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  • il y a 1 semaine
À l’occasion des Cannes Lions 2026, The Media Leader vous propose une série quotidienne d’interviews express avec les décideurs qui font le marché, enregistrées chaque jour depuis MGallery - La French Connexion à Cannes. Pour ce quatrième épisode, Vincent Thobel reçoit 5 invités de référence :
Candice Mayer-Gillet, Managing Director de Westfield Rise
Antoine Ripoche, General Manager Southern Europe de Azerion
Adrien Boyer, SVP EMEA de Seedtag
Clément Bascoulergue, Country Manager de Integral Ad Science
Paul Ripart, Directeur Délégué Digital et Data de Prisma Media

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Transcription
00:06Pour cette semaine au Canlion, The Media Leader a posé ses valises au bord de la piscine du
00:10M Gallery pour recevoir tous les meilleurs invités de la semaine du festival. Aujourd'hui,
00:16je reçois Candice Meier-Gilet, General Manager chez Westfield Rise. Bonjour Candice, bienvenue.
00:21Bonjour. Et Enchanté Poche, General Manager d'Europe du Sud chez Azerion.
00:25Exactement. Bonjour. Bonjour, bienvenue. Alors, vous êtes ici aujourd'hui parce qu'on me dit qu'il y a une
00:31annonce à faire.
00:32Vous faites un partenariat ensemble, justement, dédié à Lojo. Alors, un mot peut-être de ce partenariat et sur quoi
00:40ça va conduire ?
00:43Effectivement, on est là pour annoncer la commercialisation de la bande sonore dans nos centres Unibail-Rodamco-Westfield.
00:53Donc, on est une plateforme européenne et américaine de 66 centres commerciaux, ce qui fait en France 17 centres qui
01:01vont être commercialisés par Azerion pour créer une nouvelle offre Shopper Audio, InMall, qui sera inédite sur le marché.
01:11Ok. Oui, c'est hyper intéressant parce que l'audio Shopper, donc la capacité à diffuser de l'audio digital
01:19dans les centres commerciaux, ça n'existe pas en Europe.
01:21Ça n'existe pas en France, donc c'est vraiment une première. Et c'est un beau partenariat, justement, et
01:28belles opportunités pour les marques pour adresser une cible nouvelle.
01:33Alors, pourquoi, j'ai envie de dire, pourquoi maintenant ? Pourquoi pas avant ? Pourquoi pas demain ? Est-ce
01:37qu'il y avait une opportunité vraiment de saisir ?
01:39Alors, j'ai l'impression que l'autre jour vient vraiment en force aujourd'hui. C'était maintenant ou jamais
01:45?
01:46Je pense qu'il y a déjà eu la rencontre aussi entre nos deux sociétés, qui a fait que c
01:51'est devenu un peu maintenant ou jamais.
01:53Nous, on a construit Westfield Raze il y a quatre ans maintenant, en 2026, pour vraiment faire émerger le centre
01:59commercial comme un média à part entière.
02:02Du coup, avec un écosystème 360 qui regroupe le DOH, l'expérientiel, le online et du coup, cette couche audio
02:10supplémentaire grâce à la rencontre avec Azerion.
02:16Moi, ce que je trouve hyper intéressant et ce que j'ai trouvé hyper motivant dans ce projet, c'est
02:22de regarder un groupe qui est aussi important et aussi costaud que Westfield Raze
02:27et qui se donne la capacité d'innover, prendre des risques et lancer un nouveau canal. Et ça, c'est
02:35hyper intéressant.
02:36Donc, quand on a vu l'opportunité, on s'est dit absolument qu'on y aille. C'est exactement les
02:41défis qu'on aime mener.
02:43C'est également la Coupe du Monde. On parle beaucoup de carrefours d'audience, notamment pendant ces événements sportifs.
02:49Les centres commerciaux, c'est également des carrefours d'audience. On brasse quand même pas mal de monde, en tout
02:54cas à la journée.
02:56Aujourd'hui, ça va se présenter comment cette solution pour les visiteurs ?
03:02Effectivement, nous, aujourd'hui, en France, c'est 285 millions de visites par an, donc d'audience qui, en plus,
03:10sont là de façon...
03:12Enfin, elles ont envie d'être là. C'est quand même une audience qui est hyper engagée, hyper proche de
03:16l'acte d'achat.
03:17Donc, on a vraiment une qualité de cette audience, je pense, qui est exactement ce que les marques recherchent, qui,
03:23en plus, passe du temps.
03:24Parce qu'on a un temps passé qui est quasiment de deux heures dans nos environnements.
03:27Et du coup, elles sont vraiment là pour découvrir des nouveautés, comprendre un peu ce que les marques sont capables
03:34d'apporter.
03:35Et surtout, d'écouter ce qui se passe dans le centre commercial.
03:38Donc, la manière dont ça va se mettre en place, nous, on a des bandes sonores, des bandes audio qui
03:43sont déjà existantes dans nos centres.
03:45Et donc, ils sont surtout le parcours client.
03:49Et donc, on va pouvoir y insérer des messages publicitaires pendant toute la journée.
03:58Finalement, c'est un peu l'expérience qu'on a aujourd'hui en radio.
04:01C'est-à-dire qu'on écoute de la musique et il y a des interruptions pour être capable de
04:04diffuser de la publicité.
04:06La publicité va pouvoir être nationale, c'est-à-dire dans l'intégralité des 17 centres.
04:12Elle va pouvoir être localisée, géolocalisée dans un centre en particulier.
04:16Et si on va un peu plus dans le détail, elle pourra être dans une partie du centre pour être
04:19capable d'adresser une typologie de population.
04:22Et tout ça, ça répond à des problématiques extrêmement concrètes des annonceurs et des agences en termes de ciblage.
04:29Un, le RIT, je t'en parlais, évidemment.
04:31Donc, plus de 280 millions de visites par an.
04:33On parle d'un milliard d'intentions d'achats par an.
04:36Donc, c'est colossal.
04:37Donc, on a le RIT qui est là.
04:38Le deuxième sujet, c'est l'intentionniste.
04:40Tout le monde en parle, mais l'intentionniste qui est physiquement dans un mall, il est là pour acheter.
04:46D'accord ?
04:47Donc, on ne supplie pas qu'il ait envie d'acheter.
04:48Il est là pour faire un acte d'achat.
04:50Et le troisième point qui est extrêmement important, c'est la typologie de l'audience.
04:55On a aujourd'hui deux générations qui sont les Gen Z et les Millenials qui sont surreprésentés, qui représentent quasiment
05:0150% des audiences dans les centres commerciaux.
05:04Et ce triptyque, ça représente les trois points qui sont les plus importants aujourd'hui pour les marques en termes
05:10de ciblage.
05:10Donc, ça répond à une problématique qui est extrêmement concrète.
05:14Juste pour compléter, en fait, il y a un peu à la différence du digital.
05:18Dans le centre commercial, il y a 70% de la décision d'achat qui est prise une fois sur
05:23site.
05:24Donc, on sait qu'on veut acheter une typologie de vêtements, par exemple.
05:27On ne sait pas dans quelle marque on va l'acheter.
05:29Donc, c'est hyper important justement de pouvoir parler à ce consommateur à ce moment-là, quand il est cette
05:34démarche de où est-ce que je vais faire l'achat.
05:36Donc, vraiment, le dernier Miles est dans le physique.
05:38Je pense qu'il y a un engagement encore plus fort qui se fait à ce moment-là.
05:42Et donc, effectivement, c'est pour ça que la solution rentre parfaitement dans cette idée.
05:47Alors, dernière question un peu de projection.
05:50Vous attendez quoi de ce partenariat ?
05:52Quels sont les objectifs derrière ?
05:54J'imagine qu'on n'aura peut-être pas de chiffres tout de suite.
05:57En tout cas, on pourra refaire le point peut-être l'année prochaine justement sur l'état des lieux de
06:03ce partenariat.
06:05Mais aujourd'hui, vous en attendez quoi ?
06:07Nous, de notre côté, on attend, comme le disait Antoine, on a toujours été précurseurs dans cette idée de mettre
06:14en avant le centre commercial comme un média à part entière.
06:18Donc, cette brique supplémentaire pour nous vient vraiment montrer la puissance du centre commercial comme un vrai média et pas
06:24comme une sous-catégorie d'un autre média.
06:26de lancer une offre qui va permettre d'être hyper innovante dans un environnement et dans un contexte d'achat
06:33très, très fort.
06:34Donc, on est très content de pouvoir lancer cette innovation ensemble.
06:39Moi, ce que j'en attends, c'est d'être capable de lancer ce nouveau canal en stand-alone, c
06:45'est-à-dire comme un produit publicitaire spécifique.
06:48Le deuxième sujet, c'est l'intégration de ce produit ou de ce canal dans une logique omni-canale, adresser
06:56le consommateur du DOH sur son mobile avec la mesure de l'impact que ça peut avoir en magasin.
07:02Et le troisième point qui est extrêmement important, c'est qu'on a cette logique de ciblage qui permet de
07:06faire des opérations de branding,
07:08mais aussi et surtout qui permet de faire des opérations avec une logique de drive to store.
07:13Une fois qu'on diffuse la publicité audio, on est capable, grâce à toute la solution et la data de
07:19Westfield Rise,
07:20de mesurer l'impact de ces activations médias dans les magasins de manière extrêmement concrète.
07:26Donc, concrètement, je fais de la publicité. Est-ce que j'ai un ROI qui est immédiat ou pas ?
07:31Une fois qu'on a répondu à cette question, je pense que toute l'équation est résolue.
07:35Et puis, en plus, on aura la climatisation. Ça donne vraiment envie aujourd'hui.
07:39Mais d'ailleurs, tu sais qu'il y a des pics de trafic dans les centres commerciaux et c'est
07:42évidemment le moment de préparer les plans et les activations pour le mois de septembre.
07:45Ce qui paraît que la canicule ne va pas partir.
07:48Vive l'été et puis c'est les soldes en ce moment. Donc, rendez-vous chez Westfield Rise.
07:53Merci d'être venu en tout cas et puis bon canne à vous.
07:56Merci. On était ravis d'être là. Merci d'avoir pris le temps. C'était top.
08:00Merci à vous.
08:08Pour les Canliens, The Media Header a posé ses valises au bord de la piscine du M Gallery pour recevoir
08:13toute cette semaine les acteurs du marché.
08:15Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Adrien Boyer qui est SVP e-mail chez CITAG.
08:20Bonjour Adrien, bienvenue.
08:21Bonjour, merci de me recevoir.
08:22Alors, CITAG est connu pour la neuro-contextualité de ses offres.
08:26Alors, j'ai envie de savoir neuro-contextuel, contextuel classique. Quelle est la différence ? Quelle est la définition de
08:31l'un et de l'autre ?
08:32Alors, le standard contextuel vise à comprendre, à analyser le contenu sur la base de mots-clés et d'analyse
08:36de catégories de pages.
08:38Le neuro-contextuel est l'évolution du standard contextuel.
08:41Ce que nous faisons, c'est que nous utilisons l'IA et les neurosciences pour permettre aux marques de connecter
08:46avec des utilisateurs au moment où ils sont le plus réceptifs.
08:49Et donc, dans notre cœur de technologie, nous avons l'ISE, qui est notre operating system neuro-contextuel,
08:54qui est composé de plus de 30 modèles d'IA qui peuvent être sémantiques, qui peuvent être visuels, NLP,
09:00connectés à plus de 30 000 éditeurs premium et qui processent chaque jour plus de 100 millions d'URL
09:05et permettent de décoder quel peut être ton intérêt, ton intention ou ton émotion lorsque tu consommes du contenu, qu
09:11'il soit texte ou vidéo.
09:14Et donc, ça nous permet de créer de la précision, de la grande échelle et de la performance pour les
09:20marques
09:21sans suivre les utilisateurs, sans reposer sur des données individuelles ou des mécanismes de tracking invasifs.
09:27Alors, on utilise beaucoup le taux de clic à l'époque, le CTR, qu'on oppose peut-être aujourd'hui
09:33maintenant au neuro-contextuel, à l'émotion.
09:36Ça, on y reviendra. Est-ce que le CTR, c'est terminé maintenant ?
09:40Non, je pense que le CTR existe toujours et c'est une métrique qui donne un signal d'un certain
09:45niveau.
09:46Mais par contre, un CTR n'est pas toute l'histoire.
09:49Ça ne te permet pas de savoir si quelqu'un a vraiment compris un message ou comment cette personne réagit.
09:55Donc, on pense que c'est un signal d'engagement plutôt faible et qu'il y a d'autres métriques
10:00qui doivent être valorisées
10:01pour comprendre si cette publicité a été efficace.
10:04C'est pour ça que nous, nous nous concentrons sur, par exemple, comment le cerveau réagit par rapport à un
10:10message de marque.
10:10Nous avons travaillé avec le professeur Moran Cerf, qui est un neuroscientifique de Columbia University,
10:16qui montrait, par exemple, que la publicité neuro-contextuelle suscitait 28% plus d'engagement neuronal positif par rapport à
10:24un message de marque
10:24que le standard contextuel.
10:26Ça nous paraît être des métriques de réaction du cerveau par rapport à un message publicitaire qui ont beaucoup de
10:30sens.
10:31Et puis, il y a toute la dimension de l'émotion aussi qui rentre en jeu.
10:35Peut-être un petit mot là-dessus, parce que c'est quand même assez important aujourd'hui,
10:39d'intégrer l'émotion dans le visionnage d'une publicité ou toute une campagne.
10:45Oui, absolument. Je pense que l'émotion est importante.
10:48Donc, comme je le disais, on arrive à décoder effectivement des signaux d'intérêt, d'intention et d'émotion.
10:53Et donc, on travaille avec des marques comme Coca-Cola, par exemple,
10:57qui cherchent à toucher les personnes lorsqu'ils sont dans un état d'esprit positif ou heureux.
11:01Donc, on fait beaucoup de travail sur du business thing pour montrer la valeur,
11:04effectivement, de cette activation qui inclut un layer d'émotion par rapport à du standard contextuel.
11:09Alors, si TAG est européen, aujourd'hui, on a Cannes qui est très américain.
11:14Tout le marché, en tout cas, pas tout le marché, mais le nombre d'acteurs du marché le sont également.
11:19Aujourd'hui, comment vous vous positionnez ? Est-ce que c'est une force d'être européen aujourd'hui,
11:24à l'heure où, du côté des États-Unis, c'est assez instable ?
11:28Oui, je pense que c'est une force. En tout cas, on le voit comme tel.
11:30On voit vraiment une grande résonance avec notre proposition de valeur.
11:33Certainement, les plateformes américaines dominent et elles continueront à dominer pendant un certain temps.
11:39Mais ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même une attente et un besoin d'alternatives
11:42avec des technologies propres européennes comme celles que nous portons.
11:47Nous voyons, par exemple, un grand problème quand même pour beaucoup de marques du fait de la perte de signaux,
11:53donc de suivi de ces utilisateurs.
11:56On voit quand même de grandes questions sur l'indépendance du journalisme et la monétisation des éditeurs.
12:01Nous travaillons avec plus de 30 000 éditeurs premium.
12:04Nous générons un trafic et des revenus très significatifs.
12:08Nous avons une offre qui, à la fois, permet, comme je le disais, d'offrir de la performance à grande
12:13échelle pour les marques.
12:14Nous sommes dans un modèle également, je dirais, win-win-win,
12:18puisque les marques peuvent placer de la publicité qui est pertinente et délivrer la performance.
12:23Les utilisateurs sont exposés à de la publicité qui est utile, qui est un ligné en phase avec leurs émotions.
12:29Et nous avons également un modèle virtueux pour les éditeurs qui gagnent de l'argent grâce à CITAC.
12:34Donc, on pense qu'il n'y a pas un seul modèle. Il doit y avoir une pluralité de modèles.
12:38Et nous avons clairement une raison d'exister. En tout cas, c'est ce que le marché nous renvoie.
12:42Bien sûr, c'est le fameux point d'équilibre.
12:44Alors, on voit, hormis cet équilibre, que le marché, comme on dit, il shift très vite.
12:52Je pense que si on refait le point l'année prochaine, il y aura beaucoup de changements.
12:56Et sûrement certains auxquels on ne s'attend pas aujourd'hui.
12:59Qu'est-ce qui va ? Un petit coup d'œil un peu loin, mais qu'est-ce qui peut
13:03arriver ?
13:03Et à quoi on peut s'attendre ?
13:04Alors, il y a des tendances qui sont assez évidentes.
13:06On parle beaucoup de Retail Media, on parle beaucoup de CTV.
13:09Le rachat de Vibe par Walmart est quand même un signe fort.
13:13Sujet de fierté pour la French Tech.
13:16On est vraiment aussi sur l'automatisation de tous les workflows dans la publicité.
13:21Donc, l'utilisation des exchanges, l'utilisation des agents.
13:26Chez CITAC, nous avons lancé NeuroX, qui est notre échange, qui permet de simplifier notre collaboration avec les agences et
13:32les marques.
13:33Vous pouvez désormais, grâce à NeuroX, acheter en Manage.io, en Curated Marketplace ou en Exchange, One Stop Shop, pour
13:40la planification et l'activation.
13:41On a également lancé Lease Agent, qui permet d'automatiser complètement le planning de campagne, la conception du média plan
13:50et qui fait le pont avec l'activation.
13:53Il y a des gains de productivité qui sont colossaux.
13:55Et pour le coup, ça, c'est vraiment quelque chose qui est en place aujourd'hui et qui est extrêmement
13:59porteur dans notre relation avec tous les acteurs de l'écosystème.
14:03Bon, on refait le point l'année prochaine pour voir si tout ça est vrai ou si tout ça s
14:07'est transformé.
14:07En tout cas, merci d'être venu.
14:09Merci Vincent, c'est un plaisir.
14:10Merci, toi aussi.
14:19Pour les Can Lions, The Media Leader a posé ses valises au bord de la piscine du M Gallery pour
14:23recevoir tout au long de cette semaine les acteurs du marché.
14:27Et aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Clément Bascoulaire, qui est DG France d'IAS.
14:31Bonjour Clément, bienvenue.
14:31Merci, bonjour, merci de l'invitation.
14:33Bonjour à tous.
14:34Alors, on parle en ce moment beaucoup, il n'y a pas qu'à Cannes, de DI Slope, d'IA
14:39Générative, de MFA.
14:42Aujourd'hui, c'est quand même un problème sur le marché.
14:47Est-ce que c'est un problème qui grossit de plus en plus ou alors on arrive quand même à
14:51équilibrer un peu les choses ?
14:52Peut-être un mot aussi sur ce que c'est peut-être ?
14:55C'est une très bonne question et c'est bien de commencer par là.
14:57Donc, effectivement, IA Générative, ça fait profusion de contenus.
15:02Effectivement, là-dessus, on est sur des chiffres, on annonce qu'il y aura quasiment plus de 90% des
15:06contenus en digital d'ici la fin de l'année qui seront produits par l'IA.
15:10Donc ça, c'est la base de départ.
15:11Et effectivement, au sein de ces contenus générés par l'IA, il y a des contenus qui sont bien, qui
15:15sont renforcés par l'IA.
15:16Voilà, il n'y a pas que des problèmes.
15:17Mais il y a ce phénomène de contenus générés par l'IA de très faible qualité qu'on voit tous
15:22se répandre au maximum sur le web.
15:26Et il y a un nom qui a été créé, c'est notre industrie qui est comme ça, on crée
15:29des noms qui s'appellent AI Slope.
15:30Donc AI Slope, c'est vraiment tous les contenus générés par l'IA de très faible, basse qualité.
15:34Donc ça peut être le pire étant la désinformation.
15:37On voit un contenu généré par l'IA avec un homme politique, une célébrité, on ne sait pas si c
15:42'est vrai ou faux.
15:43Ça peut être aussi des contenus de très basse qualité qui vont être vraiment, effectivement, pas très intéressants pour l
15:48'internaute et surtout très peu efficaces pour les annonceurs.
15:52Parce que du coup, être à côté de ça, ça ne crée aucun engagement, aucune valeur.
15:55Et ce que font les gens en général, c'est partir le plus vite possible et fuir les publicités.
15:59Donc c'est un vrai phénomène en explosion.
16:00Donc nous, on a lancé des solutions de mesure et pour éviter ce problème de l'IA Slope.
16:06Voilà, donc aujourd'hui, en fait, l'accélération des contenus générés par l'IA, super.
16:10On peut aller plus vite.
16:12On peut tous aller plus vite dans notre production, nos écritures, la création des choses.
16:15Mais il y a aussi beaucoup, beaucoup de contenus à très faible valeur et faible qualité qui sont là.
16:20Et on est là, nous, pour aider les annonceurs à maîtriser ça.
16:23Justement, les annonceurs, comment ils se retrouvent aujourd'hui avec tous ces KPIs de qualité ?
16:28La viewability, l'attention, tout se multiplie autant que l'IA générative, j'ai envie de dire, les contenus d
16:34'IA générative.
16:35Comment on s'y retrouve là-dedans quand on est annonceur ?
16:38Alors, je suis d'accord avec toi.
16:39C'est parfois compliqué de se dire, oh là là, j'ai 5, 6, 7 KPIs de qualité à mesurer.
16:44Donc nous, on fait un travail à deux niveaux.
16:47Déjà, on a des indicateurs qui agrègent tout ça.
16:49Donc on travaille, nous, souvent sur ce qu'on appelle les impressions de qualité, Quality Impressions,
16:52qui sont en fait un assemblage de tous ces indicateurs pour vraiment travailler sur ce qui compte le plus pour
16:59l'annonceur,
16:59c'est les impressions qui vont être parfaites, si je peux dire, qui répondent à toutes ces exigences de qualité.
17:04Donc nous, on travaille vraiment avec des indicateurs qui vont centraliser tout ça pour que ce soit plus facile à
17:08piloter.
17:08Je pilote directement ma qualité avec cet indicateur-là.
17:11Et puis après, il y a aussi un travail de pédagogie et d'accompagnement sur ces nouveaux enjeux,
17:15avec souvent un acronyme ou un terme technique, comme je viens de l'expliquer, qui est là.
17:18Mais pédagogie, après, c'est des nouveaux sujets.
17:21C'est aussi intéressant de les creuser avec un indicateur spécifique pour montrer qu'on est bien sharp et précis
17:26sur ce sujet-là.
17:27Et voilà, après, on a des indicateurs qui agrègent tout ça et qui permettent de maîtriser ça.
17:30Et nous, on travaille souvent avec les annonceurs sur ces impressions qualitatives,
17:34avec cet indicateur qui rassemble tout ça.
17:36Et on croit ça avec le CPM pour qu'ils puissent recalculer ce qu'on appelle un quality CPM.
17:42Quel est le prix auquel j'achète la qualité avec mes partenaires et comment j'optimise ça ?
17:47Et puis, il y a aussi la multiplication des plateformes.
17:50On parle de TikTok, TikTok Shop, TikTok Search, The Threads.
17:54En tout cas, il y a de nombreux inventaires qui arrivent sur le marché.
17:58Est-ce que ça ne dilue pas, au final, toute cette qualité de la mesure et votre travail, en tout
18:05cas, chez IAS ?
18:06Alors, très, très bonne question.
18:09En fait, nous, notre mission, c'est d'accompagner les annonceurs pour que leurs investissements soient protégés.
18:16Quand les plateformes TikTok ou Meta lancent des nouvelles plateformes,
18:20nous, notre but, c'est d'aller là-dessus pour les aider à avoir cette transparence et ce contrôle.
18:25Donc, aujourd'hui, Fred, ce n'est pas nous qui l'avons créé, c'est Meta.
18:28Mais on est ravis, effectivement, d'avoir annoncé cette année qu'on pouvait protéger les clients là-dessus.
18:32TikTok Search aussi, c'est une avancée majeure.
18:34On est aussi désormais présents sur cet inventaire-là qui est aussi très stratégique
18:37puisque c'est des plateformes qui évoluent vers le surf, le shopping.
18:41Et tu sais, finalement, ce n'est pas si compliqué que ça parce que très souvent,
18:44quand ils achètent sur Meta, sur TikTok, c'est des inventaires, des placements, c'est des cross-placements.
18:50Donc, au contraire, c'est presque mieux de pouvoir dire à un client,
18:52quand tu achètes sur Meta, on te protège partout en cross-placement
18:56et pas de se dire, ah bah, tiens, j'achète partout sur Meta,
18:59mais finalement, j'ai un ou deux inventaires qui n'est pas mesuré ou mesurable.
19:01Donc, aujourd'hui, on va là où vont nos annonceurs, là où vont les partenaires.
19:05Et encore une fois, comme les stratégies sont multi-placement,
19:07ce n'est pas si compliqué que ça à contrôler.
19:09Alors, à Cannes, on entend beaucoup qualité major, transparence, etc.
19:14Qu'est-ce qui se démarque aujourd'hui parmi tout ce discours dans lequel, parfois, on peut se noyer ?
19:20Ne te noie pas dans la piscine, ce n'est pas le but.
19:24Non, pour le coup, donc, si on prend, par exemple, le thème, un des gros thèmes de l'année sur
19:29Cannes,
19:29qui est l'agentique.
19:31Ok, super, agentique, on va aller plus vite.
19:34Les agents vont se parler entre eux, on va avoir des nouveaux protocoles qui vont être plus fluides, plus rapides,
19:37etc.
19:38Ok.
19:39Nous, le point qu'on entend le plus des clients, c'est j'ai besoin quand même là-dessus
19:43d'avoir du contrôle, d'avoir de la transparence.
19:46On ne peut pas faire confiance naturellement à tous les agents entre eux et se dire, ça va être parfait,
19:50etc.
19:50Aujourd'hui, nous, notre place, elle est encore plus centrale que jamais
19:53parce que dans un monde qui va aller plus vite avec des agents qui vont interopérer entre eux,
19:57il y a besoin de garde-fou, il y a besoin de contrôle
19:59et il y a besoin aussi de vérifier que ce qui est acheté, même si c'est par des agents,
20:02la qualité est là, la transparence est là.
20:05Donc, encore une fois, on ne se noie pas, on ne se perd pas.
20:08Nous, en fait, on reste un peu le fil conducteur pour les annonceurs
20:11qui est j'ai du contrôle et j'ai de la maîtrise sur mon investissement en digital.
20:15Alors, c'est, mais à part Cannes, c'est aussi la coupe du monde aujourd'hui.
20:20Beaucoup d'annonceurs ont envie de se greffer, notamment via peut-être le parcours non officiel.
20:25Est-ce que c'est une opportunité ou un risque pour un annonceur aujourd'hui,
20:29à cette coupe du monde ?
20:30C'est les deux, c'est les deux, forcément c'est les deux.
20:34Forcément, une super opportunité d'investissement.
20:37Cette année, il n'est pas facile à la coupe du monde avec des horaires un peu particulières,
20:40mais je ne sais pas qui a regardé la deuxième mi-temps de la France cette semaine,
20:43parce que c'était quand même très, très tard.
20:46Mais opportunité, c'est sûr et certain, beaucoup de monde s'y intéresse à ça.
20:49Après, il y a quand même des risques.
20:50Qu'est-ce qu'il y a comme risque ?
20:52Nous, on observe à chaque fois, quand il y a un événement sportif ou un événement planétaire,
20:57un pic de fraude.
20:58Pourquoi il y a un pic de fraude ?
20:59Parce qu'en fait, beaucoup d'argent va arriver.
21:02Beaucoup d'argent, ça intéresse forcément beaucoup de monde, et notamment les fraudeurs.
21:07Donc nous, typiquement, les fraudeurs, les hackers mettent souvent des systèmes de fraude
21:10assez sophistiqués en place au moment des événements pour capter une partie de cette manne.
21:13Est-ce qu'encore une fois, tellement d'argent, plus compliqué à contrôler quand il y a
21:17beaucoup, beaucoup d'investissements dans la société ?
21:18Donc ça, c'est le premier risque, le « ha-fraude ».
21:20Et le deuxième, c'est ce que j'évoquais tout à l'heure, c'est ces phénomènes des
21:24high-slops où du coup, tout le monde a envie d'être sur l'équipe ou sur M6 ou sur
21:29les partenaires officiels.
21:30Mais finalement, on arrive parfois aussi avec des ciblages sur des sites de sport qu'on
21:34ne connaît pas forcément et qui peuvent générer un piège.
21:38Moi, j'ai un exemple que j'utilise souvent qui est assez intéressant.
21:41Il y a un site qui s'appelle Goal, je ne sais pas si tu le connais.
21:44Historiquement, c'était un site avec des journalistes, très bien.
21:46Ils ont fait l'étape 2, c'était de passer avec des pigistes, des juniors, etc.
21:51Et l'étape 3, maintenant, c'est un site 100% piloté par l'IA.
21:54Et du coup, on est clairement sur ce phénomène des high-slops.
21:57Je ne recommande pas d'y aller parce que ce n'est pas vraiment un super site, mais
22:01encombrement maximum et des informations qui ne sont pas toutes vraies.
22:04On est là sur des algos qui vont créer des news pour générer du clic et attirer les
22:08gens, mais pas du tout de la qualité et de la véracité d'informations.
22:10On revient toujours à ce point de qualité.
22:12Et ça, ce site, si on cible du foot, sport, là, pendant la Coupe du Monde, on peut
22:15arriver dessus.
22:16Donc, encore une fois, on revient sur les high-slops, on revient sur la première
22:18question, mais besoin de contrôle encore plus pendant ces événements majeurs.
22:20Ok, c'est très clair.
22:21Merci beaucoup, Clément.
22:22Merci beaucoup.
22:23Merci à tous.
22:23Bon Cannes.
22:24Merci.
22:24Et bonne Coupe du Monde.
22:32Deux médias leaders, toujours au bord de la piscine du M. Galerie pour cette semaine
22:36au Cannes Lions.
22:37J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Paul Ripard, qui est directeur délégué data et
22:42digital chez Prisma Media Solutions.
22:43Bonjour, Paul.
22:44Bienvenue.
22:44Bonjour.
22:45Merci pour l'invitation.
22:46Et puis, ravi d'être avec vous.
22:47Et puis, en plus, au bord d'une piscine, c'est toujours assez sympa à Cannes.
22:49Alors, cette semaine, vous avez annoncé justement le lancement d'Adventic.
22:54C'est une solution agentique chez Prisma Media Solutions.
22:59Peut-être un mot pour défricher un peu le sujet et puis savoir de quoi on parle.
23:03Oui, bien sûr, parce que même les termes, on peut parler de seller agent, d'agentique,
23:08les termes sont hyper compliqués.
23:10La réalité, en vrai, elle est hyper simple.
23:11En fait, qu'est-ce que c'est ?
23:12C'est permettre à n'importe quelle personne, notamment une agence média, de pouvoir réaliser
23:17directement ses achats de façon extrêmement simple à travers un prompt.
23:21Donc, c'est-à-dire que jusque-là, comment ça marche du trading quand vous êtes en agence
23:25média ? Vous envoyez un brief, généralement par voie d'email, un commercial que vous avez
23:30en régie publicitaire.
23:32À l'intérieur de ce brief, vous avez différents éléments.
23:34Quel est le volume disponible ? Est-ce que vous avez des datas disponibles ? Quels
23:36sont les sites qui sont bien ? Et bien là, en gros, c'est l'IA qui va répondre
23:40directement à l'agence média.
23:41Donc, l'agence média, en deux clics, peut connaître les inventaires, connaître
23:44les disponibilités, faire tout le booking, acheter directement et ensuite faire
23:47l'ensemble du reporting.
23:48Donc, c'est vraiment un produit qu'on va très serviciel, notamment pour les clients
23:52en agences médias, à se dire, on va essayer de profiter de la puissance de ChatGPT et
23:56de sa simplicité pour aider du coup au trading média et avec un trading qui est non seulement
24:00plus productif, mais également plus efficace, vu que derrière, la personne qui va réfléchir
24:03et une des personnes qui va réfléchir et faire les propositions, c'est directement
24:06ChatGPT qui, franchement, il a plutôt un gros cerveau.
24:09Alors, c'est un gros levier pour la régie.
24:11Vous en attendez quoi au global ?
24:15Effectivement, donc, c'est un gros levier.
24:17Le premier élément, en tout cas, qu'on va avoir, c'est d'essayer de, on va dire,
24:21lancer l'habitude.
24:22Jusque là, on est dans un monde où une agence média et puis son annonceur peut activer
24:26et peut connaître, en tout cas, des inventaires par deux grands moyens.
24:30La première, c'est le moyen historique, c'est-à-dire on va appeler son partenaire régie publicitaire
24:34et on va signer avec elle, du coup, un ordre d'insertion, un bon de commande.
24:37Il y a un deuxième moyen qui s'est développé une quinzaine d'années, qui est celui
24:39du programmatique, passé par un outil de type DSP.
24:42Et là, on va essayer d'accompagner, vu qu'on est assez content d'être le premier
24:45à être dessus, la possibilité, du coup, d'acheter directement via ChatGPT, via Cloud.
24:51Et grosse nouveauté, quand je dis acheter directement, je ne dis pas acheter uniquement
24:55du digital, je dis acheter n'importe quel média.
24:57Je viens notamment, moi, d'une boîte, même si je travaille historiquement plutôt
24:59sur le digital.
25:00Je viens d'une boîte Prisma Media qui fait du print, qui est le leader dans la presse magazine.
25:04Et là, le but, notamment via le biais de l'IA, c'est de faciliter le workflow pour
25:09acheter directement également de la presse magazine.
25:10Donc, toujours, si je prends mon cas, à travers un simple prompt, je vais pouvoir
25:14évidemment acheter mes campagnes digitales, mais je vais pouvoir acheter mes campagnes
25:17print, je vais pouvoir acheter mes campagnes sociales et demain, je vais pouvoir acheter
25:20ma radio et ma télé.
25:21Donc, moi, mon premier objectif, notamment cette année, ça va être de développer cet
25:24usage qui est totalement nouveau, extrêmement différent.
25:27Donc, vraiment, c'est accompagner mes agences médias sur ce switch.
25:30Et puis, c'est vraiment plutôt, je pense, l'année prochaine qu'on va plutôt parler
25:33vraiment d'objectifs financiers, de nombre de campagnes.
25:35Mais là, vraiment, cet été, en tout cas, vous devriez voir chaque agence qui va
25:39commencer à avoir ses premiers use case sur lesquels on va communiquer, du coup,
25:41plutôt sur le mois de septembre.
25:42Alors, on voit se multiplier beaucoup d'agents aujourd'hui.
25:45Alors, est-ce que c'est vraiment un simplificateur ou c'est de rajouter une couche au final ?
25:49C'est ce qu'on voit notamment au sujet des DSP.
25:51Oui, c'est un très bon point.
25:54On est dans un monde, en tout cas, sur lequel je trouve dans l'achat programmatique,
25:59qui a deux difficultés.
26:00La première, c'est une complexification.
26:03Enfin, honnêtement, il faut vraiment être expert pour piger un truc au programmatique.
26:06Enfin, il y a une complexité qui est dingue.
26:08Donc, des outils partout, des nouveaux layers, des personnes qui arrivent.
26:10Le truc est devenu, mais incompréhensible.
26:12Alors, ça marche bien, mais assez incompréhensible.
26:14Donc, premier niveau de difficulté.
26:16Et en plus, comme il est assez incompréhensible, il y a des taxes qui sont énormes.
26:20Donc, quand un annonceur achète une campagne, en vrai, moi, chez moi,
26:22et ce qui fait des difficultés un peu pour l'ensemble des médias,
26:25le plus clair du temps, quand un annonceur met 100, si j'ai 40, je suis déjà heureux.
26:29Donc, c'est se dire, il y a une complexité qui est folle
26:32et une taxe d'intermédiation qui est juste énorme.
26:35L'idée est maintenant de se dire, si je veux créer des agents,
26:39si je veux mettre en place des solutions agentiques,
26:41ce n'est pas rajouter une couche encore.
26:42Ce n'est pas avoir un agent qui va appeler un DSP,
26:45qui va rappeler un autre SSP, qui va rappeler un curateur,
26:47qui va rappeler un mix de curateurs.
26:49Enfin, on ne s'en sort plus.
26:50Donc là, l'idée, notamment, l'idée de l'agentique,
26:52c'est qu'à travers ChatGPT, vous communiquez directement
26:55avec votre partenaire régi.
26:56Donc, c'est directement, vous avez accès directement à mes inventaires.
26:59Vous pouvez booker directement,
27:00essayer de travailler avec le moins d'intermédiations possibles.
27:03Je ne dis pas qu'on travaillera sans intermédiations.
27:05J'aimerais bien, très honnêtement,
27:07mais je ne dis pas qu'on n'y arrivera pas.
27:09En tout cas, c'est travailler le plus directement possible
27:11et le plus simplement possible.
27:12Alors, on parle beaucoup de LLM depuis tout à l'heure.
27:14Il y a aussi le GIO qui ressort et qui est le gros sujet,
27:18en tout cas, je pense, cette année.
27:20Comment tu l'abordes, toi ?
27:22C'est vrai.
27:23En tout cas, c'est vrai qu'on a pris, nous, le...
27:26On va dire, il y a...
27:27Alors, il y a trois pans.
27:28Peut-être qu'on pourra parler du troisième pan.
27:29Mais en tout cas, au niveau, moi, d'un média
27:33et après, de la partie régie publicitaire,
27:35en tout cas, sur les produits qui sont commercialisés,
27:36on en a deux.
27:37Donc, on a un produit qui va plus être un produit de média buying,
27:41vraiment d'achat.
27:42Comment est-ce que j'achète efficacement ?
27:44Comment j'achète simplement ?
27:45C'est l'agentique.
27:46Et à côté de ça, on a un deuxième produit,
27:48donc, qui est plutôt ici sur le GIO.
27:50Et donc, c'est face à l'essor des LLM,
27:52face à l'essor de tchat GPT,
27:53comment un média peut aider une marque
27:55à ressortir, du coup, dans l'arista de réponse ?
27:57Quand vous écrivez, quelle est la meilleure banque ?
27:59Je suis, par exemple, un jeune actif.
28:01Je veux acheter mon premier appartement.
28:03Quelle est la banque que tu me conseilles, du coup,
28:04pour faire mon prêt immobilier ?
28:05Si vous voulez ressortir en tant que marque,
28:08il y a une chose qui est à faire, extrêmement difficile.
28:11Et il y a une chose à faire qui est hyper importante,
28:13c'est que la personne qui va vous permettre
28:14de remonter dans l'arista de tchat GPT,
28:16qui est-ce que c'est ?
28:17C'est hyper simple.
28:18C'est un média.
28:19Et donc, vous allez devoir, du coup,
28:20travailler avec des médias.
28:21Et moi, c'est des solutions que je commercialise.
28:23On commence à avoir un peu de recul,
28:24même si on est, évidemment, au début de l'histoire.
28:27Mais bon, comme on a lancé,
28:28là, ça va quasiment faire neuf mois,
28:30on commence à avoir un peu de recul.
28:32Donc, c'est une trentaine de campagnes
28:33qui ont déjà été lancées.
28:35Des succès, honnêtement.
28:36Sur la trentaine de campagnes que j'ai,
28:38j'ai eu une campagne qui n'a pas fonctionné.
28:40Je m'en excuse d'ailleurs de suite pour la personne.
28:44Et voilà, trentaine de campagnes.
28:45Une, en tout cas, sur laquelle ça a été plus compliqué.
28:49Donc, voilà, quasiment une trentaine
28:51sur lesquelles ça a été, en tout cas, un fonctionnement.
28:53Et là, ce qui est plutôt pas mal,
28:55c'est qu'on passe d'un achat qui était one shot
28:57à maintenant des clients qui signent à l'année,
28:59qui comprennent que, du coup,
29:00c'est une course également de fond.
29:01Je veux rester toujours en top.
29:03En structure, là, c'est beaucoup plus pérenne aujourd'hui.
29:06Ça a vraiment infusé.
29:07En tout cas, on a compris que c'était vraiment important.
29:10Je parlais des éditeurs, justement.
29:11C'est ce qui nourrit aujourd'hui l'LLM.
29:12Sans les éditeurs et sans ces articles de confiance,
29:16l'LLM devient de plus en plus bête.
29:18Donc, finalement, c'est un peu ce serpent
29:19qui se prend la queue au final.
29:21En parlant de tous ces sujets,
29:23j'ai envie de savoir,
29:23est-ce qu'il y a à Cannes, là,
29:25tu as vu des choses intéressantes,
29:28des signaux faibles ou peut-être des choses
29:29que tu attendais peut-être,
29:30mais qui ne sont pas arrivées ?
29:32Je pense qu'il y a tellement de choses à dire,
29:35mais comme ça, je vais me focusser sur une
29:37qui sont, moi, en tout cas,
29:38les trois points sur lesquels,
29:39de façon assez perso, chez Prisma,
29:42je travaille avec l'IA.
29:43Donc, premier, on aura bien compris,
29:44à gentil qu'on lance notre solution.
29:46Le deuxième, le GIO, la solution est lancée.
29:48Là, on la pérennise,
29:50elle est industrielle et on continue.
29:52Et le troisième point,
29:54et je pense qu'il va occuper,
29:56j'espère, le prochain Cannes, beaucoup,
29:58qui va occuper, là, de toute façon,
29:59les discussions très fortement,
30:00notamment en France,
30:01c'est à quel point les médias
30:02vont commencer à signer et avancer,
30:04du coup, avec les principaux LLM.
30:06Le lancement des AI Overviews, par exemple.
30:08Voilà, à date, en France,
30:10quand on va sur Google
30:11et quand vous posez une question sur Google,
30:13quelle est la meilleure banque sur Google en France,
30:15vous avez encore des petits liens sponsorisés
30:17qui arrivent.
30:17Dans tous les autres pays, ce n'est pas le cas.
30:19Il y a de très fortes chances,
30:21vu les discussions qu'on a avec Google,
30:22qu'on passe également sur AI Overviews.
30:24Quand vous allez taper sur Google
30:25quelle est la meilleure banque,
30:26vous allez avoir un résultat de recherche
30:27qui est fait par l'IA.
30:29Donc ça, je pense que c'est des discussions
30:31qu'on verra également énormément à Cannes,
30:32avec effectivement l'arrivée
30:34de très fortement de nouveaux acteurs.
30:36Pour l'instant, Google met quand même
30:37très fortement en avant YouTube,
30:39les solutions de search également.
30:41Je pense que demain, il y a toutes les chances
30:42que ce soit Gemini,
30:43qui est le haut du panier,
30:45certainement voir un peu plus fortement
30:47OpenAI,
30:48qui va arriver de façon,
30:49qui commence à arriver effectivement fortement,
30:51mais qui devrait arriver
30:51de façon un peu plus forte.
30:52Qu'on a vu cette année d'ailleurs.
30:53Qui commence à arriver de façon forte.
30:55On sait qu'en tropique
30:56et peut-être aussi dans les coulisses,
30:58mais en tout cas,
30:58ils sont là,
30:59ils auront peut-être une plage
31:00l'année prochaine.
31:02Il y a des chances.
31:03En tout cas,
31:03tout ce que j'espère,
31:04c'est que les relations
31:05qu'on va pouvoir avoir
31:06avec ces grands acteurs
31:07se normalisent.
31:08Il ne faut pas oublier également
31:09qu'on le voit souvent
31:10d'un angle média
31:11comme une menace forte pour les médias.
31:14Une aire où du coup,
31:15on va directement chercher sa réponse
31:16dans un moteur LLM
31:17et les gens n'ont plus
31:18en tout cas à se voir pour les médias.
31:20Je vois une belle opportunité
31:21également pour les médias.
31:21Sans faire de langue de bois,
31:22il y a évidemment des problèmes de menace,
31:23mais je vois également
31:24une belle opportunité
31:26qui est double le plus
31:27pour les médias.
31:28La première du coup,
31:29c'est la rémunération.
31:30Si les LLM en tout cas
31:31utilisent nos contenus,
31:32il faut et ils doivent d'ailleurs
31:34nous rémunérer pour.
31:35Donc, il y a une rémunération
31:36qui doit être donnée
31:36tout comme on a pu travailler
31:37sur les droits voisins
31:38avec Google.
31:39Et le deuxième point
31:40qui risque d'arriver
31:42notamment avec l'IA
31:43et qui doit certainement arriver,
31:44c'est qu'avec l'arrivée
31:45des fake news,
31:46dès que vous voyez une nouvelle,
31:47même pour nous,
31:47on est très avertis.
31:48Je vois une vidéo,
31:49je suis incapable de dire
31:50si c'est une vidéo qui est vraie
31:51ou si c'est une vidéo qui est fausse.
31:52Ce qu'il doit avoir demain,
31:53c'est que les algorithmes
31:55doivent recommander
31:55les contenus de confiance,
31:57les contenus journalistiques
31:58qui doivent popper en haut
31:59et avoir effectivement
32:00des éléments forts.
32:02Premier réflexe en tout cas
32:03que j'ai et j'espère
32:04que demain,
32:05tous les citoyens auront cela,
32:06c'est quand je vois une information,
32:07je vais la vérifier
32:08sur un média de confiance.
32:09Et il y a quand même
32:09un endroit qui est vraiment
32:10le média de confiance
32:11et c'est ce que vous avez
32:11avec des journalistes.
32:12Et ça, c'est le principal avantage
32:14des éditeurs aujourd'hui.
32:16Merci Paul en tout cas
32:17d'être venu nous avoir éclairé
32:19justement sur tous ces sujets.
32:20Merci beaucoup.
32:21Bon canne.
32:21Merci, toi aussi.
32:23Merci.
32:25Merci.
32:26Merci.
32:27Merci.
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