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00:0420h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:09Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de
00:13la TNT.
00:14À la une ce soir, Emmanuel Macron réaffirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient.
00:20Le président sur le terrain, à Chypre, puis sur le porte-avions Charles de Gaulle.
00:24Comment la France peut-elle peser ? On en débat dans un instant.
00:27Face à l'éventualité d'une pénurie d'essence, Bercy n'exclut pas de puiser dans les réserves stratégiques de
00:33l'État.
00:33Qu'est-ce que cela signifie ? La question de l'énergie et du pouvoir d'achat au premier plan.
00:37Il y a quelques jours maintenant des élections municipales.
00:39Coup de projecteur justement ce soir sur la bataille pour la mairie de Paris.
00:44Stratégie Alliance, quel candidat va l'emporter nos informés de ce lundi soir ?
00:48Rachel Garabal-Carselle. Bonsoir Rachel.
00:50Bonsoir.
00:51Journaliste politique, votre newsletter Blocks et Partis.
00:54Bonsoir Patricia Lémonière.
00:56Bonsoir.
00:56Grand reporter et spécialiste des questions internationales.
00:59Stéphane Vernet est avec nous. Bonsoir Stéphane.
01:01Bonsoir.
01:02Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:05Et Paul Quignot, bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:06Et bienvenue directeur délégué de la rédaction de Libération.
01:11C'est l'une des images du jour.
01:13Emmanuel Macron à bord du porte-avions Charles de Gaulle, le président français,
01:17au milieu des militaires, au cœur de la foule, à hauteur d'homme.
01:20Un avion rafale quelques mètres derrière lui.
01:23La France est là pour protéger les siens, pour être aux côtés de ses alliés et de ses amis qui
01:31sont frappés et pour pouvoir participer à des missions au combien essentielles de liberté de navigation et de sûreté maritime.
01:38C'est dans ce cadre strict que nous opérons.
01:41Nous ne participons pas à un conflit en cours.
01:45Et nous opérons dans ce cadre.
01:47Emmanuel Macron en Méditerranée qui réaffirme que la France ne participe pas à la guerre.
01:52Rachel Garaval-Carsel, parlons d'abord de ce décor, de cette mise en scène d'un chef des armées au
01:56milieu de ses troupes à bord du porte-avions Charles de Gaulle.
01:59Oui, il y a une volonté de montrer que la France ne participe pas au conflit, bien entendu, mais n
02:06'est pas juste un spectateur des désordres du monde, en quelque sorte.
02:11On l'avait déjà vu la semaine dernière avec le fameux discours sur la dissuasion nucléaire,
02:16qui, rappelons-le, était tout à fait prévu avant le début de la guerre en Iran.
02:23Mais on a bien compris que les images avaient été pensées pour marquer non seulement l'opinion française, mais pas
02:29seulement.
02:31Après, ça masque mal le fait que la France, malgré tout, est à côté.
02:38Et comme on dit, ce n'est pas forcément un défaut en soi.
02:40On n'est pas sûr que l'intérêt de la France, ce soit de rentrer dans le conflit avec l
02:45'Iran.
02:46Mais en tout cas, on se montre disponible en cas de souci.
02:52Mais comme il l'a dit, sur un plan purement défensif.
02:55Il y a clairement, Stéphane Vernet, une volonté de montrer les muscles en voyant Emmanuel Macron arriver tout à l
02:59'heure sur le porte-avions.
03:00C'était difficile de ne pas penser au film Top Gun, notamment.
03:03Oui, alors moi, oui, on peut, mais on peut voir ça comme ça.
03:07Je pense que c'est un peu facile.
03:08Je pense que c'est d'abord le fait que la France montre qu'elle protège ses ressortissants dans la
03:13région,
03:14elle protège ses intérêts, elle protège ses alliés aussi.
03:16Elle honore ses partenariats de défense.
03:18Il y a deux choses.
03:19D'abord, je vous rappelle que les bases britanniques qui sont situées sur le territoire de Chypre ont fait l
03:27'objet d'attaques iraniennes.
03:28Donc, en fait, il y a une solidarité européenne.
03:31Vous ne pouvez pas incarner l'idée d'une défense européenne et d'un développement de la défense européenne
03:35en restant les bras ballants quand un des pays de l'Union européenne est pris à partie.
03:40Donc, voilà, je pense que la France a les moyens militaires de montrer qu'elle peut être présente et en
03:46support à Chypre.
03:48Mais aussi, il y a toute une série de partenariats de défense avec les Émirats arabes unis.
03:55Et le fait d'être présent et de déployer les troupes, c'est aussi une façon de dire, nous, on
04:00ne laisse pas tomber nos partenaires
04:01et on respecte nos accords de partenariat, ce que ne font pas un certain nombre de grandes puissances sur cette
04:07planète.
04:07Je veux dire, voilà, quand on regarde, notamment, il ne fait pas bon, par exemple,
04:12avoir des accords de partenariat et de défense mutuelle avec la Russie ces derniers temps.
04:16Parce que ça ne marche pas très bien.
04:17Donc, la France, avec la France, la France est un partenaire fiable et c'est ça aussi qu'elle montre.
04:20Vous l'avez évoqué, avant de se rendre sur le porte-avions, Charles de Gaulle, Emmanuel Macron était à Chypre,
04:25à Paphos, plus exactement, sur la côte occidentale de Chypre, avec cette formule du président,
04:29quand Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée.
04:33Cyril Brett nous rejoint, bonsoir.
04:36Bonsoir.
04:36Géopolitologue, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors.
04:40L'Europe attaquée quand on attaque Chypre, quel est le message qu'a voulu faire passer le président français ?
04:45Eh bien, la solidarité et le leadership.
04:48La solidarité avec un État de l'Union européenne qui n'est pas membre de l'OTAN.
04:53Et c'est assez habile de sa part de se rapprocher d'un pays qui, avec les États-Unis,
04:58a toujours entretenu des relations, disons, très particulières.
05:02Et d'autre part, le leadership.
05:04Et ça a été rappelé, montrer les muscles, déployer un groupe aéronaval d'une très très grande ampleur.
05:10C'est quasiment la moitié des navires de première ligne de la France qui vont se déployer en Méditerranée orientale.
05:17C'est rappeler que la France est la première puissance militaire opérationnelle, aguerrie et en capacité de l'Union européenne,
05:25puisque le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne.
05:28Emmanuel Macron qui annonce aussi que la France va sécuriser la mer Rouge avec l'envoi de deux frégates supplémentaires,
05:34qu'une mission, je cite, purement préventive, est en préparation pour sécuriser le fameux détroit d'Hormuz.
05:40Patricia Allémonière, le chef de l'État, clairement, il veut jouer un rôle sur le terrain.
05:43– Oui, si vous voulez, après avoir été décriée quand même à l'intérieur de l'Union européenne
05:47pour une très mauvaise gestion de nos finances publiques, là la France montre qu'elle compte,
05:53parce qu'elle déploie par rapport aux autres, même par rapport aux Britanniques,
05:57qui sont en retard et qui vont finir par déployer pratiquement ce qu'on appelle l'équivalent d'une grosse
06:02frégate.
06:04Eh bien, la France…
06:05– Et donc on voit à l'inverse la faiblesse de…
06:07– Oui, alors, on voit en aval le retard qu'a pris la seconde armée européenne par rapport à la
06:14française,
06:15mais la France va… enfin, imaginez, on va avoir notre porte-avions,
06:19enfin, notre groupe aéron aval, au total ça fera huit frégates,
06:23dont deux qui devraient se positionner dans la mer Rouge ou au-delà du détroit d'Hormuz,
06:29enfin, tout ça est encore affiné.
06:30Donc on a, effectivement, par rapport à une vraie présence militaire et on réaffirme notre importance,
06:37le jeu qu'on peut jouer en Europe, l'importance de la France,
06:41qui est pour l'instant militaire, mais néanmoins qui est essentielle dans un contexte particulièrement instable.
06:46Et puis je crois aussi, et c'est le deuxième point,
06:49la France joue aussi beaucoup par rapport à nos partenaires au Proche-Orient,
06:52au Proche et Moyen-Orient, parce qu'on montre effectivement,
06:54comme vous l'avez très justement dit, qu'on assure la sécurité.
06:58C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout dans une position agressive,
07:02puisqu'on s'est entretenu dimanche dernier avec tous les chefs d'État de la région,
07:09Egypte, Golfe, Iran, le président iranien, états-unien.
07:14Donc on maintient la parole ouverte et le dialogue,
07:18mais aussi on assure depuis le premier jour la défense aérienne
07:21avec les pays avec lesquels on a signé un contrat,
07:24on chasse du drone en quelque sorte, qui les attaquerait.
07:26Et ça pour eux c'est essentiel, parce que non seulement les Russes
07:29n'adorent pas leurs engagements,
07:31enfin les Américains sont un peu occupés par autre chose,
07:33et quand les pays du Golfe leur ont demandé de ne pas lancer cette offensive,
07:38ils se sont mis debout de pièce dans les oreilles,
07:40ils ont tourné le dos, ils sont partis avec les Israéliens.
07:43Donc si vous voulez, là la France, elle joue son rôle,
07:46et à terme c'est bien, parce que c'est des contrats aussi.
07:49Cyril Brecht a cet objectif de sécuriser le détroit d'Hormuz,
07:53est-ce que la France peut le faire sans entrer en guerre directement ?
07:57Alors elle ne peut pas le faire toute seule, évidemment,
08:00et le grand risque est d'offrir de nouvelles cibles à la République islamique d'Iran.
08:06Le principal objectif pour le moment du groupe aéronaval,
08:09celui qui est explicite,
08:10et l'objectif implicite sera découvert un petit peu plus tard,
08:15c'est d'abord d'être le champion de la liberté de navigation
08:18en Méditerranée orientale, ça c'est l'accord stratégique avec la Grèce,
08:23en Mer Rouge, ça c'est l'accord stratégique avec l'Égypte,
08:27et évidemment de contribuer, mais sans doute à terme,
08:30une fois que le brouillard de la guerre se sera un peu dissipé,
08:33de contribuer à la liberté de navigation du Golfe arabo-persique,
08:37et là c'est l'accord de partenariat stratégique,
08:40principalement avec les Émirats arabes unis.
08:42Pour le moment, la France ne peut pas arrêter l'opération israélo-amerienne,
08:47et la France ne peut que servir de cible à la République islamique d'Iran,
08:52si dans la confusion générale qui règne autour du détroit d'Hormoz,
08:57elle s'approche trop.
08:58Donc c'est surtout un signalement stratégique dans le Golfe arabo-persique,
09:03et une réelle présence opérationnelle en Mer Rouge et en Méditerranée orientale.
09:07L'Iran, on le rappelle, qui bénéficie de drones, de missiles balistiques,
09:09ou encore de mines flottantes.
09:11Le rôle militaire de la France, Paul Quignot, le rôle diplomatique aussi,
09:14on a vu Emmanuel Macron entre hier et ce matin,
09:17appeler Donald Trump, le président iranien également,
09:19le Premier ministre israélien également, Benyamin Netanyahou,
09:22il veut jouer un rôle d'intermédiaire Emmanuel Macron ?
09:25Il veut, mais ce qui va y arriver, je n'y crois pas trop,
09:28c'est un petit peu comme la question militaire,
09:31c'est que cette guerre a été déclenchée par les Israéliens et les Américains
09:34sans même que les Européens, et encore moins les Français, aient été avertis.
09:38Ça donne une idée du poids que la France a dans cette histoire.
09:43Même si ce qui a été dit sur le fait que c'est important qu'on soit là-bas,
09:47de respecter les accords avec les alliés, les accords militaires,
09:49il y a quand même un décalage entre cet affichage-là
09:53et la réalité de l'importance de la France dans la situation.
09:58Et donc ça renvoie toujours à la même question, à de la France et de l'Europe.
10:01Parce qu'en fait, l'Europe est quand même spectatrice de ce conflit.
10:04Là, on essaie de montrer les muscles très bien,
10:07et diplomatiquement, c'est un peu la même chose.
10:11Les relations entre Netanyahou et Macron sont exécrables,
10:16depuis notamment la reconnaissance d'un État palestinien par la France,
10:20et les relations entre Macron et Trump ne sont pas non plus terribles.
10:23Donc ils ne pèsent pas grand-chose non plus.
10:25– On parlait tout à l'heure d'Emmanuel Macron, Rachel Garaval-Carsel.
10:28Ce matin, Jean-Noël Barraud a estimé que la France sauvait l'honneur de l'Europe
10:32en aidant les pays du Golfe.
10:33C'est une réponse à Dominique de Villepin,
10:36qui saluait le rôle de l'Espagne, lui, totalement opposé à la guerre.
10:39Là aussi, on est dans une forme de communication ?
10:40– Oui, on est dans une forme de communication,
10:43même si, comment dire, c'est quand même le premier président occidental,
10:49le premier chef d'État occidental, Emmanuel Macron,
10:51à avoir eu le président iranien au téléphone.
10:54Alors, ça s'est très mal passé, effectivement,
10:56mais malgré tout, c'est quand même pas tout à fait rien.
11:00Oui, et puis, comment dire, il y a une lutte sur, comment dire,
11:06la France a toujours été un pays qui a voulu se montrer
11:10comme étant défenseur du droit international.
11:13Or, ces derniers temps, on a senti la France peut-être
11:17un petit peu moins en pointe sur le sujet.
11:20C'était déjà le cas sur l'affaire du Venezuela au début du mois de janvier.
11:24C'était encore un peu le cas là.
11:26– Avec une réponse à l'époque en deux temps, du Quai d'Orsay et puis d'Emmanuel Macron.
11:28– Voilà, on nous avait expliqué un peu que le Quai d'Orsay,
11:31Emmanuel Macron avait joué un peu au pas de code group cop.
11:34Je ne sais pas si on peut faire une diplomatie vraiment comme ça.
11:37Mais surtout, voilà, il y a une concurrence sur ce plan-là
11:42avec d'autres pays européens, dont l'Espagne.
11:44Et puis, c'est évidemment un sujet politique, de politique intérieure.
11:49Quelle diplomatie on veut ?
11:50Fatalement, le chef de la diplomatie essaye de répondre dans le sujet.
11:54– Emmanuel Macron sur le porte-avions Charles de Gaulle aujourd'hui et à Chypre.
11:57Dans le même temps, les ministres des Finances du G7 se sont réunis.
12:01Une visioconférence entre représentants Amérique, Japonais, Canadiens, Britanniques,
12:04Français, Allemands et Italiens pour parler des conséquences de la guerre,
12:08les conséquences économiques sur le pétrole et ses prix.
12:11Le ministre français, Roland Lescure, à la sortie de ces échanges,
12:14confirme que l'utilisation de réserves stratégiques est une option.
12:18– Aujourd'hui, il n'y a aucun problème d'approvisionnement de pétrole ni de gaz,
12:23que ce soit en Europe ou aux États-Unis.
12:25Pour autant, nous allons regarder de près la manière dont nous pouvons stabiliser
12:29l'ensemble des flux, l'ensemble du marché.
12:31Et je le répète, en étudiant toutes les mesures,
12:34y compris pourquoi pas la libération des stocks stratégiques.
12:37– Bon Stéphane Vernet, ce que dit Roland Lescure, en clair,
12:39on n'en est pas encore là, mais c'est quoi ?
12:41Une façon de rassurer tout en disant, au cas où nous sommes prêts ?
12:44– Oui, c'est-à-dire que c'est une façon de dire que, effectivement,
12:47les pays membres du G7 se préparent.
12:50On n'est pas du tout en situation de rupture ou de pénurie,
12:54mais ça veut dire que le conflit peut durer,
12:56et il peut durer assez longtemps.
12:57Et s'il dure suffisamment longtemps,
12:59je vous rappelle que vous avez 20% des exportations de pétrole et de gaz naturel
13:03qui passent par le 2-3 d'Hormuz.
13:05est fermé et qu'il n'y a plus rien qui sort,
13:07ou qu'il y a un gros problème de production et d'exportation, etc.
13:10On peut avoir assez rapidement…
13:12Alors, on a déjà des impacts sur les prix, on va y revenir,
13:15mais vous pouvez assez rapidement avoir problématiques
13:18d'approvisionnement et de répartition de ces matières premières
13:22si le conflit dure longtemps, voire très longtemps.
13:25Donc, cette idée de dire, on s'est mis d'accord, c'est une option,
13:29on peut éventuellement utiliser les stocks stratégiques…
13:32Il faut rappeler peut-être ce que sont ces stocks stratégiques.
13:33En fait, vous avez chaque pays un certain nombre de stocks,
13:36notamment de carburants, qui sont là pour être utilisés en cas de coup dur,
13:41si vous avez une rupture d'approvisionnement,
13:43pour continuer à faire tourner et votre économie,
13:45et un certain nombre de services essentiels,
13:47notamment alimenter l'armée, etc. et autres.
13:50Et donc, ces réserves sont importantes,
13:51et si vous êtes en capacité, si vous vous entendez pour les utiliser ou les débloquer,
13:56ça veut dire que vous pouvez amortir une pénurie,
14:00en amoindrir les effets,
14:02ou voir réussir à la faire passer inaperçue
14:05en piochant dans vos stocks, si ça ne dure pas trop longtemps.
14:09Réserve de 16 millions de tonnes d'hydrocarbures en France,
14:12qui représenterait 118 jours de consommation,
14:15d'après le gouvernement, cela fait près de 4 mois.
14:18Paul Quignot, le discours, il a tout de même changé.
14:20La semaine dernière, Roland Lescure, c'était un peu circulé,
14:22il n'y a rien à voir, pas de pénurie, tout est clair,
14:26le ciel est bleu à l'horizon, ça a un peu évolué.
14:28Oui, j'ai même l'impression qu'il a un tout petit peu changé
14:30dans le fil de la journée, puisque ce matin,
14:32on avait cette impression que, en tout cas la France,
14:36dans les discussions au sein du G7,
14:39qu'elle préside, était plutôt sur la ligne de dire
14:41non, pas tout de suite, et qu'en fin de journée,
14:44ça a un tout petit peu évolué en disant,
14:46et d'ailleurs je crois qu'Emmanuel Macron l'a dit ce soir,
14:48en disant, voilà, on se dirige quand même
14:51vers l'option de pouvoir mobiliser les réserves.
14:54Donc c'est ce qui est logique,
14:56parce qu'effectivement, la vraie crainte,
14:59en fait c'est de préparer,
15:00ce qui a été dit à l'instant,
15:02c'est de préparer le fait que,
15:04et Macron l'a dit aussi ce soir,
15:06le conflit risque de durer plusieurs semaines,
15:09et donc c'est de préparer
15:11les Français à cette situation,
15:13et l'économie,
15:14parce que 120 jours, ça va vite,
15:17et que,
15:18et c'est aussi une manière de rassurer les marchés,
15:20parce que là,
15:22et la population qui s'inquiète déjà
15:25du prix de l'augmentation à la pompe,
15:26donc tout ça, tout ça est évidemment lié,
15:29c'est même lié à la question qu'on abordait tout à l'heure
15:31sur la présence militaire de la France,
15:34et de mon point de vue,
15:36c'est là où les choses pourraient devenir compliquées,
15:38puisque l'un des objectifs,
15:39c'est de permettre la navigation des bateaux,
15:44parce que Macron ne dit pas encore ce qu'il va faire,
15:46et comment on va intervenir,
15:47qu'est-ce qu'on va faire exactement ?
15:48C'est là où ça va devenir compliqué,
15:50mais ce sujet-là, il est lié au prix de la pompe.
15:53– La dernière fois qu'en France,
15:54on a utilisé les stocks stratégiques d'hydrocarbures,
15:56Patricia Lémonière,
15:57c'était en 2022,
15:58au moment de la guerre en Ukraine,
15:59la France, elle veut quoi ?
16:00Éviter une nouvelle fois de payer la facture
16:02pour des décisions qu'elle n'a pas prises,
16:04elle, directement ?
16:04– Alors effectivement, on a utilisé,
16:08mondialement, au sein de l'AIA,
16:10l'Agence internationale de l'énergie,
16:12il y a eu une option pour déstocker,
16:16et on l'a fait en deux fois.
16:17La première fois, quand ça a été déstocké,
16:19c'était tellement faible que les marchés n'ont pas réagi,
16:21et la deuxième fois, il y a eu un déstockage massif,
16:25et donc là, les marchés ont réagi,
16:27ils sont partis à la baisse.
16:28Mais après tout ça, c'est stabilisé.
16:29Ce qui est important de dire,
16:31c'est qu'aujourd'hui, à l'annonce que le G7 réfléchissait,
16:35déjà sur la possibilité de déstockage,
16:37déjà, le prix du Brent a diminué.
16:40Quant à la France qui va faire…
16:41– Tout à ce qu'il avait bondi,
16:42on rappelle, de plus de 30%,
16:43près de 120 dollars ce matin.
16:44– Voilà, il a légèrement rediminué dans la journée,
16:47mais la France, quand elle s'engage en disant
16:49« je vais aider à débloquer le détroit d'Ormous »,
16:54le président a bien précisé dans son allocution
16:57que ce n'était pas à l'ordre du jour.
16:59Il a dit « quand la grosse période de conflit serait passée ».
17:04Alors, la grosse période de conflit,
17:06ça peut durer deux mois.
17:08Donc, vous voyez, plus.
17:10Donc, l'engagement de nos deux frégates
17:12à l'intérieur du détroit d'Ormous
17:15ou même pour libérer, n'est pas pour demain.
17:17– Rachel.
17:17– Oui, sur le précédent de 2022,
17:20la dernière fois où on avait libéré des stocks,
17:23c'est vrai que la deuxième fois,
17:24ça avait eu un petit peu plus d'effet sur les prix,
17:26mais ça n'avait pas duré très très longtemps.
17:29Dès l'été 2022, les prix du pétrole…
17:31– Parce qu'on a trouvé d'autres approvisionnements aussi.
17:32– Oui, mais comment dire, voilà,
17:35les stocks stratégiques,
17:37ils peuvent avoir un effet sur un conflit
17:39et un problème d'approvisionnement ponctuel,
17:41mais effectivement, dès qu'on dépassera les quelques semaines,
17:45on aura un problème durable.
17:46Et je rappelle qu'il y a des élections
17:49dans quelques mois aux Etats-Unis
17:50qui joueront en grande partie sur le pouvoir d'achat.
17:52Et il n'est pas impossible que ce soit le cas chez nous aussi dans un an.
17:55– Il y a une dimension communication qui est très importante aussi,
17:57parce qu'il y a aussi une part de spéculation
17:59autour des prix du pétrole.
18:00Voilà, vous avez toutes sortes d'acteurs, en fait,
18:02qui profitent de la situation et de la crise
18:04pour spéculer sur la hausse des prix.
18:07Donc, le fait de dire qu'il y a un moment,
18:10ils peuvent ouvrir les vannes
18:10pour rééquilibrer le marché, etc.,
18:12en termes d'approvisionnement,
18:13c'est aussi une façon d'amortir ça aussi, en fait.
18:16– Cyril Bred, vous êtes toujours avec nous,
18:18géopolitologue, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors.
18:20Est-ce qu'il y a un risque, selon vous, aujourd'hui,
18:22de connaître un choc pétrolier ?
18:25– Il y a un choc d'anticipation,
18:27c'est ce qui vient d'être dit.
18:28Les spéculations vont bon train
18:29et sur les capacités de production,
18:31et sur les capacités d'acheminement,
18:32et sur les capacités d'utilisation des chocs stratégiques.
18:37Mais en matière de prix énergétique,
18:41les anticipations sont quasiment aussi importantes
18:44que les consommations réelles.
18:46Et donc, les États européens, les États du G7,
18:50sont à peu près tous condamnés
18:53à passivement suivre l'avenir de la production
18:58et l'exportation d'hydrocarbures, gaz et pétrole
19:00dans le Golfe, en provenance du Golfe,
19:04sans avoir de levier d'action.
19:06Et comme il est impossible de trouver
19:09des exportateurs alternatifs qui soient acceptables,
19:12notamment un exportateur russe ou un exportateur vénézuélien,
19:16les anticipations vont avoir un effet de prophétie autoréalisatrice.
19:21Comme tout le monde anticipera que l'opération va durer longtemps
19:24et que les prix du pétrole sont inexorablement orientés à la hausse,
19:28il y aura effectivement un choc inflationniste extrêmement fort.
19:33Il y a des similitudes ou pas avec les années 70
19:35et les fameux chocs de 73 et 79 ?
19:39Les similitudes sont évidentes,
19:40mais la grande différence, c'est que le programme nucléaire français
19:43a fait ses effets depuis,
19:46que les stocks stratégiques ont été dimensionnés
19:49pour affronter ce type d'événements,
19:51et évidemment, il y a eu la révolution verte,
19:53c'est-à-dire le développement des énergies renouvelables.
19:56Donc, un choc est possible,
19:57mais il sera amoindri par les trois grandes politiques publiques
20:00qui ont été développées depuis 50 ans en France et partout en Europe
20:03pour réduire la dépendance aux hydrocarbures du Golfe.
20:06Au milieu de tout cela, le grand gagnant, c'est déjà la Russie,
20:09seul pays finalement qui peut produire un peu plus,
20:12qui va vendre aussi plus et plus cher ?
20:15Oui, alors, il faut bien se garder de croire que c'est le pactole pour la Russie.
20:20La Russie vend sur le marché spot, c'est-à-dire au jour le jour,
20:24et là, effectivement, elle empochera des recettes
20:26qui seront bien supérieures, notamment à l'égard de la Chine.
20:30Mais la Russie vend beaucoup d'hydrocarbures, du gaz, du GNL et du pétrole
20:34dans le cadre de contrats structurés
20:37qui transiquent par des oléoducs et par des gazoducs,
20:40et là, les prix sont fixes.
20:41C'est-à-dire que ce sont les prix déterminés
20:43au moment de la signature du contrat qui s'appliquent.
20:47Donc, il va y avoir un effet euphorique
20:49sur les entreprises publiques et privées russes à très court terme.
20:53Il va y avoir un effet fiscal,
20:54puisque l'État russe prélève à peu près 30%
20:59de ses recettes viennent du secteur extractif,
21:03hydrocarbures et minerais.
21:05Et donc, il va y avoir un petit effet richesse
21:07qui va doper la Russie.
21:08Mais attention, encore une fois, ça ne veut pas dire que c'est le pactole.
21:11Très souvent, ce genre de conjoncture en Russie
21:14aboutit à un choc inflationniste en Russie même,
21:17puisque les facteurs de production sont sous très forte tension
21:20en raison de l'économie de guerre.
21:21C'est une bonne nouvelle d'un point de vue financier à très court terme,
21:25mais ça ne veut pas dire que l'économie de la Russie
21:27retrouve l'oxygène qu'elle avait quand elle commerçait avec l'Europe.
21:31Regardons en France.
21:32À présent, le litre de gazole dépasse désormais
21:34les 2 euros dans certaines stations.
21:36Le gouvernement se veut toutefois rassurant.
21:38On l'a dit, pas de risque de pénurie à ce stade.
21:40L'exécutif qui écarte aussi toute nouvelle aide
21:43à l'achat de carburant, c'est ce que dit sa porte-parole Maude Bréjon.
21:46Il est trop tôt pour en parler.
21:47Nous étudions tous les scénarios.
21:49Voilà aussi ce qu'elle dit.
21:50On comprend tout de même, Rachel Garaval-Carsel,
21:52que les ministres, le gouvernement marchent sur des oeufs.
21:54Oui, parce que chaque hausse du prix du pétrole est un peu importante
21:59et c'est possiblement un problème social
22:02qui peut d'ailleurs avoir plusieurs aspects.
22:04Ça peut être chez les agriculteurs, ça peut être chez les ruraux,
22:07ça peut être ailleurs, ça peut être chez les routiers, etc.
22:10Et on sait bien que le gouvernement,
22:12il n'a pas exactement beaucoup de marge
22:15pour éventuellement un nouveau chèque énergie
22:18ou une aide sur les prix à la pompe.
22:21Ce n'est pas du tout évident.
22:22Donc évidemment, ce n'est pas le moment d'en parler.
22:26Mais si ça dure, c'est inévitable qu'à un moment donné,
22:29le sujet viendra sur la table.
22:30On voit d'ailleurs, Paul Quignot,
22:31que le Premier ministre a annoncé aujourd'hui,
22:33on savait déjà qu'il y aurait des contrôles,
22:35il a annoncé aujourd'hui que 500 contrôles allaient avoir lieu
22:37dans les stations-service d'ici mercredi
22:39pour éviter, je cite,
22:40les hausses abusives de prix à la pompe,
22:43sachant, il faut le rappeler,
22:44que le prix de l'essence en France est fixé librement.
22:47Oui, encore une fois,
22:48le gouvernement essaie d'anticiper.
22:50Il a plusieurs moyens d'intervenir sur le sujet.
22:54Donc le premier qu'il déclenche, c'est ses contrôles.
22:56Mais les autres sont compliqués à utiliser.
22:59Et on sait que c'est un sujet inflammable.
23:00Ils sont compliqués à utiliser
23:01parce que ça coûte cher
23:04et qu'on connaît l'état des finances publiques.
23:07Donc voilà, ils temporisent.
23:11Est-ce qu'ils seront obligés à un moment
23:13d'intervenir et de recréer à des aides
23:17ou à une baisse de la fiscalité ?
23:20Aujourd'hui, ça me paraît très improbable.
23:23Mais encore une fois,
23:24ça va dépendre de la durée du conflit.
23:26C'est vraiment l'élément décisif
23:28qui va peser sur ce sujet-là,
23:30comme sur les autres dont on parlait tout à l'heure,
23:31mais notamment sur ce sujet-là.
23:34Et la préoccupation,
23:36elle est aussi liée au contexte politique.
23:39Ça peut peser un tout petit peu
23:41sur les élections municipales.
23:44Pas trop, parce qu'on n'est quand même pas encore
23:46dans une situation hyper tendue.
23:47Mais ça peut peser un tout petit peu.
23:49Mais on va surtout rentrer très rapidement derrière
23:51dans un contexte électoral pré-présidentiel.
23:54Et ça va devenir un sujet.
23:56Ça joue forcément ce contexte électoral, Stéphane Vernet ?
23:59Sur l'envolée des prix à la pompe,
24:02pour les municipales ?
24:04Je ne sais pas.
24:05Franchement, il faut voir.
24:06Je ne suis pas sûr que ça joue sur les municipales.
24:07Moi, je pense que ce qui joue surtout sur les municipales,
24:09c'est qu'on fait...
24:10La réaction, en tous les cas,
24:11des ministres qui s'empressent de...
24:13Alors, juste une chose.
24:14Moi, je pense qu'il y a un outil
24:16qui est fantastique dans ce pays,
24:17qui est un outil gouvernemental.
24:18C'est le site pridescarburants.gouv.fr
24:22qui vous donne, en fait,
24:23les tarifs du litre à la pompe
24:25dans toutes les stations de service de ce pays
24:27en direct.
24:28Et en fait, c'est ça que contrôle...
24:29C'est là-dessus que les contrôles s'exercent.
24:31Les 500 contrôles qui sont annoncés,
24:33les 200 contrôleurs qui vont travailler jusqu'à mercredi.
24:35Ce qu'ils vérifient,
24:37c'est qu'ils essayent de cibler les stations de service
24:39qui pourraient, en fait,
24:41faire payer le prix du litre
24:42qui ne correspond pas à ce qu'ils affichent.
24:45Parce qu'ils doivent...
24:45Ils sont obligés d'afficher en temps réel
24:47sur leur totem à l'entrée des stations
24:49et sur ce site.
24:50Donc, voilà.
24:51Et donc, ce type de site vous permet, en fait,
24:53d'aller regarder là où l'essence
24:56n'augmente pas de manière délirante.
24:58Parce que, comme vous l'avez très bien dit,
24:59les prix de l'essence en France,
25:00ils sont libres.
25:01Donc, vous avez aussi des gens qui spéculent
25:03et qui profitent de la crise.
25:04Il n'y a pas de pénurie,
25:05mais qui sont en train de dire
25:06« Oh là là, ça augmente, etc. »
25:07Eh bien, j'y vais, j'en profite.
25:08Je passe mon litre à plus de 2 euros, etc.
25:11Tout le monde ne le fait pas.
25:12Donc, si vous utilisez ce type d'outils,
25:14vous pouvez très bien repérer, en fait,
25:16quelles sont les stations de service
25:17qui restent dans des prix modérés
25:18et les choisir.
25:19Et c'est ceux qui ne respecteront pas
25:21cet affichage en temps réel
25:22qui seront contrôlés
25:23et qui seront sanctionnés pour le moment.
25:26Mais le problème, c'est qu'effectivement,
25:27après, si ça dure et compagnie,
25:29l'idée qui a été émise
25:31d'en revenir à un chèque énergie, etc.,
25:33ce n'est juste pas possible.
25:34Je vous rappelle que c'est comme ça
25:36qu'en fait, on a cramé la caisse,
25:37pour reprendre une expression
25:38qui avait été popularisée en 2022.
25:40Et c'est à ce moment-là,
25:42c'est avec ce type d'aide
25:44qu'en fait, le quoi qu'il en coûte
25:45a complètement débordé et dérapé.
25:48Et on n'a plus les moyens, aujourd'hui,
25:50de faire ce genre de choses.
25:51Donc, il y a peut-être
25:52d'autres mécanismes à mettre en œuvre
25:54qui sont effectivement très compliqués.
25:55Mais il y a peut-être aussi
25:56le fait de rester parfaitement raisonnable
25:59et d'utiliser ce type
26:01et de faire jouer la concurrence,
26:02en fait, entre les stations.
26:03Parce qu'en fait,
26:04toutes les stations ne vont pas
26:05faire augmenter leur prix au litre
26:08de manière délirante.
26:09Et donc, je pense que c'est aussi
26:11à chacun d'utiliser ses outils
26:12pour faire jouer la concurrence à plein.
26:15Encore un mot sur le sujet RHF.
26:16Oui, comme je l'ai déjà dit,
26:18c'est à terme que le sujet
26:20se fera voir le plus
26:22parce qu'on se souvient quand même
26:23de notre précédente élection présidentielle.
26:25On a beaucoup parlé de l'influence
26:27de la guerre en Ukraine
26:27qui s'est déclenchée fin février.
26:29Mais elle était déjà beaucoup
26:30sous influence de l'inflation
26:32et notamment de l'inflation
26:33des prix de l'énergie.
26:34Ça a quand même pas mal changé
26:36le cours de l'élection
26:37à un moment donné
26:38où Éric Zemmour surfait
26:40sur les thèmes identitaires.
26:41Une fois que le thème principal
26:43est devenu l'inflation,
26:44il n'était plus du tout là.
26:45Et c'est Marine Le Pen
26:46et Jean-Luc Mélenchon
26:48qui ont commencé à monter.
26:48Donc, c'est des sujets
26:49qui peuvent avoir une importance
26:50très concrète
26:51dans une campagne présidentielle.
26:52Allez, on poursuit nos débats.
26:54Et la discussion dans un instant.
26:56La seconde partie
26:57désinformée à l'heure 31
26:58sur France Info.
27:04L'info Emmanuel Langlois.
27:05Emmanuel Macron se pose
27:07en leader de la défense européenne
27:08après un passage par Chypre.
27:10Une base britannique,
27:11une base militaire
27:12a été prise pour cible
27:13par un drone
27:14depuis le début de la guerre.
27:15Cette fois,
27:15c'est depuis le porte-avions
27:17Charles de Gaulle
27:17qu'il annonce
27:18que la France
27:19a continué des interceptions
27:20ces derniers jours
27:21pour protéger, dit-il,
27:23ses partenaires européens.
27:24Le chef de l'État
27:24qui estime
27:26que la guerre au Moyen-Orient
27:27va durer peut-être
27:28plusieurs semaines.
27:30Fin de citation.
27:31La Commission européenne
27:33met ce soir en garde
27:34contre un choc inflationniste
27:36majeur sur l'économie mondiale
27:37en cas de conflit
27:38qui dure.
27:39Au Moyen-Orient,
27:40l'institution évoque
27:41des perturbations
27:42du trafic maritime
27:43dans le détroit d'Hormuz
27:43et des attaques
27:44contre les infrastructures
27:45énergétiques des États du Golfe.
27:48Quant au prix du pétrole,
27:49ils ralentissent un peu
27:51leur course folle.
27:52Ce lundi,
27:53après avoir bondi
27:53de 30%
27:54est atteint
27:55près de 120 dollars
27:56le baril
27:57après que les ministres
27:58des Finances du G7
27:59ont évoqué
27:59une possible utilisation
28:01des réserves stratégiques
28:03plombées quant à elles
28:04par la guerre au Moyen-Orient.
28:06Les bourses européennes
28:07terminent dans le rouge.
28:08Paris abandonne 0,98%.
28:11Francfort,
28:12moins 0,77%
28:13et Londres,
28:14moins 0,34%.
28:16Et puis sur France Inter,
28:17Ghassan Salamé,
28:18le ministre libanais
28:19de la Culture,
28:20lui affirme
28:21qu'il aimerait bien
28:21voir les Européens
28:23justement davantage
28:24engagés dans cette affaire
28:25alors que près de 500 personnes
28:28sont mortes
28:28depuis le début
28:29des frappes israéliennes
28:31sur le Liban.
28:32Sur son réseau social,
28:33Donald Trump annonce,
28:34lui,
28:35qu'il tiendra ce soir
28:36une conférence de presse
28:37depuis la Floride.
28:38Ce sera sa première
28:39depuis le déclenchement
28:40de la guerre au Moyen-Orient
28:41il y a tout juste 10 jours.
28:43Le rendez-vous est fixé
28:44à 22h30,
28:45heure de Paris.
28:47Dans l'actualité également,
28:49c'est tag anti-avortement
28:50découvert sur la porte d'entrée
28:51du planning familial
28:52à Strasbourg
28:53au lendemain de la journée
28:54internationale des droits
28:55des femmes,
28:56rapporte nos confrères
28:57d'ici Alsace.
28:58L'association dénonce
28:59des attaques inacceptables
29:00et affirme que les messages
29:02visaient aussi les médecins.
29:03Les Jeux paralympiques
29:04maintenant de Milan Cortina.
29:06Le score français
29:07Jules Segers remportent
29:08la médaille de bronze
29:10du Super-G.
29:11Moins de chance pour ceux
29:12et de réussite
29:13pour son compatriote
29:14Arthur Baucher
29:14qui a chuté
29:16en début de parcours
29:17et puis un mot de cyclisme.
29:18L'allemand Max Kanter
29:19emporte lui au sprint
29:21la deuxième étape
29:22de Paris-Nice.
29:23Lundi à Montargis,
29:24l'américain Luke Lamperty
29:26conserve son maillot jaune
29:27de leader.
29:28Troisième étape demain
29:29avec un contre-la-montre
29:30par équipe
29:31entre Cônes-Cours-sur-Loire
29:33et Pouilly-sur-Loire.
29:36France Info
29:3820h, 21h
29:39France Info
29:41Les informés
29:41Victor Matel
29:43Avec ce soir
29:44dans le studio
29:45de France Info
29:45Patricia Alémonière
29:47grand reporter
29:48spécialiste
29:48des questions internationales
29:50Rachel Garaval-Carselle
29:52journaliste politique
29:53autrice de la newsletter
29:54Blocks et Parties
29:55Stéphane Vernet
29:56rédacteur en chef délégué
29:57à Ouest France
29:58Paul Quignot
29:59directeur délégué
30:00de la rédaction
30:00de libération
30:01et toujours en ligne
30:01avec nous
30:02Cyril Bred
30:03géopolitologue
30:04et chercheur associé
30:05à l'Institut Jacques Delors
30:0710e jour de guerre
30:08au Moyen-Orient
30:09et Donald Trump
30:09fait savoir ce lundi
30:10interview au New York Post
30:12qu'il n'est pas content
30:13ce sont ses termes
30:14de l'élection
30:14de Moshtaba Kramenei
30:16comme guide suprême iranien
30:17à 56 ans
30:18il succède à son père
30:19Ali Kramenei
30:20tué au début
30:20de l'offensive israélo-américaine
30:22il y a donc maintenant
30:2310 jours
30:24Patricia
30:24ce n'est pas une surprise
30:25cette réaction
30:26du président américain
30:27ce qui est la surprise
30:28enfin ce n'est pas une surprise
30:29mais enfin ce qui est incroyable
30:31c'est que la façon
30:32dont il qualifie
30:33son mécontentement
30:34il dit tout simplement
30:35je ne suis pas content
30:36voilà il ne me plaît pas
30:37enfin je veux dire
30:38bon c'est effectivement
30:40les 150 mots
30:41auxquels nous a habitués
30:42le président américain
30:43donc c'est un peu dramatique
30:44d'avoir effectivement
30:46cet homme
30:46pour juger
30:47du successeur
30:50du guide suprême
30:51de la révolution
30:53islamique
30:54cet homme
30:55est un dur des durs
30:56ça il faut le savoir
30:58il était
30:59il était aux côtés
31:00de son père
31:00il dirigeait pratiquement
31:01son bureau personnel
31:02qui était en fait
31:03une structure parallèle
31:04à l'état
31:05il est soutenu
31:07par les gardiens
31:07de la révolution
31:08c'est à dire
31:09que c'est effectivement
31:10pas
31:11dont il a appartenu
31:12alors
31:12il a pendant la guerre
31:14Iran-Irak
31:14il a été
31:16aux côtés
31:17mais dans les bureaux
31:18pas sur le terrain
31:19il n'était pas
31:19il n'était pas au front
31:20mais il a fait
31:21c'est là où il a tissé
31:22toutes ses relations
31:23c'est lui
31:24qui a permis
31:25qui a mis en place
31:26avec d'autres
31:27d'ailleurs
31:27avec un homme d'affaires
31:28ou des hommes d'affaires
31:29tout le système
31:31de détournement
31:32des sanctions
31:33donc qui servait
31:35en partie
31:36pour l'armement
31:37des gardiens
31:39de la révolution
31:39donc il est
31:40finalement leur homme
31:41ça prouve bien
31:43à quel point
31:43finalement
31:44ce n'est pas tant
31:45les mollats
31:46et les religieux
31:48et les conseils
31:49des experts
31:50ces vieux monsieur
31:50qui ont autour
31:52de 90 ans
31:52qui l'ont élu
31:53je crois
31:53qu'il est
31:54l'élu
31:55des gardiens
31:56de la révolution
31:57de cette branche dure
31:58qui tient pour l'instant
31:59et donc
32:00ça nous
32:02ça indique
32:03en fait
32:04pour l'instant
32:05en tout cas
32:06une position dure
32:07ferme
32:08plutôt jusqu'au boutiste
32:10voilà
32:11mais peut-être que
32:12nos amis britanniques
32:14ou espagnols
32:15ou autres
32:15pourraient faire
32:16à la saisie
32:16des biens
32:17de tout
32:18de ce futur
32:19de l'actuel
32:21de ce nouveau
32:21guide suprême
32:22voilà du nouveau
32:23guide suprême
32:23son élection
32:24Cyril Brett
32:25c'est quoi
32:25une sorte de pied de nez
32:26à Donald Trump
32:29c'est d'abord
32:29la reconduction
32:30d'une marque
32:31internationale
32:32très connue
32:32à Medaï
32:33c'est l'Iran
32:34c'est le nom
32:35qui résonne
32:37et c'est sans doute
32:37aussi pour cette raison
32:38qu'il a été choisi
32:40ça a été rappelé
32:42évidemment
32:42un pied de nez
32:43un défi
32:43et pour moi
32:45c'est surtout
32:45le signe
32:47que la république
32:48islamique d'Iran
32:49est beaucoup plus
32:50résiliente
32:50beaucoup plus
32:51résistante comme régime
32:52que ce que
32:53l'opération
32:54américaine
32:55de communication
32:57sur l'Iran
32:58laisse penser
32:59en comparant
33:00l'Iran
33:00et le Venezuela
33:01le régime iranien
33:03n'est pas le régime
33:04bolivarien
33:04vénézuélien
33:05le président américain
33:07n'est pas celui
33:08qui fait les castings
33:09et l'état profond
33:11est concentré
33:13depuis 1979
33:14en Iran
33:15sur sa propre survie
33:16contre les ennemis
33:17de l'intérieur
33:17et contre les ennemis
33:18de l'extérieur
33:19tous les satans
33:20qu'il nomme
33:21et qu'il dénonce
33:22régulièrement
33:23les grands
33:23les petits
33:24et ses rivaux
33:27intérieurs
33:27donc c'est surtout
33:28une mauvaise nouvelle
33:29pour ceux qui
33:30espèrent
33:31un changement
33:32de régime
33:33et qui compte
33:34sur l'effondrement
33:35du régime
33:37le régime iranien
33:38et la famille
33:39Hamenei
33:40et le clan
33:41Hamenei
33:41sont concentrés
33:42depuis des années
33:43sur la survie
33:44de ce régime
33:44quelles que soient
33:45les circonstances
33:46Paul Quignot
33:47Mojtavar Hamenei
33:48élu nouveau guide suprême
33:50et pourtant
33:50son propre père
33:52en 2024
33:53avait écarté
33:53un tel scénario
33:55jugeant justement
33:56qu'il fallait
33:57ne pas remettre
33:58au goût du jour
33:59la monarchie héréditaire
34:01oui mais c'est
34:02la preuve
34:03que le régime iranien
34:04a vraiment évolué
34:05c'est-à-dire
34:05enfin évolué
34:06dans le
34:08perpétu
34:09quelque chose
34:10de dramatique
34:11c'est que
34:11en fait
34:12ça n'est plus
34:13un régime religieux
34:14puisque là
34:15la dimension religieuse
34:16a très peu pesé
34:17dans sa désignation
34:18le nouveau guide
34:19n'est pas un religieux
34:21il avait un grade
34:22intermédiaire
34:23dans la hiérarchie
34:24religieuse chiite
34:25et comme l'a dit
34:27Patricia
34:27il a été désigné
34:28par les gardiens
34:29de la révolution
34:30qui sont
34:30le bras armé
34:32militaire
34:32du régime
34:33donc c'est un signe
34:34que ce régime-là
34:36est un régime
34:37dictatorial
34:37militaire
34:38féroce
34:38alors il y a
34:40bien sûr
34:40un message
34:41adressé à Trump
34:42et il y a surtout
34:44un message
34:44adressé aux Iraniens
34:45c'est-à-dire
34:46le message envoyé
34:47c'est quoi ?
34:48c'est de leur dire
34:48mais ne vous amusez pas
34:50à descendre dans la rue
34:51pour protester
34:52et donner en gros
34:54enfin favoriser
34:55le plan américain
34:56de renversement
34:58du régime
34:58parce que si vous
34:59descendez dans la rue
35:00il se passera
35:00la même chose
35:01qu'après les manifestations
35:03de décembre
35:03et les tueries
35:05et les massacres
35:05monstrueux
35:06qui ont été perpétués
35:07en janvier
35:07c'est ça le message
35:08qui est envoyé aux Iraniens
35:09Stéphane Vernet
35:10cette guerre
35:11finalement au bout
35:11de dix jours
35:12elle a contribué
35:13à radicaliser
35:14le régime iranien
35:14en quelque sorte
35:15moi je pense
35:16que le régime iranien
35:17était déjà radicalisé
35:18en fait
35:18je suis complètement
35:19d'accord
35:19avec le
35:19encore plus dur
35:20on parlait
35:20de dur
35:21des dur
35:21en parlant
35:22de ce nouveau
35:22guide suprême
35:23oui oui
35:23mais c'est-à-dire
35:23qu'il y a une continuité
35:24voilà
35:25et puis en fait
35:25c'est une dictature
35:27militaire
35:27qui aujourd'hui
35:28est au main
35:28de la militaire
35:29et en plus
35:30c'est un fonctionnement
35:31c'est un état
35:32qui fonctionne
35:32de manière déconcentrée
35:33avec en fait
35:35une répartition
35:36d'un certain nombre
35:37d'unités militaires
35:37sur l'ensemble du territoire
35:38et qui agissent
35:40plus ou moins
35:40en autonomie
35:41donc c'est ce qui fait
35:42que le fait
35:43d'avoir décapité
35:44entre guillemets
35:44puisqu'on a beaucoup
35:45utilisé cette expression
35:46le régime d'entrée de jeu
35:47n'a rien d'incapacité
35:49en fait
35:50ça n'a pas empêché
35:51du tout cet état
35:52ce régime
35:52et cette armée
35:53de frapper
35:54etc
35:54de s'organiser
35:55alors peut-être
35:56de manière un peu erratique
35:57parce qu'il y a eu
35:58un moment où on disait
35:58mais en fait
35:59ils tirent tous azimuts
36:00ils arrosent partout
36:01ils tirent sous tout le monde
36:02mais c'est aussi en fait
36:03ça vient aussi
36:05de l'organisation
36:06même du régime
36:06et en réalité
36:08on avait le père
36:09maintenant on a le fils
36:10si les Israéliens
36:12ou les Américains
36:12tuent le fils
36:13ensuite etc
36:14ça ne changera rien
36:15c'est à dire
36:16que le message aussi
36:17c'est une façon de dire
36:17de toute façon
36:18il y aura toujours
36:19quelqu'un pour reprendre
36:20le flambeau
36:21parce que la structure
36:22en fait
36:22elle arrive à tenir debout
36:23et c'est pas en bombardant
36:25depuis les airs
36:26et en martelant
36:28en tirant
36:31à répétition
36:32depuis les airs
36:33sur l'Iran
36:34qu'à mon avis
36:35qu'ils arriveront
36:35à faire tomber le régime
36:36à faire trouver autre chose
36:38on peut rappeler
36:38Patricia Alémonière
36:39effectivement
36:40que le fils
36:40comme le père
36:41reste une cible
36:42aujourd'hui
36:42Israéliens et Américains
36:43l'ont déjà dit
36:44oui ça
36:44les Israéliens
36:45l'ont affirmé
36:46mais ce qui est intéressant
36:47aussi de voir
36:48c'est qu'outre le fait
36:49que cet homme
36:50représente effectivement
36:51comme on l'a dit
36:52le communisme
36:53en quelque sorte
36:53qui se survit à lui-même
36:54outre le fait
36:55qu'il représente
36:56les gardiens de la révolution
36:57outre le fait
36:58que c'est le fils de son père
36:59et qu'on instaure
36:59une dynastie
37:00qui n'est pas du tout
37:02inscrite justement
37:03au sein du chiisme
37:04et bien
37:05en plus
37:06cet homme a perdu
37:07dans ce bombardement
37:08sa femme
37:10sa mère
37:11son gendre
37:12ou son
37:13enfin
37:13le maire
37:15non pas
37:15et sa soeur
37:16donc si vous voulez
37:17il a perdu
37:17une partie de sa famille
37:19et là
37:19je peux vous dire aussi
37:20que outre le fait
37:21qu'il est animé
37:23par tout ce qu'on a déjà dit
37:24autour de cette table
37:25il est aussi animé
37:26sûrement par un fort désir
37:27de vengeance
37:28Cyril Brett
37:29qui soutient ce nouveau
37:30guide suprême
37:31on a entendu
37:31Vladimir Poutine
37:32allié Téhéran
37:34qui assure
37:34Moshtaba Khamenei
37:36de son soutien
37:37indéfectible
37:37jusqu'où est-ce qu'il va aller
37:38ce soutien à Téhéran
37:40de la part de Moscou
37:42dans l'immédiat
37:42pas très loin
37:43dans la mesure
37:44où le partenariat
37:45stratégique global
37:46qui a été signé
37:47en janvier 2025
37:49entre Russie
37:49et Iran
37:50ne comporte pas
37:51de clause d'assistance
37:52mutuelle
37:53ce qui
37:53ça a été rappelé
37:54au début
37:55de l'émission
37:56démonitise et décrédibilise
37:57assez largement
37:58l'alliance russe
37:59l'alliance russe
38:00n'est pas une assurance vie
38:02pour ceux qui
38:03la souscrivent
38:04et pour ceux qui
38:05la contraignent
38:06en revanche
38:07la Russie
38:08à plus long terme
38:09veillera
38:10à ne pas se passer
38:11des relais d'influence
38:13que lui donne
38:13dans la région
38:14son alliance
38:15avec l'Iran
38:17il y a une alliance
38:18énergétique
38:18évidemment
38:19une alliance
38:19en matière d'échange
38:20de renseignements
38:22renseignements militaires
38:23renseignements économiques
38:25et puis
38:25l'Iran
38:27pour les réseaux
38:28de la Russie
38:28c'est une façon
38:29de contrebalancer
38:31son partenariat
38:32avec la Turquie
38:33c'est un partenariat
38:35tourmenté
38:35donc ce que va faire
38:36la Russie
38:37c'est de veiller
38:38à ce que son allié
38:39iranien
38:40ne s'effondre pas
38:42sans pour autant
38:42s'investir
38:44elle n'en a d'ailleurs
38:45pas les moyens militaires
38:47puisqu'elle les concentre
38:48sur le front ukrainien
38:49elle va veiller
38:50à ce que l'allié iranien
38:51ne soit pas trop affaibli
38:52pour ne pas être privé
38:54d'un levier d'action privilégié
38:55sans pour autant
38:56s'engager
38:57et prendre des risques
38:59pour la survie
39:00de l'Iran
39:01Merci Cyril Brett
39:02d'avoir été avec nous
39:03ce soir
39:03dans les informés
39:05géopolitologues
39:05et chercheurs
39:06associés à l'Institut
39:07Jacques Delors
39:08Patricia Lémonière
39:08je voulais vous faire réagir
39:09à une phrase de Donald Trump
39:10à l'instant
39:11interview à la chaîne
39:12américaine CBS
39:13enfin interview en tout cas
39:14un mot qu'il a glissé
39:15à une journaliste
39:16de la chaîne américaine CBS
39:18en disant que la guerre en Iran
39:20était quasiment finie
39:21ce soir
39:21ajoutant
39:22dans un entretien téléphonique
39:23c'est un entretien téléphonique
39:24pardon
39:24que le conflit
39:25était je cite
39:26très en avance
39:27sur le calendrier
39:27de 4 à 5 semaines
39:28qu'il avait évoqué
39:29auparavant
39:29qu'est-ce que ça vous inspire ?
39:31Dans les scénarios
39:32auxquels nous avons tous pensé
39:34il y en a plusieurs
39:34et dans ces 3 ou 4 scénarios possibles
39:37il y a celui du désengagement
39:39des Etats-Unis
39:40à un moment donné
39:40parce que
39:42sur le plan intérieur
39:43cette guerre
39:45peut lui coûter trop cher
39:46ou tout simplement
39:47on voit que le marché
39:48de l'emploi
39:49continue de se contracte
39:50aux Etats-Unis
39:51pour le 11ème mois consécutif
39:53c'est-à-dire
39:54perte d'emploi
39:55on voit que l'inflation
39:56ne diminue pas du tout
39:58comme c'était prévu
39:59et donc là
40:00elle risque de repartir
40:01à la hausse
40:02donc au sein
40:03de sa base
40:04si vous voulez
40:05il peut perdre
40:05des adhésions
40:06et les mitters
40:07s'approchent jour en jour
40:08donc l'idée
40:09d'un désengagement
40:11existe toujours
40:11mais vous savez
40:12Trump y dit
40:13à peu près tout quand même
40:14et son contraire
40:15en deux jours
40:16donc je crois
40:16qu'il faut prendre
40:17pour l'instant
40:18toutes ces déclarations
40:19avec précaution
40:21sachant que
40:23cette guerre
40:23ne durera pas
40:24jusqu'en novembre
40:25ça on peut en être
40:26absolument certain
40:27elle s'arrêtera
40:27deux trois mois
40:28avant les élections
40:29et pas question
40:29Stéphane Vernet
40:30pour autant
40:30de perdre la face
40:31pour Donald Trump
40:32parce qu'il ajoute
40:33également
40:33en disant donc
40:34que cette guerre
40:35avec l'Iran
40:35était quasiment finie
40:36faisant valoir
40:37que l'Iran
40:37n'avait plus de marine
40:38ni de communication
40:39encore de force aérienne
40:40oui c'est ça
40:41et en fait il a besoin
40:41de construire un récit
40:42qui lui permette
40:43de sauver la face
40:43de dire j'ai gagné
40:44c'est formidable
40:45tout ce que j'ai fait
40:45j'ai atteint
40:46tous mes objectifs
40:47je suis merveilleux
40:48enfin voilà
40:48comme d'habitude
40:49donnez-moi le prix
40:50Nobel de la paix
40:50et hop
40:51il ramène ses troupes
40:52aux Etats-Unis
40:53il y a un problème
40:54c'est que même si
40:55en fait les Américains
40:56et les Israéliens
40:56arrivent à incapaciter
40:57tous les missiles balistiques
40:59les lanceurs etc
41:00et détruire
41:01les installations nucléaires
41:02très bien
41:03le problème
41:03c'est qu'il restera
41:04toujours les drones
41:05et là
41:05les drones l'Iran
41:06les produisent en masse
41:07et en fait le problème
41:08c'est que si l'Iran
41:09continue à disposer
41:10de drones
41:11et peut-être plus
41:12de missiles balistiques
41:13ça suffit en fait
41:14à empêcher
41:15toute circulation
41:16dans l'Eltra-Dormuz
41:17parce que quand vous lancez
41:18des essais de drones
41:18contre les super tankers
41:20ça se passe pas bien
41:20donc en fait
41:21à un moment
41:23chacun construit
41:24son histoire
41:25son récit
41:26pour des raisons
41:27d'ordre politique
41:28mais enfin
41:29encore une fois
41:30je pense pas
41:31que les choses
41:31seront réglées
41:32en deux temps
41:32trois mouvements
41:33comme le prétend
41:34Donald Trump
41:34voilà ce que l'on pouvait dire
41:35ce soir dans les informés
41:36sur cette guerre
41:37au Moyen-Orient
41:38qui dure depuis
41:39dix jours
41:40parlons à présent
41:41en France
41:42de la campagne
41:42des municipales
41:43en particulier
41:44de la bataille
41:45pour Paris
41:46premier tour
41:47dimanche prochain
41:48le 15 mars
41:48Rachida Dati
41:49ancienne ministre
41:50de la culture
41:50et candidate
41:51à la mairie de Paris
41:52veut faire basculer
41:53la capitale à droite
41:54la mairie est à gauche
41:55depuis 25 ans
41:56et les élections
41:57de Bertrand Dolanoé
41:58et Anne Hidalgo
41:59Rachida Dati
42:00invitée ce matin
42:01du 8.30
42:01France Info
42:02dit ne pas réfléchir
42:03aux possibles alliances
42:04et mener une campagne
42:05de premier tour
42:06quand vous faites une campagne
42:08vous faites une campagne
42:08de premier tour
42:09c'est de convaincre
42:10les électeurs
42:11il faut les convaincre
42:12sur évidemment
42:13quelle est la question
42:14et quel est l'enjeu
42:14est-ce qu'on fait
42:15barrage à cette gauche
42:17qui a quand même
42:18beaucoup abîmé Paris
42:18et qui continuera
42:20bien pire
42:21parce que c'est la même équipe
42:22en pire
42:23donc toute la question
42:24mais Thierry Bournazel
42:24ne veut pas d'alliance
42:25avec vous sur votre gauche
42:26et Sarah Knafo
42:26vous propose une union
42:27que vous refusez
42:28donc est-ce que vous êtes
42:29dans une impasse
42:29Rachida Dati
42:30non je ne suis pas
42:30dans une impasse
42:31est-ce que nous sommes
42:33quel jour là ?
42:34nous sommes avant le premier tour
42:35on est d'accord
42:37comment ça se dénoue ?
42:39et bien ça se dénoue
42:40avec les parisiennes
42:41et les parisiens
42:41Rachida Dati
42:42ce matin sur France Info
42:43avec Agathe Lambret
42:44et Paul Larou
42:45Tourou
42:45Rachel Garaval-Carsel
42:46les propos de Rachida Dati
42:48j'ai vu vous
42:48vous ferez sourire
42:50oui bah
42:50c'est de bonne guerre
42:51avant le premier tour
42:52de dire qu'on ne pensera
42:53aux alliances qu'après
42:55et d'ailleurs
42:55on peut remarquer
42:56que Pierre-Yves Bournazel
42:57le candidat
42:58horizon et renaissance
42:59qui lui
43:00a tenté d'être
43:01un petit peu plus clair
43:01il y a déjà
43:02une dizaine de jours
43:03ou quinze jours
43:04en disant pas d'alliance
43:05en disant pas d'alliance
43:07mais en précisant pas
43:08s'il pouvait pas se retirer
43:09éventuellement
43:10malgré tout
43:12la clarté
43:13lui a pas été bénéfique
43:15puisque dans les sondages
43:16c'est la dégringolade
43:17ce qui montre
43:18que malgré tout
43:18son électorat
43:19pour plus modéré
43:20qu'il est
43:21que celui peut-être
43:21de Rachida Dati
43:22il veut quand même
43:23l'alternance
43:24à Paris
43:25bon évidemment
43:26que Rachida Dati
43:27elle y pense
43:28aux alliances
43:30et c'est pas
43:31comment dire
43:31et c'est normal
43:32parce que
43:33cette élection à Paris
43:34ce sera
43:35la quinafo de reconquête
43:36dans le Figaro
43:36ce matin
43:37dit sans alliance
43:38la droite va perdre
43:38de toute façon
43:39c'est probable
43:40mais la gauche
43:41peut aussi perdre
43:42sans alliance
43:43pour l'instant
43:44on a affaire
43:45si les sondages disent vrai
43:46et on verra ça
43:47dans quelques jours
43:48le 15 mars
43:49à une élection
43:51franchement serrée
43:53et comme il y a
43:54dans notre mode
43:54de scrutin
43:55plein d'effets de seuil
43:56tout dépendra avant tout
43:57de qui peut
43:58ou non se maintenir
43:59au second tour
43:59et de qui fusionne
44:00ou pas
44:02j'allais dire
44:02presque peu importe
44:04votre niveau réel
44:05dans l'électorat
44:06donc évidemment
44:07que ce sera
44:08quelque chose
44:08de fondamental
44:09et que les 48 heures
44:09qui suivront
44:10la publication
44:11des résultats
44:12du premier tour
44:12parce que
44:13la limite
44:13pour déposer sa liste
44:15c'est le mardi
44:15à 18h
44:16vont être
44:17extrêmement importantes
44:18à Paris
44:19mais dans bien
44:19d'autres endroits
44:20et on va en parler
44:21Paul Quignot
44:21Rachida Dati
44:22pour revenir à elle
44:23il va lui falloir
44:23à un moment
44:24ou à un autre
44:25des réserves de voix
44:26oui mais comme ça a été dit
44:27c'est de bonne guerre
44:28la raison de ne pas dévoiler
44:29ses cartes
44:30avant le premier tour
44:31ça serait stupide
44:33de sa part
44:33puisque ça pourrait
44:34lui faire perdre
44:35aussi une partie
44:36d'un électorat
44:37qui aujourd'hui
44:38pourrait lui être acquis
44:39je pense à l'électorat
44:40de droite modérée
44:41qui ne verrait pas
44:42d'un bon oeil
44:42qu'elle dise dès maintenant
44:43mais oui oui
44:44bien sûr
44:45je vais m'allier
44:45avec Sarah Knafo
44:47donc de son point de vue
44:48c'est d'une logique
44:48imparable
44:49on verra ce qui se passera
44:52effectivement entre le dimanche
44:53et le mardi
44:54mais d'une certaine manière
44:56je pense qu'elle mise
44:57surtout sur le
44:58elle a en réserve
45:00au-delà des voix
45:03qui pourraient venir
45:03de l'extrême droite
45:04la pression
45:05elle sera encore plus forte
45:06sur Bournazel
45:06parce que
45:07il a lui
45:08il ne s'entend pas
45:09du tout
45:10du tout
45:10du tout
45:10depuis des années
45:11c'est des adversaires politiques
45:13au sein du conseil de Paris
45:14depuis des années
45:16humainement
45:16tout ça
45:16ça ne matche pas du tout
45:18et politiquement non plus
45:19mais le problème
45:20c'est que
45:21les responsables
45:23du parti
45:23auquel appartient
45:24Bournazel
45:25c'est-à-dire
45:25Edouard Philippe
45:26ont eux
45:26plutôt laissé entendre
45:27que oui
45:28il faudrait s'allier
45:28Agdati
45:29donc pour l'instant
45:30c'est plutôt
45:31cette réserve-là
45:34sur laquelle
45:35elle veut capitaliser
45:36et aura le même
45:37problème à gauche
45:38donc là
45:38tout dépend
45:39effectivement
45:39du sort
45:40de
45:42Chikirou
45:42si elle est en dessous
45:43de 10%
45:43ou pas
45:44Sunia Chikirou
45:45la candidate
45:45de la France Insoumise
45:46qui est d'ailleurs
45:46en meeting ce soir
45:47à ses côtés
45:48Jean-Luc Mélenchon
45:49Patricia Lémonière
45:50votre regard
45:51vous qui avez suivi
45:51de nombreuses
45:53soirées électorales
45:55votre regard
45:56sur ces jeux
45:57d'alliances
45:57justement
45:58ce qui serait étonnant
46:00c'est que tout le monde
46:01arrive au-delà de 10
46:03parce qu'il y a
46:045 candidats
46:05et qui est donc au moins
46:074 candidats
46:08c'est pas quelque chose
46:10d'impossible
46:10alors qu'il est
46:11et là on se retrouve
46:12dans une situation
46:14complètement nouvelle
46:15et le soir
46:17alors je fais un bon
46:18parce que là
46:19je pose cette question
46:20constitutionnaliste
46:21pratiquement
46:21le soir du deuxième tour
46:24le 22 mars
46:25voilà donc
46:26on a un candidat élu
46:28mettons
46:28d'un groupe
46:29d'une tendance politique
46:31et puis on a
46:31toutes les municipalités
46:32la majorité des municipalités
46:35des arrondissements
46:36qui sont d'une autre tendance
46:37ça n'a plus de lien
46:38aujourd'hui
46:39alors là
46:40c'est
46:40la cohabitation
46:42ça va se passer comment ?
46:44Rachel
46:45je regardais Rachel
46:46quand je disais ça
46:49parce que c'est totalement
46:50ça peut se produire
46:51ça peut se produire
46:53dans les
46:53ça peut se produire
46:54avec mon rappel
46:55que c'est un nouveau
46:56mode de scrutin
46:56effectivement pour Paris
46:57Lyon et Marseille
46:58avant on votait
46:59au niveau de l'arrondissement
47:00et en fait chaque arrondissement
47:01envoyait ses conseillers
47:02aux grands électeurs
47:03à l'américaine
47:04à l'américaine
47:04on va dire
47:05résumé
47:07oui il faut le dire vite
47:09mais aujourd'hui
47:10il y a
47:10c'est les conseillers de Paris
47:11qui votaient en gros
47:12pour le maire de Paris
47:13mais c'est toujours
47:13le cas maintenant
47:14sauf qu'il n'y a qu'une seule
47:16il y a une élection
47:16pour les arrondissements
47:17d'un côté
47:18et une élection
47:18pour le conseil de Paris
47:20de l'autre
47:20le risque
47:21entre guillemets
47:22qu'il peut y avoir
47:22en cas de
47:24quinquangulaire
47:24s'il y a 5 listes
47:26au second tour
47:27c'est que
47:28aucun des candidats
47:29ne puisse obtenir
47:3033% des suffrages
47:32et des brouettes
47:32ce qui ferait
47:33qu'il n'aurait
47:34malgré la prime majoritaire
47:36de 25%
47:37pas de majorité absolue
47:38au conseil de Paris
47:39ça me paraît
47:40extrêmement improbable
47:42parce qu'en vérité
47:42après le premier tour
47:44en fait il y aura
47:45comment dire
47:46une surmobilisation
47:47autour des deux candidats
47:48qui peuvent encore gagner
47:49et sans doute
47:49une démobilisation
47:51auprès des trois
47:52qui ne peuvent plus
47:53réellement gagner
47:54mais c'est une possibilité
47:56éventuelle
47:57j'y crois pas trop
47:58on sortira les calculs
48:00on parlait de la question
48:01des alliances à gauche
48:02Stéphane Vernet
48:03la guerre est clairement
48:04déclarée là aussi
48:05entre Emmanuel Grégoire
48:07le candidat du PS
48:07et on l'a dit
48:08la candidate LFI
48:09Sonia Chikirou
48:10le risque de cette division
48:12c'est de faire perdre
48:13à coup sûr
48:13l'élection à gauche
48:15non pas à coup sûr
48:16en fait ça dépendra
48:17ça a été très bien dit
48:18tout dépendra
48:18des résultats
48:20du premier tour
48:20dimanche soir
48:21il va falloir regarder
48:22qui passe la barre
48:23des 10%
48:24et qui ne la passe pas
48:24et c'est pas du tout
48:26la même
48:26c'est plus du tout
48:27la même limonade
48:28les rapports de force
48:29ils vont se redessiner
48:31à ce moment là
48:32entre ceux qui disent
48:33non non
48:33jamais je ne ferai alliance
48:35etc
48:35et puis voilà
48:36après sur le cas
48:39particulier
48:39des rapports
48:40entre le parti socialiste
48:41et la France insoumise
48:42là je pense
48:43qu'on est dans autre chose
48:44ça c'est à dire
48:45que même si
48:47il est très possible
48:49que vous ayez
48:49une France insoumise
48:50qui reste dans une posture
48:52ou dans une position
48:54qui consiste en fait
48:55non pas à chercher
48:55à gagner la ville de Paris
48:56mais à faire perdre l'EPS
48:57voilà
48:58c'est ce que je vous disais
48:58du coup
48:59c'est peut-être une machine
48:59à faire peur
49:00en cas de qualification
49:01sur Paris à gauche
49:02là je pense que c'est assez clair
49:04on va de toutes les façons
49:05à droite
49:07on peut avoir des surprises
49:08on va de toutes les façons
49:09Rachel
49:10avoir des discours
49:12on va dire
49:13antagonistes
49:13ou un peu
49:14on va avoir du mal
49:14à les suivre
49:15entre des discours nationaux
49:16peut-être entre les partis
49:17et puis des discours locaux
49:19par dizaines
49:20qui vont être
49:21eux complètement différents
49:22oui c'est sûr
49:23et je crois que c'était
49:25pile il y a une semaine
49:26que le parti socialiste
49:27a sorti sa résolution
49:28en disant
49:29pas d'accord national
49:30au second tour
49:31avec la France insoumise
49:32ce qui sous-entend
49:33possiblement
49:34des accords locaux
49:35avec la France insoumise
49:37et chacun
49:38y compris du côté
49:39de la France insoumise
49:40et du parti socialiste
49:41a semé ses petits cailloux
49:43pour que chacun
49:44puisse justifier
49:45certaines circonvolutions
49:46dans les 48 heures
49:48suivant les résultats
49:49du premier temps
49:50je vous donne un exemple
49:51j'étais à Lyon
49:51ce week-end
49:52pour un reportage
49:52et la semaine dernière
49:54la question de l'alliance
49:56avec la France insoumise
49:57se posera évidemment
49:58là-bas aussi
49:59et la semaine dernière
50:01place publique
50:01la direction nationale
50:02le parti de Raphaël Luxman
50:03a dit
50:04à toutes les listes
50:05que l'on soutient
50:06si elles fusionnent
50:07avec la France insoumise
50:08deuxième tour
50:09elles perdront
50:09notre investiture
50:10je discutais avec un candidat
50:12de place publique
50:13qui faisait un porte-à-porte
50:14que je suivais
50:15il me disait
50:15mais c'est bien gentil
50:16c'est consigne national
50:16mais ici la menace
50:18c'est pas la France insoumise
50:19c'est Jean-Michel Hollasse
50:20et avoir quelques adjoints
50:22insoumis
50:22c'est moins grave
50:23que d'avoir Jean-Michel Hollasse
50:24pendant peut-être
50:257 ans
50:26à la tête de la ville
50:27donc il va y avoir
50:29beaucoup de choses
50:29qui vont se passer
50:30dans ces 48 heures
50:30Paul Quignot
50:32c'est le char de municipal
50:33d'une certaine manière
50:34c'est que c'est une multiplication
50:35de scrutins
50:36où il y a une logique politique
50:37quasiment propre à chaque fois
50:38en fonction évidemment
50:40des résultats
50:41en fonction de la manière
50:42dont les gens
50:43il ne faut pas oublier
50:44que c'est des gens
50:45qui se côtoient
50:45qui se fréquentent quasiment
50:46tous les jours
50:47qui se connaissent par cœur
50:48qui travaillent ensemble
50:49ou pas etc
50:50donc tout ça pèse aussi
50:51bien sûr
50:51sur ce qui se passera
50:53entre les deux tours
50:54là c'est quand même
50:55un tout petit peu
50:56plus tendu
50:56et exacerbé
50:57à cause de la situation nationale
50:59et des tensions
50:59qu'il y a à gauche
51:01à droite aussi
51:02parce que
51:05le discours
51:06qu'aura la droite républicaine
51:07sur les désistements
51:09ou les alliances
51:09qu'ils vont aller chercher
51:10avec l'extrême droite
51:11ça ne va pas complètement
51:13être simple non plus
51:14et c'est évidemment
51:15tendu par
51:17la perspective
51:18de l'élection présidentielle
51:19derrière
51:19ça va encore une fois
51:20dès le 23 au soir
51:22on va rentrer
51:23dans la logique présidentielle
51:25donc ça explique aussi
51:26beaucoup
51:27l'exacerbation
51:28des tensions
51:28mais c'est vrai
51:29qu'on a du mal
51:29Rachel à gauche
51:30notamment
51:30se dire qu'il y a encore
51:32un an et demi
51:33à peu près
51:33au moment des législatives
51:34en 2024
51:34il y avait ce nouveau
51:36front populaire
51:36et cette alliance
51:37oui et souvenez-vous
51:38un mois et demi
51:39avant le nouveau
51:40front populaire
51:40le 1er mai
51:41à Saint-Etienne
51:43Raphaël Luxman
51:43se faisait molester
51:44par des militants
51:45d'autres listes de gauche
51:46et on a eu un mois
51:48absolument horrible
51:49entre listes de gauche
51:50souvenez-vous
51:51des quelques semaines
51:52précédant le premier tour
51:53de la présidentielle
51:54qui était à couteau tiré
51:55les candidats de gauche
51:56ne faisaient que taper
51:57sur Jean-Luc Mélenchon
51:58c'était d'une grande violence
52:00et puis il y a eu la NUPES
52:01je ne vous dis pas ça
52:02pour dire
52:03il va se repasser
52:04exactement la même chose
52:05mais la politique
52:07c'est des dynamiques
52:08c'est des plaques tectoniques
52:10en mouvement
52:10aujourd'hui c'est clair
52:11qu'elles sont
52:12dans une phase
52:14centrifuge
52:16il y a une grande faille
52:17mais imaginons
52:20que le 22
52:20on voit que la gauche
52:21qui est quand même
52:22plutôt à son plus bas historique
52:23en termes de mairie
52:25baisse encore
52:25elle sera encore
52:26plus affaiblie
52:27est-ce qu'elle pourra
52:28se payer le luxe
52:28d'avoir 2, 3, 4, 5 candidats
52:30à la présidentielle
52:31on verra
52:32allez je vous précise
52:33que vous pouvez retrouver
52:33la liste de tous les candidats
52:35en France
52:35pour ce premier tour
52:36des municipales
52:37avec notre moteur
52:38de recherche
52:39sur franceinfo.fr
52:40et puis dimanche
52:40à partir de 20h
52:41bien sûr
52:42le soir du premier tour
52:43les résultats officiels
52:44dans toutes les communes
52:45au fur et à mesure
52:46que ces résultats tombent
52:47c'est déjà la fin
52:48de ces informés
52:49à la une de libération
52:51demain Paul Quignot
52:51c'est le premier sujet
52:52dont on a parlé
52:54les inquiétudes
52:55sur le prix du pétrole
52:57la pompe à retardement
52:58la guerre en Iran
52:58à la une de ouest France
53:00Stéphane Vernet
53:00pareil
53:01mais nous sous l'angle
53:02à la pompe
53:02carburant
53:03quelle solution
53:04face à la hausse des prix
53:05je rappelle le titre
53:06de votre dernier livre
53:07Patricia Allémonière
53:08géopolitique du Sahel
53:10aux presses universitaires
53:12de France
53:13c'est très chic
53:13merci Rachel Garaval
53:15Carcel également
53:15d'être venu
53:16votre newsletter
53:17à vous
53:17c'est bloc et parti
53:19ou bloc et parti
53:19on n'arrivera jamais
53:20à se mettre d'accord
53:20sur la prononciation
53:22merci à tous
53:23d'être venus
53:24ce soir
53:24les informés
53:25reviennent demain matin
53:26à 9h
53:27sur France Info
53:27très bonne soirée
53:28merci à tous
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