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  • il y a 10 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01RMC face aux grandes gueules
00:05Vous le connaissez, vous l'avez souvent vu sur RMC, dans les GG, sur BFM TV aussi,
00:11Pierre Chasseret de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:14Bonjour Pierre, avec ce livre Balance ton plein, quel est le prix de la vie d'un français ?
00:19Le livre est aux éditions Fayard.
00:20Alors moi je ne savais pas, mais vous avez créé un petit indicateur
00:25qui s'appelle le temps de travail nécessaire pour un plein.
00:28Enfin, le TTMP, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:31Oui, je trouvais ça intéressant, on aime bien les acronymes en France.
00:34J'ai voulu calculer un petit peu, parce que j'ai vu pas mal de médias
00:37qui mettaient en avant le fait que les Français se plaignaient,
00:39que le prix des carburants finalement, ce n'était pas si dingue,
00:42et que chez nos voisins européens, c'était même parfois un petit peu plus cher.
00:46Donc j'ai regardé, j'ai pris les revenus, le plus bas revenu en France, le SMIC,
00:51en tout cas pour un temps de travail à 35 heures, et puis le revenu médian.
00:55Et je l'ai comparé à ce qui se fait ailleurs dans les autres pays européens
00:58où les prix des carburants sont un petit peu plus chers que nous.
01:01Et je me rends compte qu'en fait, le pays qui matraque le plus à coût de taxes
01:06les Français sur les carburants, c'est Cocorico, c'est évidemment la France.
01:10Et ça, on ne le met pas en avant.
01:12On veut toujours mettre en avant le fait qu'il faut une fiscalité, l'écologie,
01:15tout ça, tout le monde l'entend.
01:17Mais celui qui est prisonnier de son véhicule parce qu'il en a besoin au quotidien,
01:20celui pour qui il faut absolument balancer son plein,
01:23parce que ça devient en tarif un poids tellement élevé
01:27que ça pèse pour un tiers parfois, quand on fait un plein par semaine,
01:31un tiers de son budget pour aller bosser.
01:34Quand on consacre un tiers de son budget pour aller bosser, on a un problème.
01:37La différence, elle est colossale vis-à-vis de nos voisins européens.
01:40Et on doit absolument, absolument le prendre en considération
01:43et faire baisser cette fiscalité qui tue aujourd'hui la mobilité
01:47et qui tue l'économie en France.
01:49C'est ça le plus intéressant.
01:50La question qu'on se pose, c'est avec la fin de la guerre,
01:52quand est-ce que ça va baisser encore plus à la pompe ?
01:54Est-ce qu'on retrouvera les niveaux d'avant ou pas ?
01:56Non, mais ça aussi, ça m'ennuie.
02:00Bon, c'est l'actu, elle est faite comme ça.
02:01Quand les prix passent les 2 euros, c'est le sujet.
02:04On en parle, c'est sur toutes les chaînes, c'est le sujet du jour.
02:07Et puis maintenant, ça descend à 1,95.
02:09Ah ben c'est bon, c'est descendu en dessous de 2 euros.
02:11La réalité, c'est qu'hormis ici, on n'en parle quasiment plus.
02:15Et pourtant, pour chaque Français, ça se traduit par une perte de pouvoir d'achat.
02:20La perte de pouvoir roulé, c'est la perte de pouvoir d'achat.
02:22La perte de pouvoir d'achat, c'est amputer la croissance
02:25et c'est derrière peut-être même la récession en France.
02:28Je me souviens, j'ai envie de dire, et la boucle est bouclée,
02:30j'étais ici au tout début de la guerre,
02:34lorsque le détroit d'Ormouz était à peine fermé.
02:37Et on a annoncé ensemble, ce que j'annonçais,
02:39c'est-à-dire dans une lettre ouverte,
02:40le fait qu'on allait avoir un taux de croissance qui allait être plombé en France.
02:45Bon, je ne fais pas partie des diseuses de bonnes aventures,
02:49c'était juste évident.
02:51Eh bien, on l'a oublié parce qu'aujourd'hui,
02:52on se dit qu'à 1,90, 1,80, il n'y a plus de problème pour les Français.
02:55Mais c'est colossal !
02:57C'est toujours le même budget,
02:59c'est toujours une amputation du budget des Français
03:01et ça se ressent toujours dans l'économie.
03:03Et pourquoi on ne peut plus baisser en dessous d'un euro 70, un euro 75 ?
03:08Et ça, c'est dans le bouquin, c'est parce qu'on a inventé des taxes cette année.
03:11On a déguisé des taxes, on a dit que c'était pour l'écologie,
03:15ça ne s'appelle plus taxes, ça s'appelle certificat d'économie d'énergie.
03:18On trouve des jolis noms,
03:19mais au final, on matraque les Français, on continue
03:22et puis ça se traduit par une croissance à zéro.
03:25Avant d'écouter les grandes gueules,
03:28vous dites qu'on est les champions du monde de la triple peine.
03:30C'est-à-dire qu'en fait, on paye trois fois.
03:33On paye une fois en achetant son véhicule,
03:35parce qu'il y a des taxes dessus,
03:37on paye une deuxième fois,
03:38parce qu'il y a les impôts, c'est logique,
03:40et une troisième fois dès qu'on fait notre plein.
03:42En fait, on paye tout le temps, c'est la triple peine quand on est automobiliste.
03:45Oui, alors que quand on réfléchit,
03:47la croissance en France économique,
03:49c'est de la consommation.
03:51Comment peut-on imaginer que surtaxer la mobilité
03:55va nous amener à une augmentation de la croissance ?
03:58Ce n'est pas possible.
03:59En fait, on devrait tout faire pour imaginer
04:02une fiscalité à la baisse
04:03qui permet aux gens de se déplacer.
04:05Le déplacement, c'est la croissance.
04:07C'est le syndrome,
04:08ça je ne l'ai pas mis dans le bouquin,
04:09mais il y a d'autres choses dans le bouquin, il y en a tellement,
04:10mais c'est le syndrome d'IKEA.
04:12Lorsque vous allez chez IKEA,
04:14vous n'avez rien à acheter, on va juste se promener.
04:16Et quand vous sortez,
04:17vous avez acheté une paire de chaussons,
04:18une bricole, deux assiettes,
04:20et au final, vous avez consommé.
04:21Eh bien, c'est ça.
04:22Lorsque, et je l'ai fait hier pour ma fille,
04:25on est parti juste pour lui acheter un pantalon,
04:29au final, j'avais deux sacs remplis.
04:31On est tous pareils.
04:32Lorsqu'on se déplace, on consomme.
04:34Si on reste à la maison, qu'est-ce qui se passe ?
04:36Des petits colis.
04:38Société Amazon, AliExpress, Témou.
04:40Et tout ça, ça se retrouve sur le bord de la fenêtre
04:43ou dans la boîte aux lettres.
04:43Est-ce qu'on a une fiscalité engendrée pour l'État ?
04:47Non.
04:47On a tué l'économie.
04:49L'économie, c'est de la croissance, c'est de la mobilité.
04:52Ça paraît, mais d'une évidence.
04:53Monsieur Chasserey,
04:54oui, j'entends tout à fait tout ce que vous dites,
04:56votre constat, et je le partage,
04:58c'est qu'ils ont.
04:59Parce qu'on a tué l'économie,
05:02on a tué la croissance,
05:04on a créé des taxes.
05:05Qui est ce on ?
05:06Parce que, personnellement, je ne me sens pas concerné.
05:08On est un certain nombre ici à ne pas se sentir concerné.
05:10Moi, je n'ai rien fait du tout.
05:11J'ai payé, par contre.
05:12J'ai payé mes impôts.
05:14J'ai payé l'URSSAF aussi en tant qu'auto-entrepreneur.
05:16Donc, je crois que j'ai payé,
05:17mais je n'ai rien reçu,
05:19à part, bien sûr,
05:20ce fameux salaire, je ne sais plus quoi,
05:22ces frais pour la médecine.
05:26Voilà, c'est tout.
05:27Parce qu'à part ça,
05:27je crois que je ne pèse pas vraiment
05:29sur l'économie de mon pays.
05:32Donc, qui est ce on ?
05:33Et qui a donné cette autorité à ce on ?
05:36Si ce n'est les citoyens,
05:37lorsqu'ils doivent voter.
05:38À moins qu'il y ait un système
05:41politico-médiatique, je ne sais pas,
05:42qui s'arrange toujours
05:44pour que ce soit toujours le même on,
05:45qui nous impose toujours les mêmes taxes,
05:47qui travaille toujours dans les mêmes ministères,
05:50et qui s'appelle la technocratie,
05:51les petits hommes gris de Bruxelles,
05:53en alliance avec les petits hommes gris
05:55de l'ENA, du Conseil Constit et compagnie.
05:57Alors, Barbara, je vois que vous avez le livre,
05:59je me souviens,
05:59je l'ai dédicacé, celui-ci.
06:02Je me dis, Barbara, qu'au final,
06:04oui, vous avez raison,
06:06mais tout est dans le livre.
06:07Qui est on ?
06:08Eh bien, la stratégie du tournevis à cliquet.
06:11C'est-à-dire que lorsque l'État crée une taxe,
06:14il choisit sur les carburants,
06:16il choisit le moment où le prix du baril a baissé,
06:19on met un petit coup de tournevis à cliquet,
06:21vous savez, crac, ça sert.
06:23On augmente la fiscalité,
06:25on ne s'en rend pas compte.
06:26Il faut rendre à François Hollande
06:27ce qui est à François Hollande.
06:29La plus grosse augmentation de la fiscalité
06:31sur les carburants ces dernières années,
06:33c'est François Hollande.
06:34Et c'était magnifique.
06:35Rappelez-vous, Barbara,
06:36il nous avait annoncé
06:38qu'il y avait un avantage fiscal au diesel.
06:40Alors, ceux qui roulaient au diesel ne comprenaient pas
06:42parce qu'ils trouvaient que c'était déjà démesurément cher.
06:44Et il a dit, il faut un rattrapage
06:46pour aligner les taxes des carburants.
06:48Comment on a rattrapé ?
06:49On a augmenté le diesel
06:51et on a augmenté aussi l'essence.
06:54On a tout réaugmenté.
06:55Et on en paie les conséquences aujourd'hui.
06:59C'est que tous les gouvernements confondus,
07:01depuis Nicolas Sarkozy en tout cas,
07:06ont tous tourné le cliquet
07:07jusqu'à ce moment où les prix des carburants
07:10ne pourront plus descendre
07:11sous les 1,75€.
07:14Là, je me dis,
07:15je pense à tous les Français que j'ai croisés,
07:17tous ceux qui m'ont écrit.
07:18Vous savez, les quatre portraits que j'ai sélectionnés,
07:20ce sont des vrais gens qui existent vraiment.
07:24Léa m'a appelée.
07:26Je l'ai eue au téléphone.
07:27Quand elle m'a expliqué qu'elle avait cet entretien d'embauche
07:30qui était à 50 km de chez elle
07:32et que c'était 100 km aller-retour,
07:33elle ne peut pas.
07:35Parce que 100 km, c'est 13 euros.
07:37Ces gens existent.
07:39Lorsqu'ils existent,
07:40si on continue à leur mettre ces coups de cliquet
07:43sur les prix des carburants,
07:44on a des conséquences indirectes.
07:46La désertification des zones rurales,
07:48tout le monde se condense en ville.
07:50Au final, après, on se plaint d'être dans des clapiers à lapins
07:52et d'avoir une canicule qui nous touche.
07:54Mais vous savez, dans les zones rurales à la base,
07:57là où on avait encore des petits pavillons,
07:59où il y avait un espoir pour les Français
08:00de s'écarter de la couronne et de la capitale,
08:03il y avait une qualité de vie.
08:04Aujourd'hui, on en vient à renoncer à cette qualité de vie.
08:06On veut tout plus petit parce qu'on n'a plus les moyens.
08:09On n'a plus les moyens de se déplacer.
08:11C'est une catastrophe économique et une catastrophe politique
08:13d'augmenter la fiscalité sur les carburants.
08:16C'est ça qui est très subtil dans votre livre
08:17parce que ce n'est pas juste un coup de gueule
08:19contre des taxes trop fortes.
08:20Il y a une sociologie,
08:21le rapport du Français à la voiture aujourd'hui
08:24avec la désertification du monde rural,
08:25avec la désindustrialisation.
08:27Beaucoup de Français travaillent de plus en plus loin de chez eux.
08:30Et ça sort beaucoup.
08:32Le premier cas de Marie, moi, il m'a bouleversé.
08:34Cette infirmière libérale dont vous expliquez
08:36que le premier réflexe n'est plus d'embrasser ses enfants,
08:39mais de regarder sa position de compte.
08:40Et on est des millions de Français à avoir été comme ça.
08:43Donc, c'est vraiment extrêmement bouleversant.
08:45Moi, j'ai deux questions très rapides
08:46parce que je pense que vous avez étudié
08:48ce qui se passe à l'échelle européenne
08:49et à l'échelle mondiale.
08:51Quel est, selon vous, le meilleur modèle ?
08:54Quel est le pays qui a le meilleur modèle
08:55dans sa gestion du prix de l'essence ?
08:57Et deuxième question,
08:58parce qu'on parle des politiques français,
09:00moi, je pense qu'il y a une injonction de Bruxelles.
09:02Tu l'as effleurée.
09:03Parce que comme il faut tous nous faire passer à l'électrique,
09:06je vais faire mon petit complotiste de bazar
09:07et qu'on a peur de la domination de la Chine.
09:11Qu'est-il se passer à l'avenir ?
09:13Il y en a plein des questions.
09:14Alors déjà, sur l'Europe,
09:17ce n'est pas tout à fait vrai.
09:18Parce qu'en fait, justement,
09:19c'est ce que je mets en avant dans ce livre.
09:21Pourquoi ce livre ?
09:22Pourquoi balance-t-on plein ?
09:24Parce que j'en ai eu tellement marre
09:25d'entendre sur tous les plateaux
09:27de télévision et de radio
09:29le même discours répété
09:31et qui était faux.
09:32Puisque tout le monde répétait des bêtises,
09:34je me suis dit,
09:34il faut corriger la vérité.
09:36Et pour corriger la vérité,
09:37il fallait écrire quelque chose
09:38qui soit incontestable.
09:41Incontestable d'un point de vue économique,
09:43incontestable d'un point de vue sociologique.
09:44J'en avais marre qu'on me regarde
09:46comme le DG de 40 millions d'automobilistes
09:48qui est celui qui hurle,
09:49mais qui ne propose pas.
09:51Là-dedans, il y a tout.
09:52Alors quand on dit
09:53l'Europe ne veut pas
09:54de la baisse des prix des carburants,
09:56c'est totalement faux.
09:58Et d'ailleurs, ce livre
09:59n'est pas un bouquin d'anarchistes.
10:00Donc nos politiques sont tellement
10:01en manque d'intelligence
10:03qu'ils vont contre le bon sens
10:05de l'Union Européenne.
10:06C'est ce que vous nous dites.
10:07Ce sont des toxicomanes de la taxe.
10:09Et je crois...
10:11Des toxicomanes.
10:12Des toxicomanes,
10:13comme je les ai appelés exactement.
10:15Je voulais, à l'intérieur de ce livre,
10:18démontrer et montrer aux Français
10:19que un, ça a un intérêt économique
10:21et deux, juste pour vous donner un ordre d'idée,
10:24si demain on cale notre fiscalité
10:26à hauteur de ce que préconise l'Europe,
10:29il y a moins 70 centimes
10:30sur les prix des carburants
10:31par litre pour chaque Français.
10:33Il faut l'entendre.
10:34Si on applique ce que l'Europe
10:37préconise sur les carburants,
10:38c'est moins 70 centimes
10:40par litre pour les Français.
10:42Arrêtons de dire que l'Europe...
10:43Pourquoi, alors, M. Macron ne veut pas obéir à l'Europe ?
10:45Ça l'arrange, quoi.
10:46C'est la géométrie variable.
10:48Et c'est une géométrie idiote
10:49parce qu'en fait,
10:51cette économie qu'il croit générer,
10:52mais vous les avez tous entendus, Barbara,
10:54l'État n'a plus les moyens
10:55de baisser les taxes.
10:56Non, c'est pas vrai.
10:57L'État n'a plus les moyens
10:59de ne pas baisser les taxes.
11:02Baisser la fiscalité,
11:03c'est rendre du pouvoir d'achat.
11:04Rendre du pouvoir d'achat,
11:05c'est de la consommation.
11:07Il n'y a quand même pas besoin
11:08de sortir de Saint-Cyr.
11:10Jean-Philippe Cartier.
11:10Ils ont tous fait l'ENA.
11:11Non, non, mais ça,
11:12c'est pas la plus grande réussite.
11:13C'est le problème.
11:14Non, mais de manière plus large,
11:16la question, c'est jusqu'où
11:17peut-on taxer la vie quotidienne
11:18des Français, en fait ?
11:20C'est quelle est la limite
11:21de l'exercice ?
11:21Voilà, jusqu'où on peut taxer
11:22la vie quotidienne des Français
11:23avant que vraiment,
11:24ça finisse par péter définitivement.
11:26On a tous vu l'exemple des Gilets jaunes.
11:27Pardon, on a tous vu l'exemple
11:28des Gilets jaunes,
11:29qui a été le point de rupture.
11:30À ce moment-là,
11:31ça a démarré par l'essence.
11:31Mon papa habitait à côté de Nérac
11:33à une heure de Bordeaux.
11:34C'était un médecin retraité.
11:36Il m'a dit,
11:36ça va partir en live.
11:37Et c'est parti,
11:39de par l'essence
11:39et de par ce coût exorbitant.
11:41Mais en fait,
11:42surtout que la voiture,
11:44c'est pas un produit de luxe,
11:45c'est une condition de survie.
11:47Une condition de survie
11:48pour une infirmière médicale,
11:49pour un commercial,
11:50pour ce que tu veux,
11:51pour des ruraux.
11:52Et là, on marche sur la tête,
11:54mais on en revient au point,
11:55pardon,
11:55qui est celui que j'abordais
11:56au début de l'émission.
11:57Enfin, on en a parlé souvent.
11:58On en revient au pouvoir d'achat.
12:00J'ai envie de vous dire,
12:00si l'essence,
12:01je fais exprès,
12:02je schématise,
12:03était à 2,30,
12:03mais qu'on gagnait 800 euros de plus,
12:05bon, à la limite, voilà.
12:07C'est ce qui se passe
12:08dans d'autres pays.
12:09C'est plus cher,
12:09mais on gagne beaucoup plus.
12:10C'est ce que je veux exprimer.
12:11C'est qu'en fait,
12:12on est toujours lié
12:13à ce qu'on peut toucher
12:14et percevoir.
12:15Donc là,
12:15il y a un appauvrissement total.
12:17L'essence, je vous le dis,
12:18j'ai quand même gagné
12:19correctement ma vie.
12:21Tu fais un plein dans une Smart
12:22qui passait de 46 à 62.
12:25Tu dis, tiens,
12:25j'étais à 46 balles
12:26il y a huit mois.
12:27Maintenant,
12:27je suis à 62 euros à Paris.
12:29Enfin, c'est colossal.
12:30Donc, à un moment donné,
12:31c'est quoi le point de rupture ?
12:32À quel moment ça va péter ?
12:33Et ça va repartir.
12:34Je ne sais pas,
12:35mais les gens sont
12:35d'une résilience absolue.
12:37La question,
12:38est-ce que vous ne pensez pas
12:40que finalement,
12:41l'État,
12:41pris par sa toxicomanie,
12:43taxicomanie,
12:44finalement,
12:45est en train de gérer
12:46une immense pyramide de Ponzi ?
12:48L'État est en train de...
12:50Qui va s'effondrer,
12:51évidemment,
12:51comme toutes les pyramides de Ponzi.
12:54C'est pire que ça.
12:56J'ai l'impression
12:57que l'État
12:58est tout simplement
12:59en train de s'appauvrir
13:00parce qu'on a des gens,
13:02quand on leur montre
13:03quelque chose,
13:04ils regardent juste
13:04le bout du doigt.
13:05Et qu'en fait,
13:06on ne regarde pas
13:07les conséquences
13:07de cette augmentation
13:08de la fiscalité.
13:09Quand on a aujourd'hui
13:10des politiques
13:11qui se battent
13:12sur le coût
13:12de la baisse des taxes,
13:13combien ça coûtera
13:14l'État de baisser les taxes ?
13:15Ils n'ont pas parlé à Léa.
13:17Léa,
13:18elle va leur expliquer
13:18que pour l'instant,
13:19c'est le chômage
13:19qui la paye
13:20parce qu'elle a renoncé
13:21à l'emploi.
13:22Ils n'ont pas parlé
13:22à tous ceux
13:23qui renoncent à un emploi
13:24parce que ça leur coûte
13:26trop cher en mobilité.
13:27Lorsque l'État
13:28donne 100 balles
13:29et 1 mars,
13:30ils n'ont pas pensé
13:30à la mère de famille
13:32à domicile
13:33qui a deux enfants
13:33dans la France des régions
13:35et qui prend sa voiture
13:36pour amener les enfants
13:37à l'école.
13:38Elle,
13:38elle n'a pas le droit à ça
13:39parce que soi-disant,
13:39elle ne bosse pas.
13:40Ils n'ont pas pensé
13:41aux retraités
13:42qui aujourd'hui
13:42font leur plein
13:43avec un minimum vieillesse
13:44qui est lamentable
13:45et qui aujourd'hui
13:46font leur plein
13:47en se disant
13:48mais je ne peux plus bouger.
13:50Je suis confiné
13:51à domicile.
13:52Ils n'ont pas pensé
13:53en plus
13:53qu'on demande aux Français
13:54qui font leur plein
13:55de payer des taxes supplémentaires
13:57qui les appauvrissent
13:58en leur disant
13:59mais il n'y a pas de problème.
14:00Achetez-vous une voiture électrique.
14:01Une voiture électrique,
14:02ils ne peuvent pas l'acheter.
14:03Et on a oublié une chose.
14:05On est toujours là en France
14:05à se dire
14:06mais pourquoi les Français
14:07n'achètent pas de voiture électrique ?
14:08Mais la bonne affaire,
14:10est-ce qu'on se penche
14:10sur les stats ?
14:11On a un Français sur deux
14:12qui n'a pas la possibilité
14:13de la brancher.
14:14Donc quand on ne peut pas brancher
14:15parce qu'on n'a pas de place
14:16de stationnement privative,
14:17elle sert à quoi ?
14:18On va faire une collection de câbles ?
14:20Ça ne sert à rien.
14:21Quand vous pensez
14:21à l'aide,
14:22les aides successives
14:24qui ont pu être données
14:24sur le carburant,
14:25c'est vraiment
14:26un produit de substitution.
14:27C'est dramatique.
14:29Ça entretient l'appauvrissement,
14:30la paupérisation.
14:31C'est dramatique.
14:32On prend le problème
14:32100% à l'envers.
14:33Comment je vois ça ?
14:34Et ce que vous dites dans le livre,
14:35c'est que de toute façon,
14:36il ne faut pas s'illusionner.
14:37C'est-à-dire que le jour
14:38où la France sera passée
14:39à l'électrique,
14:40parce qu'il y a quand même
14:40une espèce de mouvement
14:41qui est là,
14:42les taxes se répercuteront
14:44à ce moment-là.
14:45Sur l'électrique,
14:46on taxera les bornes
14:47et ce sera peut-être plus cher.
14:50Donc aujourd'hui,
14:52on se dit
14:52que Pierre Chasseret
14:52est contre l'électrique,
14:53mais pas du tout.
14:54Je les défends,
14:55je les protège
14:55dans un chapitre complet du livre.
14:57Vraiment,
14:58et aujourd'hui,
14:59on n'a pas le temps
15:00de parler évidemment
15:01de tous les chapitres,
15:02mais je pense que
15:02tous ceux à qui j'ai fait lire
15:04ce livre,
15:06à la dernière page,
15:07ont tous compris
15:081.
15:09Pourquoi il faut baisser les taxes ?
15:102.
15:11La justification ?
15:12Et 3.
15:12Je ne vous parle même pas
15:13de ce que je dis
15:14sur les élus
15:14et les avantages des élus,
15:16parce que là,
15:16je pense qu'on aurait presque
15:17envie de vomir.
15:18Merci Pierre Chasseret.
15:19Le livre Balance ton plein
15:21et quel est le prix
15:21de la vie d'un Français ?
15:23C'est un petit livre
15:23qu'on vous conseille.
15:24En plus,
15:25ça pourrait même,
15:25ça fait 120 pages,
15:27c'est pratique,
15:28c'est pragmatique,
15:29ça pourrait même
15:30être un petit livre de poche
15:31à garder,
15:32vous voyez ?
15:32C'est ça,
15:32il n'est pas cher surtout.
15:33Et au moment où arrivera
15:35la campagne électorale,
15:36parce que ça ravivra justement
15:38une petite aide-mémoire
15:40chez Fayard.
15:41Merci Pierre d'être passé
15:42par les GG,
15:43par les Grandes Gueules.
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