Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Ce vendredi 19 juin, Cyrille Collet, directeur de la gestion quantitative actions chez CPR AM, et Florian Roger, head of CIO office chez BNP Paribas, se sont penchés sur le CAC 40 qui enchaîne une 5ème semaine de hausse d'affilée, la séance des "quatres sorcières" sur les marchés boursiers, l'IPO historique de SpaceX, la hausse des valeurs tech, Kevin Warsh qui se veut réformateur à la tête de la FED, ainsi que la BCE qui relève ses taux de 25 points de base, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre ce soir.
00:06Cyril Collet, directeur de la gestion quantitative action, CPRAM.
00:09Bonsoir Cyril.
00:10Bonsoir.
00:12Et Florian Roger aussi est avec nous, responsable des investissements de BNP Paribas.
00:16Bonsoir Florian.
00:17Bonsoir Guim.
00:17On est ravis de vous retrouver l'un et l'autre dans ces marchés.
00:19Antoine le disait, il y a une forme de torpeur aujourd'hui.
00:21D'abord Wall Street est fermé, c'est un jour férié aux Etats-Unis.
00:25Et en Europe, on ne fait pas grand-chose.
00:26L'Eurostock 50 est quasi stable, le CAC perd 0,2%.
00:30Il y a une forme de torpeur.
00:30Il y a une chaleur assez accablante un peu partout.
00:33Et quand il fait très chaud, il y a ceux qui sont dans la torpeur, un peu écrasés, fondants sur
00:38eux-mêmes.
00:39Puis il y a ceux qui sont tout excités, la chaleur excité.
00:41Et là, on n'a pas notre excitant quotidien.
00:43Wall Street est fermé, donc on est dans la torpeur.
00:45Cette baisse du jour, moins 0,3, elle ne va pas empêcher une hausse cette semaine.
00:49Sur le mois de juin, tout se passe très bien, malgré la petite baisse du jour.
00:53Le CAC sur les cinq dernières semaines est en progression.
00:55Là, on est en train de signer, malgré la baisse du jour, une cinquième semaine de hausse d'affilée quand
00:58même.
00:58Donc on peut voir les choses positivement.
01:00Comment vous regardez ce mouvement de rebond des marchés ?
01:02Florian ?
01:04Là, sur la torpeur, on est dans une digestion en fait.
01:07Après quand même un news flow qui était très important avec SpaceX, tout le monde en a parlé mille fois.
01:12On avait la première réunion du nouveau président de la Fed.
01:15Donc c'est pareil, on a vu tous les effets.
01:17Vous en parliez tout à l'heure, on en parlera dans l'émission, sur le dollar.
01:21Donc là, on est plutôt sur une période de digestion.
01:23On a eu bien évidemment la signature de l'accord en Iran.
01:26Voilà, on a tous ces facteurs qui étaient un peu, comme on dit en anglais, pending,
01:30qui sont tombés et en fait, on les digère aujourd'hui.
01:33Après, sur le rebond de marché, ce qu'on voit, c'est fort rebond des actions européennes,
01:37positionnement là.
01:39Les secteurs qui rebondissent, c'est beaucoup les secteurs de consommation, les banques.
01:42Donc en fait, c'est en gros, c'est la désescalade.
01:45C'est la thématique de la désescalade qui permet quand même ce rebond en fait des marchés très récemment.
01:50– Oui, et vous pensez que ça pourrait aller beaucoup plus loin ?
01:53Quand vous voyez l'ampleur des choses, c'est une question qu'on se pose un peu naturellement.
01:57C'est que pendant la guerre, l'Europe a souffert, sous-performé par rapport à Wall Street.
02:01Et depuis qu'on voit que la guerre va prendre fin, si ça se confirme d'ailleurs,
02:05l'Europe ne fait toujours pas mieux que Wall Street.
02:07C'est-à-dire que pile Wall Street gagne, face, l'Europe perd.
02:11Qu'il y ait la guerre ou pas, Wall Street fait mieux que l'Europe.
02:14Est-ce que ça, vous pensez que c'est amené à s'inscrire et à durer ?
02:17– Depuis un mois, c'est moins qu'un quand même.
02:19On a plutôt une surperformance des actions européennes par rapport aux actions américaines depuis un petit mois.
02:23– De pas grand-chose, Cyril confirme, mais de pas grand-chose.
02:26– Oui, on l'a quand même.
02:27– Mais je confirme quand même.
02:28– Donc on a les faits…
02:29– Confirme, mais il me faisait un signe en disant « Oh, attention, c'est que d'un cheveu qu
02:31'on sort d'un cheveu ».
02:32– Oui, mais c'est quand même le cas.
02:33Là, on a effectivement ce petit rebond supplémentaire en fait de l'Europe.
02:37Après, fondamentalement, nous, ce qu'on avait en tête,
02:39on se disait « Si le détroit d'Hormuz reste fermé en fait fin juin, on va avoir davantage de
02:43destruction de demandes. »
02:44En se disant « On aura des problèmes d'approvisionnement en fait sur le pétrole. »
02:47Donc il avait vraiment nécessité d'avoir un accord.
02:49Maintenant, les stocks sont très bas.
02:51Et on va avoir quand même moins en fait de puits disponibles sur les pays non-OPEP à partir de
02:572027.
02:57Donc nos analystes chez BNP Paribas nous disent « Le prix d'équilibre, c'est 80 dollars le baril ».
03:02Et donc ça veut dire qu'en fait, on n'aura pas beaucoup de baisses supplémentaires.
03:05Donc sur la partie consommation, il ne faut pas espérer un rebond en fait qui soit véritablement durable.
03:11Donc il y avait un problème de positionnement là,
03:13parce que tout le monde avait peur effectivement qu'on passe la fin juin avec le détroit d'Hormuz fermé.
03:17On a une sorte de soulagement.
03:19Mais d'après nous, en termes sectoriels, ce qui va continuer à surperformer,
03:24c'est toute la partie investissement.
03:25Et là-dessus, les États-Unis sont quand même pas trop mal positionnés.
03:29On prend les mêmes et on recommence.
03:31Parce que sur la baisse des cours du pétrole, on n'ira pas beaucoup plus bas que les cours actuels.
03:3480 dollars, une des explications à cet argumentaire, ce scénario de marché que vous nous livrez.
03:39Est-ce que vous le partagez, Cyril ?
03:41Oui, alors on revient quand même un peu dans le scénario de début d'année.
03:44Il ne faut pas oublier que début janvier à fin février, l'Europe a largement surperformé les États-Unis.
03:49Qu'on avait un call émergent qui marchait bien.
03:51Et effectivement, pendant la crise, on a repris, malheureusement, la trajectoire des dix dernières années.
03:56C'est-à-dire les Américains qui surperformaient tout.
03:58Là, on a quand même l'impression, avec effectivement, toujours pas la fin,
04:01mais des espoirs de fin du conflit en Iran,
04:05qu'on pourrait revenir dans un constat de début d'année
04:08avec des croissances de bénéfices qui sont en Europe supérieures à celles des États-Unis
04:12et des émergents qui sont supérieurs à celles de l'Europe,
04:14qui sont toujours supérieurs à celles des États-Unis.
04:16La vraie différence, je dirais, entre maintenant et le début d'année,
04:19sur l'aspect de diversification, c'est que là, il y a un appel au peuple
04:22qui s'est fait un peu avec Tesla, mais qui va encore se faire avec d'autres.
04:25C'est-à-dire que...
04:26Oui, financement.
04:27Tesla, pardon, c'est le même.
04:28C'est presque pareil.
04:29Oui, merci, merci.
04:31Donc ça, effectivement, cet aspect-là, il n'est pas complètement neutre
04:34parce que beaucoup de gens sont en train de se positionner ou pas.
04:38Bon, la façon dont ça a été diffusé auprès des investisseurs
04:41est quelque chose dont la gouvernance pourrait s'occuper,
04:43mais quand on parle d'Elon Musk, on ne peut pas parler de gouvernance,
04:45parce que ça ne marche pas.
04:46Une fois qu'on a dit ça, il va y avoir beaucoup d'appels en achat d'actions
04:51au sens où les entreprises américaines, depuis 10 ans,
04:53rachètent énormément leurs actions,
04:54alors que là, on a une bascule.
04:56Google va émettre pour 80 milliards en arrêtant d'émettre de la dette.
05:00Donc on a un monde où les actionnaires vont être de plus en plus sollicités.
05:04Malheureusement, ou heureusement, je ne sais pas,
05:05mais en tout cas, dans les 3 pour 5 mois,
05:07ça va être principalement sur le marché américain.
05:09Donc oui, ça va être difficile de voir au niveau des flux
05:12la continuité du mouvement qu'on avait en début d'année,
05:14même si je pense qu'effectivement,
05:15en termes de bottom-up, pour parler français,
05:18en termes de croissance des bénéfices au niveau des entreprises,
05:21l'intérêt, il est européen, voire émergent.
05:23Oui, mais alors, vous le dites,
05:24il va y avoir beaucoup moins de...
05:25Enfin, depuis une vingtaine d'années,
05:27le nombre d'actions avait tendance plutôt à se raréfier,
05:30notamment aux Etats-Unis,
05:30beaucoup de rachats d'actions,
05:31ce qui faisait monter la cote.
05:32Quand il y en a moins, les actions,
05:33chacune se valorise davantage,
05:34ça faisait monter la cote.
05:35Là, on va vers autre chose, justement.
05:37Il y a de plus en plus, au contraire,
05:38d'émissions de nouvelles actions.
05:39Vous dites, ça va attirer les flux,
05:41continuer de les attirer vers les Etats-Unis
05:42plutôt que vers l'Europe.
05:43Mais est-ce que pour autant,
05:44Woskrie te montra,
05:45puisqu'il y en aura plus des actions,
05:46donc leur valeur sera diluée ?
05:47Alors, dans un premier temps,
05:49ça va de toute façon attirer plus de flux vers les Etats-Unis,
05:51donc ça pourrait soutenir à minima la bourse américaine.
05:54Par contre, ce qui est sûr,
05:55c'est que notamment sur le secteur technologique,
05:57les rachats d'actions,
05:58c'était à peu près la moitié de la croissance
05:59ou près, dans certains cas,
06:01les trois quarts de la croissance affichée,
06:03la croissance par action,
06:04pas la croissance nominale,
06:05parce que la croissance en dollars,
06:06elle ne changeait pas.
06:07Et donc ça, c'est quand même un gros coup de frein
06:10sur potentiellement la hausse
06:12de l'ensemble des valeurs technologiques aux américaines.
06:14Ça, c'est sûr.
06:15Oui.
06:16Bon.
06:17Donc l'Europe, par rapport à Woskrie,
06:18ça risque d'être compliqué quand même
06:19dans les quelques mois qui viennent,
06:20du fait de ces appels à Capito.
06:21Il y a des rachats d'actions partout maintenant aussi.
06:22Il faut quand même entendre
06:23qu'il y a des rachats d'actions au Japon.
06:24Depuis trois ans, ça s'est énormément développé.
06:26Il y en a aussi dans ce côté des valeurs européennes.
06:29Mais ce qui est clair,
06:29c'est qu'a priori,
06:30sur les prochaines années,
06:31il y en aura beaucoup moins aux Etats-Unis.
06:32Est-ce que la tech,
06:33ce dont on est en train de parler,
06:35les investissements,
06:36les émissions de nouvelles actions, etc.,
06:38est-ce que la tech est plus importante
06:39que la Fed pour les marchés maintenant ?
06:42Au sens quoi ?
06:43Risques ou au sens opportunité ?
06:44Non, pour orienter la tendance sur les marchés.
06:46Est-ce que la tech,
06:47les annonces de la tech,
06:48la dynamique de la tech,
06:49alors il y a un petit lien,
06:50mais pas complètement énorme non plus,
06:52est plus importante que les annonces de la Fed
06:53ou les conférences de presse de Kevin Walsh ?
06:55Je vais laisser les spécialistes parler de la Fed.
06:57Je vais dire des bêtises sinon.
06:59Non, mais sur les actions
07:00et les actions de la tech principalement,
07:03le vrai changement,
07:05c'est qu'avant,
07:05ils s'endettaient fortement
07:07ou ils émettaient des obligations privées.
07:09Aujourd'hui, ils émettent des actions.
07:10Je pense que ça,
07:11c'est quand même assez nouveau pour eux.
07:12Ça veut dire que,
07:13est-ce que c'est plus...
07:15Est-ce que ça va changer ?
07:16Ça peut changer,
07:17bien entendu, la valorisation.
07:18Ça peut changer la vision
07:19qu'ils ont au niveau de leur bilan,
07:21mais c'est quand même des entreprises
07:22qui, contrairement à ce qui s'était
07:23le cas d'il y a 20 ans,
07:25pardon,
07:25sont très, très rentables.
07:26Donc, c'est plus une façon
07:28de répartir le...
07:29entre guillemets, le gâteau.
07:30Je ne vois pas un impact
07:32vraiment fort
07:33sur un comportement boursier
07:34uniquement relatif.
07:34Je me rends compte,
07:35même dans nos émissions
07:36ou dans les sujets
07:37que nous proposent nos intervenants,
07:38beaucoup nous proposent des sujets
07:39et moi-même réciproquement.
07:41Tech, puis Fed,
07:43même si cette semaine,
07:43c'est la première réunion
07:44de l'ère de Kevin Walsh,
07:45bien sûr, on en a parlé.
07:46On va en parler ensemble
07:47dans un instant,
07:48mais j'ai l'impression
07:49que le plus important
07:50reste la tech désormais,
07:51plus que la Fed.
07:52Florian ?
07:53Je pense aussi, en fait,
07:55là, il y a des attentes de marché
07:56qui sont quand même
07:57vraiment très importantes
07:59sur les résultats
08:00et on est vraiment
08:01dans une approche séquentielle maintenant.
08:03On l'a vu,
08:03la petite différence
08:04entre le début d'année
08:05et aujourd'hui,
08:05bon, il y a eu le conflit,
08:06mais il y a eu aussi
08:07toute la saison de résultats
08:08du premier trimestre
08:09où sur les annonces,
08:10en fait,
08:12d'investissement,
08:13on est largement
08:14au-delà des attentes,
08:14ce qui fait une contribution
08:15à la croissance plus forte,
08:16ce qui a fait des effets richesses
08:18et en fait,
08:18ce qui drive globalement
08:19la croissance américaine.
08:20Donc, le point,
08:21on arrive à un moment
08:22où on se dit...
08:22Et tout ça a sa propre dynamique.
08:23C'est ça, exactement.
08:25Il y a un côté un peu
08:25auto-réalisateur
08:26ou auto-régressif,
08:28c'est-à-dire d'un trimestre
08:28sur l'autre.
08:29Donc là, tout le monde
08:29est en train de se dire
08:30est-ce qu'on est dans une bulle ?
08:31Est-ce qu'il y a des signaux
08:32un peu d'alerte qui arrivent ?
08:34Donc, à chaque saison de résultats,
08:35on va regarder.
08:36On voit qu'on investit
08:36de plus en plus,
08:37mais sur les mémoires,
08:39par exemple,
08:39on voit que ça coûte
08:39de plus en plus cher.
08:41Donc, c'est quoi
08:41leur retour sur investissement ?
08:42On voit qu'on a un risque
08:43de concurrence chinoise.
08:45On voit qu'on a des questions
08:46sur les prix des eaux-connes.
08:47Donc, on arrive à un moment
08:48en termes de volatilité macroéconomique.
08:50Je pense que la tech
08:51et les saison de résultats,
08:52effectivement,
08:53deviennent plus importantes
08:53que la Fed.
08:54Oui, et quand je disais
08:56tout ça s'auto-entretient
08:57à sa propre dynamique,
08:58Cyril, vous aviez l'air là-dessus
09:00de ne pas complètement partager l'idée.
09:02Quand même, la Fed peut avoir
09:03un impact sur tout ça.
09:04Oui, évidemment,
09:04si elle relève ses taux
09:05de 300 points de base,
09:06on est d'accord,
09:06mais un petit 25,
09:07ça ne changera pas grand-chose.
09:08Le nouveau, il a dit
09:09qu'il trouvait que l'inflation
09:10était un peu haute,
09:11que ce n'était pas normal
09:12que depuis 5 ans,
09:13on n'était pas à l'objectif
09:14et que potentiellement,
09:15on pouvait monter un peu les taux.
09:16Et ça changera quoi ?
09:17Et ça changera quoi ?
09:18Et ça règlera quoi
09:19à l'inflation de regler
09:20les taux de 50 BP ?
09:21La prochaine fois
09:22qu'il prend la parole,
09:22je pense que quand on va se revoir,
09:24les marchés ne seront pas
09:24au même niveau.
09:25Bon, ils auront fait moins un,
09:26puis le lendemain,
09:27ils auront digéré.
09:28Non, je ne pense pas.
09:30Il y a quand même...
09:31Enfin, s'il arrive
09:33à faire croire aux investisseurs,
09:34parce qu'encore une fois,
09:35on est plus dans un côté
09:38croyance que dans un côté
09:39au départ réalisation,
09:41qu'il est capable
09:42de monter les taux fortement
09:43ou qu'il s'accrochera
09:45à cet objectif d'inflation,
09:46on est quand même
09:47dans une transition
09:48assez forte,
09:49parce que ce n'était pas le cas
09:49les cinq dernières années.
09:51Les cinq dernières années,
09:51au pire,
09:52la Fed intervenait.
09:54Donc, pour les marchés actions,
09:55c'est quand même une aubaine.
09:56En avril 2025,
09:58le marché perd 10.
09:59Non, mais ne vous inquiétez pas,
10:00tout va finalement bien se passer.
10:01Ça reprend 10
10:02en moins de trois semaines.
10:04Là, cette année,
10:04il a fallu quatre semaines
10:06pour combler les 10.
10:07Mais on est quand même...
10:08Enfin, ce qui accompagne
10:10l'investisseur actions
10:12depuis la sortie du Covid,
10:14c'est ne t'inquiète pas,
10:15quand ça baisse,
10:15t'achètes,
10:16parce que soit les États
10:17vont intervenir,
10:17soit la Fed va intervenir.
10:19Si ce narratif-là s'arrête
10:21ou prend une forme
10:22un peu plus différente
10:23ou un peu plus dure,
10:25peut-être que les actions
10:26vont moins monter.
10:26Oui, parce qu'en fait,
10:27avec Kevin Walsh,
10:28le nouveau président de la Fed,
10:28le risque,
10:29c'est qu'on perde
10:29le fameux poudre de la Fed.
10:31C'est-à-dire,
10:31ne t'inquiète pas,
10:32à la fin,
10:32s'il y a un vrai souci
10:33où papa ou maman
10:34viendra te chercher
10:35et te soignera,
10:36la Fed sera toujours là,
10:37la BCE sera toujours là.
10:38Là, cette idée-là
10:39pourrait finalement finir
10:40par s'évaporer
10:41avec Kevin Walsh,
10:42qui a prévenu quand même
10:43dans sa conférence de presse
10:44avant-hier,
10:44qu'il ne faudrait pas
10:45toujours compter sur la Fed,
10:47que la Fed elle-même
10:47n'essaiera pas d'aider
10:48les marchés à anticiper
10:49l'avenir,
10:50bien au contraire d'ailleurs.
10:51Il a assumé bien au contraire.
10:52Il y aura moins
10:53de communication de la Fed
10:53pour redonner à cette fameuse Fed
10:56les instruments de liberté.
10:57Face au marché,
10:58libérer presque la Fed
10:59des marchés,
10:59c'est ce qu'on a compris
11:00de sa conférence de presse.
11:01Je pense qu'il y a vraiment
11:01deux choses.
11:03À mon avis,
11:04la tech est quand même
11:04plus importante
11:05pour les marchés actions,
11:06la Fed est plus importante
11:07pour les marchés de change.
11:10On peut les décorréler.
11:12Exactement.
11:12Sur le deuxième,
11:14nous,
11:14ce qu'on indique beaucoup
11:15aux clients,
11:15c'est qu'en Europe,
11:16la BCE a parlé
11:17beaucoup d'inflation
11:18et qu'en fait,
11:18on a un problème de croissance.
11:20Et pendant sa campagne,
11:21Kevin Warch
11:21a parlé beaucoup de croissance,
11:23mais en fait,
11:23il y a un problème d'inflation.
11:24Et il a fait campagne
11:26sur l'idée de baisse de taux
11:27et problématique de croissance.
11:28Puis on a eu
11:28le dernier Job Report
11:29qui montrait que c'était
11:31plutôt une problématique
11:32d'inflation.
11:33Et là,
11:34première conférence de presse,
11:35il avait besoin
11:35de se crédibiliser.
11:36Donc,
11:37il avait besoin
11:37de revenir
11:38sur cette idée
11:38de stabilité
11:40des prix.
11:40Donc,
11:41on a eu des éléments.
11:42C'est un,
11:42réaffirmer l'objectif
11:43de stabilité des prix
11:44et deux,
11:45la référence à Milton Friedman
11:47qui est une référence
11:48en disant,
11:48en gros,
11:49c'est la monnaie
11:49qui fait l'inflation.
11:50Et donc,
11:50là-dessus,
11:51on va être assez orthodoxe
11:52sur la manière
11:53de gérer les choses.
11:54Après,
11:54il y a deux mesures
11:55non conventionnelles.
11:56Il y a un,
11:57ajuster le bilan
11:57et deux,
11:58revenir sur ce qu'on appelle
11:59la forward guidance,
12:00c'est-à-dire
12:01l'engagement
12:01de la Banque centrale
12:02de ne pas bouger
12:04sa politique monétaire
12:05pendant une période donnée.
12:07Abandonner la forward guidance,
12:08c'est son projet.
12:08C'est ça.
12:09C'est-à-dire que finalement,
12:10il a plus,
12:11sur les mesures
12:11non conventionnelles,
12:14d'emblée,
12:14il a retiré
12:15la forward guidance
12:17et ajusté le bilan.
12:18C'est remis à plus tard
12:19en fonction
12:19de ce que dira
12:20le groupe de travail
12:21en fait,
12:21sur le bilan.
12:23Donc finalement,
12:24c'est sur la partie courte
12:25qu'on a eu un engagement.
12:26D'où cette pression
12:27en fait,
12:28sur les taux courts
12:28plus que sur les taux longs
12:29et d'où cette appréciation
12:30du dollar.
12:31Donc en fait,
12:32aujourd'hui,
12:32l'impact finalement
12:34sur le marché d'échange,
12:35il vient plus de la Fed
12:36et sur le marché d'action,
12:37pour moi,
12:38très clairement,
12:38c'est la tech qui va l'emporter
12:39parce que les pressions
12:40vont être très fortes
12:41sur les prochaines saisons
12:41de résultats.
12:42On va continuer d'en parler
12:43mais vous estimez
12:43qu'il a réussi
12:45sa première conférence de presse
12:46et que,
12:47on va dire,
12:48la Fed,
12:48la trajectoire
12:49et la révolution de palais
12:50quand même
12:51qu'il annonce
12:51au sein de la Fed
12:52est plutôt finalement
12:52rassurante ou pas ?
12:55Elle est plutôt réussie,
12:56la première conférence de presse
12:57puisqu'on n'a pas eu
12:58une forte volatilité,
12:59on a eu une petite prise de profit
13:01mais on n'a pas eu
13:02une forte volatilité
13:03des marchés.
13:04Vis-à-vis du Borde,
13:05il est obligé
13:05de triviser la position.
13:07On voit tous
13:08les chiffres inflationnistes
13:09aux Etats-Unis,
13:10on a des bons chiffres
13:11de l'emploi,
13:11on va vers un taux de chômage
13:12autour de 4.
13:14On n'est pas dans
13:15un positionnement
13:15pour baisser les taux.
13:16Donc,
13:16il y avait simplement
13:17une sorte de besoin
13:20de rationalité.
13:21Donc,
13:22ça s'est fait.
13:22Après,
13:23moi,
13:23je trouve qu'il y a encore
13:24quelque chose
13:25qui est incompatible.
13:26C'est réduire le bilan
13:27comme il en parlait avant.
13:30Continuer à promouvoir
13:30l'investissement,
13:31ce qui est quand même
13:32le cas dans le cycle
13:32des affaires.
13:33On a eu un vrai virage
13:34des modèles de croissance
13:35de la consommation
13:36vers l'investissement
13:36et pour l'investissement,
13:38les taux longs sont clés.
13:39Et pour les taux longs,
13:41le niveau du bilan
13:41est très important.
13:42Et le dernier point,
13:44c'est la stabilité financière.
13:45Si vous prenez
13:46ces trois aspects,
13:47vous avez un triangle
13:48d'incompatibilité
13:49qui est quand même
13:50une question sur la manière
13:51où ça va être géré.
13:51Peut-être qu'aujourd'hui,
13:52les bilans sont un tel
13:53rouleau compresseur
13:53qui dépendent moins qu'avant
13:54du bilan de la Fed.
13:55Peut-être qu'il y a
13:56un peu moins de corrélation
13:57aujourd'hui,
13:57compte tenu de l'ampleur
13:58des investissements
13:58dont tu auras besoin
13:59et promis par la tech.
14:01Est-ce que quelque part,
14:02ils dépendent vraiment
14:03de la Fed pour leurs investissements ?
14:04Ils ont tellement d'argent.
14:05Il y a ça aussi peut-être ?
14:06C'est la différence
14:07par rapport à avant, Florian ?
14:08Oui, on parlait du côté
14:09autoréalisateur,
14:10c'est-à-dire qu'on a
14:10des effets de richesse
14:11tant que tout va bien.
14:12Et par contre,
14:13le jour où on a
14:14quelques déceptions,
14:15c'est ce qu'on appelle
14:16en théorie économique
14:16les effets d'accélérateur financier,
14:18là, d'un seul coup,
14:19ça peut s'arrêter.
14:20On peut avoir
14:21l'investissement qui s'arrête,
14:22les marchés du travail
14:22qui se retournent
14:23et des pressions
14:24qui sont beaucoup
14:24plus déflationnistes.
14:25Et dans ces cas,
14:26il faut des mesures quantitatives.
14:28J'ai l'impression
14:28que c'est un monde
14:29plus prometteur
14:30dans lequel on est
14:30avec la tech, etc.
14:31et aussi
14:33plus dangereux.
14:34C'est les deux à la fois.
14:35Cyril ?
14:36Non, je suis d'accord
14:36sur le plus dangereux.
14:37Moi, j'avoue,
14:38je n'ai toujours pas
14:39devenu un spécialiste,
14:39mais je trouve que
14:40le fait de dire
14:42je vais vous parler moins,
14:43puis ne venez pas m'embêter
14:44parce que j'ai des trucs
14:45importants à faire,
14:46d'abord un peu me réorganiser
14:48puis après, on se revoit,
14:50je trouve que c'est
14:50assez choquant
14:52dans le sens où
14:52ce qu'a bien réussi la FED
14:54depuis 10-15 ans,
14:54c'est quand même
14:55de parler plus,
14:56d'être plus proche des marchés.
14:57Alors, peut-être
14:57d'avoir été par moments
14:58un peu trop accommodants,
14:59un peu trop easing
15:01pour parler français,
15:01mais je trouve que
15:03ce changement-là,
15:03il est vraiment important
15:04et pour moi,
15:05c'est ça qui peut présager
15:07un peu plus de,
15:08on va dire,
15:08volatilité.
15:09Maintenant,
15:10pour revenir sur la tech,
15:11entre l'importance
15:11entre l'un et l'autre,
15:12plus la tech va être prégnante
15:14auprès des investisseurs
15:15papier,
15:16actions,
15:16comme auprès des investisseurs
15:17crédits,
15:18plus ça va être
15:19un risque de volatilité.
15:20Je suis complètement d'accord.
15:21C'est,
15:22en Corée aujourd'hui,
15:23il y a des gens
15:24qui arrêtent de bosser
15:24et qui achètent des ETF
15:26avec du levier sur
15:28ou ScanX ou Samsung.
15:30C'est comme chez nous,
15:31il y a quelques années,
15:32en 2000,
15:32quand votre voisin
15:33était au supermarché,
15:34il arrêtait,
15:35il mettait ses économies
15:36dans la bourse
15:36parce que ça ne sert
15:37à rien de travailler.
15:37Mais ils auraient
15:38tendance de s'en priver
15:38quand vous voyez
15:39les marches
15:39qui sont en train de réaliser.
15:40Combien de temps ça dure ?
15:41C'est du pouvoir d'achat à venir.
15:42Combien de temps ça dure ça ?
15:42On sait que ça ne dure pas.
15:43Ils vont s'enrichir avec ça,
15:44tous ces particuliers.
15:45Mais on sait que ça ne dure pas,
15:46ce n'est pas possible.
15:47Donc aujourd'hui,
15:48moi je trouve que
15:49plus le poids de la tech
15:49est important.
15:51Quoi qu'il se passe
15:51à la Fed,
15:52et même si je pense
15:53que la Fed sera plus
15:54une source de volatilité
15:55dans les prochaines années
15:55qu'elle n'en a été
15:56dans le passé,
15:57la tech va être
15:58soit un facteur
15:59d'enrichissement fort,
16:00certes,
16:01mais un facteur de risque
16:01de plus en plus important.
16:02La concentration des indices,
16:04c'est vrai,
16:04mais ça ne va faire
16:05qu'augmenter.
16:06Les trois,
16:06on va en parler derrière,
16:07mais les trois IPO,
16:09toujours pour parler français,
16:10les trois introductions
16:10en bourse qui arrivent
16:11dans celle qui vient
16:12juste d'être faite,
16:13ça ne va faire que
16:14concentrer le risque
16:14sur le même secteur,
16:19regardez par exemple
16:19les cartes mémoires,
16:20on n'arrête pas de dire
16:21si il y a SKNX,
16:22ceux qui prennent du levier,
16:23qui s'arrêtent de bosser,
16:23qui investissent dans SKNX
16:24et qui espèrent ainsi
16:25s'enrichir à vie
16:26grâce à SKNX.
16:27Tout à l'heure,
16:28David Rhinville
16:28de Sycomore AM
16:29nous disait,
16:31spécialiste de la tech,
16:31il nous disait
16:32je vois la demande croître
16:33sur les cartes mémoires,
16:34on est là-dedans
16:34avec SKNX,
16:36croître,
16:36pourquoi pas jusqu'en 2027,
16:3828, 29 ou 30
16:39avec chaque année
16:39une hausse de la demande
16:40par rapport à l'année précédente
16:41de 20 à 25%.
16:42Voilà,
16:42c'est ce qu'il nous disait,
16:43je le vois venir,
16:44et il nous disait
16:45tous ces acteurs
16:46des cartes mémoires
16:46vont s'enrichir
16:47à un point jamais vu,
16:48vont générer énormément
16:49de cash
16:49et si ces acteurs
16:51des cartes mémoires
16:52aujourd'hui considérés
16:53comme très chers
16:54retourner ne serait-ce
16:55que 50%
16:56de leur free cash flow,
16:57et bien ça leur permettrait
16:58de racheter plus de 50%
16:59de leurs actions,
16:59c'est-à-dire qu'on ira ensuite
17:00quand le cycle va se retourner
17:01peut-être vers une stratégie
17:02de rachat d'actions massives
17:03qui permettra limiter
17:04la baisse de ces valeurs,
17:05voire de leur offrir
17:06un nouveau relais de croissance
17:07par les rachats d'actions
17:08que la génération de cash
17:09qui arrive va permettre
17:10de faire demain.
17:11C'est là que la dynamique
17:12peut s'auto-entretenir
17:13encore un certain temps.
17:14Oui, c'est vrai,
17:16mais elle sera quand même
17:17super concentrée.
17:18Je veux dire,
17:18on est quand même
17:19sur un risque,
17:20un effet de concentration,
17:21alors je ne suis toujours
17:22pas spécialiste non plus
17:23des cartes mémoires,
17:24mais peut-être qu'un jour
17:24on sortira un nouveau procédé,
17:26peut-être qu'il y a une usine
17:26en Chine qui va nous dire
17:27et finalement,
17:28on a un truc qui marche
17:29super bien,
17:29mais bon,
17:30on ne l'a pas sorti avant.
17:32Qui nécessite moins d'énergie,
17:33moins cher, etc.
17:37Le risque industriel,
17:38dans le sens industriel
17:40égale technologie,
17:41je trouve que le risque industriel
17:42ne fait quand même
17:43que grandir.
17:44Même si, oui,
17:45ça gagne de l'argent
17:46et ça nécessite
17:47tellement d'investissement
17:48et encore une fois,
17:49des banques,
17:50des investisseurs de crédit,
17:50des investisseurs d'action,
17:51c'est que tout le monde
17:52met son argent là-dedans.
17:53C'est complètement hallucinant.
17:55Oui.
17:56Florian ?
17:56Moi, je retiens quand même
17:58quelque chose
17:58en tant qu'économiste
17:59sur les cycles d'innovation,
18:01c'est que souvent,
18:02en fait,
18:02les attentes à deux ans
18:03sont trop fortes
18:04et qu'on arrive souvent
18:05quand même à une sorte
18:06de crise de milieu de cycle
18:08parce qu'en fait,
18:09c'est ce que vous dites,
18:10c'est-à-dire qu'il y avait
18:11en fait du CAPEX
18:12dans tous les sens
18:13et on se retrouve
18:14en surinvestissement
18:14et aujourd'hui,
18:15on ne sait pas
18:15à quel moment ça s'arrête
18:16mais vraisemblablement,
18:17quand on regarde
18:17les métriques macroéconomiques,
18:19on est quand même
18:20en surinvestissement
18:20et en revanche,
18:21les transformations à dix ans
18:22sont plus importantes.
18:23Donc, ce n'est pas
18:23une remise en cause
18:24de l'intelligence artificielle,
18:26c'est simplement l'histoire
18:27des cycles d'innovation,
18:28c'est le premier point
18:28et le deuxième point,
18:30il y aura quand même
18:30une question fonctionnelle.
18:31C'est-à-dire,
18:32là, il y a une course
18:33sur le développement
18:34de l'intelligence artificielle,
18:36après, la question,
18:37c'est à quel prix,
18:38pourquoi,
18:38et toute la rationalisation
18:40qui est derrière, en fait.
18:41Cyril ?
18:41Juste un dernier petit mot.
18:42Oui.
18:42Dans le risque,
18:44j'en ai oublié un,
18:45mais du coup,
18:45je ne dis pas,
18:46on ne sait pas
18:46par rapport à ce que tu dis
18:47sur l'emploi,
18:47c'est que je trouve,
18:49ce que j'ai dit justement,
18:50que le risque industriel
18:51et d'investissement,
18:51il est complètement dingue
18:52et il y a quelque chose
18:53que je n'arrive pas
18:54à percevoir,
18:55donc question ouverte,
18:57parce que j'ai eu la chance
19:01Etienne a dit
19:02que l'IA allait créer
19:03des emplois.
19:04Et j'avoue que ça,
19:05ça me fascine totalement,
19:06parce que je trouve
19:07que d'un point de vue macro,
19:08il y a quand même
19:09une croyance encore aujourd'hui
19:10que derrière l'ensemble
19:11de ces investissements,
19:12indépendamment de l'enrichissement
19:13des porteurs de parts
19:15bien heureux,
19:16il y a le fait que,
19:17finalement,
19:18ça va soutenir l'économie
19:19parce que ça va créer
19:19des emplois.
19:20Et moi, j'avoue que
19:21tout ce que je vois aujourd'hui
19:22autour de moi
19:23en intelligence artificielle,
19:24ça ne crée pas d'emplois.
19:25Donc, je ne sais pas
19:26à quel point
19:27l'impact macro
19:28sera positif ou négatif
19:29sur l'emploi ?
19:31Nous, ce qu'on se dit là-dessus,
19:32c'est que, un,
19:33ça va créer des emplois
19:34au départ pour mettre en place
19:36l'IA, en fait,
19:37dans le reste de l'économie,
19:37c'est-à-dire des emplois
19:38de conseil, d'aide.
19:41Et historiquement,
19:41en fait,
19:41quand on a une innovation,
19:43quand on crée de la productivité,
19:44c'est quand même
19:44un facteur d'emploi.
19:45Donc, moi,
19:46ce que je me dis,
19:46c'est que, généralement...
19:47Mais celle-là,
19:47elle peut remplacer les humains
19:48dans plein d'états de la chaîne.
19:49C'est la première évolution
19:52technologique
19:52qui concerne l'école Blanc.
19:53Donc, effectivement,
19:54il y a des questions
19:55sur la partie service
19:55et ce qu'on ne peut pas occulter,
19:57c'est que, généralement,
19:57il y a quand même
19:58une courbe en J.
19:59C'est-à-dire qu'on peut avoir
20:01à un moment une crise
20:01de surinvestissement
20:02sur certains noms.
20:04Là, un choc macro-financier,
20:06une correction du marché
20:07du travail
20:07et après,
20:08ça repart derrière.
20:09Donc, voilà,
20:09c'est le profil
20:12qu'on pourrait avoir
20:12sur les prochaines années
20:13pour être quand même
20:14ressenti.
20:14C'est ce qui nous enseigne
20:14l'histoire, en tout cas.
20:15Parce que, j'allais dire,
20:16l'école Bleue,
20:16il y en a beaucoup
20:17de respect pour l'école Bleue.
20:18Eux, à chaque fois
20:19que c'est arrivé,
20:20ils étaient moins nombreux
20:20dix ans après.
20:23Sur les innovations,
20:24quand même,
20:24ça a été plutôt
20:24dans l'histoire,
20:25ça a été des facteurs
20:26de création d'emplois.
20:27On a fait une très bonne étude
20:28chez BNP.
20:28Oui, oui.
20:30J'allais recevoir
20:31cette belle étude.
20:32C'est beau,
20:32parce qu'on a deux maisons
20:33quand même très respectables
20:35et qui ne sont pas les mêmes
20:36et qui sont en train
20:37comme ça de débattre.
20:38Et c'est le marché.
20:38Dans un instant,
20:39on poursuit nos échanges,
20:40mais si on est à huit minutes
20:41de la clôture,
20:42on entre dans la dernière
20:42mine droite de cette séance.
20:44Le CAC perd 0,4%.
20:46L'Oréal,
20:46l'antenne rouge,
20:47franchement,
20:47c'est une séance
20:48presque pour rien aujourd'hui.
20:49Du côté des valeurs,
20:49L'Oréal perd 2,5%.
20:51L'antenne rouge,
20:51on a encore une baisse
20:52de Essilor Luxottica.
20:54C'est une séquence
20:55très compliquée
20:55depuis plusieurs mois
20:56pour cette valeur.
20:57Moins 2,3%.
20:58Et puis à la hausse,
20:59Renault gagne 3,3%.
21:01Total Energy aussi
21:01avec un petit rebond du pétrole.
21:03Oui, plus de 80 dollars
21:04à nouveau le baril de Bren
21:05qui vient de récupérer
21:063 dollars en moins de 24 heures
21:07parce qu'il y a des doutes
21:09sur la mise en oeuvre concrète
21:11quand même des promesses
21:12entre Américains et Iraniens.
21:14On a eu des attaques israéliennes
21:15sur le sud du Liban
21:16la nuit dernière
21:16qui mettent à mal cet accord.
21:18L'application de l'accord
21:20est conditionnée aussi
21:21à la paix au Liban
21:22et pour l'instant,
21:22cette paix au Liban,
21:23on ne la voit pas.
21:24Donc il y a des doutes
21:25des investisseurs.
21:25Effectivement,
21:26le baril de pétrole
21:26repart à la hausse
21:2780,20 dollars en ce moment
21:28pour le Brent.
21:29On en parle avec
21:30Cyril Collet
21:30et Florian Roger.
21:34SpaceX,
21:35ça remet du rêve
21:36quand même dans les marchés.
21:38Non ?
21:40Cyril,
21:41vous rigolez ?
21:42Non,
21:42ça ne me fait pas rêver.
21:45Qu'est-ce qui vous fait rêver ?
21:48Aller dans l'espace,
21:50récupérer l'épargne
21:51de, je ne sais pas,
21:523 millions de personnes
21:54en donnant
21:55les droits de vote
21:56à une seule personne,
21:57c'est quoi qui vous fait rêver ?
21:58C'est que,
21:59en fait,
22:00j'ai le sentiment,
22:00c'est un de nos experts
22:01qui nous le disait derrière
22:01qu'en Europe,
22:02on code des organigrammes
22:04aux Etats-Unis
22:04à travers leurs valeurs incroyables.
22:06Désormais,
22:06on code des héros.
22:07On vient acheter des héros.
22:08Je ne dis pas qu'Elon Musk
22:09est un héros
22:10dans tous les domaines.
22:10On bascule vite
22:12du héros
22:13à l'anti-héros,
22:13on est d'accord.
22:14Enfin,
22:15là,
22:15il y a une incarnation
22:16absolument iconique.
22:17De ce point de vue,
22:18je trouve que c'est bien
22:18acheter une icône
22:20plutôt qu'un organigramme.
22:21Ici,
22:21en Europe,
22:21on a acheté des organigrammes.
22:22C'est vrai.
22:23Oui,
22:24c'est ce qui valorise
22:24aussi le marché américain.
22:25Il y a une part de rêve.
22:26Je ne dis pas
22:27que ce n'est pas dangereux,
22:27encore une fois,
22:28c'est dangereux.
22:28Il y a une part de rêve
22:29dans la valorisation.
22:30Et ça,
22:30c'est une force de Wall Street.
22:32Pour le coup,
22:33dans la valo de SpaceX,
22:34il y a une part de rêve
22:34très importante.
22:35C'est un peu Space Cake
22:36pour vous, SpaceX ?
22:37Non,
22:38c'est évidemment
22:39plus compliqué que ça.
22:41Que ce mec soit un génie,
22:43c'est indéniable.
22:44Après,
22:44encore une fois,
22:45tout le monde met de l'argent
22:46sur la table
22:47pour qu'il développe
22:47quelque chose.
22:48Si on regarde un petit peu
22:49les comptes de l'entreprise,
22:52il brûle de l'argent
22:53tous les mois
22:53depuis des années.
22:55Là,
22:55ces derniers temps,
22:56ça devenait super icarac,
22:57donc il faut une augmentation
22:58en action
22:59et pas en obligation
23:00parce que je pense
23:00qu'il aurait eu moins
23:01de souscripteurs.
23:01Enfin,
23:03Amazon a perdu de l'argent
23:04pendant des années,
23:05même après son introduction
23:06en bourse.
23:07Mais il y a un moment donné,
23:09j'imagine que ça paraissait
23:10quand même plus tangible.
23:11Là,
23:12si demain,
23:13l'État américain
23:14arrête sa commande
23:15à SpaceX,
23:16est-ce que SpaceX vit
23:18sans commande
23:18de l'État américain ?
23:20Oui.
23:21Je ne pense pas.
23:21Parce qu'on dit
23:21SpaceX dépend d'un homme,
23:23mais SpaceX dépend aussi
23:24d'un État.
23:24Non,
23:24mais SpaceX dépend
23:25des commandes
23:26de l'État américain,
23:26fin de l'histoire.
23:27Et donc,
23:28indépendamment de la gouvernance
23:29encore une fois,
23:30demain,
23:30l'État américain
23:30ne leur commande pas le truc.
23:32Ça n'arrivera pas,
23:33évidemment,
23:33mais je trouve
23:35que ça fait beaucoup de...
23:37C'est mon côté courant,
23:38peut-être,
23:38mais je trouve
23:38que ça fait beaucoup
23:39de risques au même endroit,
23:40beaucoup de risques sur le...
23:41Non,
23:42franchement,
23:42je suis désolé,
23:43ça ne me fait pas rêver.
23:44OK.
23:44Vous ne voyez pas d'opportunités
23:45au même endroit ?
23:46Vous voyez des risques
23:46au même endroit ?
23:47Florian ?
23:48Ce que je trouve
23:50plus quand même positif,
23:51c'est qu'on sort
23:52d'un cycle
23:53où il y a eu
23:53beaucoup d'opérations
23:54de rachat d'actions
23:55et que là,
23:55on a quand même
23:56beaucoup plus d'investissements
23:56dans les pays développés.
23:58Donc ça,
23:58c'est quand même
23:58un facteur favorable
24:00potentiellement de croissance
24:01et puis de développement
24:03des économies.
24:04Après,
24:04c'est pourquoi,
24:05en fait ?
24:05C'est quand même
24:06la question
24:06qui va venir derrière.
24:08Voilà,
24:08commencer de l'investissement
24:10pour aider
24:10à la transition énergétique
24:12et à la transition climatique,
24:14c'est très bien.
24:16Sur SpaceX,
24:17voilà,
24:17on a un développement
24:19potentiellement spatial
24:20mais il y a
24:21beaucoup de narratifs
24:22et il y a quand même
24:22une question
24:23qui se pose
24:24avec l'intelligence artificielle,
24:25c'est à la fin,
24:26quel est l'objet,
24:26en fait,
24:27et quelle sera
24:28la fonctionnalité finale ?
24:30Là-dessus,
24:30il y a quand même
24:30beaucoup d'incertitudes
24:31et là,
24:32en tant qu'économiste,
24:34ce qui est un peu gênant
24:35sur le marché aujourd'hui,
24:35c'est que le narratif
24:36est quand même très fort
24:37et on l'a vu
24:37sur le prospectus
24:39de l'IPO de SpaceX,
24:41on a quand même
24:42vraiment un narratif
24:42effectivement
24:43qui est,
24:44disons,
24:44non conventionnel.
24:45Spatial.
24:46Là,
24:46on n'a pas compté les mots
24:47mais par rapport
24:48à la Fed,
24:49le bilan
24:49dans le prospectus
24:52sur l'introduction
24:53en bourse
24:53était le plus petit volume
24:55dans l'histoire du monde
24:56des introductions en bourse.
24:57C'est-à-dire qu'il n'y avait
24:57quasiment aucun chiffre financier.
24:59Sur 75 pages,
25:00je crois qu'il y avait
25:01deux pages de financiers.
25:02Oui,
25:02mais le chiffre
25:06que tout le monde retient,
25:07c'est le marché adressable.
25:08D'après SpaceX,
25:08son marché adressable,
25:09c'est 28 000 milliards de dollars,
25:11c'est-à-dire
25:11un quart du PIB mondial.
25:12Oui,
25:13mais vous ne l'avez pas
25:14retenu celui-là.
25:16Non,
25:16trop gros pour être vrai.
25:17Plus c'est gros,
25:17plus ça passe.
25:19En tout cas,
25:19plus c'est gros,
25:20plus on en parle.
25:21Il y en a d'autres
25:22des IPOs qui arrivent,
25:23effectivement,
25:23en tropique,
25:25OpenAI également.
25:27Oui,
25:27c'est une bonne nouvelle
25:28parce que le marché actions
25:29se remet à faire son travail,
25:30à savoir,
25:31plutôt que s'auto-dévorer
25:32via les rachats d'actions,
25:33de nouvelles actions,
25:34au contraire,
25:34arrivent et ce marché
25:35est en train de s'élargir.
25:36Florian,
25:36c'est comme ça que vous voyez ?
25:37Là,
25:38si on regarde les chiffres
25:38sur l'ensemble des IPOs,
25:40ce que prévoient
25:42les stratégistes d'actions
25:43chez nous,
25:43c'est 200 à 300 milliards
25:45au global,
25:46là,
25:47contre 1200 milliards
25:48en fait,
25:49de rachats d'actions.
25:50D'accord.
25:50Donc,
25:50globalement,
25:51le ratio reste,
25:53il n'y a pas de problématique
25:54en fait,
25:55de liquidité là-dessus.
25:56Les problématiques
25:57de liquidité
25:58pourront se poser
25:59si à un moment,
26:00il y a un retournement
26:01de marché
26:02et qu'il y a un stress
26:02en fait,
26:03sur le marché du crédit.
26:04Là,
26:04ça pourra poser en fait,
26:05davantage de problématiques
26:06sur le marché du crédit.
26:08Voilà,
26:08en ce moment,
26:09bon,
26:09on a quand même une situation
26:10qui est plutôt favorable
26:12sur l'emploi
26:14et effectivement,
26:15globalement,
26:16sur le marché d'actions.
26:17Même si on disait,
26:18il y a certains rebonds,
26:18comme on a vu en Europe,
26:19là,
26:20très récemment,
26:21qui ont du mal
26:21à se poursuivre
26:22sur l'idée d'un rebond
26:23important de la consommation
26:24grâce à la baisse
26:25des prix du pétrole
26:25parce que selon nous,
26:26elle va quand même être
26:27en fait assez limitée.
26:28Oui,
26:28limiter la baisse du pétrole
26:29et donc le rebond de la conso
26:30qu'on peut espérer en Europe,
26:31il ne sera pas énorme
26:32à ce que vous disiez.
26:33Non,
26:33c'est ce que vous disiez au début.
26:35Exactement.
26:36C'est terrible,
26:36ils ont fait les trois quarts
26:37de nos émissions
26:38sur Wall Street en ce moment.
26:39C'est dommage.
26:41Alors qu'on a des belles valeurs
26:42en plus ici en Europe,
26:43les SCM qui cartonnent,
26:44on en parle là,
26:45bien sûr,
26:45Schneider.
26:45Du coup,
26:46vos épargnants mettent
26:46tout leur argent
26:47dans le marché américain
26:48au lieu de le mettre
26:48dans les startups françaises
26:49et les belles valeurs françaises.
26:50Mais c'est de votre faute en fait.
26:52C'est de votre faute.
26:53Quand je vous disais
26:54que c'était une dynamique
26:55autoréalisatrice,
26:56que c'était presque plus important
26:57que la Fed et les banques centrales,
26:58tout ça.
26:59Regardez la BCE,
26:59elle a relevé ses taux
27:00de 25 points de base.
27:01C'était anticipé et télégravé,
27:02mais ça n'a pas eu d'impact
27:03sur les marchés.
27:04Elle a eu tort ou pas,
27:05la BCE ?
27:05C'est grosse erreur pour vous
27:06de la BCE ou pas.
27:07Il y a deux écoles,
27:07il y a ceux qui disent
27:08non,
27:08elle ne pouvait pas faire autrement
27:09parce que l'inflation accélère.
27:11Puis d'autres qui disent
27:11non mais attendez,
27:12on a moins d'inflation
27:13que les Américains,
27:13on a moins de croissance.
27:15Où est-ce qu'on relève les taux ?
27:16C'est ici en Europe.
27:17Et là,
27:17c'est une erreur de politique monétaire.
27:18Florian.
27:20En termes de...
27:21L'idée,
27:22c'était d'ancrer les anticipations.
27:23Après,
27:24si on regarde
27:24ce qui est important économiquement,
27:26c'est les conditions monétaires
27:26et financières.
27:28Et globalement,
27:28on a des primes de risque
27:29sur le marché du crédit
27:30qui sont quand même
27:30très comprimées.
27:32On a eu un fort rebond
27:33du marché actions.
27:34Donc on ne va pas avoir
27:35un impact macroéconomique
27:36qui va être majeur
27:38de ces hausses de taux.
27:39Donc le point,
27:39c'est qu'on a eu
27:40une première hausse de taux.
27:41On va avoir une deuxième hausse de taux
27:43vraisemblablement
27:43sur le mois de septembre
27:44parce qu'une seule,
27:45c'est quand même assez bizarre
27:46d'attaquer un cycle
27:47de hausse de taux
27:48et d'en faire simplement une.
27:50Après,
27:50le marché derrière...
27:50On dira pareil pour la Fed,
27:51alors.
27:52Oui, allez-y.
27:53Le marché derrière
27:54risque d'anticiper,
27:55et ça commence à être le cas,
27:56un peu de baisse de taux
27:58en fait,
27:59dans un deuxième temps.
28:00Donc le point,
28:01c'est qu'on n'est pas sur
28:02non plus un durcissement agressif
28:05de la politique monétaire.
28:07Donc à la fin,
28:08l'évolution,
28:09elle est finalement plus limitée.
28:11Ce qu'on peut dire,
28:12le point positif en Europe,
28:13quand même,
28:13c'est la bonne tenue
28:14finalement du secteur industriel.
28:16On le voit,
28:17en fait,
28:18dans le cas français.
28:19On le voit également,
28:20en fait,
28:20dans le cas allemand.
28:21Donc nous,
28:21on espérait beaucoup
28:22chez BNP du plan allemand
28:24parce qu'on trouvait
28:24qu'il y avait quand même
28:25un effort très fort
28:26et il y avait une capacité
28:27de rebond importante
28:28de la croissance
28:28grâce au plan.
28:30Il est très intensif
28:31en taille énergie,
28:32donc c'est pas au niveau
28:33de ce qu'on attendait.
28:34Mais en termes de prévision
28:35de croissance,
28:35on est quand même en gros
28:36à 0,3 par trimestre,
28:37encore pour les prochains
28:38trimestres en Allemagne.
28:39Ça ne nous met pas trop loin
28:40de 1%.
28:42C'est pas non plus
28:43une catastrophe
28:44sur la partie européenne.
28:45Donc le point,
28:46c'est que le marché
28:48reste dans une approche
28:49qui est très momentum
28:50autour de l'investissement.
28:51L'investissement est quand même
28:52plus fort aux Etats-Unis,
28:54donc il y a plus de potentiel là.
28:55Après,
28:56il y a aussi plus de risques,
28:56c'est ce que disait Cyril
28:57tout à l'heure.
28:58Et donc,
28:58il faudra maintenant regarder
28:59saison de résultat
29:00par saison de résultat
29:01parce qu'effectivement,
29:02on est quand même
29:02dans une situation
29:03de bulle de capex.
29:04Bon,
29:05les choses sont dites.
29:05Le défaut pour l'Europe aussi,
29:06c'est qu'elle dépend
29:07un peu plus de la Chine
29:08que les Etats-Unis
29:08et qu'en Chine,
29:09on a des signaux
29:09de ralentissement assez nets.
29:10Les ventes au détail
29:11cette semaine
29:12qui ressortent en baisse
29:12pour la première fois
29:13depuis 2022.
29:14On aura l'occasion
29:15d'y revenir.
Commentaires

Recommandations