- il y a 11 minutes
Avec Jean Sannier, avocat d'Innocence en danger
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:05Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Félix Mathieu.
00:10Bonjour Valérie.
00:10Aujourd'hui, évidemment, nous revenons sur l'affaire Liana, la mort de cette petite fille, l'assassinat de cette petite
00:17fille dans le Gers.
00:19Le ministre de la Justice réunit les procureurs, on va essayer de comprendre les dysfonctionnements qui ont pu intervenir.
00:26On va être dans un instant avec Jean Sagné, maître Sagné, avocat de l'association Innocence en danger pour évoquer
00:35les dysfonctionnements qui ne sont pas nouveaux.
00:37On voit tout le monde s'émouvoir.
00:39Néanmoins, l'association Innocence en danger alerte depuis des années, puis à 11h évidemment, avec vos appels, vos témoignages qui
00:46étaient déjà très nombreux vendredi
00:48et qui nous racontaient ces dysfonctionnements 0826 300 300 que vous évoque cette affaire.
00:54On sera avec vous et Gilles avec vous dans le Zapping des Pas de Côté.
00:59Le Pas de Côté, ça a fait beaucoup parler ce week-end, Bernadette qui était très chouette et la disparition
01:06de Bernadette Chirac.
01:07On verra si c'est une époque politique qui s'en va, parce qu'elle était évidemment engagée derrière son
01:12mari Jacques Chirac,
01:13mais c'était aussi une vraie politicienne, mais avec une certaine classe.
01:17On pourra en parler avec nos débatteurs et nos auditeurs au 0826 300 300.
01:21Qu'est-ce que c'est J-3 ? Je vous dis J-3 ? La Coupe du Monde !
01:26Vous n'êtes pas prêts ? Vous n'avez pas sorti les caouettes et les saucissons ?
01:31Les maillots.
01:31Et les maillots ? On parlera des maillots.
01:34Alors c'est un vrai business.
01:35D'ailleurs, il y a eu un reportage sur M6 juste incroyable sur le business des maillots.
01:42Et puis, je vous parlerai de quelque chose d'assez incroyable.
01:46Les Français ont deux fois plus d'or chez eux que la Banque de France.
01:50Ce sera tout à l'heure à 10h30.
01:53C'est quoi le problème ? On voudrait bien savoir.
01:55On voudrait bien avoir la réponse après le choc de la mort de la petite Liana dans le Gers.
02:01Je le disais, le ministre de la Justice réunit ce matin tous les procureurs généraux.
02:05Action, réaction.
02:06Est-ce que ça va changer quelque chose, cette petite phrase sur laquelle on pourra revenir ?
02:10Personne ne partira en vacances.
02:13A dit Gérald Darmanin, ça semble assez dérisoire par rapport à l'ampleur du problème.
02:17Oui, il les a convoqués à 8h30, les procureurs généraux des 36 cours d'appel du pays,
02:23pour leur demander une revue des affaires de violences sexuelles qui impliquent des enfants.
02:26Il y en aurait 70 000.
02:28Effectivement, il l'a dit Gérald Darmanin, on va prendre toutes les plaintes.
02:31Il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances tant que ce recensement n'aura pas
02:35été fait.
02:35Alors, après la marche blanche d'hier à Florence,
02:38des associations féministes et des associations de protection de l'enfance
02:41aussi en appel à se rassembler aujourd'hui devant les tribunaux.
02:44Le ministre de la Justice, d'ailleurs, a présenté les excuses de l'institution judiciaire à la famille de Liana.
02:50Alors, évidemment, des syndicats de magistrats parlent des parquets engorgés
02:55pour cause de juges et de grecifiés en nombre insuffisant.
02:59Néanmoins, la question des moyens est-elle la seule en cause ?
03:02Oui, justement, le président de la République a un peu évacué cette question des moyens
03:06en disant que dans cette affaire, Liana, c'était plus grave que ça,
03:08qu'on était au-delà de ça, qu'il y avait eu une négligence.
03:10On rappelle que le suspect, en tout cas, n'avait toujours pas été entendu
03:14au bout de plusieurs mois de procédure, depuis la plainte,
03:17malgré des éléments d'enquête accablants, des antécédents aussi,
03:20qui étaient quand même très inquiétants.
03:21Il y en avait déjà eu des plaintes.
03:23Restent les chiffres, quand même, qui disent le sous-effectif,
03:25selon la Conférence nationale des procureurs de France.
03:28Notre pays compte 3 procureurs pour 100 000 habitants,
03:31contre 12 en moyenne en Europe.
03:33Autrement dit, donc, la France compte, semble-t-il,
03:364 fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.
03:39Tout de même, et ça a des conséquences au quotidien,
03:42racontait Maître Pierre-Olivier Sur, avocat pénaliste,
03:45ancien bâtonnier de Paris.
03:46Il était l'invité de Jacques Cardos dans le Grand Matin Sud Radio.
03:49Regardez, qu'est-ce qui se passe pour nous, avocats,
03:50quand on dépose plainte.
03:52Bordeaux, qui est une juridiction que je connais bien,
03:54on dépose plainte pour une jeune fille qui a subi des atteintes.
03:58Eh bien, il ne se passe rien.
03:59On appelle le parquet, il ne vous prend pas au téléphone.
04:03On appelle les gendarmes, rien.
04:05On appelle le maire de la ville.
04:07Alors, lui, le maire, il fonctionne.
04:09Il appelle à droite, à gauche.
04:11Et enfin, vous arrivez à voir les gendarmes.
04:13Mais qu'est-ce qu'ils vous disent, les gendarmes ?
04:14Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
04:15Ah ben, maître, oui, mais vous savez,
04:17on a beaucoup d'affaires en ce moment.
04:18On le mettra sûrement en garde à vue dans quelques mois.
04:20Et entre-temps, il est toujours là, sur zone.
04:23Alors, lui, on appelle à développer Cassiopée.
04:26C'est le système intranet des parquets.
04:27À mieux communiquer entre gendarmerie, police et justice.
04:31Parce que dans ce dossier, Liana,
04:32le magazine Le Nouveau Détective affirme
04:34que le parquet aurait demandé par courrier aux gendarmes
04:37d'arrêter Jérôme Barrella en février.
04:39Une demande qui n'a pas été suivie des faits.
04:41On ne sait pas trop ce qu'est devenu ce courrier.
04:43Une inspection, en tout cas, justice,
04:45gendarmerie, éducation nationale,
04:46doit rendre ses conclusions sous 15 jours
04:48pour faire la lumière sur les défaillances dans cette affaire.
04:51Alors, on est en ligne avec Jean Sagné,
04:54avocat d'Innocence en danger.
04:57Bonjour Maître, merci d'être avec nous ce matin.
05:00Pour vous, ce que vous dites,
05:03c'est que l'affaire Liana révèle un fonctionnement
05:06ou un dysfonctionnement structurel de la justice.
05:09Ce n'est pas un fait isolé.
05:10Bonjour Maître.
05:12Oui, bonjour.
05:12Non, je ne vais même pas parler de dysfonctionnement.
05:15Je ne vais pas parler de dysfonctionnement
05:17parce qu'un dysfonctionnement, ça se corrige.
05:19Là, on est face à un système qui fonctionne
05:22comme il est prévu qu'il fonctionne,
05:24c'est-à-dire qu'il enraille absolument partout.
05:27Ce que dit Maître Sûr est absolument certain.
05:31Nous avons dans nos cabinets,
05:32et actuellement, actuellement, j'ai...
05:34Alors, à cette heure-ci, les enfants sont à l'école,
05:37je ne vais pas en parler.
05:38J'ai, dans un périscolaire,
05:43deux enfants, 8 ans,
05:46qui dénoncent les jeux scatophiles et urophiles
05:49de l'animateur.
05:52Les dénonciations sont très précises.
05:54Le comportement de l'animateur ne laisse pas un instant douter
05:58que cela ne puisse se qualifier que de viol.
06:01Eh bien, la plainte est déposée le 17 avril,
06:04l'individu est mis en garde à vue,
06:06et puis, à l'issue de sa garde à vue,
06:08aussi stupéfiant que cela puisse paraître,
06:11il est remis en liberté.
06:13On apprend que, peut-être que l'enquête va se poursuivre,
06:17probablement, deuxième quinzaine de juillet,
06:19parce qu'il n'y a pas de psychologue susceptible
06:21d'accueillir la parole de l'enfant
06:23avant la deuxième quinzaine de juillet.
06:25Il faut que l'affaire de la petite,
06:27il y en a, sorte,
06:29pour que la gendarmerie s'aperçoive
06:31que s'il y a la possibilité d'écouter cet enfant ce matin,
06:34on est donc le 8 juin.
06:35Voilà comment ça se fonctionne.
06:36Oui, et ces plaintes pour agression sexuelle
06:43sont de plus en plus nombreuses également.
06:45Donc, est-ce que c'est une question de moyens ?
06:47C'est ce que disait une magistrate en disant
06:51les dossiers s'accumulent et on n'a pas le temps de les traiter
06:54ou on ne peut pas,
06:55il y a toujours des priorités sur des priorités.
06:59Je reprends, vous dites,
07:01ce n'est pas un dysfonctionnement,
07:02c'est effectivement le système en lui-même
07:07qui disjoncte complètement.
07:09Qu'est-ce qu'il faut faire ?
07:11Alors oui, bien entendu qu'il y a une question de moyens,
07:14bien entendu qu'il n'y a pas assez de magistrats,
07:16bien entendu qu'il n'y a pas assez de temps,
07:19pas assez de personnel,
07:20pas assez de tout.
07:21Mais surtout,
07:22il n'y a pas assez de volonté.
07:24Parce que l'on voit dans ce dossier
07:26qu'on pouvait très bien,
07:27avec un simple appel téléphonique,
07:29à l'issue de la première affaire extrêmement grave,
07:33parce que cet individu, il va progresser,
07:35il progresse très tranquillement.
07:38Relation inappropriée avec un mineur de 17 ans,
07:41ça passe à l'as,
07:42bon, très bien, il n'y a pas d'infraction,
07:43donc on passe au stade supérieur,
07:45viol,
07:46pas de souci,
07:47on viol aggravé,
07:48viol répété,
07:49pas de souci,
07:50je ne passe rien,
07:50on passe au meurtre.
07:51Et ça, c'est une évolution qui a mis plusieurs années.
07:54Donc très clairement,
07:55c'est à l'issue de la première grave,
07:57très grave affaire,
07:58celle de la petite Rosa.
07:59Au lieu de répondre à la maman,
08:01arrêtez de venir nous emmerder.
08:03Sinon, c'est nous qu'on va criminaliser,
08:05c'est vous qu'on va criminaliser.
08:06Vous vous rendez compte de cette maman,
08:08qui a avec elle,
08:09cette petite fille,
08:10qui a été violée à plusieurs reprises,
08:13et qui se voit par des hommes en uniforme,
08:15se dire,
08:16madame, ne venez plus,
08:18parce que sinon,
08:19on va engager des procès à votre rencontre.
08:21Vous croyez que ça,
08:22c'est une question de moyens ?
08:23Non.
08:24Non, ce n'est pas une question de moyens.
08:26Enfin, c'est une question de moyens,
08:27peut-être parce que les policiers sont débordés,
08:30qu'ils ne sont pas formés,
08:32ils ne veulent pas être formés.
08:34Moi, j'ai une gamine
08:35qui dénonce l'inceste paternel,
08:38et comme c'est filmé,
08:39c'est filmé en salle Mélanie,
08:42les policiers tournent autour d'elle,
08:44elles dénoncent le viol de papa,
08:45et puis à un moment,
08:46ils vont fumer,
08:47ces trois gaillards
08:48qui rôdent autour de la gamine,
08:49et puis à un moment,
08:50il y en a un qui prend son poing,
08:52il tape du poing sur la table,
08:53et lui dit,
08:53tu veux arrêter de mentir maintenant ?
08:55Et l'enfant s'effondre.
08:57Elle se met à pleurer,
08:58elle s'effondre,
08:58elle tremble.
08:59Que fait la mère ?
09:00La mère va prendre l'enfant,
09:02et elle va fuir en Australie.
09:04Oui.
09:04Oui, oui,
09:05j'ai effectivement entendu
09:07un cas comme celui-là,
09:09d'une dénonciation,
09:10d'une agression sexuelle
09:12sur un enfant,
09:14et le policier
09:16qui enquêtait,
09:19niant la...
09:19Enfin, c'était un tout petit,
09:21donc n'a pas entendu l'enfant,
09:22n'a pas entendu la personne
09:23mis en cause,
09:25et a dit à la mère,
09:26non,
09:28ce n'est pas vraisemblable,
09:30ce n'est pas vraisemblable,
09:31on s'arrête là.
09:32Et il y avait quand même
09:34un certain nombre de choses
09:35qui indiquaient
09:36qu'il avait pu se passer quelque chose,
09:38donc c'est insupportable.
09:39On est dans un déni systématique.
09:43Déni systématique.
09:44L'inceste maternel est rare.
09:47J'ai un dossier
09:48dans lequel l'enfant
09:49dénonce l'inceste maternel.
09:53Il se passe ce qu'il se passe
09:54toujours dans les dossiers,
09:56c'est-à-dire que
09:56les magistrats ont la volonté
09:59de confier l'enfant
10:01qui dénonce l'inceste
10:02à l'incesteur.
10:02C'est malheureusement
10:03quelque chose que l'on observe.
10:05Donc le magistrat a dit
10:06à la petite fille
10:07« Eh bien écoute,
10:08on va te confier à maman. »
10:10Cet enfant est tellement bouleversé
10:11qu'en sortant de l'audience,
10:12elle n'a qu'une envie,
10:13c'est de se suicider.
10:14Elle cherche tous les moyens
10:15de se suicider.
10:16Son père la prend par la main,
10:17la mène à l'hôpital.
10:18À l'hôpital,
10:19on lui dit
10:20« On va la garder huit jours. »
10:22On est en mai,
10:23fête des mères.
10:24La mère vient à l'hôpital
10:25le jour de la fête des mères
10:26pour voir sa fille.
10:27Le pédopsychiatre lui
10:29interdit l'accès à sa fille.
10:31Eh bien,
10:31que se passait-il
10:34« Je vous interdis désormais
10:36de parler à votre fille. »
10:38Il n'aura plus le droit
10:39de parler à sa fille
10:40sauf en présence
10:41de deux personnes
10:42de l'aide sociale à l'enfance
10:43qui vont tout contrôler
10:44et qui vont pouvoir
10:45mettre un terme immédiat.
10:46Et lorsque le temps
10:47aura suffisamment passé,
10:48on va à nouveau
10:49confier l'enfant à la mère.
10:50Voilà où on en est.
10:51Donc on a un problème
10:52de formation.
10:53Formation des enquêteurs,
10:55formation des magistrats,
10:56formation de toute la chaîne.
10:58Moi, je ne peux qu'espérer
10:59que ce que dit Gérald Amanin
11:02qui a manifestement
11:03véritablement envie
11:04de procéder à des formes
11:06structurelles
11:07puisse ne pas se limiter
11:09à un des discours
11:10innocents,
11:11en danger,
11:13avec Omeras
11:13et lié à sa tête,
11:15lutte depuis maintenant
11:1640 ans.
11:17Et depuis 40 ans,
11:18nous entendons
11:18le même discours,
11:19nous entendons
11:20les politiques.
11:21À chaque fois
11:21qu'il y a une affaire importante,
11:23venir s'émouvoir,
11:24venir faire des déclarations.
11:26Et puis chaque déclaration,
11:27chaque événement,
11:28chaque seul autre.
11:29Et nous ne voyons rien.
11:30Alors, peut-être que cette fois-ci,
11:31on y place tous nos espoirs,
11:33on place tous nos espoirs
11:34d'abord dans cette manifestation
11:35qui aura lieu ce soir
11:36devant tous les tribunaux,
11:37manifestation des citoyens.
11:39Citoyens,
11:40ce n'est pas des gens syndiqués
11:41ni des gens engagés.
11:42Ce sont les citoyens
11:43qui veulent dire
11:44nous ne pouvons plus croire
11:45dans une justice
11:46qui n'est plus capable
11:47de protéger les plus faibles.
11:49Une justice
11:49qui ne peut pas protéger
11:51les enfants
11:51n'a plus aucune raison d'être.
11:53Alors, on va y revenir
11:54avec vous,
11:55Maître Jean Sagné,
11:56avocat d'Innocence
11:57en danger.
11:58Formidable association
11:59qui fait,
12:00vous l'avez dit,
12:00un boulot considérable
12:02avec Homera Selyer
12:04qui se bat depuis 1999.
12:08Fondation de cette association
12:10et inlassable lanceuse d'alerte.
12:14On se retrouve dans un instant.
12:15On aura Olivier en ligne
12:16avec nous.
12:16A tout de suite.
12:1710h midi,
12:19Sud Radio.
12:20Le 10h midi,
12:21mettez-vous d'accord,
12:22Valérie Expert.
12:24On est ensemble avec vous
12:25sur Sud Radio
12:26dans ce 10h midi
12:27pour évoquer en grande partie
12:29dans cette émission
12:30le choc après la mort,
12:32l'assassinat de la petite Liana
12:34dans le Gers.
12:35Le ministre de la Justice
12:36réunit ce matin
12:37tous les procureurs généraux.
12:39On est en ligne
12:39avec Jean Sagné,
12:40avocat d'Innocence en danger.
12:42On a Olivier,
12:44un auditeur,
12:44qui voulait réagir.
12:45Bonjour Olivier.
12:46Bonjour à tous.
12:47Bonjour.
12:48Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
12:53D'abord,
12:54le fait qu'il y ait
12:56un écœurement global
12:58qui dépasse,
12:59pour moi en tout cas,
13:00qui dépasse le cadre
13:01de ce qui se passe en ce moment,
13:03à savoir,
13:05je vais faire un raccourci
13:06qui paraît bizarre,
13:06mais réchauffement climatique,
13:08pollution de la planète,
13:09tout ça pour que l'humanité
13:10produise ça,
13:12je suis effondré.
13:14Qu'on détruise la planète
13:16et que nous,
13:17entre nous,
13:18on n'arrive pas
13:19à faire mieux que ça,
13:21franchement,
13:22je suis atterré.
13:23Après,
13:23plus précisément
13:24sur ce qu'on vient d'entendre là,
13:26moi,
13:26j'aimerais
13:28que la justice
13:29fasse une différenciation
13:31entre des agresseurs opportunistes,
13:33entre des criminels opportunistes,
13:36où vous avez
13:37une rancune envers quelqu'un,
13:39vous avez un conflit
13:39de voisinage,
13:40quelque chose
13:41qui est ponctuel.
13:42Vous avez devant vous
13:43un type qui a
13:43200 millions d'euros
13:44dans sa poche,
13:45d'un seul coup,
13:46vous le tuez,
13:47vous prenez son argent,
13:48c'est opportuniste.
13:49Et puis,
13:50des agressions
13:51de nature.
13:53Prenez un pédophile,
13:56c'est une personne
13:56qui ne changera pas,
13:57c'est sa nature.
13:59Quand vous avez quelqu'un
14:00qui se met à suivre,
14:01moi,
14:01j'ai le cas
14:01dans mon entourage,
14:03une jeune femme
14:04qui a eu la malheur
14:05de tomber amoureuse
14:06d'un pervers narcissique,
14:08évidemment,
14:09elle en avait le profil
14:10parce que ces choses-là
14:11sont prédictibles.
14:12La personne qui est sur le plateau
14:14a l'air très bien renseignée,
14:15elle vous expliquerait ça
14:15mieux que moi.
14:16Donc,
14:16elle tombe amoureuse
14:17d'un pervers narcissique,
14:18elle finit
14:18qu'elle s'en débarrassait.
14:20Le type la suit
14:21jour et demi
14:22depuis un an.
14:23Il lui a dit
14:24si tu portes plainte,
14:25je vais en prison,
14:25je te tue.
14:27Et pour toutes les raisons
14:28qui viennent désexposer
14:29sur le bateau,
14:30elle ne porte pas plainte
14:31et elle vit la peur
14:31au ventre.
14:32Elle rentre chez elle
14:32à 3h du mat,
14:33le mec est sur le parking
14:34dans sa voiture.
14:35Donc,
14:36je voudrais bien
14:37que mon code,
14:38le code pénal,
14:40fasse la différence
14:41entre je suis un agresseur
14:43parce que c'est
14:43ma nature profonde
14:44et elle ne changera pas.
14:45Mettez ces mecs-là
14:45en prison 10 ans,
14:47le premier jour
14:48où ils sortent,
14:48les pulsions sont toujours là.
14:50Et les opportunistes
14:52du type,
14:52j'ai tué mon ventre
14:53parce qu'il me fait chier,
14:54un jour j'étais énervé,
14:55c'est un crime,
14:57mais je ne retombe pas sur lui,
14:59je n'aurai pas de raison
15:00de recommencer.
15:01Et il faudrait,
15:01si on arrive
15:02à déterminer
15:03que la nature
15:04de certaines pré-agressions
15:06ou comportements
15:07sont de type,
15:09on va appeler ça
15:09une déviance
15:10parce que c'en est une,
15:12on pourrait peut-être
15:13intervenir avant.
15:14Un type qui va chercher
15:15des enfants
15:16à la sortie de l'école
15:17ou qui passe son temps
15:18dans la sortie des écoles
15:19où il n'a pas d'enfants
15:19dedans,
15:20on peut le mettre
15:21directement en jeu.
15:22Alors,
15:22sous diverses raisons,
15:23sur diverses façons,
15:24on n'est pas obligé
15:25de le mettre en prison
15:27ou quoi que ce soit,
15:27mais il faudrait
15:28que ce type
15:29ne soit plus jamais lâché
15:29parce que lui,
15:31de toute sa vie,
15:32il ne s'arrêtera jamais.
15:33C'est sa nature.
15:35Oui,
15:35ça c'est la question.
15:38si on arrive
15:39à intégrer ça
15:39dans le code.
15:40Après,
15:41juste pour terminer,
15:42un autre raccourci,
15:42merci de me laisser
15:43encore un peu de temps,
15:44c'est très gentil.
15:47La justice n'a pas
15:48assez de moyens,
15:48on est d'accord.
15:49Même si on avait
15:50les moyens,
15:50on n'a pas assez de prison.
15:51Ça fait aussi partie
15:52des moyens.
15:53Oui, bien sûr.
15:54Je vais dire un truc
15:54qui n'est pas politiquement
15:55correct,
15:56mais là,
15:56coup de chance,
15:58hasard heureux,
15:59l'agresseur est blanc
16:00et probablement
16:01avec une carte d'identité
16:02française.
16:02Ce que je vais dire
16:03est vraiment quelque chose
16:04de généraliste
16:04et d'universel.
16:05On est un pays pauvre.
16:08On sait que
16:09certaines personnes
16:10qui viennent de l'extérieur
16:11nous coûtent de l'argent
16:13par leur propre nature.
16:15Non, mais écoutez-moi bien.
16:16Un mineur isolé,
16:17c'est 50 000 euros par an.
16:18C'est la cour des comptes
16:19qu'il dit.
16:19Je ne dis pas
16:20qu'il a fait quelque chose.
16:21Et il n'envoie pas
16:21le premier euro.
16:22Si on arrêtait
16:23de faire rentrer
16:24des gens qui coûtent
16:24de l'argent,
16:25même si c'est un Américain
16:27ou quoi que ce soit,
16:27je veux dire encore,
16:28l'agresseur,
16:28il est blanc.
16:29Oui, mais Olivier,
16:32alors là,
16:33Maître Sagné
16:33va peut-être nous confirmer
16:36l'essentiel
16:37des violences sexuelles
16:38sont des violences
16:40intrafamiliales,
16:41des violences commises
16:42par des proches
16:43avant de partir
16:44sur ce sujet-là
16:45qui en est un
16:46effectivement
16:47aussi sur des agressions.
16:49Maître Sagné,
16:49je pense que
16:50vous ne me contredirez pas.
16:53À 83%,
16:54les agressions sexuelles
16:57sont intrafamiliales.
16:59Tout à fait.
16:59Mais je voudrais dire
17:00à cet auditeur
17:01une chose qui est
17:02extrêmement importante
17:02pour moi.
17:04ne qualifions
17:05de pédocriminel
17:07que le pédophile
17:09qui a transgressé,
17:10qui a passé
17:10la ligne jaune.
17:11Il faut véritablement
17:12faire attention
17:13au langage.
17:14Le pédophile,
17:15c'est quelqu'un
17:16qui a une paraphilie
17:17et si on stigmatise
17:19les pédophiles,
17:20ils ne pourront pas
17:21se soigner.
17:21Il est important
17:22que le pédophile
17:24sache qu'il a la capacité
17:25de ne pas passer à l'acte.
17:26Il y en a beaucoup.
17:27Vous savez,
17:27il y a une étude
17:28australienne qui est sortie.
17:29Vraiment,
17:29ça se soigne,
17:30maître ?
17:30Non,
17:31non,
17:31ça ne se soigne pas.
17:32Mais on peut
17:32ne pas passer à l'acte.
17:33On peut ne pas passer à l'acte.
17:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
17:36on a des traitements.
17:37Il y a des traitements
17:38pour lesquels
17:38il faut être volontaire.
17:39Mais certains le sont,
17:41certains pédophiles le sont.
17:42Il faut vraiment
17:43que l'on puisse
17:44faire passer le message
17:46aux pédophiles
17:46d'aller voir
17:48un psychiatre
17:50pour pouvoir
17:50ne pas passer à l'acte.
17:52C'est extrêmement important
17:53de tenir compte
17:54de ce discours.
17:55Vous savez,
17:55il y a une étude australienne
17:56qui est sortie il y a à peu près deux mois
17:57et qui dit que
17:59un homme sur dix
18:01a eu envie
18:03sexuellement
18:03d'un enfant.
18:05Un homme sur dix.
18:07Alors,
18:09remettons les choses en place.
18:11Peut-être l'avez-vous eu
18:12vous aussi,
18:13moi aussi.
18:13Nous avons tous eu
18:14des envies de meurtre.
18:15Mais on n'est jamais passé à l'acte.
18:17Donc,
18:17il faut aussi
18:18voir les choses
18:19qui sont en face.
18:20Mais il faut aussi
18:21prendre en considération
18:22cette paraphilie,
18:24cette anomalie
18:25qui fait que
18:26l'essentiel,
18:27c'est surtout
18:27que les enfants
18:29soient préservés
18:30et que les passages
18:31à l'acte soient évités.
18:32Donc,
18:32utilisons les bons mots
18:33pédophiles et pédocriminales.
18:35Dites-moi,
18:35est-ce qu'il faudrait
18:36un parquet national
18:37dédié aux violences sexuelles ?
18:39C'est une de vos consoeurs
18:39ce matin
18:40dans Libération
18:41qui signe une tribune
18:42qui dit
18:43qu'on a des tribunaux
18:45pour répondre
18:45au narcotrafic,
18:46au terrorisme.
18:47Les violences sexuelles
18:49justifient
18:49un même niveau
18:51de compétences
18:51d'action
18:51et de coordination.
18:53C'est maître
18:54Rachel Flore Pardot
18:55qui dit cela.
18:55Qu'en pensez-vous ?
18:57Je pense que
18:58toutes les idées
18:58sont à explorer.
19:00Celle-ci est peut-être nouvelle.
19:01En tout cas,
19:02ce que nous voyons en France,
19:03nous le copions
19:04depuis le Canada.
19:05Le Canada nous a apporté
19:07le protocole
19:08d'interrogation
19:09des enfants.
19:10Nous avons déjà
19:10la salle Mélanie.
19:12Nous avons
19:12dans les hôpitaux
19:13les UAPET,
19:14c'est-à-dire la possibilité
19:15d'avoir plusieurs professionnels
19:16sur un même plateau.
19:17Nous avons l'Espagne
19:18à côté de nous
19:19qui a su réagir.
19:20Et puis nous avons surtout
19:22toutes les réponses
19:23de ce qu'il faut faire
19:25dans le travail
19:27qui a été colossal
19:28et fait par la Commission
19:30sur l'inceste
19:30et les violences sexuelles.
19:3282 préconisations
19:33qui attendent
19:34depuis maintenant,
19:35on ne va pas compter
19:36plusieurs années,
19:36que le gouvernement
19:37dagne enfin
19:38s'en occuper.
19:40Nous avons tout.
19:41Les réponses,
19:41nous les connaissons.
19:42Il suffirait
19:42de les mettre
19:43en application.
19:44Oui, mais est-ce qu'il y a
19:45la volonté politique ?
19:46Est-ce qu'encore une fois,
19:47c'est également
19:50la une délibération
19:51qui reprend les mots
19:52du maire de Florence
19:54qui dit
19:54plus jamais ça
19:56et pourtant
19:56plus jamais ça,
19:58ça recommence.
19:59C'est extraordinaire.
20:00Il y a de l'émotion,
20:02tout le monde s'indigne,
20:03il y a des marches blanches
20:04et puis ça continue.
20:07C'est extraordinaire.
20:08Ce monsieur Bobateau
20:09qui est maire
20:11d'une petite commune,
20:12il ne me voudra pas
20:13de qualifier
20:13cette commune de petite,
20:15ce maire,
20:16c'est tout.
20:17Il dit tout.
20:18Ce que le ministre
20:20de la Justice
20:20n'a pas compris,
20:21lui, il l'a compris.
20:22C'est extraordinaire.
20:23Faut-il aller
20:24dans une petite ville
20:25à côté d'Oche
20:26pour comprendre
20:27ce qui se passe en France ?
20:28Voilà.
20:29Oui, et donc vous,
20:31Innocence en danger,
20:32vous êtes constitué
20:32parti civil
20:34dans l'affaire Liana.
20:37Que va-t-il ?
20:38Que peut-il se passer ?
20:39Quelles peuvent être
20:39les conséquences
20:40de cette affaire ?
20:42Parce qu'il n'y a qu'à
20:43Faucon,
20:43réunis les procureurs,
20:44ils ne partiront pas
20:45en vacances,
20:46il faut éponger
20:4770 000,
20:4877 000 plaintes,
20:50etc.
20:53On sent
20:54qu'il y a
20:54une sorte d'affolement,
20:56mais est-ce que
20:57structurellement,
20:58demain,
20:58si je vais porter plainte
20:59pour une agression sexuelle
21:01sur un mineur,
21:02ça va changer
21:03quelque chose ?
21:05Les discours
21:06nous épuisent,
21:08mais à chaque
21:09nouvelle intervention,
21:11nous avons,
21:11nous,
21:12l'espoir
21:12que ce sera
21:13la bonne,
21:14les discours ne suffisent pas,
21:16il faut derrière
21:16des actes,
21:17nous attendons de voir
21:18ce qu'il va se passer,
21:19forcément qu'on espère,
21:21forcément qu'on pense
21:21que M. Darmanin,
21:22qui est cash,
21:23qui va franco,
21:24même s'il dit des choses
21:25qui paraissent
21:26totalement inapplicables,
21:2870 000 dossiers
21:30vont être traités
21:30en l'espace de quelques semaines,
21:32sans moyens supplémentaires,
21:34sans hommes supplémentaires,
21:35et sans considérer
21:36qu'il y a aussi
21:37toutes ces affaires
21:38qui ont été classées
21:39sans suite,
21:39et qui ont fait l'objet
21:40d'un débat parlementaire
21:41puisqu'un député
21:42a interpellé le gouvernement
21:43en disant
21:44mais qu'est-ce que c'est
21:45ce classement 21
21:46qui permet de précisément
21:48libérer du temps
21:49au magistrat ?
21:49Donc il y a
21:50toutes ces procédures
21:51qui ont été classées
21:52sans suite
21:52et dans ce dossier
21:53de cette petite enfant,
21:54nous avons déjà
21:55des procédures de la sorte.
21:57Mais nous,
21:58Innocence en danger,
21:59nous allons nous constituer
22:00à chaque fois que c'est possible,
22:01à chaque fois qu'un enfant
22:03est victime,
22:04nous allons être présents
22:05et nous allons surveiller cela
22:06et nous allons rendre compte
22:07à la presse,
22:08nous allons rendre compte
22:09au ministère,
22:09nous allons rendre compte
22:10à chacune des familles
22:11qui nous saisit
22:12parce que c'est devenu
22:14totalement insupportable.
22:16Mais c'est insupportable
22:18depuis tant d'années
22:18que parfois il faut
22:20vraiment s'accrocher
22:21pour tenter de croire
22:22que ça va changer un jour.
22:23On continuera à s'accrocher,
22:25on continuera à croire
22:26que ça va changer
22:27mais il faut beaucoup
22:29d'abnégation.
22:30Mais on tape beaucoup
22:32sur les juges
22:33mais la police,
22:35la gendarmerie
22:36est aussi en cause.
22:37j'ai interrogé hier
22:38une procureure
22:39qui me disait
22:40sur 500 plaintes
22:44le parquet
22:45n'est saisi
22:45que de 50.
22:47Vous le voyez ?
22:48C'est vertigineux.
22:51Vous le voyez
22:52dans le dossier,
22:53c'est le parcours
22:54du combattant
22:55que d'aller
22:55dans un commissariat
22:56ou dans une brigade
22:57territoriale
22:58de gendarmerie
22:59pour déposer plainte
23:00vous êtes abîmé,
23:01vous êtes remis en cause.
23:02Arnaud Gallet,
23:02l'activiste,
23:03disait
23:03qu'on lui a demandé
23:06si pendant qu'il se faisait
23:08violer,
23:08il avait une érection.
23:09Oui,
23:10c'est terrifiant.
23:13Est-ce que les peines
23:14servent à quelque chose ?
23:15Est-ce que les condamnations
23:16servent à quelque chose ?
23:17On dit au manque de prison,
23:19qu'est-ce qu'il faut
23:20comme peine ?
23:21On voit ressurgir
23:22évidemment les idées
23:23de castration chimique,
23:25de peine de mort,
23:25que sais-je encore.
23:27Est-ce que des peines
23:29plus sérieuses
23:30changeraient quelque chose
23:31à votre sens ?
23:32Il faut répondre
23:33à la demande
23:34du public.
23:36Je vais vous reparler
23:37de cet enfant
23:38qui communique
23:40à l'âge de 12 ans
23:41avec des adultes
23:42sur son téléphone portable
23:43et qui s'échange
23:44des nudes.
23:45Les hommes lui envoient
23:46des photos d'érection
23:47et elle,
23:48elle envoie des photos
23:48de son entrejambe.
23:49Mais papa s'en aperçoit.
23:51Il l'emmène
23:51au commissariat
23:52pour qu'une plainte
23:54soit déposée.
23:54Quelques jours plus tard,
23:55cet enfant,
23:5612 ans,
23:57a tellement honte
23:58d'avoir été ainsi manipulé
24:00qu'elle est dans sa chambre
24:01et son père entend
24:02un bruit sourd,
24:03un bruit répétit,
24:04un bruit de claquement.
24:05Il se précipite,
24:06il va voir.
24:06Le bruit,
24:07c'était les jambes
24:08de sa fille
24:08qui tétanisaient
24:09parce qu'elle s'était pendue.
24:11Alors,
24:12je vous rassure tout de suite,
24:13il l'a décrochée,
24:14il l'a appelée
24:14Samu,
24:15elle est sauvée.
24:15Qu'est-ce qu'il fait ?
24:16Il retourne à la gendarmerie
24:18et on lui dit
24:18mais monsieur,
24:19vous savez,
24:19on a autre chose à faire.
24:21Ils ont probablement
24:22des procès-verbeaux
24:23à rédiger.
24:24Ils ne vont pas s'en occuper.
24:25Cet homme,
24:26pendant des mois,
24:27va prendre le téléphone
24:28de sa fille
24:29pour chasser le pédocriminel.
24:30Et puis un jour,
24:31celui-ci va faire une erreur,
24:32il va se localiser,
24:33l'homme va le retrouver.
24:34Il va être jugé.
24:36Ce père de famille
24:37avec sa fille
24:38se lève à 4h du matin
24:39pour être juge
24:40au tribunal correctionnel de Vienne.
24:41Et l'individu arrive
24:42les mains dans les poches.
24:43Elle dit à la présidente,
24:44madame la présidente,
24:45pour mon premier viol,
24:46mon premier viol,
24:48pour mon premier viol,
24:49je n'ai pas été condamné.
24:50Alors la présidente,
24:51finalement,
24:52le regarde et dit
24:52mais monsieur,
24:53il faudra pas recommencer.
24:54Rentrez chez vous.
24:55On va vous mettre
24:5612 minutes de prison
24:56avec sursis
24:57mais il ne faut pas
24:57que vous reveniez.
25:01Mais vous avez été entendu,
25:02vous rencontrez
25:03le ministre de la justice
25:04de temps en temps ?
25:05Vous croyez qu'il a le temps ?
25:07Innocence en danger
25:08n'a pas été sollicité,
25:09pas plus dans le dossier,
25:11pas plus dans ce dossier
25:13que dans le dossier Epstein
25:14où nous travaillons.
25:15Nous avons été les premiers
25:16à dénoncer le dossier Epstein.
25:17Je termine sur cet homme.
25:19Il va poursuivre sa quête.
25:21Il va continuer
25:21à chercher les autres hommes
25:23qui communiquaient avec la fille
25:24et va en identifier un deuxième.
25:26Il va le localiser.
25:27Il va donner son nom
25:28et son adresse.
25:30Et bien maintenant,
25:30ça fait deux mois
25:31qu'il attend.
25:32Ça fait deux mois
25:32qu'il attend
25:33et cet homme est chauffeur routier
25:34et il m'appelle régulièrement
25:35et il me dit
25:36mais si on ne va pas le chercher,
25:37je vais prendre mon camion
25:38et je vais y aller moi-même
25:39à Strasbourg.
25:41Voilà ce qui se passe.
25:42Merci Maître
25:43d'avoir été avec nous ce matin.
25:46Merci à vous.
25:47J'encourage tout le monde
25:48à aller voir
25:48le site d'Innocence en danger,
25:50voir le travail formidable
25:51que vous faites.
25:52Toutes les trois minutes,
25:54toutes les trois minutes,
25:55un enfant est victime
25:56d'inceste,
25:56de viol ou d'agression sexuelle
25:58en France.
25:59Ce sont des chiffres
26:00relatés par UNICEF.
26:02Merci encore une fois
26:03d'avoir été avec nous ce matin.
26:06Je pense qu'on aura l'occasion
26:07de vous réentendre.
26:08Merci Maître.
26:09Nous, nous continuons
26:10nos débats dans un instant.
26:11d'avoir regardé cette vidéo.
26:11Merci à vous.
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