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  • il y a 4 semaines
Ce vendredi 19 juin, les titres Edenred, Renault et OVHcloud ont été abordés par Franklin Pichard, directeur de la Recherche de Kiplink Finance, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01À 9h07, on va regarder un petit peu les valeurs qui font l'actualité en ce moment avec Franklin Pichard,
00:06le directeur de la recherche de Kipling Finance.
00:07Bonjour Franklin. Bonjour Etienne.
00:09Merci d'être avec nous ce matin pour revenir sur Eden Red qui a donc gagné 17% hier soir
00:14à la clôture.
00:15Nous parlerons également de Renault ou encore d'OVH.
00:18Bon, commençons par Eden Red, 17%, ce n'est pas tous les jours quand même, pour cette valeur qui vient
00:23de loin,
00:24puisqu'elle a été écartée du CAC 40, le titre est passé de 60 euros, si on grossit un petit
00:30peu le trait, à 15 euros au printemps dernier
00:34parce qu'il y avait pas mal d'interrogations sur le business model et là, visiblement, le niveau de valorisation
00:39est tellement en bas
00:40que vous avez certains fonds d'investissement, notamment britanniques, qui ont approché la direction en disant
00:45« tiens, ça a l'air pas mal votre business ».
00:46Oui, et on voit que les fonds d'investissement actuellement aiment s'intéresser aux sociétés cotées,
00:52tout ce qui est private equity aujourd'hui avec la remontée des taux d'intérêt était un petit peu moins
00:57attrayant
00:58et donc tous ces fonds regardent un petit peu les pépites qui peuvent être encore dans le marché.
01:05Alors Eden Red, il y a eu effectivement hier une news qui est sortie par la lettre
01:10et qui laissait supposer que ce fonds, si partenaires, était en train d'étudier une OPA,
01:18une offre publique de retrait sur Eden Red.
01:21Alors ce qui a agité le marché, c'est qu'effectivement, le prix qui était avancé pour cette opération était
01:27de 27-28 euros.
01:29Le titre a donc bondi pour finir hier soir à un peu plus de 24 euros.
01:35Donc la marie est un petit peu moins belle aujourd'hui pour les investisseurs,
01:39c'est-à-dire que si ça s'établissait sur un cours de 27-28 euros, finalement, on prend beaucoup
01:44de risques pour une plus-value potentielle
01:47et qui sera nettement moindre qu'elle ne l'aurait été avant-hier.
01:52Donc les analyses sont un petit peu plus prudents aujourd'hui sur l'intérêt et l'opportunité d'attraper le
02:01train en marche.
02:02Et puis enfin, vous avez quand même aussi une dynamique de la part d'analystes qui disent,
02:07mais vous venez de le souligner, Etienne, le PE est faible.
02:11Ça se paye 10 fois, un secteur qui se paye autour de 20 fois.
02:16La vraie valeur, selon les analyses, c'est à peu près 14 fois.
02:19Si ça se payait 14 fois, ça ferait un cours et une opération qui devraient se faire à des niveaux
02:25supérieurs à 30 euros, 30, 34 euros.
02:28Là, ça redonnerait véritablement un attrait spéculatif à la valeur.
02:33Alors on va observer ça avec beaucoup, beaucoup d'intérêt,
02:37mais le potentiel actuel sur la base de ce qu'on connaît fait qu'on va regarder.
02:44Si on n'en a pas, si on en a, on les garde.
02:46Si on est très joueur, on peut faire le pari.
02:50Mais rappelons que pour le moment, ça n'est qu'une rumeur de marché.
02:54Ça n'a pas été confirmé par la direction.
02:56Le groupe a bien dit, oui, on a discuté avec des fonds.
02:58C'est une façon de dire, vous voyez, on n'est pas cher, il y a des gens qui s
03:01'intéressent à nous.
03:01C'est aussi une bonne guerre.
03:04En tout cas, après cette hausse de 17% hier, le titre est en baisse de 1,7% ce
03:10matin à 23,82 euros.
03:13Renault, de son côté, multiplie les partenariats dans la défense.
03:16On l'a vu cette semaine, avec Thalès notamment.
03:19C'est une diversification qui, pour l'instant, avance à tâtons,
03:24dans le sens où le groupe dit, non, mais notre cœur de métier, ça va rester l'automobile.
03:27On ne va pas devenir un groupe de défense.
03:29Néanmoins, ça fait les titres.
03:30Ça fait, oui, tout à fait.
03:32Et puis, alors, ce qui est intéressant, c'est que si on se reporte, il y a trois, quatre semaines
03:38en arrière,
03:39Renault et son PDG ont fait des grandes déclarations en disant, attention, on est automobile.
03:43On n'est pas du tout un groupe militaire.
03:46Ça ne représentera pas plus de 5% de notre chiffre d'affaires.
03:49Alors 5%, ça fait à peu près un peu moins de 3 milliards d'euros sur un chiffre d'affaires
03:55de 58 milliards pour Renault.
04:00Donc, Renault s'est attaché à préserver son image.
04:03Ils veulent rester ESG, environnemental, sociétal, avec une gouvernance.
04:08Donc, c'est un petit peu ce qu'ils ont défendu.
04:13Mais au-delà de ça, au moment où ils disaient ça, c'est quand ils sont effectivement, comme vous le
04:17disiez,
04:18intervenus et qu'ils ont racheté une entreprise et fait un partenariat avec une entreprise de drones au Mans.
04:24Donc, Turguide Gaillard.
04:26Donc, ça, c'était le premier pas.
04:28Vous le rappelez, ils annoncent maintenant qu'ils vont être associés à Thalès
04:34pour fabriquer et optimiser leurs usines dans la fabrication de drones kamikazes.
04:40Et là, on parle d'une production de 1 000 drones par jour.
04:44Donc, pardon, par mois.
04:471 000 drones par mois.
04:48Et là, on voit que Renault, sans avoir l'air d'en parler trop,
04:55pousse ses pions dans le secteur de la défense.
04:57Et puis, enfin, là, on a vu aussi, on a eu une nouvelle, également,
05:03Renault qui s'est rapproché et qui a pris une start-up qui s'appelle Wondercraft,
05:09qui fait des robots humanoïdes.
05:11Et là, c'est un autre aspect.
05:13On n'est plus du tout dans le militaire.
05:15Mais ce sont des robots humanoïdes pour remplacer l'humain dans les usines.
05:21Et en l'occurrence, ça permettrait d'améliorer les marges et de pouvoir replacer un petit peu
05:29la profitabilité dans des zones où, aujourd'hui, la main-d'œuvre est très chère.
05:33Mais ça, Renault n'en parle pas beaucoup parce qu'on est en train de dire
05:37qu'on va remplacer l'humain par des robots.
05:40Aujourd'hui, il y a des essais.
05:41On leur fait porter des pneus.
05:43Enfin, bon, on le voit un peu partout, ce qu'on peut faire et demander aujourd'hui à des robots.
05:47Et Renault a annoncé et prend donc des parts dans des sociétés pour régler ce problème des charges.
05:58Le secteur automobile souffre en bourse.
06:01Et encore, le mot est faible.
06:02Et encore, ce n'est pas le pire, Renault, par rapport à d'autres acteurs.
06:05Moins 25% la year-to-date depuis le début de l'année.
06:0927 euros, c'est une valeur de rendement.
06:11Mais le rendement ne fait pas tout.
06:13Ce titre a quand même tutoyé les 40 euros.
06:15Donc, on a beau avoir un coupon à la fin, il y a quand même une moins-value latente ou
06:18tout simplement une moins-value.
06:19Est-ce qu'à 27 euros, vous vous dites, tiens, ce n'est pas cher, Renault ?
06:22Sachant que ce n'est pas cher, mais le secteur automobile a toujours été pas cher.
06:25Alors, le secteur automobile a toujours été pas cher.
06:28Mais quand on regarde le graphique de Renault, on s'aperçoit que là, on est vraiment très, très bas.
06:33Alors, vous évoquez le rendement.
06:34C'est vrai que l'intérêt de Renault, c'est qu'on a un couple rendement-risque qui est plutôt
06:39favorable.
06:40Le rendement, c'est 8%.
06:428%, vous venez de le souligner, quand on perd 23%, que faire de 8% de rendement ?
06:47Si on perd 23% sur son capital, l'opération est vite fait.
06:51On perd 30% sur les 12 mois glissants.
06:55Je pense qu'aujourd'hui, Renault vaut quand même mieux que ça.
06:59Tous ces gages d'ouverture et diversification qui, en un mois, déjà, trois belles opérations sont annoncées.
07:07On voit quand même qu'il y a un virage qui s'opère.
07:10Et pour le fait, je pense qu'à ces niveaux-là, oui, bien sûr, on est sur un secteur compliqué,
07:15l'automobile.
07:16Mais là, sur Renault, on a peut-être une fenêtre pour pouvoir entrer à des niveaux autour de 27-28
07:23euros qui semblent intéressants.
07:24– Renault qui est devenu les plus petites valeurs du CAC 40 quand même, ça ne pèse plus que 7
07:28,3 milliards d'euros de capitalisation boursière.
07:3227,57 euros à l'instant, c'est une hausse de 2%.
07:35Et puis, il nous reste à peine deux minutes pour parler d'OVH, qui a un parcours spectaculaire depuis le
07:41début de l'année.
07:42Alors, on n'est toujours pas sur le prix d'introduction en bourse, mais quand même, le titre fait plus
07:45de fois deux depuis le 1er janvier.
07:47– Oui, c'est ça. Le titre progresse de quasiment 140%. Sur 12 mois, glissant, il ne fait que 22%.
07:54Alors, au VH, on parle d'un des rares acteurs européens dans le cloud qui a une taille significative.
08:01On lui a toujours reproché, quelque part, d'être petit par rapport aux mastodontes que sont Amazon, Microsoft et Google.
08:09L'accélération actuellement du titre, comme vous venez de le souligner, c'est grâce à la croissance dans l'IA,
08:16les opérations de stockage de données, les besoins de souveraineté dynamique.
08:20C'est ça, actuellement, numérique européenne qui, actuellement, dynamise le titre.
08:25Et pour ce faire, effectivement, il n'y a pas 50 acteurs de taille significative en Europe,
08:31et en l'occurrence, pour les investisseurs français qui veulent rester français.
08:35OVH est une opportunité.
08:37Maintenant, il y a une prudence des analystes.
08:40Le titre valait à peu près 11 euros il y a un mois.
08:43Il en vaut 17 aujourd'hui.
08:44On vient de connaître un bond spectaculaire d'OVH.
08:47Donc, prudence.
08:48Attendons un repli.
08:49Je pense qu'on peut avoir une correction technique.
08:52Attendons un repli sur OVH.
08:54Mais prudence, prudence sur l'envolée du titre depuis quelques semaines.
08:58Plus 135% depuis le 1er janvier.
09:01C'est une small et demi de cap.
09:02Ça pèse 2,6 milliards de capitalisation boursière.
09:05Merci beaucoup, Franklin Pichard, nous a accompagné ce matin,
09:07directeur de la recherche de Kipling Finance,
09:10afin de revenir sur OVH, sur Renault et enfin sur Edenred.
09:139
09:149
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