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00:04Le carrefour de l'info sur Arabelle
00:10Je vous le disais dans les titres, l'aide alimentaire chez nous, une nouvelle enquête de terrain, alerte sur une
00:15dégradation rapide en ce début d'année, baisse des approvisionnements, hausse continue des demandes, services à saturation et pour nous
00:21en parler, nous avons avec nous Brigitte Grisard, chargée de mission pour la Wallonie et Bruxelles à la concertation aide
00:26alimentaire, bonjour.
00:27Bonjour. Merci d'être avec nous sur Arabelle. Alors on va aller directement dans le vif du sujet si vous
00:31voulez bien pour nous parler de l'ampleur de la baisse des approvisionnements observés depuis le début de l'année.
00:37Oui, donc pour rappel cette enquête c'est une photographie des trois premiers mois 2026 et ce sont 120 organisations
00:42qui ont répondu à cette enquête sur les deux territoires Wallonie et Bruxelles.
00:46Et donc cette enquête confirme évidemment qu'il y a une baisse des approvisionnements.
00:51Typiquement dans le cadre du Fonds Social Européen qui est une des sources d'approvisionnement, on est passé de 27
00:56produits à 15 produits, plus une diminution des invendus.
01:00Donc globalement on peut dire qu'il y a une baisse de 30% des approvisionnements.
01:03Alors d'où vient essentiellement cette baisse des approvisionnements ? Comment on peut l'expliquer ?
01:07Alors elle est multiple, comme je le disais, le cofinancement des pouvoirs publics fédéraux dans le cadre du Fonds Social
01:12Européen a diminué depuis 2025,
01:14ce qui fait qu'on a des produits qui diminuent également, donc on passe de 27 produits à 15 produits
01:19distribués.
01:20La diminution des invendus également, qui est multifactorial également, parce que d'abord les grandes surfaces gèrent un petit peu
01:27mieux,
01:27il y a l'inflation, il y a la présence des start-up et aussi le fait qu'il y
01:32a une augmentation de la demande des bénéficiaires et donc du coup il y a moins de nourriture à distribuer.
01:37Vous avez parlé de 120 organisations, justement combien d'entre elles expriment un fort sentiment de saturation ?
01:44Alors on parle de 57 organisations sur les 120, ce qui correspond à 47% des organisations qui expriment un
01:49sentiment à l'échelle de 5 sur 5 d'une forte saturation.
01:54Alors près de la moitié des organisations déclarent avoir diminué les quantités distribuées, bien évidemment des conséquences, tout cela pour
02:00les bénéficiaires.
02:01Oui, donc les conséquences, c'est moins dans les colis, moins dans l'assiette, des listes d'attente et aussi
02:06des associations qui doivent aller rechercher sur leurs fonds propres financiers
02:09pour pouvoir éventuellement faire des achats de denrées, payer les frais de livraison, payer les frais de carburant, etc.
02:15Et surtout prendre un temps de dingue pour ces associations de rechercher des nouvelles sources d'approvisionnement.
02:21Justement, vous parlez de ces organisations qui tirent dans la réserve. Jusqu'en elles vont pouvoir tenir finalement ?
02:26Ça c'est la vraie question. Si ça continue comme ça, elles ne vont pas pouvoir tenir.
02:30Il y en a déjà certaines qui commencent à fermer, certaines qui réduisent leur permanence, etc.
02:36Donc si ça continue comme ça, on frôle la catastrophe.
02:38Ça veut dire qu'il n'y a plus d'associations, plus de bénévoles qui soutiennent, on va se retrouver
02:42avec des gens qui ont faim dans la rue.
02:44Du coup, les fils s'allongent et quel nouveau public vous voyez arriver ?
02:48Alors cette enquête nous a montré que dans les nouveaux publics, on a des travailleurs et aussi une augmentation évidemment
02:53des chômeurs qui ont été exclus du chômage
02:56et qui sont en attente par exemple d'un dossier au CPS et qui n'ont aucun moyen.
03:01Alors le secteur repose à 70% sur des bénévoles. Est-ce que ce modèle de bénévolat est encore tenable
03:08aujourd'hui face à une telle pression ?
03:10Non. Si ça continue comme ça, ce n'est pas tenable.
03:12Donc merci déjà à tous ces citoyens qui donnent de leur temps pour nourrir ces personnes qui sont en situation
03:18de précarité alimentaire.
03:19Mais si ça continue comme ça, ça va exploser dans tous les sens.
03:22Vous dénoncez aussi un renvoi de responsabilité entre les différents niveaux de pouvoir.
03:27Quels sont les pouvoirs publics principalement concernés ?
03:30Alors c'est à la fois le pouvoir fédéral et les régions bien entendu qui se renvoient la balle.
03:36Donc on parle ici de nourrir des personnes qui est un besoin vital et fondamental.
03:42Et donc oui, c'est tous les niveaux de pouvoir.
03:44Alors justement, quelle réponse concrète vous attendez de la part des autorités par rapport à cette problématique ?
03:50Alors on a deux revendications principales.
03:52La première, c'est que face à cette crise et à l'urgence dans laquelle on est, c'est de
03:55soutenir financièrement les associations,
03:57que ce soit par l'achat de denrées alimentaires, par des mises à moyens financiers pour du personnel, qu'importe,
04:02et aussi de développer une vraie politique du droit à l'alimentation
04:06et que tout le monde dans ce pays puisse avoir accès à une alimentation digne et de qualité pour tous
04:11et toutes.
04:12Et justement, si rien ne change dans les prochains mois, quel scénario est-ce que vous redoutez pour le secteur
04:18finalement ?
04:19Alors on redoute des tensions du côté à la fois des personnes qui donnent la nourriture et de ceux qui
04:24la reçoivent.
04:26Donc une augmentation de la violence, des tensions, des fermetures.
04:30Et qu'est-ce qu'on va faire avec toutes ces personnes qu'on ne va pas pouvoir nourrir dans
04:33notre société ?
04:34Si vous avez encore un dernier mot, un message à faire passer avant de nous quitter ?
04:38Le message à faire passer, c'est que se nourrir est un besoin vital et fondamental et qu'il ne
04:42s'agit pas de jouer avec ça.
04:44Je rappelle qu'il y a 600 000 personnes dans ce pays qui n'ont pas la possibilité de se
04:47nourrir correctement tous les jours.
04:49Voilà, c'était la conclusion de Brigitte Grisard.
04:51Je rappelle que vous êtes chargée de mission pour la Wallonie-Bruxelles à la concertation aide alimentaire.
04:56Merci d'avoir été avec nous.
04:57Merci à vous.
04:58Restez avec nous sur Arabelle. La suite, c'est tout de suite.
05:03Le carrefour de l'info sur Arabelle.
05:08Et tout de suite, la suite de votre carrefour de l'information avec notre deuxième invité aujourd'hui.
05:15Ismaël Daoud, CEO de Matt Waters, spécialisé dans la rénovation énergétique de logements collectifs à Bruxelles.
05:22L'entreprise vient de lever 10,75 millions d'euros pour accélérer son développement.
05:28Ismaël Daoud est avec nous. Bonjour.
05:31Bonjour.
05:31Alors, Matt Waters vient donc de sécuriser 10,75 millions d'euros auprès de Belfius, Finance Invest Bruxelles et Econova.
05:38Comment allez-vous utiliser cette grosse enveloppe dans les prochains mois ?
05:42Alors, nos solutions, c'est des... Donc, on va rénover les copropriétés, mais comme souvent les copropriétés n'ont pas
05:49beaucoup d'argent,
05:50enfin, on l'a vu juste avant avec le sujet de la précarité, on vient avec des solutions de financement.
05:54On essaie de dire, ne payez pas les installations techniques, on va nous les financer avec l'argent qu'on
05:59reçoit, comme vous avez dit,
06:00Belfius, Econova, FIB, Finance Bruxelles. Et on va se rembourser sur les économies d'énergie,
06:07on va étaler le remboursement sur 10 ou 15 ans pour soulager, en fait, la facture des travaux.
06:12Alors, comment ce financement va-t-il un petit peu accélérer, on en parle beaucoup, la décarbonation des 20 000
06:18logements collectifs visés ?
06:19Alors, dans les solutions qu'on préconise, on voit qu'il y a beaucoup de passoires énergétiques,
06:24avec des labels PEB qui sont dans les rouges, F, voire G, parfois même E.
06:29Et nous, on propose de remonter ce label vers les couleurs plutôt vertes, pour que ce soit performant, vers le
06:35niveau C, voire D.
06:37Parfois, on arrive même au niveau B. Et donc, tout ça, il faut faire un paquet de travaux.
06:41Il y a des travaux qui sont plus intéressants que d'autres, et nous, on est aussi bureau d'études,
06:45donc on essaie de conseiller les bons travaux. Et après, on les met en œuvre, on les finance,
06:49et on dit, voilà, on va vous ramener votre logement, enfin, l'ensemble des logements à un niveau C,
06:54par exemple, pour telle enveloppe de travaux, mais en fait, vous n'avez pas payé tout de suite
06:58les 300, 400, 500 000 euros de travaux, on va les étaler, ça va vous coûter peut-être 50 ou
07:0360 euros par mois.
07:05On fait un peu le Netflix de la rénovation énergétique.
07:07On ne paie plus les travaux, mais on paie l'abonnement qui inclut les travaux,
07:11qui inclut la maintenance, le service de garde, parfois la fourniture d'énergie aussi qui est incluse.
07:17Donc voilà, on essaie vraiment d'être novateur à ce niveau-là.
07:19Alors Ismaël Daoud, en quoi ce modèle représente quelque part une alternative
07:23face à la réduction des budgets publics, on en parle beaucoup,
07:25et des fonds de réserve d'éco-propriétés ?
07:28Alors, c'est vrai que les fonds de réserve d'éco-propriétés diminuent de plus en plus.
07:31On est actifs depuis 11 ans et on est un peu effaré, en fait,
07:35quand un syndic nous dit, ben non, j'ai que 33 000 euros sur le compte de la copropriété,
07:39c'est quand même ça le compte appartement.
07:41On dit, oulala !
07:42Enfin, avant, on n'entendait pas ça, il y a 10 ans,
07:45il y avait quand même plus d'argent.
07:46Et donc, on dit, mais gardez votre peu d'argent pour les travaux vraiment essentiels,
07:51s'il faut refaire l'ascenseur, s'il y a une terrasse qui commence à se décrocher,
07:55s'il y a vraiment des problèmes de stabilité, de structure,
07:59et les travaux qui sont, entre guillemets, un peu moins essentiels,
08:02mais quand même nécessaires au niveau énergétique,
08:04parce qu'après, il y a les amendes PEB qui vont arriver.
08:06Mais ça, on vous le finance, en fait, comme si on était une banque,
08:10sauf qu'on n'est pas tout à fait une banque,
08:11vu qu'on est aussi un exploitant des installations.
08:13Donc, on va faire l'entretien pendant 15 ans,
08:16donc on va s'assurer que tout fonctionne bien.
08:18Et donc, c'est ça un peu la force de What Matter,
08:20c'est qu'on est un bureau d'études, on est un installateur,
08:22on est la banque, et on est ici aussi une société de maintenance.
08:25Donc, il y a un continuum de responsabilités qui fait,
08:28on ne va pas concevoir et dire, faites n'importe quoi comme travaux,
08:32on ne va pas installer n'importe quoi, parce qu'après, on doit exploiter.
08:34Le financement dépend des économies d'énergie.
08:36Et l'exploitation, il faut bien exploiter ce qu'on a construit.
08:39Donc, voilà, les gens sont vraiment bien accompagnés avec nous.
08:42Alors, vous avez déjà modernisé 15 000 logements en 10 ans.
08:46Quelles ont été, disons, les principales étapes progressives de cette croissance ?
08:50Alors, dans ces 15 000 logements,
08:52c'est vraiment, on a mis un focus sur les installations techniques,
08:56la chaufferie, et donc là, on a vraiment essayé de remplacer cette chaufferie,
08:59de mettre de la co-génération, de mettre des pompes à chaleur,
09:01pour que ce soit, qu'on réduise la facture de quasi 50%
09:05au niveau du chauffage et de l'eau chaude sanitaire.
09:07On a aussi isolé des toits et pas mal d'installations photovoltaïques.
09:11Ça, c'est un peu les deux gros paquets les plus intéressants.
09:14Et on voudrait s'étendre.
09:15Il y a les bornes pour recharger les véhicules électriques.
09:17Il y a l'isolation des pignons aveugles, qu'on voudrait réaliser aussi.
09:22Il y a le partage d'énergie, d'énergie photovoltaïque, qu'on développe énormément.
09:27Donc là, ça vient un peu tout récemment dans le développement de la société.
09:30Alors, on le sait, les partenariats sont importants dans ce genre de gros projet.
09:34Justement, quel type de partenariat avez-vous noué avec les grands promoteurs ?
09:39Alors, les promoteurs, donc, voilà.
09:41L'avantage, c'est qu'avec les promoteurs, on est là depuis le début.
09:44Le bâtiment n'existe pas encore.
09:46Et donc, on peut vraiment modeler le bâtiment en disant, mais non, mettons plutôt les installations à tel endroit.
09:51Faisons plutôt tel genre d'équipement.
09:54Et les promoteurs sont intéressés parce qu'on est là à la construction avec les promoteurs.
09:58Et puis après, on sera là quand il y aura les occupants et le syndic pour gérer le bâtiment.
10:03Et on dit aux promoteurs, si jamais le syndic et les habitants se plaignent que le bâtiment ne fonctionne pas
10:08tel que tu as construit,
10:09ils ne vont pas aller toquer à la porte du promoteur.
10:11Ils vont aller sonner chez What Matters.
10:12En disant, Hey, What Matters, on n'a pas assez chaud, ou il faut attendre trop longtemps pour avoir l
10:16'eau chaude sanitaire à la douche,
10:17qu'est-ce qui se passe ?
10:18Ils ne vont pas revenir vers le promoteur.
10:20Et ça, le promoteur, il aime bien, évidemment, d'avoir quelqu'un qui peut prendre tous les coups de bâton,
10:24éventuellement.
10:25Et nous, ce n'est pas grave, c'est notre métier.
10:27On dit, il n'y a pas de souci.
10:28On sait comment on a conçu les installations.
10:31On sait sur quel bouton il faut appuyer pour augmenter la température de l'eau chaude sanitaire.
10:34On connaît, en fait, le projet, vu qu'on était là au moment où le bâtiment s'est construit.
10:38– Alors, ça, c'est pour les partenariats et les grands promoteurs.
10:41Il y a aussi, disons, un petit peu les chevilles ouvrières, votre équipe, 30 personnes aujourd'hui.
10:45Parlez-nous un peu des ressources humaines et aussi des profils que vous recrutez, que vous cherchez aussi, parfois.
10:50– Alors, comme on a un métier qui est un peu diversifié, un bureau d'études, installateurs, financiers et même
10:55maintenance,
10:56on est obligé d'avoir tous ces profils à la fois.
10:58Au niveau de l'installation, pour être honnête, on travaille vraiment avec des partenaires ou des sous-traitants.
11:03C'est un peu péjoratif, sous-traitants.
11:05On préfère le mot « partenaires » parce qu'ils sont là depuis très longtemps avec nous.
11:08Et donc, ce sont des chauffagistes, des électriciens, des poseurs de panneaux photovoltaïques, des poseurs d'isolants sur le toit.
11:14Et on a tout un réseau, on a une sorte d'écosystème de partenaires qui travaillent pour nous.
11:18Et on les sollicite au gré des projets.
11:21Et nous, on est vraiment la coordination, la copropriété à comme seul interlocuteur « what matters ».
11:27Et nous, on fait la gestion.
11:28Parce qu'un chantier, c'est plusieurs intervenants.
11:31Et on fait un peu l'entreprise générale, en fait.
11:33Plutôt une entreprise séparée.
11:35J'ai une question, ou plutôt deux questions.
11:37D'abord, les principaux freins que vous pouvez rencontrer auprès des copropriétés bruxelloises.
11:43Et justement, deuxième question, comment convaincre des propriétaires qui hésitent parfois à faire face à un projet de rénovation énergétique
11:50?
11:52Alors là, les freins, c'est d'abord la complexité.
11:57Donc il y a les primes, et puis il n'y a plus de primes.
11:59Il y a des certificats verts, et puis après il n'y en a plus.
12:01Et puis il y a des amendes, et puis on peut indexer le loyer, et puis on ne peut plus
12:04indexer le loyer quand le PAB est mauvais.
12:06Donc voilà, c'est un peu la soupe pour les propriétaires.
12:09Donc la première étape, c'est d'un peu évangéliser en disant « voilà l'état de la réglementation, on
12:17ne sait pas ce que ce sera demain.
12:19Néanmoins, vu l'état d'aujourd'hui, ce sont tel type d'équipement que c'est intéressant de faire, et
12:24voilà la solution, le package.
12:26Si dans trois ans, il y a une taxe sur le CO2 qui se rajoute sur le gaz naturel,
12:30eh bien on n'a mis qu'une seule pompe à chaleur aujourd'hui, eh bien dans trois ans, on
12:33va vous rajouter trois pompes à chaleur.
12:35Parce que peut-être qu'avec cette taxe, trois pompes à chaleur seront plus intéressants.
12:38Donc on essaie vraiment d'être là dans le bâtiment pendant 15, voire 20 ans,
12:42et à chaque fois qu'il y a une opportunité qui arrive, on se dit « ah, cher copropriétaire,
12:47aujourd'hui c'est peut-être intéressant de mettre des batteries électriques
12:50pour stocker l'énergie de vos panneaux solaires qu'on a installés il y a quatre ans. »
12:54Voilà, on essaie vraiment d'accompagner la copropriété de cette manière-là.
12:57Autre question, si vous le voulez bien, Ismaël Daoud,
13:00quel rôle joue Belfius, Finance Invest, Bruxelles et Econova,
13:04dans le développement justement de votre modèle économique particulier ?
13:09Alors, donc, l'argent de ces financeurs, c'est vraiment pour payer des travaux.
13:13Ce n'est pas pour payer les bons hommes, pour payer le marketing de What Matters, etc.
13:17Donc, il y a vraiment une dissociation assez forte.
13:19Et donc, cet argent va aller dans les copropriétés à 100%.
13:23Les 10 millions, là, vont aller vers les copropriétés en 2026, on l'espère.
13:27Et voilà, le développement de What Matters, là, il y a les fonds propres,
13:32il y a le bénéfice accumulé depuis 10 ans qui est resté dans la société
13:34pour payer les gens qui ne rapportent pas, entre guillemets,
13:37tout ce qui est marketing, la vente, le développement de nouvelles solutions.
13:41On a un petit département recherche et développement aussi.
13:44On essaie d'être très innovateur.
13:46Donc, voilà, vraiment, cet argent-là, c'est vraiment pour payer les travaux
13:49à la place des gens, à la place des copropriétaires.
13:51Donc, c'est important de ça.
13:52Alors, on rappelle qu'on parle de Bruxelles,
13:55et justement, où se situe notre capital par rapport aux autres régions
13:58en matière de rénovation énergétique collective.
14:02Alors, Bruxelles, c'est la région où il y a le plus de copropriétés.
14:05Il y en a encore aussi à Liège, du côté d'Anvers et dans d'autres grandes villes.
14:10Donc, voilà, Bruxelles, c'est un bon concentré.
14:13On voit bien que le bâti n'a pas été rénové tout récemment.
14:17Quand on regarde les scores PEB, il y a quand même mieux à faire.
14:20Il y a 40% de passeport énergétique à Bruxelles.
14:23C'est incroyable.
14:24C'est-à-dire qu'en 2033, c'est 40% de tous les appartements à Bruxelles
14:27qui vont recevoir une amende.
14:29C'est immense, en fait.
14:30Il y a 370 000 appartements, dont 40% pour recevoir une amende dans moins de 6 ans.
14:36Donc, il y a un potentiel immense de travaux à faire, en fait.
14:39Donc, voilà.
14:39Donc, on est très focussé sur Bruxelles.
14:42Mais on regarde ce qui se passe en région Allen, un peu en Flandre.
14:46Alors, on va se projeter vers l'avenir avant de nous quitter.
14:50Deux questions.
14:50Les prochaines étapes pour atteindre l'objectif de 20 000 logements supplémentaires.
14:54et la stratégie derrière l'objectif, finalement, d'investir 50 millions d'euros d'ici 2030.
15:00Oui.
15:01Alors là, on vient avec des solutions un peu plus standards que ce qu'on a fait à l'époque.
15:04C'était un peu plus de surmesure.
15:06Et donc, on a une solution de leasing de choufferie.
15:09Voilà.
15:09Si vous avez une choufferie obsolète, on va la rénover en mode leasing.
15:13Donc, on va rester propriétaire de cette choufferie.
15:15Mais comme une voiture, vous allez pouvoir utiliser cette choufferie.
15:18On a la même chose pour les panneaux solaires.
15:20Sauf que pour les panneaux solaires, la formule leasing est assez sympa.
15:22parce qu'il y a encore des certificats verts.
15:24Donc, en fait, l'installation photopolitique, elle est gratuite.
15:27Il n'y a même pas d'abonnement à payer pour l'installation photopolitique.
15:30Pour la choufferie en leasing, il y a un abonnement à payer.
15:32L'isolation du toit, là, on facture comme un prestataire.
15:36Et on donne une souplesse de paiement.
15:38Jusqu'à un an.
15:39Ils peuvent attendre un an avant de nous payer.
15:41Un étalement de paiement.
15:43Voilà.
15:43Donc, on essaie d'avoir des produits un peu standards.
15:45Et pour se dire, voilà, on y va.
15:48On sait que ça, ça marche assez bien.
15:49C'est validé par la PEB.
15:51Comme quoi, ça permet d'améliorer les scores PEB.
15:53Et on avance de cette manière-là.
15:54Donc, investir 50 millions d'ici 2030, c'est réalisable.
15:58On a chiffré que si on voulait rénover les copropriétés à Bruxelles,
16:03il y en a pour 2 milliards d'euros.
16:04Voilà.
16:05Il y a matière.
16:06Voilà.
16:07C'était la conclusion d'Ismaël Daoud.
16:08Je rappelle que vous êtes CEO de Mattwater,
16:11spécialisé dans la rénovation énergétique de logements collectifs à Bruxelles.
16:14L'entreprise qui vient donc de lever 10,75 millions d'euros
16:18pour accélérer son développement.
16:20Merci d'avoir été avec nous.
16:21Merci beaucoup.
16:22Et on se retrouve dans quelques instants pour la dernière partie de votre carrefour de l'info.
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