- il y a 2 jours
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du RN à l'Assemblée nationale.
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du RN à l'Assemblée nationale.
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00:03Bonjour à tous, bonjour Thomas Ménager, merci de passer par le plateau des 4V.
00:07La chaîne a tenu, a dit hier Sébastien Lecornu, les prévisions, l'hôpital, la sécurité civile.
00:13Compte tenu de l'intensité de la canicule, il estime que ça ne s'est pas trop mal passé. Est
00:17-ce qu'il a raison ?
00:18Déjà il faut remercier les soignants, tous les personnels qui ont fait tenir le pays,
00:22et malgré une canicule inédite, historique, qui a touché notre pays.
00:26Donc vous avez dit que le pays a tenu ?
00:28Mais globalement, on pourrait s'attendre à pire, mais malgré tout, c'est grâce aux personnels soignants,
00:34pas grâce à l'État, pas grâce à l'anticipation de l'État, parce qu'il y a quand même
00:36eu des écoles qui ont fermé,
00:38il y a quand même eu des hôpitaux qui n'étaient pas climatisés, qui sont très nombreux,
00:41il y a quand même aujourd'hui une situation de désorganisation globale de notre pays,
00:46mais grâce au système D, grâce à la débrouille, mais je pense qu'on ne peut pas se féliciter
00:50d'une situation quand même de plus de 1000 morts supplémentaires, et qui est un bilan provisoire.
00:56Après, voilà, il y a eu quelques petites évolutions, notamment, il faut aussi le dire, à l'EHPAD,
01:00où grâce à cette pièce climatisée qui a été mise en place dans la plupart des EHPAD,
01:03la situation est moins catastrophique.
01:04Il n'empêche qu'il y a des personnes âgées qui ont suffoqué dans leur chambre,
01:08qu'il y a eu des écoles qui ont été fermées, des gamins qui ont souffert dans des crèches,
01:11et donc qu'il y a eu un état d'impréparation globale, malgré tout,
01:16mais cela compensé par le système D et l'intelligence collective des agents.
01:19– Laurent Jacobelli, vous connaissez, député RN comme vous,
01:22ceux qui ont refusé de climatiser les bâtiments publics sont responsables des morts.
01:26Le gouvernement est responsable des morts ?
01:28– Ceux qui n'ont pas mis tout en œuvre pour que l'ensemble des endroits
01:32qui accueillent des personnes vulnérables soient climatisés,
01:35vous savez, quand on est politique, on est responsable, on est responsable aujourd'hui.
01:40Donc à un moment, quand il y a eu M. Édouard Philippe, qui, on en parle peu,
01:43a appliqué, a mis en place la RE 2020, la réglementation des bâtiments,
01:47qui en fait empêche, au vu des modes de calcul, de climatiser les nouveaux bâtiments.
01:51Ils portent une part de responsabilité.
01:53– Donc M. Énagé, la climatisation des bâtiments publics,
01:56ça n'existait nulle part dans votre programme en 2022.
01:59Vous nous dites que si vous aviez été au pouvoir, tout aurait été climatisé ?
02:03– Ce qui est certain, c'est que nous, ça fait un certain nombre d'années
02:06que maintenant Marine Le Pen propose un plan de climatisation,
02:08mais on n'aurait jamais mis en place des réglementations qui empêchent la climatisation.
02:14– Vous ne pouvez pas affirmer que tout aurait été climatisé ?
02:17– De toute façon, 100% de climatisation, c'est impossible.
02:19Nous, on veut mettre tout en œuvre pour que ça soit fait demain.
02:21C'est la raison pour laquelle Marine Le Pen a développé un plan de climatisation
02:25dans un premier temps de 10 milliards sur le premier quinquennat,
02:28à raison de 2 milliards d'euros par an pour les lieux vulnérables.
02:30– Vous avez un chiffrage.
02:31– Le chiffrage est très clair, il sera en plus détaillé précisément,
02:34euro par euro, cet après-midi, avec Jean-Philippe Tanguy,
02:37je tiendrai une conférence de presse pour détailler.
02:38Donc 10 milliards d'euros, 2 milliards par an,
02:41d'abord pour EHPAD, crèche, école, hôpitaux.
02:43Et puis dans un second temps, 10 milliards d'euros
02:45pour tous les autres services publics, tous les lieux qui accueillent du public.
02:48– Pour les bâtiments publics, soyons précis,
02:50ces 10 milliards d'euros, c'est de l'argent que vous prêtez,
02:54c'est-à-dire les collectivités doivent s'endetter
02:56et vous leur prêtez à taux zéro, ou vous subventionnez ?
02:59– Non, cette partie-là, ça sera vraiment directement
03:01un soutien de l'État, directement, un paiement de l'État directement.
03:04– L'État régale.
03:05– Oui, mais l'État régale.
03:06Vous vous rendez compte, combien on perd aujourd'hui,
03:08on va peut-être y venir sur l'agriculture.
03:09– Non, mais plus j'entends, vous dépensez 10 milliards d'euros.
03:11– 2 milliards d'euros par an.
03:12Quand on voit ce qu'on a perdu en productivité,
03:14en travail, en recettes fiscales, rien que sur cette semaine,
03:17que l'on a perdu en bétail, en perte de récolte
03:21qui va y avoir dans un certain nombre de secteurs agricoles,
03:23au global, 2 milliards d'euros, c'est un investissement.
03:25– C'était pas clair, jusqu'à présent, c'était un prêt à taux zéro,
03:27maintenant, vous l'avez changé, vous payez.
03:29– Pour les collectivités des établissements publics,
03:30EHPAD, hôpitaux, etc.
03:36– Ils ne se défaussent pas sur les collectivités.
03:37Par contre, il y a un prêt à taux zéro qui s'appelle 100% Rénov'
03:40qui avait été mis en place et développé pour les particuliers
03:43qui leur permettra à 0% d'intérêt de rénover thermiquement leur maison.
03:49– À 0% d'intérêt, mais il faut payer,
03:50parce qu'aujourd'hui, avec ma prime Rénov',
03:52vous pouvez être subventionné par l'État.
03:54– Oui, mais ça ne marche pas.
03:54– Ça, vous le supprimez ?
03:56– Non, mais oui, on le supprime.
03:56– Vous supprimez des chutes, vous supprimez des chutes.
03:59– Il n'y a plus d'argent magique.
04:00– Il y a 30 secondes, il y en avait pour les collectivités locales.
04:03– Non, mais pas pour des rénovations merdiques,
04:05parce que c'est comme ça que ça se passe depuis maintenant
04:07un trop grand nombre d'années.
04:08Il n'y a eu que 350 000 rénovations globales avec ma prime Rénov',
04:12parce que vous êtes souvent en dessous des seuils.
04:14– Vous supprimez les subventions supprimées pour prêter à taux zéro.
04:20– Oui, pour pouvoir atteindre les objectifs de Pisaniféri.
04:22Pisaniféri a rendu un rapport qui dit qu'il faut 150 milliards
04:25pour rénover thermiquement l'ensemble des bâtiments
04:29et des logements surtout, en l'occurrence.
04:31On n'a pas les moyens.
04:32– Il sera content de savoir qu'il est votre inspirateur.
04:34– Aujourd'hui, avec ces objectifs que nous souhaitons atteindre
04:38de Pisaniféri, en faisant des prêts à taux zéro,
04:40ça ne coûtera rien parce que les Français rembourseront.
04:43– Il faut qu'ils payent quand même.
04:44– Oui, il n'y a pas d'argent magique.
04:46Les Français comprennent que les caisses sont vides.
04:48Mais il y aura un remboursement qui sera de la moitié des économies d'énergie.
04:52Parce que quand vous rénovez votre bâtiment,
04:54quand vous mettez une pompe à chaleur dans votre domicile,
04:56vous allez faire des économies.
04:57Et ce qu'on dit aux Français, la moitié des économies dans votre poche,
05:00l'autre moitié pour rembourser ce prêt à taux zéro,
05:03qui va vous donner du confort, du progrès et une meilleure qualité de vie.
05:07– On l'a vu lors de la guerre en Iran,
05:10la hausse des prix a fait instantanément baisser la consommation.
05:14Donc on peut se dire que la baisse des prix
05:16augmentera la consommation d'essence.
05:18Est-ce que vous maintenez dans votre programme
05:19la baisse de la TVA sur l'énergie ?
05:22Je précise, il s'est passé de 20% à 5,5%,
05:25ce qui coûterait en gros 17 milliards par an à l'État.
05:28Est-ce que vous maintenez cette mesure
05:30alors qu'on sait qu'elle augmentera la consommation d'énergie fossile ?
05:34– Non, alors, quand on regarde ce qui s'est passé
05:36pendant la période de la crise en Iran,
05:38c'est souvent parce que les gens reportent.
05:40C'est-à-dire que moi, je le voyais sur mon territoire,
05:42c'est-à-dire qu'au lieu de faire son plein à 60 euros,
05:44on va faire 15, 20 euros.
05:46Donc en fait, c'est pas que les gens qui devaient aller travailler,
05:48qui devaient aller soigner,
05:49et qui devaient emmener les gamins à l'école,
05:51maintenant, vous trouvez une solution miracle
05:52qui n'est plus l'utilisation de la voiture.
05:54Donc oui, nous assumons de dire que les carburants,
05:57ce sont une énergie dont on a besoin,
06:00un bien de première nécessité dont on a besoin,
06:03et donc nous assumons de baisser la fiscalité
06:05en parallèle d'un plan d'électrification.
06:07– Vous assumez une solution
06:09dont on sait qu'elle va quand même augmenter
06:11la consommation de carburant,
06:12et donc aggraver le problème.
06:14– Je vous le dis, il n'y a personne en France
06:17qui se fait plaisir à utiliser du fiole,
06:20du gaz ou du carburant,
06:22parce qu'au-delà même d'une baisse de la TVA,
06:24ça coûte très cher,
06:25personne ne crame du carburant
06:26et fait tourner sa bagnole pour se faire plaisir.
06:28– Vous baissez la fiscalité sur le carbone ?
06:31– Nous assumons de baisser la fiscalité
06:33en parallèle d'un grand plan
06:35pour baisser les émissions de gaz à effet de serre.
06:37Pourquoi ?
06:38Il va falloir baisser les émissions de gaz à effet de serre,
06:40réindustrialiser notre pays.
06:41Ce qu'on oublie de dire à chaque fois,
06:4250% des gaz à effet de serre
06:44sont liés aux importations.
06:46Depuis 1995,
06:47la production de gaz à effet de serre
06:48a augmenté de 32%
06:50par rapport sur les importations.
06:52C'est bien le problème,
06:53c'est qu'on a délocalisé nos productions,
06:55alors qu'il faut au contraire
06:56produire local,
06:57consommer local
06:58et soutenir tout un écosystème local.
07:00C'est ça ce qu'il faut faire
07:01si on veut réduire les émissions de gaz à effet de serre,
07:03c'est pas en tapant au portefeuille
07:05des personnes qui,
07:06notamment en ruralité,
07:07ont besoin de leur véhicule.
07:08– Dans votre contre-budget en 2025,
07:10vous trouviez des économies,
07:11par exemple, suppression du fond vert.
07:12Vous maintenez ?
07:13– Oui, parce qu'aujourd'hui…
07:15– Suppression ?
07:15– Non, non, mais aujourd'hui,
07:17le fond vert, par exemple,
07:17il ne permet pas la climatisation.
07:20C'est-à-dire que certains nous ont dit
07:20« Vous êtes responsable,
07:22oh là là,
07:22vous avez proposé une baisse du fond vert »,
07:25il interdisait la climatisation.
07:27C'est-à-dire que les collectivités
07:28qui voulaient rénover les bâtiments
07:29et mettre une pompe à chaleur,
07:30mettre des climatisations,
07:31ne pouvaient le faire.
07:33– Donc, baisse de la TVA,
07:34vous assumez suppression du fond vert vert.
07:35– Mais parce qu'il y a d'autres,
07:36parce que vous prenez individuellement
07:38un certain nombre de mesures,
07:39mais derrière, il y a aussi des mesures
07:41qui viennent pour rénover les bâtiments,
07:43qui viennent aider les collectivités,
07:44qui viennent aider les particuliers.
07:46Je vous parlais de dispositifs 100% rénoves.
07:48Donc, c'est une vision globale,
07:49mais de forcer les collectivités, parfois,
07:52à répondre à un certain nombre de critères
07:53totalement disproportionnés,
07:55qui ne répondent pas réellement aux objectifs,
07:57ce n'est pas du tout notre vision
07:58pour réduire les gaz à effet de serre.
08:00– La baisse des subventions
08:00aux énergies renouvelables,
08:02est-ce que vous maintenez aussi ?
08:03– Énergies renouvelables, intermittentes.
08:05Nous, nous pensons qu'il y a
08:07une mixe…
08:08– Le soleil, il y en a moins l'hiver,
08:09le vent, il y en a moins l'été.
08:10– Non, non, non, mais la géothermie,
08:13l'hydroélectricité, ce sont des énergies
08:15qui ne sont pas intermittentes.
08:15– D'accord, mais donc l'éolien
08:15et le photovoltaïque, plus de subventions.
08:17– Non, mais oui, nous assumons,
08:19ça va faire près de 6 milliards d'économies.
08:21Aujourd'hui, de l'éolien fabriqué en Chine,
08:24du photovoltaïque fabriqué en Chine…
08:25– Vous favorisez la consommation de pétrole,
08:26mais vous découragez la consommation
08:29d'énergie décarbonée.
08:29– Non, mais derrière, on a un grand plan,
08:31qui est celui du nucléaire,
08:32qui est l'énergie la plus décarbonée.
08:33Parce qu'il faut arrêter de faire croire
08:35que l'éolien ou le photovoltaïque
08:37est une énergie décarbonée,
08:38dès lors que, oui, quand elle produit,
08:40elle est décarbonée,
08:40mais quand elle a été fabriquée
08:41à l'autre bout de la planète,
08:42dans des conditions sociales et environnementales
08:45totalement contraires à ce qu'il est bon
08:46de faire pour la planète,
08:47ce n'est pas une bonne énergie renouvelable.
08:49Il y a des bonnes énergies renouvelables,
08:50celles qui ne sont pas intermittentes,
08:52celles qui ne sont pas sur la chaîne globale
08:53de production créatrice de gaz à effet serre,
08:56et celles qui, comme le photovoltaïque et l'éolien,
09:00sont une aberration écologique.
09:02– Hier, le Sénat a voté la possibilité
09:05de réintroduire des pesticides interdits,
09:07comme l'acétamipride.
09:08Le texte va revenir à l'Assemblée nationale.
09:11Est-ce que vous êtes favorable
09:12à cette possibilité de réintroduire
09:15ces pesticides interdits ?
09:16– Alors, l'idée, c'est de réintroduire
09:18de manière encadrée des produits phytosanitaires
09:20qui sont autorisés dans toute l'Europe.
09:23C'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui…
09:24– Sur le délien d'août sanitaire, quand même.
09:25– Alors, aujourd'hui, il y a un certain nombre
09:28de données qui font qu'on considère
09:29qu'il n'y a pas de danger pour l'homme.
09:31C'est pour ça que tous les autres pays européens
09:33permettent l'utilisation de ces produits phytosanitaires.
09:36L'idée, c'est d'éviter une concurrence déloyale.
09:39Et surtout, parce que cette interdiction…
09:41– Oui, je suis pour.
09:41Et nous sommes pour, parce que, dans tous les cas,
09:43il y a une contradiction totale.
09:44C'est-à-dire que vous l'interdirez en France,
09:46mais tous les matins, en ce moment même,
09:48des Français mangent du Nutella
09:50qui sera, demain encore, traité avec des noisettes
09:52qui, eux, elles-mêmes, ont été traitées
09:55avec de l'acétamipride.
09:56Donc, il y a une folie.
09:56C'est-à-dire que ça tue nos agriculteurs,
09:58mais ça n'améliore pas la qualité sanitaire
10:01des Français et ce qu'ils peuvent manger
10:02chaque matin dans leur assiette.
10:03– Merci beaucoup, Thomas.
10:04– Merci à vous.
10:05– Merci à vous.
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