- il y a 11 heures
Partager pour protéger, c’est la raison d’être du groupe de protection sociale Malakoff Humanis. Elle mutualise les cotisations afin de protéger socialement ses clients avec ses partenaires sociaux qui gèrent l’entreprise. La société sera présente à La Grande Assemblée des Entrepreneurs, le 26 juin 2026.
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00:00– Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour
00:07à une personnalité qui compte dans notre économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Anne Ramon, bonjour.
00:12– Bonjour.
00:12– Bienvenue, vous êtes directrice de la communication de la marque de la RSE
00:15et des engagements sociétaux chez Malakoff Humanis,
00:18qui est partenaire de la grande assemblée des entrepreneurs
00:21organisée par la CPME le 25 juin au Parc des Princes.
00:25On y reviendra, mais je veux bien que vous nous définissiez un peu Malakoff Humanis.
00:29Peut-être surtout le sens du mot impact, les enjeux d'impact,
00:33quelle part ces enjeux prennent dans la stratégie du groupe ?
00:36– Alors Malakoff Humanis, c'est un groupe de protection sociale.
00:38C'est vrai qu'on connaît la marque, on ne sait pas très bien ce qu'on fait.
00:41C'est encore des secteurs un peu abscons qu'on ne connaît pas très bien.
00:45Donc la protection sociale, ça veut dire quoi ?
00:47Ça veut dire qu'on assure les personnes en santé,
00:50donc les complémentaires santé, mutuelles santé, en prévoyance.
00:54La prévoyance, c'est quoi ? C'est les arrêts de travail, les décès, l'invalidité.
00:59Donc des cas un peu compliqués.
01:01De l'épargne, de l'épargne collective pour les entreprises,
01:04l'épargne salariale, l'épargne retraite,
01:06et puis aussi de l'assurance-vie pour les individus.
01:10Et puis on est aussi, donc ça c'est le premier métier que nous avons,
01:14c'est vraiment de l'assurance.
01:15Et on a un deuxième métier qui est plus une mission d'intérêt général,
01:19qui est la gestion de la retraite complémentaire à Gercarco.
01:22Donc on représente près de 40% de la gestion de la retraite complémentaire à Gercarco.
01:27Ça veut dire quoi ?
01:28Ça veut dire qu'on verse des allocations aux retraités,
01:31donc plus de 7 millions de retraités en France.
01:34Et puis on perçoit également les cotisations des entreprises en matière de retraite.
01:41Donc voilà, c'est deux sujets qui sont,
01:44un dans le secteur concurrentiel et un dans le non-concurrentiel.
01:48Mais c'est bien ça la protection sociale.
01:51Avec quelques chiffres clés que je vais rajouter.
01:54Certains, vous venez de les donner,
01:55près de 10 millions de personnes protégées,
01:57environ 400 000 entreprises clientes.
01:59Effectivement la gestion des cotisations retraites de plus de 7 millions d'actifs.
02:03Le versement d'environ 45 milliards d'euros de retraite complémentaire
02:06à 6,3 millions de retraités.
02:09Avec un modèle, un groupe paritaire et mutualiste.
02:13Paritaire et mutualiste.
02:14Je veux bien qu'on revienne sur les deux mots.
02:15Ça veut dire quoi ?
02:16Alors c'est extrêmement intéressant et important
02:18quand on fait, sur les enjeux d'ESG.
02:23Ça veut dire que ce sont les partenaires sociaux qui nous gouvernent.
02:30Ça veut dire quoi ?
02:30Ça veut dire que ce sont les organisations patronales.
02:33La CPME, on parlait tout à l'heure de la Grande Assemblée.
02:37Et le MEDEF.
02:38Et puis les organisations syndicales qui représentent.
02:42Donc l'organisation patronale représente nos clients entreprises.
02:45Parce qu'on assure essentiellement des entreprises.
02:48Et puis les organisations syndicales représentent les salariés que nous assurons.
02:54Donc on voit bien là que ce sont en fait nos clients ou des représentants de nos clients
02:59qui sont à la tête du groupe.
03:00Et finalement, les partenaires sociaux, ils ont une mission de protection,
03:05de protection sociale, et ils ont également une mission d'utilité sociale.
03:11Et nous sommes à but non lucratif.
03:13Évidemment, on n'a pas d'actionnaire à rémunérer.
03:15On fait partie de l'économie sociale et solidaire, même si on gère des grands nombres et beaucoup d'euros.
03:23Mais on est gérés.
03:26Donc la boîte appartient finalement à ses clients.
03:29C'est le côté mutualiste du modèle.
03:31Le mutualisme, c'est encore autre chose.
03:33Ça n'a rien à voir avec le paritarisme.
03:35Le mutualisme, c'est finalement le fait que l'entreprise appartient à des individus
03:44qui prennent un contrat chez nous.
03:46Donc ça, c'est plutôt pour les contrats individuels.
03:48Alors que le paritarisme gère la partie collective.
03:52Sur le paritarisme, je ne peux pas ne pas vous poser une question
03:56sur l'éventuel décalage entre ces partenaires sociaux dont vous nous parlez
04:02dans la vie médiatique et dans le quotidien d'une entreprise comme la vôtre.
04:08Est-ce qu'ils s'entendent beaucoup mieux chez vous que chez nous
04:10quand ils viennent sur des plateaux de télé ?
04:12Alors, c'est vrai que quand ils sont à la tête d'une entreprise,
04:15parce que finalement, c'est un conseil d'administration comme un autre,
04:17c'est notre gouvernance politique et puis après, il y a un directeur général
04:20qui s'occupe de la gouvernance opérationnelle.
04:23Eh bien, il y a une grande responsabilité des partenaires sociaux
04:26pour gérer une entreprise.
04:28Et quand on les voit au sein du conseil d'administration,
04:30eh bien finalement, je vous mets au défi de savoir
04:33qui appartient à tel organisme.
04:36Ils sont là pour gérer une entreprise.
04:37Donc c'est une posture qui est différente,
04:42même si elle est portée par les engagements
04:47que défendent les confédérations.
04:49Mais ils sont là aussi dans des logiques économiques
04:53et business, parce que l'assurance santé,
04:57c'est un secteur extrêmement concurrentiel.
04:59Donc c'est une responsabilité de gestionnaire
05:04et de gestionnaire d'une entreprise,
05:06comme sur la retraite complémentaire.
05:07Vous savez que sur la retraite, on parle beaucoup de retraite,
05:09on n'y comprend pas grand-chose sur la façon dont c'est organisé en France.
05:12Vous avez la retraite qui est de base,
05:15qui est gérée par l'État.
05:17Et puis après, vous avez la retraite complémentaire
05:19qui est gérée pour l'Ager Carco,
05:21qui représente tous les salariés du secteur privé.
05:24Donc c'est énorme.
05:25C'est géré par les partenaires sociaux.
05:27Et la partie complémentaire est à l'équilibre.
05:30C'est-à-dire qu'on voit...
05:31Ce qu'on rappelle à chaque fois quand on fait un débat sur les retraites.
05:33Donc c'est possible.
05:34Donc on voit qu'ils savent bien gérer.
05:36Et ils le gèrent à l'équilibre.
05:37Donc voilà, ce sont de très bons gestionnaires.
05:43Et chez Malakoff Humanis, c'est vraiment un élément de preuve
05:47puisque aussi bien en assurance qu'en retraite,
05:50on a des bénéfices.
05:52Et ces bénéfices, puisqu'on n'a pas d'actionnaires à rémunérer,
05:56qu'est-ce qu'on en fait ?
05:57Eh bien on les redistribue pour des actions sociales et sociétales.
06:00On va y venir évidemment.
06:02Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur la raison d'être de Malakoff Humanis.
06:06« Partager pour protéger ».
06:08Vous venez de la définir, redéfinir, c'est ça ?
06:11C'est une nouvelle raison d'être ?
06:13Oui, alors on l'avait définie une première raison d'être en 2019.
06:16On s'est dit qu'il fallait la réinterroger
06:19parce que le groupe a beaucoup changé depuis 2019.
06:22En 2019, l'activité d'épargne était extrêmement faible.
06:27Elle est beaucoup plus importante.
06:29Le groupe a beaucoup grossi.
06:31Et donc on s'est dit, finalement, est-ce qu'on n'a pas intérêt
06:34à re-challenger cette raison d'être et à se réinterroger ?
06:38Alors elle est courte, elle est percutante.
06:40Franchement, c'est réussi.
06:42« Partager pour protéger ».
06:43Le partage, c'est ce que vous disiez tout à l'heure ?
06:46C'est le mot redistributif.
06:48C'est-à-dire qu'en fait, ça dit plusieurs choses.
06:51Partager pour protéger, c'est-à-dire que ça dit
06:54que notre métier, au fond, c'est le métier,
06:57les fondamentaux de notre métier, c'est quoi ?
06:58C'est la mutualisation.
07:00Ce sont des gens qui, les cotisations,
07:03elles sont mutualisées pour que,
07:06non pas assurer la solidarité, comme le fait l'assurance maladie,
07:09mais pour, finalement, assurer des personnes.
07:13Donc il y a la mutualisation qui est au cœur de notre modèle.
07:16Et cette mutualisation, c'est le partage, finalement.
07:21Chacun met son argent chez Malakoff Humadis
07:23pour se protéger, mais aussi protéger les autres.
07:27Donc c'est ça, la mutualisation.
07:29Et puis, le partage, c'est aussi,
07:31quand on fait des bénéfices,
07:32qui sont liés beaucoup aux produits financiers,
07:35plus qu'à notre cœur business,
07:39eh bien, on les redistribue.
07:40Et alors, sous quelle forme ?
07:42Ça prend concrètement quelle forme auprès de vos clients sociétaires ?
07:49Alors, on a, effectivement, auprès...
07:52Il y a trois formes de redistribution.
07:54Auprès des clients, ça prend la forme d'aides financières,
07:58très concrètement,
08:00qui ne sont pas liées du tout aux contrats santé, etc.
08:03Si vous êtes en situation de grande difficulté,
08:07alors c'est lié aussi au niveau de revenu,
08:10en grande difficulté financière,
08:13soit parce que vous êtes une femme en situation...
08:16Vous avez des enfants,
08:18vous êtes en situation de monoparentalité,
08:32de monoparentalité, oui.
08:34Donc, ce sont des aides financières,
08:36très concrètement, pour nos clients.
08:38Ce sont des services d'accompagnement
08:40autour de la santé.
08:43Donc, on fait des actions de prévention santé.
08:46On fait des suivis psychologiques.
08:49On a des coachs qui font un suivi psychologique
08:51pour des personnes qui sont en situation
08:54qui ont des problématiques de santé mentale.
08:56Donc, ça, c'est pour les clients.
08:57Pour la société,
08:59on est investi sur quatre thématiques.
09:02Le handicap.
09:03On y reviendra l'augment.
09:05Le cancer, le bien-vieillir et les aidants.
09:08Et là, c'est 50 millions d'euros
09:11qu'on vers chaque année
09:11pour accompagner des projets associatifs
09:14ou des établissements de soins
09:17sur ces sujets-là.
09:18Alors, vous êtes partenaire
09:20de la Grande Assemblée des Entrepreneurs
09:21qui est organisée par la CPME
09:22le 25 juin au Parc des Princes
09:25et Bismarck est l'un des partenaires médias.
09:29J'ai un peu compris pourquoi
09:31pourquoi c'est important pour vous
09:32d'y être présenté.
09:35Je veux bien que vous le disiez
09:35avec vos mots.
09:37400 000 entreprises clientes.
09:39Voilà.
09:39Et dans les 400 000 entreprises clientes,
09:42essentiellement,
09:43ils représentent quand même 99%
09:46des entreprises en France.
09:47Donc, on a beaucoup, effectivement,
09:50de clients TPE, PME
09:52et des indépendants
09:54en santé, en prévoyance
09:56et en épargne.
09:57On est aussi,
09:58et ça, c'est lié aussi
10:00à notre ADN paritaire,
10:02on est partenaire
10:03de beaucoup de branches professionnelles.
10:06Donc, on travaille avec eux
10:08sur des conventions collectives nationales.
10:11Donc, les branches professionnelles.
10:13Et puis, ce que je vous disais
10:14tout à l'heure aussi,
10:15ils sont dans notre gouvernance.
10:17Donc, quelque part,
10:18c'est aussi très naturel.
10:19La CPME est représentée
10:21dans notre gouvernance paritaire.
10:23Donc, voilà.
10:24Donc, c'est assez évident.
10:25Oui.
10:25Dans un poste,
10:26sur un poste LinkedIn,
10:27il y a quelques semaines,
10:28vous disiez ceci,
10:29donner de l'argent,
10:30c'est facile.
10:31Peu d'entreprises s'engagent
10:33à notre niveau.
10:33Nous donnons aussi du temps
10:34et de l'expertise
10:35pour faire grandir les projets.
10:36Je reste sur les TPE,
10:38les PME.
10:38Comment vous faites grandir
10:39les projets de ces entreprises ?
10:41Alors, justement,
10:42avec de l'accompagnement.
10:44De l'accompagnement,
10:46c'est-à-dire qu'on prend soin
10:47des salariés
10:49qui ont des salariés
10:50en situation de fragilité
10:52qui peuvent être aussi
10:53une vraie problématique
10:55pour des plus petites entreprises.
10:57Donc, on accompagne
10:58ces salariés.
10:59On a, quand je dis
11:01qu'on a du temps
11:03à leur consacrer,
11:04c'est qu'au sein du groupe,
11:05on a des assistantes sociales,
11:08on a des psychologues
11:10qui sont salariés du groupe
11:11pour aider les entreprises.
11:13Donc, vous voyez
11:13que ce n'est pas quelque chose
11:14simplement,
11:15on ne finance pas
11:15une prestation, etc.
11:17On a intégré
11:19ces services d'accompagnement
11:21intégrés dans notre groupe,
11:22les aides financières
11:23dont je vous parlais.
11:24Donc, en fait,
11:25on essaye de protéger
11:27les salariés
11:28les plus fragilisés
11:28pour que l'entreprise
11:29puisse continuer
11:30à fonctionner.
11:31Alors, il y a un principe
11:32dans ce Smart Impact.
11:34L'invité de la semaine précédente
11:36pose une question
11:37à celui ou celle
11:37qui lui succède.
11:38On avait le directeur
11:39du développement durable
11:39de Saint-Gobain,
11:40Emmanuel Normand,
11:41la semaine dernière.
11:41Voici sa question.
11:43Bonjour Anne.
11:45Je m'interroge
11:46si les problématiques
11:49de changement climatique
11:50et notamment
11:51la multiplication
11:52des vagues de chaleur
11:54comme on a pu le vivre
11:55récemment en France
11:57changent vos métiers
11:58et de quelle façon ?
12:00Est-ce que ça change
12:00votre offre ?
12:01Est-ce que ça change
12:02votre façon
12:03de développer
12:05l'accompagnement
12:07que vous pouvez avoir
12:08d'entreprises
12:09ou de particuliers ?
12:11C'est une question
12:12très intéressante.
12:14Oui.
12:15Ça change.
12:17Le risque change
12:18et ça change
12:19nos offres.
12:20Je ne dirais pas
12:21pour demain
12:21mais déjà aujourd'hui.
12:23En prévoyance,
12:25on voit que les vagues
12:26de chaleur
12:28nécessitent
12:28de revoir
12:29l'organisation du travail
12:30et bien souvent
12:31aujourd'hui,
12:33faute d'anticipation,
12:35souvent,
12:36elles provoquent
12:37des arrêts de travail.
12:37Donc nous,
12:38on compense
12:40les arrêts de travail.
12:41on finance
12:42les arrêts de travail
12:43pour les entreprises.
12:45Donc on voit bien
12:45qu'il y a des secteurs
12:46ou des branches professionnelles,
12:48des secteurs d'activité
12:49dont je parlais,
12:50pour lesquels,
12:51par exemple,
12:53on assure la branche
12:54des exploitants agricoles.
12:55On voit bien
12:56que travailler
12:56toute la journée
12:57sous plus de 40 degrés,
12:59ce n'est plus possible.
13:02donc on a concrètement
13:03ce risque-là
13:04d'absentéisme
13:05si les choses
13:07ne sont pas anticipées.
13:08Il y a le risque hydrique,
13:10le risque du manque d'eau
13:12qui se pose
13:13dans de plus en plus
13:14de régions.
13:14On voit des arrêtés
13:15préfectoraux
13:16de restrictions
13:16d'usage de l'eau,
13:17même dans des départements
13:18plutôt du nord
13:21de la France.
13:22Est-ce que ça,
13:23c'est un nouveau risque
13:24qui est à intégrer
13:25à la stratégie
13:26de vos entreprises clientes ?
13:28Alors,
13:29pas encore.
13:30Ça ne nous concerne pas nous.
13:32Oui,
13:32c'est à intégrer
13:33pour des entreprises,
13:35mais c'est vrai
13:35que c'est un petit peu
13:36plus loin
13:36de la protection sociale.
13:37Bien sûr.
13:38Et ce n'est pas des choses
13:38sur lesquelles nous,
13:39on va forcément intervenir.
13:41Là,
13:42on est dans
13:44le risque
13:45qui est lié
13:46au modèle d'affaires
13:47des entreprises
13:47et puis
13:49au business même
13:50des entreprises.
13:51Nous,
13:51on est là plutôt
13:52pour accompagner,
13:53donc faire en sorte
13:55d'anticiper.
13:56Donc,
13:56en fait,
13:56on essaye d'agir
13:57avant le risque,
13:58avant un accord.
13:59assureur de prévoyance,
14:00il faisait quoi ?
14:01Il indemnisait
14:01au moment où
14:02le risque arrivait.
14:04Et donc,
14:06ces problématiques climatiques,
14:07l'absentéisme,
14:09etc.,
14:10nous obligent,
14:10ou la prévention
14:11des décès,
14:12parce qu'il y a
14:12personne qui meurt
14:13pendant les canicules,
14:14nous obligent à intervenir,
14:16d'agir en amont
14:17et d'être beaucoup plus
14:19sur l'accompagnement
14:20et la prévention
14:21en amont
14:22pour aider les entreprises
14:23à faire en sorte
14:25que ça n'arrive pas.
14:25On va parler
14:26de transparence,
14:29transparence,
14:29confiance,
14:30évidemment,
14:30ce sont des mots
14:30qui sont quand même
14:31très importants
14:32dans un secteur
14:32comme le voûte.
14:33Vous avez un programme
14:33qui s'appelle
14:34Parlons clair.
14:36C'est quoi l'idée
14:37de Parlons clair ?
14:39Parlons clair,
14:39dans notre métier,
14:40vous savez,
14:40on est sur des métiers
14:41où les gens
14:42ne comprennent pas
14:42grand-chose,
14:43et qui sont pourtant
14:44des métiers
14:45absolument essentiels
14:46dans la vie des gens.
14:47On parle de santé,
14:48d'invalidité,
14:49d'arrêt de travail,
14:50de retraite,
14:51d'épargne.
14:52Mais malheureusement,
14:53c'est vrai que c'est des sujets
14:54qui sont extrêmement réglementaires,
14:56donc beaucoup de jargon juridique,
14:59complexe,
14:59parce qu'il y a la partie
15:00pour la santé,
15:02assurance maladie en amont,
15:04donc on vous rembourse
15:05sur la base du remboursement
15:06de la sécurité sociale.
15:07Bon, c'est extrêmement compliqué.
15:09Donc nous,
15:09ce qu'on s'est dit,
15:10c'est qu'il fallait
15:11que nos clients comprennent
15:12ce à quoi ils s'engageaient
15:14quand ils signaient un contrat
15:15et ce à quoi ils avaient
15:16le droit ensuite.
15:18Donc on essaye
15:18de clarifier,
15:19on a beaucoup travaillé
15:20sur la lisibilité des contrats,
15:23sur la pédagogie,
15:24donc c'est avant tout ça.
15:27Et puis après,
15:28c'est de la pédagogie aussi
15:29pour expliquer à des personnes
15:31pourquoi on augmente nos tarifs.
15:33On est souvent,
15:35ça fait souvent beaucoup de bruit,
15:37l'augmentation des complémentaires santé.
15:39Pourquoi ?
15:40Expliquer pourquoi on augmente nos tarifs,
15:42expliquer pourquoi on ne peut pas,
15:44pour certaines prestations,
15:47ces prestations ne sont pas intégrées
15:49dans le contrat.
15:50C'est vrai que là,
15:50il y a tout un travail
15:51de pédagogie à faire
15:52qui est très important.
15:54Pardon,
15:54ça suppose un plan de formation aussi
15:57pour justement,
16:00parler clair
16:01et dans ceux qui sont
16:03en interface directe
16:04avec des clients ?
16:05Alors oui,
16:07beaucoup de formation
16:08pour justement,
16:09essayer de ne pas être
16:11dans le jargon assurance
16:13et réglementaire.
16:14On se fait beaucoup aider
16:16par l'IA.
16:17Et donc,
16:17on a mis en place
16:19un outil d'IA
16:20qui permet finalement
16:23de parler clair.
16:25Et ça,
16:26on a augmenté de clarté,
16:28on va dire,
16:29tous nos collègues
16:30grâce à cet outil
16:32où vous pouvez taper quelque chose
16:34et ils vous le reformulent
16:36de façon extrêmement claire
16:38et limpide
16:39par rapport à un besoin client.
16:40donc c'est vrai que l'IA
16:42pour ça,
16:42elle est quand même
16:44extrêmement importante
16:45et nous aide beaucoup
16:46sur ce sujet.
16:47Alors,
16:48on va parler de handicap.
16:49Comme promis,
16:50vous avez une action
16:50qui couvre l'accès aux soins,
16:52à l'emploi,
16:53la culture,
16:53le sport,
16:53l'éducation.
16:55Comment vous la structurez
16:56quand il y a autant
16:57de champs d'action ?
16:58Comment vous structurez ?
17:00Alors,
17:00on a créé une fondation
17:02sur le handicap
17:03avec des personnes,
17:04il y a sept personnes
17:06au sein de la fondation
17:07handicap
17:09et on a effectivement
17:13différents secteurs.
17:13Donc,
17:14on vise à améliorer
17:15l'accès à la santé,
17:17l'accès aux soins,
17:19donc ça,
17:20c'est quand même
17:20un vrai problème
17:20en France aujourd'hui,
17:22l'accès au travail,
17:23l'accès à la culture,
17:24donc on s'est un peu spécialisé
17:26sur l'accès à la culture
17:27parce qu'il n'y avait
17:28vraiment rien qui existait,
17:29l'accès à l'éducation
17:31aujourd'hui,
17:32puis l'accès au sport
17:33qui est aussi extrêmement important,
17:34on a un team handisport.
17:36Donc,
17:37au sein de la fondation,
17:38qu'est-ce qu'on fait ?
17:38On fait des appels à projets
17:39auprès du secteur associatif
17:41pour qu'ils nous fassent remonter
17:43des projets
17:44qui rentrent
17:44dans ces différentes thématiques
17:46et puis on a un comité d'experts,
17:48on les analyse
17:49et puis non seulement
17:51on les finance,
17:51ce que je disais aussi,
17:52mais on les accompagne.
17:53C'est-à-dire,
17:54pourquoi il y a sept personnes ?
17:55C'est que ces personnes,
17:56elles vont suivre le projet
17:58tout au long de son déroulement
18:00et aider l'association
18:03aussi à grandir
18:04et puis peut-être
18:05à aller après
18:06trouver des financements
18:08autres
18:08pour éviter
18:10d'être trop dépendants
18:11de nous.
18:12Donc, voilà.
18:13La fondation,
18:14elle a un budget
18:15de 5 millions d'euros
18:16par an,
18:17donc ça nous permet
18:18quand même
18:18de faire beaucoup de choses
18:19et on est très présent
18:21dans l'écosystème handicap.
18:23Est-ce que vous avez
18:24le sentiment
18:24d'être complémentaire
18:26ou alors de pallier
18:27à certaines carences
18:28de l'action publique
18:30en la matière ?
18:31Oui, on voit en plus
18:33qu'aujourd'hui,
18:34il y a quand même
18:35une réorientation
18:36des budgets publics.
18:38On voit que le secteur associatif
18:40tire un peu la langue.
18:41Il y a beaucoup
18:42de moins en moins
18:44de contributions publiques.
18:46Donc, je pense que...
18:48Et en même temps,
18:50moi, je défends le fait
18:51que les entreprises,
18:52elles ont aussi
18:53un rôle sociétal
18:54à jouer
18:55et il y a beaucoup
18:57d'entreprises en France
18:58qui sont mobilisées,
19:00par exemple,
19:01sur le handicap
19:04par des actions
19:05de philanthropie.
19:06Mais c'est de l'argent,
19:07mais c'est de l'argent
19:07qui est utile
19:09pour le secteur.
19:10Après, nous,
19:11sur le handicap,
19:12on essaye d'être vertueux
19:13sur toutes les lignes.
19:14C'est-à-dire que nous-mêmes,
19:15en interne,
19:15on a un taux d'emploi
19:16de personnes
19:17en situation de handicap
19:18de 13,7 %.
19:20Je vous rappelle
19:21que la loi d'ISIS
19:23est en...
19:25Effectivement,
19:25c'est 3 %.
19:26Et en moyenne,
19:27les entreprises,
19:28elles ont 3 %.
19:29Donc, pour vous dire
19:31qu'on fait un effort
19:32qui est quand même
19:33extrêmement important,
19:34enfin, un investissement
19:35extrêmement important
19:37et ça fait partie
19:38de la culture du groupe.
19:39Mais on a eu
19:41les Jeux olympiques
19:41il y a deux ans
19:42quasiment tout juste
19:43avec ce sentiment
19:45aux Jeux olympiques
19:45et paralympiques
19:46que le regard est changé,
19:48qu'il y avait une sorte
19:49de mobilisation générale.
19:50Et puis,
19:51peut-être que je me trompe,
19:52mais j'ai l'impression
19:53que le soufflet
19:53est retombé assez vite.
19:54Est-ce que vous avez eu
19:55ce sentiment, vous aussi ?
19:57Oui, c'est-à-dire...
19:58ça a peut-être fait avancer
19:59les choses
20:00et pas autant
20:00qu'on l'aurait espérée.
20:02C'est...
20:02Il y a vraiment des...
20:04Alors, c'est un problème
20:05qui est compliqué,
20:06mais il y a des problématiques
20:08vraiment à la fois culturelles
20:10et structurelles,
20:10ne serait-ce que pour l'accès
20:12à l'emploi
20:13des personnes
20:14en situation de handicap,
20:15même si on voit
20:16qu'il y a certaines entreprises
20:18finalement
20:18qui tirent bénéfice
20:19de compétences spécifiques
20:21que peuvent avoir
20:22des personnes
20:23en situation de handicap
20:25et qui sont utiles
20:27dans certains secteurs
20:28d'activité.
20:29Je pense à des personnes
20:32qui sont dans le spectre
20:34de l'autisme,
20:35des Asperger ou autres,
20:36qui ont des intérêts spécifiques
20:38et qui voient
20:39le moindre détail
20:40dans les aéroports,
20:42sur les problématiques
20:43de sécurité,
20:44dans l'armée.
20:45Ce sont des profils
20:46qui sont assez recherchés.
20:48Bon, voilà.
20:49Donc, il peut y avoir
20:50aussi des compétences
20:51particulières
20:52qu'il faut faire valoir
20:54et montrer
20:55qu'il y a quand même
20:56des choses
20:57vraiment importantes
20:58à valoriser.
20:59Après, oui,
21:01il y a...
21:02L'image du handicap change,
21:05mais ça reste compliqué.
21:07Et ça m'intéresse
21:08d'avoir votre retour
21:09d'expérience
21:10parce que vous nous dites
21:10que vous êtes bien au-delà
21:12des impératifs réglementaires
21:15en termes de taux d'emploi
21:16de personnes
21:16en situation de handicap.
21:18Est-ce que, justement,
21:19le regard des autres,
21:22de l'ensemble des salariés,
21:23change parce que,
21:25finalement,
21:26il y a des personnes
21:26en situation de handicap.
21:27Alors, il y a des handicaps
21:28visibles,
21:29d'autres qui ne le sont pas,
21:29mais qui sont présentes,
21:31finalement,
21:32au quotidien,
21:32un peu partout
21:33dans l'entreprise.
21:34Complètement.
21:35C'est-à-dire que ça fait partie
21:36de notre groupe.
21:39Et récemment,
21:40là, on a rénové
21:41notre siège social.
21:42À l'entrée du siège social,
21:44la cafétéria du groupe,
21:45c'est les cafés joyeux.
21:46Je ne sais pas si vous
21:47connaissez cette initiative.
21:47Oui, bien sûr.
21:48Très bien, oui.
21:49Donc, voilà,
21:50ça fait partie du groupe.
21:51Il y a des personnes
21:52en situation de handicap
21:53qui vous servent
21:54un café le matin
21:55quand vous arrivez.
21:57Vous avez dans
21:58différentes équipes
21:59des personnes
21:59en situation de handicap
22:01avec des systèmes.
22:03Ça oblige quand même
22:04à adapter certains systèmes
22:05puisqu'on a des personnes,
22:07par exemple,
22:07malentendantes.
22:08Donc, on a des logiciels
22:09spécifiques
22:11à mettre en place.
22:12On a des personnes
22:13qui ont des problèmes
22:15de dyslexie ou autre.
22:17Donc, voilà,
22:17là, c'est pareil.
22:18On a des logiciels
22:19qui nous permettent
22:20de les aider
22:21et de les accompagner.
22:22Donc, il faut accompagner
22:24et mettre en place
22:27des dispositifs
22:28pour que l'insertion
22:29se passe bien.
22:30Je voudrais qu'on revienne
22:31aux enjeux environnementaux
22:34pour voir ce que vous faites
22:36chez Malakoff Humanis
22:37parce qu'il y a beaucoup
22:38de leviers qu'on peut
22:40activer dans une entreprise,
22:42par exemple,
22:42sur un siège social,
22:44comment il est conçu,
22:44quelle est l'électricité,
22:46etc.
22:46Qu'est-ce que vous avez mis
22:47en place,
22:48nos stratégies en la matière ?
22:50Alors, on a deux
22:51sur l'environnement.
22:52On a deux grands sujets.
22:53On a, comme toutes les entreprises
22:55dans notre modèle opérationnel,
22:56nos bâtiments,
22:58la mobilité des salariés.
23:01Donc, ça, ça représente,
23:02on va dire,
23:03à peine 3%
23:04de notre empreinte carbone.
23:06Mais c'est comme,
23:07on est une entreprise
23:07de service.
23:08Donc, c'est normal,
23:09on n'est pas un industriel.
23:10Mais on met en place,
23:12on a des objectifs
23:13de décarbonation
23:14et on met en place,
23:15alors c'est beaucoup
23:16autour des bâtiments.
23:17Comme on est nombreux
23:18dans le groupe,
23:19il y a de nombreux bâtiments.
23:20Donc, le télétravail
23:21nous a amené déjà
23:22à réduire les surfaces.
23:24Et puis,
23:25on a mis en place,
23:26effectivement,
23:27des bâtiments
23:28qui répondent
23:30à toutes les règles
23:31et toutes les normes
23:33environnementales
23:34les plus,
23:35on va dire,
23:36ambitieuses.
23:38sur l'eau,
23:39sur l'électricité,
23:41on a le panneau solaire
23:42à Paris
23:42qui nous permettent
23:43la récupération des eaux.
23:44Les flottes de véhicules,
23:46j'imagine.
23:46Les flottes de véhicules,
23:47on est en électrique.
23:48Enfin, voilà.
23:49On a un certain nombre
23:50de choses
23:51qui sont mises en place.
23:52Mais je vous dis
23:52que ça représente 3 postes.
23:53Alors, le reste,
23:54c'est quoi ?
23:54C'est quoi le plus gros poste ?
23:55Le plus gros poste,
23:56c'est notre portefeuille
23:58d'investissement.
24:00Et effectivement,
24:01on a 45 milliards
24:02d'actifs sous gestion.
24:03Voilà un sacré levier d'action.
24:05Et voilà un levier d'action.
24:07Et donc là,
24:07on a des spécialistes
24:09de l'ESG
24:10à la direction financière.
24:11Et donc,
24:12tous nos investissements
24:14sont vus
24:15et sélectionnés
24:17en fonction de critères ESG.
24:18Donc, on a une politique
24:20en matière
24:21d'investissement
24:22socialement responsable.
24:23Et puis,
24:25on a aussi
24:25des investissements
24:26à impact
24:27dont l'objectif...
24:29Donc ça, c'est ça.
24:30On a nos investissements
24:31et on regarde
24:32quel impact on a
24:33et on essaye
24:34de réduire l'impact.
24:34Et puis,
24:35on a aussi
24:35une poche
24:35d'investissement
24:36qui nous aide
24:37à financer
24:39des projets
24:39dont le seul but
24:41est d'avoir
24:42de l'impact.
24:43Et donc,
24:43on a 1,8 milliard
24:47depuis 2022
24:48qui nous permet
24:50de financer
24:50des projets.
24:51Ce sont des projets
24:53entrepreneuriaux
24:53ou plutôt associatifs
24:54à ce moment-là ?
24:55Les deux.
24:56Parce que ça peut être
24:57une entreprise
24:58dont on va moins
24:59attendre de rentabilité
25:00immédiate.
25:00Il faut qu'il y ait
25:01quand même
25:01de la rentabilité.
25:02Donc, on est plutôt
25:03dans le secteur
25:05économique
25:05et les entreprises.
25:08Mais des entreprises
25:09qui ont
25:10un business model
25:12qui leur permet
25:12à la fois
25:13d'avoir de l'impact
25:15et à la fois
25:16d'avoir une rentabilité.
25:18donc,
25:19on travaille
25:20par exemple
25:22sur ce qu'on appelle
25:22la transition bleue
25:23autour
25:24de la qualité
25:26de l'eau
25:27des océans.
25:28On travaille
25:28également
25:29sur l'éolien.
25:31On a beaucoup
25:33de sujets
25:34sur l'environnement
25:35et on se doit
25:36aussi d'être
25:38irréprochable
25:38sur ce sujet-là.
25:40Merci beaucoup.
25:41Anna Ramon,
25:41on vous retrouve
25:41le 25 juin
25:43pour la Grande Assemblée
25:44des entrepreneurs
25:44organisée par la CPME
25:47au Parc des Princes
25:48dont vous êtes partenaire.
25:49Tout de suite,
25:49c'est notre rubrique
25:50Startup.
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