- il y a 7 semaines
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:11Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:15On est heureux d'accueillir Gaëtan Mélin qui va nous accompagner aujourd'hui. Bienvenue Gaëtan.
00:00:19Et puis évidemment les habituels. Mais on ne s'en lasse pas non plus.
00:00:22Le général Pélistrandi. Beaucoup de choses encore aujourd'hui. Sébastien Lecornu tout d'abord qui déclare la guerre totale aux
00:00:28consommateurs de drogue.
00:00:30Il sort l'artillerie lourde. Ça commence au gouvernement et dans les cabinets ministériels.
00:00:35Les ministres ont reçu une circulaire les obligeant, eux et leurs conseillers, à se soumettre à des tests surprises anti
00:00:41-drogue.
00:00:42Et pourquoi pas faire la même chose dans le privé, dit le Premier ministre. C'est une bombe, c'est
00:00:46un dossier essentiel du Midi BFM.
00:00:48Voilà, actualité judiciaire encore chargée avec cette décision qui choque et qui suscite l'incompréhension, la relaxe de l'animateur
00:00:54du périscolaire qui était jugé à Paris.
00:00:57Alors que le tribunal a considéré que son comportement était inapproprié, les parents sont furieux.
00:01:02Et puis dans l'affaire Barrella, le service police-justice de BFM poursuit ses révélations.
00:01:06Léa, 12 ans, a enfin été entendue par les enquêteurs après un signalement oublié, perdu même, vous le verrez, par
00:01:13la justice en mars dernier.
00:01:14Et elle formule de nouvelles accusations contre Jérôme Barrella. Paul Conge en plateau avec nous pour évoquer ce dossier.
00:01:19L'actualité, c'est aussi Donald Trump au château de Versailles ce soir sur le chemin de son retour à
00:01:23Washington.
00:01:24Le fast royal pour, nous dit-on, un déjeuner ou un dîner plus exactement de travail.
00:01:29L'Elysée ne dit rien sur le programme, mais évidemment, ça fait beaucoup jasser.
00:01:33Et puis les carburants, le baromètre du Midi BFM, l'essence qui poursuit sa baisse, 1,94 euros.
00:01:39Et ça va continuer, dit Patrick Pouyenne, le patron de Total.
00:01:41On va retrouver les niveaux d'avant-guerre, 1,70 euros le litre.
00:01:45On va commencer, Roselyne, donc, par cette décision judiciaire qui choque et qui suscite vraiment l'incompréhension.
00:01:50L'animateur du périscolaire qui était jugé à Paris a été relaxé.
00:01:54Et pour l'instant, on ne sait pas si le parquet va faire appel.
00:01:57Et ce qui choque, c'est que le tribunal correctionnel considère que le comportement de cet homme était bien inapproprié.
00:02:04Mais l'enquête n'a pas démontré qu'il y avait comportement humiliant ou dégradant.
00:02:09Rudy Cossèque avec Bettina Degouglielmo.
00:02:13Pénélope est la mère d'une des victimes présumées.
00:02:15Pour elle, la relaxe de l'animateur est incompréhensible.
00:02:19Vraiment, je ne m'attendais pas à une telle décision.
00:02:21Pour nous, les faits étaient évidents, clairs.
00:02:24L'enquête témoignait vraiment, clairement, de tout ce que ces petites filles ont subi.
00:02:32Personne, jusqu'à maintenant, n'a douté de la parole des enfants.
00:02:35D'après elle, le juge aurait minimisé cette affaire.
00:02:38Le président a dit qu'ils avaient l'habitude de voir des cas bien plus graves.
00:02:43Et là, j'avais envie de hurler et de lui dire.
00:02:46Mais justement, pour une fois, vous avez une affaire où des enfants ont parlé.
00:02:51C'est le moment d'agir et c'est le moment de prendre des décisions.
00:02:55L'homme était pourtant accusé de harcèlement et d'agression sexuelle.
00:02:59Les faits se seraient déroulés à l'école Titon à Paris.
00:03:02Il y travaillait en tant qu'animateur.
00:03:04D'après les témoignages de neuf fillettes de CM2,
00:03:07l'homme leur imposait de longs câlins, leur racontait des histoires de viol
00:03:10et disait vouloir leur faire des bisous partout s'ils le pouvaient.
00:03:13Mais pour le tribunal, les faits n'étaient pas constitutifs d'une infraction pénale.
00:03:18Il semblait qu'il y avait énormément d'éléments qui établissaient que le comportement allait au-delà du comportement inapproprié.
00:03:25Je parle notamment ici des faits de harcèlement sexuel.
00:03:27Nous espérons évidemment que le parquet va interjeter appel à l'encontre de cette décision.
00:03:33Avec cette relaxe, l'animateur pourra de nouveau travailler au contact des mineurs.
00:03:38Laurent Neumann, moi, parent d'élève, quand j'entends ça, franchement, je ne comprends pas.
00:03:43Est-ce que cet homme va être réintégré dans le système après sa relaxe ?
00:03:47Retravailler avec des enfants ?
00:03:48Sur le plan pénal, comme il n'est pas condamné, il pourrait.
00:03:52Mais comme parallèlement, il a fait l'objet d'une enquête et d'une procédure disciplinaire,
00:03:58au nom de la discipline du service public ou de cet emploi-là en particulier,
00:04:03on pourrait très bien dire, non, c'est terminé, vous ne pouvez plus travailler.
00:04:06Et puis honnêtement, si on lui interdisait de travailler, dans le cas présent,
00:04:10on voit mal qu'il porte plainte pour refus d'emploi, ça m'étonnerait.
00:04:13Non mais d'accord, mais en fait, dans ce genre de circonstances, évidemment,
00:04:15tout le monde s'offusque, c'est la foire aux idées.
00:04:18Édouard Geoffray, le ministre de l'Éducation nationale, dit qu'il va falloir faire une liste noire.
00:04:21Pas condamné, mais comme il y a eu sanction disciplinaire, ça suffirait.
00:04:25Alors, il y a des peines alternatives.
00:04:27Quand vous êtes condamné pédalement, on peut vous interdire de travailler avec les enfants,
00:04:31mais c'est le juge qui le décide.
00:04:32En revanche, si vous n'êtes pas condamné, il y a une impossibilité.
00:04:36En fait, dans le cadre d'une procédure disciplinaire,
00:04:39le ministre de l'Éducation peut très bien envoyer une circulaire et dire
00:04:42« Tous ceux qui ont été impliqués à un moment ou à un autre dans une telle affaire
00:04:45et donc jugés sur le plan disciplinaire comme ayant fauté ou eu un comportement inapproprié,
00:04:53on est désolé, mais vous ne travaillez plus en contact avec les enfants.
00:04:56Ça me paraît être un principe de précaution élémentaire. »
00:04:59Bon, il y a évidemment d'autres réactions.
00:05:01Il y en a plein d'autres parents, d'ailleurs, et ce sera l'un des thèmes de notre dossier
00:05:05tout à l'heure à 13h30, est-ce qu'on protège suffisamment nos enfants.
00:05:09Dans l'affaire Barrella, alors, toujours pas, c'est notre combat ici,
00:05:12toujours pas de résultats d'autopsie, toujours pas de nouvelles interrogatoires pour Jérôme Barrella.
00:05:17En revanche, le service police-justice de BFM poursuit ses révélations.
00:05:21Léa, 12 ans, a enfin été entendue par les enquêteurs après un signalement oublié par la justice.
00:05:27Vous verrez comment, Léa, elle a 12 ans, c'est une enfant placée, c'était une amie de la fille
00:05:32aînée de Jérôme Barrella.
00:05:34Écoutez ce que dit son avocate sur ces nouvelles accusations, le visage de cet homme.
00:05:39Il y a la façade du papa super gentil, et puis après, dans l'intimité, un autre papa, un papa
00:05:47agresseur,
00:05:48un papa qui lui a fait du mal.
00:05:50Et donc, elle est parfaitement consciente de ça, même si elle se dissocie au départ.
00:05:55À un moment donné, elle ne verra plus le papa joueur, elle ne verra que le papa agresseur.
00:05:59Et donc, elle est très, très forte.
00:06:02Franchement, j'ai trouvé cet enfant extrêmement forte et vigilante pour les autres.
00:06:10Elle a vécu ce qu'elle a vécu, mais elle a compris que c'était un danger et qu'il
00:06:14ne fallait plus s'en approcher.
00:06:15Incroyable témoignage de cet enfant. Bonjour, Paul Conge.
00:06:17Bonjour.
00:06:18Du service police-justice de BFM.
00:06:19Que répond la procureure d'Auche, c'est bien Clémence Meyer, c'est ça la procureure d'Auche ?
00:06:23Que s'est-il passé pour que le signalement de cet enfant, 12 ans, ait été oublié ?
00:06:29Alors, c'est l'aide sociale à l'enfance qui a bien fait un signalement au mois de mars dernier
00:06:33à la procureure de la République.
00:06:35Alors, le service police-justice a sollicité Clémence Meyer.
00:06:38Elle nous indique qu'elle n'avait aucune trace de réception et d'enregistrement de ce signalement de mars dernier.
00:06:43Elle dit même en avoir appris l'existence dans la presse.
00:06:45Et elle évoque en fait un problème de boîte de réception.
00:06:48Alors, on ne sait pas exactement de quelle nature est ce problème.
00:06:50On sait que ce n'est pas un problème de spam.
00:06:51C'est peut-être plutôt un problème de boîte structurelle.
00:06:54Elle n'a pas reçu le mail. Le mail s'est perdu.
00:06:56On en est là quand même, en plein débat sur les lacunes de la justice.
00:06:59On a perdu le mail.
00:07:00Le mail s'est perdu.
00:07:01C'est à la suite des révélations de presse que la procureure s'est saisie, qu'elle a ouvert une
00:07:04enquête début juin.
00:07:06Les investigations sont en cours et elles apportent déjà des premiers résultats.
00:07:09D'où, Paul, à partir de ce que vous dites, d'où l'intérêt de rouvrir les dossiers comme l
00:07:13'a demandé Darmanin en fait.
00:07:14Parce que là, on risque de trouver des cas similaires.
00:07:16Pour le coup, c'est effectivement le début de l'affaire Liana et les révélations de presse qui ont fait
00:07:20que la procureure a épluché les différentes boîtes mail du parquet pour retrouver ce signalement et ouvrir une enquête.
00:07:26Et si je peux dire un point important sur cette enquête, c'est qu'à l'origine, ce signalement de
00:07:31l'aide sociale à l'enfance, il était dénoncé des gestes déplacés de la paire de M. Barrella.
00:07:36Et bien, devant les enquêteurs, Léa, qui a été entendue par la gendarmerie, elle va beaucoup plus loin.
00:07:40Elle parle d'agressions sexuelles qui se sont étalées sur trois mois lors de soirées pyjama au domicile des Barrella.
00:07:46Et c'est ce qui a fait qu'elle a compris la dangerosité de Barrella et qu'elle a trouvé
00:07:49des prétextes pour ne plus s'y rendre.
00:07:51Mais malheureusement, ça arrive trop tard. Elle est entendue trop tard.
00:07:53On se dit que si jamais ça avait eu lieu plus tôt, il aurait pu être interpellé.
00:07:57Il n'y aurait peut-être pas eu d'affaire Liana, évidemment.
00:07:5912h06. Autre grand titre de l'actualité, cette grenade que Sébastien Le Gordu vient de dégoupiller les ministres.
00:08:05On reçut ce matin une circulaire, les obligeant, eux, et les membres de leur cabinet, à se soumettre à des
00:08:12tests aléatoires anti-drogue.
00:08:14Pour vérifier s'ils sont bien en capacité de prendre des décisions.
00:08:17Et si le résultat est positif, eh bien, ils devront tous en tirer les conséquences.
00:08:21Valentin Demet avec Mélane Argelas et Déborah Roque.
00:08:25Sébastien Lecornu lance la chasse au cannabis et à la cocaïne dans les ministères.
00:08:29Dans une circulaire envoyée à ses ministres, le chef du gouvernement ordonne l'organisation de dépistage de drogue
00:08:34au sein des cabinets ministériels.
00:08:36Une question de sécurité, selon le Premier ministre.
00:08:39La consommation de stupéfiants par des agents publics, y compris de façon ponctuelle dans un cadre privé,
00:08:44constitue, au-delà de leur propre mise en danger, une vulnérabilité personnelle
00:08:48susceptible d'être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d'ingérence.
00:08:53Je vous demande, par conséquent, d'organiser des dépistages inopinés et obligatoires,
00:08:58sous la forme de tests salivaires.
00:08:59Les tests seront soumis aux salariés déjà en poste, mais aussi aux candidats à une embauche dans les ministères.
00:09:04En cas de tests positifs ou de refus de se soumettre au dépistage,
00:09:08des sanctions disciplinaires seront appliquées.
00:09:11Une orientation vers des structures de soins sera systématiquement proposée.
00:09:14Une mesure de bon sens, selon cet addictologue.
00:09:17Pourquoi c'est dangereux ?
00:09:18C'est dangereux parce que les substances psychoactives, d'ailleurs qu'elles soient licites ou pas licites,
00:09:23on peut parler de notre bon vieil alcool, le principe c'est que ça modifie le fonctionnement mental
00:09:30et le fonctionnement physique.
00:09:33Des dépistages salués par les députés que nous avons interrogés, même si certains émettent quelques réserves.
00:09:38Je pense qu'on a un devoir d'exemplarité que l'on soit ministre ou parlementaire.
00:09:43Donc si ça peut rassurer les Français et donner une caution supplémentaire à ces femmes et à ces hommes qui
00:09:47s'engagent,
00:09:48ça pourrait être une bonne idée effectivement.
00:09:50Une question beaucoup plus complexe à débattre et qui touche aux droits du travail.
00:09:55Donc à discuter.
00:09:57Selon le ministère de la Santé, 5 millions de Français consomment une drogue au moins une fois par an,
00:10:02900 000 quotidiennement.
00:10:04Alors Laurent Neumann, c'est pas seulement la cocaïne d'ailleurs et le cannabis comme évoqué par Vincent Demet,
00:10:07il y en a 9, 9 drogues qui sont potentiellement testables.
00:10:11Y compris les drogues de synthèse, la MDMA, l'ecstasy évidemment.
00:10:14Franchement, vous fréquentez les cabinets ministériels depuis longtemps, quarantaine d'années,
00:10:19certains ne doivent pas être très à l'aise, si ?
00:10:21Non, évidemment.
00:10:23Et pour dire la vérité, la drogue, elle est partout.
00:10:25Elle est dans les cabinets ministériels, à l'Assemblée, dans le sport, dans le milieu du travail.
00:10:30Elle est partout.
00:10:31Mais ce que veut faire Sébastien Lecornu, et il se trouve que cette circulaire,
00:10:35en fait elle est en réflexion depuis longtemps,
00:10:37parce que moi j'en ai parlé avec le Premier ministre et son cabinet il y a déjà une dizaine
00:10:41de jours.
00:10:42Et en gros, l'idée c'est de changer le regard qu'on porte sur l'usage de la drogue.
00:10:47Et le Premier ministre dit, c'est en haut qu'on doit donner l'exemple.
00:10:51Donc pour donner l'exemple, de la même manière, vous savez qu'il y a une déclaration patrimoniale
00:10:55à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique quand vous devenez ministre.
00:10:58Et bien peut-être que demain, il faudra une déclaration sur l'honneur pour dire
00:11:02« je ne suis pas consommateur ».
00:11:04Mais en attendant d'en arriver là, des tests, des tests salivaires, inopinés, aléatoires
00:11:10sur les ministres, les membres de cabinet, les agents publics qui occupent des fonctions dites à risque.
00:11:15Oui, c'est une première.
00:11:16Mais enfin, ce n'est pas que de la com, il va vraiment le faire ?
00:11:19Ah oui, il va vraiment le faire.
00:11:20Avec des sanctions à la paix.
00:11:21Vous en avez parlé, je crois.
00:11:22Absolument.
00:11:22Et j'ai lu la circulaire, et la circulaire elle est très précise.
00:11:26Le Premier ministre demande aux différents chefs de service de les organiser.
00:11:30Et pire que ça, de donner son plan d'action au Premier ministre avant le 26 juin.
00:11:36Donc ce n'est pas à la Saint-Glain-Glain, ça commence maintenant.
00:11:39Et tout le monde est concerné.
00:11:41Pourquoi ?
00:11:42Le Premier ministre, il explique que la drogue, c'est dangereux pour soi, pour les tiers.
00:11:46Ça peut avoir un impact sur le service qui est rendu.
00:11:49Et là, on parle de service public.
00:11:50Pardonnez-moi, c'est important.
00:11:51Et puis surtout, un impact en termes de groupes de pression, de groupes criminels, d'ingérence extérieure.
00:11:59Donc ça fait beaucoup de raisons.
00:12:00Les ministres testés, et peut-être nous tous dans la foulée, on y reviendra à 12h40.
00:12:04Est-ce que c'est vraiment faisable ? Est-ce que c'est dans la loi ?
00:12:06On posera la question à une avocate, Donald Trump, à Versailles ce soir,
00:12:10sur le chemin du retour après le G7, le Fast Royal.
00:12:14Les ors, du lourd, pas du plaqué or comme il dit, il adore.
00:12:18Et d'ailleurs, ce matin au G7, il est un peu arrivé comme le roi soleil.
00:12:25Je suis le boss.
00:12:29How are you ?
00:12:31Ah tiens, il sourit Donald Trump.
00:12:33Il était un peu moins souriant hier.
00:12:35Quand il dit que c'est moins le roi.
00:12:36Je suis le patron.
00:12:37Donc ce soir, le château de Versailles.
00:12:39On n'a pas le menu.
00:12:40D'ailleurs, l'Elysée est assez très discrète sur le programme.
00:12:45Ce qui est certain, c'est que ça va briller.
00:12:47Et que ça fait jaser.
00:12:48Romain Langlais.
00:12:51Donald Trump reçu en grande pompe par Emmanuel Macron à Versailles.
00:12:54Ces Français interrogés sont divisés ce matin.
00:12:57Au niveau économique, c'est tendu.
00:12:59Donc je pense qu'il y a d'autres priorités.
00:13:01Il peut le recevoir, mais un peu plus modestement.
00:13:04Tu es OK pour qu'on reçoive ce chef d'État ?
00:13:07Ça me choque un petit peu.
00:13:08Parce que je trouve que ça a tendance à valoriser Trump.
00:13:13Et voilà, moi je ne suis pas en accord avec ce qu'il fait.
00:13:16Un dîner prévu ce soir dans la galerie des glaces du château.
00:13:19Alors que les relations diplomatiques entre le président français et américain
00:13:23apparaissent crispées depuis plusieurs mois.
00:13:25Dernier accrochage en date.
00:13:27La menace de Donald Trump de taxer nos vins et champagnes exportés à 100%.
00:13:31En réponse à la taxe européenne de 6% sur les géants US du numérique.
00:13:35Emmanuel Macron annonçait lundi vouloir avoir une discussion respectueuse mais ferme
00:13:40avec son homologue à ce sujet.
00:13:41Cette taxe numérique, les Européens l'ont décidé.
00:13:44Plusieurs pays l'ont mise en œuvre.
00:13:45Elle fait partie de notre droit.
00:13:47Ce ne sont pas les États-Unis qui décident pour le droit des Européens, ni des Français.
00:13:51Avec cette réception à Versailles, le chef de l'État espère donc apaiser les tensions
00:13:55avec les États-Unis dans un lieu chargé d'histoire et fort en symbole.
00:13:59C'est une façon de rappeler à Donald Trump qu'on a une histoire avec ce peuple américain
00:14:05avec ces États-Unis d'Amérique qu'on a été effectivement à l'origine même
00:14:09de leur indépendance puisqu'on est venu leur apporter de l'aide.
00:14:13Donald Trump quittera la France ce soir à l'issue du repas.
00:14:17Alors la France insoumise l'a dit, ça choque la France insoumise.
00:14:21Et vous Laurent Neumann ?
00:14:22Si on parle...
00:14:23Mais répondez à la question oui ou non.
00:14:25Commencez pas à touiller.
00:14:26La réponse est non.
00:14:27Et je vais vous faire d'une phrase.
00:14:28De mon point de vue, la diplomatie, ça coûte moins cher que la guerre.
00:14:32Ça coûte combien cette histoire au château de Versailles ?
00:14:33Écoutez, le dîner Charles III, il y a trois ans, ça avait coûté un peu moins de 500 000 euros.
00:14:39Mais ils étaient nombreux.
00:14:40Là, on ne sait même pas qui sera là.
00:14:41Et pas d'ailleurs 6 millions d'euros comme l'avait dit un député LFI.
00:14:43Je comprends les enjeux.
00:14:44Mais enfin, c'est quand même quelqu'un qui méprise ouvertement la France.
00:14:47Oui, comme Vladimir Poutine quand il est venu en 2017, comme d'autres en 1982 lorsque François Mitterrand recevait Ronald
00:14:55Reagan.
00:14:55Aller plus loin, alors on espère quoi avec ce dîner doré ? Échapper à des droits de douane ?
00:15:00L'amadouer et surtout, parce qu'on connaît le personnage, l'impressionner. C'est aussi simple que ça.
00:15:05Bien, un G7 qui se termine à Evian par un déjeuner de travail suivi d'une conférence de presse pour
00:15:11Emmanuel Macron et 15h30 pour Donald Trump.
00:15:14Vous les suivrez, évidemment, ces conférences en direct sur BFM TV.
00:15:17Et l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis sera signé, lui, vendredi dans un petit village suisse.
00:15:22J. Devance, le vice-président américain d'un côté.
00:15:24De l'autre, le négociateur en chef iranien Mohamed Halibaf.
00:15:27D'ailleurs, Adel Bakawan, les Américains viennent en fin de publier leur version de l'accord.
00:15:31Et c'est la même.
00:15:33C'est la même.
00:15:35Et ça, on n'y croyait pas jusqu'au bout tellement elle paraît humiliante en fait pour eux.
00:15:38C'est la même.
00:15:38Et même la même, l'agence Tassnim, proche des gardiens de la révolution iranienne.
00:15:43Et il y a 30, non même pas 15 minutes, il nous dit mais cette version ne correspond absolument pas
00:15:49au texte original.
00:15:51C'est-à-dire même cette version-là ne nous convient pas aux gardiens de la révolution islamique.
00:15:55Pour dire qu'il y a des lacunes dans ce texte publié.
00:15:58Mais ce qui est fou, c'est que les Américains l'aient accepté.
00:16:00C'est ça ?
00:16:01Et puis il y a 60 jours.
00:16:04Et puis il y a 60 jours.
00:16:13C'est les avoir gelés iraniens.
00:16:15C'est tout ce qui est économique et tout ce qui est la négociation sur le programme nucléaire.
00:16:19C'est reporté pour plus tard.
00:16:20Autrement dit, les exigences iraniennes satisfaites, les exigences américaines reportées.
00:16:26Bon, et on verra donc ce qui bouge d'ici 60 jours.
00:16:29C'est ce qu'il faut comprendre d'ici 2 mois.
00:16:30Ah oui, absolument.
00:16:32La seule certitude qu'on a, il n'y aura pas un accord de paix.
00:16:36Ah, on verra.
00:16:37On verra.
00:16:38Bon, du coup, on a besoin de bonnes nouvelles, de succès.
00:16:40Donc on n'oublie pas l'équipe de France.
00:16:41Ils sont à la une de la presse quotidienne régionale.
00:16:44Et surtout, Bappé, qui était attendu au tournant.
00:16:47Et qui, en seconde mi-temps en tout cas, éblouit.
00:16:50Voilà, il a marqué 2 des 3 buts de l'équipe de France 3-1 contre le Sénégal.
00:16:53Et Laurent Neumann nous avait donné un bon pronostic hier.
00:16:56Les meilleurs experts sont au milieu BFF.
00:16:57Ça va être l'oracle désormais de l'équipe de France.
00:17:01L'Empirestedt Building a été illuminé aux couleurs des bleus.
00:17:04Et vous voulez revoir les buts de l'équipe de France ?
00:17:06Ah oui.
00:17:07On vous les a préparés avec le commentaire RMC de Jean-Louis Tour.
00:17:09C'est encore mieux.
00:17:14Vous lisez avec la confiance en plus.
00:17:16La bonne passe pour Bappé.
00:17:21Kylian Bappé ne doute jamais.
00:17:23Et ça part là pour Rabiot.
00:17:24Rabiot qui trouve Marcola.
00:17:25Marcola face à Mendy.
00:17:27Marcola.
00:17:28But.
00:17:30Et qui a dit qu'il avait un problème devant le but ?
00:17:32Rabiot Marcola.
00:17:33Avec Bappé.
00:17:34Bappé.
00:17:34Bappé l'a fera.
00:17:35But.
00:17:37Waouh.
00:17:38Il l'a fait.
00:17:39Il l'a fait.
00:17:40Il l'a fait Kylian Bappé.
00:17:43But.
00:17:47Il veut faire son choix.
00:17:48Voilà.
00:17:48Prochain rendez-vous pour les bleus ce sera à l'Irak.
00:17:51Lundi soir 23h heure française.
00:17:52On en parle à Del Bacawane de l'Irak ou pas ?
00:17:54Non pas maintenant.
00:17:56Pas de chez.
00:17:56Ils ont perdu 4-1 contre la Norvège.
00:17:59Voilà.
00:17:594-1 pour la Norvège.
00:18:00Mais vous vous rattrapez.
00:18:01Ça ne va pas être facile.
00:18:02Ça ne va pas être facile.
00:18:03Le baromètre du Midi BFM.
00:18:04Le gazole stable à 1,98€.
00:18:06Le sans-plomb 95 à 1,94€.
00:18:10Et qui poursuit donc sa baisse parce que le brin est sous les 80$ depuis hier.
00:18:14Il faut remonter au début du mois de mars pour avoir ce genre de chiffres.
00:18:18Est-ce que ça va continuer à baisser ?
00:18:20Est-ce qu'on va retrouver les tarifs d'avant-guerre ?
00:18:22Eh bien c'est ce que dit ce matin Patrick Pouyanné, le patron de Total,
00:18:25qui était entendu par la Commission des finances de l'Assemblée.
00:18:29Le prix d'approvisionnement est passé au cours des...
00:18:32Depuis le début juin de 1,80...
00:18:35Attendez, je regarde sur le diesel.
00:18:37J'avais pris le diesel comme exemple de 1,94 à 1,85.
00:18:40Nous répliquerons à la baisse
00:18:43la façon dont les prix baisseront.
00:18:46Mais par rapport au début de la crise,
00:18:47au début de la crise, le coût d'approvisionnement,
00:18:49il était à 1,65.
00:18:51Aujourd'hui, il est à 1,85, il y a 20 centimes.
00:18:53Donc on ne peut pas dire qu'on va être à 1,70 tout de suite.
00:18:56Non, pas tout de suite.
00:18:57Mais on va y arriver.
00:18:58Les experts sont moins optimistes que Patrick Pouyanné.
00:19:01Pourquoi ? Parce qu'on a les réserves
00:19:04des pays de l'OCDE
00:19:05qui sont au plus bas à moins 163 millions de barils.
00:19:08Depuis 1990, j'ai vu ça.
00:19:09Exactement, une première, tout à fait.
00:19:11Ça veut dire qu'il va falloir reconstituer
00:19:12ces stocks de pétrole.
00:19:14Et donc, ça va avoir une incidence sur la demande.
00:19:17Et si la demande augmente,
00:19:19c'est une pression supplémentaire
00:19:21sur le prix du baril de pétrole.
00:19:23Donc 1,70 peut-être,
00:19:24mais en tout cas pas pour maintenant.
00:19:25Autre chiffre pas réjouissant
00:19:27pour la croissance française,
00:19:30la Banque de France
00:19:31tape sur une croissance nulle
00:19:32au second trimestre.
00:19:34Et elle prévoit globalement,
00:19:36sur l'année 2026,
00:19:37une croissance de 0,5.
00:19:38que ce n'est pas bon,
00:19:38notamment pour notre fiscalité.
00:19:43Les vacances,
00:19:44c'est comme votre émission préférée.
00:19:46C'est super quand ça commence.
00:19:47Votre programme démarre avec Omer.
00:19:49400 campings,
00:19:50400 raisons de revenir.
00:19:52Votre rendez-vous
00:19:53avec Banque Populaire.
00:19:54À vos côtés pour prévoir votre avenir
00:19:56et protéger vos proches.
00:19:57Banque Populaire,
00:19:58la réussite est en vous.
00:20:00Oui, parce que Gaëtan,
00:20:01pour réduire le déficit,
00:20:02il nous reste quoi ?
00:20:02Les impôts, du coup.
00:20:04Le gouvernement va taper sur quoi ?
00:20:06Alors justement,
00:20:06les impôts,
00:20:07on les exclut.
00:20:08Et pour faire des économies supplémentaires,
00:20:10eh bien,
00:20:10on va tailler dans les dépenses.
00:20:12Souvenez-vous,
00:20:13Sébastien Lecornu,
00:20:14le Premier ministre,
00:20:14a expliqué
00:20:15qu'on allait économiser
00:20:176 milliards d'euros supplémentaires
00:20:19pour 2026,
00:20:204 milliards sur l'État
00:20:21et 2 milliards d'euros
00:20:23sur la sphère sociale.
00:20:24Alors,
00:20:24de quoi parle-t-on ?
00:20:25On parle des retraites,
00:20:26de l'assurance maladie,
00:20:27des allocations familiales,
00:20:28de l'assurance chômage,
00:20:30mais surtout
00:20:30de la sécurité sociale.
00:20:33Car l'une des pistes
00:20:34privilégiées aujourd'hui
00:20:36par le ministère de l'Économie,
00:20:38eh bien,
00:20:39ce sont les prix des médicaments.
00:20:41On va augmenter
00:20:43les franchises médicales,
00:20:45dérembourser certains médicaments.
00:20:47Alors,
00:20:47pour le moment,
00:20:48on ne sait pas encore
00:20:49lesquels.
00:20:50La seule chose que le mot précise
00:20:51à Bercy,
00:20:52c'est que ce sont des médicaments
00:20:53qui sont jugés
00:20:54peu utiles
00:20:55et que c'est
00:20:56la haute,
00:20:57la H.A.S.
00:20:57la haute autorité de santé
00:20:59qui va définir
00:21:00ces médicaments.
00:21:01Les antalgiques ?
00:21:02On pourrait même,
00:21:03effectivement,
00:21:04baisser le remboursement
00:21:05de ces médicaments,
00:21:06les fameux antalgiques.
00:21:07En revanche,
00:21:08une chose est certaine,
00:21:09on ne touche pas l'hôpital.
00:21:11Bon,
00:21:11ce qu'on comprend,
00:21:11c'est que les marges de manœuvre,
00:21:12comme à chaque fois,
00:21:13enfin,
00:21:13c'est le message toujours,
00:21:14les éléments de langage du gouvernement,
00:21:15les marges de manœuvre sont limitées.
00:21:16Oui,
00:21:17et tout à fait,
00:21:17parce que le gouvernement
00:21:19ne veut pas utiliser
00:21:20la loi de finances rectificative.
00:21:23Je pars sous le contrôle
00:21:23de Laurent Neumann,
00:21:24mais c'est trop risqué,
00:21:26risque de braquer les députés.
00:21:28Il faut donc agir
00:21:29sur du réglementaire
00:21:31et agir sur le prix des médicaments.
00:21:33Eh bien,
00:21:33ça ne nécessite que des décrets,
00:21:35pas besoin de loi
00:21:37devant l'Assemblée nationale.
00:21:39C'est bien sûr Matignon
00:21:40qui va trancher
00:21:41en dernier recours.
00:21:42Ce que l'on sait aussi,
00:21:44c'est que dans les prochains jours,
00:21:45le gouvernement
00:21:46va publier une actualisation
00:21:48du coup de la guerre
00:21:49et donc,
00:21:51il se pourrait
00:21:52qu'on soit obligé
00:21:53de faire davantage d'économies
00:21:55que les 6 milliards
00:21:56annoncés il y a encore
00:21:57quelques semaines,
00:21:58eh bien,
00:21:58ne soient pas suffisantes.
00:22:00Il va donc falloir
00:22:01faire les fonds tiroirs.
00:22:02Ce n'est pas réellement
00:22:03une surprise Laurent ?
00:22:03Non,
00:22:04et je confirme ce que dit Gaëtan
00:22:05et on en est encore
00:22:07à l'année 2026.
00:22:08Il faut aussi préparer
00:22:09le prochain budget
00:22:10et alors là,
00:22:11bonjour les dégâts.
00:22:11Oui,
00:22:12mais c'est un budget
00:22:12en année présidentielle
00:22:13donc il va falloir quand même
00:22:14le soigner.
00:22:14Oui,
00:22:14et ce serait mieux
00:22:15qu'on l'ait avant
00:22:16la fin de l'année
00:22:17et pas comme l'année dernière
00:22:18au mois de février
00:22:19en pleine campagne présidentielle.
00:22:20Merci à tous les deux.
00:22:29Bienvenue dans le Midi BFM,
00:22:3012h30,
00:22:31une canicule
00:22:31qui effectivement
00:22:32oblige parfois
00:22:33à se réorganiser,
00:22:34à réorganiser
00:22:35la façon dont on travaille
00:22:37et pourtant,
00:22:37pourtant,
00:22:38beaucoup vont continuer
00:22:39à travailler dehors,
00:22:40parfois en plein soleil,
00:22:42liseur de la gorge
00:22:43dans le département du Gers
00:22:44dans quelques instants.
00:22:45Ce nouveau fiasco
00:22:46dans l'affaire Liana,
00:22:47Léa, 12 ans,
00:22:47porte plainte à son tour
00:22:48contre Jérôme Barrella
00:22:49pour agression sexuelle.
00:22:51Elle avait fait
00:22:51un premier signalement.
00:22:52Ça aurait pu permettre
00:22:53d'interpeller Barrella
00:22:54sauf que le mail
00:22:55au parquet s'est perdu.
00:22:57Sébastien Lecornu
00:22:58veut faire passer
00:22:59des tests antidrogues
00:23:00de façon aléatoire
00:23:01à ses ministres
00:23:02et à tous leurs conseillers.
00:23:03Des contrôles surprises
00:23:04pour s'assurer
00:23:05qu'ils sont bien en état
00:23:06de prendre des décisions.
00:23:08Ce sont les termes
00:23:08du communiqué
00:23:09de l'hôtel de Matignon
00:23:10et la mesure
00:23:11pourrait être étendue
00:23:12aux fonctionnaires
00:23:13voire au secteur privé.
00:23:14C'est du lourd,
00:23:15pas du plaqué or.
00:23:16Donald Trump
00:23:17très flatté
00:23:17d'être reçu
00:23:18à Versailles ce soir.
00:23:19Fallait-il l'inviter
00:23:20malgré tout ce qu'il dit
00:23:21sur la France
00:23:22et les droits de douane
00:23:23qu'il nous inflige ?
00:23:24Laurent Neumann
00:23:24ouvrira le débat.
00:23:25Et puis Ormuz,
00:23:26bien sûr,
00:23:26les Américains
00:23:27ont laissé passer
00:23:28des pétroliers iraniens.
00:23:29Les Etats-Unis
00:23:31réfléchiraient aussi
00:23:31à rendre le Détroit
00:23:32payant
00:23:33avec un système
00:23:34très trumpien
00:23:35de passe VIP,
00:23:36d'escorte moyenne en finance.
00:23:37Noemi Vira
00:23:38dans le golfe Persique
00:23:39dans quelques instants.
00:23:4150 départements,
00:23:42donc Marc vient de nous le dire
00:23:43en vigilance
00:23:44à la canicule
00:23:45et demain,
00:23:45ce sera beaucoup plus.
00:23:4670,
00:23:47quasiment tout le pays
00:23:48concerné par cette nouvelle
00:23:49vague de chaleur exceptionnelle.
00:23:51Ça commence déjà
00:23:51à bien monter.
00:23:52Des pointes à 37 degrés
00:23:54dans le sud-ouest.
00:23:54Teaser de la Gorce,
00:23:55on vous retrouve
00:23:56avec Alain Branger
00:23:57dans le Gers.
00:23:57On va frôler
00:23:58quasiment les 40 degrés
00:23:59mais il n'y a
00:24:00aucune température maximum
00:24:02fixée dans le code du travail.
00:24:03Donc,
00:24:03on va retrouver
00:24:05des gens
00:24:05comme ça
00:24:06qui vont aller travailler
00:24:07comme à vos côtés
00:24:08sur les toits
00:24:08sans protection.
00:24:12Tout à fait.
00:24:13On est avec Christian
00:24:14qui va nous parler justement
00:24:15de comment est-ce que
00:24:16vous vous sentez
00:24:17de travailler
00:24:18sous cette chaleur ?
00:24:19Il fait très chaud
00:24:20donc on change
00:24:21les horreurs forcément.
00:24:23Là,
00:24:24on a bientôt fini la journée
00:24:25donc c'est un changement,
00:24:26ça date.
00:24:27C'est les choses
00:24:29comme il faut.
00:24:30Vous avez commencé
00:24:32à 6 heures
00:24:32à poser ces panneaux solaires.
00:24:34Est-ce qu'il y a
00:24:35d'autres choses
00:24:35qui sont mises en place
00:24:36pour essayer
00:24:37de vous faciliter la vie
00:24:38de moins subir cette chaleur ?
00:24:40De prendre des pauses
00:24:41régulièrement
00:24:42pour se déshydrater.
00:24:43Ça,
00:24:44c'est la direction
00:24:44qui nous l'impose.
00:24:45Prendre des pauses
00:24:46pour se déshydrater,
00:24:48boire,
00:24:48boire au minimum
00:24:493 litres d'eau par jour
00:24:51et faire attention
00:24:52aux collègues aussi
00:24:52s'il y a un coup de chaleur.
00:24:53Voilà,
00:24:54se mettre au frais,
00:24:54se rafraîchir
00:24:55et puis
00:24:56après,
00:24:56d'en profiter
00:24:57quand il fait bon
00:24:57de travailler
00:24:58pour avancer les chantiers
00:24:59parce qu'après,
00:25:00il faut respecter
00:25:01les délais.
00:25:03J'imagine
00:25:03qu'il faut être
00:25:03particulièrement vigilant
00:25:04parce qu'on le voit
00:25:05là,
00:25:05il n'y a aucune zone d'ombre
00:25:06et en plus,
00:25:07en fait,
00:25:08vous êtes sur un toit noir
00:25:09avec des panneaux solaires
00:25:10où ça fait que le ressenti
00:25:11est encore plus fort,
00:25:11c'est ça ?
00:25:12Oui,
00:25:12c'est ça,
00:25:12oui,
00:25:12bien sûr,
00:25:13ça double quasiment
00:25:16la température.
00:25:17Là,
00:25:18nous,
00:25:18on est là depuis
00:25:18une trentaine de minutes,
00:25:19c'est vrai qu'il fait
00:25:19plus chaud qu'en bas.
00:25:20Vous diriez
00:25:21qu'il fait combien,
00:25:21vous vous ressentez ?
00:25:22Vous diriez combien de degrés ?
00:25:24Là,
00:25:24on n'est pas loin des 40,
00:25:25je pense.
00:25:26Un bon 40 degrés.
00:25:28Merci beaucoup,
00:25:29en tout cas,
00:25:29on vous souhaite
00:25:29beaucoup de courage
00:25:30parce que vous allez
00:25:30continuer de demain,
00:25:31il va continuer
00:25:32de faire chaud
00:25:32aussi cet après-midi
00:25:34jusqu'à 35 ici
00:25:35où nous nous trouvons.
00:25:36Voilà le paradoxe
00:25:37de la situation,
00:25:38on pose des panneaux solaires
00:25:39donc en plein soleil.
00:25:41Marc,
00:25:42les températures nocturnes,
00:25:43et c'est vraiment
00:25:44une notion très très importante
00:25:46pour les jours qui viennent,
00:25:47les températures nocturnes
00:25:48ne vont pas ou peu baisser,
00:25:49en tous les cas,
00:25:50rester très élevées.
00:25:51En fait,
00:25:51lorsqu'on atteint
00:25:5340 degrés en journée,
00:25:55il faut bien comprendre
00:25:56que sur les coups de minuit,
00:25:57il fait encore
00:25:5832,
00:25:5833 degrés
00:25:59dans les grandes agglomérations
00:26:00et qu'en fait,
00:26:01la température au moment
00:26:02le plus frais de la nuit,
00:26:03c'est vers 4-5 heures du matin.
00:26:05Vous ouvrez vos volets
00:26:05à 5 heures du matin,
00:26:06il fait jour en ce moment.
00:26:07Et donc,
00:26:08regardez les températures
00:26:08prévues dans la nuit
00:26:09de dimanche à lundi,
00:26:10on prévoit 28 degrés
00:26:11au petit matin à Paris.
00:26:13Dans toutes ces grandes villes,
00:26:14il est prévu entre 23 et 26 degrés
00:26:16donc avec de telles températures,
00:26:18les organismes clairement
00:26:19ne peuvent pas récupérer
00:26:20et c'est ça qui explique
00:26:21que cette vague de chaleur
00:26:22s'annonce dangereuse
00:26:22parce qu'elle s'annonce
00:26:23également très longue.
00:26:24Il y aura un petit peu d'air
00:26:25parce que ces derniers jours,
00:26:27il y avait un peu d'air.
00:26:27On s'accroche à quelque chose ?
00:26:28Il n'y aura pas d'air,
00:26:29il n'y aura pas de vent
00:26:30et facteur aggravant,
00:26:32il y aura éventuellement
00:26:33sur le nord et le nord-ouest
00:26:34quelques orages
00:26:35entre jeudi et samedi
00:26:37et s'il y a des orages,
00:26:38il y aura de l'humidité
00:26:39et donc pour le coup,
00:26:40le ressenti sera encore
00:26:41plus désagréable.
00:26:43En tout cas,
00:26:43les températures,
00:26:44vous le voyez,
00:26:44pour Lyon,
00:26:45vont atteindre
00:26:46les 40 degrés
00:26:47entre samedi, dimanche
00:26:49et le début de la semaine prochaine
00:26:50et ça sera exactement
00:26:51la même situation
00:26:52dans d'autres villes de France.
00:26:53On pense à l'Île-de-France,
00:26:55le centre,
00:26:57ici donc Paris.
00:26:57Alors, par rapport à Paris,
00:26:59on revoit un petit peu
00:26:59à la baisse.
00:27:00On voit 36 maintenant
00:27:01pour dimanche et pour lundi
00:27:02mais on a encore des modèles
00:27:04qui montrent du 40 degrés.
00:27:05En fait, c'est normal
00:27:06à une telle échéance
00:27:07qu'en fonction des sorties de modèles,
00:27:09les machines moulinent
00:27:10en ce moment
00:27:10donc on a des températures
00:27:11qui divergent
00:27:12mais très clairement,
00:27:13on aura du 40 degrés également
00:27:14en direction de Châteauroux.
00:27:15Voilà, dimanche,
00:27:16c'est la fête de la musique
00:27:17et il y a déjà des communes
00:27:18qui ont décidé
00:27:18non pas de l'annuler
00:27:19mais de la reporter
00:27:21compte tenu évidemment
00:27:22des risques d'exposition
00:27:23liés à ces températures.
00:27:24On en parlera notamment
00:27:25à 13h15.
00:27:26Dans l'actualité également,
00:27:27l'affaire Liana
00:27:27avec cette nouvelle plainte
00:27:29contre Jérôme Barrella.
00:27:30Plainte déposée par Léa.
00:27:31Elle a 12 ans,
00:27:31c'est une amie de sa fille.
00:27:33Elle a participé
00:27:34aux fameuses soirées pyjama
00:27:35chez lui.
00:27:35Elle affirme
00:27:36qu'il l'a agressée sexuellement
00:27:37à plusieurs reprises.
00:27:38Alors, elle avait fait
00:27:39un premier signalement
00:27:40qui aurait pu permettre
00:27:42d'interpeller Barrella
00:27:43mais tenez-vous bien,
00:27:44en fait,
00:27:44le parquet
00:27:45a perdu le mail.
00:27:47Rudy Cossec.
00:27:49Au moment des faits,
00:27:50Léa a 11 ans
00:27:51et placée
00:27:52à l'aide sociale
00:27:52à l'enfance.
00:27:53Elle est la meilleure amie
00:27:54de la fille
00:27:55de Jérôme Barrella.
00:27:56L'été dernier,
00:27:57la fillette
00:27:58dit avoir été conviée
00:27:59à plusieurs reprises
00:28:00à son domicile
00:28:01pour des soirées pyjama.
00:28:02Au départ,
00:28:03elle avait parlé
00:28:03de gestes inappropriés
00:28:05et lundi soir,
00:28:05qu'est-ce qu'elle dit
00:28:06aux enquêteurs ?
00:28:07Elle ne parle plus
00:28:07de gestes inappropriés,
00:28:08elle parle d'agression sexuelle
00:28:10à répétition
00:28:10au domicile
00:28:11de Jérôme Barrella.
00:28:12D'après son avocate,
00:28:13ces agressions
00:28:14se seraient déroulées
00:28:15pendant trois mois
00:28:15sans possibilité
00:28:17de quantifier leur nombre.
00:28:18Léa,
00:28:19dite avoir été piégée
00:28:20par la double personnalité
00:28:21de Jérôme Barrella,
00:28:22elle décide alors
00:28:23de ne plus aller chez lui.
00:28:24Il y a la façade
00:28:25du papa super gentil
00:28:29et puis après,
00:28:30dans l'intimité,
00:28:31un autre papa,
00:28:32un papa agresseur,
00:28:33un papa qui lui a fait du mal.
00:28:35Et donc,
00:28:35elle est parfaitement consciente
00:28:37de ça,
00:28:38même si elle se dissocie
00:28:39au départ.
00:28:40À un moment donné,
00:28:40elle ne verra plus
00:28:41le papa joueur,
00:28:42elle ne verra
00:28:42que le papa agresseur.
00:28:43Mais la plainte
00:28:44aurait pu être
00:28:45traitée plus tôt.
00:28:46En mars,
00:28:47un premier signalement
00:28:48est émis
00:28:48par l'aide sociale
00:28:49à l'enfance,
00:28:50mais jamais reçu
00:28:51par le parquet d'Auch.
00:28:52Je n'ai eu
00:28:53aucune trace
00:28:53de réception
00:28:54et d'enregistrement
00:28:55de ce signalement
00:28:56à cause d'un problème
00:28:57de boîte de réception.
00:28:58Suite à des révélations
00:28:59dans la presse,
00:29:00j'ai fait des recherches
00:29:01et j'ai pu récupérer
00:29:02ce signalement
00:29:03début juin.
00:29:03La procureure
00:29:04confirme l'ouverture
00:29:05d'une enquête
00:29:06début juin
00:29:06sur ce dossier.
00:29:07Des investigations
00:29:08sont toujours en cours.
00:29:10Et on y reviendra
00:29:11dans les prochaines éditions.
00:29:13L'accord entre
00:29:14les Etats-Unis
00:29:15et l'Iran
00:29:15sera signé
00:29:16vendredi
00:29:17dans un petit village suisse.
00:29:18Il y aura
00:29:19le vice-président
00:29:19J.D. Vance
00:29:20et le chef
00:29:21des négociateurs iraniens,
00:29:22président du Parlement
00:29:23Mohamed Halibaf.
00:29:24On a enfin
00:29:25la version américaine
00:29:25du plan
00:29:26qui confirme
00:29:27en fait Christophe
00:29:27celle de l'Iran.
00:29:28Oui, fin des hostilités.
00:29:2960 jours renouvelables
00:29:31pour négocier
00:29:32sur le nucléaire.
00:29:33On comprend
00:29:33que ça va durer.
00:29:34Un plan de reconstruction
00:29:35à 300 milliards de dollars
00:29:36mais ça on l'avait déjà.
00:29:37Levé progressif
00:29:38des sanctions
00:29:39et puis donc
00:29:39la réouverture
00:29:40tout à fait effective
00:29:41d'ailleurs maintenant
00:29:41du détroit d'Hormuz.
00:29:42Oui, pour la première fois
00:29:43depuis l'instauration
00:29:44du blocus,
00:29:45les américains
00:29:45ont laissé passer
00:29:46des pétroliers iraniens
00:29:47cette nuit
00:29:48et ça continue.
00:29:49Noémie Vira
00:29:50on vous retrouve
00:29:50en direct du Golfe
00:29:51avec Laura Champion.
00:29:52Les américains
00:29:53qui envisageraient
00:29:54eux aussi
00:29:55de faire payer
00:29:56le détroit
00:29:56un système
00:29:57VIP.
00:29:58Expliquez-nous.
00:30:02Exactement Roselyne
00:30:03c'est en tout cas
00:30:03une des pistes
00:30:04qui serait privilégiée
00:30:05à Washington
00:30:06en échange
00:30:06d'une redevance
00:30:07les pétroliers
00:30:08bénéficieraient
00:30:09d'une escorte
00:30:10de la marine américaine
00:30:11pour traverser
00:30:11le détroit
00:30:12autrement dit
00:30:13un pass VIP
00:30:14qui permettrait
00:30:15un accès privilégié
00:30:16plus sécurisé
00:30:17au détroit
00:30:18ce qui permettrait
00:30:18aux armateurs
00:30:19de relancer
00:30:20leurs activités
00:30:21et de reprendre
00:30:22plus rapidement
00:30:23les traversées
00:30:23contrairement à ceux
00:30:24qui choisiraient
00:30:25une navigation
00:30:26sans cette protection
00:30:27car malgré les annonces
00:30:28500 navires
00:30:30restent toujours bloqués
00:30:31à l'extérieur
00:30:31du détroit d'Hormuz
00:30:32dont 220 pétroliers
00:30:34ce pass VIP
00:30:35il serait aussi utilisé
00:30:37pour faire pression
00:30:38diplomatique
00:30:39sur les européens
00:30:40et notamment
00:30:41pour leur demander
00:30:42de contribuer davantage
00:30:43à la sécurisation
00:30:44du détroit d'Hormuz
00:30:47en tout cas
00:30:47aujourd'hui
00:30:48on comprend que
00:30:48chacun entend
00:30:49récupérer sa part
00:30:51sur le détroit d'Hormuz
00:30:52l'Iran parle
00:30:53de frais maritimes
00:30:54et les Etats-Unis
00:30:55donc de pass VIP payant
00:30:57Merci beaucoup
00:30:58Noémie Vira
00:30:59donc en direct
00:30:59de Doha
00:31:00au Qatar
00:31:01le G7 se termine
00:31:02avec un déjeuner de travail
00:31:03il est en cours d'ailleurs
00:31:04et deux conférences de presse
00:31:06celle d'Emmanuel Macron
00:31:06et celle de Donald Trump
00:31:07que vous suivrez
00:31:08à 15h
00:31:09et à 15h30
00:31:10Trump qui prendra ensuite
00:31:11la route
00:31:12de Versailles
00:31:13Léopold Hautebert
00:31:14et pour le président américain
00:31:16pour reprendre ses mots
00:31:17Thierry Arnault
00:31:17c'est du lourd
00:31:18pardon
00:31:18c'est Thierry Arnault
00:31:19c'est du lourd
00:31:22Oui effectivement
00:31:23il est très sensible
00:31:24à ce geste
00:31:26le président américain
00:31:26il l'a dit
00:31:27il en est évidemment
00:31:28très satisfait
00:31:29alors côté Élysée
00:31:30on explique bien sûr
00:31:31que ça n'est pas tant
00:31:31une invitation personnelle
00:31:33à l'endroit du 47ème
00:31:34président des Etats-Unis
00:31:35que la volonté
00:31:36de marquer l'occasion
00:31:37du 250ème anniversaire américain
00:31:39le rôle qu'a joué
00:31:39la France
00:31:40en particulier
00:31:41à cette époque
00:31:42la manière dont
00:31:42Benjamin Franklin
00:31:43avait été par exemple
00:31:44accueilli
00:31:44à ce château de Versailles
00:31:45où l'on a également
00:31:46signé un traité
00:31:47d'indépendance
00:31:48des Etats-Unis
00:31:48en 1789
00:31:50mais évidemment
00:31:51le contexte est là
00:31:52le contexte est clair
00:31:53on est au G7
00:31:54et tout est fait
00:31:55depuis le début
00:31:56ici à Evian
00:31:56pour faire en sorte
00:31:57que Donald Trump
00:31:58soit dans les meilleures
00:31:59dispositions d'esprit
00:32:00possibles
00:32:01tout est fait
00:32:01pour éviter
00:32:02ce qui s'était passé
00:32:03l'année dernière
00:32:03c'est un président américain
00:32:05qui claque la porte
00:32:05de ce sommet
00:32:06un jour avant
00:32:07qu'il ne se termine
00:32:08en échange
00:32:09on considère
00:32:10qu'on a obtenu
00:32:10des gestes importants
00:32:12de la part du président américain
00:32:13il ne s'est pas contenté
00:32:14d'être là
00:32:14il est arrivé
00:32:15avec un accord
00:32:16de paix
00:32:16entre l'Iran
00:32:17et les Etats-Unis
00:32:19il a fait un certain
00:32:21nombre de déclarations
00:32:22il a manifesté
00:32:23sa volonté
00:32:24de soutenir davantage
00:32:25l'Ukraine
00:32:26et de mettre en place
00:32:27des sanctions supplémentaires
00:32:28vis-à-vis de la Russie
00:32:29tout ça
00:32:29ce sont des acquis
00:32:30importants
00:32:30cela est imposé
00:32:31comme toujours
00:32:32avec Donald Trump
00:32:32les acquis
00:32:33on sait quand on les tient
00:32:34à un moment précis
00:32:35et on ne sait pas
00:32:36combien de temps
00:32:36le président est capable
00:32:38de les tenir
00:32:38dans la durée
00:32:39tant par le passé
00:32:40il lui est arrivé
00:32:41de changer d'avis
00:32:42de manière assez spectaculaire
00:32:43c'est le moins qu'on puisse dire
00:32:44Thierry Arnault
00:32:45sur des images
00:32:45d'Adrien Fache
00:32:46alors fallait-il
00:32:47l'inviter Donald Trump
00:32:48ou pas
00:32:48après tout ce qu'il a dit
00:32:49contre nous
00:32:50Laurent Neumann
00:32:50ça fait beaucoup réagir
00:32:51ah oui
00:32:52ce matin dans mon café
00:32:53je dois dire que
00:32:54j'en ai entendu
00:32:54des vertes et des pas mûres
00:32:55en gros
00:32:56je vous la fais simple
00:32:57mais on se couche
00:32:58devant Donald Trump
00:32:59alors qu'il passe son temps
00:33:00à nous humilier
00:33:01ça coûte un pognon de dingue
00:33:03alors qu'on sait tous
00:33:03qu'on a déjà
00:33:04je mets des guillemets
00:33:05cramé la caisse
00:33:06et puis il y avait
00:33:06quelques-uns minoritaires
00:33:08oui mais il y a
00:33:09quelques-uns minoritaires
00:33:10qui disaient
00:33:10mais en fait c'est normal
00:33:11Versailles après tout
00:33:12c'est fait pour ça
00:33:14bon et vous vous dites quoi ?
00:33:15alors moi je pense
00:33:17qu'ils avaient tous raison
00:33:18dans mon café
00:33:18non pas que je cherche
00:33:19à faire de la diplomatie
00:33:21mais oui
00:33:21oui ça coûte cher
00:33:23si on prend une comparaison
00:33:24le dernier grand dîner
00:33:25à Versailles
00:33:26Charles III
00:33:27ça avait coûté
00:33:28près de 500 000 euros
00:33:29500 000 euros
00:33:30pour 160 invités
00:33:32alors ça peut
00:33:33c'était pas d'ailleurs
00:33:346 millions
00:33:34comme le disaient à l'époque
00:33:35quelques députés
00:33:36de la France
00:33:37insoumise
00:33:38mais en même temps
00:33:39on peut dire ça
00:33:40et dire que
00:33:42Versailles c'est utile
00:33:43mais moi ce qui m'amuse
00:33:44dans cette histoire
00:33:45c'est que depuis
00:33:46qu'on sait que ce dîner
00:33:46va avoir lieu
00:33:47impossible d'avoir
00:33:48la moindre information
00:33:49sur le dîner
00:33:50de la part de l'Elysée
00:33:51et pire que ça
00:33:52l'Elysée semble
00:33:53s'ingénier à
00:33:54comment dire
00:33:55à minorer ce dîner
00:33:56donc c'est pas un dîner d'Etat
00:33:58c'est pas un dîner de gala
00:33:59le feu d'artifice
00:34:00on n'en est pas sûr
00:34:01d'ailleurs il y aura
00:34:02beaucoup moins d'invités
00:34:04que pour Charles III
00:34:05donc comme si au fond
00:34:06on voulait nous dire
00:34:07hé c'est pas Versailles ici
00:34:08bah si
00:34:08c'est bien
00:34:09c'est bon
00:34:09si c'est Versailles ici
00:34:11justement
00:34:12et Donald Trump
00:34:13il l'a dit
00:34:13c'est pas du plaqué or
00:34:14c'est du lourd Versailles
00:34:15mais en même temps
00:34:16Versailles c'est trois siècles
00:34:18et demi de diplomatie
00:34:19on y a signé
00:34:20le traité de Versailles
00:34:21à la fin de la
00:34:22première guerre mondiale
00:34:23De Gaulle
00:34:25général De Gaulle
00:34:26en deux ans
00:34:27il a invité successivement
00:34:28Nikita Khrouchev
00:34:29puis Kennedy
00:34:31pour dire
00:34:31bah vous voyez je suis
00:34:32le temps a changé
00:34:33les temps ont un peu changé
00:34:34et puis on parle de Trump
00:34:35qui s'essuie ses pieds sur la France
00:34:37comme sur un paillasson
00:34:38oui et donc on invite Trump
00:34:39comme il y a
00:34:41huit ans
00:34:41neuf ans maintenant
00:34:42on a invité
00:34:44Vladimir Poutine
00:34:45mais pardon
00:34:45et c'est une façon
00:34:46de répondre
00:34:47au fameux tweet
00:34:48de Jean-Luc Mélenchon
00:34:49hier
00:34:49si on n'invite que les gens
00:34:50avec qui on est très amis
00:34:52et qui nous parlent bien
00:34:53on ne va plus inviter grand monde
00:34:54on ne va plus parler
00:34:56à personne
00:34:57et je prenais l'exemple
00:34:58de François Mitterrand
00:34:59en 1982
00:35:01il invite Ronald Reagan
00:35:03vous vous souvenez de ce que Reagan
00:35:04disait de la France
00:35:06socialo-communiste
00:35:07il disait que la France
00:35:08était en fait
00:35:09une sorte d'agent avancé
00:35:11de l'Union soviétique
00:35:12et puis après
00:35:13les Etats-Unis et la France
00:35:14sont devenus les meilleurs amis
00:35:16du monde
00:35:16en termes de renseignement
00:35:18voilà
00:35:19et grâce notamment
00:35:20à ce dîner
00:35:20donc c'est mon point de vue
00:35:22on peut dire que ça coûte cher
00:35:23on peut dire que ça fait mal
00:35:25d'inviter quelqu'un
00:35:25qui vous parle mal
00:35:26mais en même temps
00:35:28la diplomatie
00:35:28c'est mieux que la guerre
00:35:29et surtout ça coûte
00:35:30beaucoup beaucoup moins cher
00:35:32et on suivra bien sûr
00:35:33ce dîner en direct
00:35:34sur BFM TV ce soir
00:35:35on ouvre un autre
00:35:36peut-être
00:35:36parce que si
00:35:37on ne connait pas le menu
00:35:38donc il n'y aura peut-être
00:35:39pas d'image
00:35:39on l'arrivait alors
00:35:40on verra
00:35:42on ouvre un autre débat
00:35:43aujourd'hui dans le midi BFM
00:35:44faut-il tester les politiques
00:35:45pour vérifier
00:35:46qu'ils n'ont pas pris de drogue
00:35:47c'est une bombe
00:35:48que Sébastien Lecornu
00:35:49vient de lâcher
00:35:50les ministres ont reçu
00:35:51une circulaire
00:35:52qui les oblige
00:35:53eux et leurs conseillers
00:35:55à se soumettre
00:35:56à des dépistages
00:35:57surprises
00:35:58et Marie Chantret
00:35:58en cas de résultat positif
00:36:00ils sont sommés
00:36:01d'en tirer les conséquences
00:36:02ça a été reçu comment
00:36:03d'abord cette circulaire
00:36:05Marie Chantret ?
00:36:06Plutôt bien
00:36:07Plutôt bien
00:36:08Plutôt bien
00:36:08Surprenante
00:36:09cette circulaire
00:36:10elle fait deux pages
00:36:10elle a été envoyée
00:36:11il y a une journée
00:36:13maintenant
00:36:13dans les cabinets ministériels
00:36:15Matignon précise bien
00:36:17à cette mi-journée
00:36:18que le Premier ministre
00:36:19et tous les ministres
00:36:20sont aussi concernés
00:36:22par ces tests
00:36:22anti-drogue
00:36:23et qu'à Matignon
00:36:24il y a 15 jours de cela
00:36:26un test anti-drogue
00:36:28à la surprise générale
00:36:29a été organisé
00:36:30un lundi
00:36:31en rentrant
00:36:32le week-end
00:36:32donc effectivement
00:36:34les mots-clés sont
00:36:35exemplarité
00:36:36exigence
00:36:37et transparence
00:36:38quand le gouvernement
00:36:39veut faire de la lutte
00:36:40contre le narcotrafic
00:36:41une des priorités
00:36:42une des priorités
00:36:44encore une fois judiciaire
00:36:45il faut que ça passe
00:36:46aussi
00:36:46par l'exemplarité
00:36:48au sommet de l'État
00:36:48nous sommes avec Éric Piolle
00:36:49bonjour Éric Piolle
00:36:50maire de...
00:36:51alors on l'a perdu
00:36:51on va le retrouver
00:36:52mais non mais c'est important
00:36:53de l'avoir parce que...
00:36:54il est dans les regros nobles
00:36:54bah oui
00:36:55il est là
00:36:55Éric Piolle c'est important
00:36:56de vous avoir
00:36:57parce que vous êtes
00:36:57à l'origine d'une idée
00:36:58février 2025
00:36:59vous avez dit
00:37:00il faudrait que tous les députés
00:37:01et les sénateurs
00:37:03soient soumis
00:37:04à ce genre de test
00:37:06pour sortir
00:37:06de l'hypocrisée
00:37:08comment réagissez-vous
00:37:10à cette circulaire
00:37:11donc envoyée
00:37:12aux ministres
00:37:13non seulement aux ministres
00:37:14mais aussi aux membres
00:37:14de leur cabinet
00:37:17bon je trouve ça
00:37:18en fait
00:37:19à moitié à faire
00:37:20parce que
00:37:21ce que j'avais proposé
00:37:22c'est que ce soit anonyme
00:37:23l'objectif est de montrer
00:37:25que nous avons un problème
00:37:25avec la consommation
00:37:26de drogue en France
00:37:27et que la stratégie
00:37:29de prohibition
00:37:31comme la stratégie
00:37:32de prohibition
00:37:33sur l'alcool
00:37:33aux Etats-Unis
00:37:34dans les années 30
00:37:35ne fonctionne pas
00:37:36donc là
00:37:37comme c'est pas
00:37:39c'est pas anonyme
00:37:41ça va poser des problèmes
00:37:42mais du coup
00:37:43on va financer
00:37:44comme l'agence antidopage
00:37:45dans le sport
00:37:45est-ce que c'est des tests d'urine
00:37:47des tests capillaires
00:37:48des tests salivaires
00:37:49il faut faire les trois
00:37:49pour que ça marche
00:37:50il faut être suivi
00:37:51l'ongétulinal
00:37:52et il soit fait
00:37:53de façon effectivement
00:37:54aléatoire
00:37:54et en pratique
00:37:56comme on connaît
00:37:57les pratiques aujourd'hui
00:37:58des cabinets
00:37:59ça va mettre plein de gens
00:38:00sur le carreau
00:38:00c'est comme
00:38:01vous faites allusion
00:38:04à quoi là ?
00:38:06bah
00:38:07c'était une députée
00:38:08renaissance
00:38:09qui avait dit
00:38:09qu'il y avait
00:38:09beaucoup de drogue
00:38:10qui circulait
00:38:12à l'Assemblée
00:38:12et je pense que
00:38:14dans les cabinets ministériels
00:38:15c'est un peu pareil
00:38:16mais c'est un problème
00:38:17en fait
00:38:17c'est un problème
00:38:17de santé publique
00:38:18c'est ce que je voulais
00:38:19souligner aussi
00:38:19quand on voit
00:38:20l'ampleur du phénomène
00:38:21à la fois sur le cannabis
00:38:23qui est peut-être
00:38:24au-delà des aspects récréatifs
00:38:26qui est peut-être
00:38:27pour se déstresser
00:38:28ou pour la coke
00:38:29et pour rester dans le système
00:38:29ou maintenant
00:38:30les nouvelles drogues
00:38:31de synthèse
00:38:31nous avons un problème
00:38:32majeur de santé publique
00:38:33je pense qu'il faudrait
00:38:34s'y attacher
00:38:35s'y attaquer vraiment
00:38:36comme l'Islande
00:38:38tout petit pays
00:38:38mais il n'empêche
00:38:39parce qu'on voit
00:38:40que ça marche
00:38:40l'a fait pour
00:38:41l'alcoolisme des jeunes
00:38:43qui ont réussi
00:38:44à sortir leurs jeunes
00:38:45de l'alcoolisme
00:38:46avec une vraie politique publique
00:38:47mais Eric
00:38:48est-ce que
00:38:49l'exemplarité
00:38:51défendue par le Premier ministre
00:38:52ne passe pas par là ?
00:38:55si mais là on va faire quoi ?
00:38:56ils vont ou bien
00:38:58truander leurs tests
00:39:01ou bien on va se retrouver
00:39:02à évincer X% des gens
00:39:04d'un coup
00:39:07c'est pas très porteur
00:39:09en fait
00:39:09c'est pas très éducatif
00:39:10en fait
00:39:11surtout quand c'est annoncé
00:39:12d'un coup
00:39:12et mis en place
00:39:13d'un coup
00:39:14je pense que
00:39:16je ne pense pas
00:39:17que ça aille
00:39:17dans le sens
00:39:18de se dire
00:39:18comment on prend le problème
00:39:19à bras-le-corps
00:39:20même si c'est bien
00:39:22effectivement
00:39:22d'avoir un peu
00:39:23d'exemplarité
00:39:24personne n'est
00:39:25totalement
00:39:27immunisé
00:39:28contre les contradictions
00:39:30mais
00:39:30il faut réduire
00:39:31les contradictions
00:39:32et effectivement
00:39:33ça pose un problème
00:39:34et un problème
00:39:34de rythme de vie
00:39:35d'ailleurs aussi
00:39:35pour les cabinets ministériels
00:39:37Oui
00:39:38l'idée c'est de vérifier
00:39:39s'ils sont vraiment capables
00:39:40de prendre des décisions
00:39:41d'être en état pour
00:39:42et c'est aussi pour vérifier
00:39:44s'ils ne prennent pas des drogues
00:39:45dans le cadre privé
00:39:46qui aurait des conséquences
00:39:47et cette circulaire
00:39:47elle évoque aussi
00:39:48les fonctionnaires
00:39:49le Premier ministre
00:39:50voudrait pourquoi pas aussi
00:39:51Laurent
00:39:51vous nous l'évoquiez
00:39:52élargir ça au privé
00:39:53bonjour Aude Larma
00:39:54merci d'être avec nous
00:39:55avocate en droit du travail
00:39:56déjà ça ressemble à quoi
00:39:57ces tests en fait
00:39:58comment on teste quelqu'un
00:39:59alors c'est des tests
00:40:02qu'on connaît nous
00:40:03en droit du travail
00:40:04dans le secteur du privé
00:40:06parce que
00:40:07on peut être amené
00:40:08dans le cadre d'une entreprise
00:40:09à effectivement
00:40:10tester nos salariés
00:40:11mais tout ceci
00:40:12est très
00:40:14encadré
00:40:14mais justement
00:40:15pour les gens
00:40:16dont on parle
00:40:16est-ce que juridiquement
00:40:18ça tient ?
00:40:19est-ce que c'est possible
00:40:19juridiquement ?
00:40:20on peut se faire virer
00:40:20à cause de ça ?
00:40:21alors ça peut être possible
00:40:23à partir du moment où
00:40:23le dispositif va être mis en place
00:40:25de manière régulière
00:40:26avec un cadre
00:40:27et puis des normes
00:40:28à respecter
00:40:29et si bien évidemment
00:40:31et ça c'est vraiment
00:40:32très important
00:40:32que le dispositif
00:40:33est proportionnel
00:40:34il y a une proportionnalité
00:40:35des personnes à tester
00:40:36il ne s'agit pas
00:40:37de tester tout le monde
00:40:38et ce choix
00:40:41on va dire
00:40:41des personnes testées
00:40:42est justifié
00:40:43par par exemple
00:40:44l'importance de votre poste
00:40:45le fait que vous avez
00:40:46peut-être
00:40:47une obligation de sécurité
00:40:48qui est extrêmement importante
00:40:49les conducteurs de car
00:40:49on le fait par exemple
00:40:50des conducteurs de car
00:40:51peut-être les chauffeurs
00:40:52il y a également
00:40:53un risque de compromission
00:40:54au sommet de l'État
00:40:55donc selon vos obligations
00:40:57les informations
00:40:58auxquelles vous avez accès
00:40:59tout ceci peut venir justifier
00:41:00la liste des personnes
00:41:01qui seront potentiellement
00:41:02concernées
00:41:03Marie Chantret
00:41:05ou Laurent Demann
00:41:06et Laurent Demann
00:41:06ça vous choque
00:41:07ce genre d'injonction
00:41:08du Premier ministre
00:41:10ça me surprend
00:41:11très clairement
00:41:12ça me surprend
00:41:13en même temps
00:41:14pourquoi ?
00:41:14parce que
00:41:15finalement
00:41:16vous mettez le projecteur
00:41:18sur de possibles pratiques
00:41:20de conseillers
00:41:21slash ministres
00:41:22slash hauts fonctionnaires
00:41:24à qui on demande
00:41:25une forme d'exemplarité
00:41:26après en effet
00:41:27quand on voit les chiffres
00:41:28de l'explosion
00:41:29de la consommation
00:41:30de cannabis
00:41:31ou de cocaïne en France
00:41:32il n'est pas étonnant
00:41:34que cela touche
00:41:35tous les milieux
00:41:36vous nous dites
00:41:36qu'il y aura des démissions
00:41:37là en fait
00:41:37en clair
00:41:38je ne vous dis rien
00:41:39parce que je n'ai pas envie
00:41:39de faire de politique fiction
00:41:40et encore une fois
00:41:41je n'ai pas envie
00:41:42de jeter l'eau propre
00:41:42sur toute une catégorie
00:41:44de hauts fonctionnaires
00:41:45mais il n'est pas en effet
00:41:47improbable que certains
00:41:48consomment
00:41:49dans certains cabinets
00:41:50ministériels
00:41:51c'est en tout cas
00:41:51ce qui est posé là
00:41:52après Matignon insiste
00:41:54et je trouve que c'est important
00:41:55de le rappeler
00:41:55que ces dépistages
00:41:57vont s'accompagner
00:41:57de garanties claires
00:41:59c'est à dire le droit
00:41:59à une contre-expertive
00:42:01contre-expertive
00:42:02une droit à une protection
00:42:03des données personnelles
00:42:04c'est à dire qu'on ne va pas
00:42:05jeter sur la place publique
00:42:07le nom de personnes
00:42:08qui pourraient être
00:42:09concernées
00:42:09par ces dépistages
00:42:10anti-dromes
00:42:11vous savez très bien
00:42:11que ça sortira
00:42:12si d'aventure évidemment
00:42:13ces fonctionnaires
00:42:13sont testés
00:42:14testés positifs
00:42:14et sont sortis
00:42:15Laurent Neumann
00:42:16est-ce que ça vous choque ?
00:42:17alors pas du tout
00:42:18moi aussi je suis comme Marie
00:42:19ça m'a étonné
00:42:20c'est une première
00:42:22on n'a jamais vu ça
00:42:23en France
00:42:23c'est vraiment une première
00:42:24mais ça ne me choque pas
00:42:26et d'autant
00:42:27pour en avoir parlé
00:42:28avec l'intéressé
00:42:30ça n'est qu'une première étape
00:42:32c'est à dire ?
00:42:33l'idée aujourd'hui
00:42:34si vous voulez rentrer au gouvernement
00:42:35vous devez faire une déclaration
00:42:37sur l'honneur
00:42:37sur votre patrimoine
00:42:39auprès de la haute autorité
00:42:40pour la transparence
00:42:41de la vie publique
00:42:42l'idée suivante
00:42:43l'étape suivante
00:42:44c'est de dire
00:42:44demain
00:42:45vous voudrez rentrer au gouvernement
00:42:46il faudrait faire
00:42:47une déclaration
00:42:49sur l'honneur
00:42:49pour dire que vous n'êtes pas
00:42:50consommateur de drogue
00:42:51et cette déclaration
00:42:53sur l'honneur
00:42:53associée à des tests
00:42:55aléatoires
00:42:56et inopinés
00:42:57pourra poser problème
00:42:58et donc sur le plan disciplinaire
00:43:00vous serez mis sur la touche
00:43:02pour toutes les raisons
00:43:02qu'on a évoquées
00:43:03comment a réagi l'avocate
00:43:04que vous êtes
00:43:05lorsque vous avez entendu
00:43:06cette proposition
00:43:07cette injonction
00:43:07du Premier ministre ?
00:43:09je me dis que ça rentre
00:43:10dans une logique
00:43:11qui concerne déjà le privé
00:43:13donc on peut l'étendre
00:43:14également au secteur public
00:43:15à partir du moment
00:43:16où il y a des gardes-fous
00:43:17et des garanties essentielles
00:43:18pour l'intégralité
00:43:19et demain
00:43:19et aujourd'hui
00:43:20si on le fait pour les ministres
00:43:21pourquoi on ne le ferait pas
00:43:22pour les députés
00:43:23pour les sénateurs
00:43:24pour tous les élus
00:43:24d'une certaine manière ?
00:43:25je vous avais dit
00:43:26le débat est lancé
00:43:27et on mettra ça
00:43:27sur notre CV bientôt
00:43:28merci beaucoup à tous
00:43:29dans un instant
00:43:30la météo
00:43:31et puis on ira à Versailles
00:43:32voir comment on sera accueilli
00:43:33tout à l'heure
00:43:33Donald Trump
00:43:33le boss
00:43:43bienvenue dans le 13h live
00:43:44il est 13h
00:43:45le G7 se termine en ce moment
00:43:47avec donc un déjeuner de travail
00:43:48à Evian
00:43:49et deux conférences de presse
00:43:50cet après-midi
00:43:51d'abord Emmanuel Macron
00:43:52puis Donald Trump
00:43:53en pleine forme ce matin
00:43:54regardez
00:44:05pour une fois
00:44:06c'est un trait d'humour
00:44:06mais on se demande
00:44:07s'il ne se prend pas
00:44:07un peu
00:44:08je ne suis pas sûr
00:44:08que ce soit d'humour
00:44:09mais il ne présente pas
00:44:10il ne présente pas
00:44:10c'est ça
00:44:11c'est ça
00:44:11Arthur Descudé
00:44:12vous êtes en direct
00:44:13d'Evian avec Jules Bedot
00:44:14ce soir
00:44:15donc
00:44:16le président Trump
00:44:17sera reçu
00:44:19à Versailles
00:44:20quel est le programme
00:44:21parce qu'on nous présente
00:44:22ça comme un dîner
00:44:23de travail
00:44:24est-ce que l'Elysée
00:44:25donne des précisions ?
00:44:28Oui
00:44:28un dîner de travail
00:44:29mais une réception
00:44:30il faut le dire
00:44:30en grande pompe
00:44:32Donald Trump
00:44:32va être accueilli
00:44:33en fin de journée
00:44:34donc Emmanuel Macron
00:44:35avec un programme
00:44:36plutôt riche
00:44:37puisque cela va démarrer
00:44:38par la visite
00:44:38d'une exposition temporaire
00:44:39qui a lieu en ce moment
00:44:40au château de Versailles
00:44:41s'en suivra ensuite
00:44:43une visite privée
00:44:44de la galerie des glaces
00:44:45et c'est d'ailleurs là
00:44:46où se tiendra
00:44:46ce dîner de travail
00:44:48comme l'annonce l'Elysée
00:44:49puis ensuite
00:44:50ils iront dans le jardin
00:44:51pour un spectacle
00:44:52des grandes eaux
00:44:52avec ces fameuses fontaines
00:44:54du château de Versailles
00:44:55et puis enfin
00:44:56ce spectacle se terminera
00:44:57par un feu d'artifice
00:44:58alors vous vous en doutez
00:44:59forcément
00:45:00ici ça fait énormément parler
00:45:02dans Versailles
00:45:02vu les conditions
00:45:03de cette réception
00:45:05écoutez
00:45:06ça me choque un petit peu
00:45:08parce que je trouve
00:45:09que ça a tendance
00:45:10à valoriser Trump
00:45:12et voilà
00:45:13et moi je suis pas tellement
00:45:14je suis pas en accord
00:45:14avec ce qu'il fait
00:45:16avec ce qu'il a fait
00:45:17et donc ça me surprend un peu
00:45:19je serais très gênée
00:45:20qu'on invite en grande pompe
00:45:21un tyran
00:45:22voilà
00:45:22mais quelqu'un d'élu
00:45:23de façon démocratique
00:45:25ça me convient
00:45:27voilà le château de Versailles
00:45:28et les jardins
00:45:28restent bien sûr fermés
00:45:29au public
00:45:30tout au long de la journée
00:45:31et un grand dispositif
00:45:32de sécurité
00:45:33bien sûr mis en place
00:45:33tout autour
00:45:34de cette esplanade
00:45:36Donald Trump
00:45:36sera donc accueilli
00:45:37en grande pompe
00:45:38ce soir
00:45:38par Emmanuel Macron
00:45:39ici au château de Versailles
00:45:40voilà
00:45:40dispositif de sécurité
00:45:41bah oui
00:45:42parce que c'est le contraire
00:45:43qui aurait été évidemment
00:45:43étonnant
00:45:44l'accord entre les Etats-Unis
00:45:45et l'Iran
00:45:45sera signé
00:45:47vendredi
00:45:47dans un petit village suisse
00:45:48on a enfin la version
00:45:49américaine du plan Roselyne
00:45:51qui confirme celle de l'Iran
00:45:52la priorité
00:45:53c'est la réouverture d'Hormuz
00:45:54le Treasher Live
00:45:56en direct de Washington
00:45:57Axel Monnier
00:45:58les Américains
00:45:59envisageraient eux aussi
00:46:00de faire payer le passage
00:46:02avec un système VIP
00:46:03expliquez-nous
00:46:08alors en fait
00:46:08ce qu'il faut bien comprendre
00:46:09c'est qu'aujourd'hui
00:46:10plus de 500 navires
00:46:11se trouvent bloqués
00:46:12autour du détroit d'Hormuz
00:46:13ils refusent de passer
00:46:14pour des questions
00:46:15de sécurité
00:46:16à cause des possibles
00:46:17drones iraniens
00:46:18ou des mines
00:46:19qui ont été déposées
00:46:20par le régime
00:46:20pendant le conflit
00:46:21et surtout
00:46:22leurs assurances
00:46:23refusent de couvrir
00:46:24le passage
00:46:25alors les Etats-Unis
00:46:26sont en train de plancher
00:46:27sur diverses options
00:46:28notamment celle
00:46:29d'obliger par la loi
00:46:30les assureurs américains
00:46:31à couvrir ces passages
00:46:32mais jusqu'à présent
00:46:33ça n'a pas bien fonctionné
00:46:34l'autre option
00:46:35c'est effectivement
00:46:36celle d'un pass VIP
00:46:37c'est-à-dire que
00:46:38les pétroliers
00:46:39ou les navires
00:46:40pourraient payer
00:46:41un droit de passage
00:46:42aux Américains
00:46:42qui en échange
00:46:44assurerait une sorte
00:46:45d'escorte sécuritaire
00:46:47par la marine américaine
00:46:49dans les eaux
00:46:49du détroit d'Hormuz
00:46:51alors évidemment
00:46:52cette solution
00:46:53elle poserait
00:46:54plusieurs questions
00:46:55d'abord c'est la preuve
00:46:56que le détroit d'Hormuz
00:46:58ne rouvrirait pas
00:46:59aussi facilement
00:47:00que le président américain
00:47:01semble le dire
00:47:02il vient à l'instant
00:47:03de déclarer
00:47:03qu'il pourrait rouvrir
00:47:04immédiatement
00:47:05dans les deux prochains jours
00:47:06et totalement
00:47:07et puis l'autre question
00:47:08c'est évidemment
00:47:09de savoir
00:47:10d'un point de vue
00:47:11plus moral
00:47:12on va dire
00:47:12Donald Trump
00:47:13qui n'a cessé
00:47:14de mettre comme condition
00:47:15à l'Iran
00:47:16de ne pas imposer
00:47:17de droit de passage
00:47:18ni de péage
00:47:19ni de droit de transit
00:47:20sur le détroit d'Hormuz
00:47:22pourrait lui profiter
00:47:23de la situation
00:47:24on sait que le sujet
00:47:25est actuellement abordé
00:47:26au G7
00:47:27avec les dirigeants européens
00:47:29ce sera clairement
00:47:30un sujet de tension
00:47:31et peut-être
00:47:32qu'il sera aussi
00:47:33au coeur du dîner
00:47:34ce soir à Versailles
00:47:35avec Emmanuel Macron
00:47:37et puis confirmation
00:47:38de ce qu'on se disait
00:47:38à l'instant
00:47:39Laurent Noman
00:47:39souvent Trump varie
00:47:40évidemment
00:47:41Donald Trump menace
00:47:42de recommencer
00:47:42à balancer des bombes
00:47:43si l'Iran
00:47:44ne se comporte
00:47:44pas bien
00:47:45pas bien
00:47:46voilà
00:47:46ce sont les mots exactes
00:47:47ça promet
00:47:48l'affaire Barrella
00:47:49à présent
00:47:50avec une nouvelle plainte
00:47:51celle de Léa
00:47:5112 ans
00:47:52une fillette placée
00:47:53meilleure amie
00:47:54de la fille
00:47:54de Jérôme Barrella
00:47:55elle l'accuse
00:47:56d'agression sexuelle
00:47:57écoutez son avocate
00:47:58elle raconte en fait
00:47:59les deux visages
00:48:00de Barrella
00:48:02il y a la façade
00:48:03du papa super gentil
00:48:06et puis après
00:48:08dans l'intimité
00:48:09un autre papa
00:48:09un papa agresseur
00:48:11un papa qui lui a fait
00:48:11du mal
00:48:12et donc
00:48:13elle est parfaitement
00:48:14consciente de ça
00:48:15même si elle se dissocie
00:48:17au départ
00:48:17à un moment donné
00:48:18elle ne verra plus
00:48:18le papa joueur
00:48:19elle ne verra que
00:48:20le papa agresseur
00:48:21et donc
00:48:22elle est très très forte
00:48:24franchement
00:48:24j'ai trouvé
00:48:25cet enfant
00:48:26extrêmement
00:48:27forte
00:48:28et
00:48:30vigilante
00:48:31pour les autres
00:48:32elle a vécu
00:48:33ce qu'elle a vécu
00:48:34mais
00:48:34elle a compris
00:48:35que c'était un danger
00:48:36et qu'il fallait plus
00:48:37s'en approcher
00:48:38Vincent Vantiguem
00:48:39avant toute chose
00:48:40il y a une notion
00:48:41que je ne comprends pas
00:48:42pourquoi cette fillette
00:48:43était à l'ASE
00:48:43à l'aide sociale
00:48:44à l'enfance
00:48:45pourquoi elle était placée
00:48:46à l'ASE
00:48:46en fait cette fillette
00:48:47a été placée
00:48:48à l'aide sociale
00:48:49à l'enfance
00:48:49parce que ses parents
00:48:50ne pouvaient plus
00:48:51s'occuper d'elle
00:48:51donc c'est une décision
00:48:52qui a été prise
00:48:53logiquement
00:48:54de protection
00:48:54il n'y a eu pas
00:48:55d'histoire
00:48:55de maltraitance
00:48:56derrière ça
00:48:56non
00:48:56il y avait des difficultés
00:48:58c'est pour cette raison
00:48:59que cette fillette
00:48:59a été placée
00:49:00et donc c'est l'éducatrice
00:49:01qui fait un premier signalement
00:49:02en mars dernier
00:49:04sauf que
00:49:04il s'est perdu
00:49:07visiblement oui
00:49:07et c'est quelque chose
00:49:08dont on avait déjà parlé
00:49:09parce que ce signalement
00:49:10il a été effectué
00:49:11le 12 mars
00:49:12exactement
00:49:12et souvenez-vous
00:49:13la procureure d'Auch
00:49:14lors de sa conférence de presse
00:49:15le 3 juin
00:49:16elle n'en a pas parlé
00:49:17comme si ça n'avait pas existé
00:49:19et moi-même
00:49:19je me souviens très bien
00:49:20l'avoir interrogé
00:49:21dès le 5 juin
00:49:22lui avoir demandé des comptes
00:49:22sur ce signalement
00:49:23qui nous a été déjà parvenu
00:49:25comme information
00:49:25n'avoir pas eu de réponse
00:49:27on l'a aujourd'hui la réponse
00:49:28puisque la procureure d'Auch
00:49:29dit
00:49:30visiblement
00:49:30il y a eu un problème
00:49:31parce que
00:49:32j'ai aucune trace
00:49:33de réception
00:49:33d'enregistrement
00:49:34de ce signalement
00:49:35en mars dernier
00:49:37je l'ai appris
00:49:37par voix de presse
00:49:38donc en lisant
00:49:40notamment
00:49:40en écoutant BFM TV
00:49:41ou d'autres journaux
00:49:42qui faisaient état
00:49:42de ce signalement
00:49:44et dès que j'ai vu
00:49:45les révélations dans la presse
00:49:46j'ai fait des recherches
00:49:47et j'ai pu récupérer
00:49:48ce signalement
00:49:49début juin
00:49:49mais on se dit
00:49:50où est-il passé
00:49:51pendant tout ce temps
00:49:52et c'est là qu'il faut faire
00:49:53un petit peu d'explication
00:49:54en fait
00:49:55dans les parquets
00:49:56dans la justice
00:49:56tous les jours
00:49:57il y a quelqu'un
00:49:58de permanence
00:49:58comme dans plein d'autres métiers
00:50:00du reste
00:50:01dans les gros parquets
00:50:02par exemple à Paris
00:50:02vous avez un magistrat
00:50:03de permanence
00:50:03à l'antiterrorisme
00:50:05dans la section économique
00:50:06et financière
00:50:07ou pour gérer le tout venant
00:50:08de la même manière
00:50:09à Hoche
00:50:10s'il y a quelqu'un
00:50:10qui est de permanence
00:50:11quel est son travail
00:50:12et bien en fait
00:50:13c'est de réceptionner
00:50:14tous les flagrants délits
00:50:15s'il y a quelqu'un
00:50:15qui est placé en garde à vue
00:50:16c'est lui
00:50:16qui va répondre au téléphone
00:50:17orienter la procédure
00:50:18mais aussi relever le courrier
00:50:19le courrier papier qui arrive
00:50:20on voit s'il y a des plaintes
00:50:21on les oriente
00:50:22et puis le courrier
00:50:24qui arrive dans les boîtes mail
00:50:24et il y a plusieurs
00:50:26boîtes mail
00:50:26un peu structurelles
00:50:27avec des adresses
00:50:28parfois un petit peu compliquées
00:50:30visiblement le signalement
00:50:31a été bien émis
00:50:32sur une de ces boîtes mail
00:50:33mais il n'a pas été relevé
00:50:35pourquoi n'a-t-il pas été relevé
00:50:37est-ce que c'est une boîte mail
00:50:37qui a été oubliée
00:50:38délaissée
00:50:39est-ce qu'on n'a pas eu le temps
00:50:40ce sont aussi des questions
00:50:41que les magistrats
00:50:42de l'inspection générale
00:50:43de la justice
00:50:44vont avoir
00:50:45tout ça donne assez raison
00:50:46finalement à Gérald Darmanin
00:50:48quand il dit qu'il faut
00:50:48rouvrir les dossiers
00:50:49et fouiller un peu
00:50:50pour voir s'il n'y a pas
00:50:50des plaintes
00:50:51et des notions oubliées
00:50:52on est d'accord Laurent Neumann ?
00:50:53oui sauf que 70 000 plaintes
00:50:55à réouvrir en aussi peu de temps
00:50:56c'est quand même
00:50:57un travail de titan
00:50:58restez avec nous
00:50:59dans un instant
00:51:00la canicule
00:51:00à ce qui vous attend
00:51:01et puis cette question aussi
00:51:03est-ce qu'il faut autoriser
00:51:03davantage de baignades
00:51:04et même décaler
00:51:06certains concerts
00:51:06de la fête de la musique
00:51:07on en parlera
00:51:08avec des élus
00:51:09mais d'abord
00:51:10on joue avec les bleus
00:51:11ils ont gagné hier
00:51:12nous aussi on vous fait gagner
00:51:1330 000 euros
00:51:1430 000 euros effectivement
00:51:15net d'impôt
00:51:16versé directement
00:51:17sur votre compte en banque
00:51:18et pour jouer
00:51:18c'est assez simple
00:51:19il suffit d'envoyer le mot
00:51:21prime
00:51:23par sms
00:51:24au 72424
00:51:25prime par sms
00:51:2672424
00:51:27bonne chance à tous
00:51:27tirage au sort
00:51:28donc dans quelques jours
00:51:37sur le plateau du midi BFM
00:51:39il est 13h15
00:51:40la France face à l'urgence
00:51:41de cette canicule
00:51:42des températures
00:51:42qui montent progressivement
00:51:44le max
00:51:44ce sera la fin de la semaine
00:51:45dimanche
00:51:45je parle sous le contrôle
00:51:46de Marc
00:51:47du coup on se demande
00:51:48s'il ne faut pas adapter
00:51:49les choses pour la fête
00:51:50de la musique dimanche
00:51:51voir aussi si on peut
00:51:52autoriser davantage
00:51:53de baignades
00:51:54Marc le pic
00:51:55on l'attend où aujourd'hui
00:51:57puisque ça a déjà démarré
00:51:58alors pour aujourd'hui
00:51:58c'est dans le sud de la France
00:51:59ça se met petit à petit
00:52:01pour l'instant
00:52:01c'est rien du tout
00:52:03ce qui se passe aujourd'hui
00:52:04on est sur des valeurs
00:52:05comprises entre 32 et 35 degrés
00:52:06c'est rien du tout
00:52:07c'est rien du tout
00:52:08parce qu'on va passer
00:52:09à 37, 38 demain
00:52:10sur un bon nombre de régions
00:52:12la vigilance orange canicule
00:52:13sera lancée à 16h
00:52:15cet après-midi
00:52:15et puis surtout
00:52:16les températures
00:52:16vont encore monter
00:52:17d'un palier
00:52:18entre ce week-end
00:52:19et le début de la semaine prochaine
00:52:20on devrait dépasser
00:52:21dans de nombreuses villes de France
00:52:23la barre des 40 degrés
00:52:24entre dimanche et lundi
00:52:25et la journée de lundi prochain
00:52:27pourrait être
00:52:27une des journées
00:52:28les plus chaudes
00:52:29jamais enregistrées
00:52:30à l'échelle de la France
00:52:30depuis le début des relevés
00:52:31Bonjour Antoine Guillou
00:52:32vous êtes adjoint au maire de Paris
00:52:33en charge de la Seine
00:52:34et des canaux
00:52:35vous avez décidé d'ouvrir
00:52:37à la baignade
00:52:37le canal Saint-Martin
00:52:38c'est ça ?
00:52:40Oui absolument
00:52:41face à cette vague de canicules
00:52:43cette nouvelle vague
00:52:43devrais-je dire
00:52:44qui va toucher Paris
00:52:45effectivement
00:52:46on a décidé d'ouvrir
00:52:47la baignade du canal Saint-Martin
00:52:49afin que les parisiennes
00:52:50et les parisiens
00:52:50et tout simplement
00:52:52la possibilité
00:52:52de se rafraîchir
00:52:53dans le canal
00:52:54absolument
00:52:54Mais vous pensez sérieusement
00:52:56qu'ils vont attendre
00:52:57je crois que c'est un créneau
00:52:58entre 16 et 20 heures
00:52:59pour y aller
00:52:59ça c'est ma première question
00:53:00et deuxièmement
00:53:01mais c'est très sale
00:53:02le canal Saint-Martin
00:53:04Alors pas du tout
00:53:04c'est très propre
00:53:06la qualité de l'eau
00:53:07et la qualité de l'eau
00:53:08est très bonne
00:53:08elle est mesurée
00:53:09tous les jours
00:53:10évidemment
00:53:11et les ouvertures de baignade
00:53:12que ce soit dans les canaux
00:53:13ou dans la Seine d'ailleurs
00:53:14sont faites évidemment
00:53:15en lien avec l'agence régionale
00:53:16de santé
00:53:16tout ça est extrêmement suivi
00:53:18donc la qualité de l'eau
00:53:19est bonne
00:53:19et de toute façon
00:53:20si elle devait
00:53:21ne pas l'être
00:53:22certains jours
00:53:22évidemment la baignade
00:53:23ne serait pas autorisée
00:53:25et quant au créneau horaire
00:53:27effectivement on l'a choisi
00:53:28en fonction des différentes contraintes
00:53:29le canal Saint-Martin
00:53:30c'est un canal qui sert
00:53:31au transport
00:53:32au fret des passagers
00:53:33donc il faut trouver
00:53:34le bon équilibre
00:53:34avec la navigation
00:53:35et 16h 20h
00:53:36c'est aussi quand même
00:53:37le créneau
00:53:38où on sort de l'école
00:53:38et puis après du travail
00:53:39donc c'est un créneau
00:53:40qui est quand même
00:53:41plutôt bien adapté
00:53:43et donc il faut trouver
00:53:44l'équilibre évidemment
00:53:44entre les baignades
00:53:46et les autres usages du canal
00:53:47Lors de la première canicule
00:53:49au mois de mai
00:53:49il y a eu six noyades
00:53:50vous craignez pas
00:53:51d'être débordé
00:53:52en pleine coupe du monde
00:53:53en plein week-end
00:53:54une fête de la musique
00:53:57Justement en fait
00:53:58la réflexion
00:53:59qui nous a amené
00:53:59à ouvrir cette baignade
00:54:01dans le canal
00:54:02exceptionnel
00:54:02compte tenu de la vague
00:54:03de canicule
00:54:03en lien avec les autorités
00:54:04notamment la préfecture de police
00:54:05c'est le constat
00:54:06qu'on a fait
00:54:07lors de la précédente vague
00:54:08c'est qu'en fait
00:54:08lorsqu'il n'y a pas
00:54:09de baignade ouverte
00:54:11et bien malheureusement
00:54:12il y a des baignades sauvages
00:54:14il y a un certain nombre
00:54:14de gens qui ont envie
00:54:15de se baigner
00:54:16compte tenu des températures
00:54:17et au fond
00:54:18on partage le constat
00:54:19avec les autorités
00:54:20en charge notamment
00:54:21du maintien de l'ordre
00:54:21qu'il vaut mieux
00:54:22avoir des baignades encadrées
00:54:24régulées, surveillées
00:54:26plutôt que d'avoir
00:54:28des baignades sauvages
00:54:29qui sont en réalité
00:54:29impossibles à encadrer
00:54:30par les forces de police
00:54:31Ok, vous irez vous-même ?
00:54:33Bien sûr
00:54:34Dès cet après-midi
00:54:35Envoie la photo
00:54:38Merci beaucoup
00:54:39A tout à l'heure
00:54:39A tout à l'heure
00:54:40Vous avez de la chance
00:54:41de pouvoir vous rafraîchir
00:54:42parce qu'il y a tous ceux
00:54:43qui continuent à travailler
00:54:44malgré ces températures
00:54:45on le rappelle
00:54:46aucun plafond de température
00:54:47n'est fixé dans le code du travail
00:54:48Isard de la Gorce
00:54:49on vous retrouve dans le Gers
00:54:50avec un viticulteur
00:54:51et ça tape
00:54:54Oui c'est ça
00:54:55C'est compliqué de travailler
00:54:56à l'extérieur
00:54:57avec ces chaleurs
00:54:58On va en parler avec Nicolas
00:54:59Vous êtes ouvrier véticole
00:55:00Vous avez travaillé ce matin
00:55:01dans les vignes
00:55:02On imagine qu'avec cette chaleur
00:55:03c'est particulièrement assommant
00:55:05Oui assez
00:55:06Ce qu'on fait
00:55:07c'est qu'on essaye
00:55:08d'aménager les horaires
00:55:08donc on commence plutôt
00:55:09en fonction des températures
00:55:12ressenties surtout
00:55:12parce que les températures données
00:55:14ne sont pas les réelles
00:55:16à l'extérieur
00:55:16On boit beaucoup
00:55:17on fait des pauses
00:55:19et après
00:55:20en général
00:55:21vers 11h
00:55:2211h30
00:55:22on arrête
00:55:23parce qu'on arrive
00:55:23au plein de chaleur
00:55:24et moi j'ai la double casquette
00:55:27donc je travaille aussi
00:55:27à l'expédition
00:55:28donc du coup
00:55:29je vais dans mon chute d'expédition
00:55:30l'après-midi
00:55:31où il fait beaucoup plus frais
00:55:32et du coup
00:55:32c'est beaucoup plus viable
00:55:34Parce qu'on imagine
00:55:35qu'il y a aussi
00:55:35un travail physique
00:55:37ici dans les vignes
00:55:37vous souffrez de la chaleur
00:55:39mais vos vignes
00:55:40aussi potentiellement
00:55:41est-ce qu'il y a un seuil
00:55:42qui est un petit peu critique
00:55:43pour elles
00:55:43où il va falloir faire attention ?
00:55:45Alors la vigne
00:55:46elle peut supporter
00:55:47une chaleur
00:55:48qui va très très haut
00:55:49parce qu'elle commence
00:55:50à griller
00:55:51une fois que sa surface foliaire
00:55:53donc la surface de la feuille
00:55:54monte à 54 degrés
00:55:55donc elle a quand même
00:55:56une certaine résistance
00:55:58Pour les raisins
00:55:58est-ce que ça
00:55:59vous craignez quelque chose ?
00:56:00Alors pour l'instant
00:56:01si vous voyez là
00:56:02c'est ce qu'on appelle
00:56:03au stade petit poids
00:56:04donc là c'est pas très très grave
00:56:06mais le problème
00:56:07c'est que
00:56:08quand ils vont commencer
00:56:08à grossir
00:56:09si on n'a pas d'eau
00:56:09ils vont rester petits
00:56:10donc il y aura
00:56:11beaucoup moins de quantité de jus
00:56:12mais il y aura
00:56:13beaucoup plus de goût
00:56:15Merci beaucoup en tout cas
00:56:16pour votre témoignage
00:56:17on vous souhaite bon courage
00:56:17parce que les températures
00:56:18vont continuer
00:56:19à grimper ici dans le GER
00:56:20jusqu'à 39 ce week-end
00:56:22Le maximum Marc
00:56:23ce sera dimanche
00:56:24pour la fête de la musique ?
00:56:25Dimanche, lundi
00:56:26oui pour la fête de la musique
00:56:27en effet des températures
00:56:28qui devraient dépasser
00:56:29la barre des 40 degrés
00:56:30dans de nombreuses villes de France
00:56:31Et de nombreuses villes de France
00:56:33des communes
00:56:33plus ou moins grandes
00:56:34d'ailleurs ont décidé
00:56:35d'annuler la fête de la musique
00:56:36c'est le cas chez vous
00:56:37Grégory Buon
00:56:38vous êtes le coordinateur
00:56:39de la fabrique musicale
00:56:41Angevine
00:56:41et vous avez d'une façon générale
00:56:43je crois décidé
00:56:44tous les concerts
00:56:45c'est ça ?
00:56:48Alors non
00:56:48nous on a un dispositif
00:56:50qui était prévu
00:56:50pour la fête de la musique
00:56:51le jour de la fête de la musique
00:56:52sur un espace
00:56:53qui n'a pas d'ombre
00:56:53on avait une vingtaine d'acteurs
00:56:55regroupés sur cet espace
00:56:56nous on a fait le choix
00:56:57de ne pas faire
00:56:58la fête de la musique
00:56:59au vu des températures
00:57:00au vu des contraintes techniques
00:57:01et humaines
00:57:02donc on a dit
00:57:03on ne le fait pas
00:57:03par contre la ville
00:57:04maintient bien
00:57:05la fête de la musique
00:57:06puisqu'il y a des espaces
00:57:07ombragés
00:57:08des espaces qui sont
00:57:08qui sont plus frais
00:57:10donc la ville
00:57:11maintient bien
00:57:12la ville d'Angers
00:57:12maintient bien
00:57:13la fête de la musique
00:57:13dimanche prochain
00:57:14Mais vous vous reportez
00:57:15du coup ?
00:57:18Alors nous on reporte
00:57:19l'événement
00:57:19du fait des contraintes
00:57:21techniques et humaines
00:57:22on a 100 bénévoles
00:57:24à faire
00:57:24en fait
00:57:26100 bénévoles
00:57:27sur site
00:57:28le jour J
00:57:28plus du matériel
00:57:29donc là on a dit
00:57:30c'est pas possible
00:57:31donc on reporte
00:57:32l'événement à la rentrée
00:57:32on n'a pas de date encore
00:57:33puisqu'on ne s'est pas revu depuis
00:57:34on n'a pas de date définie
00:57:37mais voilà
00:57:37on reporte l'événement
00:57:38on préfère être sage
00:57:39plutôt que de faire
00:57:40une fête de la musique
00:57:41sous 40 degrés
00:57:42en sachant que notre dispositif
00:57:44prévoyait en fait
00:57:45un temps de jeu
00:57:46de 14h à minuit
00:57:48Bon Grégory
00:57:49les gens comprennent
00:57:50cette décision
00:57:51parce que évidemment
00:57:51c'est un rendez-vous important
00:57:53au début de l'été
00:57:54la fête de la musique
00:57:55est-ce que vous prenez
00:57:55cette décision
00:57:56parce que
00:57:58comment dirais-je
00:57:58parce que le passé
00:58:00vous a montré
00:58:00qu'il fallait procéder
00:58:01comme ça ?
00:58:04Alors oui
00:58:04l'expérience de l'année dernière
00:58:06nous fait dire
00:58:06en fait l'année dernière
00:58:07le 21 juin
00:58:08était un samedi
00:58:08la fête canucule également
00:58:10nous fait dire
00:58:10qu'en fait
00:58:11nous on avait fait
00:58:11l'année dernière
00:58:12la fête de la musique
00:58:12sous 40 degrés
00:58:13franchement
00:58:14c'est très difficile
00:58:15de monter des scènes
00:58:16en après-midi
00:58:17sous ces chaleurs-là
00:58:18donc cette année
00:58:19on prend les mesures
00:58:20qu'il faut en amont
00:58:20on ne veut pas mettre
00:58:21non plus les familles
00:58:22en péril sous chaleur
00:58:23on ne veut pas
00:58:24qu'il y ait d'incident
00:58:25donc on se dit
00:58:26qu'on est plus sage
00:58:26de reporter
00:58:27d'ailleurs en fait
00:58:28le département a annulé
00:58:29la fête du vélo
00:58:30sur le Maine-et-Loire
00:58:30donc voilà
00:58:31on va un petit peu
00:58:32tous dans ce sens-là
00:58:32en disant
00:58:33on essaye en tous les cas
00:58:34d'adapter nos dispositifs
00:58:37aux températures
00:58:38nous on a été
00:58:40voilà en concertation
00:58:41lundi avec nos acteurs
00:58:42avec la ville d'Angers également
00:58:43en disant
00:58:44voilà on fait
00:58:44on prend les mesures
00:58:45qu'il faut
00:58:45la ville d'Angers
00:58:46prendra les mesures également
00:58:47avec des zones de fraîcheur
00:58:48des zones de ravitaillement
00:58:49donc tout ça
00:58:50est sous contrôle
00:58:51mais voilà
00:58:52nous on préfère dire
00:58:53on reporte le dispositif
00:58:54et puis on ne voulait pas
00:58:55mettre non plus
00:58:55des artistes à l'écart
00:58:57puisque nous on démarrait
00:58:58les concerts à 14h
00:58:59jusqu'à minuit
00:59:00donc on s'est dit
00:59:01on prend les devants
00:59:02Oui parce que les nuits
00:59:04Marc seront chaudes
00:59:05elles aussi
00:59:05Ah oui très clairement
00:59:06oui en fait
00:59:06quand on a 38-40 degrés
00:59:08le jour
00:59:09les températures
00:59:09ont beaucoup de mal
00:59:10à baisser la nuit
00:59:11il fait souvent encore
00:59:12dans les grandes agglomérations
00:59:1430-32 degrés
00:59:15sur les coups de minuit
00:59:16et c'est vrai que
00:59:17lorsqu'on regarde
00:59:17les températures prévues
00:59:18dans la nuit
00:59:19de dimanche à lundi
00:59:20donc au moment le plus frais
00:59:21de la nuit
00:59:21vers 4-5h du matin
00:59:22donc vous êtes censé dormir
00:59:23déjà depuis plusieurs heures
00:59:24et en fait vous dormez
00:59:25les fenêtres ouvertes
00:59:26mais il fait toujours
00:59:2632-33 dehors
00:59:27pour le coup
00:59:28les températures
00:59:29vont rester à 23-24-25
00:59:30on prévoit même
00:59:31lundi matin
00:59:32au petit matin
00:59:3228 degrés
00:59:33dans les rues de la capitale
00:59:35donc ça montre
00:59:35encore une fois
00:59:36le potentiel
00:59:36de cette vague de chaleur
00:59:38Restez avec nous
00:59:39dans un instant
00:59:39on parlera de nos enfants
00:59:40est-ce qu'on fait
00:59:41tout ce qu'il faut
00:59:42pour les protéger
00:59:42est-ce que la justice
00:59:43est à la hauteur
00:59:44nouvelle révélation
00:59:46dans l'affaire Liana
00:59:47et nouveau raté
00:59:48et puis aussi
00:59:49cet animateur
00:59:50du périscolaire à Paris
00:59:52qui a bien eu
00:59:52des gestes inappropriés
00:59:53mais qui n'est pas
00:59:54condamné pénalement
01:00:03Retour sur le plateau
01:00:04du Midi BFM
01:00:05il est quasiment 13h30
01:00:06est-ce que l'on protège
01:00:07assez nos enfants ?
01:00:08la réponse est non
01:00:09est-ce que la parole
01:00:10des enfants
01:00:10est suffisamment entendue ?
01:00:12la réponse est encore non
01:00:13et il faut que ça change
01:00:14il y a deux nouveaux
01:00:16motifs d'indignation
01:00:17majeure dans l'actualité
01:00:18le jugement
01:00:19dans un des procès
01:00:20du scandale
01:00:21du périscolaire à Paris
01:00:22qui suscite la colère
01:00:23vous allez voir
01:00:23des parents
01:00:24et puis l'affaire Liana
01:00:24de nouvelles révélations
01:00:26et de nouveaux ratés
01:00:27on va en parler avec Anne
01:00:28fondatrice du collectif
01:00:29SOS Périscolaire
01:00:30avec nous également
01:00:31Véronique Fèvre
01:00:32chef du service éducation
01:00:33de BFM TV
01:00:34et Mathias Tesson
01:00:34du service police-justice
01:00:36on va commencer
01:00:36avec cette décision
01:00:37judiciaire qui choque
01:00:39qui suscite l'incompréhension
01:00:40Mathias
01:00:40l'animateur du périscolaire
01:00:42qui est le premier
01:00:43en fait à être jugé
01:00:44dans ce scandale parisien
01:00:46relaxé
01:00:46pourtant
01:00:47le tribunal confirme
01:00:49qu'il a bien eu
01:00:49des comportements
01:00:51inappropriés
01:00:52alors cet homme
01:00:53âgé de 48 ans
01:00:55qui exerçait
01:00:55depuis une dizaine d'années
01:00:56dans cette école
01:00:57du 11ème arrondissement
01:00:58il lui était reproché
01:00:58plusieurs choses
01:00:59d'abord
01:01:00du harcèlement
01:01:01c'est à dire
01:01:01en l'espèce des surnoms
01:01:02qu'il donnait
01:01:03à ses fillettes
01:01:05on peut les citer
01:01:05il y avait
01:01:06mon chaton
01:01:06mon trésor
01:01:07mon coeur
01:01:08la délicieuse
01:01:08etc
01:01:09c'était des fillettes
01:01:10de 9 ans
01:01:11ou 10 ans
01:01:12en CM1
01:01:12voilà c'est ça
01:01:13au total
01:01:14elles étaient neufs
01:01:15là dessus
01:01:16le tribunal a reconnu
01:01:17que ces propos avaient été bien tenus
01:01:19mais qu'il n'y avait pas
01:01:21pour cet homme
01:01:22se prévenu
01:01:22d'intention
01:01:23de harceler
01:01:24c'est à dire
01:01:25qu'il n'était pas démontré
01:01:26que ces propos là
01:01:26avaient pu être humiliants
01:01:28ou dégradants
01:01:29et avoir dégradé
01:01:30l'état psychologique
01:01:31de ses fillettes
01:01:32donc pour cela
01:01:33le tribunal a décidé
01:01:34que l'infraction
01:01:34n'était pas suffisamment caractérisée
01:01:35il lui était aussi reproché
01:01:37d'avoir fait dessiner
01:01:38à ses fillettes
01:01:39des modèles
01:01:40de dessins manga
01:01:41vous savez
01:01:41de jeunes femmes
01:01:43dénudées
01:01:44là le tribunal
01:01:45c'est sexualisé
01:01:45encore une fois
01:01:46elles ont 9 ans
01:01:46absolument
01:01:47là le tribunal a indiqué
01:01:48que les silhouettes
01:01:49les modèles étaient en fait
01:01:49disponibles
01:01:50dans le stock
01:01:51de dessins
01:01:52de cette école
01:01:53et qu'il ne pouvait donc
01:01:54pas être reproché à cet homme
01:01:55de s'en être servi
01:01:56parce que ces modèles là
01:01:57étaient disponibles
01:01:58on peut s'interroger
01:01:59bien sûr
01:02:00sur la disponibilité
01:02:02de ces modèles
01:02:02et de ce genre de dessins
01:02:03dans une école élémentaire
01:02:04enfin
01:02:04le plus grave
01:02:05c'était les accusations
01:02:06d'agression sexuelle
01:02:07en l'espèce des câlins
01:02:09forcés
01:02:10où les fillettes
01:02:11avaient pu indiquer
01:02:11que le prévenu
01:02:13leur avait touché
01:02:13la poitrine
01:02:14ou leur avait fait
01:02:15des bisous
01:02:16dans le cou
01:02:17là le tribunal a indiqué
01:02:18qu'il n'y avait pas
01:02:19assez d'éléments
01:02:19pour démontrer
01:02:20que ces faits là
01:02:21s'étaient bien déroulés
01:02:23et surtout
01:02:24qu'il y avait
01:02:24une dimension sexuelle
01:02:25un mobile sexuel
01:02:26dans ces gestes là
01:02:27ce qu'il faut comprendre
01:02:29c'est que
01:02:29pour démontrer
01:02:30une culpabilité
01:02:31les magistrats doivent
01:02:32déterminer une intention
01:02:33une intention sexuelle
01:02:35derrière ces gestes
01:02:35ils doivent aussi démontrer
01:02:36que les récits de ces fillettes
01:02:38ont été constants
01:02:38n'ont pas varié
01:02:39au fur et à mesure
01:02:40de l'enquête
01:02:41etc etc
01:02:42c'est mis bout à bout
01:02:43qu'un tribunal
01:02:44peut décider de la culpabilité
01:02:46et condamner un homme
01:02:47en l'espèce
01:02:47ça n'était manifestement pas le cas
01:02:49ils ont décidé
01:02:49de le relaxer
01:02:50le parquet à 10 jours
01:02:51pour faire appel des ordres
01:02:52il ne l'a pas fait pour l'instant
01:02:53pour l'instant non
01:02:54ils ont 10 jours pour le faire
01:02:55bon je vais vous faire réagir
01:02:56évidemment à tout ça
01:02:57mais on comprend forcément
01:02:58que les parents
01:03:01sont furieux
01:03:02ils ne comprennent pas
01:03:03cette décision
01:03:03ils disent que la justice
01:03:04est lâche
01:03:05alors que 18 mois de prison
01:03:07quand même
01:03:07avec sursis
01:03:08avait été requis
01:03:09écoutez la maman
01:03:11d'une des petites filles
01:03:13concernées
01:03:14j'ai été très choquée
01:03:16très indignée
01:03:17et beaucoup
01:03:18beaucoup
01:03:18beaucoup de colère
01:03:19est ressortie
01:03:20suite à ce
01:03:21à ce résultat d'audience
01:03:24et puis
01:03:26en entendant
01:03:27certains propos du président
01:03:30on s'est rendu compte
01:03:32qu'il n'avait
01:03:34ne maîtrisait pas du tout
01:03:36pas du tout
01:03:37le sujet
01:03:39les surnoms
01:03:41très sexualisés
01:03:43du genre
01:03:44ma délicieuse
01:03:45ma douce
01:03:45les histoires de viol
01:03:49les calins forcés
01:03:52les dessins de manga
01:03:54hyper sexualisés
01:03:55l'atmosphère aussi
01:03:58d'emprise
01:03:59que cet animateur
01:04:02a fait planer
01:04:05au sein de cette cour d'enfant
01:04:07a généré
01:04:09chez certaines petites filles
01:04:10des troubles psychiques
01:04:12très importants
01:04:14ces enfants se sont retrouvés
01:04:15dans des détresses
01:04:16des détresses
01:04:19qu'on ne peut pas imaginer
01:04:21la ville de Paris
01:04:22l'a licencié
01:04:23il y a déjà
01:04:23quelques semaines
01:04:25avant même
01:04:25le résultat
01:04:26de cette audience
01:04:27cela étant
01:04:28il peut tout à fait
01:04:29travailler ailleurs
01:04:29dans une autre région
01:04:32c'est tout à fait possible
01:04:33il pourrait travailler
01:04:34avec d'autres enfants
01:04:35cette maman
01:04:36elle se dit
01:04:36je ne peux même pas
01:04:37compter sur la justice
01:04:38votre réaction
01:04:39oui bien
01:04:40je crois que tout le monde
01:04:40depuis un certain temps
01:04:41se dit la même chose
01:04:43malheureusement
01:04:43je pense que là
01:04:44la déception
01:04:44la sidération
01:04:45devant cette décision
01:04:47est encore plus énorme
01:04:48parce qu'on est au coeur
01:04:49d'un changement de paradigme
01:04:51en tout cas on l'espère
01:04:52puisqu'on a vu finalement
01:04:53tout le monde
01:04:54par les sujets différents
01:04:55que ce soit l'ASE
01:04:56le périscolaire
01:04:57le scolaire
01:04:57se retrouver sous le même parapluie
01:04:59de la protection de l'enfance
01:05:00récemment autour de l'affaire Liana
01:05:02nous sur cette relax
01:05:04donc SOS périscolaire
01:05:05ce qu'on peut dire
01:05:07c'est déjà qu'on constate
01:05:08une justice
01:05:09qui n'est pas uniforme
01:05:10dans ce pays
01:05:11puisque nous
01:05:11des précédents
01:05:12on en a
01:05:13on en a deux
01:05:14en particulier
01:05:14par exemple
01:05:15une affaire à Chambéry
01:05:16où l'agression sexuelle
01:05:17a été reconnue
01:05:18pour des baisers sur la bouche
01:05:19qui pour moi
01:05:20est équivalent
01:05:22à toucher la poitrine
01:05:23on a une agression physique
01:05:25et puis
01:05:26dans une autre affaire
01:05:27quelqu'un
01:05:27un animateur
01:05:28a également été condamné
01:05:29c'est l'affaire
01:05:31dont parle Caroline
01:05:32à Lirol
01:05:33dans son livre
01:05:33les faits témoins
01:05:34où il y avait
01:05:35des calins forcés
01:05:36comme dans cette affaire
01:05:37ainsi que du léchage d'oreilles
01:05:39et l'agression sexuelle
01:05:40a été reconnue
01:05:41et le mis en cause
01:05:42a été condamné
01:05:43pourquoi soudainement
01:05:44ici toucher la poitrine
01:05:45d'une petite fille
01:05:45de 11 ans
01:05:46à qui
01:05:46parce que ça
01:05:47vous l'avez oublié
01:05:47il y a une phrase
01:05:48très importante
01:05:48le mis en cause
01:05:50aurait dit
01:05:51je te ferais des bisous
01:05:52partout
01:05:53si je pouvais
01:05:54pour moi
01:05:55ça veut dire
01:05:55qu'on sait
01:05:56qu'on ne doit pas
01:05:56donc aller ensuite
01:05:58expliquer
01:05:58qu'il aurait fallu
01:05:59une formation
01:06:00quelque part
01:06:00pour peut-être dire
01:06:02il ne savait pas
01:06:03que faire ça
01:06:03c'était inapproprié
01:06:04c'est évidemment
01:06:06un peu gros
01:06:06personne n'est dupe
01:06:07ça ne passe absolument pas
01:06:08on ne peut plus
01:06:09entendre ces choses
01:06:10ni en 2026
01:06:11ni après Liana
01:06:12et si on reconnaît
01:06:13comme c'est le cas
01:06:14que c'est inapproprié
01:06:15et bien il faut condamner
01:06:16sinon ça veut dire
01:06:17que la justice dit
01:06:18nous acceptons
01:06:19que des gestes
01:06:20et des mots inappropriés
01:06:21soient faits sur les enfants
01:06:22ça fait réagir la maman
01:06:23que vous êtes Gaëtan
01:06:24oui parce qu'encore une fois
01:06:25on remet en cause
01:06:27la parole des enfants
01:06:28la justice ne veut pas croire
01:06:30ces enfants
01:06:30qui sont nombreux
01:06:32à témoigner
01:06:33puisque vous parlez
01:06:33de neuf enfants
01:06:35qui ont finalement
01:06:37les mêmes troubles
01:06:37en fait la justice
01:06:38a reconnu les actes
01:06:39que les actes existaient
01:06:40mais elle n'a pas reconnu
01:06:42la sexualisation
01:06:43de ces actes
01:06:44ce qui est d'ailleurs
01:06:44totalement lunaire
01:06:46parce que quand on touche
01:06:46la poitrine d'une petite fille
01:06:47voilà si ce n'est pas sexuel
01:06:49il y a quand même un faisceau
01:06:51et notamment
01:06:52je voudrais aussi dire
01:06:53que sur une dépêche
01:06:55il est écrit
01:06:56le tableau clinique
01:06:57psychologique des enfants
01:06:58qui se sont prévalus
01:06:59d'une agression
01:06:59peut également
01:07:00résulter de la médiatisation
01:07:02de l'affaire
01:07:03ont également estimé
01:07:04les juges
01:07:04là c'est carrément
01:07:06en fait
01:07:06le renversement
01:07:08de la culpabilité
01:07:09c'est-à-dire que
01:07:10ces petites filles
01:07:11on leur prête
01:07:11des intentions
01:07:12peut-être de mensonges
01:07:14ou de grossir des choses
01:07:15c'est absolument abject
01:07:17alors que les signes
01:07:19les signes psychologiques
01:07:20sont apparus
01:07:21de manière antérieure
01:07:22à l'émergence
01:07:23bien évidemment
01:07:24de la femme
01:07:25et c'est en ce sens là
01:07:26ce sont des petites filles
01:07:28qui ne parviennent plus
01:07:29à dormir toutes seules
01:07:30qui ont des
01:07:31c'est un peu difficile
01:07:32ce sont des cauchemars
01:07:34des cauchemars de viol
01:07:35parce que ce monsieur
01:07:36racontait des histoires
01:07:37de viol
01:07:38ce monsieur racontait
01:07:39des histoires de viol
01:07:40aux enfants
01:07:41il estimait que les enfants
01:07:43aimaient les histoires
01:07:44qui faisaient peur
01:07:45et il a proposé
01:07:46ça a été reconnu
01:07:47par la justice
01:07:47ce que vous dites
01:07:48ce sont des témoignages
01:07:49ce sont les témoignages
01:07:50de ces neuf fillettes
01:07:51et donc les témoignages
01:07:52sont tous corroborés
01:07:53les uns par les autres
01:07:54c'est ça qui est fou
01:07:55on n'est pas sur une affaire
01:07:56d'enfants de 3 à 5 ans
01:07:57de maternelle
01:07:58qui auraient peut-être
01:07:59du mal à identifier
01:08:00à s'exprimer
01:08:01avec un certain flou
01:08:02elles sont neufs
01:08:03elles ont 11 ans
01:08:03et pour mémoire
01:08:04c'est ces petites filles
01:08:05qui ont été voir
01:08:06directement leur directrice d'école
01:08:08elles n'ont même pas
01:08:08été voir leurs parents
01:08:09elles avaient une telle lucidité
01:08:11et une telle conscience
01:08:13justement du fait
01:08:14que ce soit inapproprié
01:08:14qu'elles ont elles-mêmes
01:08:15signalé
01:08:16ce qui est difficile
01:08:17dans cette affaire
01:08:18c'est qu'on n'a pas
01:08:19la voix du tribunal
01:08:20c'est-à-dire pour nous expliquer
01:08:23dans une éventuelle
01:08:24communication officielle
01:08:25cette décision
01:08:26faire preuve de pédagogie
01:08:27là-dessus
01:08:28donc c'est à nous
01:08:28journalistes
01:08:29de retranscrire un petit peu
01:08:30les éléments
01:08:31qui sont portés
01:08:31à notre connaissance
01:08:32et en l'espèce
01:08:33ce qui a été reconnu
01:08:34comme ayant eu lieu
01:08:35ce sont les mots
01:08:36qui ont été tenus
01:08:36les surnoms
01:08:37pour ce qui concerne
01:08:38les câlins forcés
01:08:40il a pu être admis
01:08:42qu'il y a eu
01:08:42un rapprochement physique
01:08:43mais peut-être pas
01:08:44de geste délibéré
01:08:45pour aller toucher
01:08:46la poitrine
01:08:47de ces fillettes
01:08:48encore une fois
01:08:48moi je ne sais pas
01:08:49une prise de position
01:08:50je vous retranscris
01:08:51les éléments
01:08:51du tribunal de Paris
01:08:53autre chose
01:08:54sur le retentissement
01:08:55psychologique
01:08:56il a été dit
01:08:57par le tribunal
01:08:58qu'il n'a pas été démontré
01:08:59que ce sont
01:08:59les comportements
01:09:00de cet animateur
01:09:01qui ont porté préjudice
01:09:02psychologiquement
01:09:03à ces fillettes
01:09:04mais peut-être plus
01:09:05le retentissement
01:09:06de cette affaire
01:09:07c'est-à-dire
01:09:07le fait que les parents
01:09:08en aient parlé aux enfants
01:09:10que ça a alimenté
01:09:11des discours
01:09:11etc
01:09:12c'est sûr que les parents
01:09:14sont des irresponsables
01:09:17pardonnez-moi
01:09:18mais le fait
01:09:18de simplement dire ça
01:09:19sur un plateau
01:09:20pour moi ça vient
01:09:21malheureusement
01:09:22je comprends
01:09:22votre besoin de neutralité
01:09:24de remettre les faits
01:09:24de manière très exacte
01:09:26c'est pas la neutralité
01:09:26il dit les faits du tribunal
01:09:28les faits
01:09:28c'est son travail aussi
01:09:29absolument
01:09:29donc ça je comprends
01:09:30que vous fassiez ça
01:09:31néanmoins c'est hyper difficile
01:09:33d'entendre ça sur un plateau
01:09:34parce que ça pourrait faire peur
01:09:35à des gens qui nous entendent
01:09:36qui se posent toujours
01:09:37la question de comment
01:09:38en parler à mon enfant
01:09:39parce que maintenant
01:09:40les parents savent
01:09:41que la parole de leur enfant
01:09:42peut être teintée
01:09:43tout le monde est tellement
01:09:44au courant
01:09:44que la parole de l'enfant
01:09:45est piétinée
01:09:47et absolument pas prise en compte
01:09:48alors on sait que la parole
01:09:50d'un enfant ne fait pas preuve
01:09:51et qu'évidemment
01:09:51qu'il faut des faits matérielles
01:09:53enfin on se doute bien
01:09:53que les enfants
01:09:54ne portent pas sur eux
01:09:55des caméras
01:09:55quand ils se font agresser
01:09:56donc c'est toujours
01:09:57la problématique
01:09:58il y a quand même eu des affaires
01:09:59où en fait il y a eu
01:10:00des condamnations
01:10:01sans preuve matérielle
01:10:02ça existe
01:10:02il y a des précédents
01:10:03et donc il faut quand même
01:10:05que les parents puissent
01:10:06parler à leurs enfants
01:10:07sans avoir peur
01:10:08je me permets de le dire
01:10:09parce que quand vous faites ce geste
01:10:11l'affaire n'a pas pris
01:10:12finalement une telle ampleur
01:10:14et je pense que les parents
01:10:14ont protégé leurs fillettes
01:10:16et quand les parents
01:10:17sont venus nous chercher
01:10:18l'affaire n'avait pas
01:10:19comme vous le disiez
01:10:21pas encore pris cette ampleur
01:10:23et les fillettes étaient déjà
01:10:24dans une extrême souffrance
01:10:26puisqu'elles étaient prises
01:10:27dans un conflit de loyauté
01:10:28entre elles-mêmes
01:10:30disaient qu'elles ne voulaient pas
01:10:31qu'il y ait des problèmes
01:10:31mais qu'elles sentaient bien
01:10:32que c'était inapproprié
01:10:35c'est très difficile
01:10:36pour les enfants de cet âge-là
01:10:37lorsqu'il y a des cas de cette nature
01:10:38il est demandé aux parents
01:10:39par exemple
01:10:39de ne pas interroger
01:10:40soi-même les enfants
01:10:41de ne pas les questionner
01:10:42le soir
01:10:43sur ce qui a pu se passer
01:10:44de poser plutôt
01:10:45des questions ouvertes
01:10:46plutôt que des questions fermées
01:10:48c'est pour vous dire
01:10:48à quel point
01:10:48le recueil de la parole
01:10:49de l'enfant
01:10:50c'est hyper complexe
01:10:51et que la loi
01:10:52n'est peut-être pas suffisamment
01:10:55précise
01:10:55et qu'il faudrait
01:10:55peut-être modifier la loi
01:10:57puisque aujourd'hui
01:10:58les magistrats
01:10:58ils appliquent la loi
01:11:00qui est à leur disposition
01:11:01donc effectivement
01:11:01cette thématique-là
01:11:03elle doit faire évaluer
01:11:03les consciences
01:11:04elle doit aussi
01:11:05peut-être faire évaluer la loi
01:11:06ce que disaient les familles
01:11:07que j'ai trouvé très intéressant
01:11:08c'est que la justice
01:11:09n'a pas compris
01:11:09que même s'il est fait
01:11:11paraissait peu grave
01:11:12finalement
01:11:13par rapport à des histoires
01:11:14de viol
01:11:14et bien ces éléments-là
01:11:16permettaient de le stopper
01:11:17parce que cette personne
01:11:19qui est relaxée
01:11:19elle ne va pas faire
01:11:20son examen de conscience
01:11:21et de plus
01:11:22elle peut être embauchée
01:11:23dans une autre chose
01:11:23c'est très important
01:11:24demain
01:11:25il peut retravailler
01:11:26avec des enfants
01:11:27dans une école
01:11:28dans un centre aéré
01:11:29pas à Paris
01:11:31mais partout ailleurs
01:11:32oui parce qu'aujourd'hui
01:11:33vous n'avez pas
01:11:33la fameuse liste noire
01:11:34qui a été votée
01:11:35en première lecture
01:11:36il va falloir absolument
01:11:37avoir cette liste noire
01:11:38d'ici la rentrée
01:11:41vous permettez que je vous coupe
01:11:42c'est ce que suggère
01:11:44le ministre de l'éducation nationale
01:11:45Edouard Geoffray
01:11:45on l'écoute
01:11:47ça n'empêche en rien
01:11:48tous les combats
01:11:49que nous menons
01:11:50et notamment
01:11:51la liste noire
01:11:52qui permettra justement
01:11:53de ne pas réemployer
01:11:54quelqu'un qui aura été évincé
01:11:56à la suite de la décision
01:11:57administrative
01:11:57dans une procédure disciplinaire
01:11:59quand bien même
01:11:59il n'aurait pas fait
01:12:00l'objet d'une condamnation pénale
01:12:03donc c'est quoi ?
01:12:03en fait
01:12:04ce qui se passe
01:12:05c'est qu'aujourd'hui
01:12:05vous avez une personne
01:12:06qui est animateur
01:12:07qui est renvoyée
01:12:08par une mairie
01:12:09parce qu'il n'a pas
01:12:10un comportement adapté
01:12:11il peut se faire
01:12:12rembaucher dans une autre mairie
01:12:13vous n'avez pas de fichier
01:12:14donc l'idée
01:12:15c'est de faire une liste noire
01:12:16et de permettre
01:12:17à tous les secteurs
01:12:18de communiquer entre eux
01:12:20vous auriez par exemple
01:12:21un assistant d'éducation
01:12:22qui se comporterait mal
01:12:23avec des collégiennes
01:12:24et bien automatiquement
01:12:25cette liste noire
01:12:26serait consultable
01:12:27et on pourrait aussi
01:12:28éviter de l'embaucher
01:12:29par exemple
01:12:30avec des enfants handicapés
01:12:31c'est ça
01:12:32est-ce qu'il y a eu
01:12:33une sanction disciplinaire
01:12:34même si la justice
01:12:35elle
01:12:35c'est la mise en commun
01:12:37de ces informations
01:12:38disciplinaires
01:12:39parce qu'aujourd'hui
01:12:39on a accès à quoi ?
01:12:41uniquement
01:12:41le casier judiciaire
01:12:42B2
01:12:43en l'inscription
01:12:44au fichier
01:12:45des personnes
01:12:45qui ont commis
01:12:46des informations sexuelles
01:12:47en l'état il serait dessus
01:12:47si le texte s'était passé
01:12:48là il pourrait être
01:12:49sur cette liste noire
01:12:50mais donc aujourd'hui
01:12:51ce garçon
01:12:52il peut se retrouver
01:12:54alors ça ne s'appelle
01:12:54plus le centre aéré
01:12:55mais au centre de loisirs
01:12:57estival
01:12:58de la mairie de Paris
01:12:59oui ou non ?
01:13:00pas la mairie de Paris
01:13:01parce que la mairie de Paris
01:13:02l'a renvoyé
01:13:03n'importe quel département
01:13:05il n'y a pas de fichier commun
01:13:06d'autant que c'est un milieu
01:13:08dans lequel on manque
01:13:09beaucoup d'effectifs
01:13:10on est d'accord
01:13:11absolument
01:13:12et donc les contrôles
01:13:13sont plus difficiles
01:13:14on en avait parlé avec vous
01:13:15la difficulté
01:13:15je me permets d'attirer
01:13:16l'attention là-dessus
01:13:17parce qu'on parle toujours
01:13:18des contrôles
01:13:18et finalement c'est rarement clair
01:13:19pour les gens
01:13:20nous chez SOS Périscolaire
01:13:22on n'est pas à cheval
01:13:23en fait sur le contrôle du casier
01:13:24puisque malheureusement
01:13:25il n'y a quasiment jamais
01:13:26de condamnation
01:13:27donc la réalité
01:13:27c'est qu'on peut avoir
01:13:28une carrière de pédocriminel
01:13:30avec un casier vierge
01:13:31pendant des années
01:13:31c'est pour ça qu'on a toujours
01:13:32remis en avant
01:13:33notamment dans des amendements
01:13:34sur des lois
01:13:35sur lesquelles on travaille
01:13:36avec les institutions
01:13:37sur les antécédents judiciaires
01:13:39donc on sait que la consultation
01:13:40du TAJ
01:13:40le traitement des antécédents judiciaires
01:13:42qui permet de voir
01:13:42les plaintes
01:13:43même si elles n'ont pas donné
01:13:44suite à une condamnation
01:13:45que quelqu'un
01:13:47a eu
01:13:49sur lui
01:13:50et bien permettrait quand même
01:13:51d'avoir une idée
01:13:52de qui on embauche
01:13:52évidemment après ça pose énormément
01:13:54de questions
01:13:54où est-ce qu'on met le curseur
01:13:56etc.
01:13:56néanmoins
01:13:57il n'est pas impossible
01:13:58de poser des questions
01:13:59à l'employeur précédent
01:14:00par exemple
01:14:01il y a des mesures comme ça
01:14:02des choses qu'on peut faire
01:14:03quand on est en responsabilité
01:14:04et qu'on embauche
01:14:05sans avoir besoin d'une loi
01:14:06nous on nous dit beaucoup
01:14:07que les lois en fait
01:14:08elles sont quand même
01:14:09pas mal faites
01:14:10qu'on a beaucoup
01:14:10on a un attirail législatif
01:14:12qui pourrait suffire
01:14:13si seulement
01:14:14on les appliquait correctement
01:14:15pardonnez-moi
01:14:16je voudrais vous poser une question
01:14:17mais le certificat
01:14:18d'honorabilité
01:14:19on en a beaucoup parlé
01:14:20à l'occasion du périscolaire
01:14:22à Paris
01:14:22est-ce qu'il est entré
01:14:23en vigueur
01:14:24est-ce que pour travailler
01:14:25avec des enfants
01:14:26il faut fournir
01:14:27un certificat d'honorabilité
01:14:29qu'est-ce qu'il y a dedans
01:14:30est-ce que ça marche
01:14:31ou non ?
01:14:32Alors à Paris
01:14:33oui
01:14:34ensuite nous on a donc travaillé
01:14:35sur la loi de Violette Spilbou
01:14:37et Paul Vannier
01:14:37qui est passé in extremis
01:14:39à l'Assemblée
01:14:39on était là
01:14:39on avait déposé aussi
01:14:40des amendements
01:14:41pour être sûr
01:14:41que le périscolaire soit dedans
01:14:42pourquoi ?
01:14:43parce que je le rappelle
01:14:44il n'y a pas que Paris
01:14:45il y a la province
01:14:46et nous tous les jours
01:14:47on reçoit des dizaines
01:14:48de messages
01:14:49de villes de province
01:14:50et là il y a quelque chose
01:14:52que les gens
01:14:53n'ont pas toujours en tête
01:14:54les accueils de périscolaire
01:14:55peuvent être soit déclarés
01:14:57ce n'est pas une obligation
01:14:57déclarés à Jeunesse et Sport
01:14:59c'est un service de l'Etat
01:15:00qui implique des contrôles
01:15:01qui sont rarement faits
01:15:03mais en tout cas
01:15:03permet en tout cas
01:15:04aux parents d'avoir
01:15:04des signalements
01:15:05et impose un taux d'encadrement
01:15:07et justement
01:15:08le contrôle de l'honorabilité
01:15:09mais à côté
01:15:10pour 40% du périscolaire
01:15:12environ
01:15:12parce qu'on n'a même pas
01:15:13les chiffres exacts
01:15:14et bien les enfants
01:15:15sont accueillis
01:15:15dans un
01:15:16alors ce n'est pas un statut
01:15:17puisqu'en fait
01:15:17c'est un statut par défaut
01:15:18si la mairie ne déclare pas
01:15:20le périscolaire
01:15:21OSDJUS
01:15:22donc Jeunesse et Sport
01:15:23par défaut
01:15:24le périscolaire
01:15:25devient un accueil
01:15:26dit de garderie
01:15:27et la garderie
01:15:28il n'y a pas de taux d'encadrement
01:15:29il n'y a pas de vérification obligatoire
01:15:31donc nous
01:15:31notre travail
01:15:32SOS périscolaire
01:15:32aujourd'hui
01:15:33on veut
01:15:34que ces garderies
01:15:35c'est notre bête noire
01:15:36soit maintenant
01:15:37sous un parapluie
01:15:38en fait
01:15:38pour avoir les mêmes
01:15:40sécurité
01:15:41en fait que les accueils déclarés
01:15:42mais pardon
01:15:42dans le cas qui nous intéresse là
01:15:44il n'a pas été condamné
01:15:45ce monsieur
01:15:46donc son certificat
01:15:48d'honorabilité
01:15:48il l'aurait
01:15:49donc il peut l'obtenir
01:15:50il est honorable
01:15:51pour l'instant il peut l'obtenir
01:15:52il est considéré comme honorable
01:15:53néanmoins
01:15:53si on peut avoir
01:15:54une manière
01:15:55de consulter les antécédents
01:15:57judiciaires
01:15:57et ou professionnels
01:15:59et bien
01:15:59quelqu'un qui appellerait
01:16:00la mairie de Paris
01:16:01en tant qu'ancien employeur
01:16:02en disant
01:16:02qu'est-ce que vous
01:16:03comme n'importe qui ici
01:16:04qui postulerait pour un emploi
01:16:05moi quand je postulais pour des emplois
01:16:06on a toujours appelé
01:16:10mais tout de même
01:16:10un coup de fil
01:16:12c'est pas une loi à voter
01:16:13c'est quand même
01:16:13beaucoup plus simple
01:16:14et ça pourrait bien marcher
01:16:15il y a des voies de recours
01:16:16il y a un appel
01:16:16qui peut être fait par le parquet
01:16:18on peut imaginer qu'ils vont le faire
01:16:19est-ce que c'est bizarre
01:16:20que ça tarde tant ?
01:16:21non non
01:16:21ils ont 10 jours pour le faire
01:16:22ils doivent peser le pour et le contre
01:16:24envisager une communication aussi
01:16:26autour de cela
01:16:27parce qu'en fait
01:16:28ils ont quand même requis 18 mois
01:16:29et à la fin
01:16:30c'est une relax qui tombe
01:16:31donc c'est quand même
01:16:32une sérieuse défaite
01:16:33pour le parquet
01:16:36donc il est fort probable
01:16:37qu'il y ait un appel
01:16:38et à ce moment-là
01:16:39s'il y a un appel
01:16:40qu'est-ce qu'il y aura
01:16:41dans le contrôle judiciaire
01:16:42de cet homme
01:16:42ou en tout cas
01:16:43dans les interdictions éventuelles
01:16:45qui pourraient lui être apposées
01:16:47puisqu'il redevient
01:16:49il redevient présumé
01:16:51il est toujours présumé innocent
01:16:52mais en tout cas
01:16:54la justice va devoir repasser
01:16:55une deuxième fois
01:16:56et donc
01:16:57son statut va évoluer
01:16:58on pourrait aussi imaginer
01:17:00que s'il n'est pas condamné
01:17:01il pourrait néanmoins
01:17:03avoir une mention
01:17:04sur le fige jaïs
01:17:04non pas de condamnation
01:17:06mais de cette plainte
01:17:07et ce sera une manière
01:17:08d'extraire
01:17:09de ces antécédents judiciaires
01:17:11qui contiennent aussi
01:17:13les excès de vitesse
01:17:14enfin tout ce qui n'a rien à voir
01:17:16avec la protection de l'enfance
01:17:16on pourrait en extraire
01:17:18ce qui nous intéresse
01:17:19et le mettre dans ce fichier
01:17:21des infractions à caractère sexuel
01:17:22ça permettrait aussi
01:17:24d'avoir ce suivi là
01:17:25Anne il y a eu des dizaines de cas à Paris
01:17:27même si encore une fois
01:17:28il n'y a pas que Paris
01:17:28c'était le premier
01:17:29qui était jugé
01:17:30il y avait une valeur de symbole
01:17:32pour toutes les familles derrière
01:17:33qu'est-ce qu'on espère maintenant ?
01:17:35on espère un appel
01:17:36et pour les suivants ?
01:17:39pour les suivants
01:17:40malheureusement
01:17:40le signal est excessivement négatif
01:17:42c'est-à-dire que là
01:17:43on a des familles
01:17:44qui sont en panique
01:17:45c'est vraiment
01:17:46nous on a des messages
01:17:48en fait c'est pour vous dire
01:17:49hier
01:17:49moi je suis
01:17:51donc le compte Instagram
01:17:51SOS Périscolaire
01:17:52je n'ai jamais reçu
01:17:54autant de messages
01:17:56sur notre compte Instagram
01:17:58qu'hier
01:17:58parce que les parents
01:18:00de toute la France
01:18:01qui n'avaient pas forcément
01:18:02suivi l'affaire
01:18:03mais avec l'IANA
01:18:04on s'est dit
01:18:05là il faut envoyer
01:18:06un signal fort
01:18:07alors oui il a été fort
01:18:08le signal
01:18:08mais alors très négatif
01:18:10alors début juillet
01:18:11la justice doit rendre
01:18:13son jugement
01:18:13pour un autre animateur
01:18:14du Périscolaire
01:18:15lors de l'audience
01:18:16du 26 mai
01:18:17le parti a réclamé
01:18:18un an
01:18:18sous bracelet électronique
01:18:20et le mis en cause
01:18:21ni tout geste
01:18:23répréhensible
01:18:24en vous écoutant
01:18:24les uns et les autres
01:18:26les unes et les autres
01:18:27je me dis
01:18:27mais on va confier
01:18:29nos enfants à qui en fait
01:18:30parce que lorsqu'on doit
01:18:32les faire garder
01:18:32c'est déjà compliqué
01:18:33il faut trouver
01:18:35un moyen
01:18:36de les faire garder
01:18:37il faut trouver
01:18:38aussi des organismes
01:18:39qui ont
01:18:40des agents
01:18:41qui sont formés
01:18:42pour ça
01:18:42or le recrutement
01:18:43est de plus en plus difficile
01:18:45et il y a
01:18:45ces soupçons
01:18:46de plus en plus fréquents
01:18:48comment on résout
01:18:48ce problème
01:18:49Véronique Fevre ?
01:18:50par le certificat
01:18:51d'honorabilité
01:18:51mais de faire en sorte
01:18:52effectivement
01:18:53qu'il y ait
01:18:53les antécédents judiciaires
01:18:55et les antécédents
01:18:58disciplinaires
01:18:58dans ces certificats
01:19:00d'honorabilité
01:19:00faire en sorte
01:19:01qu'on puisse tous
01:19:01en tant que parents
01:19:03demander à quelqu'un
01:19:04qu'on embauche
01:19:05un certificat d'honorabilité
01:19:06et vraiment
01:19:07que ce soit assez large
01:19:08Et Anne
01:19:08on parle beaucoup de Paris
01:19:11parler beaucoup de Paris
01:19:13ça permet aussi
01:19:14probablement
01:19:15de libérer la parole
01:19:16est-ce que des cas
01:19:17commencent à remonter
01:19:18de province par exemple ?
01:19:19Commencent
01:19:20on existe depuis 2021
01:19:21on a toujours fait
01:19:22toute la France
01:19:23regardez encore une fois
01:19:24nos témoignages
01:19:24et ça a flux
01:19:25Mais est-ce qu'en termes
01:19:26de volume
01:19:27il y a qu'il se passe
01:19:27quelque chose ?
01:19:28Ce qui se passe surtout
01:19:29c'est que moi je note
01:19:29que les parents
01:19:30dans les affaires
01:19:31ont tendance
01:19:32à plus porter plainte
01:19:34est-ce que c'est parce
01:19:35que la parole se libère ?
01:19:36Est-ce que je ne saurais
01:19:38pas vous dire ?
01:19:39Ou est-ce que parce que
01:19:39en fait
01:19:40les pédocriminels
01:19:41ont agi
01:19:42pendant très longtemps
01:19:43jusqu'à ce que
01:19:44l'OMERTA
01:19:45ne puisse plus faire
01:19:46son travail de sape
01:19:47et que finalement
01:19:48ça explose ?
01:19:49En fait je pense
01:19:49qu'il y a une temporalité
01:19:50à Paris
01:19:51on le voit bien
01:19:52il y a eu un rapport
01:19:52en 2015
01:19:53on disait déjà
01:19:54qu'il y avait des problèmes
01:19:55à cette époque-là
01:19:56la province
01:19:57ça repose sur le changement
01:19:59de rythme scolaire
01:19:59qui avait eu lieu en 2013
01:20:00on voit bien que
01:20:01la province
01:20:02elle est sous un rythme
01:20:03de 4 jours
01:20:04ça n'est pas non plus
01:20:05la solution
01:20:05puisqu'en province
01:20:06il y a beaucoup d'affaires
01:20:06je peux vous en citer
01:20:07en ce moment
01:20:08notamment nous on se bat
01:20:09et c'est triste
01:20:10avec les mairies
01:20:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:20:12en 2026
01:20:13on a encore des mairies
01:20:13qui pensent que
01:20:15pour se protéger
01:20:16et bien ne pas communiquer
01:20:17aux parents
01:20:17quand une plainte
01:20:18est portée contre un animateur
01:20:19dans leur commune
01:20:21c'est se protéger
01:20:22alors qu'elles se mettent
01:20:22gravement en danger
01:20:23aujourd'hui les parents
01:20:24considèrent qu'une mairie
01:20:25qui ne les a pas informés
01:20:26qu'il y avait une plainte
01:20:27et qui a juste dit
01:20:28que l'animateur était suspendu
01:20:30ou juste
01:20:30elles n'ont pas vu
01:20:31l'animateur revenir
01:20:32et bien les parents
01:20:33estiment que c'est de l'entrave
01:20:34à la justice
01:20:34ou de la complicité
01:20:35parce que les parents
01:20:36ne peuvent pas
01:20:36voir si leurs enfants
01:20:37sont victimes
01:20:38leur poser des questions
01:20:39ou en tout cas
01:20:40détecter des signaux
01:20:41que peut-être
01:20:41ils vont attribuer
01:20:42à d'autres choses
01:20:43donc les mairies
01:20:44aujourd'hui
01:20:45c'est vraiment un message
01:20:45qu'on veut leur faire passer
01:20:46soyez transparentes
01:20:48vous risquez beaucoup moins
01:20:49en faisant ça
01:20:50et aujourd'hui
01:20:50on a beaucoup
01:20:51beaucoup de cas
01:20:52où les parents
01:20:52sont mais s'insurgent
01:20:54demain il y a une grande
01:20:55journée de mobilisation
01:20:57enfin une grande journée
01:20:58en tout cas
01:20:58on sera dans le 7ème
01:21:00à 8h45 rue Claire
01:21:02pour soutenir les parents
01:21:03de l'école Saint-Dominique
01:21:04Rappes et la Rochefoucauld
01:21:05et le soir à Montreuil
01:21:08dans tous les cas
01:21:09la mairie a un moment
01:21:10à dysfonctionner
01:21:11et en ce moment
01:21:12on a Colombes
01:21:13alors Colombes
01:21:13c'est extraordinaire
01:21:14on parlait de la parole
01:21:15des enfants
01:21:15alors Colombes
01:21:17il y a trois écoles
01:21:18officiellement
01:21:19pour lesquels il y a des plaintes
01:21:20la mairie reconnaît
01:21:21à demi-mot deux
01:21:22et la mairie a
01:21:23en tout cas
01:21:24d'après ce qu'on s'est tardé
01:21:25et il y a eu
01:21:26des descentes
01:21:27de brigadiers
01:21:27dans les écoles
01:21:28des brigadiers
01:21:29qui sont arrivés
01:21:30descentes à la maternelle
01:21:31et qui ont interrogé
01:21:32pas moins de 90 enfants
01:21:34entre 3 et 5 ans
01:21:35sans que les parents
01:21:36aient été prévenus
01:21:37sans que les auditions
01:21:38soient filmées
01:21:38sans qu'elles soient enregistrées
01:21:39sans que les questions
01:21:40soient transmises
01:21:41d'accord
01:21:41des enfants
01:21:42qui ont été interrogés
01:21:44en qualité de témoin
01:21:46parce que sinon
01:21:46ils n'auraient pas pu
01:21:47alors qu'on n'était pas sûr
01:21:48qu'ils étaient victimes
01:21:49conclusion
01:21:50maintenant il y a des enfants
01:21:51qui se révèlent peut-être victimes
01:21:52on leur refuse l'audition
01:21:53au protocole Mélanie
01:21:54sous prétexte
01:21:55qu'ils ont déjà été interrogés
01:21:56alors qu'ils ont été interrogés
01:21:58à la Hussarde
01:21:58dans des conditions
01:21:59qui ont ulcéré les parents
01:22:00imaginez vous récupérez
01:22:01votre enfant le soir
01:22:02il vous dit qu'il a été interrogé
01:22:03par la police
01:22:04donc en fait voyez
01:22:04il y a Colombes
01:22:05il y a Levalois
01:22:06il y a Saint-Ouen
01:22:08il y a Montreuil
01:22:10donc demain soir
01:22:11il y en a plein
01:22:11et il y a Toulouse
01:22:12dans toutes les villes de France
01:22:13la question que ça pose
01:22:15et je vais peut-être
01:22:16un petit peu sortir
01:22:16de mon rôle
01:22:17en disant cela
01:22:18mais c'est aussi
01:22:18celle des moyens
01:22:19et de la précarisation
01:22:20la précarisation
01:22:21des métiers
01:22:21du périscolaire
01:22:23c'est-à-dire que si vous rendez
01:22:24ces métiers-là plus attractifs
01:22:25avec plus de formation
01:22:26etc.
01:22:27vous allez
01:22:27rejoindre le collectif
01:22:28c'est ce qu'on dit
01:22:29depuis 2021
01:22:29activer des professionnels
01:22:30qui sont vraiment
01:22:31des professionnels
01:22:32et il faut aussi
01:22:34saluer le comportement
01:22:34des animateurs
01:22:35qui travaillent bien
01:22:36il y en a
01:22:37c'est un métier
01:22:38pas facile
01:22:39c'est un métier aussi
01:22:40précaire disons de
01:22:41et on les soutient
01:22:41on est complètement
01:22:42à côté des syndicats
01:22:43depuis le premier jour
01:22:44on ne peut pas dire
01:22:45qu'on soutient à 100%
01:22:47notamment
01:22:47on a ce petit décalage
01:22:48nous avec le principe
01:22:49de précaution
01:22:50et eux
01:22:51qui sont un petit peu
01:22:52contre
01:22:52mais parfois c'est mal exprimé
01:22:53les suspensions
01:22:54à titre conservatoire
01:22:55mais on les soutient
01:22:56sur tout le reste
01:22:56il faut évidemment
01:22:58déprécariser
01:22:58cette filière
01:22:59on a quand même
01:23:00des animateurs
01:23:00qui dorment dans leur voiture
01:23:01ils ne peuvent pas faire
01:23:02plus de 28 heures par semaine
01:23:03c'est impossible
01:23:04de travailler dans des bonnes conditions
01:23:06et il y en a quand même
01:23:07qui le font
01:23:07et on les remercie
01:23:08et vous avez raison
01:23:08Mathias
01:23:09ça jette l'opprobre
01:23:11sur les gens
01:23:11qui font bien leur boulot
01:23:12c'est un métier difficile
01:23:13et vous le disiez
01:23:14l'affaire Liana
01:23:15a relancé ce débat
01:23:16autour du fonctionnement
01:23:18de la justice
01:23:19de ses erreurs aussi
01:23:20parfois
01:23:21avec de nouvelles révélations
01:23:22Vincent Vantiguem
01:23:23encore une fois
01:23:24des ratés
01:23:25c'est une petite fille
01:23:26Léa
01:23:26qui a enfin été
01:23:27entendue par les enquêteurs
01:23:29elle participait
01:23:30aux soirées pyjama
01:23:31elle accuse
01:23:31Jérôme Barrelat
01:23:32d'agression sexuelle
01:23:33écoutez son avocate
01:23:36il y a la façade
01:23:37du papa
01:23:38super gentil
01:23:41et puis après
01:23:42dans l'intimité
01:23:43un autre papa
01:23:43un papa agresseur
01:23:45un papa qui lui a fait du mal
01:23:46et donc
01:23:47elle est parfaitement
01:23:48consciente de ça
01:23:50même si elle se dissocie
01:23:51au départ
01:23:51à un moment donné
01:23:52elle ne verra plus
01:23:53le papa joueur
01:23:54elle ne verra que
01:23:54le papa agresseur
01:23:55et donc
01:23:56elle est très très forte
01:23:58franchement
01:23:59j'ai trouvé cet enfant
01:24:00extrêmement
01:24:01forte
01:24:02et
01:24:04vigilante
01:24:05pour les autres
01:24:07elle a vécu
01:24:07ce qu'elle a vécu
01:24:08mais
01:24:08elle a compris
01:24:09que c'était un danger
01:24:10et qu'il ne fallait plus
01:24:11s'en approcher
01:24:12enfin entendue
01:24:13Léa
01:24:13pourquoi n'a-t-elle pas été
01:24:15entendue suffisamment tôt
01:24:16c'est sans doute
01:24:17parce qu'il y a eu
01:24:18là encore
01:24:19un dysfonctionnement
01:24:19je vous ai écouté
01:24:20parler
01:24:21de longues minutes
01:24:22de tous ces dysfonctionnements
01:24:23et c'est vrai que
01:24:24sur le cas de la petite Léa
01:24:25on s'interroge
01:24:25et ça ne date pas d'aujourd'hui
01:24:26il y a un signalement
01:24:27de l'aide sociale à l'enfance
01:24:28qui date du 12 mars
01:24:30Léa l'a révélé
01:24:31à ce moment-là
01:24:31à son éducatrice
01:24:32puisqu'elle est placée
01:24:33à l'aide sociale à l'enfance
01:24:33les faits qu'elle aurait subi
01:24:35au mois d'août dernier
01:24:36et dès le 12 mars
01:24:38l'aide sociale à l'enfance
01:24:39écrit
01:24:39envoie ce signalement
01:24:41au parquet d'Oche
01:24:42mais vous vous souvenez
01:24:43la procureure d'Oche
01:24:43lorsqu'elle a fait sa conférence
01:24:44de presse le 3 juin
01:24:46elle n'a pas évoqué
01:24:47ce signalement
01:24:47on s'est d'ailleurs demandé
01:24:48pourquoi
01:24:48on l'a réinterrogé
01:24:49et en fait
01:24:50elle nous explique
01:24:51que ce signalement
01:24:52elle ne l'a jamais reçu
01:24:53en tout cas
01:24:53elle n'en a pas trouvé la trace
01:24:54que s'est-il passé
01:24:55est-ce qu'il a été envoyé
01:24:56par courrier qui s'est perdu
01:24:57par recommandé
01:24:58non non
01:24:59il a été envoyé par mail
01:25:00je vais vous dire
01:25:00qu'il a été envoyé
01:25:01sur deux boîtes mail
01:25:02une spécifique à l'action
01:25:04des mineurs
01:25:04et une spécifique de permanence
01:25:06parce que ce qu'il faut
01:25:06bien comprendre
01:25:07c'est que dans chaque parquet
01:25:08vous avez un magistrat
01:25:09de permanence
01:25:10dont le rôle
01:25:10est de gérer
01:25:11les flagrants délits
01:25:12qui arrivent
01:25:12quelqu'un garde à vue
01:25:13qu'est-ce qu'on fait
01:25:14comment on oriente l'enquête
01:25:15mais aussi de relever
01:25:16le courrier papier
01:25:17qui arrive
01:25:17le courrier sur des boîtes mail
01:25:18est-ce que ces deux boîtes mail
01:25:20n'ont pas été relevées
01:25:20est-ce que le message
01:25:21a été supprimé
01:25:22que s'est-il passé
01:25:23le rapport de l'inspection
01:25:24générale de la justice
01:25:25sur les possibles dysfonctionnements
01:25:26autour de l'affaire Liana
01:25:27devrait essayer
01:25:28d'apporter des réponses
01:25:29je vous vois lever
01:25:30les yeux au ciel
01:25:31Anne mais évidemment
01:25:32c'est ça qui est terrible
01:25:33dans cette affaire Barrella
01:25:33c'est l'accumulation
01:25:34quatrième plainte je crois
01:25:36et il y a aussi
01:25:36cette info BFM TV
01:25:37les échanges entre Barrella
01:25:38et une adolescente de 13 ans
01:25:40donc lui il a 40 ans
01:25:41il écrit Alice
01:25:42qui encore une fois
01:25:43est une amie
01:25:44de ses propres filles
01:25:45elle les a connus
01:25:45au taekwondo
01:25:46il lui écrit
01:25:47tu vas faire quoi aujourd'hui
01:25:48tu dors toujours pas
01:25:49si tu as besoin
01:25:50de te changer les idées
01:25:51on va se faire plein de sorties
01:25:52tu parleras de tes soucis
01:25:53si tu en as envie
01:25:54sinon ce sera amusement
01:25:56non-stop
01:25:57un homme de 40 ans
01:25:58qui parle à une petite
01:25:59de 13 ans
01:25:59et tout ça
01:26:00on le découvre
01:26:01après coup
01:26:02et forcément
01:26:02on se dit
01:26:03et si seulement
01:26:04on avait su
01:26:06intervenir
01:26:06réagir plus tôt
01:26:07oui c'est la vraie question
01:26:09dans l'affaire
01:26:10Liana
01:26:11dans l'affaire Barrella
01:26:11parce que ça dépasse
01:26:12évidemment le cadre
01:26:13de l'affaire Liana
01:26:14il y en a désormais
01:26:15tous les signalements
01:26:16dont on a fait mention
01:26:17dont on ne cesse
01:26:18de faire mention
01:26:18jour après jour
01:26:19depuis l'éclatement
01:26:20de cette affaire
01:26:20on en est à neuf affaires
01:26:22dans lesquelles
01:26:22Jérôme Barrella est impliqué
01:26:23et souvenez-vous
01:26:25pour l'instant
01:26:25il a été entendu
01:26:27parfois
01:26:27parfois placé
01:26:28peut-être en garde à vue
01:26:29mais aucune de ces affaires
01:26:30n'a débouché
01:26:31avec cette question essentielle
01:26:32est-ce qu'on aurait pu
01:26:34l'arrêter
01:26:34avant la disparition
01:26:35de la petite Liana
01:26:36quand on voit
01:26:36l'accumulation des faits
01:26:38on ne peut que se poser
01:26:39cette question
01:26:39et on peut se dire également
01:26:41qu'il peut y avoir
01:26:41d'autres cas
01:26:42évidemment
01:26:44sont ouverts
01:26:45ça c'est la première chose
01:26:47il y a un élément
01:26:48que nos téléspectateurs
01:26:48ne comprennent pas
01:26:49et moi non plus d'ailleurs
01:26:50c'est pourquoi
01:26:50il n'a toujours pas été
01:26:52de nouveau interrogé
01:26:53par le juge d'instruction
01:26:54en dépit de son mutisme
01:26:57il va l'être
01:26:57mais il faut bien comprendre
01:26:59que la juge d'instruction
01:27:00qui va l'interroger
01:27:01ça va être pour le mettre
01:27:02en examen
01:27:02pour des faits supplémentaires
01:27:03voir meurtre
01:27:04ou assassinat
01:27:05puisqu'il est impliqué pour ça
01:27:06mais pour pouvoir le faire
01:27:07il faut avoir des éléments
01:27:08et des éléments solides
01:27:09sur lesquels
01:27:10on va le confronter
01:27:11on l'a dit hier
01:27:12les résultats définitifs
01:27:13de l'autopsie
01:27:14de la petite Liana
01:27:15n'ont pas encore été connus
01:27:17dévoilés
01:27:17il y a encore des analyses
01:27:18en cours
01:27:18il y a des analyses
01:27:19sur son véhicule
01:27:20on imagine
01:27:21et là je parle d'hypothèse
01:27:22parce qu'on n'est pas
01:27:23dans la tête de la juge
01:27:24d'instruction à Agen
01:27:25mais qu'elle doit attendre
01:27:26d'avoir tous les éléments
01:27:27pour construire son interrogatoire
01:27:28de manière à pouvoir
01:27:29le mettre en examen
01:27:30Laurent
01:27:31le risque
01:27:31c'est qu'il y a vraiment
01:27:32un gouffre
01:27:32entre la justice
01:27:33et les citoyens
01:27:34on a l'impression
01:27:35qu'elle ne comprend pas
01:27:36en fait
01:27:36qu'elle ne réagit pas
01:27:38j'ai écouté silencieusement
01:27:39le débat qu'on vient d'avoir
01:27:40c'est hallucinant
01:27:41entre ce jugement
01:27:43dans le périscolaire
01:27:44le témoignage de Léa
01:27:45neuf affaires
01:27:47concernant Jérôme Barrella
01:27:48il y a des manifestations régulières
01:27:51devant les tribunaux
01:27:52chaque semaine
01:27:52devant la place Vendôme
01:27:54sous les fenêtres
01:27:54du ministre de la justice
01:27:55il y a 300 000 personnes
01:27:57qui ont signé une pétition
01:27:59et de quoi on parle
01:28:00de 160 000 enfants victimes
01:28:02on est donc devant
01:28:03une délinquance
01:28:04et une criminalité de masse
01:28:05et on s'interroge encore
01:28:07pour savoir
01:28:08s'il faut une loi intégrale
01:28:10qui prenne tout ça en cause
01:28:11mais pardon
01:28:12pour la justice
01:28:13il est temps de
01:28:14renverser la table
01:28:15et j'ajoute
01:28:16que le gouvernement freine
01:28:17sur cette loi intégrale
01:28:18c'est ça
01:28:18je ne comprends pas
01:28:19c'est incompréhensible
01:28:20il se passe quand même des choses
01:28:21c'est à dire que là
01:28:22il y a par exemple
01:28:23une commission d'enquête
01:28:24sénatoriale
01:28:25qui a été demandée
01:28:25par Agnès Évren
01:28:26avec qui on a rencontré
01:28:27avant-hier
01:28:28évidemment on va travailler
01:28:29avec elle là-dessus
01:28:30on travaille également
01:28:31nous à insuffler
01:28:33le périscolaire
01:28:33dans ses lois
01:28:34donc il y a la loi Riste
01:28:36par exemple
01:28:36dont elle va être réécrite
01:28:37on essaie de voir
01:28:39le petit papillon blanc
01:28:40dans cette boîte de Pandore
01:28:41et vous avez raison
01:28:42de terminer là-dessus
01:28:43et heureusement
01:28:44qu'il y a des associations
01:28:44comme la vôtre
01:28:46et comme d'autres
01:28:46merci pour ce combat
01:28:48merci beaucoup
01:28:49vous restez avec nous
01:28:50tout de suite le temps
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