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  • il y a 3 jours
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:03Bonjour Mathilde Panot, au terme d'un insoutenable suspens, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature pour la présidentielle.
00:10Il a confirmé qu'il avait souhaité être remplacé, mais que c'était toujours lui le meilleur.
00:15Vous tous, ces lieutenants, vous n'avez pas été assez beaux ? Vous n'avez pas réussi à faire mieux
00:19que lui ?
00:20Je crois qu'on va essayer, nous allons faire mieux encore dans cette campagne présidentielle,
00:23mais je crois que nous sommes dans un contexte, dans ce pays, à la fois des conséquences économiques et sociales
00:30d'une guerre illégale menée par Trump et par Netanyahou, que tout le monde subit de manière extrêmement sévère,
00:37que nous sommes dans un moment où la guerre généralisée menace,
00:39et que donc la candidature de Jean-Luc Mélenchon est celle que nous avons choisie après une discussion assez longue
00:45en intergroupe.
00:47C'était le seul candidat, dit Emmanuel Bompard.
00:48Nous avons proposé à la fois à la coordination et en intergroupe s'il y avait d'autres candidatures.
00:53Il n'y en avait pas et nous avons décidé que Jean-Luc Mélenchon était le meilleur candidat
00:57parce que c'était celui qui était le mieux préparé à la fonction présidentielle.
01:01Et je vais vous dire, nous, nous avons une équipe, nous sommes prêts à gouverner.
01:05Voilà, d'ailleurs il a dit que l'équipe qui était auprès de lui serait le futur gouvernement.
01:09Vous, vous avez envie d'être ministre de quoi si jamais vous gagnez ?
01:12Eh bien, nous, nous voulons changer la vie.
01:15Avec nous, au moins c'est clair, nous avons à la fois une seule candidature,
01:19ce qui est rare quand vous regardez les autres partis politiques.
01:21Nous avons un programme de rupture et nous avons une équipe qui est prête à gouverner.
01:26Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à aller soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon
01:31sur Mélenchon2027.fr.
01:33Il y a déjà depuis hier 20h plus de 65 000 personnes qui l'ont fait,
01:37ce qui montre une dynamique assez extraordinaire.
01:39Est-ce qu'un homme de 74 ans, riche et blanc, enfin aisé et blanc,
01:44peut incarner la Nouvelle-France que vous défendez ?
01:46Mais bien sûr, puisque la Nouvelle-France, Jean-Luc Mélenchon l'a redit hier,
01:49c'est la France telle qu'elle est aujourd'hui et non telle qu'elle est dans les fantasmes de
01:54l'extrême droite.
01:55C'est la France qui assume tout son peuple.
01:57C'est la France qui regarde vers le futur et vers l'avenir.
01:59Et je vais vous dire, moi, quand je vois que nous avons essayé d'ores et déjà
02:03le plus jeune président de la République qui a détruit la France depuis 10 ans,
02:08eh bien, je crois qu'au contraire, avoir quelqu'un qui a de l'expérience,
02:12qui saura dire non à Trump, à Poutine et à beaucoup d'autres,
02:15qui tient parole lorsqu'il le fait, comme nous tenons parole,
02:18nous, à l'Assemblée nationale sur le programme sur lequel nous avons été élus,
02:22eh bien, je crois que c'est de nature à donner confiance au peuple de France
02:25qu'il y a un autre avenir possible et une vie meilleure possible.
02:29Qui saura dire non à Trump et à Poutine, vous l'avez dit,
02:32hier, il a essayé d'expliquer qu'avec lui, avec l'Espagne,
02:36peut-être avec l'Amérique latine, eh bien, il aurait empêché Donald Trump
02:40de déclarer cette guerre.
02:42Alors, vous n'arrêtez pas de dire, assez à juste titre,
02:45que Donald Trump n'écoute personne, à part ses intérêts et son égo,
02:48personne sauf Jean-Luc Mélenchon.
02:50Vous pouvez nous dire ce matin que Jean-Luc Mélenchon, président,
02:53aurait empêché la guerre ?
02:54Moi, je veux dire que si la France avait parlé d'une voix forte
02:59est claire pour dire non à la guerre illégale de Trump et de Netanyahou.
03:02Et je vais vous dire, M. Bernstein,
03:04le moment où commence la fin du droit international,
03:07pour commencer la loi du plus fort,
03:09c'est le moment où les puissances,
03:11ce qu'on appelle occidentales,
03:13ont laissé faire le premier génocide filmé en direct de l'humanité à Gaza.
03:18Parce que si on n'avait pas laissé faire à Gaza,
03:20alors il n'y aurait pas derrière eu un enchaînement au Proche-Orient
03:23avec ce qu'on voit de risque de déstabilisation de toute la région.
03:27– Donald Trump a déclaré la guerre en Iran à cause de Gaza ?
03:31C'est une suite de Gaza ?
03:32– Parce qu'on a laissé, oui, oui, je le dis,
03:35parce que nous avons laissé, pas nous, mais les puissances,
03:39ont laissé le droit international se faire enterrer à Gaza.
03:42Et je vais vous dire, nous n'avons pas la prétention de dire
03:44que nous aurions arrêté la guerre immédiatement,
03:46mais si, il y avait eu plusieurs puissances, dont la France,
03:50qui disaient non haut et fort à la guerre illégale de Trump et de Netanyahou,
03:54notamment en demandant des sanctions.
03:57– Je ne me souviens pas avoir entendu le Président de la République l'approuver.
03:59– Oui, d'accord, mais est-ce que le Président de la République
04:01a décidé d'un embargo sur les armes ?
04:02Est-ce que le Président de la République a demandé
04:04à ce que les négociations entre l'Iran et les États-Unis
04:06se fassent au sein de l'ONU ?
04:08Est-ce qu'ils ont décidé de la suspension de l'accord d'association entre eux ?
04:11– C'est Donald Trump qui vient de livrer massivement des armes à Israël ?
04:12– Entre l'Union européenne et Israël.
04:14– Oui, d'accord, quel est le premier partenaire commercial d'Israël ?
04:20– Oui, tout à fait, l'Union européenne.
04:21Il n'y a toujours pas de suspension de l'accord d'association,
04:23alors que un million de citoyens le demandent,
04:26alors que, là encore, nous avons un accord qui est normalement
04:30conditionné au respect des droits humains,
04:32et donc la France a normalement des leviers pour pouvoir agir.
04:35Eh bien, si nous étions au pouvoir, nous utiliserions ces leviers.
04:38– Mais vous l'avez dit vous-même,
04:39ce n'est pas sûr que ça empêcherait la guerre.
04:41– Oui, mais il y aurait une autre voie qui serait, je crois,
04:44entendue par beaucoup de peuples dans le monde.
04:46– Vous qui combattez justement cette domination américaine,
04:48est-ce que vous vous réjouissez du retrait
04:50de 5 000 militaires américains d'Allemagne ?
04:52– Moi, j'aimerais me réjouir surtout que nous refusions
04:56le chantage qu'est en train de faire Donald Trump.
04:58– Ce n'est pas ma question ?
04:59– Si, si, alors oui, moi je souhaite que nous sortions de l'OTAN,
05:03que nous soyons indépendants,
05:04et que la France puisse avoir une voie indépendante
05:06au service de la paix,
05:07qui ne dépendent pas des intérêts des États-Unis,
05:10dont nous voyons bien que ce ne sont pas les nôtres.
05:12Donc, je vais vous dire, Donald Trump est en train de faire
05:15un chantage à l'Europe qui est absolument insupportable
05:18et que nous devons refuser.
05:20– Les distributeurs sont reçus à Bercy à 10h30,
05:24les distributeurs de carburant.
05:25Qu'attendez-vous de cette réunion ?
05:26– Eh bien, moi j'attends depuis des semaines
05:28que ce gouvernement bloque les prix à 1,70 €
05:32et n'aille pas chercher l'argent tellement dans les distributeurs
05:35qui ne sont pas ceux qui font la marge actuellement,
05:38mais sur ceux qui sont en train d'être des profiteurs de guerre.
05:41Et je pense évidemment à Total,
05:43dont des collègues journalistes ont révélé
05:44qu'en un mois seulement,
05:46ils ont fait 1 milliard de surprofits.
05:48Et donc, il est insupportable de voir que certains s'engraissent
05:51pendant que d'autres sont en train de souffrir.
05:53Donc, nous voulons un blocage des prix immédiats
05:55et une taxe sur les profiteurs de crise.
05:57Et je ne suis pas étonnée que la Macronie ne le fasse pas.
06:00Il refuse de prendre cette mesure de bon sens.
06:03Je rappelle que c'est la seule qui ne coûte pas
06:05un seul euro d'argent public à l'État.
06:07Mais je ne suis pas étonnée non plus
06:08que le Rassemblement national propose une baisse
06:11de 1 centime sur le litre,
06:13puisque vous avez vu que Marine Le Pen dîne secrètement
06:15avec Patrick Pouyanné, le patron de Total.
06:16Total ne fait pas de bénéfice en France.
06:18Est-ce qu'il faut...
06:19Non, non.
06:20Ils cachent ce qu'ils font en France.
06:22Et encore une fois, ils font de la spéculation.
06:24Pour que tout le monde comprenne,
06:26l'essence qui est à la pompe
06:27n'est pas une essence qui date de pendant la guerre.
06:30C'est une essence qui date d'avant la guerre.
06:32Et donc, c'est par une pure spéculation
06:35que Total est en train de s'enrégir
06:37sur le dos des malheurs des peuples.
06:39Est-ce qu'il faut nationaliser Total ?
06:40S'il le faut, oui.
06:42Mais la première des mesures...
06:43Ça coûte 172 milliards d'euros, on les trouve.
06:45Non, alors non.
06:46Ça coûte moins cher que ça
06:47si vous prenez uniquement les raffineries
06:49et la logistique.
06:50Mais je vais vous dire,
06:51c'est rentabilisé assez vite.
06:52Vous savez que Total, par exemple,
06:53a versé 100 milliards à ses actionnaires
06:56en seulement 10 ans.
06:58Donc, ne vous inquiétez pas.
06:59S'il faut aller jusque-là, nous le ferons.
07:01Plusieurs dizaines de dernières questions,
07:03plusieurs dizaines de milliers de personnes
07:04ont participé à une free party dans le chair.
07:08Le ministre de l'Intérieur,
07:08elle était interdite.
07:09Est-ce que le ministre de l'Intérieur
07:11a eu raison de l'interdire
07:12ou est-ce que vous, au pouvoir,
07:13ces free parties seraient autorisés ?
07:15Vous avez une loi qui vient d'être discutée
07:17à l'Assemblée nationale.
07:18Nous nous trouvons complètement aberrants
07:20que la priorité politique des macronistes
07:21à l'heure où il y a tant de malheurs
07:23dans notre pays,
07:24c'est de mettre des DJs en prison.
07:26Et on voit bien la logique
07:27de la politique répressive.
07:29Les free parties existent
07:30depuis les années 1990
07:32qu'on laisse la jeunesse
07:34de ce pays tranquille
07:35et qu'on puisse organiser des choses.
07:37Ils avaient d'ailleurs,
07:38les organisateurs proposés
07:39à la préfecture
07:40de trouver un lieu en commun.
07:42Ils avaient demandé des autorisations.
07:43Ces autorisations sont à chaque fois refusées.
07:45Donc, on laisse la jeunesse tranquille
07:47de ce pays.
07:48Mathilde Panot,
07:49présidente du groupe LFI,
07:50invité des 4 V.
07:51qui ne veut pas
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