- il y a 3 jours
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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:18A la une, ce soir, la Coupe du Monde de Football, cérémonie d'ouverture en ce moment.
00:22Nous serons à Mexico dans une minute, à moins d'une heure, du coup d'envoi du premier match mondial
00:27aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada,
00:29qui est celui de la démesure et un événement hautement politique.
00:32Donald Trump promet qu'il se rendra à des matchs pendant la compétition.
00:36Le président américain qui, ce soir, annule les frappes prévues en Iran.
00:40Après des discussions, assure-t-il au plus haut niveau revirement ?
00:44Il évoque même la possible signature d'un accord dont les derniers points, je le cite, ont été validés.
00:49On vous explique tout dans ces informés.
00:50Et puis nos adresses, coordonnées bancaires, numéro de téléphone, de plaque d'immatriculation,
00:54des millions de données accessibles gratuitement et de façon illégale sur un site internet.
01:00C'est une information France Info.
01:01Comment éviter ces fuites de données et protéger notre vie privée ?
01:05Quels sont les risques ?
01:05On en parle ce soir avec nos invités.
01:08Bonsoir Alexandra Saviana.
01:09Bonsoir.
01:10Rédactrice en chef adjointe au service Société de l'Express.
01:13Patricia Allémonière.
01:14Bonsoir Patricia, grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:18Bonsoir Richard Verlinde.
01:19Bonsoir Victor.
01:20Correspondant France et Europe pour le média suisse Blic.
01:23Et bonsoir Adrien Brachet.
01:24Bonsoir.
01:25Rédacteur en chef adjoint au service politique du Point.
01:29C'est donc parti pour le mondial de football, la cérémonie d'ouverture en ce moment même à Mexico,
01:34avant le premier match tout à l'heure à 21h, entre le Mexique et l'Afrique du Sud.
01:38Bonsoir Clavier Monferrand.
01:41En direct depuis le stade Aztec avec des dizaines de milliers de personnes pour assister bien sûr à ce spectacle.
01:47Après, c'est un stade chien.
01:49Est-ce que vous m'entendez Xavier ?
01:51C'est vrai ?
01:52Xavier Monferrand, est-ce que vous êtes avec nous ?
01:54C'est en France Info.
01:56On essaiera de vous retrouver un peu plus tard Xavier.
01:59Depuis ce stade Aztec, on le disait, des dizaines de milliers de personnes.
02:02Je vois Patricia Allémonière que cela fait sourire.
02:05On essaiera bien sûr d'aller à Mexico pour retrouver Xavier Monferrand.
02:09On l'a dit, la fête dans le stade un peu moins en dehors avec de nouvelles manifestations comme ces
02:14derniers jours.
02:14Et puis des bousculades aussi d'ailleurs à Mexico tout à l'heure pour entrer dans la principale fanzone du
02:19mondial,
02:20dans la capitale mexicaine.
02:21Manifestation qui donne le ton de cette Coupe du Monde, je le disais, très politique.
02:25Il y aura au total trois cérémonies d'ouverture demain au Canada et aux Etats-Unis.
02:29C'est vraiment le mondial de la démesure, Richard Verli.
02:32On l'a dit, 48 équipes au lieu de 32, c'est une première des stades bondés dans trois pays
02:37différents.
02:38Oui, alors la démesure logistique c'est évident.
02:41On a tendance d'ailleurs à oublier le Mexique et le Canada.
02:44On se focalise beaucoup sur les Etats-Unis parce que Donald Trump.
02:48Mais pour moi c'est surtout une Coupe du Monde qui est placée, alors on verra,
02:52mais sous le signe du fait que la FIFA, ce qui organise la Fédération Internationale de Football,
02:58est complètement un féodé à Trump.
03:01C'est-à-dire qu'on sait, rappelons quand même, que Gianni Fantino,
03:04le patron de la FIFA, a décerné à Trump un prix de la paix.
03:08Il y a cet arbitre somalien qui est exclu.
03:10Je ne pense pas qu'il ait été autorisé depuis, puisque Donald Trump change d'avis en permanence.
03:14Mais je crois que sur ce sujet-là, il ne va pas changer.
03:16L'arbitre somalien est exclu.
03:18Il y a l'équipe iranienne qui jouera dans des conditions extrêmement précises,
03:21puisqu'elle ne pourra séjourner, me semble-t-il, pas plus de 24 heures sur le territoire américain.
03:25Elle devra en repartir.
03:26Bref, ça, je trouve que c'est très problématique.
03:29Ça veut dire qu'en gros, vous acceptez que tous les pays organisateurs ne sont pas sur le même plan.
03:35Et la FIFA, de ce point de vue, se disqualifie.
03:38Mais il faut dire que la crédibilité de la FIFA comme organisation, je dirais, de référence,
03:43elle est depuis longtemps problématique liée aux affaires financières.
03:46Quand même au Qatar, elle avait été beaucoup critiquée,
03:48mais elle avait obtenu, la FIFA, une nette amélioration des conditions de travail,
03:52vous savez, de tous ces travailleurs migrants qui avaient construit les stades.
03:56Je pense qu'il faudrait que Gianni Infantino, à un moment donné, dise à Trump que c'est une Coupe
04:00du Monde de football,
04:01et ce n'est pas la Trump World Cup.
04:04Ça veut dire, Patricia, que la FIFA ne regarde finalement que son portefeuille, son propre portefeuille.
04:09On sait qu'elle prévoit d'engranger 11 milliards de dollars avec cette compétition, avec cette Coupe du Monde.
04:14Beaucoup plus qu'au Qatar.
04:15Et c'est un peu la démesure sur un plan financier, démesure parce que les prix des billets se sont
04:22envolés aux Etats-Unis.
04:24Certains sites ont calculé que si un individu voulait suivre pratiquement du début à la fin son équipe,
04:31ça serait 54 000 euros pour pouvoir suivre la Coupe du Monde.
04:35Avec pour la finale des billets à pas moins de 3 500 euros.
04:37Exactement, mais là, 54 000 euros, ce n'est pas à la portée de tout le monde.
04:41Les prix des métros, des trains pour aller dans les stades ont été déculpés.
04:47Enfin bon, il y a effectivement une forte critique sur cet aspect financier.
04:51Forte critique aussi sur ces coupes durant les matchs fraîcheurs qui vont permettre...
04:58Des pauses fraîcheurs, effectivement.
04:59Des pauses fraîcheurs, oui, coupes fraîcheurs, c'est des pauses fraîcheurs,
05:02qui vont permettre officiellement aux joueurs de se désaltérer,
05:05mais surtout la publicité de s'exercer massivement.
05:09Et de faire comme dans le basket américain, finalement, des cartons au lieu de l'habituel mi-temps au football.
05:14Voilà, parce que si vous voulez, le football ne bénéficie pas de l'intérêt que les autres sports américains que
05:21l'on connaît,
05:22ne serait-ce que le baseball ou les autres, suscitent aux Etats-Unis.
05:25Et donc, il faut bien...
05:27Le soccer, c'est vu comme un sport de niche, en quelque sorte, aux Etats-Unis.
05:32Ça a progressé depuis les années 2000, mais enfin, ça a mis du temps à progresser.
05:37C'est quand même un sport d'élite, c'est un sport plutôt considéré sur la gauche, enfin, d'une
05:42certaine...
05:42Donc, là, pour l'instant, effectivement, il faut susciter l'intérêt.
05:47Donc, on va faire des ballons, on va faire des champs, on va faire des tas de choses extraordinaires à
05:51l'américaine.
05:51Donc, cette Coupe du Monde va avoir, hormis cet aspect politique et géopolitique que vous avez souligné,
05:57avec ce dont on va parler sûrement après,
05:58mais il y a aussi une démesure financière, une démesure de pub qui choque énormément de gens,
06:05effectivement, même aux Etats-Unis, qui ont pourtant l'habitude de cette démesure-là.
06:10La ferveur autour du football, elle, elle existe toujours et depuis longtemps en Amérique du Sud.
06:15On retourne à Mexico.
06:17Xavier Montferrand, vous êtes avec nous cette fois où on est, cette cérémonie d'ouverture ?
06:21Ça y est, elle est terminée. Désolé, j'étais perturbé tout à l'heure par l'absence d'Edson Alvarez,
06:28le capitaine mexicain, qui n'est pas là.
06:29Les Mexicains, trop juste d'ailleurs physiquement, mais les Mexicains, eux, viennent d'entrer sur la pelouse
06:34après cette cérémonie d'ouverture.
06:37Assez brève, mais efficace, avec toutes les stars latinas,
06:40et notamment, évidemment, Shakira, qui a chanté l'hymne de la Coupe du Monde,
06:45Dai Dai, avec Burnaboy, et puis il y a aussi le Colombien Jebalvin, avec son Kekalor,
06:51qui a vraiment fait monter la température.
06:53C'est assez agréable ici à Mexico, on n'est même pas à 25 degrés pour ce match.
06:58Il est 13h, enfin, il va être 13h ici pour le coup d'envoi, donc c'est très tôt.
07:03Et les gens sont là depuis très tôt, aux abords du stade, 7h du matin,
07:06ouverture des portes à 8h, donc à 5h, 5h avant le coup d'envoi du match.
07:14C'est assez impressionnant, 87 000 spectateurs qui sont là,
07:17tout le monde est là, la marée verte du stade Aztèque, ce géant,
07:21le Colosse de Saint-Ursul, comme ils l'appellent ici,
07:24parce que nous sommes dans le quartier de Santa Ursula,
07:26et les gens l'ont baptisé le Colosse, parce qu'il domine tout le sud de la capitale mexicaine.
07:34Les sifflets que vous entendez, c'est parce que les Bafana Bafana
07:37viennent d'entrer, les joueurs de l'Afrique du Sud,
07:40qui partent à l'échauffement, donc quelques minutes après ceux du Mexique.
07:43Ça y est, on y est, ça y est, on y est, la Coupe du Monde 2026 va commencer.
07:47Merci beaucoup, Xavier Montferrand, en direct de Mexico.
07:51On rappelle effectivement, coup d'envoi à 21h pour ce premier match
07:54entre le Mexique et l'Afrique du Sud.
07:57On a parlé des cérébronies d'ouverture, celle-ci en direct de Mexico.
08:01Il y en aura une autre, donc, demain, aux Etats-Unis.
08:03Donald Trump ne devrait pas y assister à ce premier match
08:06de l'équipe américaine demain face au Paraguay.
08:09C'est le chef de la diplomatie des Etats-Unis qui sera présent, Marco Rubio.
08:12C'est assez inhabituel.
08:14Adrien Brachet, normalement, les chefs d'Etat sont là
08:16pour le début des compétitions internationales.
08:18Tout à fait, c'est totalement inhabituel.
08:20Et ça l'est d'autant plus que, comme le disait Patricia tout à l'heure,
08:23l'ombre de Donald Trump plane sur toute cette Coupe du Monde.
08:27Alors, il a déjà indiqué qu'il irait à la Coupe du Monde,
08:29qu'il irait assister à des matchs, mais c'est d'autant plus paradoxal
08:32qu'il est, si vous voulez, l'éléphant dans la pièce de cette Coupe du Monde.
08:36Ce qui est unique, on parlait de l'aspect business
08:40et le fait que cette Coupe du Monde rentrait dans un aspect économique jamais vu.
08:44Ce qui est aussi unique, c'est qu'elle se déroule sur trois pays
08:46qui sont les trois en tension permanente ces derniers temps.
08:51Et le Canada et le Mexique ont tous les deux le sentiment
08:55que Donald Trump est en train d'essayer de les effacer dans cette Coupe du Monde.
08:59Et donc, c'est d'autant plus surprenant,
09:01cette absence de Donald Trump à ce moment-là.
09:04Rappelons-le que Donald Trump...
09:05Match qui se déroule à Los Angeles,
09:06où il se dit qu'il n'est peut-être pas forcément le plus populaire.
09:09Alors là, il y a ce contexte-là.
09:09Il va probablement y avoir des tensions.
09:12Il y en aura probablement aussi avec le maire de New York,
09:15le nouveau maire démocrate de New York.
09:17Donc, ça va.
09:18Donald Trump essaye de faire de cette Coupe du Monde,
09:21avant les mi-termes, une sorte de grande démonstration de force.
09:25Mais attention, parce qu'elle peut aussi se retourner contre lui.
09:29Et il est certain que le gouvernement mexicain,
09:32comme le gouvernement canadien,
09:33vont essayer de ne pas se laisser invisibiliser par Donald Trump.
09:36Rappelons qu'il y a de fortes tensions sur la question de la drogue
09:39et des migrants entre Donald Trump et le Mexique.
09:42Donc, le Mexique ne va pas se laisser faire.
09:43Mais on oublie souvent aussi les tensions persistantes avec le Canada.
09:47Rappelons que le premier ministre canadien, Marc Carnet,
09:49a été élu sur une ligne de résistance à Donald Trump.
09:54Que Donald Trump, parfois, provoque en voulant faire du Canada un État américain.
10:00Donc, tout ça va jouer dans ce contexte-là.
10:03Et c'est donc d'autant plus surprenant que Donald Trump ne soit pas présent à ce match d'ouverture.
10:07Il ne sera pas dans le stade demain.
10:08On peut se rappeler aussi, Alexandra Saviana,
10:10la façon dont il a été hué il y a 48 heures,
10:13en se rendant au Madison Square Garden, à New York,
10:15pour la finale du championnat de basket américain.
10:18Oui, mais je voulais quand même faire une petite remarque,
10:20une petite incise sur la présence ou non des chefs d'État.
10:23La présidente mexicaine, Claudia Chambon, n'y est pas non plus.
10:26Alors, elle, pour une raison différente, une raison très politique,
10:29c'est-à-dire qu'elle a passé son billet à une autochtone,
10:34une mexicaine indigène, qui est amatrice de football, joueuse amateurs,
10:39et donc qui va pouvoir aller se rendre sur le stade à la finale,
10:43pendant que la présidente sera parmi ses supporters à Mexico.
10:47Donc, c'est vraiment un message politique, disant,
10:49je suis proche de mon peuple.
10:50Trump, c'est différent.
10:53Il joue aussi sur le fait qu'effectivement, aux États-Unis,
10:57le football, c'est quand même moins important,
10:59ce n'est pas un sport aussi sacré.
11:01D'ailleurs, anecdote assez amusante,
11:03en 1994, la Coupe du monde de football se tenait aux États-Unis,
11:08et dans les premières minutes,
11:10tous les États-Unis sont rivés devant leur télévision,
11:13et paf, la chaîne change,
11:15parce que c'est la poursuite d'O.J. Simpson.
11:17Et donc, les Américains sont collés à cette image-là,
11:20et pas à l'image de la Coupe du monde.
11:22Donc, aujourd'hui, les temps ont changé,
11:25l'investissement que met la FIFA dans cette Coupe du monde
11:28montre qu'il y a effectivement des spectateurs,
11:30mais tout cet événement est aujourd'hui complètement paralysé
11:34par les prix et par les questions politiques qui l'entourent.
11:38Et on va voir justement si ces polémiques vont se poursuivre
11:41pendant le Mondial, pendant la compétition.
11:42Grégoire Margoton, la voix du football sur TF1,
11:45le commentateur était ce matin l'invité de nos confrères de France Inter.
11:48Il y a toujours eu des polémiques.
11:50Avant les Jeux Olympiques, avant les Coupes du monde,
11:51il y a des polémiques. Il y en a eu beaucoup là.
11:53La liste, elle va s'allonger sans doute.
11:55La vraie différence, c'est qu'il y a plein de points d'interrogation.
11:57On est passé à 48 équipes.
11:59On réunit encore plus le monde.
12:01Et réunir le monde en 2026, c'est un peu compliqué.
12:04Surtout chez quelqu'un qui n'a aucune culture du football,
12:06l'organisateur en chef à la Maison Blanche,
12:08et qui, chaque jour, peut inventer quelque chose.
12:10Donc, on verra. Il y aura peut-être d'autres polémiques jour après jour.
12:12En général, ça se calme dès que le ballon commence à rouler.
12:15On va voir si ça se confirme encore cette fois-ci.
12:17Richard Verly, premier coup de sifflet dans trois quarts d'heure pour ce premier match.
12:22Toutes les polémiques s'arrêtent une fois qu'on commence le premier match ?
12:24Je ne pense pas qu'elles s'arrêteront aux Etats-Unis.
12:27Peut-être s'arrêteront-ils, mais d'ailleurs, il y en a moins, tout simplement,
12:30au Mexique et au Canada. Il y en a beaucoup moins.
12:32Mais quand vous savez que, par exemple, Donald Trump a décidé de déployer les forces de ICE,
12:37vous savez, son agent de police anti-immigration,
12:40dont on a vu les épisodes de brutalité autour des stades,
12:45ont-ils reçu consigne de se montrer particulièrement modéré
12:47parce que c'est la Coupe du Monde ?
12:49Ou, au contraire, vont-ils profiter de l'afflux de supporters du football
12:53dont on peut penser qu'ils sont surtout latinaux
12:55parce que c'est cette communauté qui est la plus passionnée de ballons aux Etats-Unis ?
12:58Moi, je suis très curieux de voir ce que ça va donner.
13:01Et par ailleurs, ce n'est pas dans le tempérament de Donald Trump
13:04de laisser quelque chose se dérouler sans que la lumière soit sur lui.
13:07Or, pour que la lumière soit sur lui dans un événement comme celui-ci,
13:11il faut qu'il fasse quelque chose
13:13parce que la lumière ne viendra pas naturellement sur ses compétences en football
13:17car, comme on l'a dit, je ne sais même pas s'il connaît
13:20les vainqueurs des dernières Coupes du Monde
13:23et peut-être, allez, j'ose dire une chose,
13:25connaît-il même pas les règles du football ?
13:27Patricia Alemonia, il ne connaît pas les règles, vous pensez à Donald Trump ?
13:30Il y a complètement cet avis, je crois qu'il ne s'y intéresse pas.
13:33Et c'est même ça, c'est plus grave.
13:34Le football, ça l'ennuie, ce n'est pas son truc, c'est européen.
13:37C'est une arrivée récente d'un sport qui n'était pas américain.
13:42Alors déjà, ça ne participe pas.
13:43Pourquoi il a-t-on voulu avoir cette Coupe du Monde ?
13:45Mais parce que c'est la Coupe du Monde, c'est tout.
13:47C'est mondial.
13:49Donc lui, qui est le maître du monde, ne peut avoir en fait durant son temps...
13:54Pour pouvoir dire que c'est la meilleure Coupe du Monde, c'est la meilleure Coupe du Monde,
13:55c'est celle qui aura le plus de monde.
13:58Et puis regardez, on va sur trois pays,
14:00c'est moi qui ai les trois quarts de tous les matchs de ces trois pays.
14:03Enfin, il ne pourra poursuivre, effectivement, dans ses excès.
14:07Sur le fond, il ne s'y intéresse pas.
14:09Donc peut-être, s'il voit que le peuple américain participe,
14:13là, finalement, il saura rebondir parce qu'il est en difficulté,
14:17on l'a vu pour l'instant dans les sondages.
14:19Il ne cesse de dévisser sa cote de popularité au plus bas.
14:23Donc, s'il voit la bête politique qu'est Donald Trump,
14:26s'il voit que l'Amérique rentre dans le jeu,
14:28et on ne sait pas si elle va rentrer encore alors qu'on se parle.
14:31Parce que, vous savez, tous les billets n'ont pas été vendus.
14:34La FIFA distribue, donne des billets.
14:37Donc, ça prouve bien que l'engouement attendu n'est pas là.
14:39Mais s'il voit que l'engouement, ça y est, c'est parti,
14:42la bête politique qui laissera rebondir dessus,
14:45et il saura, effectivement, essayer de minimiser
14:48tout ce qui pourrait être conflit
14:50pour n'en avoir que les aspects les plus nobles.
14:52Alexandra ?
14:53Moi, je ne serais pas aussi sereine à la place de la présidente mexicaine
14:57qui a quand même des cartels à gérer sur le dos.
15:02Quand les stades des infrastructures ont été construites,
15:05dans une région du Mexique,
15:07on n'a retrouvé qu'entre 29 sacs avec des restes humains,
15:10parce qu'au Mexique, c'est un drame perpétuel.
15:14Il y a des disparitions de gens très régulières.
15:16Le pouvoir est accusé, justement,
15:17de ne pas prendre la situation au sérieux,
15:20voire même de s'entendre parfois,
15:23par certaines personnes de la police,
15:24avec les trafiquants et avec les cartels.
15:26Donc là, aujourd'hui, on a toute une branche de la population
15:28qui, justement, veut faire entendre ce problème
15:30et veut utiliser la Coupe du Monde
15:32comme une espèce de porte-voix.
15:33Et finalement, le meilleur allié pour le calme
15:37de la présidente dans cette situation,
15:39c'est, de manière assez ironique,
15:40peut-être les cartels qui voient dans la Coupe du Monde
15:43l'occasion de faire du business, tout simplement,
15:45et de vendre leurs marchandises dans le calme
15:48auprès des supporters du monde entier.
15:50S'il y a des désordres, en revanche,
15:52s'il y aura dans le sens de Trump qui saura dire
15:54« Voyez, je vous ai bien dit,
15:55il faut mettre de l'ordre dans ces pays
15:56qui ne fonctionnent pas et qui sont soumis au cartel. »
15:59Oui, parce que jusque dans les dernières heures
16:01précédant le début de la compétition,
16:03il y a eu des manifestations d'habitants
16:06pour alerter sur le sort des personnes disparues,
16:08justement, dans le cadre du trafic de drogue
16:10et des cartels.
16:11Il y a eu des manifestations aussi ces derniers jours,
16:13et même ces derniers mois, en fait, au Mexique,
16:15d'enseignants aussi.
16:16Et encore ce soir, devant le stade,
16:17elles étaient prévues, normalement.
16:18Encore ce soir, devant le stade.
16:19Donc, il y a aussi, c'est vrai,
16:21une situation sociale et sécuritaire
16:23très compliquée au Mexique.
16:25Patricia Alémonière, on disait effectivement
16:26peut-être moins de polémiques au Mexique,
16:28mais il y a quand même ces manifestations qui continuent.
16:30Oui, le Mexique est dans un état de tensions extrêmes.
16:33L'Amérique de Donald Trump aggrave ces tensions
16:36parce qu'elle le met sous une pression énorme
16:39par rapport à Cuba et au Venezuela.
16:40On le voit très bien.
16:42Donc, la présidente mexicaine
16:43est dans une situation très particulière.
16:46Et effectivement, si jamais elle arrivait
16:49à maîtriser et que la situation soit maîtrisée,
16:51ça donnerait des armes en moins à Donald Trump.
16:53Parce que Donald Trump, quand même,
16:55il faut bien le dire,
16:56veut casser cette présidente qui lui résiste.
16:59On parlait de la question de la sécurité,
17:00notamment devant les stades aux Etats-Unis.
17:02Question de la sécurité aussi en France.
17:04Plusieurs mairies, Adrien Brachet,
17:06ont annoncé des couvre-feux.
17:07Toulouse encore aujourd'hui pour les jeunes de moins de 16 ans,
17:11de 22h à 5h, par exemple, dans la Ville Rose,
17:13pour plusieurs matchs.
17:14Ceux de la France, ceux de la Tunisie, ceux du Maroc,
17:17notamment, pour éviter les débordements
17:19qu'on a pu voir dans la finale du PSG.
17:21Oui, d'ailleurs, Laurent Nunez s'est exprimé
17:23en appelant à la prudence et à la sécurisation.
17:26Le ministre de l'Intérieur,
17:27en s'exprimant notamment sur la question
17:28de la sécurisation des fanzones.
17:31J'en parlais avec une source au ministère de l'Intérieur
17:33ces derniers jours.
17:34En effet, il y a une volonté d'éviter les débordements
17:37qui ont eu lieu au moment de la finale
17:41de Ligue des Champions.
17:42L'exécutif veut absolument éviter
17:44que ces scènes-là se reproduisent.
17:47Ce qui peut éventuellement aider l'exécutif,
17:49c'est l'horaire des matchs.
17:50C'est-à-dire que du fait du décalage horaire,
17:52certains matchs ont lieu très vite.
17:54Voir parfois la nuit en France.
17:56Voir parfois la nuit, voire très tôt.
17:57Et donc, on peut espérer que grâce à ça,
17:59il y ait moins de tensions.
18:00Mais c'est sûr qu'il y a une alerte des autorités
18:03pour faire en sorte que ça se passe
18:05le mieux possible sur le plan interne.
18:08Voilà, et on rappelle donc ce mondial
18:09qui commence, Patricia, encore un moment.
18:11Oui, je voudrais juste dire un petit quelque chose.
18:12Au moins, on critique beaucoup quand même
18:14le président de la FIFA,
18:15mais il a fait un geste envers notre confrère
18:17qui est emprisonné en Algérie.
18:21On en a parlé hier soir, effectivement,
18:23on les informait Christophe Gleiz
18:24en donnant une accréditation à Christophe Gleiz.
18:27On attend un signe de l'Algérie,
18:29ce qui serait formidable dans le cadre.
18:30On est toujours emprisonnés, effectivement,
18:33en Algérie.
18:33Et le début de ce mondial,
18:34avec ce premier match tout à l'heure
18:36à 21h.
18:37Et une autre info-foot qui vient de tomber
18:38pour les passionnés,
18:39c'est José Mourinho,
18:41célèbre entraîneur,
18:42qui sera l'entraîneur du Real Madrid
18:44le prochain jusqu'en 2029.
18:46Voilà, le club l'annonce ce soir.
18:49Donald Trump, on en parlait à l'instant,
18:51qui accueille donc la Coupe du Monde de football
18:53et qui comptait trouver un accord
18:54avec l'Iran avant le début de la compétition,
18:57eh bien, c'est peut-être en passe de se réaliser
18:58puisque le président américain,
19:00après avoir dit dans la journée
19:01qu'il allait frapper fortement l'Iran,
19:03annonce finalement ce soir
19:04qu'il annule ses frappes
19:05après des discussions,
19:06dit-il, au plus haut niveau.
19:08Bonsoir, Asni Abidi.
19:11Bonsoir.
19:11Vous êtes politologue,
19:12directeur du Centre d'études et de recherche
19:14sur le monde arabe et méditerranéen à Genève.
19:17On est habitué au revirement de Donald Trump.
19:20C'en est un supplémentaire ce soir ?
19:23C'est un supplémentaire,
19:25mais ce qui sépare les deux tweets,
19:27le premier sur, bien sûr,
19:29les bombardements ce soir
19:30et un accord qui va être bientôt signé,
19:34c'est trois heures.
19:35Donc, il est très difficile de croire
19:36que la direction iranienne
19:38en temps très court,
19:40en trois heures,
19:40ont accepté de signer cet accord.
19:43Deuxième élément,
19:44on sait très bien que Donald Trump
19:45nous a habitués finalement
19:47à un avis ou à une annonce
19:50et à son contraire.
19:51Il faut rappeler que lors des négociations
19:52à Genève avec les Omanais,
19:55pendant que les négociateurs
19:56étaient déjà à Genève,
19:57lui, il a pris la décision de bombarder.
20:00Donc, je pense qu'il faut prendre
20:01ces informations et même
20:02son dernier message
20:03qui est très enthousiaste,
20:05avec précaution,
20:06on ne sait pas encore
20:07quelle est la finalité,
20:09justement,
20:10de sa dernière sortie.
20:11Oui, puisque Donald Trump
20:12évoque aussi la possible signature
20:13d'un accord en disant même
20:14que les derniers points
20:15ont été validés par lui.
20:18Richard Verli,
20:18c'est difficile d'imaginer
20:19effectivement que les choses
20:20se soient accélérées comme ça
20:21tout d'un coup
20:22en quelques heures.
20:23Vous savez,
20:24il y a deux théories
20:24pour l'anniversaire de Donald Trump
20:26qui, rappelons-le,
20:27aura lieu dimanche
20:28avec un match
20:29avec un combat de MMA
20:30sur la pelouse de la Maison Blanche
20:32où a été construit
20:34une arène de MMA.
20:35Il y avait deux théories.
20:37Soit il fait le feu d'artifice
20:38pour son anniversaire,
20:39donc il frappe,
20:40il agit militairement
20:42de manière spectaculaire
20:43pour montrer qu'il est bel et bien
20:45l'homme le plus puissant du monde
20:47malgré ses 80 ans,
20:48puisque c'est l'âge
20:49qu'il aura dimanche.
20:50La deuxième théorie,
20:51c'est qu'il aura un cadeau
20:52et que le cadeau,
20:53ce sera l'accord.
20:54Je crois que pour l'instant,
20:55entre les deux,
20:56finalement,
20:57il n'a pas vraiment tranché
20:58au jour d'aujourd'hui.
21:00Là, maintenant,
21:00quand on parle,
21:01est-ce qu'on peut dire
21:01que dans trois heures,
21:02il n'y va pas déclencher des frappes ?
21:04Rien ne le dit.
21:05Donc, un coup,
21:06il annonce des frappes,
21:07un coup,
21:08il annonce un accord.
21:09Ce qui compte,
21:09c'est quand même
21:10ce qui se passe sur le terrain
21:11et ce qui semble se passer
21:13sur le terrain,
21:13c'est que l'Iran a la main.
21:15Il faut quand même le dire.
21:16Il y a eu cette attaque
21:17contre un hélicoptère apache
21:18qui a entraîné une riposte.
21:20Il y a le détroit d'Hormuz
21:23dont on a appris
21:23que les Américains
21:24avaient fait passer
21:25un certain nombre de navires,
21:26mais il n'empêche
21:27que la menace iranienne
21:28est toujours bien présente
21:29et qu'à tout moment,
21:30ils peuvent les fermer.
21:30Et dont l'Iran dit
21:31qu'il est à nouveau
21:31totalement fermé.
21:33Donc, il est dans cette situation
21:35où, pour dimanche,
21:37il lui faut quelque chose,
21:39mais il n'a pas tranché
21:40entre frapper ou traiter.
21:42Patricia,
21:43on ne peut imaginer
21:43ni feu d'artifice,
21:45comme le disait Richard,
21:46ni cadeau pour dimanche,
21:47que ça n'avance pas non plus.
21:48On peut très bien
21:51imaginer encore ça,
21:53le statu quo.
21:55Ce que je crois,
21:55c'est que
21:57Donald Trump
21:58a compris
21:59que les Iraniens,
22:00effectivement,
22:01se moquaient un peu
22:02de lui, là.
22:03Il a compris
22:04que les Iraniens
22:05avaient compris
22:05comment il fonctionnait.
22:06Et ce que les Iraniens
22:08ont compris,
22:10c'est que
22:10Donald Trump,
22:12finalement,
22:14l'absence de guerre,
22:15ça lui allait bien
22:16parce qu'il espérait
22:18que l'économie iranienne
22:20allait s'effondrer.
22:21C'était l'idée
22:22qu'on va continuer
22:23avec cette petite accalmie
22:24et faire effondrer
22:26et entraîner un effondrement
22:28de l'économie iranienne.
22:30Les Iraniens lui ont montré
22:31que ça ne marchait pas.
22:33Et donc,
22:34face à la réaction iranienne,
22:36il a décidé de montrer
22:37que c'était lui
22:38qui reprenait la main.
22:39Ce n'était pas les Iraniens
22:40parce que c'était la phrase
22:42répandue dans le monde entier.
22:43C'est les Iraniens
22:44qui ont la main,
22:45c'est les Iraniens
22:46qui dominent.
22:46Lui, il a perdu.
22:47Là, il a voulu démontrer
22:48que non,
22:49c'était encore lui
22:50qui avait la main
22:51et non seulement
22:52avec ses frappes.
22:53Ce qui est le plus intéressant,
22:54c'est qu'il a frappé des bateaux
22:55dont le bateau indien,
22:57etc.
22:57Avec trois morts
22:58sur ce bannot.
22:59Il y a eu trois navires
23:00de frappés.
23:00Ça veut dire que là,
23:02maintenant,
23:02non seulement je suis capable
23:03de frapper,
23:04mais je veux aussi
23:05empêcher tout ce cabotage
23:07le long de la côte iranienne
23:08et de ces petits bateaux
23:09qui passaient.
23:10Pas ceux que j'autorise,
23:11ceux qui passent
23:12sans mon autorisation.
23:14Et là,
23:14je trouve qu'il a envoyé
23:15un signal fort
23:16en disant aux Iraniens
23:18« Bon, maintenant,
23:19vous m'avez pris un peu
23:20pour un gogo
23:20qui veut gagner du temps.
23:22Je ne suis pas cet homme-là. »
23:24Donc, il remet la pression.
23:25Mais il ne veut pas la guerre
23:26et ça, on le sait.
23:27Donc, il a dit
23:28« On va attendre encore un petit peu. »
23:29Asni Abidi,
23:31Donald Trump parle ce soir
23:32de discussions
23:33au plus haut niveau.
23:35Est-ce qu'on a une idée
23:35d'avec qui parle
23:37le président américain ?
23:39Oui, il y a une nouveauté.
23:40Au même moment
23:41où Donald Trump a tuité,
23:43une grande délégation
23:45de haut niveau
23:45se trouvait en Eran.
23:48Et c'est un fait nouveau.
23:49Il y avait plutôt
23:51des discussions
23:51sur les avoirs gelés
23:53dont une partie,
23:54exactement 12 milliards de dollars,
23:55se trouve au Qatar,
23:57repatriée depuis la Corée du Sud.
23:58Mais en ce moment,
23:59oui, il y a une délégation
24:00en Qatari
24:00qui négocie toujours
24:01avec le canal historique,
24:03c'est-à-dire avec le négociateur
24:04en chef
24:04qui sont les Pakistanais.
24:06Donald Trump a compris
24:07une chose,
24:08ça c'est vrai,
24:08c'est nouveau aussi,
24:09c'est qu'il utilise
24:10la diplomatie de la contrainte.
24:12C'est-à-dire,
24:12pour lui,
24:13il faut maintenir
24:14la pression
24:15sur les Iraniens,
24:16quitte même
24:16à bombarder les Iraniens,
24:18tout en annonçant
24:19qu'il était enthousiaste
24:21et favorable
24:21à une négociation,
24:23à une discussion.
24:25Menacer l'île de Kharj,
24:26pourquoi ?
24:27Parce que cette île,
24:28c'est le centre nivralgique
24:29du détroit d'Hormuz.
24:30Les Américains,
24:31ils savent,
24:31ils sont conscients
24:32qu'aujourd'hui,
24:33les Iraniens disposent
24:34d'une autre arme nucléaire,
24:36c'est le détroit d'Hormuz.
24:37Et leur objectif,
24:38c'est bien sûr
24:39libérer,
24:40en tout cas,
24:40la navigation maritime
24:42et empêcher
24:43les Iraniens
24:44d'utiliser ce détroit.
24:45Et en même temps,
24:46les Iraniens
24:47veulent la fin
24:48de ce blocus
24:49qui leur coûte
24:50très cher.
24:51Donc,
24:51on sera certainement loin
24:52d'un accord
24:53sur l'Union nucléaire
24:54s'il y a un accord,
24:56mais probablement
24:56un accord cadre
24:57qui parle d'une consolidation
24:59d'un sessile feu,
25:01probablement un gel
25:02progressif
25:03des avoirs
25:04parce que les Iraniens
25:04aussi ont besoin
25:05de donner quelque chose
25:06au peuple iranien
25:08qui veulent le retour
25:09un peu de ces fonds
25:10nécessaires d'abord
25:11pour payer
25:12les soldats iraniens,
25:13la garde révolutionnaire
25:15et mais aussi
25:15le régime iranien
25:16et probablement,
25:18à mon sens,
25:19une ouverture aussi
25:20gradienne
25:20des Trois-Dormuzes.
25:22Et à ce qu'il y a,
25:22quand vous parlez
25:23de cette délégation
25:24de cette délégation
25:25Qataris,
25:26c'est la même
25:26qui a annoncé
25:27avoir quitté l'Iran
25:28aujourd'hui ?
25:30Absolument,
25:31c'est la même délégation
25:31qui était sur place
25:33et qui a passé
25:34plusieurs jours.
25:36On avait évoqué
25:37la question seulement
25:38des avoirs gelés,
25:40mais probablement,
25:41les négociations
25:42ont aussi
25:44concerné
25:44d'autres dossiers
25:45dans le nucléaire
25:46et dans le blocus maritime.
25:48Adrien Brachet.
25:49Oui, moi je rejoins
25:50tout ce qu'on a dit
25:50depuis le début
25:51sur le fait
25:51qu'il faut être
25:52extrêmement prudent
25:53depuis le début
25:53de ce conflit
25:54et même avant
25:55Donald Trump
25:55a fait de l'imprévisibilité
25:57sa doctrine.
25:58CNN a comptabilisé
25:59depuis fin mars,
26:01Donald Trump
26:02a affirmé
26:02au moins 38 fois
26:04que l'on était proche
26:05d'un accord diplomatique
26:06qui mettrait fin
26:07au conflit.
26:07Donc on arrive
26:08à 39,
26:09donc on est
26:10un petit peu
26:12prudent
26:12sur le fait
26:13qu'il ne faut jamais
26:14crier victoire
26:15trop vite.
26:15Donald Trump
26:16a engagé ce conflit
26:17sans avoir
26:17de but de guerre
26:18très précis.
26:19À un moment
26:19il a parlé
26:20de changement de régime
26:21ensuite de la question
26:21du nucléaire
26:22et donc
26:23comme il n'a pas
26:24de but de guerre
26:25très précis
26:25ça engendre aussi
26:26cette imprévisibilité
26:27et le fait
26:28d'être englué
26:29dans ce conflit
26:29comme il l'est
26:30depuis plusieurs semaines.
26:31Sans parler de la question
26:33des moyens
26:33et de ce qu'il peut
26:34ou veut réellement faire
26:36notamment sur l'île
26:36de Rares
26:37on parlait justement
26:38de va-t-il
26:40envahir ce territoire
26:41il a fait une interview
26:43hier sur Fox News
26:44si je ne me trompe pas
26:45aujourd'hui sur Fox News
26:46pardon
26:47où il dit que
26:49il pourrait
26:50ce serait totalement
26:51une possibilité
26:51mais que le pays
26:52n'en a pas envie
26:53le pays à savoir
26:53les Etats-Unis
26:54et que comme les Etats-Unis
26:55n'en ont pas envie
26:56il ne va pas y aller
26:57mais il pourrait
26:57donc c'est sans arrêt
26:59le jeu de j'y vais
27:00j'y vais pas
27:01l'incertitude
27:02effectivement permanente
27:03c'était en avril
27:04où il a dit
27:05qu'il allait éteindre
27:06la civilisation iranienne
27:07jusqu'à preuve du contraire
27:08le pays est toujours là
27:09donc le problème
27:11avec Donald Trump
27:12c'est qu'il est à la fois
27:13difficile de savoir
27:14ce qu'il veut
27:15s'il a une stratégie
27:16s'il a seulement une tactique
27:17ou s'il agit
27:18un peu selon des pulsions
27:20Alexandra Saviana
27:21Patricia Alémonia
27:22Richard Verly
27:23Adrien Brachet
27:24et Yassni Abidi
27:25vous restez tous
27:25avec nous
27:26on poursuit la discussion
27:27dans un instant
27:28la seconde partie
27:30désinformée
27:30après l'info
27:31sur France Info
27:32il est 20h31
27:38Emmanuel Langlois
27:39c'est l'une des informations
27:40de la soirée
27:41le revirement de Donald Trump
27:42ce soir
27:43après avoir menacé
27:45toute la journée
27:46l'Iran de frappes massives
27:47dans la soirée
27:48le président américain
27:49a annulé
27:50il y a quelques minutes
27:51son projet
27:52il évoque désormais
27:53la possible signature
27:54d'un accord avec Téhéran
27:55dont les derniers points
27:57ont été selon lui
27:58validés
27:59le locataire de la Maison Blanche
28:00qui évoque aussi
28:01des discussions
28:02au plus haut niveau
28:03la date et le lieu
28:04de la signature
28:05de l'accord en question
28:06seront annoncés bientôt
28:07dit encore
28:08le président américain
28:10alors que l'Iran
28:11avait annoncé ce matin même
28:12la fermeture totale
28:14du détroit d'Hormuz
28:15jusqu'à nouvel ordre
28:16les marchés
28:18s'emballent
28:19après ces annonces
28:20provoquant le net recul
28:21des cours du pétrole
28:22et des coûts d'emprunt
28:23ainsi qu'un rebond
28:24des indices boursiers
28:26américains
28:27retour en France
28:28où le maire de Florence
28:29dans le Gers
28:30s'appelle à rester digne
28:32pour accompagner
28:32demain
28:33la famille de Liana
28:34cette collégienne
28:35retrouvée morte
28:36début juin
28:37ses obsèques
28:38sont prévus
28:39en effet ce vendredi
28:40la mairie précise
28:41que l'inhumation
28:42se fera
28:42dans un cadre privé
28:44sans aucune présence
28:45médiatique
28:46le corps d'un alpiniste
28:48âgé de 46 ans
28:49retrouvé ce matin
28:50au pied du couloir
28:52du Goûter
28:52dans le massif
28:53du Mont Blanc
28:54d'après la gendarmerie
28:55la victime
28:56était originaire
28:57de Meurthe-et-Moselle
28:58elle était partie
28:58hier matin
28:59sans guide
29:00les circonstances
29:01de sa mort
29:02n'ont pour l'heure
29:02pas pu être déterminées
29:04à ce stade
29:05un quadragénaire
29:06a lui été condamné
29:07à 12 ans
29:08de réclusion criminelle
29:09devant la cour
29:11du Pas-de-Calais
29:11il était jugé
29:12pour viol et violence
29:13alors qu'il l'avait exercé
29:15pendant deux décennies
29:16sur fond de polygamie
29:18l'avocate générale
29:19à l'audience
29:19avait dénoncé
29:20un système
29:21basé selon elle
29:22sur le contrôle
29:23la manipulation
29:23et la dissimulation
29:25de ses trois compagnes
29:26et de ses quatre enfants
29:27et puis c'est parti
29:29c'est parti
29:29pour plus de cinq semaines
29:30maintenant
29:31le coup d'envoi
29:31du mondial de football
29:33a été donné
29:34il y a quelques minutes
29:34lors d'une cérémonie
29:35d'ouverture
29:36au Stade Azteca
29:37de Mexico
29:37qui se poursuit
29:38alors qu'il est
29:39dont Shakira
29:40a fait vibrer
29:41les 80 000 spectateurs
29:43premier match
29:43donc tout à l'heure
29:44à 21h
29:45dans un peu moins
29:45d'une demi-heure
29:46heure de Paris
29:46à Mexico
29:48pour une première rencontre
29:50entre le Mexique
29:51et l'Afrique du Sud
29:52basée à Boston
29:53rappelons-le
29:54les Bleus
29:54feront leur entrée
29:55dans la compétition
29:56mardi prochain
29:57ce sera contre le Sénégal
30:01France Info
30:0320h
30:0421h
30:04France Info
30:06les informés
30:06Victor Mathe
30:08avec ce soir
30:09sur France Info
30:10Alexandra Saviana
30:11rédactrice en chef adjointe
30:13au service Société
30:13de l'Express
30:14Patricia Alemonia
30:15grand reporter
30:16spécialiste des questions
30:17internationales
30:18Richard Verly
30:19correspondant France
30:20et Europe
30:21pour le média suisse
30:22Blic
30:23Adrien Brachet
30:23rédacteur en chef adjoint
30:25au service politique
30:26du Point
30:26Yasmin Abidi
30:27toujours en ligne
30:28avec nous
30:28politologue
30:29directeur du centre d'études
30:30et de recherche
30:31sur le monde arabe
30:32et méditerranéen
30:33basé à Genève
30:34en Suisse
30:35nous parlions donc
30:36de ce revirement
30:37Donald Trump
30:37qui dit ce soir
30:38annuler les frappes
30:39qu'il avait prévues
30:40en Iran
30:41Richard Verly
30:42on ne l'a pas évoqué
30:43tout à l'heure
30:43mais la concomitance
30:45avec le début
30:46de la coupe du monde
30:47c'est peut-être ça aussi
30:48qui a pu faire changer
30:48en quelques heures
30:49Donald Trump
30:51je ne crois pas trop
30:53je pense que
30:53Donald Trump
30:54encore une fois
30:55ça a été dit
30:55par Asni Abidi
30:56il a cette obsession
30:58de la diplomatie
30:59par la contrainte
30:59il est persuadé
31:00que lorsqu'il menace
31:02l'Iran exécute
31:03d'une manière
31:04ou d'une autre
31:04alors que les faits
31:05ont prouvé le contraire
31:07et c'est d'ailleurs pour ça
31:08qu'il a menacé
31:0938 fois
31:10de frapper
31:11donc je crois
31:12qu'il est dans son élément
31:14il annonce
31:15il ne tient pas
31:16sa promesse
31:16mais si ça se trouve
31:17encore une fois
31:18il va surprendre
31:19et il va décider
31:20de frapper
31:21ce qui me semble
31:22plus percutant
31:24et plus important
31:25c'est les dates
31:26qui vont suivre
31:27d'abord le premier match
31:29aux Etats-Unis
31:29vous l'avez dit
31:30ensuite son anniversaire
31:31ensuite le sommet du G7
31:33ne l'oublions pas
31:34il sera à Evian
31:35et sa venue est confirmée
31:37donc il va se retrouver
31:38devant ses alliés
31:39enfin ses alliés
31:41normalement
31:42ses alliés
31:42ses alliés
31:43qui ont quelques soucis
31:44avec lui
31:44et là par contre
31:45il y a à mon sens
31:46une véritable question
31:47va-t-il arriver
31:48en vainqueur
31:49s'il y a un accord
31:50ce sera le cas
31:51donc il aura quelque chose
31:52à montrer
31:53à ses partenaires du G7
31:55s'il arrive plutôt
31:56en vaincu
31:57c'est-à-dire qu'il n'a
31:58toujours pas l'accord
31:58en question
31:59ce sera pour lui
32:00une forme d'aléa canossa
32:02à propos de l'accord
32:03Asni Abidi
32:04quand Donald Trump
32:05dit que les derniers points
32:06ont été validés
32:07de quel point parle-t-il ?
32:10Richard Vallée
32:10est gentil de parler
32:11de ses alliés
32:12moi je dirais
32:12à sa place
32:13je parlerai de ses ex-alliés
32:14Donald Trump
32:15il l'a dit
32:16dans son message
32:16c'est très intéressant
32:17et éloquent
32:18les Émirats
32:19ne participent pas
32:20dans les discussions
32:21mais il a dit
32:21l'accord a été accepté
32:23par les États-Unis
32:24Israël
32:25et l'ordre d'ailleurs
32:26est très intéressant
32:27ensuite il a parlé
32:28de l'Arabie Saoudite
32:29les Émirats Arabes Unis
32:30et le Qatar
32:31mais donc
32:32l'Union Européenne
32:34les membres
32:35de l'Alliance Atlantique
32:37tout de même
32:37ne sont pas du tout
32:39donc je pense que l'Europe
32:40aujourd'hui
32:40a beaucoup de soucis
32:41à se faire
32:42et s'interroge
32:43justement
32:43sur cette guerre
32:45d'autant plus
32:45que les Français
32:46les Britanniques
32:47avec cette initiative
32:48très intéressante
32:49par ailleurs
32:49de sécuriser
32:50la navigation maritime
32:52une fois en Sicile
32:53le feu consolidé
32:54à la fois au détroit
32:55d'Hormuz
32:55et bien sûr
32:57aussi la mer Rouge
32:58Abeb el-Mendeb
32:59ce qui est très
33:00très important
33:01concernant les points
33:02les points sont connus
33:04il me semble
33:05en tout cas
33:06que pour les Iraniens
33:07la question nucléaire
33:08donc l'uranium
33:09enrichi
33:10il y avait deux phases
33:11celle donc
33:12de l'allègement
33:13en quelque sorte
33:14de l'uranium
33:15les Américains disent
33:16ceux qui suivent
33:17ce dossier
33:17que Donald Trump
33:19n'a pas suivi
33:20l'avis de ces deux
33:21négociateurs
33:21Wittkopf
33:22ou Kushner
33:23et c'est pourquoi
33:24il a fait
33:24une volte-face
33:25sur l'accord
33:26donc on a
33:27plutôt un accord
33:28provisoire
33:29ou disons
33:29un projet
33:30d'accord
33:30qui est un accord
33:31cadre
33:32et ce n'est pas
33:32l'accord définitif
33:33ça c'est normal
33:34et qui ne parle pas
33:36en détail
33:36de la question
33:37des programmes
33:38nucléaires
33:39les Iraniens
33:40aujourd'hui
33:40sont heureux
33:41pour une seule chose
33:42je parle du régime
33:44iranien
33:44c'est que
33:45Trump négocie
33:46avec eux
33:46c'est tout de même
33:47un grand changement
33:48et un grand soulagement
33:50alors que lui
33:50quelques semaines
33:52demandait le départ
33:54et la chute
33:54de ce régime
33:55ensuite bien sûr
33:56la question à mon sens
33:57c'est le détroit d'Hormuz
33:59qui est très important
34:00pour Donald Trump
34:00pour l'économie internationale
34:03et parce que
34:03les Iraniens
34:04ont fait finalement
34:05porter le coup
34:07de la guerre
34:07à ses alliés
34:09dans la région
34:10en effet
34:10et qui se plaignent
34:12tous les jours
34:12à Donald Trump
34:13l'Arabie Saoudite
34:14les Émirats
34:15surtout les Émirats
34:16et vous avez vu
34:16ce qui s'est passé
34:17pour le Kuwait
34:18et pour le Bahrain
34:19où il y a la cinquième flotte
34:21donc à mon sens
34:22un accord provisoire
34:23ou un accord de principe
34:24va certainement parler
34:25du détroit d'Hormuz
34:26la question des avoirs gelés
34:29et bien sûr
34:29le blocus
34:30Donald Trump a parlé
34:31il a dit que
34:32le blocus
34:33ne sera pas levé
34:34tant que l'accord
34:35n'est pas signé
34:36tant que l'Iran
34:37n'a pas montré
34:38quand même
34:39sa bienveillance
34:40il est très difficile
34:40pour lui
34:41de signer quelque chose
34:42ou d'accepter un accord
34:44qui ne soit pas différent
34:45de celui d'Obama
34:47et qu'il ne sera pas meilleur
34:48ça va être très difficile
34:50et à propos d'accords
34:50justement
34:50Patricia Alémonière
34:52on est d'accord
34:52que pour l'instant
34:53ce sera un texte
34:54sans doute
34:55une page
34:56pour se mettre d'accord
34:57déjà
34:57et discuter ensuite
34:58ce qui prendra des semaines
34:59voire des mois
34:59oui c'est une page
35:00c'est à dire
35:01c'est une ouverture
35:02en vue de négocier
35:04les accords
35:05tout ce qui sera négocié
35:06sur le plan nucléaire
35:07ça a pris deux ans
35:09Obama
35:09plus une dizaine d'années
35:11avant
35:13sous Obama
35:15donc là effectivement
35:16ça va être encore
35:18très long
35:18vous laisse reprendre
35:19un peu d'eau
35:19Patricia Alémonière
35:21Adrien Brachet
35:22je vous laisse compléter
35:23ce qu'on disait
35:24avec Patricia Alémonière
35:25sur la suite des discussions
35:27sur le fait que
35:29de toutes les façons
35:29même si on parvient
35:30à un accord
35:31on ne sera pas du tout
35:32à un accord définitif
35:34et que la question
35:35la principale question
35:37qui fâche
35:37qui est celle
35:38du nucléaire iranien
35:39sera loin d'être réglée
35:40c'est une question
35:41qui demande des mois
35:42des années presque
35:42de négociations
35:43donc de toutes les façons
35:45même si on avait
35:45un préaccord
35:46il serait extrêmement précaire
35:47sachant qu'il y a aussi
35:48une autre question
35:49qui peut
35:51qui entre en jeu
35:52qui est la question
35:52du Liban aussi
35:53puisqu'on est quand même
35:54dans la même ère régionale
35:55et que l'Iran aimerait
35:57que l'accord
35:58intègre la situation
36:00au Liban également
36:01et puis il y a la question
36:02qu'on a évoquée aussi
36:03des pays du Golfe
36:05qui sont pour une partie
36:07remontés
36:08contre leurs alliés américains
36:09estimant qu'ils paient
36:10les pots cassés
36:11de l'intervention américaine
36:13l'Iran a repris ses frappes
36:15notamment contre le Koweït
36:16oui
36:16je disais que là
36:18ce qui nous
36:20ses frappes
36:21de ces derniers jours
36:22ont bien montré
36:22qu'effectivement
36:23les deux ne voulaient pas
36:24enclencher quelque chose
36:26de déterminant
36:27parce que par exemple
36:28les frappes iraniennes
36:29on a parlé d'escarmouche
36:30les frappes iraniennes
36:32ont visé essentiellement
36:33des bases américaines
36:34elles n'ont pas frappé
36:36des intérêts
36:37ni émiratis
36:38ni qataris
36:39d'autant que
36:40comme l'a dit Abibi
36:41c'était effectivement
36:43il y avait cette négociation
36:44qui se passait
36:45actuellement à Téhéran
36:46officiellement que sur
36:48les avoir gelés
36:49au Qatar
36:50mais on sait bien
36:51que les qataris
36:52sont des bien meilleures
36:53négociations
36:54que les pakistanais
36:55enfin c'est l'avis
36:56de tous ceux
36:56qui suivent de près
36:57ces négociations
36:58les pakistanais
36:59ne connaissaient pas
37:00toutes les arcanes
37:02subtiles
37:02des négociations
37:03proche orientales
37:04et donc là
37:05les qataris
37:06semblent avoir quand même
37:06repris la main
37:07et des choses se passent
37:10des choses se passent
37:11c'est certain
37:12est-ce que ça va aboutir
37:14et bien
37:14là on va voir
37:15ou alors on aura
37:16un 40ème retournement
37:17encore un mot
37:18sur le sujet
37:18Alexandre Asseviana
37:19en fait c'est quelque chose
37:20qu'on a déjà dit
37:21mais qu'il faut quand même
37:21rappeler
37:22parce que ça me paraît
37:23assez fou
37:23on est en train de parler
37:25d'un retour
37:26à un accord similaire
37:27au JCPOA
37:29à l'accord sur le nucléaire
37:30de 2015
37:31passé sous Obama
37:32déchiré par Donald Trump
37:34lors de son premier mandat
37:35donc en fait
37:35c'est retour à la case départ
37:37alors que
37:37je le rappelle
37:38quand Donald Trump
37:39est arrivé au pouvoir
37:40pour son second mandat
37:41il était en position de force
37:42face à l'Iran
37:43on avait un régime
37:44qui était quasiment
37:45alors je ne dirais pas
37:46à genoux
37:46mais qui n'avait jamais
37:47été aussi affaibli
37:48depuis les années 80
37:49ensuite il y a eu
37:50l'épisode
37:52Epic Fury
37:53de l'année dernière
37:55non Rising Lion
37:56pardon
37:56je confonds les opérations
37:57Rising Lion
37:58de l'année dernière
37:58qui les avait
38:00aussi atteints
38:01notamment sur leurs
38:02installations nucléaires
38:03bien que les services
38:03de renseignement
38:04ne soient pas totalement
38:04non plus d'accord
38:05sur l'impact
38:06de ces frappes là
38:08bref le régime
38:09était considérablement
38:10affaibli
38:11on parlait de manifestations
38:12qu'ils ont réprimées
38:13dans le sang
38:14mais qui auraient pu
38:15les fragiliser
38:16encore davantage
38:16et en quelques mois
38:18il les a renforcées
38:20et on a aujourd'hui
38:21une sorte de
38:22junte militaire
38:23une transition
38:24d'un régime théocratique
38:25à un régime
38:26de plus en plus militaire
38:27de plus en plus dur
38:28et on a envie de dire
38:29tout ça pour ça
38:30avec aussi l'objectif
38:31de rouvrir ce fameux
38:32détroit d'Hormuz
38:32qui était ouvert
38:34justement avant le 28 février
38:36et c'était quand même
38:36renforcé diablement
38:37sur un plan nucléaire
38:39depuis qu'il l'avait déchiré
38:40et il était beaucoup plus fort
38:41voilà ce que l'on pouvait dire
38:42ce soir sur la situation
38:44en rappelant donc
38:44ce revirement de Donald Trump
38:46qui après avoir menacé
38:47de frapper très fortement
38:48l'Iran ce soir
38:49et bien renonce
38:50à ces frappes
38:51et parle même
38:51une nouvelle fois
38:52d'un accord tout proche
38:53merci Yassine Abidi
38:54d'avoir été avec nous
38:55politologue et directeur
38:56du centre d'études
38:57et de recherche
38:58sur le monde arabe
38:59et méditerranéen
39:00basé à Genève
39:02c'est une information
39:03France Info
39:04un moteur de recherche
39:05gratuit
39:06qui diffuse en ce moment
39:07des millions
39:08de données confidentielles
39:09des français
39:10il est pour l'instant gratuit
39:11et très facilement accessible
39:13Valentin Dunat
39:13Oui il permet de retrouver
39:15ce site
39:16des millions de données
39:17vous l'avez dit
39:17de n'importe quel français
39:19de quelles données on parle
39:20nom, prénom, date
39:21et lieu de naissance
39:22adresse
39:23numéro de passeport
39:24de sécurité sociale
39:25de téléphone
39:26IBAN
39:27plaque d'immatriculation
39:28les centres de soins
39:29ou encore
39:30notamment
39:31le nombre d'enfants
39:32pour être
39:33encore plus concret
39:34et réaliser
39:35la masse
39:36d'informations disponibles
39:37nous avons fait le test
39:39ici à France Info
39:40la très grande majorité
39:42des salariés sont concernés
39:43je précise également
39:44que nous avons été alertés
39:45en fait
39:46par des professeurs de collège
39:47qui nous ont fait part
39:48de leur inquiétude
39:49après que leurs élèves
39:50ont trouvé des informations
39:51confidentielles
39:52les concernant
39:53par ailleurs
39:54nous avons pu identifier
39:55des données personnelles
39:57de fonctionnaires
39:58censés être protégés
40:00ou encore
40:01des personnalités publiques
40:03et leurs familles
40:03et précisons que ce site
40:04créé par un jeune homme
40:05de 18 ans
40:06et qui deviendra
40:07payant lundi
40:08et bien pioche
40:09ces infos
40:09à partir d'une centaine
40:11de sources
40:12certaines publiques
40:12d'autres issues
40:13de piratage
40:14qui inquiètent
40:15notamment Clément Domingo
40:17alias Saxe
40:18il se présente
40:19comme un hacker éthique
40:20spécialiste en cybersécurité
40:22il était tout à l'heure
40:23l'invité de Transinfo
40:23ce qui se passe là
40:25c'est juste catastrophique
40:27des sites
40:27forcément on ne donnera pas
40:28le nom
40:29sur votre antenne
40:30mais il y en a en fait
40:31des dizaines
40:32d'autres sites comme ça
40:33qui se font
40:33si vous voulez
40:35automatiquement couper
40:36et automatiquement
40:37vous en avez d'autres
40:37qui surgissent
40:39et aujourd'hui
40:39ce n'est rien d'autre
40:40que la résultante
40:41de tous ces piratages
40:43de toutes ces fuites
40:44de données
40:44qui ont tendance
40:46à être banalisées
40:47par nos autorités
40:48banalisées par
40:48les entreprises
40:49qui se retrouvent
40:51aujourd'hui
40:51à être commercialisées
40:53qui se retrouvent
40:53à être centralisées
40:55sur l'internet classique
40:56donc là on ne parle
40:56même pas de dark web
40:57et qui expose
40:58toute notre vie privée
41:00numérique
41:01c'est totalement illégal
41:02d'avoir ça
41:02et je crains le pire
41:04je crains le pire
41:04à partir de la rentrée prochaine
41:05à partir de ce démarrage
41:07officiel de la campagne
41:08présidentielle
41:09où on pourra retrouver
41:10absolument tout
41:10sur des personnes
41:11sur des candidats
41:12vous avez aussi un peu
41:13parfois sur des équipes
41:14sur des équipes
41:15proches de ces candidats
41:16donc les mettre
41:16leur mettre des pressions
41:17donc voilà un peu
41:18ce qu'on pourrait avoir
41:19c'est stupéfiant
41:19ce qu'on entend là
41:20Adrien Brachet
41:21oui c'est extrêmement inquiétant
41:22surtout que sur ce site
41:23on retrouve
41:24comme vous l'avez dit
41:24des informations très précises
41:26l'Iban
41:27le nombre d'enfants
41:28le numéro de carte vitale
41:29le numéro de passeport
41:30et en effet
41:31c'est la résultante
41:32d'un phénomène
41:33d'explosion
41:34des fuites de données
41:35en 2025
41:37par rapport à 2024
41:38il y a eu une hausse
41:39de 10%
41:40selon la CNIL
41:40des violations de données
41:42il y a eu
41:43plus de 6 000
41:44exactement
41:44plus de 6 000
41:45il y a eu
41:47une fuite de données
41:48qui a été emblématique
41:49au mois d'avril
41:49qui est celle
41:50de l'agence nationale
41:51des titres sécurisés
41:52ce qui est extrêmement inquiétant
41:53Sébastien Lecornu
41:54avait pris la parole
41:55avec des millions
41:57de Français concernés
41:59voilà
42:01Sébastien Lecornu
42:02avait pris la parole
42:02en disant
42:03que c'était le casse du siècle
42:04mais qui a pratiquement lieu
42:05tous les mois
42:06et c'est vrai que
42:07si vous voulez
42:07si on compare
42:09au cambriolage du Louvre
42:10là
42:11par rapport à ça
42:11le cambriolage du Louvre
42:12c'est presque
42:13un micro-phénomène
42:14par rapport
42:15au danger
42:16et au risque
42:17auquel on est exposé
42:18puisqu'en effet
42:18il y a des risques économiques
42:20des risques pour la santé
42:22même quand on parle
42:23des hôpitaux par exemple
42:24et il y a aussi
42:26vous l'avez évoqué
42:26en effet
42:27des risques politiques
42:28en particulier
42:29au moment
42:30d'une campagne présidentielle
42:31d'ailleurs il y avait
42:32alors c'est un sujet
42:33un peu différent
42:34mais il y avait aujourd'hui
42:35une réunion
42:36sur la question
42:38des ingérences
42:39on y reviendra
42:41mais c'est certain
42:43que dans le cadre
42:45de la prochaine
42:45élection présidentielle
42:46ça va être
42:47un sujet
42:48de préoccupation
42:50majeure
42:50à la fois du gouvernement
42:52mais aussi
42:53de l'Elysée
42:53avec un sentiment
42:54d'impuissance
42:55Richard Verli
42:55on entend régulièrement
42:56ces fluides de données
42:57qui concernent effectivement
42:58la sécurité sociale
43:00des hôpitaux
43:00des entreprises
43:01toutes nos données
43:02comme ça
43:02qui circulent
43:03sans qu'on soit au courant
43:04on ne fait pas attention
43:05forcément
43:05quand on donne
43:06quand on met son nom
43:07ou quelques informations
43:09sur des sites
43:09oui en sachant
43:10que là c'est plus grave
43:11parce qu'il y a quand même
43:12une différence
43:12entre les sites
43:13sur lesquels
43:14chacun
43:14on peut être imprudent
43:16donc on peut entrer
43:17des données
43:18sur des sites
43:19et on ne devrait pas le faire
43:21et puis il y a des sites
43:22où on n'y est pour rien
43:23le numéro de sécurité sociale
43:24par exemple
43:25il est stocké
43:26normalement
43:27dans les serveurs
43:27de la sécurité sociale
43:28et je pourrais prendre
43:29d'autres exemples
43:30là apparemment
43:31c'est ça le problème
43:32c'est à dire que
43:33il y a ce moteur sur internet
43:35est-il seul
43:36ou est-ce qu'il y en a d'autres
43:37qui a les moyens
43:38de récupérer
43:39les données
43:40de sites
43:40qui devraient être sécurisés
43:42et qui les met
43:43dans le
43:44je dirais
43:45dans le domaine public
43:46sans pour l'instant
43:47en subir les conséquences
43:48moi j'ai
43:49ma grande surprise
43:50c'est que ce site
43:51soit encore actif
43:52parce que
43:52je ne pense pas
43:53qu'on est les premiers avertis
43:55je pense que
43:55les agences gouvernementales
43:57il y a
43:57une ou deux agences
43:59qui sont particulièrement
44:00aiguisées
44:01pour ces questions
44:02de fraude informatique
44:03le problème
44:04c'est que là
44:04on parle d'un site
44:05mais qu'il y en a
44:06bien d'autres
44:06donc
44:08est-ce que
44:08ça veut dire
44:09qu'on doit tous
44:10vivre avec ça
44:11oui
44:11est-ce qu'on est imprudent
44:13évidemment
44:13on n'est jamais
44:14trop prudent
44:15puis il y a un moment donné
44:16où je pense que
44:17c'est peut-être vrai
44:18pour nous tous
44:18autour de ce plateau
44:19on se dit
44:19bon ben voilà
44:20j'ai autre chose à faire
44:21je ne vais pas passer ma vie
44:22à me coffre-phoriser
44:24parce que de toute manière
44:25même en prenant
44:26toutes les précautions possibles
44:27et bien des données
44:28aussi sensibles
44:29que par exemple
44:30les données publiques
44:31genre
44:31numéro de sécurité sociale
44:33elles peuvent être récupérées
44:34on sait qu'on peut prévenir
44:35la CNIL par exemple
44:36la commission nationale
44:37informatique et liberté
44:38Alexandra Saviana
44:39mais le sentiment aussi
44:40effectivement
44:41c'est qu'il y a peu de choses
44:42à faire pour contrer
44:43finalement ce phénomène
44:44en fait
44:45le phénomène est tellement massif
44:47que
44:48la montagne est énorme
44:50on est face à des cybercriminels
44:52qui aujourd'hui
44:52ont systématisé
44:54le vol de données
44:55et parce que c'est quelque chose
44:56de très lucratif
44:57et ce qui est ennuyeux
44:59et le mot est faible
45:00c'est qu'aujourd'hui
45:00on ne parle pas de données
45:01isolées
45:02donc on ne parle pas
45:03de tel IBAN
45:04encore c'est compliqué
45:05de tel numéro
45:06de sécurité sociale
45:07ou de tel mot de passe
45:08on parle de fichiers
45:09qui permettent de faire
45:10des profillages complets
45:11d'individus
45:12et de la population
45:13et donc ça
45:14ça se revend très cher
45:15parce que
45:15on peut faire du chantage
45:16évidemment
45:16on peut faire du ciblage
45:19publicitaire
45:20on peut faire
45:21de l'usurpation d'identité
45:22tout simplement
45:23sachant que ça concerne
45:24on va dire
45:24tous les français
45:25mais aussi certains profils
45:26plus particuliers
45:27des personnalités
45:28et des responsables politiques
45:31etc.
45:32Et quand avec l'IA
45:33en plus
45:33on peut faire de faux profils
45:35de faux papiers d'identité
45:37comment s'assurer
45:38que la personne
45:39qui vous envoie tel fichier
45:41est vraiment
45:42la bonne personne
45:43et ça
45:43ça va poser des problèmes
45:44plus massifs
45:45pour les personnalités
45:46mais pour monsieur tout le monde
45:47aussi
45:47parce que
45:48aujourd'hui
45:49la vraie question
45:49c'est plus l'anonymat
45:50l'anonymat est en train
45:51de devenir de plus en plus
45:52ténu malgré nous
45:53c'est comment est-ce que je montre
45:55que c'est vraiment moi
45:56qui parle aujourd'hui
45:57comment est-ce que je montre
45:58que je suis vraiment dépositaire
45:59de mon identité
46:00là pour ça
46:01il y a des pistes
46:02qui sont avancées
46:02qui font débat
46:03comme la piste du biométrique
46:05par exemple
46:05mais le plus évident
46:07ce serait d'avoir
46:07une meilleure protection aussi
46:09y compris au sein
46:10des infrastructures
46:11de l'état
46:11et récemment
46:13il y a quelques mois
46:13on a interrogé
46:14le directeur de l'ANSI
46:16donc les cyberpompiers
46:17ceux qui nous protègent
46:19et qui protègent l'état
46:20et son directeur
46:22expliquait à l'Express
46:23que aujourd'hui
46:24par exemple
46:24la double authentification
46:26qui est l'un des
46:27l'un des premiers réflexes
46:29n'est pas appliqué
46:30encore au sein de l'état
46:31donc la double authentification
46:32c'est que
46:33vous rentrez votre mot de passe
46:34et ensuite
46:34on vous demande
46:35de vérifier par votre adresse mail
46:36par exemple
46:37ça c'est pas appliqué
46:38dans tous les systèmes
46:39aujourd'hui
46:39c'est pas encore systématisé
46:40donc il appelait justement
46:42à ce que ça se mette en place
46:43beaucoup plus rapidement
46:44et il ajoutait
46:45le problème
46:46c'est que la double authentification
46:47ça ne suffit même pas
46:48à contrer les attaques
46:50des cyberhackers
46:50parce que certes
46:51l'état se protège
46:52certes les particuliers
46:53se protègent
46:53mais la cybercriminalité
46:55va beaucoup plus vite
46:56Patricia
46:56voilà le mot a été dit
46:58va beaucoup plus vite
46:59c'est à dire
47:00qui autour de cette table
47:01n'a pas eu
47:02un petit
47:03un mail des impôts
47:05lui disant
47:06toutes vos données
47:07ont été volées
47:09une seule chose
47:09rassurez-vous
47:10genre
47:10on n'a pas été volé
47:11c'est votre mot de passe
47:13votre mot de passe
47:15et bien
47:16si vous avez une usurpation
47:17d'identité
47:18grosso modo
47:18voici le formulaire
47:19qui n'a pas reçu ça
47:20de la sécurité sociale
47:22des impôts
47:23je parle essentiellement
47:24effectivement
47:25des organismes d'état
47:27qui démontrent
47:28effectivement
47:28une forme de vulnérabilité
47:30et ça va très très vite
47:32et ces sites-là
47:33là c'est un jeune homme
47:34qui a créé
47:35il est allé
47:36en toute légalité
47:37piocher
47:38sur ce qui était disponible
47:39même pas dans le darknet
47:41partout
47:41disponible
47:42en vente
47:43et puis avec un peu
47:45d'IA
47:45et un peu
47:46d'imagination
47:47et des connaissances
47:49personnelles
47:49il crée ce site
47:51et ce site
47:52il existe en France
47:53mais il y en a
47:53en Europe
47:54pléthore
47:55un peu moins
47:56qu'aux Etats-Unis
47:57parce qu'en Europe
47:59on a quelques moyens
48:00un peu
48:00il y a encore
48:03quelques protections
48:04mais alors aux Etats-Unis
48:05c'est totalement
48:06en vente libre
48:07et tout le monde
48:08cherche qui est qui
48:08et qui est quoi
48:09c'est-à-dire qu'aujourd'hui
48:10vous parlez de notre
48:11identité numérique
48:12mais j'ai envie de dire
48:13notre identité de citoyen
48:14n'existe même plus
48:15c'est-à-dire que tout est ouvert
48:17et tout est public
48:18et donc ça pose un vrai problème
48:20j'imagine
48:21dans le relationnel
48:22à l'avenir
48:23Vous évoquiez
48:23Adrien Brachet
48:24tout à l'heure
48:25ce qu'a dit aujourd'hui
48:26le Premier ministre
48:26Sébastien Lecornu
48:27qui a tenu un point
48:29devant les journalistes
48:29et puis d'autres responsables
48:30aussi pour dire
48:31évoquer justement
48:32ces menaces lourdes
48:33je le cite
48:33d'ingérences étrangères
48:35pour la présidentielle
48:36de 2027
48:37on les avait vues
48:38dès 2017
48:38en 2022
48:39également ces ingérences
48:40Oui
48:40il y a un risque
48:41très fort
48:41d'amplification
48:42je parlais en début de semaine
48:44avec un proche
48:46d'Emmanuel Macron
48:47qui ne disait pas encore
48:49si Emmanuel Macron
48:50allait s'investir
48:51politiquement
48:51dans la présidentielle
48:52en revanche
48:52il disait une chose
48:53c'est qu'Emmanuel Macron
48:54allait faire en sorte
48:55d'être le garant
48:56du bon déroulement
48:58de ces élections
48:59et notamment
48:59sur une question
49:00qui est celle
49:01des ingérences étrangères
49:03on voit
49:04les exemples récents
49:05d'élections en Europe
49:06notamment
49:07montrent
49:07à quel point
49:08il peut y avoir
49:09des déstabilisations
49:10il y a eu le cas
49:11de la Hongrie
49:12notamment
49:13récemment
49:14avec les ingérences
49:15quasi ouvertes
49:16en fait
49:16russes
49:17américaines
49:18donc bien évidemment
49:19que la France
49:20du fait de sa position
49:21en Europe
49:22va être particulièrement
49:25visée
49:26avec un objectif
49:27de la part
49:28d'un certain nombre
49:29d'états étrangers
49:30de déstabilisation
49:31des opinions publiques
49:33de fracturation
49:34du pays
49:36dans
49:37à partir de maintenant
49:38et encore plus
49:39dans les semaines
49:40qui précèderont
49:41l'élection
49:41Richard Verli
49:42le ministre délégué
49:44à l'Europe
49:44Benjamin Haddad
49:45rappelait aujourd'hui
49:46qu'à la présidentielle
49:47de 2024
49:48en Moldavie
49:4910% des voix
49:50avaient été achetées
49:51via Telegram
49:51avec notamment
49:52des virements
49:52en crypto-monnaie
49:54en disant aussi
49:55ça a coûté à la Russie
49:56l'équivalent
49:56d'une journée de guerre
49:57en Ukraine
49:58voilà
49:58et en clair
49:58Nathalie Loiseau
49:59l'ancienne ministre
50:01et désormais
50:01eurodéputée
50:02disait
50:02c'est la guerre du pauvre
50:04pour des pays
50:04qui veulent décider
50:05maintenant à notre place
50:06oui en sachant
50:07qu'il faut faire
50:07une différence
50:08entre deux types
50:09d'ingérence
50:09quand Elon Musk
50:11met sur les réseaux sociaux
50:12un message
50:13en se félicitant
50:14du chaos actuel
50:15qui se passe
50:15en Grande-Bretagne
50:16vous savez
50:17avec les manifestations
50:18enfin se félicitant
50:20du chaos
50:20en déplorant le chaos
50:22et en disant
50:22que c'est bel et bien
50:23la preuve
50:23que la Grande-Bretagne
50:25est en train
50:25de s'affaisser
50:26pour moi
50:27c'est une ingérence
50:28mais c'est une ingérence
50:29qui a en quelque sorte
50:30toujours existé
50:31il y a des pays
50:32qui ont toujours
50:32cherché à se mêler
50:33des affaires des autres
50:35et il le fait de manière publique
50:36Elon Musk
50:37sur son réseau social
50:38et il y a
50:39l'autre type d'ingérence
50:40que vous évoquez
50:41là c'est autre chose
50:42ça consiste
50:43à vouloir
50:44modifier
50:45le résultat
50:46du scrutin
50:47en influençant
50:48directement
50:49les électeurs
50:50par par exemple
50:51l'achat de voix
50:52en crypto-monnaie
50:52ça il faut lutter contre
50:54le type
50:55je dirais
50:55d'ingérence direct
50:56de monsieur Musk
50:56de monsieur Vance
50:57et autres
50:58on ne pourra pas l'empêcher
50:59de toute manière
51:00aujourd'hui
51:00cette administration américaine
51:01se croit tout permis
51:02mais la bonne nouvelle
51:03c'est qu'en Hongrie
51:04ça n'a pas marché
51:05voilà
51:05et effectivement
51:07en plus
51:08la France est aux avant-postes
51:09de la lutte contre
51:10les ingérences
51:10parce qu'en Moldavie
51:12on a beaucoup aidé
51:13enfin l'exécutif français
51:14a beaucoup aidé
51:15le pouvoir en place
51:16justement pour s'assurer
51:17de l'intégrité des élections
51:18et ce que
51:19en fait il faut regarder
51:20ce que nous disent
51:21les opposants
51:22qui connaissent le mieux
51:24les russes
51:24je pense notamment
51:26à quelqu'un comme
51:27Svetlana Tkavoskaya
51:28qui est l'opposante
51:29numéro un
51:30au pouvoir biélorusse
51:32qui est donc
51:33un allié de Poutine
51:33et qui dit
51:34il faut à tout prix
51:35que les démocraties
51:37pensent à réagir
51:38et en gros développent
51:39des anticorps
51:40contre ce type d'ingérences
51:41qui vont être amenés
51:42à se reproduire
51:43parce que c'est l'arme
51:44du pauvre
51:44on l'a dit
51:45l'Europe est aujourd'hui
51:47sous un
51:48dans une sorte
51:49de guerre hybride
51:50de conflit hybride
51:51c'est-à-dire
51:51au-delà des ingérences
51:52on a des sabotages
51:53qui se produisent
51:55on a des manipulations
51:56de l'opinion
51:57on a de la désinformation
51:58c'est un feu nourri
51:59qui se fait sans balles
52:01et qui va effectivement
52:03augmenter
52:04au fur et à mesure
52:04que les élections
52:06d'importance approchent
52:07et 2027
52:08c'est capital
52:09notamment pour la Russie
52:10parce que la France
52:10est une voie importante
52:11en Europe
52:12et s'ils arrivent
52:13à perturber
52:14un pays comme la France
52:15c'est le soutien
52:16à l'Ukraine aussi
52:17qui est fragilisé
52:18un tout petit mot
52:18pour vous dire
52:19par rapport au sujet
52:20d'avant
52:20que l'Iran
52:21dit à l'instant
52:21n'avoir approuvé
52:22aucun texte
52:23d'accord
52:23avec Washington
52:24voilà ce que dit
52:25le média d'état iranien
52:27Patricia Alémonière
52:28on voit qu'on n'en a pas fini
52:29en tout cas
52:29avec les avancées
52:31de Donald Trump
52:32sur un accord
52:32qui est effectivement
52:34tout proche
52:35c'est la fin déjà
52:35de ces informés
52:37merci d'avoir été
52:37avec nous ce soir
52:39à la une de l'Express
52:40Alexandra
52:41cette semaine
52:41alors IA
52:42la nouvelle grande peur
52:43travail
52:44diplôme
52:44pourquoi la France monte
52:46très bien
52:47à lire dans l'Express
52:48cette semaine
52:48consacrée à l'intelligence
52:49artificielle
52:50je vois qu'Adrien Brachet
52:51est impatient
52:51de nous donner la une
52:53mais comme toujours
52:53à son magazine en main
52:54Adrien c'est à vous
52:55cette semaine
52:56c'est Marc Bloch
52:57avant sa panthéonisation
52:58c'est leçon pour la France
52:59d'aujourd'hui
53:00et aussi puisqu'on en parlait
53:01une grande enquête
53:02sur le hold-up de Trump
53:03et du patron de la FIFA
53:05sur le mondial 2026
53:07voilà Marc Bloch
53:08qui entre au Panthéon
53:09le 23 juin prochain
53:10cérémonie à suivre
53:12et fait bien sûr
53:12sur France Info
53:13merci à tous d'être venus
53:14merci Patricia Alémonière
53:16merci Richard Verly
53:17on vous retrouve
53:18sur votre site Blic
53:20merci à tous
53:21les informés reviennent
53:22demain matin
53:23sur France Info
53:24à 9h
53:24très bonne soirée à tous
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