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  • il y a 7 heures
Ce vendredi 19 juin, Jérôme Tichit a reçu François Fleutiaux, directeur général d'Inetum - Zone Euromed, Barbara Delacroix, fondatrice et présidente de Scriptor Artis (Devana), Xavière Castano, cofondatrice et directrice RSE & relations publiques de Crossject, et Paul Ponsar, directeur général et associé de Ouidrop, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.

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00:02BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:06Jérôme Tichit.
00:08Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:11Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:15Et cette semaine, vous le voyez, nous sommes à VivaTech, au parc des expositions de la Porte de Versailles à
00:20Paris.
00:21C'est la dixième édition de cet événement qui se tient jusqu'à samedi.
00:24Depuis mercredi, BFM Business est présente en force sur l'événement.
00:28Événement qui prévoit d'accueillir 180 000 visiteurs, à la fois des professionnels et du grand public.
00:34On y parle évidemment beaucoup de souveraineté, de l'intelligence artificielle, de tout cela.
00:39On va reparler avec tous nos invités, notamment François Flottiot, qui est directeur général d'Inetom pour la zone Euromède.
00:45Inetom, c'est un acteur majeur des services numériques qui est né en France en 1970 et qui est désormais
00:51présent dans presque 20 pays.
00:53Et puis comme toujours dans la France, à tout pour réussir, j'ai choisi d'inviter trois PME françaises qui
00:59affichent de grandes ambitions grâce aux solutions,
01:02évidemment des solutions tech qu'elles ont créées.
01:05Avec nous donc en plateau, Barbara Delacroix, cofondatrice de Scripter Artists, dont la solution Devana promet une IA à la
01:12fois puissante, souveraine et sans passer par le cloud.
01:16Xavier Castanoa, quant à elle, cofondé Crossject, qui a développé un concept d'injection sans aiguilles, utilisable par exemple lors
01:26de crise d'épilepsie.
01:27Le premier gros contrat est en cours d'aboutissement aux Etats-Unis.
01:31Et puis avec nous également, Paul Ponsard, directeur général de WeDrop.
01:35WeDrop, ce sont des casiers robotisés pour les points de retrait alimentaire.
01:39Ces casiers permettent de stocker en un seul et même appareil des produits secs, des produits frais et des produits
01:45congelés.
01:46Vivatec, c'est donc le temple des start-up et c'est aussi le lieu où les grands noms du
01:50numérique dessinent l'avenir de nos entreprises.
01:53Bonjour François Flottiot.
01:54Bonjour.
01:55Vous êtes le directeur général d'Inetom pour la zone Euromède, France, Belgique, Luxembourg et Maghreb.
02:01Inetom, juste un petit peu d'histoire, c'est un acteur majeur des services numériques.
02:05Et je le disais dans le sommaire, il est né en France en 1970 sous le nom GFI Informatique.
02:12Que de chemin depuis.
02:14Absolument.
02:15Et bonjour à tous.
02:16C'est ravi d'être dans ce moment de business positif sur BFM Business.
02:20Alors quelques mots sur Inetom.
02:22Inetom, c'est une entreprise de services numériques.
02:25On fait 2 milliards, on est présent dans 19 pays.
02:28Et la France a tout pour réussir.
02:30Notre pays majeur, c'est la France.
02:32On a 8000 ingénieurs et consultants qui font de la transformation digitale chez nos clients.
02:38On embauche plus de 1000 jeunes par an.
02:40Et qu'est-ce qu'on fait en deux mots ? On fait trois choses.
02:44On fait un, du conseil pour les grandes directions informatiques.
02:47Deux, on transforme tout le patrimoine historique d'informatique de nos clients.
02:53Il y a beaucoup de spaghettis là-dedans.
02:54Donc on essaye de l'amener vers les solutions modernes.
02:57Et trois, on met en œuvre des solutions qu'on appelle SaaS.
03:00Qui sont là des grandes plateformes comme ServiceNow, SAP, Salesforce, etc.
03:06Et cette année, en 2026, on a annoncé le nouvel Inetom en France.
03:12Avec le fameux slogan.
03:15Voilà.
03:15Je vous laisse le dire.
03:17Let's make tech right.
03:18Let's make tech right.
03:20Et c'est quoi cette expression ?
03:21En fait, ça signifie qu'on veut effectivement aider nos clients à faire plus de bénéfices.
03:26Mais on veut aussi le faire bien.
03:28Le bien pour la société.
03:29Bien pour l'utilisation de la technologie.
03:32La technologie, ce n'est qu'un moyen, pas une finalité.
03:34Et puis la deuxième chose, on y reviendra peut-être un peu plus tard,
03:38c'est que notre portfolio d'offres maintenant a de l'IA everywhere et de la cyber everywhere.
03:44Alors les chiffres clés, si je reviens sur les chiffres clés,
03:47vous avez dit plus de 8000 collaborateurs en France,
03:50répartis je crois dans une quarantaine d'agences.
03:54Et dans le monde, c'est combien de collaborateurs ?
03:56Et un chiffre d'affaires, vous avez dit je crois que c'est 2,2 milliards.
04:00Oui, c'est ça.
04:0126 000 dans le monde, 8 000 en France.
04:03Je crois que ce qu'on peut rajouter, qui est important en tout cas pour Inetom,
04:07c'est que nous, on est un acteur local.
04:10On a plus de 40 agences.
04:12On a des sites en France dans les petites et les grandes villes.
04:15On accompagne nos clients là où ils veulent mettre en place des centres de données,
04:20des centres pour leurs collaborateurs.
04:22On est très près d'eux.
04:23En même temps, on est capable de faire ce qu'on appelle de délivrerie de la livraison hybride
04:29avec du NIRSHOR, que ce soit en Europe ou en Afrique du Nord,
04:35et bien sûr de l'Inde quand les clients le désirent.
04:37Alors vous l'avez dit, un de vos enjeux, c'est l'intégration de l'intelligence artificielle.
04:42Il y a quelques jours, on était d'ailleurs sur place, c'était le sommet de l'IA à Lille.
04:47Votre PDG Jacques Pomreau était sur cet espace Eura Technologies.
04:53C'est quoi les principaux messages qu'il a portés et que le groupe porte
04:56en ces moments où on parle beaucoup d'IA, certes,
05:00mais il faut quand même de l'IA qui ait du sens.
05:02C'est quoi les messages d'Inetom sur l'intelligence artificielle ?
05:06Je crois que la première chose, c'est que Jacques, le patron du groupe, a fait quelque chose de spectaculaire.
05:10C'est qu'il a voulu démontrer que même les managers et les patrons de groupe doivent s'emparer de
05:16l'IA.
05:16Et donc il a fabriqué lui-même un jumeau numérique, un jumeau du patron d'Inetom.
05:21Donc ça a fait le buzz, c'était pour faire le point qu'il fallait utiliser l'IA, tous autant
05:28qu'on est.
05:29Je crois que les messages qu'on a, nous, aujourd'hui, c'est que l'IA, maintenant, est passé à
05:35un nouveau degré de maturité.
05:37Le sujet pour les entreprises, le secteur public, ce n'est pas tellement s'ils vont adopter l'IA, c
05:42'est comment.
05:43Et maintenant, les sujets qui viennent, c'est la souveraineté.
05:46Donc quand on a des données sensibles, comment est-ce qu'on se dépatouille de l'IA ?
05:50La deuxième chose, c'est le prix, avec maintenant le token, ce qu'on appelle la monnaie de l'IA,
05:55c'est le token qui commence à prendre une certaine ampleur.
06:00Et enfin, c'est qu'est-ce qui se passe dans une entreprise où il y aura potentiellement autant d
06:05'agents que d'humains ?
06:07Comment est-ce qu'on manage ça ? Quels sont les métiers du futur ?
06:10Et donc, quelle est la gouvernance de ce nouveau monde qui va forcément avoir de l'IA et de l
06:14'agentique ?
06:14Et dans ce monde qui bouge en permanence, est-ce que vous avez déjà, en ce printemps 2026, les réponses,
06:21ne serait-ce que pour 2027 ?
06:24Ou est-ce que ça bouge tellement vite que les réponses seront tout aussi fluctuantes ?
06:27Alors, on a les réponses du moment.
06:30Nous, notre métier, c'est de surveiller la tech et de proposer à nos clients le meilleur pour leurs besoins,
06:38le meilleur pour leur sensibilité de données, le meilleur pour leur répartition géographique dans le monde,
06:44le meilleur pour leurs objectifs financiers.
06:47Et donc, il y a tout un tas de panels de solutions.
06:49Ça évolue à une vitesse phénoménale.
06:52Nous sommes un traducteur et un intégrateur de technologies pour nos clients.
06:56La surveillance de la tech, ça passe par ce baromètre, cet observatoire que vous sortez à l'occasion de Vivatec,
07:04qui a été mené auprès de 2400 cadres et dirigeants dans plusieurs pays d'Europe,
07:09la France, l'Espagne, le Portugal et la Belgique.
07:11Qu'est-ce qu'il en ressort ? Moi, je retiens un chiffre.
07:1639% des cadres français utilisent l'IA en cachette.
07:20Ça veut dire qu'il y a encore beaucoup de pédagogie, beaucoup de choses à faire pour que l'IA
07:24soit plus utilisée et de manière officielle.
07:28Oui, c'est un point intéressant.
07:30Mais rapidement, cet observatoire, pour nous, c'était quoi ?
07:33C'était prendre un peu de hauteur, travailler avec un parti un peu neutre, l'Institut Bonafidé,
07:38et puis tirer un certain nombre de conclusions pour avoir un point de vue dans l'écosystème en France sur
07:44ce qui se passe.
07:45Bon, les conclusions, c'est quoi ? 9,4 sur 10 utilisent l'IA aujourd'hui.
07:4860% des entreprises commencent à utiliser l'IA.
07:52Ce qu'on voit, c'est ce qu'on appelle le shadow IA.
07:55En gros, il y a plus de maturité, c'est les individus que dans les entreprises.
07:59Chez vous, vous utilisez peut-être Anthropik.
08:01Les entreprises, aujourd'hui, ne sont pas capables de faire de l'anthropik en assurant la sécurité des données.
08:07C'est juste un exemple.
08:07Donc, on retrouve le sujet de la gouvernance.
08:10Les deux derniers sujets qui sont importants, je crois, c'est chaque cadre qui était interviewé n'avait pas d
08:17'inquiétude sur son propre emploi.
08:19Par contre, avait l'inquiétude sur l'industrie dans laquelle il opérait, potentiellement sur la destruction de l'emploi.
08:25Et le dernier point, et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui, c'est que tous disent
08:28que la France et l'Europe, on est en retard.
08:31Ils voient les États-Unis, la Chine et l'Europe en retard.
08:34Donc, c'est le message de VivaTech, il faut tout ce qu'on oeuvre pour une France forte.
08:38Et pour que la France ait tout pour réussir.
08:40Exactement.
08:41Merci, François Fletour, d'avoir été le premier invité de cette émission spéciale ici à VivaTech.
08:46Merci beaucoup.
08:47On poursuit donc cette émission spéciale avec, je vous le disais dans le sommaire, un Zoom sur trois entreprises françaises
08:53qui ont eu de brillantes idées.
08:54Et je crois qu'elles auront vraiment un très bel avenir, en tout cas au sens business.
08:58Je reçois tout d'abord Barbara Delacroix. Bonjour.
09:01Bonjour, merci.
09:01Vous êtes la cofondatrice de la société qui s'appelle officiellement Scripter Artis.
09:07On va faire un petit peu d'historique avant de venir à la solution qui s'appelle Devana.
09:12Scripter Artis, c'est une société que j'avais créée quand j'étais consultante pour des jeunes chercheurs.
09:17Voilà, d'accord.
09:17Donc ça, ça date de 2017. Et pourquoi j'ai été consultante pour des jeunes chercheurs ? Parce que moi
09:22-même, j'étais chercheure.
09:23Moi-même, j'étais étudiante et j'avais besoin d'accompagnement que je n'avais pas forcément.
09:29Et donc j'ai été consultante. Et ensuite, j'ai basculé dans l'édition de logiciel en 2019. J'ai
09:37rencontré mon associé Marvin Sante.
09:40Avec qui, en fait, on a propulsé Scripter Artis en 2020 en tant que société.
09:45Et après, tu es arrivé Devana.
09:47Le nom vient d'où, Devana ?
09:49Pourquoi Devana ?
09:49Alors Devana, on l'a créé en Ariège. Et Devana, c'est le nom de la déesse de la chasse
09:56dans la culture slave.
09:57Pourquoi ce nom-là ? Parce qu'on a souhaité, au tout départ, pourquoi on utilisait l'IA ?
10:02Donc on remonte en 2021. Et j'ai eu une idée. Je voulais utiliser l'intelligence artificielle qui commençait à
10:13peine à apparaître.
10:15Pour faire une sorte de directeur de recherche en IA. Et donc, je voulais une IA qui soit capable de
10:21chercher l'information.
10:22D'où Devana, la déesse de la chasse de l'information. C'est un peu tiré par les cheveux.
10:25C'est très clair comme ça.
10:26Quand on est en Ariège, elle est montagne à la nature. Et donc, ça nous inspire.
10:30Et c'est à partir de là, en fait, que plus sérieusement, on a vraiment travaillé sur toute l'année
10:362021 et pendant 2022.
10:38Donc, de manière pionnière. Donc, ce n'était pas évident.
10:40Oui, parce qu'en fait, on ne parlait pas encore ni de tchats de GPT, etc.
10:44Il n'y avait rien du tout. Très, très tôt. En fait, on a constitué, pour faire un peu d
10:48'historique,
10:48on avait constitué un dossier auprès d'une très grande firme américaine qui proposait de tester ses tout premiers modèles.
10:55Et donc, l'idée, c'était de connecter ça à la documentation. En 2021, ça n'existait pas du tout.
11:00Et on a même fait déposer un brevet, un brevet qui est en juin 2022, donc un petit peu plus
11:05tard, sur le copilote qui permet d'aller chercher de l'information avec un modèle d'IA.
11:11Et donc, toute l'interface, ça a été breveté. Et c'était six mois avant de chaque GPT.
11:15Ah oui, voilà. Et donc, ce côté précurseur, maintenant, ça en est où ? Qu'est-ce que vous avez
11:20fait entre ce dépôt de brevet en 2022 et ce mois de juin 2026 ?
11:25Il s'est passé beaucoup de choses. À l'heure actuelle, c'est quoi le concept de Devana ?
11:29Exactement. Je vais l'expliquer. On est parti de cette idée de directeur de recherche, mais on s'est adressé
11:36directement aux entreprises
11:37parce qu'elles ont un besoin de gestion de connaissances. Et donc, aujourd'hui, en fait, on est développeur de
11:42systèmes d'exploitation de modèles d'IA en souverain.
11:46En souverain, voilà.
11:47Qui intègre, en fait, nos technologies de gestion de la documentation à grande échelle et de gestion d'automatisation de
11:52process.
11:53Et donc, on fait du souverain, on fait du local. Donc, depuis deux ans, on installe, en fait, nos systèmes
11:58dans des très grands comptes.
11:59On a un gouvernement, on a une banque aussi en client.
12:02On ne peut pas les citer ?
12:04Non, on ne peut pas les citer, mais on peut s'orienter en Europe du Nord.
12:07OK, d'accord.
12:08Si on cherche un peu, on trouve facilement.
12:10Et on compte un peu plus d'un million d'utilisateurs finaux, donc en local.
12:14Et ce qui s'adressait aujourd'hui à des grands comptes qui avaient les moyens de pouvoir installer nos systèmes
12:21chez eux.
12:22Donc, on parle du modèle.
12:23Et vous démocratisez maintenant.
12:25Exactement.
12:25Vous généralisez.
12:26Exactement.
12:27En 2025, on a travaillé en fait sur la scalabilité.
12:30Et en faisant ça, on a réussi en fait à miniaturiser nos systèmes et à pouvoir les intégrer dans un
12:36petit compute.
12:37Qui va être disponible assez rapidement, je crois.
12:40Et de d'où ce petit...
12:41Prennez-nous du calendrier, voilà.
12:42Exactement, je vais faire la roadmap.
12:44Mais de ce petit compute qu'on a présenté en avant-première au CES, donc en 2026,
12:48en fait, on industrialise une box IA, donc pour les petites entreprises et les PME
12:54qui vont pouvoir bénéficier de la même souveraineté et indépendance que les grands comptes à partir de 2027.
12:59Alors cette box, voilà, donc elle s'appelle D.Wii.
13:02D.Wii.
13:02Vous la développez, vous la présentez, je crois, juste à l'étage en dessous.
13:06D'ailleurs, le prototype, c'est ça ?
13:08C'est la V0.
13:09C'est la V0.
13:10Elle va coûter combien ?
13:12Ça va coûter combien pour les futures entreprises clientes ?
13:14Alors, on n'a pas encore le budget exactement de défini,
13:18mais je répondrai en même temps à la personne qui était avec nous auparavant.
13:23L'avantage, en fait, d'avoir la box, c'est que vous allez avoir tout compris.
13:27Donc vous avez le logiciel, donc l'OS, le Devana OS.
13:30Vous avez donc le modèle qui est orchestré et le logiciel qui va avec pour l'utiliser.
13:34Soit un orchestrateur, un configurateur d'agents que vous connaissez, Devana AI,
13:38soit en fait une suite collaborative qui est intègre de l'IA, 366.
13:43Et en fait, ce qui est intéressant, c'est qu'on ne va plus avoir s'adressé en termes d
13:46'utilisateurs,
13:46donc un prix qui est croissant par utilisateur avec du token.
13:50Vous avez un prix fixe pour votre entreprise.
13:52Et l'objectif, c'est de proposer un prix à partir de 500 euros par mois fixe.
13:58Alors, on va parler de financement, levée de fonds.
14:02Oui.
14:02Alors, combien ? C'était quand ?
14:04On prépare une levée de fonds de 20 millions d'euros en deux étapes pour accompagner notre croissance pour Devana
14:09OS
14:09et pour accompagner l'industrialisation de la box IA.
14:12Et vous restez en Ariège.
14:14Je crois qu'il y a un développement du côté de la grande métropole de l'Occitanie, c'est ça
14:17?
14:18Alors, dans le développement, on a l'Ariège qui est un territoire d'industrie qui est parfait pour développer de
14:23l'hardware.
14:24Et l'Occitanie-Toulouse, principalement l'Abeige, là qui est un territoire de l'IA de confiance.
14:30C'est vraiment l'endroit parfait pour développer d'IWI.
14:33On parle beaucoup de souveraineté, de l'importance de la souveraineté.
14:36On parle beaucoup de protection des données, de cloud, pas trop loin.
14:40Vous êtes une des réponses vraiment qui coche toutes ces cases-là.
14:43Oui, et j'en profite pour annoncer un élément complémentaire.
14:50On parlait d'OS, le système qui permet d'exploiter un modèle d'IA et avoir les logiciels complémentaires
14:55pour pouvoir l'utiliser en tant que visiteur final dans l'ADIWI.
14:58Mais pour le coup, pour répondre à l'actualité actuelle et pour tous ceux qui ont déjà un compute chez
15:04eux,
15:04on met en téléchargement libre l'OS Devana avec 366 à partir de demain.
15:10Du coup, on enregistre cette émission à partir de ce 19 juin.
15:15Exactement.
15:16Voilà, pour ceux qui vont nous voir avec un petit peu de retard.
15:19Voilà une belle pépite française née, on l'a dit, à Nantes, mais qui s'est développée en Ariège.
15:23On va changer de département en direction Dijon, direction aussi la Haute-Saône.
15:27On va le voir dans un petit instant.
15:28Bonjour, Xavier Castano.
15:30Bonjour.
15:31Vous êtes la cofondatrice avec Patrick Alexandre de la Deep Tech qui s'appelle Crossject.
15:37C'était en 2001, donc il y a déjà 25 ans.
15:41Vous allez avant tout nous expliquer ce qu'on fait chez Crossject.
15:44On est sur de l'injection sans aiguille.
15:47Faites-nous une petite démonstration.
15:49Alors, juste pour préciser, on a une idée à Crossject.
15:52C'est de un peu révolutionner le monde de l'injection et surtout de sauver des vies.
15:57Donc, d'inventer un injecteur zénéo qui va justement injecter sans aiguille.
16:03Et c'est dans le cadre de quoi ? C'est quand on a une crise de quoi ?
16:07D'épilepsie ? Dans quel cadre ?
16:08Vraiment, on s'est en première intention focalisé sur les patients en situation d'urgence.
16:14En général, quand on fait une crise, on n'est jamais avec une infirmière, un médecin ou dans un service
16:18hospitalier.
16:19On est tout seul dans la forêt ou tout seul chez soi.
16:22Et pourtant, il faut se faire une injection très rapidement.
16:25Et donc, c'est par votre système.
16:27Montrez-nous comment ça marche.
16:29Le système, il est vraiment très simple.
16:31Il ressemble à ça.
16:33Il n'y a pas de bouton.
16:34Il n'y a pas de réglage.
16:35Le médicament est à l'intérieur.
16:39Et du coup, on va l'ouvrir.
16:41Donc, le patient, il sent sa crise arrivée.
16:44Il ouvre.
16:44Je vous tiens votre micro si vous le souhaitez.
16:47Donc là, ça va être le patient.
16:49J'ouvre le système.
16:52Je l'appuie.
16:54Et l'injection est réalisée.
16:56Ah oui, c'est assez fascinant.
16:58C'est un système inédit qui n'est pas fait par d'autres concurrents ?
17:03En fait, la technologie qu'on utilise, oui, elle est unique au monde et révolutionnaire.
17:07En fait, ce qui est intelligent, c'est qu'on crée la réaction chimique qui va permettre de pousser le
17:13liquide à travers un jean, à travers la peau.
17:16Pour transférer le médicament au moment où on en a besoin.
17:20Donc, ça permet d'avoir vraiment une stabilité du médicament.
17:23Et on a aussi beaucoup travaillé pour que ça soit très, très simple.
17:27On peut injecter n'importe qui, n'importe où en situation d'urgence.
17:31Ce sont souvent des situations où le patient est stressé ou ce n'est pas facile d'intervenir.
17:35Donc, évidemment, c'est un système qui a nécessité du temps et de l'argent.
17:40Oui.
17:40Le temps, parce que vous avez créé l'entreprise en 2001.
17:43Donc, on est en 2026.
17:45Les grandes étapes en termes de financement.
17:48Il y a eu une introduction en bourse en 2014.
17:51Il y a une levée de fonds, une augmentation de capital qui vient de se faire de 15 millions.
17:56C'est vraiment, quand on est dans le domaine du médical et plus précisément du pharmaceutique, il faut du temps
18:01et il faut de l'argent.
18:02Après, si on peut résumer l'historique, parce que nous, oui, du coup, notre historique est un petit peu long.
18:06Les 10 premières années, ça a été vraiment sur la conception du système.
18:10Donc, on est parti d'une page blanche.
18:12C'était de faire une maquette, de mettre en place tous les paramètres.
18:15Parce qu'au moment de l'injection, il y a quand même 250 bar dans le dispositif.
18:20Et donc, du coup, la R&D, ça prend du temps.
18:24Alors, ça prend du temps parce qu'il faut mettre au point.
18:26Mais ça prend du temps parce qu'à chaque phase de développement, on va chercher de l'argent.
18:30On dit souvent que les chercheurs, ils mettent beaucoup de temps à trouver.
18:33Mais c'est parce qu'ils prennent du temps pour financer leur projet.
18:37Ensuite, on a changé notre stratégie en choisissant les molécules qu'on mettait dans notre système.
18:43Ça nous a permis, justement, de réussir notre introduction en bourse en 2014.
18:48Et le fait de se focaliser sur les situations d'urgence, ça nous a permis de décrocher ce contrat américain.
18:54Voilà. Donc, on passe maintenant à la phase de commercialisation.
18:57Là, le premier contrat, il est en cours d'aboutissement aux Etats-Unis.
19:00Oui, exactement. Ils sont venus trois jours à Dijon.
19:03Ils ont dit on veut votre produit.
19:05Donc, on a rédigé un contrat.
19:08Un contrat qui, c'est intéressant parce que je trouve que les Américains, sur l'innovation,
19:13ils ont une façon un peu différente de voir les choses.
19:14Ils ont dit on veut votre produit.
19:16On leur a dit il n'est pas tout à fait prêt.
19:18Ils ont dit c'est pas grave.
19:19On va vous accompagner sur la fin du développement.
19:21Mais aussi, on vous fait une commande publique ferme de 800 000 unités
19:25pour pouvoir sécuriser la fin du développement du produit et assurer le lancement de notre système.
19:31Et le contrat, donc, il passe par cette commande ferme, mais plus une autre après.
19:37Mais aussi, il vous accompagne dans l'obtention de l'autorisation de la part de l'autorité FDA.
19:43Voilà. Ça fait plus de trois ans qu'on collabore avec la BARDA.
19:46Donc, c'est l'agence gouvernementale américaine.
19:48Mais c'est vraiment des échanges pour construire au mieux le dossier réglementaire.
19:52Donc, c'est des réunions régulières.
19:54C'est aussi une challenge sur le dossier.
19:57Parce que là, je vous ai fait une injection.
19:58Ça paraît hyper simple.
20:00Mais à l'intérieur, je vous promets que c'est un concentré de technologie.
20:03Et c'est aussi compliqué parce qu'on peut se dire.
20:05Bon, c'est quand même une innovation, mais il y a quand même.
20:08C'est pas un comprimé qu'on fait.
20:09C'est vraiment un outil qui va à la fois injecter et permettre aux patients de se soigner.
20:15Donc, il y a beaucoup de mécaniques.
20:17Donc, l'injection, je ne sais pas si je l'ai dit, c'est 50 millisecondes.
20:21Donc, on est sur une échelle de temps qui est très particulière.
20:24Et donc, il faut faire beaucoup de pédagogie, expliquer comment on a conçu le système
20:29et comment on s'assure surtout qu'il est fiable pour pouvoir sauver des vies à chaque fois.
20:34Il nous reste, Xavier Cassano, une minute, quelques questions rapides et réponses rapides.
20:39Je parlais de la Haute-Saône.
20:40C'est en France que sont produits ces dispositifs sur la commune d'Arc-les-Gréens.
20:45C'est ça.
20:46Donc, on a un pied en Bourgogne, un pied en Franche-Comté.
20:48Et donc, en Franche-Comté, on a installé notre usine.
20:51On est capable de produire des lots.
20:53Et cette production de lots est nécessaire pour avoir justement le dossier réglementaire.
20:58Combien de salariés en France ?
20:59On est 110 actuellement.
21:01D'accord.
21:01Et un tout dernier mot.
21:03Donc, j'ai bien compris la commande aux Etats-Unis.
21:05Est-ce qu'un jour, on peut espérer des commandes de la part du gouvernement français ou d'autres entités
21:10en France et dans d'autres pays ?
21:11Justement, ça sera la bonne conclusion.
21:14Je pense que les Etats-Unis utilisent beaucoup ce levier de commande publique pour faire aboutir les start-up, des
21:20start-up innovantes.
21:21Donc, oui, j'espère que le gouvernement français va s'inspirer de ces succès pour pouvoir avoir notre produit sur
21:28le territoire.
21:29Appel lancé à Madame Rist, la ministre de la Santé.
21:31Merci, Xavier Cassano.
21:33Merci.
21:33On continue le Tour de France. Direction à présent la Gironde.
21:36Bonjour, Paul Ponsard.
21:37Bonjour, Jérôme.
21:38Vous êtes associé et directeur général de WeDrop, une entreprise créée en 2017.
21:43Alors, chez WeDrop, que fait-on ?
21:45Alors, chez WeDrop, on est les pionniers du retrait autonome de course.
21:49Donc, on a conçu un système unique qui s'appelle le Dropper,
21:52qui permet aux consommateurs de venir retirer en point de retrait leurs courses en sec frais surgelés.
21:58Alors, ce n'était pas votre idée de base en 2017.
22:01Vous étiez dans le marché des vestiaires automatiques.
22:04Il y a eu un double pivot jusqu'à ce nouveau produit.
22:08Exactement. On a commencé par faire des vestiaires robotisées.
22:11On a fait trois ans de R&D.
22:13Elle a mis sur le marché en 2020, Covid, qui a stoppé arrêt buffet du marché.
22:18On s'est reconvertis dans les colis.
22:20Et on a un de nos clients qui nous a demandé d'être capable de stocker des colis en sec
22:24frais surgelés.
22:25C'est le moment, c'est le deuxième pivot, où on a développé cette techno
22:29qui permet de stocker dans la même unité des colis ou des courses en sec frais surgelés.
22:34Et donc, on est dans les drives alimentaires, c'est ça ? C'est votre cible ?
22:38Exactement.
22:39Nos clients, c'est la grande distribution, donc Leclerc, Intermarché, U pour le moment.
22:43Et puis, on est en discussion avec les intégrés qui nous achètent le système.
22:48Et eux, ça leur permet de mailler le territoire et de proposer un drive qui soit rentable pour eux.
22:53puisque nous, par rapport à un drive classique opéré avec des opérateurs et une chambre froide,
22:58on est 30% moins cher en coût d'exploitation, puisqu'on automatise toute la partie retrait.
23:04Et on permet à ces enseignes de développer leur chiffre d'affaires
23:09puisque les consommateurs ont accès en 24-7 au système.
23:14Alors, je reprends quelques chiffres clés. Combien de machines déployées à l'instant T ?
23:18Alors, aujourd'hui, on a une vingtaine de machines déployées sur tout le territoire
23:21avec les trois enseignes que j'ai citées tout à l'heure.
23:23Chez les grands noms du secteur, Leclerc, U, Intermarché, etc., c'est ça ?
23:27Exactement.
23:30Les objectifs pour le développement et les ventes de ces machines ?
23:34Alors, ce qu'il faut retenir, c'est que nous, on maîtrise toute la chaîne de valeur.
23:37On a développé le soft, on a développé le hardware.
23:40On produit les machines, on les installe et on les maintient dans le temps.
23:46En avril, on a réalisé une levée de fonds de 7 millions d'euros.
23:49L'idée, c'est de développer trois piliers.
23:53Le premier, c'est le produit.
23:55Donc, on continue à travailler fort sur notre produit pour le rendre plus fiable, plus rapide,
24:00développer des nouvelles fonctionnalités.
24:01On travaille aussi sur des nouvelles solutions.
24:04Deuxième pilier, c'est l'industrialisation.
24:07On a installé 10 machines l'année dernière.
24:09Cette année, on va en installer entre 20 et 30.
24:11L'objectif, c'est de doubler chaque année ce nombre d'installations
24:18pour arriver à 500 machines déployées sur le territoire en 2030.
24:22Chaque machine, elle coûte combien ?
24:25Chaque machine coûte entre 2 et 300 000 euros.
24:29Ça, c'est le hardware qu'on vend.
24:30Et ensuite, on a un service de maintenance où le client s'engage sur 5 ans
24:35qui coûte à peu près 20 000 euros par an.
24:37Vous parliez de retour sur investissement.
24:40C'est au bout de combien de temps pour vos clients ?
24:43Très bonne question.
24:44Il faut savoir que les systèmes sont rentables dès la première année pour le client.
24:48Et le ROI se fait en moins de 3 ans.
24:51Et tout ça, c'est du made in France.
24:53Donc, vous êtes dans la région de Bordeaux.
24:55Vous êtes à Bruges, alors pas en Belgique, mais dans la Gironde.
24:58C'est là que tout est fait, vraiment ?
24:59Exactement.
25:00Donc, nous, comme je disais tout à l'heure, on a conçu les systèmes.
25:04On a donc nos ingénieurs R&D qui ont développé, conçu chaque pièce,
25:09qu'on fait fabriquer en France pour la plupart, sauf l'électronique,
25:13quelques pièces électroniques qui sont sourcées en Asie.
25:15Mais la grande, grande majorité de nos fournisseurs est en France.
25:18On les reçoit dans notre usine d'assemblage à Bordeaux.
25:21Et à Bordeaux, on assemble toutes les pièces mobiles,
25:26donc les robots, les sas, etc., les ascenseurs, les bornes.
25:31Et ensuite, tous ces éléments robotisés,
25:34on vient les installer nous-mêmes avec nos techniciens
25:37sur les sites des clients.
25:39Et ensuite, on opère la maintenance deux fois par an.
25:42Est-ce que l'étape d'après, c'est l'internationalisation ?
25:46Est-ce que c'est d'autres pays dans votre viseur ?
25:48Alors, le premier marché du drive en Europe, c'est la France.
25:52Donc, on a déjà fort à faire en France.
25:55L'idée, c'est d'ici 2030, de faire quelques POC en Europe,
25:59dans les pays frontaliers,
26:01donc Belgique, UK, Espagne, Italie, pourquoi pas.
26:06Sachant que nous, on a une logique de passage à l'échelle,
26:09puisqu'à chaque fois qu'on installe,
26:10il faut qu'on ait des techniciens sur place
26:12et il faut qu'on soit capable de maintenir dans le temps.
26:14Donc, il faut qu'on ait un seuil critique par pays.
26:16Et ça, ça demande d'y aller un petit peu.
26:18On ne peut pas mettre des petites pièces partout.
26:21Il y a de la structure à mettre en place.
26:23Mais en tout cas, on est très, très excités.
26:25À cette idée.
26:26Eh bien, c'est une très belle idée.
26:27L'idée s'appelle Dropper.
26:29L'entreprise s'appelle WeDrop.
26:30Merci beaucoup à tous nos invités
26:31d'avoir été les invités de cette émission spéciale
26:34ici à VivaTech.
26:35La France a tout pour réussir et diffuser
26:37en télé, en radio.
26:38Le site et l'appli de BFM Business.
26:40La semaine prochaine, nouvelle émission spéciale.
26:42Nous serons au salon MoveOn à Paris,
26:44salon consacré aux mobilités.
26:46Et là encore, on vous fera découvrir
26:47des entreprises françaises
26:48qui ont de belles idées et de grandes ambitions.
26:51Bonne journée, bon week-end.
26:52et à très bientôt sur BFM Business.
26:55La France a tout pour réussir
26:58sur BFM Business.
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