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Ce mercredi 17 juin, François Sorel a reçu Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", et Yves Maitre, operating partner chez Jolt Capital et cofondateur de Xunos, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, depuis le salon VivaTech 2026. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business.
00:05Pour débuter ce Tech & Co, la quotidienne depuis VivaTech,
00:09notre débrief avec deux personnalités, deux voix que vous connaissez bien.
00:14Bruno Guggeminiti qui est avec nous. Salut Bruno !
00:16Salut, heureux d'être sur le plateau.
00:18Te voilà en Europe.
00:20En vrai.
00:20Nous n'allons pas te lâcher.
00:22S'il vous plaît.
00:22On va te kidnapper.
00:24Ah non !
00:24Et tu vas rester là.
00:26T'as vu comme c'est sympa la canicule ici à Paris ?
00:28Oui, ça me rappelle Vaguement Montréal.
00:30Eh bien voilà.
00:31C'est pareil.
00:32Bruno, ça fait plaisir de te voir en tout cas.
00:33Merci, très heureux de te retrouver.
00:34Puis surtout d'avoir la chance comme ça de vivre en vrai VivaTech.
00:39Bruno Guggeminiti qui est journaliste et animateur du carnet de l'actualité numérique
00:43et de tes 120 secondes de Tech.
00:45Là, tu vas carburer.
00:46Évidemment, tu vas nous raconter à ta manière ce VivaTech, cette édition,
00:50cette dixième édition de VivaTech.
00:52On va en parler d'ailleurs dans un instant.
00:54Yves Maître est là aussi.
00:55Salut Yves.
00:56Bonjour, bonjour, bonjour.
00:57Comment va Yves Maître ?
00:58Il revient d'Italie.
01:00Il était en Italie pour le travail.
01:02Pour le travail.
01:03On va s'en dire.
01:03Tu as le droit aussi quand même de passer du bon temps.
01:06Yves Maître qui est operating par terre chez Joll Capital,
01:10confondateur aussi de Xunos.
01:11Voilà.
01:12Et puis, rappelons-le, tu as travaillé chez Orange
01:14et tu as été le patron aussi de HTC il y a quelques années de cela.
01:18Donc, tu as vraiment un spectre très large dans la tech.
01:21Évidemment, tu t'intéresses beaucoup à l'IA.
01:22L'IA, on va en parler d'ailleurs parce que tu fais un peu le tour du monde de l
01:25'IA en ce moment.
01:26Tu étais en Chine, Europe, l'IA est présente ici à Vivatech.
01:30Enfin bref, on va parler de tout ça.
01:32Côte d'Ivoire aussi.
01:33Côte d'Ivoire aussi, bien évidemment, avec des messages très forts concernant l'Afrique qui est très présente ici à
01:40Vivatech.
01:40Mais j'aimerais, si tu le veux bien, donner la parole à Bruno pour débuter.
01:44Parce que Bruno, ça fait quelques années que tu viens ici à Vivatech.
01:47Et tu m'as dit, François, en préparant ce rendez-vous, j'ai un truc à dire.
01:52Cette année, ce n'est pas comme les années précédentes.
01:54Non, je tape sur la table.
01:56Ne tape pas trop fort, s'il te plaît.
01:58Il faut qu'elle tienne toute la semaine.
01:59Bon, OK. Je me retiens.
02:01Non, mais sérieusement, François, déjà dans cette première journée, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de gens,
02:08beaucoup des étrangers qui viennent ici.
02:09Et je m'inclus, donc, les Canadiens, les Québécois qui viennent ici, mais aussi des gens de d'autres pays.
02:15Et ce qu'on me dit, et je pense que les organisateurs de Vivatech devraient prendre bonne note de la
02:20chose,
02:20c'est que l'an dernier, quand on était de l'extérieur de la France,
02:25ça commençait à être difficile de faire des contrats, de faire des partenariats.
02:30Et là, cette année, c'est quasi impossible.
02:32Pourquoi?
02:33Parce que là, vous êtes vraiment en train de mettre en place le tout France ou le tout Europe.
02:39Et ce que ça fait, c'est que les entreprises qui viennent de l'extérieur,
02:43bien, elles sont presque mal vues.
02:46Et là, ce que je suis en train de me dire, c'est que déjà l'an dernier,
02:50il y a des entreprises qui me disaient, bien, ça coûte cher pour maintenant plus grand-chose.
02:54Cette année, bien, tout le monde est en train de se dire, oui, c'est intéressant ce que vous faites.
02:57Bien, vous savez, nous, on va prioriser le marché français ou le marché européen.
03:01Alors, à force de se faire taper la porte sur le nez, là,
03:04là, cette année, on voit encore beaucoup de pays qui sont présents.
03:06Mais là, je me dis, est-ce que c'est le petit canari qui chante dans la mine?
03:12Mais c'est un coup de gueule, là, Bruno, que tu l'as fait.
03:14Bien, oui, oui, oui.
03:15Mais est-ce que c'est dû, justement, à cette volonté de souveraineté,
03:19qui est un peu un mot, tarte à la crème.
03:21Oui, c'est galvaudé, là, maintenant.
03:24Et véritablement, parce qu'il faut qu'on progresse sur certains domaines,
03:29se refermer, enfin, refermer notre coquille,
03:32c'est ce qu'il y a peut-être de pire, non, qui pourrait nous arriver.
03:34C'est intéressant, ce que dit Bruno.
03:36Oui, alors, c'est intéressant.
03:37Moi, je n'ai pas, je ne sais pas, alors peut-être parce que je suis déjà trop dans ma
03:41coquille
03:42et que du coup, je ne vois plus l'extérieur.
03:44Mais enfin, je me balade, je me balade pas mal.
03:47À midi, j'ai eu l'occasion de passer un petit peu de temps
03:49avec une délégation officielle du ministère,
03:53enfin, officielle de la Côte d'Ivoire.
03:56Je pense qu'il y a deux choses, comme tu l'as d'ailleurs très bien mentionné.
04:00Il y a le business et il y a la vitrine.
04:04Alors, le business, je suis d'accord avec toi.
04:07Aujourd'hui, VivaTech n'est pas l'endroit où on fait du business,
04:11mais ce n'est plus l'endroit où on fait du business.
04:13C'est devenu un endroit vitrine où on monte un certain nombre de choses.
04:17Mais dans cet endroit vitrine, je dirais que contrairement à ce que je trouvais avant,
04:22il est plus accueillant.
04:23Tu vas retrouver par exemple un grand stand de Taïwan,
04:26tu vas trouver, même la Thaïlande est présente,
04:28tu vas trouver des stands africains,
04:30tu vas trouver des stands d'Amérique du Sud, etc.
04:32Donc, on ouvre la vitrine et on ferme en effet un petit peu le business.
04:37Ça ne veut pas dire qu'il se ferme complètement le business,
04:40ça veut dire qu'il ne se fait pas ici.
04:41Je ne vais pas dévoiler des choses que Mistral va dévoiler dans quelques jours,
04:46mais Mistral est en train d'augmenter son scope en dehors de France,
04:50dans son écosystème, et ça se fait à Paris en ce moment,
04:53mais pas sur le salon.
04:55Mais j'aime beaucoup ta lecture et je te donne raison,
05:00mais ça confirme, c'est ça.
05:01Aujourd'hui, je pense qu'une entreprise ou un pays qui veut venir à VivaTech,
05:05c'est que pour la vitrine.
05:07Si vous voulez faire autre chose, vous allez être déçus et vous allez investir de l'argent au mauvais endroit.
05:13Cela étant dit, tu as tout à fait raison.
05:14Et dans ce sens-là, cette année, déjà l'an dernier, je trouvais que c'était assez fort.
05:18Tu l'avais ressenti déjà.
05:19Oui, mais cette année-là, VivaTech n'a plus rien à envier au CES parce que l'essentiel est ici.
05:27Mais alors, ce qui est intéressant, c'est que malgré tout, tu te sens étranger,
05:30mais tu es sans doute le plus familier des étrangers parce que c'est vrai que…
05:34C'est le premier ministre canadien qui disait que le Canada est probablement le pays hors de l'Europe qui
05:38est le plus européen.
05:40Et puis dans mon cas, c'est la même chose.
05:41Et tu ne sens pas de différence?
05:43C'est-à-dire que même le Canada n'est pas considéré comme il devrait être ici?
05:50Non. Et étrangement, moi, à l'occasion, et même souvent, j'ai l'impression de ça,
05:56mais quand je parle avec des gens d'affaires, j'en ai rencontré plusieurs ce matin,
05:59et tout le monde me dit qu'il y a un intérêt, peut-être pour des partenariats,
06:05mais pour acheter à des clients, développer des nouveaux marchés de sa propre poche.
06:10Si on ne fait pas de partenariat, il n'y a plus de marché ici.
06:14Non, mais Bruno, promène-toi dans Paris.
06:16Promène-toi dans une ville française.
06:17La moyenne d'âge en France, elle est de 43 et quelques.
06:2143,5 ans.
06:22Si je me suis trompé de quelques mois, pardonnez-moi.
06:26Quand tu te regardes là dans les allées, si les spectateurs voient derrière nous les gens qui passent,
06:31la moyenne d'âge, elle est inférieure à 40 ans ici.
06:34Il y a beaucoup d'étudiants, beaucoup d'ingénieurs.
06:37L'intérêt d'avoir un stand, c'est d'attirer des talents, d'attirer, de faire la publicité pour que
06:42ces gens-là...
06:43Parce qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans ce monde française, elles ont certains.
06:47Non, il y a des Américains parce qu'ils ont des filiales ici.
06:50Il y a plein de Chinois qui sont là parce qu'attirer aujourd'hui des ingénieurs ou des sociologues
06:56ou des plombiers pour faire des data centers, c'est super compliqué parce que c'est plein de plomberies.
07:01Oui, mais Yves, malgré tout, on vit une période un peu chahutée avec un contexte géopolitique
07:07qui n'est pas favorable à l'ouverture et aux échanges en ce moment.
07:12Alors, moi, je suis...
07:13Enfin...
07:14Je ne suis pas tout à fait d'accord.
07:16Non, mais...
07:17Je ne suis pas tout à fait d'accord.
07:18C'est ça qui est intéressant.
07:18Je vais te donner ma perspective.
07:20Il y a deux pays qui sont capables d'avoir de la souveraineté, la Chine et les États-Unis,
07:26sur toute la verticalité.
07:28De A jusqu'à Z, ils peuvent être souverains.
07:30Et encore la Chine, sur les chipsets, on voit que c'est compliqué.
07:35Aucun autre, aucun autre n'est capable d'être souverain.
07:40Tout ce qu'on nous raconte, bullshit, ce n'est pas vrai.
07:44Donc, ce qu'il faut faire, c'est tisser des alliances,
07:47je te tiens, tu me tiens par la barbichette,
07:49ou toi, tu vas m'aider là-dessus parce que j'ai besoin de toi,
07:52mais moi, je vais t'aider là-dessus parce que tu as besoin de moi.
07:54Et si tu me lâches la barbichette, je te lâche la barbichette.
07:58Donc, en fait, la souveraineté dont on est en train de parler,
08:03et c'est celle qu'il faut qu'on développe en France,
08:05c'est une multisouveraineté.
08:06C'est chacun a des faiblesses, chacun a ses forces.
08:10Jouons les forces des uns, jouons et compensons les faiblesses des autres
08:15pour qu'on se tienne par la barbichette et que, comme une chaîne,
08:19on ne puisse pas casser de maillons.
08:20Mais personne, en dehors de la Chine, peut-être la Corée du Nord,
08:24mais je m'en excuse, je n'y vais pas, je n'y vais pas.
08:27Je n'ai pas particulièrement envie d'y aller.
08:28Mais le reste du monde doit faire un jeu de chaînage.
08:33Et on doit avoir des spécialités de chaînage
08:35et s'appuyer sur des forces des autres
08:38et qu'ils viennent compenser nos faiblesses.
08:40Et c'est ça, la souveraineté à laquelle on peut prétendre.
08:44Mais tu vois, ça, je le vois au niveau de l'Europe,
08:48mais je ne le vois pas au niveau de la France.
08:50Je pense à une entreprise comme Cohear,
08:52qui est un peu l'Open AI canadien.
08:54Eux, qu'est-ce qu'ils ont fait?
08:55Ils ont fait des partenariats, des ententes avec des Allemands.
08:57C'est vrai.
08:58Mais en France, ce serait impossible.
09:01Pourquoi? Parce qu'en fait,
09:03ils n'ont pas eu de possibilité d'ouverture avec la France, c'est ça?
09:07Ils sont venus à quelques occasions,
09:09sauf qu'il n'y a pas ce vent d'intérêt.
09:12Et justement, cette prise de conscience
09:13que pour être souverain aujourd'hui,
09:16pour les moyennes puissances,
09:17à part des États-Unis et de la Chine,
09:21il faut regarder plus loin que ses voisins immédiats.
09:23Oui, mais nous, on a eu Napoléon et De Gaulle.
09:26Alors, évidemment, après, tous les autres, tu comprends?
09:29Bon, voilà.
09:30Donc, on a quand même,
09:32et je suis d'accord avec toi,
09:32on a cette culture-là.
09:34Mais vouloir faire la France capable de faire tout
09:37de A jusqu'à Z, c'est planter.
09:38Non, ça, c'est malheureux.
09:39Mais c'est fini.
09:40Ça n'arrivera pas.
09:41Mais ça n'arrivera jamais.
09:42Et plus jamais.
09:43C'est comme ça.
09:44On est juste 60 millions,
09:45ou 61, ou 62, ou 63.
09:47Avec un GDB, un PIB qui est juste ce qu'il est.
09:51Oui, mais qui est très, très, très, très honorable
09:53pour 60 millions d'habits.
09:54Oui, bien sûr, bien sûr.
09:55Bien d'accord.
09:55Mais ce n'est pas suffisant.
09:57Mais on n'est pas dans la cour des grands, des très grands.
09:59Exactement, oui.
10:00Oui, bien sûr.
10:01Et là, heureusement, avec l'Europe,
10:02bien là, vous avez plus de chances.
10:04Il faut jouer les cartes.
10:06Et si je peux me permettre d'encore lancer l'invitation
10:08de mon premier ministre canadien,
10:11bien, incluez le Canada là-dedans.
10:14Et je le vois.
10:15Parce qu'il y a énormément d'entreprises françaises
10:17qui viennent s'établir au Québec,
10:19ou au Canada,
10:20en se disant qu'on n'est pas loin des États-Unis,
10:22donc on peut faire de la business comme ça.
10:24Il y a plein de géants.
10:25OVH Cloud, par exemple, en est un
10:27qui vend la souveraineté numérique au Canada
10:29et puis qui regarde aussi du côté des Américains.
10:33Il y a des joueurs Ubisoft,
10:35où s'en est un comme ça.
10:37Et il y a un lien qui est là.
10:39Sauf que cette année, particulièrement,
10:42on a l'impression que la mentalité
10:43par rapport à « on achète chez le voisin »
10:46est en train de se refermer.
10:47Et là, la porte, les fenêtres commencent à...
10:50Oui, mais hélas, le discours politique
10:52va malheureusement dans ce sens-là,
10:53qui n'est pas le sens de l'histoire.
10:55Non.
10:55Et qui est une voie sans issue.
10:57Qui est une voie sans issue
10:58parce qu'on n'a plus la capacité de le faire.
11:00Et c'est comme ça.
11:01Cela dit, tout ça tombe en plein G7,
11:02qui est justement une réunion d'ouverture,
11:04malgré tout.
11:05On va aller à Versailles ce soir, non ?
11:07Mais bien sûr.
11:08Mais tu n'as pas remarqué.
11:09J'espère que tu as ta table.
11:10Mais forcément, j'ai...
11:11Mes tables, bien entendu.
11:13Mais bien sûr.
11:14Mais je ne sais pas si tu as remarqué
11:15que c'était plus fluide.
11:16Les politiques sont à Versailles
11:17et plus à Vivatech.
11:18Oui, c'est ça.
11:18L'ambiance est quand même meilleure, n'est-ce pas ?
11:20Un mot quand même sur cet événement Vivatech.
11:23J'aimerais avoir votre avis à tous les deux.
11:24Ça sert à quelque chose, Vivatech ?
11:27Oui, je reviens à ce qu'on disait.
11:29C'est une superbe vitrine au niveau de la technologie.
11:32Et particulièrement cette année, moi, j'ai été surpris.
11:34Il y a moins de robots que je pensais.
11:36Mais de l'autre côté, l'IA est partout.
11:38Ce n'est pas une surprise, on s'attendait.
11:40Mais les déclinaisons de l'IA, c'est assez formidable.
11:43J'ai même vu un stylo qui fonctionne à l'IA.
11:46Ah, il faut le faire.
11:47Ce n'est pas vrai.
11:47Oui.
11:48Alors, qu'est-ce qu'il faisait, ce stylo,
11:49qui fonctionnait à l'IA ?
11:50Ah bien, il arrive à compléter ton travail
11:52pendant que tu es en train de le faire.
11:53Non, c'est formidable.
11:54C'est beau, quand même.
11:56Ah, la technologie.
11:56J'espère que les élèves, lors d'examens,
12:00n'auront pas ce stylo,
12:02parce que déjà que Chagipité est en train
12:04de bouleverser les contrôles, ça va être terrible.
12:07Tu parlais tout à l'heure,
12:08tu comparais Vivatec au CES.
12:10Oui.
12:11Qu'est-ce que tu disais là-dessus ?
12:12Moi, je disais que cette année,
12:14le Vivatec n'a rien à envier au CES,
12:17parce que l'essentiel des joueurs,
12:19ils sont ici.
12:21Bon, il faut le dire, ça se passe sur trois niveaux.
12:24Et moi, je suis impressionnée.
12:25Même par rapport à l'an dernier,
12:26je suis impressionnée,
12:27parce que c'est beaucoup plus complet.
12:30Et il y a comme une logique
12:33que je ne retrouvais pas dans l'édition précédente.
12:36Et c'est fluide.
12:38Et puis la présence internationale,
12:39je la sens beaucoup plus cette année
12:41que l'an dernier.
12:43Notamment toute la présence africaine.
12:45Il y a vraiment un bel espace qui est là.
12:46On va en parler tout à l'heure.
12:47La présence asiatique.
12:48Bien sûr.
12:49Qui est là, qui est bien présente,
12:51mais on ne se sent pas coincé là-dedans.
12:54Non, c'est vraiment une belle réussite.
12:56Oui.
12:57Tu comparais Vivatec au CES.
12:59Moi, personnellement, non.
13:00Je trouve que le CES est au-dessus,
13:02parce que c'est vraiment au CES
13:03qu'on découvre des nouveautés.
13:05C'est un rendez-vous un peu particulier de CES,
13:09où on va dire les grandes marques
13:10attendent le CES pour présenter les choses.
13:12On s'entend.
13:13Je trouve que pour un journaliste,
13:15le CES n'a pas d'égal, finalement.
13:17Mais je voulais avoir ton avis.
13:18Non, non.
13:19Je pense que c'est gentil, Bruno,
13:22de comparer Vivatec au CES.
13:24Ce n'est quand même pas la même taille.
13:25Tu vois, c'est un CES au niveau national.
13:29C'est pour ça que je parle de l'essentiel.
13:30Voilà.
13:31Mais c'est vrai que toutes les grandes marques
13:33sont là.
13:33Toutes, toutes, toutes, toutes.
13:35Et de tous les pays.
13:36Il y a des Japonais.
13:37Il y a, bien sûr, des Américains.
13:39Il y a des Africains.
13:41Il y a des gens d'Asie du CES.
13:43Il y a, bien entendu, des Chinois.
13:45Il y a des Coréens.
13:46Il n'y a pas une grande marque.
13:48Il n'y a pas une innovation.
13:49Il n'y a pas une technologie
13:50qui n'est pas représentée.
13:51Même si le stand,
13:52il est dix fois plus petit
13:54que celui qui a au CES.
13:56Mais bon, c'est une histoire d'échelle.
13:58Mais ils sont tous là.
13:59Au niveau de la représentativité internationale,
14:03moi, j'ai l'impression qu'ici,
14:05Vivatec peut donner des leçons.
14:07Non, mais c'est clair.
14:07Et puis alors, quelle fierté
14:09d'avoir cet événement en France.
14:12Mais de toute façon,
14:13c'est formidable.
14:15Mais une chose qu'on a bien jouée,
14:17c'est la fermeture des visas
14:18pour plein de gens non-américains.
14:22Ils ne peuvent plus aller au CES.
14:23Ils ne peuvent déjà même plus,
14:24quand ils sont iraniens,
14:25avoir un visa pour jouer au foot.
14:28Aux Etats-Unis.
14:29Donc, aller au CES,
14:31quand on n'est même pas un sportif de haut niveau
14:32et qu'on ne vient pas de signer un accord,
14:34c'est peu probable.
14:35Sauf si t'es un top, top, top, ingénieur, etc.
14:39Et encore, et encore, c'est triste à dire.
14:41C'est triste à dire.
14:42Même les top, top, top
14:43n'ont vraiment beaucoup plus mal.
14:45Ben, c'est pas grave qu'ils viennent chez nous.
14:47Et ben, justement, ils sont là.
14:48Et c'est justement ça.
14:49Ils sont là.
14:50Et c'est vrai qu'on a su capter
14:51tous ces peuples,
14:53toutes ces populations
14:53qui ont une jeunesse débordante,
14:57foisonnante, active,
14:57qui a une vraie motivation
14:58et qui, eux, ne commencent pas à pleurer
15:00en se disant
15:01« Ah, peut-être que l'EI va me faire ci,
15:03va me faire ça. »
15:04Ils y vont parce que tu sais quoi ?
15:06Quand tu habites en Afrique
15:07et que tu n'as pas de visa,
15:08que tu ne peux pas sortir,
15:09ta porte d'ouverture, ton ouverture,
15:11ton visa pour le monde de demain,
15:13c'est l'EI, c'est le smartphone,
15:15c'est l'intelligence artificielle,
15:17c'est tout ça.
15:18Et donc, eux, ils n'ont pas le choix.
15:20Ils n'ont pas le choix.
15:20Alors, ils savent qu'il y a des aspects négatifs.
15:22Mais les aspects positifs
15:23sont tellement importants pour eux.
15:25Et ce qui est un vrai problème aujourd'hui
15:26parce que le souci inflationniste
15:28que nous, on ressent dramatiquement
15:30à la pompe,
15:31mais le drame pour nous
15:33de 50 centimes de plus
15:34ou 60, voire même un euro
15:36sur de la nourriture
15:38ou sur des choses comme ça,
15:39mais pour eux, un euro,
15:40c'est ce qu'ils gagnent dans la journée.
15:42Donc, c'est énorme,
15:43le problème inflationniste.
15:45Donc, il y a une nécessité,
15:46il y a une obligation
15:48pour nous
15:48de les aider
15:50à avoir accès
15:51à ce monde digital.
15:52Et si on ne le fait pas,
15:54le monde a deux vitesses
15:55avec tous les dangers
15:56qu'ils représentent
15:57parce qu'eux ont 19 ans de moyenne
15:58alors que nous, on en a 43,
16:01c'est mal barré pour nous.
16:02Alors, je veux bien
16:03qu'on vote qui on veut
16:04et on a le droit de voter qui on veut
16:05et c'est normal.
16:06Mais il faut penser
16:07que le meilleur moyen
16:09pour les Africains
16:10d'être heureux chez eux
16:11et donc d'avoir un avenir chez eux,
16:14c'est de les aider aujourd'hui
16:15sur le monde digital.
16:16Oui, c'est vraiment
16:17dans l'intérêt
16:17de tout le monde
16:18d'aider
16:20cette nouvelle génération-là
16:22à avoir les moyens.
16:23Puis on l'a vu,
16:23il y a 10 ans
16:24avec le commerce électronique,
16:25il y a eu des pépites
16:26qui sont sorties
16:28de l'Afrique,
16:28l'Afrique sous-saharienne notamment.
16:30Et moi,
16:31je suis fan
16:32de ce qui se fait là-bas.
16:34Et là,
16:35il y a l'IA
16:35qui est présente
16:36et ces gens-là veulent.
16:37À un moment donné,
16:38il faut leur donner
16:39les moyens.
16:39Et les moyens,
16:41on parlait juste
16:42avant d'aller dans l'émission,
16:43il y a eu une initiative
16:44à un moment donné.
16:45Les compagnies de téléphone
16:47sous-sahariennes
16:47ont dit
16:48on va investir
16:49dans un téléphone
16:50qui va coûter
16:51quelque chose comme
16:5130-40 euros.
16:53Le problème,
16:54c'est que la mémoire
16:54est partie en prix de fou.
16:56Ils ont dû mettre
16:57de côté ce projet-là.
16:59Mais imaginez
16:59des téléphones
17:00à 30-40 euros.
17:02C'est des millions de personnes
17:03qui se décident
17:03d'acheter des téléphones
17:04qui sont semi-intelligents,
17:06on s'entend,
17:06mais qui permettent
17:07d'utiliser les services
17:09qui sont là.
17:09C'est un marché formidable
17:10qui se développe.
17:11Mais là,
17:11on est encore
17:12à la bourre
17:13parce qu'il manque
17:14de moyens.
17:15Yves,
17:16d'ailleurs,
17:16tu suis cette initiative,
17:17tu en fais partie
17:18justement pour équiper
17:20le maximum d'Africains
17:22avec des smartphones
17:23peu chers.
17:24Absolument,
17:25absolument.
17:26J'étais ce matin
17:27avec le directeur général
17:28de l'Anne-Sud
17:29qui dépend du ministère
17:30des télécommunications
17:31de la Côte d'Ivoire.
17:33Ils ont un programme
17:34aujourd'hui
17:3440% de la population
17:36à un smartphone.
17:38Ils veulent arriver
17:38à 80% de la population
17:40et ils ont lancé
17:41ce programme
17:42parce que s'il n'y en a pas plus,
17:43c'est qu'ils n'ont pas
17:44les moyens
17:44de s'en offrir un.
17:45Bien sûr.
17:46C'est ça,
17:46bien évidemment.
17:47Pour eux,
17:47c'est un passeport,
17:48encore une fois,
17:49c'est d'abord de la santé,
17:51c'est de l'éducation.
17:52C'est du business.
17:53C'est du business.
17:55Et c'est apprendre à lire,
17:57c'est apprendre à écrire.
17:58Donc pour eux,
17:59c'est essentiel.
18:00Quand on est dans des régions
18:02reculées,
18:05il n'y a pas de docteur.
18:06Tout ça,
18:07il n'y en a pas.
18:07Aujourd'hui,
18:08s'ils avaient l'EI,
18:09il y aurait des tas de choses
18:11qu'ils pourraient faire.
18:12Il y aurait des tas de progrès
18:13qu'ils pourraient amener
18:14chez eux.
18:15Et aujourd'hui,
18:16la pénétration du smartphone,
18:17du smartphone,
18:18c'est 40%.
18:18Ils veulent arriver
18:20en Côte d'Ivoire
18:20à 80%.
18:21Donc ils vont faire des efforts,
18:23ils vont mettre
18:24tout un programme en place
18:25pour arriver à ces 80%.
18:27Et la GSMA,
18:28donc,
18:29essaye de les aider.
18:31Et en effet,
18:32il y a des partenariats.
18:33Le ministre de la Côte d'Ivoire
18:34est ici en ce moment en France
18:36pour signer
18:36un certain nombre d'accords.
18:38Aujourd'hui,
18:39le ministre égyptien
18:41de l'éducation
18:41est venu à Vivatech.
18:43Il était scotché.
18:44Et en sortant de Vivatech,
18:46il a dit,
18:47parce que j'avais un de mes amis
18:48qui était avec lui
18:49qui venait
18:50de l'accompagner d'Egypte,
18:52il a dit,
18:52l'année prochaine,
18:53l'Egypte prendra
18:55un stand à Vivatech.
18:56Voilà ce qu'apporte
18:58Vivatech
18:59par rapport au CES.
19:00Tu parles de smartphone,
19:02mais est-ce que la couverture réseau
19:03est à la hauteur ?
19:04Parce que c'est bien beau
19:05de vouloir équiper
19:06tous les Africains
19:07de smartphone,
19:08mais ils sont dans des régions
19:09qui sont parfois reculés.
19:13Aujourd'hui,
19:13d'abord,
19:15la couverture
19:16dans,
19:17si je prends la Côte d'Ivoire,
19:18elle est à plus de 95%.
19:205%,
19:20c'est toujours trop.
19:21Donc équivalente
19:22à celle de la France.
19:23Mais de toute façon,
19:23il y a Starlink.
19:24De quoi on me parle ?
19:26Oui,
19:26mais qui ?
19:26Ce n'est pas...
19:29Starlink,
19:29ça va être un village
19:30éventuellement
19:31qui va s'équiper.
19:31Oui,
19:32mais enfin,
19:32un village
19:33qui fait 500 personnes.
19:35Est-ce qu'ils ont
19:36les moyens
19:36de s'équiper
19:37de Starlink ?
19:38S'ils n'ont pas
19:39les moyens
19:39de s'équiper
19:39aujourd'hui ?
19:40Aujourd'hui,
19:41il y a quand même
19:41un certain nombre
19:42de programmes
19:43qui fait que,
19:44oui,
19:44ils ont les moyens.
19:45Le problème
19:45n'est pas la couverture.
19:46Le problème de la couverture,
19:48je n'ai pas dit
19:48qu'il était réglé
19:49parce qu'il n'est jamais réglé.
19:50Ils n'ont pas,
19:51par exemple,
19:51la sportive.
19:52Ce n'est pas le problème principal.
19:53Ce n'est pas le problème.
19:54Ce n'est pas le problème.
19:59Ça,
20:00c'est le problème aujourd'hui.
20:01Et alors,
20:01quand tu vas en Chine
20:02et que tu essaies
20:03de trouver des constructeurs
20:06qui essaient
20:06de fabriquer
20:07des smartphones
20:08à 30,
20:0840 dollars,
20:09en ce moment,
20:10avec l'explosion
20:12du prix de la mémoire,
20:13ce n'est plus possible.
20:15La première fois
20:16qu'on en a parlé...
20:17parce que tu nous en parlais
20:17il y a quoi ?
20:18Il y a un an ?
20:18Il y a un an ?
20:20Tu t'aressais le rêve.
20:22Je peux donner le prix ?
20:23Je peux donner le prix
20:23parce que maintenant,
20:23je peux le donner.
20:24Il n'a plus court.
20:25Le téléphone le moins cher
20:26qu'on avait en 4G
20:27avec un écran
20:294 pouces,
20:30c'était 27 US dollars
20:33d'une société chinoise
20:34dont je tairai le nom.
20:35Et on va dire
20:36que la moyenne
20:36était entre 35 et 45 US dollars.
20:40Un téléphone qui fait tout.
20:41Enfin,
20:41un vrai smartphone.
20:42Un vrai smartphone.
20:43Tous Android.
20:43Un vrai smartphone.
20:44Il n'a pas la mémoire
20:45qui fait qu'on peut stocker
20:47100 000 photos,
20:48etc.
20:49Il n'a pas...
20:50Mais il fait suffisamment
20:52pour qu'un enfant
20:53ou qu'un adolescent
20:55ou qu'une femme
20:57puisse accéder
20:58à l'Internet
20:59et bénéficier
21:01de 70,
21:0380 %
21:04du monde digital.
21:05Ça, c'était il y a un an ?
21:06C'était il y a...
21:07Non, au mois de novembre.
21:10Je suis rentré
21:11le 12 novembre,
21:11très exactement.
21:12J'ai atterri à Paris
21:13le 12 novembre.
21:14Donc, j'avais ce prix-là
21:15dans mon escarcelle.
21:16Aujourd'hui,
21:17impossible de trouver
21:18quelque chose
21:18à moins de 50,
21:2055 US dollars.
21:21Sauf que de passer
21:22de 27 à 55,
21:23c'est 100 % d'augmentation.
21:24Et déjà, 27,
21:26c'était beaucoup.
21:2755, c'est impossible.
21:29Mais le problème,
21:30il n'est pas uniquement là.
21:32C'est que les téléphones
21:33qui étaient un peu plus forts,
21:36un peu plus costauds,
21:38qui étaient, eux,
21:38à 60, 70 US dollars,
21:41ils passent à 100,
21:42120 US dollars.
21:43Parce qu'ils ont plus
21:43besoin de mémoire
21:45que ces téléphones
21:46qui étaient d'entrée de gamme.
21:47Absolument.
21:47Et ça veut dire que
21:48ce phénomène inflationniste
21:51est en train de tuer
21:52l'entrée de gamme.
21:53Et c'est un drame.
21:54À l'époque,
21:55c'était 1 milliard de personnes.
21:57Maintenant,
21:57on est en train de passer
21:58à 2 milliards de personnes.
22:00Donc, il y a plein de gens
22:01qui avaient un smartphone
22:03qui ne vont plus avoir
22:04les moyens de se le payer
22:05quand il va tomber en panne.
22:07Donc, il va y avoir
22:07une régression digitale.
22:09Et donc, quelque part,
22:11non seulement,
22:11on leur ferme
22:11les passeports éducatifs
22:12pour aller étudier à l'étranger,
22:14mais on va leur fermer
22:15les passeports digitaux
22:16parce que le coût de la mémoire
22:18fait qu'ils ne pourront plus
22:19remplacer leur acquis.
22:20Le problème, Bruno,
22:21c'est que finalement,
22:22on crée une fracture
22:24encore plus grande.
22:25C'est ce que j'allais dire.
22:26On va priver
22:29des centaines de millions
22:30de gens de smartphones.
22:31Et pendant ce temps-là,
22:32nous, occidentaux,
22:33on va progresser
22:34en intelligence artificielle
22:35avec toute cette mémoire
22:36qui ne va pas
22:37dans ses téléphones.
22:38C'est un paradoxe effrayant,
22:39en fait.
22:40Mais c'est pour ça
22:41qu'il faut trouver
22:41des sources de financement
22:42pour aider,
22:44pour subventionner
22:45l'accès à ces appareils-là
22:46parce que sinon,
22:47on est en train de perdre
22:47toute une partie
22:48de la population
22:49de la planète.
22:51C'est devenu très sérieux.
22:53À un moment donné,
22:54on parlait de l'électricité,
22:55on parlait de l'eau,
22:55mais là,
22:56le numérique
22:56fait partie de l'équation.
22:58Alors,
22:58où j'ai un petit peu
22:59d'espoir quand même
23:00parce qu'on ne peut pas
23:01laisser...
23:02Non, non, non,
23:03bien sûr.
23:03Il y a toujours des solutions.
23:04Ce n'est plus le smartphone,
23:05c'est l'agent phone,
23:07OK ?
23:07Où il y a très peu de mémoire
23:10et toute la mémoire
23:10est dans le cloud.
23:11OK ?
23:12Mais pour faire ça,
23:13il faut pouvoir faire des clouds
23:15ou alors avoir des clouds
23:16qui sont à l'étranger,
23:18c'est-à-dire en Europe,
23:19en Chine,
23:19aux Etats-Unis principalement,
23:21OK ?
23:21Ou en Australie.
23:22Sauf que c'est juste
23:23un petit peu loin
23:25du centre de l'Afrique,
23:26on se rend bien compte.
23:27Donc les petites données,
23:28elles vont quand même...
23:29Ou alors,
23:29il faudrait créer
23:29des data centers en Afrique.
23:30Oui.
23:31Alors, créer un data center électrique,
23:33c'est l'électricité.
23:34Aujourd'hui, honnêtement,
23:35si un gouvernement africain
23:38doit faire une centrale thermique
23:39au gaz ou éventuellement,
23:42pourquoi pas,
23:42peut-être un jour nucléaire,
23:43je ne sais pas si c'est bien
23:44ou pas bien,
23:44ce n'est pas le propos,
23:46mais c'est déjà pour que les gens
23:48aient l'ampoule,
23:49les frigidaires...
23:49Et non pas pour alimenter
23:50des data centers.
23:51Exactement,
23:51et pas pour faire des data centers.
23:53Mais c'est intéressant
23:53parce que dans ce scénario-là,
23:55on passe du téléphone
23:56et on revient au bon vieux terminal
23:58qui va nous donner accès
23:59à de l'information.
24:01Merci à tous les deux.
24:02Passionnante,
24:02cette discussion ici à VivaTech,
24:05inspirant ce salon.
24:06Et ça tombe bien
24:06parce qu'on y sera
24:08tout au long de cette semaine
24:09et même le début
24:10de la semaine prochaine.
24:11Merci beaucoup, Yves Mead.
24:12Merci.
24:12Merci à Yves
24:13et merci à Bruno Guglielminetti.
24:14Merci, François.
24:15Passe un bon salon.
24:16On se retrouvera bien évidemment
24:17dans tes émissions
24:18et un peu partout,
24:20mon cher Bruno.
24:20Vous restez avec nous.
24:22T'as qu'à la Quotidienne,
24:23on revient dans un instant
24:23avec un invité exceptionnel.
24:25Le PDG d'ASML
24:27sera sur ce plateau.
24:28Christophe Fouquet
24:29va répondre
24:30à nos questions.
24:31Et d'ailleurs,
24:31Frédéric Simotel
24:33viendra aussi
24:34sur le plateau.
24:35Interview donc exceptionnelle
24:36du patron d'ASML
24:37juste après ceci.
24:38A tout de suite.
24:40Tech & Co.
24:42La Quotidienne
24:43sur BFM Business.
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