à pas mal de personnes au sein de la STIB,
08:22notamment dans certains dirigeants,
08:24et c'était la question finalement des métros de nuit,
08:27ça, ça a été toujours un des grands sujets,
08:28ça l'est encore.
08:29Et la principale difficulté,
08:30c'est qu'en fait l'entretien se faisait la nuit.
08:32Je parlais de faire évoluer le transport en commun,
08:35et à cet effet, pour moi,
08:36il y a un truc que j'observe quand je vais dans d'autres capitales européennes,
08:38parfois même ailleurs,
08:40à Istanbul aussi,
08:41le transport il est incroyable,
08:43on va à Paris,
08:44on voit parfois des métros qui sont totalement automatisés,
08:47et je me suis toujours posé la question,
08:47mais pourquoi on ne le fait pas à Bruxelles ?
08:49Ce serait dangereux à ce stade si on n'a pas de parois, par exemple,
08:51qui automatiquement, dès que le métro arrive,
08:53eh bien, s'ouvrirait et fermerait.
08:56Eh bien ça typiquement,
08:57ce sont le type de questions qu'on pose justement en personne,
09:00pour savoir si c'est envisageable.
09:01Mais en fait, en réalité, le nerf de la guerre est toujours le même,
09:03c'est une question de budget,
09:04c'est aussi une question d'organisation.
09:06L'organisation, je pense qu'on peut toujours s'organiser d'une manière ou d'une autre,
09:08c'est-à-dire on peut voir l'entretien à un moment ou à un autre,
09:11ça c'est une question, on va dire, d'agenda, de calendrier.
09:15Néanmoins, la question du budget,
09:16ça j'ai répondu plus tôt,
09:18eh bien, en fait, encore une fois, c'est une question de volonté politique.
09:20Le problème, c'est qu'en général, au fédéral,
09:21on se pose véritablement la question,
09:23et surtout aujourd'hui,
09:24mais est-ce qu'il y a des Bruxellois ?
09:25Et est-ce qu'il y a des francophones ?
09:26Parce que personne n'a l'air de défendre aujourd'hui Bruxelles
09:28au sein de son gouvernement fédéral,
09:30et pourtant, c'est un avantage pour tout le monde.
09:32Les Flamands, comme les Wallons,
09:33et très certainement pour les Bruxellois,
09:34mais en général, on est mal traité,
09:35et c'est ce à quoi on devrait répondre,
09:37notamment par le bien de nos transports,
09:38c'est-à-dire, tout le monde devrait mettre la main au portefeuille
09:41pour faire en sorte que la capitale, Bruxelles,
09:42qui est le moteur économique,
09:43puisse après redistribuer à tout le monde.
09:45Mais ce n'est pas les Bruxellois qui doivent être les dindons à farce.
09:47Alors, on enchaîne avec une autre gratuité
09:49que vous préconisez, celle de l'enseignement.
09:52Vous demandez une gratuité totale du matériel scolaire à l'inscription.
09:55Qu'est-ce que vous entendez précisément par là ?
09:57On sait que c'est un sujet dont on a beaucoup parlé
09:59au niveau politique avec certaines restrictions.
10:02Évidemment, beaucoup de restrictions,
10:04malheureusement beaucoup trop.
10:06Mais notre idéal, en tant que socialiste,
10:08c'est évidemment d'avoir un enseignement totalement gratuit.
10:11Selon plusieurs études,
10:14la rentrée scolaire suscite déjà plusieurs centaines d'euros de coût par enfant.
10:20C'est énorme.
10:21C'est énorme de surcroît à Bruxelles
10:22où une famille sur deux est dans une situation de précarité.
10:26Donc, en fait, demander à l'entrée un coût d'inscription
10:29plus matériel, plus photocopie, plus le repas,
10:34plus, et il y a plein de petits coûts cachés qui s'y ajoutent,
10:38c'est inscrire dès le départ une inégalité entre les élèves.
10:41On n'est pas pour une société où, finalement,
10:43ton portefeuille va indiquer ton parcours de vie.
10:46Nous, ce n'est pas notre façon de voir le monde.
10:49Et donc, du coup, évidemment, pour nous,
10:50l'enseignement gratuit, c'est un des plus gros leviers
10:53pour faire en sorte, justement,
10:54de permettre à l'étudiant de s'émanciper socialement.
10:57Et en général, on a tendance à invoquer la question du coût.
10:59Déjà, il y a d'autres modèles.
11:00Il y a la Finlande, l'Estonie, la Suède.
11:03Eux, c'est simple, ils rendent tout gratuit.
11:05Et d'ailleurs, même une chose qui est gratuite
11:08et qu'on a supprimée chez nous,
11:10malheureusement, sous ce gouvernement, encore une fois,
11:12c'est la cantine scolaire, le repas gratuit à l'école.
11:16Eh bien ça, la réalité, c'est qu'en fait,
11:18il y a énormément de jeunes étudiants
11:20qui vont à l'école le ventre vide.
11:24Couper, faire cette coupe budgétaire
11:26sur le repas scolaire, pour moi, c'est une...
11:28C'est très grave.
11:29C'est très grave parce qu'en fait, d'une certaine manière,
11:31ça veut dire que...
11:32Oh ben, c'est pas grave.
11:32On peut peser la responsabilité individuelle
11:34sur ces jeunes élèves-là.
11:36Si leurs parents ne peuvent pas leur donner une collation,
11:38ben, c'est pas grave, ils iront trop vite
11:40avec toutes les conséquences que ça a aussi
11:41sur leur concentration et leur santé plus tard.
11:43Mais à côté de ça,
11:44eh bien, ça instaure cette inégalité de fait
11:46entre l'étudiant, donc là, même plus nécessairement au début,
11:49mais à la fin, pour l'étudiant qui va être déconcentré
11:51lors de ses études.
11:52Donc ça, c'est pas ce qu'on croit.
11:53Et d'autres modèles existent, justement.
11:54Le coût est souvent invoqué.
11:56Mais déjà, j'ai invoqué des modèles européens
11:58d'Europe du Nord, mais même à Bruxelles-Ville.
12:00On a fait le choix, nous, de le maintenir.
12:03On a même renforcé la cantine scolaire
12:05et ajouté la collation.
12:07Et pourtant, on est dans...
12:08Lors de notre réforme fiscale, qui est la dernière,
12:11eh bien, on a quand même baissé la taxe,
12:13notamment sur les propriétaires
12:15qui logent leurs biens au sein de notre territoire.
12:18Jean-Pitenguet, on parle encore,
12:19et toujours de la même chose,
12:21le nerf de la guerre.
12:22Comment financer ?
12:24Pour moi, c'est fou de parler de financement,
12:27parce que premièrement, en fait, en réalité,
12:28c'est pas un coût.
12:29On a tendance, en tout cas dans le chef
12:30des parties à droite,
12:32à voir cela comme une perte,
12:33comme un coût.
12:35Non, c'est un investissement.
12:36En fait, ces jeunes qui vont passer à l'école,
12:39au final, ce seront des jeunes actifs
12:40qui vont aussi contribuer à notre économie
12:43et qui vont consommer.
12:44Et donc, c'est avant tout un investissement.
12:46Donc déjà, quand on devrait démarrer,
12:48comment on devrait investir au mieux,
12:49pour faire en sorte que, évidemment,
12:51on optimise notre investissement
12:53et que le rendement soit beaucoup plus grand par la suite.
12:56C'est comme ça qu'on devrait voir la chose.
12:58Et dans un même temps,
12:59il y a quand même pas mal de coûts,
13:00que ce soit dans les cabinets,
13:02que ce soit, dernièrement,
13:04un voyage qui a été financé
13:05pour un paquet de personnes à l'étranger.
13:09Il y a un ensemble de coûts
13:09qui ont lieu à d'autres endroits
13:11et même parfois à d'autres niveaux de pouvoir
13:13qui, elles, sont questionnants
13:14à l'heure où on doit serrer la ceinture
13:16pour tout le monde.
13:16Et je pense que quand il faut faire des économies,
13:18parce qu'il y a des économies à faire,
13:19ce ne sont pas sur les enfants et les étudiants.
13:21En fait, s'il y a bien un budget
13:22qu'il faut préserver,
13:23même s'il est gros,
13:24c'est celui de l'enseignement.
13:25Et maintenant, en interne,
13:26dans l'organisation,
13:26là, il y a des économies à avoir,
13:29des économies d'échelle à avoir.
13:31Mais ce n'est pas sur l'enfant,
13:32sur l'étudiant,
13:33qu'il faut faire ces économies
13:34ou alors, par extension,
13:36sur l'enfant,
13:37via son enseignant
13:40où on lui rend la vie plus difficile
13:42et donc, au final,
13:42on a du mal à trouver des enseignants.
13:43Ça se répercute sur les enfants.
13:45Mais donc, encore une fois,
13:46là, l'enjeu pour moi des économies,
13:47je l'entends,
13:48des économies, il faut en faire,
13:49mais ne venez pas nous dire
13:50qu'on doit faire des économies
13:51et que donc les premières cibles
13:52sont les enfants,
13:52quand de l'autre côté,
13:53notamment en région Wallonne,
13:54ce qu'on fait, c'est qu'on réduit les taxes
13:56sur l'héritage.
13:58Donc, finalement,
13:59on avantage les riches
13:59et on fait des cadeaux fiscaux
14:01au niveau fédéral.
14:02Encore une fois,
14:03au plus haut salaire,
14:04à partir de 25 000 euros par mois,
14:06eh bien, on est exonéré
14:08de cotisations patronales.
14:09Je pense qu'à un moment donné,
14:10le discours n'est plus audible.
14:11Voilà, on a compris
14:12un positionnement politique
14:13très clair de la fédération.
14:15Justement, dernière question,
14:16Jean-Ky Tingué.
14:17La prochaine étape
14:18ou les prochaines étapes
14:20pour votre fédération
14:21dans les mois à venir ?
14:22Ça va être de réinscrire
14:23le fait que la solidarité,
14:24c'est évidemment important,
14:25c'est cool.
14:26En fait, finalement,
14:27dans une ère
14:28où on a tendance
14:29à individualiser les gens,
14:30à créer de la crainte
14:32les uns pour les autres,
14:32finalement,
14:33à transformer le citoyen
14:34comme un loup
14:35pour un autre citoyen
14:36qui serait un loup.
14:37Alors, on en a parlé
14:39via les différentes mesures,
14:40les visites démiciliaires,
14:42le fait de pouvoir,
14:43finalement,
14:43toujours individualiser,
14:44chercher à casser
14:45tout ce qui fait le collectif,
14:46tout ce qui permet
14:47à la collectivité
14:48de se soutenir
14:49et notamment les plus précaires.
14:50À cette heure-là,
14:51il est pour moi important
14:52de rappeler que la solidarité,
14:53c'est important.
14:54C'est cool.
14:55Et plus que ça,
14:55en fait,
14:56c'est ce qui nous permettra
14:56d'avoir un modèle de société
14:57qui donnera exemple
14:59aussi à d'autres modèles
15:00de société ailleurs
15:01et nous permettra
15:02à nous tous,
15:02finalement,
15:03collectivement,
15:03de mieux vivre demain.
15:04Voilà,
15:05de mieux vivre demain,
15:06c'est le mot de la fin
15:07de Jean-Ky Tingué.
15:07Je rappelle que vous êtes
15:09coprésident
15:09de la Fédération bruxelloise
15:11des jeunes socialistes.
15:12Merci d'avoir été avec nous.
15:13Merci.
15:14On se retrouve dans quelques instants
15:15pour la suite
15:15de votre Café de l'Info.
15:16Merci.
15:17de la Fédération bruxelloise.

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