- il y a 13 heures
Ce mardi 12 mai, Frédéric Simottel a reçu Yves Maitre, operating partner chez Jolt capital, Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", et Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, un débrief de la tech et de l'IA, parce qu'on va encore beaucoup parler d'IA, vous
00:12vous en doutez.
00:12C'est quand même l'un des sujets majeurs.
00:15On voit même un Donald Trump qui part en Chine, et ce sera l'un des sujets de discussion avec
00:21Jensen Wang.
00:24Mais pour en discuter, je ne vais pas en parler tout seul, je vais parler avec nos experts qui sont
00:29là avec nous ce soir.
00:29Julien Villeret. Bonsoir Julien.
00:31Bonsoir Frédéric.
00:32Merci d'être avec nous, directeur de l'innovation chez EDF.
00:35Avec nous également Yves Maët. Bonsoir Yves.
00:37Bonsoir.
00:38Operating Partner chez Jeul Capital, que vous pourrez découvrir ce week-end dans la librairie d'écho pour ton livre,
00:43Arrêtez de dire bonjour à votre IA.
00:45Voilà, c'est ça.
00:46Et aux éditions ?
00:48First.
00:48Aux éditions first, et on aura l'occasion d'en reparler, si vous voulez suivre ce que nous dit Yves
00:53ici régulièrement,
00:54mais aussi ce qu'il pense, ses réflexions, autour de l'IA.
00:57Et ce sera dans la librairie d'écho de notre collègue Emmanuel Lechypre.
01:00On a, alors il est à distance, on est en train de faire la connexion avec Bruno Gugliel,
01:04Minetti, journaliste et animateur de mon carnet numérique.
01:06Dès que nous avons la liaison, évidemment, on le fera intervenir.
01:09Allez messieurs, c'est parti.
01:12Tiens, un sujet, alors on en avait déjà un petit peu parlé,
01:15c'est les titres de Samsung et de SkinX qui chutent en bourse,
01:20alors qu'ils ont des bénéfices records,
01:25et bien ils sont dans le viseur du gouvernement sud-coréen.
01:27Pourquoi ?
01:28Et bien ce sont les salariés qui s'inquiètent.
01:30Alors c'est les salariés de Samsung qui exigent une meilleure redistribution de tous ces profits,
01:34des super profits de ces deux géants des puces.
01:37Ils sont désormais au cœur d'un débat politique,
01:39depuis qu'un haut responsable du pays a proposé de les partager avec l'ensemble de la société.
01:44On écoute ce que nous en dit Hélène Lefou et on revient dessus.
01:48La proposition de Kim Jong-un tient en deux mots « dividendes nationales ».
01:52Pas question là de parler d'un impôt supplémentaire sur les bénéfices exceptionnels.
01:56L'objectif serait de redistribuer une partie des recettes fiscales excédentaires
02:00liées au boom de l'IA aux citoyens sud-coréens.
02:03Une initiative pas si étonnante au vu des résultats des deux géants de la tech,
02:06souligne François Meunier, directeur de la rédaction Investir.
02:09L'idée c'est de se dire comment on peut peut-être mieux répartir les richesses.
02:14Et en Corée, à Séoul, on a deux entreprises.
02:17A L2, c'est la moitié de la capitalisation de la bourse sud-coréenne.
02:22Donc évidemment, tous les regards sont tournés vers ces deux grands acteurs
02:25qui enchaînent sur croissance et qui révisent sans arrêt à la hausse.
02:30Les bénéfices de Samsung ont déjà été multipliés par 48 au premier trimestre,
02:34tandis que ceux de SKNX devraient atteindre les 152 milliards d'euros pour 2026.
02:39Le risque, selon le haut responsable, c'est le phénomène de la croissance en cas,
02:43c'est-à-dire la hausse des inégalités entre une branche portée par les revenus de la tech et les
02:47actifs financiers
02:48et une seconde branche de l'économie qui décline.
02:51Kim Jong-un va même encore plus loin, à l'image du fonds souverain norvégien.
02:54Le fonds pourrait être utilisé pour investir dans l'économie ou dans les entreprises
02:58grâce à des politiques de formation et de reconversion.
03:01L'autre possibilité serait de venir en aide à certaines catégories de la population,
03:05comme les retraités ou les jeunes.
03:08C'est à la fois un sujet technologique, puisque ça concerne ces entreprises,
03:11un sujet financier, puisque leur cours de bourse chute,
03:15et puis c'est à la fois un sujet social.
03:17Ça pose plusieurs questions.
03:19Est-ce qu'il faut les super profits technologiques ?
03:20Nous, on s'est lancé, les super profits d'un total et tout ça.
03:24Il faut taxer davantage.
03:25Là, c'est plutôt à redistribuer.
03:27Mais ça pose aussi une question qui crée réellement la valeur dans l'IA.
03:30Est-ce que c'est les actionnaires ? Est-ce que c'est les ingénieurs ?
03:32Est-ce que ce sont les consommateurs ?
03:35Et puis, derrière tout ça, et là, ça va avoir un impact,
03:38il y a la grève chez Samsung qui menace, qui vont faire grève,
03:42tant qu'ils n'auront pas eu quelques subsides de ces profits.
03:45Comment il faut regarder ça ?
03:46Julien, je t'ai parlé avec toi.
03:47C'est la bonne vieille histoire de la cagnotte fiscale.
03:49On a connu ça en France à d'autres époques.
03:50C'est-à-dire qu'un coup, il y a des rentrées monumentales d'argent
03:53bien superbes à ce qui était prévu.
03:54Qu'est-ce qu'on fait de cet argent ?
03:55Il y a des pays où on préfère le mettre dans le système social,
03:58d'autres pays où on peut le redistribuer,
04:00d'autres pays où, au contraire, on les thésaurise dans les entreprises.
04:02En l'occurrence, là, c'est un choix politique potentiellement de la Corée,
04:04donc je ne vais pas le juger.
04:06Ce serait leur choix, quelle que soit leur décision.
04:09Ce qui est intéressant à noter quand même,
04:10c'est qu'à peu près dans tous les cas de figure,
04:13quand on a ce genre de cagnotte, ça ne dure pas.
04:16Et là, on peut imaginer qu'on est dans ce problème mondial
04:19de manque de puces, de manque de RAM, etc.,
04:21qui fait que les prix augmentent.
04:22Et puis, en plus, là, on parle de Samsung et de SKNX,
04:26qui sont des gros producteurs, justement, de mémoire,
04:29dont les prix sont en train de s'envoler.
04:31Samsung, la valorisation, aujourd'hui, c'est 1 000 milliards.
04:34Exactement. Et aujourd'hui, ils gagnent beaucoup d'argent.
04:36Pourquoi ? Parce qu'ils arrivent à vendre très, très cher,
04:37beaucoup plus cher que d'habitude,
04:39une production qu'ils font de façon normée, régulière,
04:42depuis très longtemps.
04:43Donc, ça rapporte beaucoup d'argent.
04:44Donc, la question derrière, c'est que ça va s'arrêter.
04:46C'est qu'à un moment, si le marché fait son boulot,
04:49il va y avoir des capacités de production de puces
04:50qui vont se développer,
04:51et c'est en train d'être le cas,
04:52même si ça va prendre 2, 3, 4 ans, probablement, pour arriver.
04:55Et donc, cet argent, il n'est pas infini.
04:56Il est one shot, il est ponctuel.
04:58Et donc, c'est une vraie question politique
05:01de qu'est-ce qu'on fait quand on a cette cagnotte
05:03qui ne va probablement pas durer.
05:04Est-ce qu'on la redonne aux gens ?
05:05Ou est-ce qu'on investit dans ce que font, typiquement,
05:09les Finlandais, qui était l'exemple qui était déjà là,
05:11c'est-à-dire des fonds souverains
05:12qui vont aider à poursuivre la croissance
05:14sur d'autres secteurs, sur d'autres sujets.
05:16À décarboner, aussi, par exemple.
05:17Ça a été le cas.
05:22On prend les revenus du carbone, du pétrole, en fait.
05:25On les met dans un fonds pour décarboner.
05:27Alors, certains trouvent ça hypocrite.
05:29D'autres pensent que c'est parié sur l'avenir.
05:32À voir.
05:33Yves, en plus, on est en Corée du Sud,
05:35qui est un pays où il y a 4, 5 grands conglomérats
05:38des Hyundai, des Samsung, des Skynix
05:41et autres, des LG.
05:45Donc, habitués, il y a déjà eu des grandes grèves.
05:47On se souvient, dans les années 80,
05:49il y a eu des grandes grèves chez Samsung, en Corée.
05:51Qu'est-ce que tu penses de tout ça ?
05:52Je pense qu'il y a des éléments de contexte
05:55relativement importants.
05:55D'abord, comme tu l'as dit,
05:57la première chose, c'est que,
05:59comme ça a été dit dans la vidéo,
06:01aujourd'hui, les chipsets,
06:04les puces, les mémoires,
06:05il n'y a que 3 grands producteurs au monde,
06:07dont 2 sont en Corée.
06:09Et donc, ils raflent la grosse partie du gâteau.
06:12Le troisième, c'est Micron, qui est aux Etats-Unis.
06:14C'est ça, qui est aux Etats-Unis.
06:17Et donc, le gâteau grossit,
06:19parce qu'il y a une demande de plus en plus forte,
06:21parce que l'intelligence artificielle
06:22demande beaucoup de mémoire,
06:25et qu'il n'y a pas suffisamment d'entreprises
06:28qui sont capables de les fournir.
06:30Donc, évidemment, les prix montent,
06:32et la demande monte.
06:33Donc, il y a tout d'un coup une manne financière.
06:36Question, est-ce que cette manne
06:38est sécurisée sur des longues durées ou pas ?
06:42Tu as un point de vue, j'ai tendance à le partager,
06:45c'est un point de vue,
06:46il faut savoir qu'il y a des gens qui pensent
06:47qu'on est parti pour beaucoup plus que 3-4 ans,
06:50et peut-être 10-20 ans.
06:52Donc, bon, ça c'est la première chose.
06:53Deuxième chose, il faut se souvenir
06:55que le gouvernement coréen vient de changer,
06:59puisqu'il y a eu une loi martiale qui a été établie,
07:03et puis il y a eu des mouvements politiques,
07:05là encore, que je ne commande pas,
07:07qui fait que l'ancien gouvernement,
07:08qui était plutôt de droite,
07:10ou républicain, pour reprendre les termes anglo-saxons,
07:14a chuté,
07:15et là, on a un gouvernement qui est plutôt socialiste,
07:19on va dire démocrate.
07:20Le socialisme à la coréenne n'est pas tout à fait
07:23la même chose que le socialisme,
07:25comme on l'entend en Europe.
07:26Donc, c'est un deuxième phénomène.
07:28Et puis, il y a un troisième phénomène,
07:31qui est le fait que
07:34ces deux entreprises
07:36représentent la moitié de la capitalisation boursière,
07:38c'est comme si Louis Vuitton et Total,
07:40on va dire en France,
07:41représenter la moitié,
07:43je ne vais pas dire des emplois,
07:44mais quasiment de la richesse du pays.
07:46Donc, tout ce qui se passe...
07:46Samsung, c'est 260 000 emplois,
07:48alors la moitié,
07:50c'est 130 000, 140 000
07:52en Corée du Sud,
07:53l'autre moitié à travers le monde,
07:54mais voilà, c'est quand même...
07:56Oui, mais non seulement c'est ça,
07:57mais c'est toute la chaîne de construction,
08:00c'est-à-dire que
08:00les gens qui les nourrissent,
08:02les gens qui fabriquent les usines,
08:03les gens qui fabriquent les machines,
08:04les sous-traitants, etc.
08:05Donc, c'est colossal.
08:07Aujourd'hui, Samsung,
08:08c'est la moitié...
08:09Imaginez une entreprise
08:10qui pèse la moitié de la France.
08:12Même EDF,
08:12qui est une grande entreprise,
08:13ou Orange,
08:14dans laquelle j'ai eu l'occasion de travailler,
08:16on n'a pas ce poids-là.
08:18On est loin de la voie.
08:19Ça s'appelle le 440,
08:20ça ne s'appelle pas le 4.2.
08:23Et donc, on est à un contexte
08:24qui est tout à fait particulier.
08:26Et dans ce cadre-là,
08:28se pose cette question
08:29de la répartition de la richesse.
08:31Je remarque une chose,
08:32c'est que cette question
08:33se pose partout dans le monde.
08:34Pourquoi ?
08:34Parce que, que ce soit OpenAI,
08:36que ce soit Google,
08:37que ce soit Microsoft,
08:38il y a une concentration
08:40de la technologie,
08:43des résultats financiers,
08:45dans quelques sociétés.
08:48Les GAFAM,
08:49quelques sociétés taïwanaises,
08:51entre autres,
08:52particulièrement TSMC,
08:54mais pas uniquement,
08:55Foxconn, par exemple,
08:56quelques sociétés japonaises,
09:00quelques sociétés taïwanaises,
09:02très peu en Europe,
09:04et quelques sociétés chinoises,
09:06les BATS,
09:06qu'on appelle les BATS.
09:08Et donc, c'est...
09:09Baidu, Alibaba, Tencent et...
09:11Oui, oui, oui.
09:12Le BIMRAN,
09:12mais qui n'est pas dans l'acronyme,
09:14mais qui n'est pas dans le BATS.
09:15Et si on compte,
09:16allez, on va dire
09:17qu'il y a moins de 50 sociétés
09:19qui forment,
09:20probablement moins de 20,
09:21qui forment une richesse considérable
09:23à travers ce globe.
09:24Et donc là,
09:24il y a une concentration de la richesse,
09:26une concentration du pouvoir
09:27aussi autour de ça.
09:29Et cette question-là,
09:30elle se pose en Corée comme ailleurs.
09:31En Corée,
09:32elle est séparée en deux solutions.
09:35Donc, on va parler juste de la Corée,
09:36on va refaire un focus sur la Corée.
09:38Il y a d'un côté
09:39les ouvriers de Samsung
09:40qui disent,
09:41non, non, non,
09:41moi,
09:42je veux une participation
09:45au profit
09:45beaucoup plus importante
09:46que celle qu'on a.
09:47Je ne vais pas rentrer dans les détails
09:48parce qu'elle est capée,
09:50etc., etc.
09:50et ça n'intéresse pas beaucoup.
09:51Donc, je veux beaucoup plus du gâteau.
09:54Et eux,
09:55ce sont des gens
09:56qui font rarement grève,
09:57mais quand ils font des grèves,
09:58ce sont des grèves dures
09:59et parfois violentes,
10:01mais très violentes,
10:02OK ?
10:03Et aujourd'hui,
10:04ils disent,
10:05si à telle date,
10:06de mémoire le 21 mai,
10:07on n'a pas l'obtention
10:09de ce qu'on a,
10:09on fait une grève de 20 jours.
10:11Mais quand les syndicats en Corée disent
10:13on fait une grève de 20 jours,
10:15le pays est arrêté pour 20 jours.
10:17Eux s'arrêtent,
10:18mais c'est l'ensemble du pays
10:19par voie de conséquence
10:20qui est arrêté.
10:21Donc ça, c'est les syndicats.
10:23Et encore une fois,
10:24c'est hyper important
10:25parce que, je ne sais pas,
10:26ça va faire au moins 10 ans
10:27qu'ils n'ont pas fait grève.
10:29Deuxième chose,
10:29c'est l'État qui dit
10:32cet argent,
10:33il doit y avoir une super taxe
10:35et nous, l'État,
10:36on doit le répartir de quelle manière ?
10:38Donc il y a deux conflits
10:39ou deux protagonistes
10:41dans cette réparition,
10:41les employés et le gouvernement,
10:43sachant que les employés
10:44sont aussi des citoyens.
10:46Donc c'était pour donner
10:47quelques éléments de contexte.
10:48Bruno Guéguenminetti,
10:49on est content de te retrouver.
10:50Bonsoir Bruno,
10:51journaliste animateur
10:52de mon carnet de l'actualité numérique.
10:54Comment tu regardes tout cela
10:55depuis ton oeil de Québec ?
10:58J'aimais bien les analyses
11:00que j'ai entendues.
11:02Quand je regarde ça,
11:03moi, de mon côté,
11:04ce que je vois,
11:05c'est que finalement,
11:06le gouvernement sud-coréen
11:08a devant lui
11:09toute une question,
11:11un choix difficile à faire.
11:12Parce que d'un côté,
11:13où il aide ses champions
11:16face à la Chine,
11:17face aux États-Unis,
11:18face à Taïwan,
11:20à prendre sa place,
11:21parce que bon,
11:21c'est quand même
11:22des joueurs stratégiques,
11:24ou de l'autre côté,
11:26il essaie de répartir
11:27et de ne pas donner l'impression
11:29qu'il y a des privilégiés
11:31dans cette histoire-là
11:33pour la société sud-coréenne.
11:36Et c'est là
11:36où ça peut faire mal,
11:38particulièrement
11:38dans un contexte de travail
11:39qui est sensible
11:41ces temps-ci.
11:42Alors,
11:42je ne voudrais pas être à la place
11:43des gens qui sont à la tête
11:45de la Corée du Sud,
11:46parce qu'ils ont vraiment
11:46un enjeu important.
11:48À quelque part,
11:48c'est un peu comme
11:49la paix sociale
11:50par rapport à l'enjeu
11:51stratégique économique
11:53international.
11:54Oui, Julien ?
11:54J'ai beaucoup frappé
11:56dans les dernières publications
11:57de résultats financiers
11:58des GAFAM,
11:59en l'occurrence Microsoft
12:00en particulier,
12:00mais c'était vrai
12:01de Meta et d'autres.
12:02C'est la première fois
12:02depuis très longtemps
12:03que je les vois publier
12:04des résultats financiers
12:05avec une guidance,
12:06donc avec une prévision
12:07de cash flow neutre.
12:08Ça veut dire quoi ?
12:09Ça veut dire qu'ils gagnent
12:10des centaines de milliards
12:11de bénéfices
12:12qui rentrent dans les caisses.
12:13Mais en fait,
12:14ils disent tout cet argent,
12:15100% de cet argent,
12:16je vais l'investir
12:17dans des futurs
12:18nataspecteurs,
12:19des futurs produits, etc.
12:20Donc en fait,
12:20entre guillemets,
12:21il ne reste plus rien.
12:23Ça, ça m'a beaucoup frappé.
12:24C'est la première fois
12:25depuis très longtemps.
12:25Ils vont même jusqu'à lever
12:26de la dette partout.
12:27Google lève beaucoup de dettes.
12:28C'était jamais arrivé
12:29jusqu'à présent.
12:30Amazon avait connu ça
12:31parce qu'il était dans un métier
12:32où on avait développé
12:33du dur,
12:34des infrastructures en dur,
12:35mais dans le software,
12:36c'est la première fois.
12:37Et donc pour des gens
12:37comme Samsung,
12:38je pense que ça pose
12:39vraiment aussi
12:39cette question-là.
12:41Est-ce que l'argent,
12:42je le redistribue sûrement
12:43un peu aux salariés,
12:45sûrement un peu à l'État.
12:45Est-ce que je n'aurai investi ?
12:47Est-ce que je ne prends pas
12:47cet argent
12:48pour essayer d'aller investir
12:50quand je vois que tous les autres,
12:52ils ont des centaines de milliards
12:53à investir tous les ans ?
12:55C'est une vraie question,
12:55là pour le coup,
12:56qui n'est pas politique,
12:57qui est une question stratégique.
12:59Alors justement,
13:00on parle de 100 milliards,
13:01c'est une belle transition
13:02pour notre sujet suivant.
13:04C'est Softbank,
13:05Softbank qui sera en pourparler
13:07pour un important projet
13:09de centres de données en France.
13:11Mais alors,
13:11tenez-vous bien,
13:12le montant annoncé,
13:14encore une fois,
13:14c'est 100 milliards de dollars.
13:17Donc voilà,
13:18ça devrait être annoncé
13:19à Chousse France
13:20qui aura lieu début juin.
13:22Chousse France
13:22qui est à une grande réunion,
13:24tout un tas de patrons étrangers
13:26et puis des belles pointures
13:27qui viennent en France
13:29pour montrer
13:29combien ils vont investir en France.
13:34Softbank,
13:34bon,
13:34ce n'est pas n'importe qui,
13:35on les connaît,
13:36ils avaient déjà investi
13:3730 milliards dans OpenA,
13:38ils sont dans le projet Stargate
13:40aux États-Unis,
13:40un projet à 500 milliards,
13:41donc ils sont habitués
13:42à jongler un peu
13:43avec ces dizaines de milliards.
13:46Là,
13:46c'est assez,
13:47enfin,
13:47je ne sais pas comment
13:47vous voyez ça,
13:49Yves,
13:49cet investissement
13:51de Softbank.
13:52Alors,
13:53encore une fois,
13:54le montant est annoncé là,
13:55on verra un peu
13:56s'il n'est pas revu
13:59considérablement à la baisse
14:00le jour de la signature.
14:01Non,
14:02mais je pense que ça tombe bien
14:03que tu sois avec nous
14:04puisque en tant que responsable
14:06de l'innovation d'EDF,
14:07j'imagine,
14:08tu as beaucoup,
14:08beaucoup de choses à dire,
14:09donc c'est gentil
14:10de me faire commencer,
14:11mais je pense que
14:12il faut qu'on se rende compte
14:14de ce que c'est
14:14que 100 milliards
14:15mis sur des investissements
14:16de data center.
14:18Ça veut dire que
14:19on va,
14:20100 milliards,
14:21ça fait des data center,
14:22je vais dire encore un chiffre
14:22qui ne parle pas,
14:23mais on va y venir,
14:25ça fait des data,
14:26à peu près 10 gigabits
14:27de data,
14:2910 gigawatts
14:30en data center.
14:3210 gigawatts
14:33en data center,
14:34ça veut dire qu'on va faire
14:35des usines en France
14:36qui vont consommer
14:37l'équivalent de 7 ou 8 tranches
14:39de centrales nucléaires.
14:41Ça veut dire que
14:41si on prend une centrale nucléaire
14:42comme Tricastin ou autre,
14:44encore une fois,
14:44tu me corriges,
14:45ça veut dire qu'il va falloir
14:46entre 2,5 et 3 centrales nucléaires
14:50qui ont chacune 2 ou 3 tranches,
14:51en gros.
14:52Rien que pour faire ça,
14:53il va falloir un petit peu de temps.
14:55Donc,
14:55on voit bien que
14:56c'est juste gigantesque,
14:58c'est tellement gigantesque
15:00qu'on n'y croit pas trop.
15:01Je veux dire...
15:02On se dit que la France
15:03soit choisie comme le hub
15:04IA de Sop pour SopBank.
15:06SopBank se déguise
15:07un petit peu en Père Noël.
15:08Donc,
15:08je pense que
15:09déjà,
15:10s'il y avait un zéro de moins,
15:12c'était 10 milliards,
15:13ce serait déjà pas mal.
15:14Je pense que
15:16RTE,
15:16il serait aussi hyper content.
15:18Ça, c'est la première chose.
15:19Deuxième chose que je voulais dire,
15:21moi, en tant que Français,
15:21je suis assez fier
15:22parce qu'en Europe,
15:23il a quand même,
15:24je ne sais plus,
15:2527 pays en Europe
15:25si je ne m'abuse.
15:26Donc,
15:27il a 27 options
15:28plus l'Angleterre à côté,
15:29on va dire 28.
15:31Et il choisit la France.
15:32Pourquoi il choisit la France ?
15:34Alors,
15:34Macron a fait une grosse opération
15:35de l'ouïne.
15:36Mais après,
15:37derrière,
15:37ça ne suffit pas.
15:37Oui,
15:38c'est vrai que
15:38la crédibilité et le poids de Macron
15:40ont particulièrement joué,
15:41j'imagine.
15:42Mais il y a peut-être
15:43autre chose que Macron
15:44parce que
15:44les Japonais et SopBank
15:46savent très bien
15:46qu'il y a des élections présidentielles
15:47et il y a un truc
15:48dont ils sont sûrs,
15:49c'est que ce ne sera pas
15:49Macron le prochain président
15:50parce qu'il ne peut pas.
15:51Il n'a pas le droit juridiquement.
15:53Donc,
15:53le poids de Macron,
15:54je rigolais un petit peu
15:55tout à l'heure,
15:56il est tout à fait relatif
15:58même si sa personnalité
16:00est probablement
16:00très appréciée.
16:01C'est-à-dire que
16:01de SopBank,
16:02j'imagine pour SopBank,
16:04on l'a vu aux États-Unis
16:05avec Donald Trump
16:06qui est parti lui-même
16:07chercher cet argent.
16:08Là,
16:08il voit un nouveau chef d'État
16:09qui va chercher cet argent.
16:10Il y a RTE et EDF
16:12et qu'il y a
16:13des centrales nucléaires en France,
16:15qu'il y a de l'énergie en France,
16:16qu'il y a un savoir-faire en France
16:18et je ne suis pas
16:19le mieux placé ici
16:20pour en parler,
16:21mais ça,
16:21ça a du poids
16:22et ça,
16:23c'est une fierté.
16:24Et en effet,
16:24tous ces investissements
16:25qui ont été faits
16:26pendant des années
16:27et des années
16:27et des années,
16:28plus de 50 ans,
16:30dans l'énergie
16:31et dans l'électricité
16:33en France,
16:34eh bien,
16:34ils payent,
16:35ils a payé,
16:36ils continuent à payer
16:36et surtout,
16:37ils continuent à payer.
16:39C'est ça,
16:40ce qu'a DIV
16:41et très très juste.
16:43Aujourd'hui,
16:43quand on regarde,
16:43je ne peux pas parler
16:44de Softbank précisément
16:45parce que je ne connais pas
16:45l'annonce précise
16:46puisque c'est encore une rumeur,
16:47mais il y a beaucoup
16:48de data centers
16:49qui sont en train
16:49de s'installer en France
16:50et on a beaucoup,
16:51beaucoup de demandes,
16:51nous EDF,
16:52de raccordement
16:53à travers RTE
16:54pour les data centers.
16:55Pourquoi ?
16:56D'abord,
16:56parce qu'effectivement,
16:57en France,
16:57et on est le seul pays d'Europe
16:59pour lequel c'est le cas,
17:01il faut le savoir,
17:01alors le UK,
17:02c'est le cas également,
17:03opéré par EDF d'ailleurs,
17:05mais parce qu'on a donc
17:11carboné,
17:11pas cher
17:12et disponible
17:13en très grande quantité.
17:14Pour vous donner
17:15une illustration,
17:15en 2025,
17:16on a exporté,
17:17c'est l'électricité
17:18qu'on n'a pas utilisée
17:19en France
17:19et qu'on a vendue
17:20à nos confrères et amis
17:23allemands,
17:24espagnols,
17:24italiens,
17:25etc.
17:25C'est 90 TWh.
17:27Donc,
17:27on peut en accueillir
17:28des data centers,
17:29il n'y a aucun problème,
17:30on a tout ce qu'il faut
17:31pour vous accueillir.
17:32Donc,
17:32bas carbone,
17:33pas cher
17:33et disponible
17:34en très grande quantité.
17:35Ça,
17:35c'est l'énergie,
17:36c'est le premier souci
17:38de quelqu'un
17:39qui veut installer
17:39un data center.
17:40Donc,
17:40en Europe,
17:41clairement,
17:41la France,
17:42on est le mieux placé
17:43pour offrir
17:44une alimentation électrique
17:46performante
17:46et décarbonée
17:47au data center.
17:48Après,
17:49on a un sujet
17:50qui est le raccordement
17:51parce qu'en fait,
17:52souvent,
17:52quand on dit
17:53construire un data center,
17:54on s'imagine,
17:55on va mettre une grosse boîte,
17:56on va foutre quelques cartes
17:56là-dedans,
17:57on met des câbles
17:57et puis hop là !
17:58On met un petit câble
17:59et puis en un an,
17:59c'est fait.
18:00En fait,
18:00aujourd'hui,
18:01un raccordement de data center,
18:02c'est plutôt 5-6 ans.
18:03Donc ça,
18:04la France a beaucoup,
18:05beaucoup travaillé.
18:06Il y a déjà
18:07fâché le foncier,
18:08enfin voilà,
18:08selon le constructeur.
18:09Et donc,
18:09il y a eu énormément de travail
18:10qui a été fait
18:11ces dernières années
18:12par RTE,
18:12par EDF,
18:13etc.,
18:13à part l'État français aussi
18:14sur la réglementation
18:15pour accélérer
18:16les raccordements.
18:17Nous-mêmes,
18:17on a lancé,
18:18c'est public,
18:18des appels d'offres,
18:19des appels à manifestation
18:20d'intérêt,
18:21comme on dit
18:21en langage administratif français
18:23où en fait,
18:24on dit aux gens,
18:24regardez,
18:24nous,
18:25on a des terrains
18:25pas loin de centrale nucléaire
18:27avec un raccordement
18:27qui peut se faire
18:28très rapidement
18:28puisque pas loin
18:29de la centrale nucléaire.
18:31Et donc,
18:31pour des data centers,
18:32on peut vous les mettre
18:33à disposition.
18:34Donc bref,
18:34la France s'est vraiment
18:35mobilisée autour
18:35de ces sujets-là.
18:36Donc,
18:36je ne suis pas du tout étonné
18:37que SoftBank ou d'autres,
18:39parce qu'en fait,
18:39il y a beaucoup d'autres projets
18:40dans le pipe,
18:41viennent dire,
18:42moi,
18:42je veux lancer mes data centers
18:43en France.
18:43Et effectivement,
18:44c'est le résultat
18:45de 50 ans de...
18:46On a Brocfield
18:47qui veut mettre
18:4710 milliards d'euros
18:48du côté de Cambrai,
18:49Digital Reality aussi,
18:50opérateur lui,
18:51c'est à 2,3 milliards
18:52à Marseille,
18:53à Duny,
18:54Prologis,
18:546,4 milliards
18:55pour 4 centres
18:56en Ile-de-France.
18:57Enfin voilà,
18:58il y a une soixantaine
18:58de sites disponibles.
18:59Beaucoup d'acteurs américains
19:00font le tour en ce moment
19:01de tous les énergéticiens
19:03de la place
19:03pour aller justement dire
19:04moi,
19:04je veux m'installer,
19:05je veux acheter
19:05des grandes quantités
19:06d'électricité,
19:06qu'est-ce que vous pouvez
19:07me faire comme condition ?
19:08Donc,
19:08on est aujourd'hui
19:10vraiment dans un moment
19:11intéressant pour la France
19:12par rapport à l'installation
19:13des data centers
19:14et c'est beaucoup
19:15grâce à notre énergie,
19:16il faut le dire.
19:16Et j'étais,
19:17au début d'après-midi
19:18à Bouchin justement,
19:20suite à,
19:20dans le cadre
19:21de ce que tu disais,
19:22pour voir un de ces sites
19:23et me rendre compte
19:23moi-même
19:24que c'est de 30 hectares.
19:26C'est intéressant
19:27de voir ça.
19:27Bruno,
19:28quand est-ce que tu viens
19:29vivre en France justement
19:30pour vivre
19:30cette plénitude
19:32de data centers,
19:33d'énergie ?
19:35Je vais vous regarder
19:36de loin,
19:37je pense que je vais apprécier
19:38ma verdure canadienne.
19:39Mais plus sérieusement,
19:41je pense que c'est
19:42un bon coup
19:42parce que Choose France,
19:44ça fait quand même quoi,
19:45deux, trois ans
19:45que ça circule
19:46comme grande campagne
19:47de ralliement
19:48des investissements
19:49étrangers en France.
19:50Puis bon,
19:51il faut voir
19:51que si ça se confirme
19:53100 milliards de dollars,
19:55je pense qu'il aura
19:57remporté son pari
19:58avec la chose.
19:59Sauf que cette installation-là,
20:02quand on installe
20:04une infrastructure
20:04comme celle-là,
20:05moi,
20:06il y a toujours
20:06trois ou quatre questions
20:07qui viennent en tête.
20:08L'électricité,
20:09bon,
20:09Yves Maître en a parlé,
20:11même chose pour Julien,
20:12vous en avez.
20:13L'eau,
20:14l'eau,
20:15ça va prendre de l'eau
20:15pour refroidir
20:16tout ça,
20:17à moins qu'on développe
20:18une technologie magique.
20:19Puis à côté de ça,
20:20il y a d'autres questions.
20:21C'est SoftBank
20:22qui amène de l'argent
20:23pour financer ce projet-là.
20:24Mais qu'est-ce qu'on fait
20:26du dossier
20:26de la souveraineté
20:27des données?
20:28Qui va être en contrôle
20:29de cette infrastructure-là?
20:32C'est des questions
20:33qui sont soulevées.
20:34Et puis évidemment,
20:35il va falloir attendre
20:36le jour de la signature
20:38du document
20:39pour voir
20:39qui sont les joueurs
20:40autour de la table
20:41et qui a vraiment
20:42le contrôle là-dessus,
20:43autant dans le contenant
20:43que dans l'infrastructure.
20:46J'ai juste un point
20:47par rapport à Julien.
20:48Je ne suis pas d'accord
20:48avec toi quand tu dis
20:49que l'électricité,
20:49elle n'est pas chère.
20:50L'électricité,
20:51elle n'est vraiment pas chère
20:52en France.
20:52Écoute.
20:53Et d'ailleurs,
20:54si on regarde,
20:54c'est intéressant,
20:55Détroit d'Ormouz,
20:56pas mal de difficultés
20:57aujourd'hui pour s'alimenter
20:59en gaz dans le monde entier
21:00et en Europe en particulier.
21:01L'électricité,
21:02aujourd'hui en France,
21:03malgré le fait qu'on fasse
21:04partie du marché européen,
21:05on a l'avantage du nucléaire
21:06qui joue sur nos prix,
21:07nos prix B2B en France
21:08aujourd'hui par rapport
21:09à l'Allemagne par exemple.
21:10L'énergie,
21:10c'est quand même
21:11une grande source de dépenses
21:12pour les Français.
21:13C'est bien sûr une grande source
21:14de dépenses.
21:14Mais aujourd'hui,
21:15je pense qu'il faut quand même
21:15se rendre compte
21:16qu'il y a quand même
21:17beaucoup de Français
21:17qui chauffent à l'électricité
21:19et ce n'est pas toujours facile.
21:20Mais encore une fois,
21:22le prix de l'énergie
21:23est un sujet,
21:23mais l'électricité
21:24par rapport à toutes les énergies
21:25est une énergie pas chère en France.
21:28Allez, autre sujet,
21:29messieurs,
21:29c'est dans la course à l'IA,
21:31un grand que l'intelligence artificielle
21:32d'Elon Meuss continue,
21:33elle, de perte du terrain
21:34sur ses concurrents
21:34au PNA et à Anthropik
21:36qui sont eux en plein boom.
21:37Et le patron de SpaceX,
21:39Elon Musk,
21:40ambitionnerait pourtant
21:40d'en faire l'IA
21:41la plus populaire au monde.
21:43On écoute ce que nous en dit
21:44Paul Waller
21:44et on se retrouve juste après.
21:47Ils étaient plus de 20 millions
21:48en janvier
21:49à avoir téléchargé Grock
21:50contre seulement 8,3 millions
21:52le mois dernier.
21:52Une chute qui laisse l'IA
21:54d'Elon Musk à la traîne
21:55par rapport à celle
21:55de ses concurrents.
21:56Plus de 50 millions
21:57de téléchargements
21:58le mois dernier
21:59pour ChatGPT,
22:0032 millions
22:00pour Gemini de Google
22:01et près de 20 millions
22:03pour Claude d'Anthropik.
22:04D'autant que le pic
22:05de téléchargement observé
22:06en début d'année
22:07pour Grock
22:07était surtout lié
22:09à une mise à jour
22:09permettant aux utilisateurs
22:11de déshabiller virtuellement
22:12une personne sur une photo.
22:13L'accès à cette fonctionnalité
22:15a depuis été limité.
22:16Ce retard s'explique
22:17par une croissance
22:18quasi inexistante
22:19du côté des grandes entreprises,
22:21des fonctionnalités controversées
22:22et une forte dépendance
22:24au réseau social X
22:25qui perd lui-même
22:26des utilisateurs.
22:27XAI,
22:28la startup à l'origine de Grock,
22:29a récemment été réorganisée
22:31et fusionnée avec SpaceX,
22:33entreprise qui va s'introduire
22:34en bourse cette année,
22:35l'une des plus grandes
22:36de l'histoire.
22:36Des milliards de dollars
22:38donc qui pourraient permettre
22:39à Musk
22:39de relancer son IA.
22:41Oui, il ne faut pas oublier,
22:42Bruno,
22:42je commence avec toi,
22:43Bruno Guglielminetti,
22:44il ne faut pas oublier
22:45qu'on est en plein dans les...
22:46Tout le monde va entrer en bourse
22:47bientôt,
22:48on est en plein dans les appels
22:49d'IPO,
22:50donc les effets d'annonce
22:51sont importants.
22:53Alors,
22:54qu'est-ce que tu en penses
22:55de ce Grock
22:57qui perd un peu de terrain
22:58par rapport à OpenAI ?
23:01Dans le fond,
23:02le Mosque a deux possibilités.
23:05Évidemment,
23:05il pourrait gagner
23:06sur les deux terrains,
23:07c'est-à-dire qu'avoir Grock
23:08qui est une IA générative
23:09et qui fonctionnerait
23:10et qui serait la plus utilisée,
23:12ce qui n'est pas le cas
23:12et ce qui ne semble pas
23:13être le cas
23:14et on ne s'en va pas
23:14dans cette direction-là
23:15quand on regarde
23:16les chiffres d'utilisation
23:17et de téléchargement.
23:19Ça, c'est une chose.
23:20Mais de l'autre côté,
23:20où il est en train
23:21de remporter la partie,
23:24c'est comme fournisseur
23:25de services
23:25avec son centre
23:28de données,
23:29Colossus notamment,
23:30mais d'autres centres
23:31sur lesquels
23:32ils sont en train
23:32de travailler aussi.
23:33Et c'est là où,
23:34moi,
23:34j'ai l'impression
23:35que Mosque va sortir
23:37son épée du jeu,
23:39c'est-à-dire qu'il va arriver
23:40à être un excellent
23:42fournisseur de services,
23:43d'infrastructures
23:44pour faire fonctionner l'IA,
23:46mais ça ne sera pas
23:46nécessairement
23:47le joueur clé
23:48au niveau du...
23:49la solution logicielle
23:51de l'IA en tant que tel,
23:53le modèle.
23:53Et ça, je pense
23:54qu'à un moment donné,
23:55il va devoir faire un deuil.
23:57Ce n'est pas pour rien
23:57qu'à un moment donné,
24:00XAI est disparu
24:01quelque part
24:02cette semaine
24:03pour se retrouver
24:05happé dans Space XAI.
24:08Il y a quelque chose là.
24:09Il y a un message
24:09qui est là.
24:10Évidemment,
24:10il y a des gens
24:10qui vont dire
24:11qu'ils veulent bonifier
24:12l'entreprise
24:13pour que par la suite,
24:13ça soit intéressant
24:14pour les gens
24:15qui veulent investir dedans,
24:16quand ça sera le temps
24:17d'investir dedans.
24:18Mais entre-temps,
24:19je pense que lui
24:20a fait le constat aussi.
24:21Quand il regarde les chiffres,
24:22il n'est pas aveugle
24:23et il voit que Grox
24:24est peut-être
24:25le malheureux
24:26de la grande famille
24:27des modèles
24:28qui sont utilisés
24:28à l'heure actuelle.
24:30Mais bon,
24:30il reste quand même
24:31une centaine de millions
24:32qui vont l'utiliser.
24:33Ce n'est quand même pas pire.
24:34Oui, il y a quand même
24:35des utilisateurs
24:36derrière tout ça.
24:37Est-ce que ça veut dire,
24:38Julien,
24:38que le marché
24:38est un peu verrouillé
24:39par les premiers entrants ?
24:40Moi, je crois d'abord
24:41que ça veut dire
24:41qu'Elon Musk,
24:42jusqu'à présent,
24:42a réussi tout ce qu'il a fait
24:43dans les infrastructures,
24:44dans le hardware
24:45et s'est planté
24:45dans tout ce qu'il a fait
24:46sur le service
24:46et le software.
24:47Ça, c'est...
24:49Il suffit de le constater,
24:50il n'a vraiment pas réussi
24:51à apporter sa patte
24:53qui est absolument
24:54brillante ici
24:55d'entrepreneurs
24:56qu'on a vues
24:57sur le hardware,
24:57sur les portures,
24:58sur les batteries,
24:59sur la fusée, etc.
25:01Sur le software
25:02et les services,
25:02ça n'a pas marché.
25:03Moi, ma clé de lecture
25:04à moi,
25:04c'est que sa vision radicale
25:07du monde en général,
25:09d'ailleurs,
25:10mais également
25:11de ce qu'il pense être
25:12bon de proposer
25:13aux consommateurs,
25:14ne résonne pas
25:15avec la masse,
25:16avec le plus grand nombre.
25:17Je t'interromps,
25:18il avait dit,
25:18X&I sera une alternative
25:21anti-mainstream.
25:23Exactement.
25:23Parce que son positionnement,
25:24c'est ça,
25:25c'est politique.
25:26C'est-à-dire,
25:26je suis contre le mainstream,
25:28je suis contre
25:28tout ce qui pourrait
25:30représenter
25:31une forme d'establishment,
25:33de politiquement correct,
25:34de tout ce qu'on veut.
25:35Résultat,
25:35forcément,
25:36c'est clivant.
25:36Et donc,
25:37forcément,
25:37à la fin,
25:38il ne peut pas aller
25:39emporter l'adhésion
25:40de la majorité
25:41avec une IAC
25:42dont on ne parle
25:44dans les médias
25:44que pour le fait
25:45qu'elle déshabille
25:46les gens,
25:46etc.
25:47Et que politiquement,
25:48elle est orientée,
25:49etc.
25:50Donc,
25:50je pense qu'en fait,
25:51ça s'explique
25:51assez logiquement.
25:53Après,
25:54il a quand même
25:55cette force,
25:56c'est qu'il a
25:57une telle galaxie
25:58de société
25:58à sa main
25:59et il a cette capacité
26:00à faire passer
26:00les actifs,
26:01c'est pas la première fois
26:01qu'il le fait,
26:02il l'a fait avec Twitter aussi,
26:03etc.,
26:03à faire passer les actifs
26:04de l'une à l'autre,
26:05que finalement,
26:06déjà,
26:07ces data centers,
26:07s'ils les monétisent
26:08pour d'autres,
26:09tropiques par exemple,
26:10après tout,
26:11très bien,
26:11il va comme ça
26:12permettre d'amortir
26:14son infrastructure
26:15et il trouvera
26:16toujours un usage
26:17pour des LLM
26:18ou des modèles
26:18qui sont performants,
26:20parce que le modèle
26:21des XAI
26:21sont performants
26:22et de qualité,
26:23soit pour ses propres besoins,
26:25soit en le commercialisant
26:26pour d'autres,
26:27de façon peut-être
26:28moins premium
26:28que les modèles
26:29les plus avancés
26:30du marché.
26:30Donc,
26:31à la fin,
26:33Musk retombe sur ses pattes,
26:34ça j'en suis à peu près
26:35persuadé.
26:35Alors,
26:36on va marquer
26:36une très courte pause
26:37et on t'écoutera Yves
26:38juste après
26:38parce qu'on arrive
26:39vraiment à la moitié
26:40de ce débrief.
26:42Allez,
26:42on se retrouve juste après
26:43pour continuer justement
26:44à parler de Grock,
26:45l'intelligence artificielle
26:46d'Elon Musk
26:46qui continue de perdre du terrain
26:48et justement,
26:49est-ce qu'il faut voir
26:49est-ce qu'il vaut mieux
26:50une IA meilleure
26:51ou est-ce qu'il vaut mieux
26:52pour Musk,
26:53c'est ce qu'il pense,
26:54une IA différente
26:55politiquement et culturellement.
26:57Allez,
26:57on s'écoute
26:57et puis on aura d'autres sujets.
26:58On reparlera de eBay,
27:00GameSpot,
27:00on aura Artyomensch
27:01qui était devant le Sénat
27:02tout à l'heure.
27:04On écoutera un peu
27:05ce qu'il a dit
27:05et on vous fera réagir dessus.
27:11Tech & Co,
27:12la quotidienne,
27:13le débrief de la tech.
27:15Allez,
27:16débrief de la tech,
27:17partie 2
27:17avec nos débriefeurs d'un soir,
27:19Yves Maître,
27:19opérateur et une partenaire
27:20chez Shell Capital,
27:21Bruno Guglielminetti,
27:22journaliste et animateur
27:23de mon carnet
27:24de l'actualité numérique
27:25et qui nous accueille
27:27chez lui
27:28depuis Montréal-Québec
27:29et Julien Villerey,
27:31directeur d'innovation
27:31chez EDF.
27:33Messieurs,
27:34on va écouter
27:35Arthur Mench,
27:36le patron de Mistral AI,
27:37l'un des trois cofondateurs.
27:38Il était
27:41à l'Assemblée.
27:43Les députés
27:43l'ont auditionné
27:44dans le cadre
27:46de la commission d'enquête
27:47sur les dépendances structurelles
27:48et les vulnérabilités systémiques
27:51dans le secteur du numérique
27:52et les risques
27:53pour l'indépendance
27:53de la France.
27:54Voilà,
27:54un dialogue très député,
27:56on va dire,
27:57très politique.
27:58Et selon lui,
27:59selon Arthur Mench,
28:00il est important
28:01que la France
28:01s'empare de la question.
28:02On écoute ce qu'il dit
28:03et on revient juste après.
28:05Je pense qu'il ne s'en inquiète
28:07pas suffisamment.
28:08Je pense que les vulnérabilités
28:09qu'on a eues
28:10dans les dix dernières années,
28:11elles vont être multipliées
28:12par cinq
28:13dans les cinq années
28:14qui viennent
28:16en termes économiques.
28:17Donc,
28:17si on ne fait rien,
28:20nous,
28:20on travaille
28:20pour réduire
28:21cet impact.
28:22Mais il faut voir
28:23la vague venir.
28:24L'intelligence artificielle,
28:25c'est des coûts
28:28et des dépenses
28:29et un déficit
28:30commercial potentiel
28:31qui est de l'ordre
28:33de 10%
28:34de la masse salariale européenne.
28:35donc on ne parle pas
28:38de petits chiffres.
28:40Voilà,
28:40d'emblée,
28:40Arthur Mench prévient,
28:41ça va coûter cher,
28:43il va falloir investir
28:44encore davantage,
28:45mais il est important
28:46d'avoir
28:48cette souveraineté,
28:50d'avoir
28:51cette dépendance,
28:52enfin,
28:52que cette dépendance,
28:53elle soit,
28:53cette indépendance
28:54ou quelque part
28:55cette dépendance
28:55mais qu'elle soit
28:57européenne.
28:57On rappelle,
28:58il y a quelques semaines,
28:59il publie un document,
29:00enfin,
29:01Mistral,
29:02Arthur Mench,
29:02j'ai publié un document
29:03de 22 propositions
29:04pour accélérer
29:05le développement
29:05de l'IA en Europe,
29:07voilà,
29:07renforcer l'attributé
29:08des talents,
29:09structurer l'offre locale,
29:10réduire la dépendance
29:10aux acteurs américains
29:11et chinois.
29:12Voilà,
29:12il faut soutenir
29:13ce type d'initiative,
29:15Yves.
29:15Oui,
29:16moi je suis absolument
29:17convaincu
29:18qu'il faut soutenir
29:18ce type d'initiative.
29:19Encore une fois,
29:20c'est toute la chaîne
29:21de valeurs
29:21qui doit être tenue,
29:22commençant par
29:23les centrales nucléaires,
29:24puis les data centers.
29:26Il y a quelque chose
29:26qui nous manque,
29:27c'est les boots edition,
29:28c'est le chipset,
29:29c'est-à-dire
29:30ce que vous avez
29:31dans votre smartphone
29:32ou dans votre ordinateur,
29:33Intel,
29:34Nvidia,
29:35qui est le leader.
29:36Puis après,
29:37la suite,
29:38c'est le software,
29:39puis après,
29:39c'est les applications
29:40ou les agents,
29:41et ça vient après.
29:42Et donc là,
29:43on a la chance
29:44en Europe
29:45d'avoir une brique,
29:46avant on en avait deux,
29:48mais qui a mergé
29:49avec la brique allemande
29:50et canadienne
29:51qui viennent de merger,
29:52donc on n'en a plus qu'une
29:53qui est purement européenne,
29:54selon quoi nos amis canadiens
29:56sont welcome,
29:56donc on va dire
29:57qu'on a deux briques
29:58ou une brique trois quarts,
29:59qu'importe,
30:01et donc il est absolument,
30:02mais absolument,
30:03absolument essentiel
30:04de tenir cet asset,
30:07quel que soit son niveau
30:08de compétitivité
30:09pour le grand public.
30:10D'ailleurs,
30:10il le dit,
30:10ça peut être déficitaire
30:12et tout ça,
30:12il faut bien comprendre
30:13qu'on peut perdre de l'argent
30:15pendant des années.
30:15On va perdre de l'argent,
30:16c'est pas on peut perdre,
30:17c'est on va perdre de l'argent,
30:18mais c'est pas perdre de l'argent,
30:19c'est on va investir,
30:21comme on a investi
30:21dans les centrales nucléaires
30:22dans les années,
30:23juste après-guerre,
30:25et maintenant,
30:25on voit que plus de 70 ans après,
30:29ça continue à rapporter,
30:30donc c'est des investissements
30:31qui sont colossaux,
30:32colossaux,
30:33de même nature,
30:34parce qu'aujourd'hui,
30:35une centrale nucléaire,
30:35ça coûte cher,
30:36mais à l'époque,
30:37en relatif,
30:38c'était encore pire,
30:40enfin,
30:40ou mieux,
30:40ou plus important,
30:42ok,
30:42et donc,
30:43il faut absolument investir,
30:44c'est de même nature
30:46que les investissements stratégiques
30:47qui ont pu être faits
30:48dans le nucléaire,
30:49qui nous donnent,
30:50par l'armement
30:51ou pour le civil,
30:52une indépendance,
30:53et qui permet à la France,
30:54c'est une des rares choses aujourd'hui
30:56qui permet à la France
30:56d'avoir une place unique
30:59dans le concert des nations,
31:01et si on ne fait pas ça aujourd'hui,
31:03on va se pénaliser
31:05de cette voie du concert des nations
31:07du 21e, 22e siècle,
31:09donc c'est essentiel.
31:10La deuxième chose que je voudrais dire
31:12par rapport à ça,
31:13c'est qu'il faut que ce soit,
31:14il faut que les gens comprennent
31:16que l'intelligence artificielle
31:18dont on a parlé tout à l'heure,
31:20Grog, Open Air, etc.,
31:22pour la majorité d'entre eux,
31:24c'est pour l'individu,
31:25mais il y a une intelligence artificielle
31:26pour les entreprises.
31:28Et aujourd'hui,
31:29la bataille de Mistral,
31:31ce n'est pas d'être dans votre smartphone,
31:32c'est que EDF,
31:35que Orange,
31:36que Total,
31:37que Louis Vuitton,
31:38que tous ces gens-là,
31:39du 440,
31:39et que toutes les petites entreprises
31:41de France et de Navarre
31:43et d'Europe
31:45utilisent une intelligence artificielle
31:46qui a été entraînée
31:47pour eux,
31:48par eux.
31:49C'est ça qui est important,
31:51c'est de parler français
31:53dans le monde de demain,
31:54de parler allemand
31:55dans le monde de demain,
31:56et pas qu'on soit tous obligés
31:58de parler qu'américain ou chinois.
32:00C'est aussi important,
32:02c'est culturel,
32:03j'allais dire,
32:03c'est aussi important
32:05que ce qu'on vient de dire,
32:06c'est-à-dire la manière
32:07dont on s'exprime,
32:07la manière dont on vit.
32:09Si on n'a pas,
32:09si on ne sait pas garder
32:10notre indépendance,
32:12j'allais dire culturelle de l'EI,
32:13alors évidemment,
32:14les gens de la culture
32:15vont me tomber dessus
32:15à la sortie des studios,
32:17mais ça va être une catastrophe.
32:19Ça va être une catastrophe sociologique
32:21pour l'ensemble du pays
32:22et pas que financière.
32:24Il l'avait dit,
32:24d'ailleurs Emmanuel Macron,
32:25il y a deux ans,
32:27au premier sommet,
32:28enfin sur un sommet sur l'EI,
32:29il avait dit,
32:30attention,
32:30est-ce qu'on ne soit pas
32:31dépassé par les biais ?
32:33Il faut une IA francophone.
32:36Il faut une EI européenne.
32:38Il faut une EI,
32:38j'en parle dans mon livre,
32:40de la social-démocratie.
32:41Nous sommes un pays
32:42qui avons une histoire
32:43de social-démocratie.
32:44Nous sommes un pays
32:45qui avons une histoire
32:45d'humanisme.
32:46Si on ne fait pas ça,
32:48si on ne tient pas ça,
32:49et la seule manière
32:49de le tenir,
32:50c'est de tenir
32:51l'antiquératité
32:52de cette chaîne de valeurs,
32:54on n'a pas le chipset.
32:55Mais à la limite,
32:57on pourra revenir,
32:58entre autres,
32:59avec le quantique,
33:00mais pas uniquement,
33:00mais ça,
33:01si on le lâche,
33:02c'est fini.
33:03C'est fini.
33:05Bruno,
33:06on t'écoute à distance
33:07et puis on revient ici
33:07en plateau ensuite
33:08avec Julien.
33:09Oui,
33:10j'aime l'appel de Yves
33:12par rapport
33:13à cette forme
33:14de souveraineté,
33:15de nationalisme européen.
33:18Le problème
33:18que j'ai,
33:19moi,
33:19avec ça,
33:20c'est que Mistral,
33:21plus je le regarde,
33:22et,
33:23mis à part le nom
33:23qui est français
33:24et son adresse
33:26du siège social
33:27qui est en France,
33:29le reste,
33:31c'est de l'étranger.
33:33On parle de financement.
33:34Tu parles des investissures.
33:36Oui,
33:36mais c'est ça.
33:37Mais GPU,
33:39l'info nuagique,
33:39la distribution,
33:40le financement,
33:41tout ça,
33:41il y a de l'extérieur.
33:42Donc,
33:43c'est un peu comme
33:43si c'est tenu
33:45artificiellement
33:45et je ne sens pas,
33:47s'il y a deux ans,
33:48je sentais une volonté politique,
33:50aujourd'hui,
33:51je ne la sens pas.
33:52Et pourtant,
33:52vous devriez être préoccupés
33:55par cette question-là,
33:56mais je ne sens pas
33:57qu'il y a une chaîne,
33:58un écosystème
33:59qui est autour,
34:00que ce soit Mistral,
34:01AI,
34:02ou que ce soit
34:02un autre joueur
34:03dont on ne connaît pas
34:04encore l'existence
34:05mais qui est en train
34:06d'être développé.
34:07Je ne sens pas
34:07qu'il y a un écosystème
34:08comme ça
34:08qui est en train
34:09d'être mis en place
34:11pour être un joueur
34:12sérieux
34:13avec une infrastructure
34:14qui va l'aider
34:15à pousser
34:16et devenir
34:17la solution européenne
34:18pour régler justement
34:20l'hégémonie chinoise
34:21et américaine.
34:22Julien,
34:23je pense que
34:24je suis tout à fait d'accord
34:25avec tout ce qui a été dit
34:26donc je ne vais évidemment
34:26pas le redire.
34:27Je pense que
34:27si on regarde le sujet
34:28d'un point de vue stratégique
34:29pour les entreprises,
34:30et ce n'est pas pour EDF,
34:31mais ce n'est pas pour les entreprises
34:31de défense,
34:32ce n'est pas pour toute
34:33interactivité,
34:33on a besoin d'avoir
34:34une IA souveraine.
34:35Pourquoi ?
34:36Parce qu'il y a deux risques
34:37évidemment majeurs.
34:38La première,
34:38c'est que les fournisseurs
34:39des modèles chinois et américains
34:41pour aller un peu vite
34:42nous coupent l'accès
34:43aux modèles un jour.
34:44Donc finito,
34:45vous ne pouvez plus.
34:46Évidemment,
34:47on voit bien le problème
34:47que ça peut créer
34:48dans un monde
34:49où l'IA sera,
34:50et déjà partout,
34:51et sera encore plus partout,
34:52où viennent attraper
34:55de la donnée
34:55qui évidemment
34:56est censée être
34:57confidentielle,
34:58sécurisée,
34:59nationale ou européenne.
35:00Donc,
35:01il n'y a pas d'autre choix.
35:02Pour le coup,
35:03il n'y a pas d'autre choix.
35:04Ça ne veut pas dire
35:05effectivement,
35:05comme le disait Yves,
35:07on aura du OpenAI
35:08ou du Anthropik
35:09dans la poche
35:10pour faire fonctionner
35:10notre téléphone.
35:11Ce n'est pas très grave.
35:12On s'en passera.
35:13Au pire,
35:14s'il faut,
35:15on changera de téléphone.
35:16Mais par contre,
35:18il y a des applications,
35:19on ne peut pas faire autrement.
35:20Et c'est vrai
35:20qu'aujourd'hui,
35:23on est quelques entreprises
35:24à faire appel
35:25à Mistral
35:26ou à d'autres
35:26qui développent...
35:27Tu dis quelques,
35:28elles deviennent
35:29de plus en plus nombreuses.
35:30Elles sont de plus en plus nombreuses.
35:32même Hollande,
35:33en Hollande,
35:34aux Pays-Bas,
35:35ASML
35:35qui fait appel
35:36pour certains
35:37de ces processus.
35:38Mais la masse critique
35:39n'est pas probablement encore là
35:41d'un point de vue économique
35:42pour eux.
35:42Effectivement,
35:43la question de
35:44est-ce qu'ils ont assez d'argent
35:45pour investir ?
35:46Est-ce qu'ils ont accès
35:46au bon GPU ?
35:47Est-ce qu'ils ont les data centers ?
35:48700-800 personnes
35:49aujourd'hui déjà ?
35:50C'est des questions
35:51qui sont absolument majeures.
35:53Je parlais tout à l'heure
35:54des cash flow de Google
35:54qui arrivent à être négatifs
35:55ou neutres
35:56alors qu'ils rendent
35:57des centaines de milliards
35:58de bénéfices par an.
35:58c'est bien parce qu'ils les investissent
36:00quelque part.
36:00Évidemment,
36:01Mistral n'a pas aujourd'hui
36:02ces moyens-là.
36:03C'est une vraie question.
36:03En tout cas,
36:04on en a absolument besoin.
36:06Je voudrais juste modérer.
36:08Yvette ?
36:09Je suis complètement d'accord
36:10avec ce que tu dis, Bruno.
36:11J'ai juste un petit trigger
36:13de modération
36:14ou de pondération à faire.
36:16C'est le fait
36:17que ce soit open source
36:18parce que dans cette bagarre
36:20à l'intelligence artificielle,
36:22à sa partie software
36:23dans cette chaîne de valeur,
36:24il y a encore deux idéologies
36:26qui s'affrontent.
36:27Une idéologie système fermé
36:29avec OpenAI,
36:31avec Anthropik,
36:32avec Gemini,
36:33Google
36:34ou avec Gronk.
36:35Et puis,
36:36une autre bataille
36:37qui sont les systèmes ouverts.
36:40Pareil,
36:41entre une porte ouverte
36:41et une porte fermée,
36:42elle est à moitié ouverte,
36:43elle est aux trois quarts.
36:44Là encore,
36:45il y a tout un débat.
36:46Mais sous Mistral
36:47et sous la question
36:48de la souveraineté européenne
36:50quelque part
36:51que Mistral représente
36:52avec tous les problèmes
36:53de financement
36:54et que tu as tout à fait justement
36:57rappelé aux auditeurs,
36:58il y a une autre bataille
36:59qui est la bataille
37:00des systèmes fermés
37:00et des systèmes ouverts.
37:01Il faut savoir que,
37:03en effet,
37:04quand on est dans un système ouvert,
37:05on peut s'appuyer
37:06sur d'autres systèmes ouverts.
37:08Pari que les Chinois ont fait,
37:09pas pour des questions d'ouverture,
37:10la Chine n'est pas particulièrement
37:11connue politiquement
37:12pour son ouverture,
37:14mais pour des raisons
37:15de stratégie.
37:16Et donc,
37:17c'est vrai que le fait
37:18que Mistral soit
37:19un système ouvert
37:21lui permet
37:22d'avoir
37:24moins de besoins
37:26de financement
37:26ou de création
37:28d'écosystèmes
37:29parce qu'elle attire
37:30d'autres universités
37:31du monde entier,
37:32d'autres gens
37:33qui ont cette philosophie
37:33de système ouvert
37:34et qui travaillent
37:36pas uniquement
37:38pour des valeurs
37:38qui sont des valeurs
37:39d'enrichissement
37:40de leurs entreprises.
37:42Donc,
37:42je pense qu'il y a quand même
37:43cette différence-là
37:44et il faut soutenir Mistral
37:46pour les deux raisons,
37:47l'une en tant que national,
37:49en tant qu'européen,
37:50et le deuxième
37:51en tant qu'idéologue
37:52quelque part
37:53ou à titre personnel,
37:54je trouve qu'il faut
37:56absolument
37:56un équilibre
37:57entre les systèmes fermés
37:59qui sont nécessaires
38:00et qui sont utiles
38:01et les systèmes ouverts
38:02qui sont nécessaires
38:03et qui sont utiles.
38:03Et Mistral représente
38:05une des rares alternatives
38:07occidentales,
38:08peut-être,
38:09je ne vais pas dire la seule,
38:10mais quasiment la seule
38:11par rapport...
38:11À un moment,
38:11on imaginait
38:11à l'Empra,
38:12en Allemagne,
38:13mais ils ne sont pas
38:14j'en ai parlé tout à l'heure,
38:15mais en tout cas,
38:18elle est en retrait
38:19aujourd'hui
38:19par rapport à Mistral.
38:22C'est le seul
38:25joueur
38:25d'open source
38:27dans ce domaine-là
38:28qui est capable
38:30de rivaliser
38:32quelque part
38:32avec les Américains.
38:33Les autres en open source,
38:35ce sont les Chinois,
38:36mais c'est autre chose.
38:37On ne veut pas non plus
38:38qu'on devienne Chinois
38:39sous prétexte
38:40qu'on soit open source.
38:40Et je pense qu'il est important
38:41pour Arthur Mensch
38:42de venir aussi
38:43devant ses députés,
38:44qu'ils soient
38:44de toute obédience,
38:47parce que...
38:48Ben oui,
38:50les gens...
38:50Parce que je suis sûr
38:51qu'on va rentrer
38:52en campagne présente
38:53s'il y a une campagne législative.
38:54Les gens vont avoir
38:55du mal à comprendre
38:55qu'une entreprise
38:56qui est valorisée
38:5710, 15, 20 milliards,
39:00on ne comprend pas
39:01qu'elle perte de l'argent.
39:02Enfin,
39:02les gens qui n'en sont pas...
39:03On rappelle quand même
39:04juste que dans ce pays,
39:05on voulait taxer
39:06des gens comme Mistral
39:07qui ne gagnent pas d'argent
39:08puisqu'ils en investissent énormément
39:10pour pouvoir faire rentrer
39:11de l'argent virtuel
39:12donc inexistant
39:13dans les caisses de l'État.
39:15Non, mais c'est dire
39:15la compréhension
39:16que peut avoir
39:17la représentation nationale
39:18de l'entrepreneuriat.
39:19C'est pour ça qu'il a raison
39:20d'aller parler
39:21à ses députés
39:21sur ce jeu-là.
39:23Est-ce que, Bruno,
39:24tu veux rajouter quelque chose
39:25ou on passe
39:26au sujet suivant ?
39:28Moi, j'ai au sujet prochain.
39:29Eh bien, tiens,
39:30garde le micro.
39:32On va...
39:32Je tiens à réagir là
39:33parce que eBay,
39:34on vous en a parlé,
39:35c'était la semaine dernière,
39:37il y a une dizaine de jours.
39:39eBay rejette l'OPA
39:40de GameStop
39:41à 56 milliards de dollars.
39:43Il juge cette offre
39:44ni crédible
39:44ni attrayante.
39:45Alors, il faut savoir
39:46que c'est le petit
39:47qui rachète le gros.
39:48Mais la société spécialisée
39:50dans le jeu vidéo
39:50n'a pas dit son dernier mot.
39:51Le PDG de GameStop
39:53se dit prêt à présenter
39:54son offre directement
39:55aux actionnaires d'Ebay.
39:56Mais cette envie de rachat
39:57ne plie pas forcément
39:58aux investisseurs de GameStop,
40:00eux-mêmes
40:00qui commencent
40:01à vendre leurs actions.
40:02On écoute
40:02ce que nous en dit
40:03Clarisse Marion
40:04et on revient juste après
40:05on démarre avec toi, Bruno.
40:07Le plan de financement
40:08de GameStop
40:09n'a pas convaincu
40:10le conseil d'administration
40:11d'Ebay
40:12où trouver
40:13les 56 milliards de dollars.
40:15Le PDG de l'enseigne
40:16du jeu vidéo
40:16a évoqué un emprunt
40:17de 20 milliards
40:18auprès de la banque
40:19d'investissement
40:20Tidi Securities
40:21et sa capacité
40:22à émettre des actions
40:23GameStop
40:24pour financer l'opération.
40:26Le refus
40:26de cette offre
40:27non sollicitée
40:28n'est pas surprenant
40:29selon John Plassard
40:30de Cité Gestion.
40:31On est dans une situation
40:32où effectivement
40:35eBay ne pouvait
40:36même pas accepter
40:38la proposition
40:39de GameStop
40:40parce que
40:41ça ressemble plus
40:42à de la spéculation
40:43qu'à autre chose.
40:44L'offre à moitié
40:45en cash
40:46à moitié en actions
40:47repose en réalité
40:48sur des produits dérivés
40:49et des options
40:50contre seulement
40:5125 000 actions
40:52détenues directement
40:53insiste John Plassard.
40:55Il faut dire
40:56que GameStop
40:56pèse 4 fois moins
40:57qu'Ebay en bourse
40:58et son PDG
40:59mise sur d'importantes économies
41:01pour rentabiliser
41:02cette opération.
41:03L'idée
41:04est de dépoussiérer
41:05eBay et de s'appuyer
41:06sur les 1600
41:07magasins américains
41:08de GameStop.
41:09Une perspective
41:10qui ne semble pas
41:11non plus convaincre
41:11les actionnaires
41:12du spécialiste
41:13du jeu vidéo.
41:14Michael Burry,
41:15le célèbre vendeur
41:16a découvert
41:17qu'il avait vu venir
41:17la crise des subprimes
41:19a ainsi cédé
41:20sa participation
41:21après l'annonce
41:21de l'offre.
41:23Alors Bruno,
41:24comment tu vois
41:25ce projet ?
41:26GameStop a annoncé
41:27ça il y a quelques jours
41:28qu'il souhaitait
41:29racheter eBay.
41:31C'est le plus petit,
41:32on l'a dit,
41:32valoriser 4 fois moins
41:34que sa proie.
41:36Donc quelque part
41:36sur un équilibre financier.
41:38Enfin,
41:38on a déjà vu ça
41:39dans cet univers financier.
41:41Mais est-ce que tu comprends
41:42ce rejet d'Ebay
41:44sachant qu'Ebay
41:44a vraiment besoin
41:45de se dépoussiérer aussi ?
41:47Bruno ?
41:48On a l'impression
41:49qu'il y a une bulle
41:50qui est montée au cerveau
41:51de Ryan Cohen
41:53quand il a eu
41:54cette idée-là.
41:55Le Macron GameStop.
41:57Oui,
41:58et quand il a accordé
41:59d'ailleurs une entrevue
42:00à un média spécialisé,
42:02l'équivalent de BFM
42:03aux États-Unis,
42:06pour commenter
42:07son initiative,
42:09ça n'avait même pas
42:10l'air clair
42:11dans sa tête
42:13parce qu'il revenait
42:14toujours en disant
42:14oui,
42:14il y a la moitié
42:15qui est en argent,
42:16qui est comptant
42:16et l'autre moitié,
42:17ce sera des actions.
42:19Il n'y avait que ça
42:20et on a l'impression
42:21qu'il est en train
42:21de vouloir répéter
42:22ce qu'il a déjà fait
42:24dans le passé,
42:24c'est-à-dire prendre
42:25une entreprise
42:25qui est en difficulté
42:27et jouer offensif
42:29en espérant
42:30que l'histoire
42:31qu'il va raconter
42:31va plaire,
42:32va aller chercher
42:32des adhérents
42:34et il va trouver
42:35du financement
42:35comme ça.
42:36Mais d'une part,
42:37je n'ai pas l'impression
42:38que ça va se faire
42:38et basé sur tous les gens
42:42qui ont eu des intérêts
42:43envers l'acquisition
42:44d'eBay
42:44à travers les 25 ans,
42:4730 ans que ça existe,
42:48il n'y a pas grand monde
42:49qui ont réussi,
42:50alors je n'ai pas l'impression
42:50que ça va se faire.
42:52Julien.
42:52Juste pour ceux
42:53qui ne connaissent pas
42:54cette marque-là,
42:55GameStop,
42:55c'est comme si en France
42:56on disait que Micromania
42:57veut racheter le bon coin.
42:58Ça a les équivalents locaux
43:01chez nous.
43:02Et donc, évidemment
43:02que ça n'a absolument
43:03aucun sens,
43:04mais évidemment
43:04que le patron de GameStop,
43:06il a un gros problème,
43:06c'est qu'il a plein de boutiques
43:07en dur dans des centres
43:08commerciaux vides
43:09qui ne vendent plus rien,
43:11une boîte qui perd
43:11beaucoup d'argent,
43:12donc il a besoin
43:13d'imaginer des scénarios
43:15qui vont lui permettre
43:16de réinventer son modèle,
43:18ça c'est la façon positive
43:19de le dire,
43:19mais peut-être aussi
43:20juste sortir la tête de l'eau
43:21en occupant le marché
43:22avec une histoire
43:23parce que GameStop
43:24est coté en bourse.
43:25Oui,
43:25et puis il y avait
43:26quelques liens de produits,
43:28c'est-à-dire eBay
43:29vend beaucoup de produits
43:30qu'il faut certifier,
43:32des cartes de collection,
43:33des choses comme ça,
43:34et c'est vrai que là,
43:35du coup,
43:35il y avait une logique,
43:37une petite logique industrie,
43:38elle en pouvait aller
43:39certifier ça
43:39dans les magasins
43:40près de personnes,
43:41de personnes.
43:41Oui,
43:41après,
43:42ça vaille 56 milliards
43:44de dollars,
43:45le fait d'avoir
43:46un petit millier de boutiques
43:47qui va certifier
43:48des cartes Pokémon,
43:49bon,
43:49le modèle économique
43:50n'est peut-être pas évident
43:50quand même,
43:51enfin en tout cas,
43:52il me semble,
43:52de mon point de vue.
43:54Après,
43:54voilà,
43:54GameStop est aux abois,
43:56ça fait 10 ans
43:56qu'ils ferment les boutiques
43:57les unes après les autres,
43:58évidemment,
43:58tout le marché du jeu vidéo
43:59s'est digitalisé,
44:00enfin voilà,
44:00tout le monde le sait,
44:01donc ils ont un vrai problème,
44:03ils ont commencé
44:03à vendre des peluches,
44:04comme Micromania en France,
44:05bon,
44:05c'est difficile,
44:06c'est un business compliqué,
44:07il y a beaucoup moins de marge
44:08que dans le jeu vidéo physique
44:09à l'époque,
44:10donc voilà,
44:11c'est plus un coût,
44:13une tentative
44:14qu'une vraie vision stratégique
44:16de mon point de vue.
44:16On comprend un peu
44:17ce rejet de la part d'Ibay,
44:19de cette OPA.
44:20Oui,
44:21et puis,
44:21il y a une autre chose
44:22que je voudrais amener,
44:24c'est que
44:26le conseil d'administration d'Ibay,
44:28parce que c'est lui,
44:28c'est pas le CEO à ce moment-là,
44:30c'est le conseil d'administration
44:31qui reçoit une offre,
44:32étant administrateur
44:33d'une société cotée
44:34en bourse aux Etats-Unis,
44:36c'est quelque chose
44:37que j'ai déjà vécu
44:38en tant qu'administrateur,
44:40donc vous recevez une offre,
44:41en France,
44:42un conseil d'administration,
44:43de par la loi,
44:44a des représentants
44:45du personnel.
44:47Aux Etats-Unis,
44:48les administrateurs
44:49sont des représentants
44:50des actionnaires,
44:51point.
44:52Donc quand vous êtes
44:52représentant des actionnaires,
44:54soit directement nommé
44:55par l'actionnaire,
44:55soit neutre,
44:57mais quand même,
44:58à ce moment-là,
44:59c'est représentant
44:59entre guillemets
45:00des petits porteurs,
45:01c'est-à-dire ceux qui,
45:02voilà,
45:03la seule chose
45:03que vous avez en tête
45:04quand vous regardez une offre,
45:05c'est est-ce que cette offre
45:07crée de la valeur
45:08pour l'actionnaire ou pas ?
45:09C'est tout.
45:10Et est-ce qu'elle crée
45:11de la valeur équitablement
45:13pour tous les actionnaires
45:13ou pas ?
45:14Et c'est tout.
45:15Il n'y a pas d'autre solution.
45:17Et si vous ne répondez pas
45:18de manière rigoureuse
45:20et structurée
45:21à cette question,
45:22vous vous heurtez
45:24potentiellement
45:24à une classe action
45:26et quand vous êtes
45:27au conseil d'administration,
45:29la classe action,
45:29elle est personnelle.
45:30C'est-à-dire qu'elle peut être
45:31personnelle vis-à-vis
45:32d'un administrateur.
45:33Je vous assurez
45:33que quand vous avez
45:34une classe action personnelle,
45:35ça peut être la ruine
45:37totale
45:38et ça peut être aussi
45:39du pénal
45:40en fonction de la classe action.
45:41Donc,
45:43aucun membre
45:44d'un conseil d'administration
45:45ne peut
45:47raisonner
45:48autrement
45:48que par ce diktat
45:49de
45:50je suis le représentant
45:51des actionnaires,
45:52de tous les actionnaires
45:53et je dois avoir
45:54une équité
45:55pour tous les actionnaires.
45:55On comprend qu'il y a
45:56un coup de com'
45:57derrière tout ça.
45:58Et donc,
45:58quand on regarde
45:59l'offre financière,
46:01la manière dont elle est
46:02structurée
46:02pour laquelle,
46:03en effet,
46:04il a eu lui-même
46:05du mal à expliquer
46:05ce qu'il était en train de faire,
46:07vous dites,
46:07ben non,
46:08parce que tant que
46:08je n'ai pas de sûreté
46:09pour mes actionnaires,
46:10j'ai heureux.
46:10Ça ne veut pas dire
46:11qu'il ne va pas revenir,
46:12mais s'il revient,
46:15il va devoir avoir
46:16une offre
46:16beaucoup plus structurée
46:17et de montrer
46:18la création de valeur
46:19pour les actionnaires d'Ibê.
46:21Bruno,
46:21on connaît
46:22cette marque Ibê
46:23depuis pas mal d'années,
46:24évidemment.
46:24Elle fait partie
46:25des marques
46:26un peu fondatrices
46:27d'Internet.
46:28Qu'est-ce qu'ils peuvent
46:29devenir Ibê aujourd'hui?
46:31Ibê,
46:31ils sont déjà là.
46:32Ils ont pris leur place
46:33dans l'écosystème.
46:34Ça devient,
46:35ça demeure
46:36un marché
46:37de vente
46:38un peu comme
46:39votre haut bon coin,
46:40mais sauf que là,
46:41c'est international.
46:42Et donc,
46:43ils ont pris des niches
46:44dans certains secteurs
46:45où ils sont incontournables.
46:47Mais évidemment,
46:47ça n'a plus l'ampleur
46:48que ça a eu
46:49à une certaine époque.
46:50Mais ils peuvent faire tourner
46:51quand même
46:51la machine continue à tourner.
46:56La machine continue à tourner.
46:58Tout à fait.
46:59Julien.
47:01Ebay gagne beaucoup d'argent.
47:02C'est un business
47:03absolument incroyable.
47:03C'est une plateforme
47:04qui coûte à peu près rien
47:05à faire tourner
47:06et qui évidemment
47:06rapporte du coup
47:07beaucoup d'argent
47:09puisque le coût marginal
47:11est extrêmement faible
47:12pour chaque nouveau client
47:13ou nouvelle vente.
47:14Donc non,
47:14c'est un business
47:15qui tourne très bien.
47:15Ebay,
47:17ça peut avoir une image
47:18un peu moins contemporaine
47:19que d'autres acteurs
47:20qui sont arrivés plus tard.
47:21Mais sur certaines niches,
47:22effectivement,
47:23en particulier sur les objets
47:24de collection,
47:25ils sont extrêmement bien positionnés.
47:26On peut imaginer
47:27quelqu'un avec une offre
47:28un peu plus sérieuse
47:29pourrait réussir à...
47:31Soit quelqu'un
47:32qui veut relancer
47:33un peu la marque
47:34vers d'autres axes
47:37ou qu'une offre
47:38un peu plus sérieuse
47:38puisse redonner
47:39un peu de vigueur
47:40à Ebay
47:40même si effectivement
47:42sur plusieurs créneaux
47:42ils marchent plutôt bien.
47:43Il veut...
47:44Tu vois comment...
47:45Non, je n'ai pas d'autres choses
47:46à dire là-dessus.
47:47Bon, je pense que Ebay
47:48c'est en effet un petit peu poussiéreux.
47:49Je pense que quand même
47:50je veux dire
47:51une telle action
47:52ou une tentative comme ça
47:53ça va quand même
47:54obliger Ebay
47:55à se reposer des questions
47:56quand même
47:56et je pense que ce n'est pas
47:57non plus mauvais
47:58et puis c'est la vie normale
48:00du capitalisme
48:01j'allais dire.
48:02Le patron de GameStop
48:03va se tourner
48:03vers les actionnaires d'Ebay.
48:05Bon, derrière
48:05il a quand même
48:06ses actionnaires
48:06lui de GameStop
48:07qui disent attention.
48:08Merci messieurs
48:09pour ce sujet.
48:10Allez, dernier sujet
48:11c'est toi Bruno
48:12qui l'a proposé.
48:13Trump Mobile
48:14rappelle-nous
48:15ce qu'est Trump Mobile
48:16et on va essayer
48:18de comprendre
48:18pourquoi ça tourne au fiasco.
48:20Oui, bien Trump Mobile
48:21c'est une initiative
48:22de la famille Trump
48:23ça avait été annoncé
48:25l'an dernier
48:26on proposait
48:27Trump Mobile
48:28c'est un fournisseur
48:29de services
48:30de téléphonie mobile
48:31à la grandeur
48:33des États-Unis
48:34et venait avec cette offre
48:35à l'équivalent
48:37de 49 dollars
48:38par mois
48:38venait avec cette offre
48:40la possibilité
48:40d'acheter un téléphone
48:42le T1
48:43pour Trump 1
48:44et cet appareil-là
48:46on le vendait
48:47à 495 dollars
48:49et évidemment
48:50pour chaque enthousiaste
48:51ou membre manga
48:53on leur offrait
48:54de faire un dépôt
48:55pour admettre
48:57la main
48:57sur un téléphone
48:59qui allait sortir
49:00quelques mois plus tard
49:01alors 100 dollars
49:02ont été versés
49:03par 590 000 personnes
49:06donc presque 600 000 personnes
49:08qui ont déposé
49:09100 dollars
49:09et un an plus tard
49:11il n'y a pas de téléphone
49:12il n'y a pas encore
49:13de services
49:13qui sont offerts
49:14et là il y a des gens
49:15qui sont en train
49:15de se dire
49:16on s'est fait clouer
49:17remorsés
49:19et là on commence
49:21à avoir
49:21des propositions
49:23de poursuite
49:24envers les gens
49:25de Trump Mobile
49:26parce qu'on ne voit rien
49:27et le pire là-dedans
49:28c'est qu'entre l'appareil
49:30qu'on nous a présenté
49:30il y a un an
49:31et l'appareil
49:32qu'on nous a présenté
49:33il y a quelques mois
49:34ce n'est plus du tout
49:35le même modèle
49:36de téléphone
49:37et un téléphone
49:38qu'on vantait
49:39en février dernier
49:40il y avait un des membres
49:41de l'exécutif
49:42qui disait
49:42que c'était
49:43vraiment un téléphone
49:44haut de gamme
49:45qui tournait autour
49:46de la valeur
49:47de 1000 $
49:47mais qu'on offrait
49:48à 495 $
49:50finalement il y a des gens
49:51qui ont fait enquête
49:52et qui ont dit
49:52non c'est plutôt
49:54un téléphone
49:54qui a été drôlement
49:55influencé
49:56par un appareil
49:57qui existe déjà
49:57et qui se vend
49:58une centaine de dollars
49:59même 149 $
50:02en Chine
50:02alors c'est vous dire
50:04qu'il y a un coût
50:04d'argent
50:05qui a été fait
50:06mais il y a beaucoup
50:07de gens qui ont été
50:07laissés sur la rue
50:08et là
50:08vous avez presque
50:10600 000 personnes
50:11qui ont peut-être
50:13un espoir
50:14de revoir leur dépôt
50:15mais sinon
50:16c'est sûr
50:16qu'il va y avoir
50:17des poursuites
50:17dans ce dossier-là
50:18le réseau Bruno
50:19c'était ce qu'on appelle
50:21chez nous
50:21un MVNO
50:22c'était un opérateur virtuel
50:24ce n'était pas un réseau
50:25qui était déployé
50:26physiquement
50:27il utilisait
50:29enfin il était censé
50:30utiliser les infrastructures
50:31des opérateurs
50:31existants
50:32on est bien d'accord
50:32là-dessus
50:33tout à fait
50:34on voulait terminer
50:35avec ce petit sujet
50:36un peu léger
50:37Julien
50:38ton regard
50:38bienvenue dans les années 2000
50:39on a connu ça
50:40en France
50:40en Europe
50:41dans les années 2000
50:41du celebrity marketing
50:43comme on dit
50:43c'est-à-dire des gens
50:44qui mettaient leur nom
50:44sur des téléphones
50:46et des MVNO
50:47on avait l'iPhone
50:49on avait Bono
50:50qui avait signé avec YouTube
50:51alors oui
50:51alors là
50:52on est dans le celebrity marketing
50:54mais assez haut de gamme
50:55quand même
50:55et là on n'est pas tout à fait
50:56non non
50:57des stars et starlettes
50:59de télé-réalité
50:59qui lançaient
51:00des mobiles
51:01avec des personnalisations
51:02des sonneries à l'époque
51:04des fonds d'écran
51:05que sais-je
51:05et qui offraient
51:07des accès
51:07sur des réseaux mobiles
51:08qui prenaient leur nom
51:10c'était juste le nom
51:11évidemment en haut du téléphone
51:12c'était rien de plus
51:13parce que derrière
51:13c'était les grands réseaux
51:14qui prenaient ces services
51:15bon bah voilà
51:17cette histoire m'amuse
51:18que je la suis
51:18sur le site de The Verge
51:20qui en fait un feuilleton
51:21là maintenant
51:21depuis un an quasiment
51:23et ça a l'air d'aller
51:24de caribansie là
51:25donc voilà
51:26mais en fait
51:27on l'a déjà vu
51:28voilà
51:29il y a très longtemps
51:30c'est un peu un revival
51:31finalement
51:31peut-être un peu
51:32comme la coiffure de Trump
51:34Yves ?
51:35Non je pense qu'il y a en effet
51:36comme tu dis
51:36600 000 personnes
51:37qui se sentent trumpées
51:40très bien
51:40il pense qu'il n'est pas là
51:41mais il l'aurait apprécié
51:42oui il l'aurait apprécié
51:43je sais
51:44et non je pense que c'était
51:45l'offre était
51:47juste délirante
51:47enfin irréaliste
51:49et c'est la différence
51:50entre
51:52quand on fait
51:53la politique
51:54on peut raconter
51:55plein de choses
51:55et puis bon
51:56voilà
51:56mais quand on fait la politique
51:58en disant
51:58vous allez avoir quelque chose
51:59dans vos mains
52:00bah là
52:01à un moment donné
52:01la réalité
52:02enfin
52:03comme je dis toujours
52:05la physique
52:05elle a la tête dure
52:06la loi de la gravité
52:06c'est la loi de la gravité
52:07quand on lance une pierre en l'air
52:09elle retombe
52:10enfin en tout cas sur la terre
52:11ok
52:11donc la physique a la tête dure
52:12la matérialité
52:13la réalité a la tête dure
52:14bah quand on joue avec la réalité
52:16bah à un moment donné
52:17ça retombe quoi
52:18et là ça fait un peu mal
52:19parce que
52:20parce que la réalité
52:21fait qu'il ne délivrera rien
52:22il ne peut pas le délivrer
52:23et en tout cas
52:24surtout pas du made in America
52:26le dernier constructeur
52:27qui a fait des téléphones
52:28aux Etats-Unis
52:29il s'appelait Motorola
52:30il était un peu plus malin
52:31et un peu plus fort
52:32que Donald Trump
52:33et ses équipes
52:33et aujourd'hui
52:34il appartient aux Chinois
52:35donc c'est la loi
52:38de la physique
52:39à la tête dure
52:40messieurs
52:41merci d'avoir passé
52:43une partie de cette soirée
52:44avec nous
52:44Bruno Guigliani-Mietti
52:46journaliste animateur
52:46de mon carnet
52:47de l'actualité numérique
52:48bien entendu
52:48que l'on vous conseille
52:50évidemment pour suivre
52:51toute la tuc-tect
52:52qui nous passionne
52:53qui vous passionne
52:53Yves Maître
52:54Operating Partner
52:55chez Jol Capital
52:56et donc regardez bien
52:57la librairie de l'écho
52:58si vous êtes un fan
52:59de cette émission
53:00d'Emmanuel Le Chypre
53:01ce week-end
53:02sur BFM Business
53:03Yves sera là
53:04avec son livre
53:06arrêtez de dire
53:06bonjour à votre IA
53:07c'est bien ça
53:08édition first
53:09aux éditions first
53:10et puis Julien Videret
53:11directeur de l'innovation
53:12chez Edef
53:13merci encore Julien
53:13d'avoir été avec nous
53:14pour cette veille
53:16de courte semaine
53:17voilà pour ceux
53:18qui feront le pont
53:19à partir de jeudi
53:20mais nous on sera bien là
53:21demain soir
53:22pour continuer
53:23à débriefer l'actu
53:25mais la soirée
53:25n'est pas finie
53:26tiens on va fêter
53:27les bougies
53:27on va souffler
53:28les bougies de Spotify
53:29qui fêtent ses 20 ans
53:30on enchaînera d'ailleurs
53:32tiens avec le campus cyber
53:33vous savez c'est cette structure
53:34en France
53:34autour de la cybersécurité
53:36qui réunit la crème
53:37de la cyber
53:37et bien qui s'inquiète
53:38évidemment comme beaucoup
53:39de cette IA mythos
53:41mais auparavant
53:41on va retrouver
53:42Léa Benahim
53:43pour tout ce qu'il faut retenir
53:44de l'actu tech aujourd'hui
53:46tiens Google
53:46s'est manifesté
53:47ces dernières minutes
53:48ils sont en train
53:49de changer pas mal de choses
53:50avec une certaine
53:51Gemini Intelligence
53:52allez c'est tout de suite
53:53sur BFM Business
53:56Tech & Co
53:57la quotidienne
53:58sur BFM Business
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