- il y a 3 heures
Mercredi 17 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Pascal Gauthier, PDG de Ledger, dans l'émission La Grande Interview spéciale VivaTech sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.
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00:02Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
00:07Vous êtes toujours dans le 18-19 spécial Vivatech, parce que lui aussi il arrive de Vivatech.
00:13Bonsoir Pascal Gouthier.
00:14Bonsoir Edwish.
00:15Merci d'être là. Vous êtes CEO de Ledger.
00:17Ledger, faut-il le rappeler, mais je le rappelle quand même, c'est le spécialiste mondial des portefeuilles numériques sécurisés
00:22pour les crypto-monnaies, les fameux wallets.
00:25Mais justement, il y a une évolution importante dans la stratégie de votre entreprise, parce que ce que vous mettez
00:32en avant, c'est que l'intelligence artificielle est une véritable menace pour la cybersécurité, pour les données.
00:39Et donc, ça transforme un tout petit peu le rôle de vos wallets, qui ne sont plus uniquement pour des
00:44cryptos, mais qui pourraient servir pour des données.
00:46Je vous vois un air sceptique.
00:47Non, un air sceptique, c'est juste une précision, c'est une menace, parce que l'IA, ça peut servir
00:51à attaquer.
00:52Oui, oui.
00:53Et c'est aussi une opportunité, parce que l'IA, et notamment les agents, ça peut rendre des services, et
00:59simplement, il faut savoir les contrôler.
01:02Et donc, Ledger, ça sert aux deux, c'est-à-dire que l'IA attraque très vite, à plein d
01:11'endroits, le software, et donc le software ne peut plus protéger les secrets.
01:16Et donc, les secrets doivent être isolés dans un Ledger qu'on voit sur l'écran derrière vous, c'est
01:22-à-dire du hardware sécurisé qui empêche l'IA d'aller voler les secrets.
01:26Oui, on va rentrer dans le détail, parce que c'est très important quand même, parce que quand je disais
01:32que l'IA est une chance, une opportunité, évidemment, on ne va pas dire le contraire,
01:36mais en revanche, ça facilite les attaques, les cyberattaques.
01:39Donc, ça facilite les attaques, mais par contre, de l'autre côté, quand je dis une chance, une opportunité, c
01:43'est-à-dire que votre Ledger aussi peut contrôler vos agents IA,
01:46parce que quand vous allez demander à une IA d'aller dépenser votre argent en crypto-monnaie quelque part,
01:50il faut être sûr que cet IA, cet agent, va bien faire ce que vous l'avez demandé de faire.
01:54Oui, et pas autre chose.
01:56Et pas autre chose, et donc les secrets sont protégés dans le Ledger, l'ordre est donné à l'IA,
02:00à l'agent, d'aller dépenser de l'argent en votre nom,
02:03et le Ledger contrôle bien que c'est bien l'ordre que vous avez donné qui va être exécuté.
02:08Parce que le côté que j'adore, c'est qu'avec vous, on ne perd pas de temps, c'est
02:10-à-dire que tout de suite, on rentre dans le vif du sujet,
02:12on sent que vous vivez tech, vous vivez des...
02:14Vous posez des questions, je réponds.
02:17Juste un point d'abord, c'est une manière aussi de faire un petit point,
02:20ce que le leader a été classé, Ledger a été classé pour la sixième fois au Next 40,
02:26là ça vient de tomber, enfin c'est tombé il y a quelques jours,
02:28c'est important pour vous, ou pas, ça veut dire quoi ?
02:32Oui, c'est important, quand on demande si quelque chose est important,
02:34c'est la question qu'il faut se poser, c'est si on n'y était pas, est-ce qu
02:36'on serait malheureux de ne pas y être ?
02:38Donc la réponse c'est oui, donc oui c'est important,
02:40et ça montre que Ledger, on fait partie du top 40 sociétés technologiques françaises,
02:49ce serait bien d'avoir d'ailleurs un classement européen,
02:51et puis de toute façon, à la fin, ce qui est important, c'est de changer le monde
02:55et de sécuriser en fait nos utilisateurs,
03:00et c'est ça pour nous l'étoile du Nord.
03:02Mais en même temps, vous êtes très très implanté aussi aux Etats-Unis,
03:06est-ce que vous diriez que Ledger est encore une société française, européenne ?
03:10Non, en fait Ledger, les gens ne savent pas d'où vient Ledger,
03:13quand vous êtes à l'étranger, tout le monde pense que c'est une société américaine ou autre,
03:17et puis d'ailleurs finalement, nous, nos clients sont partout sur la planète,
03:20donc la nationalité a peu d'intérêt en ce qui concerne nos clients,
03:23ce qui est important, c'est encore une fois de leur livrer un bon produit et un bon service,
03:28et puis en plus finalement, nous, vous savez, c'est 3% de notre chiffre d'affaires qui est fait
03:31en France,
03:32et il y a 97% qui est fait en international,
03:35donc on est là pour servir nos consommateurs partout où ils sont,
03:38et on est là pour leur ressembler,
03:39et donc chez Ledger, je crois qu'il y a 35 nationalités qui travaillent,
03:43sur une équipe de 700 personnes,
03:46donc ça représente qui on est véritablement.
03:49Aujourd'hui, c'est quoi le chiffre d'affaires de Ledger ?
03:50C'est des choses sur lesquelles on ne communique pas,
03:52parce que les chiffres, c'est compliqué.
03:54Non, mais grosso modo, quoi.
03:55Grosso modo, c'est les centaines de millions d'euros,
03:58c'est les centaines de millions d'euros le chiffre d'affaires.
03:59Les centaines de millions d'euros, oui, d'accord.
04:01C'est une société qui est rentable, c'est une société qui se porte très bien,
04:03mais surtout, c'est une société qui a l'avenir pour elle,
04:06parce que ce que Ledger a fait sur les 12 dernières années,
04:08c'est de construire une plateforme de sécurité qui est prête pour les 10 prochaines années.
04:13En lien à Attaque, quand le quantum computer, l'ordinateur quantum Attaque,
04:18Ledger est déjà prêt pour répondre à ces attaques.
04:21Et donc, la sécurité, si vous pensez que c'était important les 10 dernières années,
04:26c'est encore plus important les 10 prochaines.
04:28Oui, alors expliquez-nous, parce que donc avant, c'était la sécurité,
04:30notamment sur les crypto-monnaies,
04:32et là, quand je disais que vous avez évolué pour les 10 prochaines années,
04:35parce que c'est presque l'ensemble des données,
04:39de nos données personnelles, enfin, aux données d'entreprise,
04:42qu'il faut aujourd'hui protéger.
04:44Oui, tout à fait.
04:44En fait, parlons des utilisateurs, comme ça, c'est plus simple,
04:47mais aujourd'hui, Ledger, ça sécurisait vos clés privées de bitcoin
04:51qui vous permettent de prouver au protocole
04:52que vous allez envoyer un bitcoin d'un point A,
04:55de bouger un bitcoin en l'envoyant d'un point A
04:58que vous contrôlez vers un point B que vous ne contrôlez pas forcément.
05:02Mais en fait, pour faire ça, on fait une preuve cryptographique,
05:06on signe cryptographiquement.
05:07Mais en fait, la preuve cryptographique, ça sert à prouver tout un tas de choses.
05:10Je peux prouver que je suis moi.
05:15Parce que le problème de l'IA, c'est demain,
05:16à qui vous parlez si vous êtes online ?
05:18Est-ce que vous parlez vraiment à Edwige
05:19ou est-ce que vous parlez à une IA qui fait semblant d'être Edwige ?
05:22Si Edwige signe cryptographiquement son identité avec un Ledger,
05:27à ce moment-là, on est sûr que c'est elle.
05:28Mais vous pensez qu'à un moment, on va en arriver là ?
05:33C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on parle avec quelqu'un,
05:34je ne sais pas, moi je reçois à peu près 100 rappels par jour.
05:38Si à chaque fois, je dois mettre en avant une crypto-signature,
05:42ça va être compliqué, non, les relations humaines ?
05:44Déjà, à un moment, c'est déjà le cas.
05:47Et c'est un vrai problème.
05:49Aujourd'hui, je ne suis pas en train de parler en théorie,
05:51je suis en train de parler pratiquement de ce qui se passe dans le monde.
05:54Et nous, notre job chez Ledger, c'est de développer des produits et des services
05:57qui permettent de répondre à ce problème de manière simple
06:01pour que le consommateur puisse l'utiliser simplement
06:04et que ce ne soit pas quelque chose qui vous complique la vie.
06:07Et donc, comment est-ce que vous pouvez justement,
06:09comment vous adaptez votre wallet à ce portefeuille numérisé ?
06:13Comment vous le faites évoluer pour qu'il puisse aussi servir,
06:18justement, à sécuriser des données ?
06:21À sécuriser des données ?
06:22Et des signatures ?
06:23Il le fait déjà, c'est-à-dire que sur un Ledger,
06:26vous avez différents applicatifs que vous pouvez émuler
06:28et ça vous permet d'utiliser différents services,
06:31notamment les services de mots de passe,
06:32les services de protection de données, etc.
06:35Donc, il y a déjà tout un tas de choses que Ledger fait
06:38et bien sûr, le coup de tonnerre, il est arrivé cette année en février
06:43et c'était opus 4.6, je pense, dans Tropique.
06:46En fait, l'IA, ça existe depuis très longtemps
06:49et puis depuis quelques années, les sociétés d'IA se sont développées
06:51mais là, il y a vraiment eu un bon technologique qui a été fait
06:54et en fait, c'est la première fois qu'on a un système
06:58qui permet d'attaquer, qui va plus vite que la défense.
07:01Parce que vous savez que la cybersécurité, c'est le chat et la souris,
07:04il y a les gens qui défendent, les gens qui attaquent
07:06et généralement, les gens qui défendaient à l'époque avaient l'avantage.
07:09Aujourd'hui, les gens qui attaquent peuvent attaquer très vite
07:11et il faut que tous les gens qui défendent
07:13upgradent leur système de sécurité.
07:15Donc, c'est à ça que sert Ledger
07:18et on a déjà des produits qui sont prêts sur l'étagère à être vendus
07:22pour les entreprises, pour les consommateurs
07:25et bien sûr, maintenant, on a une roadmap sur 5 ans
07:27de tout ce qu'on doit faire en plus pour répondre aux challenges du futur.
07:31– Quand vous voyez l'histoire de Palantir,
07:35vous avez vu que la DGC devra,
07:40qui avait toujours signé avec Palantir,
07:43pour des questions de sécurité,
07:46le gouvernement lui a demandé de signer avec Chapvision,
07:50même si ça va prendre beaucoup de temps.
07:52Est-ce que le gouvernement a raison ou pas ?
07:54C'est-à-dire qu'il y a un risque de travailler
07:56avec une société américaine et de flux de données ?
07:59– Est-ce que le gouvernement a raison ?
08:01C'est une question qui est un peu compliquée
08:02parce qu'on vient dans un marché…
08:03– Il ne faut pas se brouiller avec les uns ou les autres, mais bon…
08:05– On est dans un marché capitaliste, libre,
08:08où normalement, on devrait utiliser le meilleur outil.
08:10Si le meilleur outil, ce n'est pas l'entier, il faut l'utiliser.
08:12Sauf que maintenant, sur toutes ces questions,
08:14il y a quand même une question de souveraineté.
08:16– Et donc, le gouvernement a raison de se poser des questions,
08:19le gouvernement a raison d'essayer de faire des choses.
08:23Ensuite, est-ce que c'est ça exactement qu'il faut faire ?
08:25Je ne sais pas, parce que je n'ai pas étudié le sujet.
08:27– Non, mais sur le fond, vous voyez bien.
08:28– Oui, sur le fond, oui.
08:29De toute façon, sur le fond, moi, ce que j'ai toujours dit,
08:31et d'ailleurs, je crois que je l'avais dit ici,
08:32il faut que l'Europe fasse des grandes sociétés de technologie,
08:34il faut avoir de l'ambition.
08:36Pourquoi ? Parce que sinon, on disparaît.
08:38La technologie, les sociétés de technologie,
08:39c'est aussi une manière de véhiculer ces valeurs.
08:41Valentine, d'ailleurs, c'est marrant,
08:43parce que Carpe a écrit un essai dernièrement
08:44pour expliquer sa vision du monde.
08:46sa vision du monde, c'est à peu près celle d'Anakin Skywalker,
08:49avant qu'il devienne Dark Vador.
08:49– Celle de, pardon, oui.
08:50– Anakin Skywalker dans Star Wars, avant qu'il devienne Dark Vador.
08:53C'est-à-dire, il faut des institutions fortes,
08:55il faut que tout le monde bosse pour faire un État fort.
09:00Et c'est l'État d'abord, avant les citoyens.
09:02Nous, chez les Jeans, on pense exactement l'inverse,
09:04c'est les citoyens d'abord qui votent pour l'État,
09:06mais sauf qu'il faut leur donner les outils pour ça,
09:08et c'est ce que les Jeans essayent de développer.
09:11Et donc, dans toute notre approche,
09:12il y a aussi un aspect souverain.
09:13Il faut que les gens puissent être souverains,
09:15c'est-à-dire qu'il faut qu'ils puissent décider pour eux-mêmes,
09:18en responsabilité.
09:19Et vous savez,
09:23la Déclaration des droits de l'homme,
09:24la Consiglée américaine,
09:26l'ONU, c'est with the people,
09:28c'est nous le peuple.
09:30Donc c'est nous le peuple,
09:31et donc les Jeans, on est pour le peuple.
09:33– Mais quand vous dites,
09:35on a sur l'étagère, on a ce qu'il faut,
09:37c'est quoi sur l'étagère ?
09:38Vous avez quoi sur votre étagère ?
09:39– Tous les produits qu'on vend, en fait,
09:40sont déjà prêts à faire ce que…
09:42– À remplir le rôle ?
09:43– À remplir le rôle.
09:44– Que j'ai envie de dire,
09:44vous êtes en train de remplir,
09:48parce que c'est un peu nouveau quand même,
09:50cet nouveau, je veux dire ça,
09:52comme vous dites,
09:53maintenant, on voit l'attaquant,
09:55il a beaucoup plus de moyens
09:56que celui qui essaie de se défendre.
09:58– Mais il y a quelque chose qui n'a pas changé,
09:59c'est ce qu'on a toujours dit,
10:00c'est-à-dire que les secrets doivent être protégés
10:02dans du hardware sécurisé,
10:04sinon, c'est facile de les voler.
10:06Avant, on pouvait essayer de les cacher
10:08un petit peu dans le software,
10:09et on pouvait y arriver,
10:10maintenant, ce n'est plus possible.
10:12– Donc à ceux qui nous écoutent,
10:13que ce soit des particuliers ou entreprises,
10:16vous leur dites quoi ?
10:18Alors, à part acheter des produits Ledger,
10:20dans sa dame, bien sûr, vous savez ?
10:21– Oui, ça, oui, voilà.
10:22– Vous êtes là pour ça, si je veux dire,
10:23mais il faut faire quoi ?
10:26Vous dites que le software,
10:28il n'est plus du tout…
10:29– Je dis qu'il faut vraiment réfléchir à ces sujets,
10:30c'est-à-dire que, vous savez,
10:31parfois, il y a des choses
10:32qui arrivent dans le monde,
10:34qui sont des vrais événements,
10:35et on regarde ça à la télé,
10:36on regarde ça passer,
10:37et puis on se dit,
10:37bon, j'y réfléchirai demain,
10:38ce n'est pas grave.
10:39En fait, il faut y réfléchir.
10:40Voilà, j'y ai aux gens,
10:41il faut réfléchir à ces sujets.
10:42– Il ne faut pas perdre de temps.
10:43– Au patron d'entreprise,
10:44il ne faut pas perdre de temps,
10:45au gouvernement,
10:46qu'il y a une urgence,
10:49et qu'il faut vraiment…
10:51Et d'ailleurs, le gouvernement l'a bien saisi,
10:53ce que vous venez de dire
10:53sur la souveraineté, etc.
10:54Donc, je veux dire,
10:55les gens sont au courant quand même.
10:58Je ne suis pas le seul
10:59à dire ce que je suis en train de dire.
11:00– Mais en même temps,
11:01il y a un autre exemple aussi,
11:02quand même assez fort,
11:03qui montre que là,
11:04il y a vraiment,
11:04c'est vraiment,
11:05on est vraiment dans la guerre de l'IA,
11:09l'affaire d'Enthropix,
11:09qui a été interdit
11:12de mettre à disposition
11:15des Européens et d'autres,
11:17ces logiciels les plus forts,
11:19ça vous choque ?
11:20Est-ce que ça choque le monde de la tech,
11:22vous qui êtes souvent
11:23dans la Silicon Valley ?
11:24Est-ce que c'est…
11:25Je ne sais pas,
11:25comment ça a été interprété, ça ?
11:27– Moi, je ne sais pas.
11:28Je trouve que finalement,
11:30c'est une chance.
11:30Quand on refuse de vendre son produit
11:31à certaines personnes,
11:33il y a peut-être des raisons stratégiques,
11:34mais du coup,
11:34ça laisse l'opportunité aux Européens
11:36de faire les leurs.
11:37Vous savez,
11:37la première vague technologique
11:39qui venait des États-Unis
11:40sur le web,
11:42Google, etc.,
11:42ont écrasé tout le monde
11:43parce qu'ils pouvaient pénétrer
11:44nos marchés
11:45et on n'avait pas
11:46les réponses en face.
11:48Aujourd'hui,
11:48s'ils ne viennent plus nous le vendre,
11:49on pourra développer les nôtres.
11:51– Mais est-ce qu'on est en train,
11:52là j'en recevais Benjamin Haddad,
11:54le ministre en charge de l'Europe,
11:56justement,
11:56qui disait qu'il y a une initiative
11:59Choose European Tech.
12:01Vous y croyez, ça ?
12:02Parce que vous m'avez déjà dit ça
12:03il y a quelques mois,
12:05quand on s'est vus,
12:06mais est-ce que ça bouge ?
12:07Est-ce que vous voyez
12:07l'émergence de tech européens ?
12:11– Oui.
12:13– Qui, par exemple ?
12:14Allez-y.
12:14– La France.
12:15La France,
12:16il y a trois technologies
12:17qui marchent en combinaison.
12:19Il y a la cryptographie,
12:20et dedans,
12:21la crypto-monnaie.
12:22Il y a l'EI
12:24et il y a le quantum.
12:25Aujourd'hui,
12:25la France,
12:26c'est le seul pays en Europe,
12:27je crois,
12:28je suis un peu dans le business,
12:29donc j'ai l'impression
12:30que c'est ça,
12:32où il y a des boîtes
12:34numéro 1
12:35en cryptographie,
12:36en cybersécurité
12:37et en crypto-monnaie,
12:38des boîtes qui sont
12:39très fortes en AI,
12:41avec Yann Lequin
12:42qui vient de revenir en France
12:43pour monter sa boîte
12:43avec Mistral,
12:44etc.
12:46et des boîtes
12:47qui cartonnent
12:48sur le quantum.
12:48À France,
12:49on est les meilleurs ingénieurs,
12:50on est les meilleurs mathématiciens.
12:51Donc oui,
12:51je pense que…
12:52– Ce qui nous manque,
12:52c'est l'argent ?
12:53– Non,
12:54il ne nous manque pas l'argent.
12:54Ce qui nous manque,
12:55c'est…
12:57Vous savez,
12:57les Français,
12:58on est toujours
12:59en train de se plaindre.
13:01Ce qui nous manque,
13:02c'est d'arrêter de se plaindre,
13:04de penser grand
13:04et de redevenir la France
13:06qu'on a pu être
13:07à un moment donné.
13:07Mais on a tous les talents
13:08et on a tout l'argent.
13:10Et je pense que si
13:11le privé,
13:12le public,
13:14et tout le monde
13:15se met ensemble
13:15pour construire le futur,
13:18on va y arriver.
13:19– Oui,
13:19en même temps,
13:20je ne vais pas faire…
13:21Vous avez raison,
13:22il faut regarder
13:22le côté « think positive »
13:25comme on dit.
13:25Mais quand vous voyez
13:27l'argent,
13:27l'incroyable réussite,
13:29autre réussite,
13:30celle d'Arthur Mensch
13:32avec Mistral,
13:34et puis de l'autre côté,
13:34vous voyez l'introduction
13:35en bourse de SpaceX
13:38ou d'Enthropics,
13:40on n'est pas du tout
13:41dans la même échelle.
13:42– Et alors ?
13:43Oui,
13:43d'accord,
13:44sinon on va se coucher,
13:45il faut quand même
13:47faire des choses.
13:47Et puis en plus de ça,
13:49encore une fois,
13:49on a les cerveaux pour.
13:52La France,
13:52l'Europe,
13:53ce n'est pas petit,
13:55on sait quand même
13:56faire des choses,
13:57mais il faut quand même
13:59revenir
14:00à de l'ambition.
14:02Parfois,
14:02on est un peu trop
14:03nombriliste
14:04et ou défaitiste.
14:05Bon,
14:05ils ont fait ça,
14:05nous,
14:06on ne pourra jamais rien faire.
14:07Nous,
14:07il faut se poser…
14:08– Non,
14:08ce que vous dites,
14:08c'est qu'on fait des choses.
14:10– Non,
14:10mais on fait des choses,
14:11mais surtout,
14:11vous savez quelles sont nos forces.
14:12Nous, nos forces.
14:13Sur le quantum,
14:13on est très fort.
14:14Sur la cryptographie,
14:16on est très fort.
14:16Et quand je dis
14:17on est très fort,
14:17on est plus fort que les autres.
14:18Et vous savez,
14:18ma spécialité,
14:19c'est de monter
14:19des business internationaux
14:21où on devient catégorie leader.
14:22Et Théo,
14:23on était catégorie leader.
14:24On a écrasé les Américains,
14:25les Chinois,
14:25tout le monde sur ce thème.
14:26C'était un petit thème
14:27de retargeting,
14:28mais quand même,
14:29on l'a fait.
14:30Et sur Ledger,
14:32on est leader
14:33sur ce qu'on est en train de faire.
14:34Donc la France sait faire
14:35des sociétés leaders
14:36de technologie.
14:37Maintenant,
14:38il faut savoir faire
14:42parce que les trois technologies
14:43du futur,
14:44c'est les technologies
14:44que la France maîtrise.
14:46Oui,
14:46ça c'est important ça.
14:48Mais en même temps,
14:48vous allez vous faire,
14:49a priori,
14:49vous allez vous faire côté
14:50aux Etats-Unis et au Nasdaq.
14:52Mais qui dit ça ?
14:52Je ne sais pas,
14:53moi j'ai vu ça.
14:54Non plus, je ne sais pas.
14:55J'ai vu ça
14:55et je n'ai pas vu de démenti.
14:56Non, c'est faux ?
14:57Ah si, on a démenti.
14:57On a dit non comment.
14:58Ah bah non comment,
14:59pardon,
15:00non comment,
15:01ce n'est pas un démenti.
15:01Alors bon,
15:02je dément.
15:03Vous démentez,
15:04d'accord.
15:04Alors ça,
15:04c'est un démenti.
15:05Ça c'est un démenti
15:06parce qu'en fait,
15:07mais c'est compliqué
15:07cette histoire d'introduction
15:08en bourse.
15:08Aujourd'hui,
15:09moi mon rôle,
15:09c'est de positionner Ledger
15:11pour le succès.
15:12Donc déjà,
15:13je ne ferme aucune porte.
15:14Est-ce que vous me dites,
15:15est-ce que vous n'allez jamais
15:15vous introduire en bourse
15:16à la suite ?
15:17Non, non,
15:17je vais vous dire,
15:18bah non,
15:18j'en sais rien.
15:19Si je dois,
15:19je le fais
15:20et puis si c'est la meilleure route
15:21pour Ledger,
15:22je le ferai.
15:22Bon, en tout cas,
15:23on n'a pas de S1
15:24ou de F1 publié.
15:26Bon,
15:27elle n'a pas de process en cours.
15:28Donc non.
15:29Mais ça pourrait être en France
15:30parce que ça en France
15:30c'est aussi autre chose
15:31ou alors ?
15:32Ah bah non,
15:32vous voyez déjà...
15:34Non, mais ça dépend de ce que...
15:36Vous savez,
15:37le monde bouge très vite
15:38en ce moment.
15:38Oui.
15:39Il y a des réponses
15:40qui sont en train
15:41de se construire en Europe
15:42sur la souveraineté européenne.
15:44Vous venez de le dire,
15:45sur les gouvernements
15:46qui bougent,
15:47sur l'Europe qui bouge
15:47parce que les américains
15:48viennent de fermer
15:49certaines portes.
15:52Peut-être ça va ouvrir
15:52d'autres portes.
15:53Donc je veux dire,
15:54moi je ne suis pas...
15:55Moi je suis là
15:55pour préparer la société
15:57à pouvoir saisir l'opportunité.
16:00Vous savez,
16:00la chance ou le succès
16:01c'est la préparation
16:04qui rencontre l'opportunité.
16:05Moi,
16:06j'ai préparé l'entreprise
16:07et quand l'opportunité
16:09se présentera,
16:10on la saisira
16:11et à ce moment-là
16:11on dirait que je suis chanceux.
16:12Est-ce que vous diriez,
16:13parce que moi j'ai pas mal d'écho
16:14dans ce sens-là
16:14en disant
16:15que l'Europe est un marché
16:17qui est presque encore
16:18un petit peu vierge
16:19sur ce point-là
16:20au regard du marché américain
16:21et que du coup
16:22il y a beaucoup de fonds américains,
16:24notamment de venture,
16:25de VC
16:26ou de venture capitaliste
16:27qui débarquent
16:30pour soit racheter
16:31des entreprises
16:31soit investir
16:32dans des entreprises
16:33de la tech.
16:33Et bien qu'ils viennent investir.
16:34De toute façon,
16:34l'argent...
16:34Non mais est-ce que vous observez
16:35ce phénomène ?
16:36Oui, bien sûr.
16:37Mais l'argent...
16:38Nous, on est financés
16:38par des Américains.
16:39Oui.
16:40Mais l'argent...
16:40Vous savez,
16:41les Américains...
16:41Mais pourquoi vous êtes financés
16:42par des Américains ?
16:43C'est très bien.
16:43Les Américains,
16:44ils s'en fichent.
16:44De toute façon,
16:44le business is business.
16:46Les Américains...
16:46Vous savez,
16:47l'investisseur moyen américain,
16:49il ne fait pas de géopolitique,
16:51politique, souveraineté.
16:53Lui, il veut gagner de l'argent.
16:54De toute façon,
16:55pour lui,
16:55l'argent n'a pas d'odeur.
16:57Que le ledger soit français,
16:58c'est très bien.
16:59Il n'est pas...
17:00Oui, mais est-ce qu'on peut dire
17:00que le ledger est français
17:01si vous êtes financés
17:02par des Américains ?
17:03Bien sûr.
17:04On a notre headquarter
17:05à Paris,
17:06106 rue du Temple.
17:07Oui.
17:07Donc oui, on est français.
17:08Et vous comptez rester français.
17:10Non, non, mais quand on parle
17:11de souveraineté numérique,
17:12c'est important.
17:13Oui, c'est important.
17:14Mais vous savez qu'aujourd'hui,
17:15être incorporé en France,
17:16vous avez certaines responsabilités.
17:19Il y a certaines lois
17:20qui s'appliquent à vous, etc.
17:21Si notre headquarter
17:22était à New York,
17:23ce ne serait pas pareil.
17:23Là, aujourd'hui,
17:24on est français,
17:25on est en France.
17:26Et à la fin,
17:27le business,
17:28c'est de la concurrence,
17:29c'est de la compétition, etc.
17:30Ce qui est en train de se passer,
17:31c'est ça.
17:32Quand on parle de souveraineté,
17:35par contre, moi,
17:36je veux vendre des produits
17:37à tout le monde.
17:38C'est-à-dire que je suis là
17:39pour sécuriser la planète,
17:40pas que la France.
17:41Donc, de toute façon,
17:42les histoires de souveraineté,
17:43c'est l'histoire de géopolitique
17:45et il faut s'en occuper.
17:46Mais moi,
17:46je suis là pour sécuriser la planète.
17:48Oui.
17:49Je ne sais pas
17:50si vous avez vu la déclaration
17:51de Christine Lagarde,
17:51la présidente de la Banque Centrale Européenne,
17:53on lui posait une question
17:53sur les crypto-monnaies.
17:54Oui.
17:55En disant,
17:56qu'est-ce qu'elle en pensait ?
17:56De toute manière,
17:57ce n'est pas une monnaie
17:58parce que c'est quelque chose
17:58qui monte et qui descend.
18:00C'est que de la spéculation.
18:01Oui, OK.
18:02Elle a raison, non ?
18:03Elle a pas raison ou pas ?
18:04Madame Lagarde,
18:05elle a basé toute sa rhétorique
18:06sur le fait que son fils
18:07a perdu de l'argent
18:09en spéculant sur les crypto-monnaies.
18:10Ça, c'est une attaque personnelle ?
18:11Non, c'est elle qui le dit.
18:13Donc bon,
18:13moi, je trouve qu'aujourd'hui,
18:14on n'est pas au niveau
18:16de la Banque Centrale
18:17sur ce que ça veut dire
18:18les crypto-monnaies.
18:19On ne peut pas voir Wall Street
18:21qui embrasse le Bitcoin
18:22et que toutes les grandes banques
18:24américaines fassent des notes
18:25pour dire que le Bitcoin,
18:26c'est l'avenir,
18:28tous les grands fonds,
18:30fonds de fonds de pension américains
18:31y vont.
18:31Et nous, en Europe,
18:32on est encore en train de dire
18:33qu'il ne faut pas le faire.
18:34Enfin, je ne comprends pas.
18:35Est-ce que les Bitcoins,
18:37justement,
18:38ce côté extrêmement spéculatif
18:40et volatile,
18:41est-ce que c'est toujours aussi
18:42porteur,
18:43les crypto-monnaies ?
18:44En fait, vous savez,
18:45la volatilité,
18:46ce n'est pas un bug,
18:47c'est une fonction.
18:49Et puis,
18:50les marchés sont volatiles.
18:51Dire que le Bitcoin est volatile,
18:53c'est l'arbre qui cache la forêt.
18:54Pourquoi les marchés
18:56ne sont pas volatiles ?
18:57Le Nasdaq,
18:58la dernière fois qu'il a dégringolé
18:59de 30%,
18:59ce n'était pas volatile.
19:00Et puis, en plus,
19:01il faut regarder en valeur absolue.
19:02Quand le Nasdaq
19:03dégringue de 30%,
19:05c'est plusieurs dizaines
19:07de milliards
19:07qui sont éliminés
19:10d'un coup.
19:11Enfin, plusieurs milliers
19:11de milliards, en fait,
19:12qui sont éliminés d'un coup.
19:13Beaucoup plus
19:14que ce que le Bitcoin
19:14peut perdre.
19:15Donc, la volatilité,
19:17ça fait partie des marchés.
19:18Quand vous avez
19:18des grandes crises internationales,
19:19comme on peut avoir
19:19avec l'Iran,
19:20où tout d'un coup,
19:21on coupe le robinet de pétrole,
19:23bon, bah oui,
19:23il y a des impacts
19:24sur les marchés
19:25qui sont très forts.
19:26et ce n'est pas que le Bitcoin.
19:29Ensuite,
19:29quand on parle de monnaie,
19:31on rentre un peu
19:31dans un aspect technique.
19:33Est-ce qu'on peut payer
19:34en Bitcoin tous les jours ?
19:36Est-ce qu'on va payer
19:37sa baguette en Bitcoin ?
19:38Non ?
19:39Bah si, la réponse est oui.
19:40Mais ce que je veux dire,
19:41c'est que, déjà,
19:43il y a les stable coins
19:44qui existent.
19:44Donc, si on veut avoir
19:46la banque centrale européenne,
19:48il ferait mieux
19:48de réfléchir aux...
19:51Personne ne demande d'ailleurs
19:52à payer en Bitcoin nulle part.
19:53Enfin, ce qu'on voudrait bien,
19:54ce serait avoir
19:55un euro stable coin.
19:57Oui.
19:58À mon avis,
19:58ce n'est pas pour tout de suite.
20:00Bah oui.
20:00Juste, il y a un phénomène
20:01dont on parle beaucoup en France,
20:02mais qui, en fait,
20:03et je crois assez français,
20:05c'est les fameux cryptorap,
20:07vous voyez ces enlèvements
20:08dans la cybercriminalité
20:13qui se développe
20:13autour des détenteurs
20:15de cryptos.
20:16Comment vous expliquez ça ?
20:18Parce que j'ai l'impression
20:19que c'est un phénomène
20:20qui est très français
20:20et qui se multiplie
20:23d'une manière
20:23assez spectaculaire en France.
20:25Il n'est pas très français.
20:26Vous-même, dans votre entourage,
20:27vous en avez été victime.
20:29Non, il n'est pas très français.
20:30Ça arrive partout dans le monde.
20:31D'accord.
20:31À ce point-là ?
20:32Oui, oui.
20:33Partout dans le monde.
20:34Alors, en France,
20:34on est un peu plus actifs
20:35sur le sujet statistiquement,
20:36mais bon, en fait,
20:37ça se passe partout dans le monde.
20:39En plus, il faut regarder aussi
20:41tout ce qui est home jacking,
20:42etc.
20:43Donc, quand vous remettez ça
20:44dans un spectre un peu plus large,
20:46c'est une goutte d'eau dans l'océan
20:48de toutes les violences
20:48qui peuvent se passer
20:49dans nos sociétés.
20:51Ça ne veut pas dire
20:51qu'il ne faut pas y réfléchir.
20:53Mais moi, j'ai des amis
20:54qui se sont faits home jacker
20:55avec des flingues sur la tête
20:57pour voler une porche.
20:58Donc, il n'y a pas besoin
20:59d'avoir du bitcoin
20:59pour se faire home jacker.
21:01Donc ça, c'est un vrai phénomène
21:02de société.
21:04Et ce qui se passe,
21:05c'est encore une fois la même chose.
21:06C'est-à-dire que...
21:06C'est des fuites de données.
21:07Des fuites de données.
21:08Il y a les attaquants.
21:09Les fuites de données,
21:10c'est très compliqué.
21:11On en sait quelque chose.
21:12Vous-même, vous avez été victime
21:14à votre société, oui.
21:15Et les attaquants ont maintenant
21:16un méga fichier
21:17avec toutes les données
21:18de tout le monde, etc.
21:19Parce que des fuites de données
21:20l'année dernière en France,
21:21il y en a eu je ne sais pas combien
21:23qui ont fuité de partout.
21:26En plus, il y a d'autres choses.
21:27C'est que les criminels,
21:29tout le monde peut devenir
21:30un criminel potentiel.
21:31Vous avez vu, c'était quoi ?
21:33C'était quelqu'un
21:34qui était au service des impôts, non ?
21:35Oui, c'est ça, absolument.
21:36Oui, tout à fait.
21:37Pourquoi ?
21:38Qui a fait fuité les données
21:39parce que les impôts
21:39avaient exigé des détenteurs de crypto.
21:43qui les déclarent
21:44et qui passent via cette plateforme.
21:46Et comment ça se passe ?
21:47Ça veut dire qu'aujourd'hui,
21:48demain, vous recevez un mail.
21:49On vous dit,
21:50si tu me files toutes ces données,
21:51c'est 50 000 euros.
21:52Personne n'en saura rien, etc.
21:54Donc, les gens deviennent
21:55vite criminels.
21:56Ils ne se rendent pas compte
21:56de la portée de leurs actes.
21:59Et ça, ça arrive dans le monde
22:00de la crypto
22:01où régulièrement,
22:02des agents du service client
22:05des sociétés sont contactés
22:07et par adresse,
22:09tu gagnes 50 euros.
22:10Donc, si tu m'envoies
22:111 000 adresses,
22:12c'est 50 fois 1 000,
22:1250 000 euros.
22:14Donc, c'est comme ça
22:15que ça se passe.
22:16Moi, j'ai rencontré
22:17les services de police
22:19et le ministre
22:21de l'Intérieur
22:23pour parler de ces sujets.
22:24Mais pour moi,
22:24ce n'est pas ça sujet.
22:24Je lui ai dit,
22:25le vrai problème, en fait,
22:26c'est...
22:26C'est vous ?
22:27Non, pas du tout.
22:28La police française
22:29fait un travail merveilleux.
22:30Non, mais c'est les fuites
22:30de données du ministère.
22:32Ce n'est même pas ça
22:32parce que ça,
22:33de toute façon,
22:33ça va arriver tout le temps.
22:34C'est-à-dire que
22:36il faut se rendre compte
22:37contre qui on est en train
22:38de se battre.
22:38Et en fait,
22:39en face de nous,
22:40il y a des gens
22:40qui ont des grandes bases
22:41de données
22:41avec tous les actifs
22:42que les Français ont,
22:43mieux que le fils
22:44qui est le gouvernement.
22:46Et qu'ensuite,
22:46si demain,
22:47ils viennent vouloir
22:47pour votre bitcoin,
22:48après-demain,
22:49ils viendront vouloir
22:49pour votre Porsche,
22:50etc.
22:52Donc, c'est pour ça
22:53qu'il y a quand même
22:53une réponse stratégique
22:54à apporter,
22:56ensemble,
22:56public, privé,
22:57pour savoir
22:58quels sont les systèmes
22:59qui vont venir maintenant
22:59protéger nos citoyens.
23:00Et c'est pour ça
23:01que moi,
23:02je parle de souveraineté.
23:05C'est la souveraineté
23:06du citoyen.
23:07Un citoyen
23:07qui n'est pas sécurisé
23:10et qui ne peut pas
23:11protéger sa vie privée,
23:11c'est un citoyen
23:12qui n'est pas libre.
23:13Qui n'est pas libre.
23:14Merci beaucoup,
23:15Pascal Cotill.
23:15J'ai envie de dire,
23:16là, vous nous tombez,
23:17mais en même temps,
23:18je pense que vous avez
23:18vraiment raison.
23:19Merci beaucoup,
23:20Pascal Cotill,
23:20d'avoir été avec nous.
23:21Donc, le CEO de Ledger
23:22a toute son ambition
23:23pour les dix prochaines années
23:24pour nous protéger.
23:26Merci beaucoup.
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