- il y a 11 heures
Ce jeudi 2 juillet, la baisse du moral économique des Français en juin rapportée par Odoxa ainsi que les principaux enseignements qui en ressortent ont été abordés par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Thomas Grjebine, économiste à Sciences Po, et Léonidas Kalogeropoulos, PDG et fondateur de Médiations & Arguments, fondateur d'Entrepreneurs pour la République et délégué général de l'Open Internet Project, dans l'émission Les Experts, présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00On démarre avec vous, Gilles Simad, président de DOXA.
00:04Donc, DOXA a fait ce baromètre, voilà, en interrogeant, voilà, de façon...
00:08Avec AJP, Chaland, GBFM, tous les mois.
00:10Les 1000 personnes interrogées, échantillons des Français.
00:14Et, ben, on va voir un peu, voilà, il y a en gros 3, 4 indications
00:19que l'on va pouvoir retirer de ce baromètre.
00:21Première question, depuis ces dernières semaines,
00:23êtes-vous plutôt confiant, moins confiant,
00:25concernant l'avenir de la situation économique de la France ?
00:28C'est marrant, j'ai un petit...
00:30Alors, on sait, Frédéric, que les Français sont pessimistes,
00:37quoi qu'il arrive, quand on fait des benchmarks internationaux,
00:40nous sommes même, s'agissant de notre confiance collective en l'avenir,
00:44le peuple, ou un des peuples les plus pessimistes au monde.
00:47Ce qui est intéressant avec le baromètre,
00:49c'est qu'on suit ça tous les mois, un peu à la manière d'un indice INSEE.
00:52Et d'ailleurs, on reconstruit un indice à partir des résultats.
00:55Et parfois, c'est pire que d'habitude.
00:56Et c'est ce qu'on observe depuis...
00:59Alors, depuis 2 ans, c'est encore pire que ce qu'on observait
01:03globalement, depuis 20 ans, qu'on suit le moral des Français.
01:07Et depuis ces derniers mois,
01:09on a un encéphalogramme qui redescend encore à certains moments.
01:13Et c'est le cas ce mois-ci,
01:15avec un indice de confiance désastreux.
01:1884% des Français nous disent qu'ils sont moins confiants
01:21en l'avenir de la situation économique de leur pays.
01:23et ceux qui se disent plus confiants depuis ces dernières semaines
01:26ne sont que 16%.
01:28Ça nous fait un indice de moins 68.
01:30C'est très froid, moins 68 degrés,
01:32dans cette période de canicule.
01:34Et les explications, c'est d'abord,
01:36un, une défiance structurelle
01:39qui est liée au contexte
01:41de non-pilotage de notre pays
01:42depuis la dissolution
01:44et l'impossibilité, en réalité,
01:46que voient bien les Français pour tout gouvernement,
01:48de pouvoir mener...
01:49Donc on part du politique,
01:50ensuite on dit qu'il y a l'économie,
01:52le reste au charruis,
01:53c'est un peu sur tout l'heure.
01:54Exactement.
01:55Heureusement, il y a le foot.
01:56Pour l'équipe de France de foot, voilà.
01:57Oui, mais regardez,
01:57le moral économique n'est pas affecté,
02:00pour l'instant,
02:00par les bons résultats de l'équipe de France de foot,
02:02qui est une des rares équipes
02:04parmi les favoris de la Coupe du Monde,
02:05à briller.
02:06Et pourtant, ça ne suffit pas.
02:07Donc, non, très sérieusement,
02:09vous avez une défiance globale
02:11depuis que l'on sait
02:12qu'aucune politique
02:14ne pourra être menée dans le pays
02:16qui nous permettra de redresser la barre.
02:17Les Français l'ont compris depuis deux ans.
02:19Donc on attend 2027,
02:20et c'est long, deux ans.
02:23Deuxième élément qui joue,
02:24le contexte international,
02:26avec ses angoisses
02:27et notamment ses inquiétudes
02:29sur l'inflation et au prix de l'essence,
02:30et le fait qu'on ne croit pas
02:31une demi-seconde
02:32aux annonces chaque seconde
02:35sur Truth Social
02:36ou d'autres réseaux sociaux
02:37de Donald Trump.
02:38Quand Trump dit
02:39c'est fini la guerre avec Iran
02:40et que dans la minute qui suit,
02:41on voit qu'Israël frappe encore le Liban,
02:43pour les Français,
02:44tout ça n'a aucune valeur
02:45et on n'est pas sortis
02:47de l'auberge
02:47si vous me passez l'expression
02:49à leurs yeux.
02:49Et puis même,
02:50je suis persuadé
02:50que si on a interrogé
02:51les Français aujourd'hui,
02:52on leur demanderait
02:52le pétrole,
02:53ça monte ou ça baisse ?
02:55Je suis sûr que les gens diraient
02:57c'est beaucoup trop haut
02:57en ce moment à cause de la guerre.
02:58Alors que c'est trop haut,
02:59ils le diraient sûrement.
03:00En revanche,
03:01il y a un point
03:01qui est ce qui explique
03:03le côté très agaçant
03:06de la hausse du prix de l'essence
03:07pour les Français,
03:08c'est que c'est un des rares domaines
03:09où vous voyez votre argent
03:11brûler sous vos yeux
03:12parce que quand vous êtes à la pompe,
03:13vous voyez défiler
03:15le prix que ça représente,
03:16ils ont une idée assez précise
03:18quand même du prix.
03:19Mais ils pourraient vous dire
03:20que ça augmente quand même
03:20parce que même si ça a baissé
03:21quelque peu,
03:22ils se disent que ça va réaugmenter
03:23dans un peu de temps
03:23tant qu'on n'est pas
03:24dans une situation stabilisée.
03:26Voilà pour l'aspect moral-économique.
03:28Après,
03:28il y a d'autres éléments
03:29qui sont un peu notre marronnier
03:30avec Challenge et BFM
03:32et AJP
03:33qu'on suit tous les ans
03:34qui est le regard
03:35qu'on porte sur les riches
03:36et là on aura d'autres éléments.
03:37On va y revenir dans un instant
03:38et puis j'aimerais justement
03:40juste avant de revenir sur les riches,
03:42on reviendra aussi
03:42sur un baromètre que vous sortez aujourd'hui
03:44à l'occasion des rencontres d'Aix
03:45où le thème c'est ça,
03:47c'est comment gouverner sans repères ?
03:48Comment se diriger
03:49dans un monde sans repères ?
03:51C'est le thème des rencontres d'Aix
03:52et avec Confluence
03:53et le journal L'Opinion,
03:55on a décidé de poser
03:56un certain nombre de questions
03:57aux Français
03:57sur cette question des repères
03:59et pour résumer,
04:00pour vous en faire le pitch court,
04:02on observe que pour les Français,
04:04nous sommes bien dans un monde
04:05qui a perdu tout repère.
04:06Quand on les interroge
04:07sur ce que sont les repères,
04:08que ce soit les valeurs,
04:09que ce soit les institutions,
04:11ils ont un sentiment,
04:12à mon avis à l'excès,
04:13mais ils ont un sentiment
04:14d'énorme dégradation
04:16depuis 30 ou 40 ans
04:17et finalement,
04:18ils nous disent
04:18qu'ils n'ont plus guère confiance
04:20dans ce qui faisait
04:22les repères autrefois
04:23et notamment l'idéologie
04:24et la politique par exemple
04:25et que peut-être
04:27que c'est encore l'entreprise
04:29qui reste un phare pour eux,
04:31un domaine
04:31où ils peuvent conserver
04:33quelques repères.
04:34Ils ont raison.
04:34Et les gardiens du phare,
04:36c'est BFM Business.
04:36Voilà, justement,
04:37on vient rallumer la lumière,
04:39tout ça.
04:39Je reviens,
04:41Thomas Clébine,
04:42donc justement,
04:42sur le moral économique
04:43des Français,
04:44oui,
04:45pas de surprise,
04:47mais justement,
04:48essayons de trouver
04:49comment,
04:50hormis...
04:50Leur redonner le moral.
04:51Hormis l'équipe de France de foot,
04:53où on espère fera des étincelles,
04:54comment redonner moral
04:56aux Français
04:56d'un point de vue économique ?
04:58Ce qui serait intéressant,
04:59c'est de voir le mois prochain
05:00l'indicateur,
05:01parce que quand on regarde
05:02les chiffres économiques,
05:04ce qui est impressionnant,
05:05il me semble,
05:06c'est que ça va quand même mieux
05:09depuis quelques semaines.
05:10C'est-à-dire que le prix du baril
05:12a quand même reflué
05:13de façon très significative.
05:16Les chiffres de l'inflation
05:18en France,
05:20mardi,
05:20étaient publiés,
05:21c'était autour de 2%
05:23au mois de juin,
05:24alors qu'on était plutôt
05:25presque à 2,8%
05:27le mois d'avant.
05:28Donc ça,
05:29c'est quand même
05:29des bonnes nouvelles,
05:30parce que ça veut dire
05:31que la dégradation forte
05:34du pouvoir d'achat
05:35qu'on attendait
05:36pour cette année
05:37sera probablement
05:40moins négatif
05:41que ce qui était attendu.
05:42Il faut savoir que,
05:43par exemple,
05:43dans les prévisions
05:44de la plupart des instituts,
05:46ce qui est estimé,
05:47c'était que le prix du baril
05:49resterait autour
05:50de 90 dollars
05:52dans les mois qui viennent.
05:54Donc là,
05:54s'il y a un reflux
05:55autour de 70 dollars
05:57le baril,
05:58c'est quand même
05:59quelque chose
06:00qui est une bonne nouvelle.
06:02Sur la croissance,
06:03ça veut dire aussi
06:04que la croissance,
06:05la dégradation
06:06sera potentiellement
06:07moins négative
06:08que ce qui était attendu.
06:10Et on voit bien
06:11que déjà,
06:11ça pose des gros problèmes
06:12pour les banquiers centraux
06:13qui étaient réunis
06:15hier à Sintra.
06:17Et donc,
06:18eux,
06:18il y avait quand même
06:19une tendance
06:19à remonter les taux
06:21pour essayer
06:21de casser cette inflation.
06:23on peut discuter
06:24est-ce que c'était pertinent
06:25d'augmenter les taux
06:26alors que c'est de l'inflation
06:27importée,
06:28même si vous augmentez
06:29les taux,
06:29c'est ça qui va faire
06:30que le prix du baril
06:32baisse.
06:33Mais en tout cas,
06:33là,
06:33on voit bien
06:34qu'ils sont encore plus
06:36entre guillemets
06:37en difficulté
06:38parce que la Banque centrale,
06:39il y a quelques jours,
06:41d'augmenter les taux
06:42et là,
06:42ça arrive un peu
06:43comme à contre-temps
06:44alors que le prix du baril
06:45reflue,
06:46l'inflation...
06:47On parle de ces repères
06:47que l'on perd,
06:48c'est un peu ça,
06:49même des économistes
06:50comme vous,
06:50vous posez des questions
06:51sur ces décisions.
06:53ça va beaucoup plus vite.
06:55En effet,
06:55en termes de manque de repères,
06:56on estimait,
06:57beaucoup d'économistes
06:58estimaient que le baril
06:59du pétrole
07:00restera à des niveaux
07:00plus élevés
07:01pendant beaucoup plus longtemps,
07:03que l'inflation
07:04resterait aussi
07:05à des niveaux plus élevés
07:06et là,
07:06en fait,
07:06ça reflue
07:07beaucoup plus rapidement
07:08que ce qui était attendu
07:09par la plupart des experts.
07:11Léonidas,
07:12quel âge est-il
07:12sur ce moral des Français ?
07:14Alors,
07:14je ne sais pas
07:15si les Français
07:17raisonnent
07:18comme des économistes
07:19parce que
07:20vous avez certainement raison
07:21en tant qu'économiste
07:22de regarder des indices
07:23mais est-ce que
07:25tous les jours,
07:26les Français se lèvent
07:28en regardant
07:29comment a évolué
07:30l'indice de l'inflation ?
07:32Est-ce qu'il est
07:32au-dessus ou au-dessous
07:33de 2% ?
07:34Nous,
07:34on regarde ça
07:35parce que ça fait partie
07:36de nos...
07:36mais en réalité,
07:38je pense que le tableau
07:39qu'Alciman nous a décrit
07:40tout à l'heure,
07:41c'est le tableau...
07:43Je ne sais pas
07:43si c'est de l'inquiétude
07:45ou du pessimisme.
07:46Je pense qu'il y a
07:46un vrai sentiment
07:49de quelque chose
07:50qui est un peu
07:51en perte de contrôle,
07:53que ce soit les déficits,
07:54que ce soit la violence,
07:55les résultats à l'école.
07:56Enfin,
07:56il y a un certain nombre
07:57d'éléments
07:58qui, je pense,
08:00donnent aux Français
08:01le sentiment
08:02qu'on est à un moment
08:03de gravité.
08:06et tant mieux d'ailleurs
08:07parce que c'est peut-être
08:08les moments
08:09où un pays se réveille.
08:11Mais je trouve
08:12très intéressant
08:13que dans ce paysage
08:16très contrasté,
08:17l'entreprise
08:17ait trouvé une place
08:19qui est la sienne,
08:20d'ailleurs,
08:21parce qu'entreprendre,
08:23c'est un acte
08:24de citoyenneté,
08:25c'est se tourner
08:27vers la société
08:28qui agit.
08:29Et quand la société agit,
08:31elle prend en main
08:31des sujets
08:32et entreprendre,
08:33c'est prendre en main
08:34des choses.
08:35Ça veut dire que
08:36la confiance dans l'État,
08:38elle s'est
08:40véritablement affaiblie
08:41et tant mieux,
08:42c'est peut-être
08:43potentiellement
08:44une très bonne nouvelle.
08:45Peut-être que
08:46la raison pour laquelle
08:47notre pays
08:48est dans l'État
08:49dans lequel il est,
08:50c'est parce qu'il
08:51s'est tourné
08:52systématiquement vers l'État
08:53à chaque fois
08:53qu'il y avait un problème.
08:54Finalement,
08:55de se tourner vers
08:55les entreprises,
08:56c'est-à-dire
08:56c'est là que se trouve
08:57la richesse,
08:58l'imagination,
09:00même pour l'école.
09:02Il faudra voir
09:03quelle sera
09:03la combinaison
09:05entre les chefs
09:05d'entreprise,
09:06on les voit,
09:06ils commencent à réagir
09:07un peu au programme
09:08des candidats.
09:10Les Français,
09:10dans d'autres sondages,
09:11demandent à ce que
09:12les entrepreneurs
09:12participent au débat public,
09:14participent beaucoup plus
09:16et prennent la parole.
09:17Je pense qu'il y a
09:18dans le collectif
09:20que BFM Business
09:21suit,
09:22ce collectif
09:23d'entrepreneurs
09:23que nous sommes tous,
09:25chacun avec ses nuances
09:26et ses secteurs,
09:27véritablement une parole
09:28qui est extrêmement attendue,
09:30une parole concrète,
09:31proche du terrain,
09:32proche des réalités,
09:34de responsabilité
09:36et la liberté
09:37d'entreprendre,
09:38je ne sais pas ce que c'est,
09:38mais la responsabilité
09:39d'entreprendre,
09:40les entrepreneurs
09:41la vivent tous les matins
09:42et tant mieux
09:43si progressivement
09:46les entrepreneurs
09:47apparaissent
09:47comme ce que vous appelez,
09:48vous désignez
09:49comme le phare
09:50de la société.
09:51Pardonnez-moi
09:51de vous le dire,
09:52je trouve que c'est
09:53une excellente nouvelle,
09:55ce contraste
09:56entre une inquiétude générale
09:58ou une gravité générale
09:59et l'idée
10:00que les entrepreneurs
10:01peuvent être la solution,
10:04si c'est ça l'équation,
10:05c'est une bonne matinée.
10:07Et les entrepreneurs
10:08qui soient riches
10:09ou moins riches,
10:10parce que justement
10:11c'était une des autres questions,
10:12je remondis sur ça,
10:14la question qui est posée
10:16sur ces barres-mètres,
10:17pour réduire
10:18les déficits,
10:19il vous faudra
10:20opposer
10:20à augmenter
10:22les impôts
10:22pour les Français
10:23les plus riches,
10:23qu'est-ce qu'on en dit ?
10:25On suit depuis pas mal d'années,
10:26effectivement,
10:27puisque malheureusement
10:28ça fait pas mal d'années
10:29qu'on est quand même
10:30en direction du mur
10:31en termes de dettes,
10:34de déficits,
10:34de situations économiques
10:36macro pour notre pays
10:37et donc on teste
10:38des solutions
10:39auprès des Français
10:41et les solutions,
10:42vous l'avez dit Frédéric,
10:43c'est pour réduire
10:45le problème de la dette
10:46et des déficits publics,
10:47quels,
10:48on ne l'appelle pas comme ça,
10:49mais quels sacrifices,
10:50quels efforts
10:51seriez-vous prêts à faire ?
10:52Vous savez que l'être humain
10:54est ainsi fait
10:54et qu'on préfère toujours
10:55que l'effort soit fait
10:56par son voisin
10:57plutôt que par soi-même
10:58mais quand on regarde
10:59le détail des efforts
11:00qu'on est prêt à faire,
11:01il y a un enseignement
11:02pour rebondir
11:03sur ce que disait
11:03Léonidas il y a un instant
11:04qui est nouveau
11:06depuis 4-5 ans
11:07par rapport
11:07aux décennies précédentes,
11:09c'est qu'avant
11:09quand on disait
11:10on ne pourrait pas
11:10augmenter les impôts
11:11sur les entreprises,
11:12ce serait plus pratique
11:13quand même,
11:14les gens disaient
11:15bah oui,
11:15ce serait quand même mieux.
11:16Aujourd'hui,
11:17c'est terminé.
11:18Aujourd'hui,
11:18quand vous testez
11:19les différentes solutions,
11:20vous avez quasiment
11:21les deux tiers des Français
11:22qui disent
11:22qu'il ne faut pas
11:23augmenter les impôts
11:24sur les entreprises
11:24alors qu'il y a
11:25bien d'autres solutions
11:26qui sont testées
11:27qui ne sont pas forcément
11:29cool
11:30et qu'ils apprécient
11:31nos concitoyens,
11:32enfin qu'ils approuvent,
11:33pardon.
11:34Vous avez une des solutions
11:35qui est proposée
11:35qui est de taxer les riches.
11:38Ça, structurellement,
11:39on a toujours
11:40une très large majorité
11:41de Français
11:41qui disent
11:42oui, faisons ça.
11:43Mais sans doute
11:44parce qu'ils estiment
11:45que ce n'est plus suffisant
11:47ou qu'on est déjà
11:48à un niveau élevé,
11:49finalement,
11:49la part de Français
11:50qui disent
11:51il faut taxer les plus riches
11:52a baissé de 12 points
11:53par rapport à il y a deux ans.
11:54Elle est toujours majoritaire,
11:56c'est toujours
11:56la première solution privilégiée,
11:58mais ça baisse nettement.
12:00Et puis,
12:00vous avez des solutions
12:01qui sont plus dures
12:02parce qu'on peut
12:03s'en prendre aux riches,
12:04on peut s'en prendre
12:04aux pauvres aussi.
12:05La majorité des Français...
12:06Un riche, vous l'estimez ?
12:07Alors, on va le voir
12:08juste après
12:08parce qu'on pourrait même
12:10faire un quiz,
12:10c'est passionnant.
12:11Parce qu'un riche,
12:12ce n'est pas que Bernard Reneau.
12:12Non, non.
12:13Le riche,
12:13c'est pas...
12:14Mais il ne faut pas spoiler
12:15parce qu'on va y venir après.
12:17Et dans les solutions possibles,
12:18il y a l'idée
12:19de s'en prendre aux plus pauvres.
12:20Et les Français
12:21ne sont ni des riches
12:22ni des pauvres.
12:23Et donc,
12:23réduction des aides sociales,
12:25eh ben oui,
12:25une majorité de Français
12:26y seraient favorables.
12:27Il y a aussi l'idée
12:28de réduire le nombre
12:30de fonctionnaires.
12:30Alors que les Français
12:31sont très attachés
12:32à leurs services publics,
12:33vous avez une majorité
12:34de Français
12:34qui y seraient prêts.
12:35Tout ça est cité
12:36avant le fait
12:37de taxer les entreprises.
12:39Vous testiez le même sondage
12:40il y a quelques années,
12:41on ne vous disait pas ça.
12:42On vous disait
12:42qu'il faut d'abord
12:43taxer les entreprises
12:43et après réduire
12:44le nombre de fonctionnaires
12:45ou réduire les aides sociales.
12:47Et puis alors,
12:47l'idée d'augmenter
12:48les impôts
12:49pour les entreprises
12:49en des comptes,
12:50je vous l'ai dit,
12:50et augmenter les impôts
12:51pour tous les Français,
12:52ça, ce n'est pas possible.
12:53Et puis la bonne question,
12:54effectivement,
12:55c'est celle que vous posez,
12:56Frédéric.
12:56Mais c'est quoi un riche ?
12:58Et c'est une question
12:59qu'on pose tous les ans
13:00depuis 20 ans.
13:02Et donc,
13:03c'est quoi un riche ?
13:04Effectivement, Frédéric,
13:05ce n'est pas Bernard Arnault.
13:06Un riche,
13:06parce que lui,
13:07c'est un extraterrestre,
13:08il est hors champ.
13:13Et donc,
13:14un riche,
13:15c'est 5 000 euros par mois.
13:16Quand on demande
13:17aux Français spontanément
13:18de placer le seuil
13:20de la richesse,
13:20à partir de quel revenu
13:22est-on riche pour vous ?
13:24En moyenne,
13:25ou en médiane plutôt,
13:26les gens nous disent
13:275 000 euros par mois.
13:29Et la part de gens
13:30qui situent
13:31le seuil de la richesse
13:32au-delà de 15 ou 20 000 euros
13:33par mois,
13:34c'est 1% de la population.
13:36C'est-à-dire que
13:36personne ne considère...
13:37Enfin, le riche,
13:38c'est vraiment quelque chose
13:39qui n'est pas si riche que ça.
13:41On les côtoie tous les jours.
13:42Ah oui,
13:42le riche, c'est celui...
13:43Quand je vous disais
13:44c'est son voisin
13:45un peu plus riche que soi,
13:46je ne plaisante pas
13:47parce que quand on regarde
13:48en détail les résultats
13:49depuis des années,
13:50en fait,
13:51c'est celui qui gagne
13:51deux fois plus que soi
13:52puisqu'on a le niveau
13:53de revenu des gens
13:54qu'on interroge
13:55et on se rend compte
13:56qu'il situe la richesse
13:57à partir du moment
13:57où c'est deux fois la leur.
13:59Et en patrimoine,
14:00un riche,
14:00c'est quelqu'un
14:01qui a un patrimoine
14:02de 500 000 euros
14:04ou plus.
14:05Donc, là aussi,
14:06on n'est pas sur
14:07des patrimoines de dingue.
14:08Mais pour finir,
14:09en réalité,
14:10sur un plan statistique,
14:12on peut les comprendre
14:13les Français
14:14parce que quand on regarde
14:15les cartiles
14:16et les déciles INSEE
14:17sur les différents...
14:19qui découpent en tranches
14:19la population française,
14:21eh bien oui,
14:21quand on gagne
14:22plus de 5 000 euros par mois,
14:23on fait partie
14:24des 10% des Français
14:25les plus aisés.
14:27Alors évidemment,
14:27on ne peut pas s'arrêter
14:28de bosser en gagnant
14:295 000 euros par mois
14:29et se dire
14:30c'est bon,
14:30je suis tranquille.
14:32Mais statistiquement,
14:32ils n'ont pas tort.
14:33Et je rappellerai,
14:34c'est la polémique
14:34qu'avait suscité
14:35François Hollande
14:36il y a 14 ans,
14:37en 2012,
14:39quand il avait dit
14:40un riche,
14:41ça gagne 4 000 euros par mois.
14:43En réalité,
14:44statistiquement,
14:44ça n'est pas faux
14:45si on raisonne vraiment
14:46en cartil,
14:47en déciles.
14:48Mais ça,
14:48c'est assez passionnant
14:49parce qu'à chaque fois,
14:50ça surprend les gens
14:51quand on raconte
14:52ces données.
14:53Et j'aime bien le côté
14:53de son voisin
14:54qui gagne deux fois plus.
14:55Thomas ?
14:56Oui,
14:56c'est son voisin
14:57qui gagne deux fois plus,
14:58mais peut-être surtout
14:58en Ile-de-France
14:59parce qu'il y a des zones
15:00plus pauvres
15:00où ce n'est pas le cas.
15:02Et comme je pense
15:03que le disait Gaël,
15:06c'est-à-dire quand vous regardez
15:07les déciles de revenus,
15:09au-dessus de 5 000 euros net,
15:11vous êtes dans les 10 %
15:13et au-dessus de 5 500 euros net
15:16par mois,
15:16vous êtes même
15:17dans les 5 %
15:19des salariés
15:21qui ont les plus hauts revenus.
15:22Donc,
15:23c'est une grosse agglomération.
15:24Mais Ile-de-France,
15:25c'est vrai,
15:25Ile-de-France,
15:25région parisienne,
15:26vous pouvez quasiment
15:27faire fois deux,
15:27en fait,
15:28pour avoir ces seuils-là.
15:29Et ensuite,
15:30ce qui est intéressant
15:30dans le débat politique,
15:32c'est quand on regarde
15:34notamment les mesures fiscales
15:36sur les plus riches,
15:37c'est l'évolution du débat.
15:38C'est-à-dire qu'il faut se souvenir
15:39que l'ISF,
15:40avant sa réforme,
15:41ça touchait 1 %
15:43des foyers fiscaux.
15:44Donc,
15:45ça restait quelque chose...
15:47Quand on parle
15:47de taxes Zuckmann,
15:49quand Zuckmann,
15:50ça touche
15:502 000 foyers
15:51et même quand on regardait
15:53la base fiscale
15:54qu'il a envisagée,
15:56il y a environ
15:563 familles
15:58qui représentaient
15:59presque 50 %
16:00de cette base fiscale.
16:02Ou 10 familles,
16:03c'était 70 %
16:04de la base fiscale.
16:05Donc,
16:05en fait,
16:06dans les débats politiques,
16:07et c'est peut-être
16:08le talent marketing
16:09de Zuckmann,
16:10c'est d'avoir ciblé
16:12le débat
16:12sur les ultra-ultra-riches.
16:14Et donc,
16:15en fait,
16:15ça donne la pression
16:16à 99 %
16:18des Français
16:18que ça ne les concerne pas.
16:20Alors que même
16:21l'ISF
16:21avait une base fiscale
16:22beaucoup plus large.
16:25Et donc,
16:25c'était...
16:25C'était un million et demi
16:26de patrimoine.
16:27Enfin,
16:28c'était,
16:29je crois,
16:29à l'époque...
16:30C'était un peu...
16:32Je ne veux pas dire de bêtises,
16:33c'était un peu moins.
16:34Un peu moins.
16:36Mais en tout cas,
16:37voilà,
16:37on voit qu'il y a
16:39un peu un hiatus
16:40entre le débat politique
16:42où c'est vraiment
16:42cibler les ultra-riches...
16:44qui n'existe pas statistiquement.
16:47Et sur les mesures...
16:48Et sur ce que disait Gaël aussi,
16:50sur les différentes mesures
16:52pour réduire le déficit,
16:53qu'est-ce que ça vous inspire ?
16:55Les pauvres, les riches.
16:56Voilà.
16:57Une augmentation des impôts
16:58pour les Français
16:58les plus riches,
16:59alors avec ce seuil
17:00des 5 000 euros.
17:01Réduction des aides sociales,
17:02réduction du nombre
17:03de fonctionnaires,
17:04qui sont un peu
17:04les trois premières mesures.
17:05Taxer l'entreprise,
17:06c'est en bas.
17:07Puis alors,
17:07augmentation des impôts
17:08pour tous les Français,
17:09là, évidemment.
17:09Il y a quand même 14 %
17:10qui répondent...
17:11Allons-y.
17:12On peut dire...
17:13La bonne nouvelle,
17:14c'est qu'il y a peut-être
17:15une prise de conscience
17:16qui est un décrochage relatif
17:18de l'économie française
17:19et de l'économie européenne.
17:21Donc, il faut mettre le paquet
17:22pour soutenir
17:23le tissu productif.
17:26Ensuite,
17:27c'est vrai que ça ne correspond
17:28pas forcément
17:29aux grandes mesures
17:31d'un point de vue
17:31des masses budgétaires.
17:33Il faut rappeler
17:33que depuis 2000,
17:35deux tiers de l'augmentation
17:36des dépenses publiques,
17:37c'est lié aux dépenses sociales
17:39et essentiellement
17:40les dépenses de retraite
17:42et de santé.
17:43Donc, ce n'est pas
17:44le RSA,
17:45ce n'est pas
17:45la redistribution
17:46au sens
17:48des aides sociales
17:49comme on peut l'entendre,
17:50il me semble,
17:51dans ce sondage.
17:52Ça, ça pèse relativement peu
17:54d'un point de vue
17:56macroéconomique.
17:56C'est la même chose
17:57sur les fonctionnaires,
17:58sur les dépenses
17:59de l'État.
18:00Il faut voir que
18:00depuis 30 ans,
18:01par exemple,
18:01les dépenses de fonctionnement
18:03de l'État,
18:03elles ont baissé
18:04d'un point de PIB.
18:05Quand on regarde
18:06le nombre de fonctionnaires
18:07de l'État,
18:08ce n'est pas ça
18:09qui a augmenté
18:10depuis 30 ans.
18:11ce qui a augmenté,
18:12c'est surtout
18:12les dépenses,
18:13enfin,
18:14les fonctionnaires
18:15des collectivités
18:16territoriales
18:17et les personnels
18:20hospitaliers.
18:20Donc,
18:21il y a aussi
18:21un petit écart
18:22entre la perception
18:23sur un peu
18:24la gabegie
18:26de l'État
18:26et la réalité économique.
18:28C'est qu'en fait,
18:29non,
18:29l'État,
18:29il n'y a pas de gabegie
18:30au niveau de l'État.
18:31Par contre,
18:31si les dépenses publiques
18:32augmentent,
18:33c'est avant tout.
18:33les dépenses sociales
18:35et puis ensuite
18:36les dépenses
18:37des collectivités
18:37territoriales.
18:38Peut-être juste
18:38un mot
18:39sur les riches.
18:45Non,
18:46pardon,
18:46je vais m'arrêter là
18:46pour laisser passer.
18:48Moi,
18:48je trouve que
18:49le recul
18:51de la tentation
18:52de taxer
18:53les entreprises
18:54est une vraie victoire.
18:55Nous avons raison
18:56de prendre part
18:57au débat
18:58parce que
18:59la prise de conscience
19:00que nos entreprises
19:01sont trop taxées
19:02que si elles sont trop taxées,
19:04elles ne peuvent pas se développer,
19:05que si elles ne peuvent pas se développer
19:06et qu'elles n'ont pas d'emploi,
19:07cette logique-là
19:08est une logique
19:09qui,
19:10je pense,
19:11est le fruit
19:12de la participation
19:13des entreprises
19:14au débat public
19:14et de leur
19:18pédagogie
19:18de ce qu'est l'économie
19:19vis-à-vis des politiques.
19:21Les raisonnements simplistes,
19:22il en reste,
19:24mais
19:26ils sont de moins en moins
19:29propagés
19:29dans la société.
19:30En tous les cas,
19:30le contre-feu existe.
19:32Et vous parliez
19:33de l'attaque Zuckman.
19:34L'attaque Zuckman
19:35est une réussite marketing
19:38formidable,
19:40dévastatrice,
19:41mais il faut saluer l'artiste.
19:43C'est à nous
19:44de prendre conscience
19:46de l'impact
19:49des discours
19:50que l'on peut avoir
19:50dans la société
19:51et de la manière
19:53dont il percole
19:53sur la conscience collective.
19:55Nous devons impérativement
19:57continuer
19:57et amplifier
19:59la présence
20:00des entrepreneurs
20:00dans le débat public
20:01parce qu'à l'évidence,
20:03ça finit par raisonner.
20:06Ça finit par raisonner.
20:07Et d'ailleurs,
20:09je pense aussi
20:10qu'il y a d'autres éléments
20:11qui sont extrêmement précieux.
20:13Le dynamisme
20:14de création d'entreprises
20:15de notre pays
20:16qui est spectaculaire.
20:17On n'arrête pas
20:18d'augmenter
20:19le nombre de créations
20:20d'entreprises
20:21tous les ans.
20:21On a dépassé le million.
20:23Il y a d'autres
20:24qui se ferment aussi
20:24de l'autre côté.
20:25Il y a beaucoup
20:25d'entrepreneurs
20:27dans tout ça
20:27et puis bien entendu,
20:28il y a beaucoup
20:28d'entreprises
20:29qui ferment.
20:29Mais ça veut dire
20:30qu'aussi,
20:31tous les Français
20:31ont autour d'eux
20:33des entrepreneurs.
20:34Ils côtoient
20:35des entrepreneurs.
20:37Entreprendre,
20:38ce n'est pas l'histoire
20:38de quelqu'un d'autre,
20:39ce n'est pas une casse.
20:40Et de ce point de vue-là,
20:42la démocratisation
20:43de l'aventure
20:45entrepreneuriale
20:46est un élément
20:47très important
20:47parce que chacun se dit
20:48oui,
20:49si on augmente
20:50les taxes,
20:50c'est moi,
20:51c'est mon fils,
20:54des gens que l'on connaît
20:56qui peuvent être pénalisés.
20:58Et je pense que
21:00nous devons impérativement,
21:02vous savez qu'il y a
21:02le cercle des entrepreneurs
21:03engagés,
21:04300 pour la France,
21:05tous ces mouvements
21:06qui à côté du MEDEF
21:08font la diversité
21:09de la parole entrepreneuriale,
21:11nous devons continuer
21:12à le faire
21:13parce que ça a véritablement
21:14un impact
21:15sur l'opinion publique.
21:16Et c'est bien justement
21:16que ces patrons
21:17prennent plus de place aussi.
21:18Je regardais dans la PQR,
21:20maintenant régulièrement
21:21et on l'avait un peu moins
21:22auparavant
21:23mais il y a toujours
21:24une deux pages
21:24sur l'économie locale
21:25où on explique un peu
21:26pourquoi tel patron
21:28est venu se réimplanter ici,
21:29pourquoi il va agrandir,
21:30pourquoi...
21:30Mais toute l'aventure
21:31de la réindustrialisation
21:33est une aventure
21:34qui parle aux Français
21:36et je pense que ça
21:37leur donne aussi
21:38le sentiment
21:38que c'est par là,
21:40par le terrain
21:40que notre pays
21:42est en train
21:42de reprendre pied.
21:44Thomas Gévin.
21:45Aussi sur le débat
21:47sur la taxe Zuckman,
21:48il y avait un autre débat
21:49qu'on parlait pas mal
21:51l'année dernière,
21:52c'était Nicolas
21:53qui paye.
21:54Et ce qui est intéressant,
21:56c'est que si on reprend
21:57ce seuil
21:57de 5 000 euros
21:58par mois
21:59qui correspond en gros
22:00à 10%
22:02des plus hauts revenus,
22:04c'est aussi
22:04la catégorie,
22:06enfin une des catégories
22:07qui contribue
22:08le plus
22:09en net,
22:10c'est-à-dire
22:10que vous regardez
22:10les chiffres
22:12de l'INSEE
22:13et que vous reprenez
22:15les 10%
22:16les plus aisés,
22:17leur revenu
22:18avant
22:19et après impôt
22:20est réduit
22:21autour de 25%,
22:22donc il y a une baisse.
22:23Et quand vous reprenez
22:24maintenant
22:24la redistribution
22:25élargie
22:26que calcule l'INSEE,
22:27c'est-à-dire
22:28quand vous prenez
22:28en compte
22:28les services publics,
22:30l'éducation et tout,
22:31pour cette catégorie
22:33de revenus,
22:34c'est presque 40%
22:35de différence
22:36entre le revenu
22:37qu'ils ont
22:38avant impôt
22:39et ce qu'ils ont
22:40après cette redistribution
22:41élargie.
22:42Donc c'est aussi
22:43ce qui peut expliquer
22:45que peut-être
22:45les Français
22:46sont moins sensibles
22:47à taxer
22:48cette catégorie
22:49de la population
22:50qui est déjà
22:50une catégorie
22:51qui paye beaucoup
22:53et donc c'est aussi
22:54la tentation
22:54d'aller vers
22:55ces super riches
22:57qui, eux,
22:58ne sont pas
22:59notre voisin.
23:00Et puis identifiable
23:01aussi avec
23:02quelques noms
23:03et que l'on peut
23:03comme aussi
23:04c'était le remarque
23:05sourire.
23:06Gaël, pour conclure
23:07sur ce sujet-là ?
23:08Deux choses peut-être
23:08pour rebondir
23:09sur ce que vous venez
23:10de dire l'un et l'autre.
23:11Effectivement,
23:11le Nicolas qui paye
23:12c'est intéressant
23:13parce que je ne veux pas
23:14dire de bêtises
23:15mais je crois qu'on est
23:16le pays qui en termes
23:17de redistribution,
23:18ça aussi ce n'est pas
23:18forcément perçu
23:19par les gens
23:20qu'on interroge,
23:20le pays qui en termes
23:21de redistribution
23:22va le plus loin,
23:23c'est simple qu'on est
23:24sur des écarts
23:25de 1 à 8 au départ
23:26entre les différents
23:27décis, le premier
23:28et dernier
23:29et qu'à la fin
23:30avec la redistribution
23:31on va se retrouver
23:32sur un écart
23:32de 1 à 3.
23:33donc on est un pays
23:34qui est très égalitaire
23:35même si ce n'est pas
23:37forcément toujours
23:38ce que perçoivent
23:39les Français.
23:40En tout cas,
23:40ils ont plutôt
23:40le sentiment
23:41d'une dégradation
23:41de cet égalitarisme,
23:44de ce divèlement,
23:45appelez ça comme vous voulez,
23:46ils ont un sentiment
23:46de dégradation
23:47et donc on finit
23:48par Nicolas qui paye
23:50et dans Nicolas qui paye
23:52il y a aussi cette idée
23:53il y avait des relents
23:54parfois un peu racistes
23:56c'est pour ça d'ailleurs
23:57qu'il s'appelait Nicolas
23:57en suggérant
23:58que c'était toujours
23:59sur lui que ça retombait
24:00alors qu'en réalité
24:02vous l'avez dit je crois
24:03sur le système
24:04de redistribution
24:04ça joue aussi beaucoup
24:05et ce que dépense l'État
24:07sur nos seniors
24:08qui s'appellent souvent
24:09Nicolas aussi
24:10et qui sont eux
24:11qui pèsent assez lourd
24:12dans notre système
24:13en termes de retraite
24:14en termes de santé
24:15et puis ce que disait
24:17Léonidas
24:17je veux dire Nicolas
24:18sur l'aspect entreprise
24:21oui bien sûr
24:22oui bien sûr
24:23que c'est pour cette raison
24:25qu'en l'espace
24:25de 5, 7, 10 ans
24:27on a vu se retourner
24:28complètement
24:29ce que j'enregistrais
24:30sondage après sondage
24:31c'est-à-dire
24:31on peut toujours
24:32taxer plus les entreprises
24:33nous disaient
24:34les Français auparavant
24:35et aujourd'hui
24:36ils ne nous disent plus ça
24:37parce que d'abord
24:38ils ont le sentiment
24:39que si on taxe
24:40les entreprises
24:41les primes
24:41les augmentations d'impôts
24:42ils n'en verront pas la couleur
24:43que le chômage
24:46ça va les toucher
24:47et que leurs entreprises
24:48n'embaucheront pas
24:49et puis vous l'avez dit
24:50Léonidas
24:51le fait que
24:53l'entrepreneur
24:54ce n'est plus
24:55dans la représentation
24:56collective
24:56vous avez vu le mot
24:57qu'on emploie
24:58entrepreneur
24:58ce n'est plus
24:59le patron
25:00avec les dessins
25:02à l'ancienne
25:02avec le chapeau
25:04et le gros cigare
25:06c'est devenu
25:07effectivement
25:07un jeune éventuellement
25:09qu'on connaît
25:09un cousin
25:10un beau frère
25:11et donc
25:12il n'est plus
25:13exotique pour les gens
25:14c'est quelqu'un
25:14et qu'ils peuvent côtoyer
25:16et puis on leur a donné
25:17un peu plus la parole
25:19évidemment
25:19chez BFMISES
25:20mais on voit même
25:21les médias mainstream
25:23qui leur donnent
25:23beaucoup plus
25:24la parole
25:25et puis la politique
25:25le reflux
25:26de la crédibilité
25:27des politiques
25:28joue aussi en négatif
25:29en creux
25:30en faveur d'autres acteurs
25:31et notamment l'entreprise
25:32il me semble
25:33c'est une évolution importante
25:34de l'économie française
25:35depuis une dizaine d'années
25:36c'est justement
25:37cette désirabilité
25:38qu'on observe
25:38il me semble
25:39notamment chez les jeunes
25:40vers l'entrepreneuriat
25:42qui veulent l'avantage
25:43d'être des chefs d'entreprise
25:45plutôt que des fonctionnaires
25:47et c'est vraiment
25:47des bonnes nouvelles
25:48et on va conclure
25:49notre première
25:50demi-heure
25:50de ces experts
25:51merci d'être avec nous
25:52je rappelle
25:52Léonidas Calogéro-Poulos
25:53Gaëlle Siman
25:54et Thomas Gébin
25:55on marque une très courte pause
25:56on se retrouve juste après
25:57en parler de souveraineté numérique
25:58et puis on va revenir aussi
26:00sur les attermoiements allemands
26:02face à la Chine
26:03et puis je vous l'ai dit
26:03si on a le temps
26:04on me donnera un petit mot
26:05sur le marché automobile
26:05c'est tout de suite
26:06sur BFMISES
26:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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