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00:00Victor Maté.
00:1120h21, France Info, les informés, Victor Maté.
00:15Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16.
00:20De la TNT à la une, ce soir une certaine idée de l'homme inséparable, de l'idéal républicain.
00:25Les mots d'Emmanuel Macron il y a quelques instants pour l'entrée de Robert Badinter au Panthéon.
00:30Nous allons revenir sur ce discours et cette cérémonie et nous poser cette question.
00:34Que reste-t-il dans notre société des valeurs du garde des Sceaux qui a permis en France l'abolition de la peine de mort ?
00:41Nous reviendrons aussi ce soir sur l'accord de paix qualifié d'historique au Proche-Orient entre le Hamas et le gouvernement israélien.
00:47Se dirige-t-on vers la fin de la guerre, possiblement ou n'est-ce qu'une étape fragile ?
00:51Et puis 24 heures maximum, normalement avant de connaître le nom du futur Premier ministre, quel sera son profil ?
00:57Cette nomination permettra-t-elle de sortir de la crise ?
01:00Pour en parler, nos informés, Sylvie-Pierre Brossolette, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Éditorialiste politique pour l'hébdomataire Le Point, bonsoir Christophe Gascard.
01:07Bonsoir Victor.
01:08Grand reporter à France Info TV, spécialiste des relations internationales, Richard Verli est également avec nous.
01:13Bonsoir Richard.
01:14Bonsoir Victor.
01:14Correspondant France et Europe du quotidien suisse, Blic et Fabrice d'Almeida.
01:18Bonsoir Fabrice.
01:19Bonsoir Victor.
01:19Notre historien à France Info, à la radio, professeur d'histoire contemporaine et président de l'Institut français de presse au sein de l'université Paris 2 Panthéon-Assas.
01:29Robert Badinter, à jamais au Panthéon, le cénotaf, le cercueil contenant des objets choisis par son épouse, a donc rejoint le caveau des révolutionnaires de 1789.
01:41Aux côtés notamment de l'une de ses idoles, le Condorcet, grande figure des Lumières.
01:46La cérémonie s'est terminée par le discours d'Emmanuel Macron que vous avez pu suivre en direct sur France Info.
01:52Robert Badinter entre au Panthéon avec les Lumières et l'Esprit de 1789, la promesse accomplie de la Révolution.
02:05Robert Badinter entre au Panthéon avec les principes de l'État de droit, une certaine idée de l'homme, inséparable de l'idéal républicain.
02:16Il entre au Panthéon et nous entendons sa voix qui plaide ses grands combats essentiels et inachevés, l'abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre le poison antisémite et ses prêcheurs de haine, la lutte pour la défense de l'État de droit.
02:36Sylvie-Pierre Brossolette, l'État de droit, Emmanuel Macron a prononcé cette expression peut-être 4, 5, 6 fois dans ce discours.
02:425 fois. C'est un message aussi, bien sûr, c'est d'abord un hommage à Robert Badinter dans un magnifique discours.
02:50Je veux dire que le président sait très bien faire cet exercice et il l'a une fois de plus prouvé ce soir et il était à la hauteur de ce que Robert Badinter méritait.
02:59Et effectivement, il a insisté sur l'universalisme de Robert Badinter, sur son combat contre l'antisémitisme, évidemment l'abolition de la peine de mort.
03:08Mais il a aussi glissé le combat pour l'État de droit, 5 fois de suite.
03:14Et c'est un petit clin d'œil, je pense, à la situation politique actuelle où un certain M. Retailleau a eu, dans le passé...
03:23Disons que l'État de droit n'était pas intangible, notamment l'an dernier.
03:26C'était sans doute une maladresse de style, passons. Mais enfin, il y a eu cette petite allusion.
03:29Il y a eu une deuxième allusion à l'actualité, c'est quand il a dit que la tombe avait encore été profanée de Robert Badinter aujourd'hui.
03:37Et que donc, jusqu'encore aujourd'hui, outre-tombe, l'antisémitisme le poursuivait.
03:42Et c'est vrai que ce discours arrive vraiment à un moment opportun, parce qu'on sait que les chiffres sont très mauvais.
03:50L'antisémitisme reprend dans ce pays, l'intolérance, les discriminations...
03:55De 1500 actes antisémites l'an dernier en France.
03:57Voilà, c'est quand même très grave. Beaucoup de Juifs se sentent en insécurité.
04:02Certains retournent en Israël ou déménagent, tout simplement, pour trouver des quartiers où ils sont moins attaqués.
04:09Donc, si ce discours peut contribuer à refaire prendre conscience à beaucoup de Français que c'est un combat juste et important,
04:16et inachevé aussi, celui-là, c'est une très bonne chose.
04:19Richard Verly, Emmanuel Macron l'a rappelé, la tombe de Robert Badinter aujourd'hui, effectivement, a été profaneuse.
04:24C'est une tiers de Bagneux en région parisienne.
04:27La République est toujours plus forte que la haine, avait réagi le chef de l'État immédiatement après ses fesses.
04:32Cela rappelle à quel point Robert Badinter a dû se battre aussi à l'époque pour imposer ses convictions et que ses combats restent d'actualité.
04:38Oui, ce qui est frappant dans ce discours, c'est que c'est une République qui se bat.
04:42Une République qui se bat pour défendre ses principes, une République qui se bat pour augmenter les droits,
04:47pour que davantage de droits soient respectés, une République qui se bat pour la justice.
04:52C'est vraiment ça que j'ai retenu.
04:54C'est le combat républicain dans un moment qui est un moment de doute, pas seulement en France d'ailleurs.
04:59Et il est nécessaire plus que jamais de résister pour que la justice, pour que le droit, pour que la République,
05:07et donc la démocratie, arrive à surmonter les obstacles.
05:10Et c'était ça le sens.
05:12Et moi j'ai été très frappé par le ton sur lequel il l'a dit.
05:15Il l'a dit sur un ton, le président est extrêmement posé, assez ténébreux.
05:20C'était quand même inquiet.
05:21C'était un discours de quelqu'un qui prend l'exemple.
05:23Et le ton général de ces discours ?
05:24Oui, mais là, c'est vrai qu'il l'a fait de nuit, donc ça donne une solennité particulière.
05:30Mais on a quand même l'impression d'un appel dans un moment, je vais dire, de ténèbre,
05:35ou un moment en tout cas d'obscurité inquiétante.
05:38Et Badinter, dans la bouche du président de la République, c'était une flamme qu'il faut continuer d'entretenir.
05:43Un discours pour l'histoire, vous, l'historien, Fabien Taméda.
05:46Incontestablement, mais effectivement avec des petits éléments qui le rattachent au contexte.
05:53On ne peut évidemment pas extraire cette cérémonie du contexte dans lequel elle se déroule,
05:58de l'attente où on est de la nomination d'un nouveau Premier ministre,
06:02de l'échec du précédent qui avait été nominé.
06:05Et par rapport à ce qui pourrait paraître être du day-to-day, de la politique au jour le jour,
06:11il y a ce moment de retrait, d'élévation, de réflexion sur ce qu'ils font de notre République.
06:17Et c'est vrai que la figure de Badinter est très intéressante pour ça.
06:21Parce qu'à la fois c'est quelqu'un qui a lutté contre la peine de mort,
06:25s'est battu contre ce qui était un peu inique dans notre justice,
06:29les cours spéciales, les tribunaux spéciales.
06:31Donc la justice spécialisée, il a essayé de l'arrêter.
06:35Il a défendu l'homosexualité de manière à ce qu'elle soit d'une certaine manière banalisée.
06:39Ce qui peut paraître pour certains aujourd'hui un combat totalement dépassé,
06:43mais qui à l'époque était un peu à la pointe de la lutte pour les libertés.
06:47Donc il y a cette dimension-là de Badinter qui est très commode.
06:51En même temps, il a dit quelque chose qui, sous les voûtes du Panthéon, est intéressante.
06:55Il commence son discours en reprenant la phrase que Badinter prononce en 1992,
06:59vous savez, au moment où Mitterrand est sifflé et hué au moment de la commémoration de la rafée du Bel-Div.
07:04Il dit « les morts aussi nous écoutent ».
07:06Et Macron a repris cette phrase « les morts ici aussi nous écoutent ».
07:10Et donc ça montre d'une certaine manière qu'on est vraiment dans le sacré de la République.
07:14C'est-à-dire que tous ces morts qu'il y a au Panthéon, qui étaient tout autour de lui,
07:18ceux qui sont les porteurs de la patrie française d'une certaine manière,
07:21la meilleure ressource de la patrie française,
07:24surveillent ce qui est en train de se passer aujourd'hui en France.
07:26Robert Badinter, qui rejoint aussi Jean Jaurès, Victor Hugo, de ses modèles de vie,
07:31on pourrait dire, Christophe Gascard, aujourd'hui le président, d'ailleurs, l'a rappelé dans son discours.
07:35Oui, et puis on se souvient, en 2021, déjà pour la panthéonisation,
07:39justement, c'était un autre cénotaphe, une ance à dépouille elle-même,
07:42qui était intégrée dans le mythique monument du quartier latin parisien.
07:46C'est le quartier, c'est à ce moment-là, effectivement, que Joséphine Becker avait été, elle aussi, dans ce temple.
07:54Mais au-delà du discours, moi, ce soir, ce que j'ai retenu aussi, c'est la mise en scène.
07:58Et la mise en scène, elle est aussi importante pour ceux qui ne l'ont pas vue, on va peut-être la rappeler.
08:02Et en l'occurrence, l'épouse de Robert Badinter souhaitait quelque chose d'assez simple.
08:06Elle disait qu'elle souhaitait, sa requête, c'était la sobriété.
08:09Et on voit ce soir qu'on peut être magistral, très grand dans la sobriété,
08:13avec notamment cette remontée rue Soufflot, avec trois grands moments symboliques.
08:19Cette montée, j'allais dire, vers le temple républicain, avec les trois couleurs, bleu, blanc, rouge,
08:24et puis cette arche de la mémoire, premier symbole, dans lequel, effectivement,
08:29on rappelle que c'était lui-même un enfant déporté, le deuxième arche de la justice,
08:34lui-même qui avait dévoué à sa vie, et puis l'arche de la République,
08:37l'infatigable défenseur, justement, des libertés individuelles et des droits de l'homme.
08:42Et donc, finalement, cette cérémonie résumait à la fois son combat,
08:46mais rappelle aussi que le combat n'est pas terminé.
08:48Parce que lorsque l'on parle, effectivement, en l'occurrence de la peine de mort,
08:53il faut rappeler aussi qu'il y a quand même encore 35 pays qui continuent à l'appliquer dans le monde,
08:59dont 20 qui l'appliquent quasiment quotidiennement, donc c'est important.
09:03Et puis la dépinisation également de l'homosexualité.
09:05Je suis moi-même homosexuel et c'est extrêmement important,
09:08parce que les actes également homophobes continuent, malheureusement,
09:12et on voit que ce sont des combats qui sont à la fois utiles et nécessaires.
09:16Emmanuel Macron, dans son discours, d'ailleurs, Christophe a promis de porter le combat de Robert Badinter
09:20sur cette abolition universelle de la peine de mort, de continuer le combat, en quelque sorte.
09:25Oui, parce qu'on le voit bien, notamment, j'allais dire, aux États-Unis, en l'occurrence,
09:30dans certains États, on pratique encore la peine de mort.
09:34Et donc, bien évidemment, il a porté ses combats toute sa vie.
09:39Et c'est ce que l'on doit retenir aussi de cet homme qui était un grand républicain, finalement.
09:47Émotion particulière, on l'a dit, Sylvie-Pierre Brossolette, pour vous peut-être aussi en particulier.
09:51Il faut rappeler qu'en 2015, c'est votre grand-père, grand résistant, Pierre Brossolette,
09:55qui avait fait son entrée au Panthéon.
09:57Oui, c'était avec le président Hollande, qui avait fait également un très beau discours.
10:01Et c'était une belle cérémonie, c'était deux jours.
10:02Il faisait très, très beau.
10:03C'était au mois de mai et c'était l'après-midi.
10:06Ce n'était pas tout à fait le même genre de scénographie que ce soir, mais c'était très beau aussi.
10:12Et effectivement, le Panthéon, c'est quelque chose de magnifique.
10:15Je vais souvent m'y recueillir et me balader dans les cryptes,
10:18en pensant à tous ces gens extraordinaires qui nous ont environnés,
10:22et maintenant quelques femmes.
10:23Et ça me donne envie de redire à quel point Robert Bannater a mérité d'y être,
10:30ne serait-ce que par la haine qu'il a subie.
10:32On ne se rend pas compte, la plupart des héros qui sont là n'ont pas été haïs comme lui.
10:36Lui, ça a été un degré effrayant d'insultes, d'injures, non seulement par antisémitisme,
10:45mais tous les combats qu'il a épousés, effectivement, l'homophobie, etc.
10:49Il a été haï par une certaine droite, par les gens les plus rances de France,
10:56et il a tenu bon malgré ça.
10:57C'était dur.
10:58Certes, il était reconnu, il avait du bonheur dans sa vie, une femme remarquable.
11:04D'ailleurs, j'ai été contente qu'il honore Elisabeth Bannater,
11:07parce que c'était vraiment un couple dans leur combat, tous les deux.
11:11Mais il a eu une dimension de haine absolument extravagante.
11:15Un garde des Sceaux, gardien de l'idéal, a aussi dit Emmanuel Macron ce soir, Richard Verly.
11:20Est-ce que l'on peut trouver aujourd'hui, la tâche n'est pas facile,
11:22des successeurs dans la politique à quelqu'un de la classe de Robert Bannater ?
11:26On parle souvent de la disparition des grands hommes d'État.
11:29Moi, je pense qu'on peut surtout en trouver dans les professions judiciaires
11:33qui se battent pour le droit, notamment les avocats.
11:35Je crois qu'il y a encore des avocats, certains connus, d'autres beaucoup moins connus,
11:41qui se battent pour que chaque accusé qui pénètre dans un tribunal
11:45ne soit pas tout de suite un condamné, ou ne soit pas systématiquement un condamné.
11:49Et c'est ça, la leçon de Robert Bannater.
11:52Je crois qu'il ne faut pas l'oublier aussi.
11:54Et moi, une chose qui m'a touché, mais le président n'en a pas parlé dans son discours,
11:59c'est qu'il y avait deux classes d'élèves qui ont été invités,
12:02deux classes de Savoie,
12:03puisque, à travers Robert Bannater, il faut quand même le dire,
12:07c'est bien sûr la dénonciation de l'antisémitisme et de tout ce qu'il a pu subir,
12:11mais c'est aussi la preuve que des Français ont caché des enfants juifs,
12:16ont caché des familles juives.
12:17Là, en l'occurrence, ça se passait en Savoie,
12:19mais il y a d'autres exemples.
12:20Par exemple, Georges Kiegeman, l'avocat qui avait été dans le Berry pendant la guerre.
12:25Donc, je crois que c'était ça.
12:25Et Bannater le disait systématiquement.
12:28Il rendait hommage à ces Français, à ces justes Français
12:30qui ont caché les Juifs pendant la guerre
12:33et qui se heurtaient à l'époque, il faut s'en souvenir aussi,
12:36souvent alors qu'ils tentaient pour beaucoup de s'enfuir,
12:39à une frontière suisse, je peux le dire, qui était fermée.
12:42La Suisse, pays neutre, n'a pas, fort heureusement,
12:45ni déporté, ni dénoncé ces Juifs.
12:47Mais en revanche, les frontières étaient fermées
12:49et beaucoup de Juifs, malheureusement,
12:50se sont heurtés à cette frontière sans pouvoir la franchir.
12:52Qu'est-ce que l'on va retenir, finalement, Fabrice Almeida,
12:55de cette panthéonisation aujourd'hui de Robert Badinter,
12:58de ses valeurs ce matin dans le journal Libération ?
13:00L'historien spécialiste de la Shoah, Tal Brutman, écrivait
13:03qu'Emmanuel Macron avait fait beaucoup de panthéonisation,
13:07mais qu'après, il y avait peu de conséquences concrètes
13:10sur l'engagement, sur le civisme, etc.
13:13Il est cruel, Tal Brutman, parce que c'est vrai que le panthéon accueille,
13:17je vais le dire de manière un peu cruelle,
13:18mais il accueille les valeurs du passé.
13:21C'est-à-dire qu'il accueille des gens qui ont fait la preuve
13:24de leurs valeurs dans une époque donnée,
13:27qui ont donné leur vie pour le pays.
13:28Mais c'est vrai que ce n'est pas une promesse pour l'avenir.
13:32C'est le panthéon, au fond, c'est le cœur sacré.
13:35C'est ce qu'on devrait avoir au-dessus de nous.
13:37C'est ce qui nous transcende.
13:38Mais la réalité, c'est que dans notre vie quotidienne,
13:41très souvent, les gens oublient ceux qui sont dedans.
13:45Ils oublient les principes de la résistance.
13:47On les répète de manière un peu automatique à chaque cérémonie.
13:51Tous les 8 mai, on y revient.
13:52Tous les 14 juillet, on se souvient qu'il y a une armée, une patrie.
13:55Mais dans le quotidien, quand il s'agit de...
13:57En tant qu'historien, vous ne diriez pas quelles leçons du passé
14:00devraient servir justement pour le présent ou le futur ?
14:02Elles devraient servir, mais elles sont souvent vite oubliées.
14:06Et elles ne sont pas...
14:07J'allais dire, c'est peut-être la différence entre une démocratie
14:10et un État totalitaire.
14:11Dans un État totalitaire, les slogans, vous êtes obligés de les répéter.
14:13Et vous sont, en quelque sorte, mis au fer rouge sur le corps.
14:19Dans une démocratie, non.
14:20Donc vous pouvez oublier les valeurs fondatrices de votre démocratie
14:23et même vous dire qu'un régime autoritaire serait plus sympathique.
14:25Et en tout cas, le combat inachevé de Robert Badinter
14:28est là.
14:29Regardez les dernières statistiques sur le sentiment des Français
14:32sur la peine de mort.
14:33Il y a presque une moitié des Français qui veulent revenir
14:36à la peine capitale.
14:38C'est terrible.
14:39C'est donc un combat permanent qu'il faut mener.
14:41Ça, Sylvie, ça fluctue quand même.
14:43On sait qu'il y a des périodes dans lesquelles ça recueille.
14:45Mais dès qu'il y a de l'insécurité...
14:46C'est vrai que selon les dernières enquêtes, l'opinion,
14:47effectivement, c'est à peu près 55 ans.
14:48Et dès qu'il y a des crimes atroces,
14:49dès qu'il y a un sentiment d'insécurité,
14:51dès que...
14:52Donc très vite, l'esprit du talion revient.
14:55Et c'est un combat acharné qu'il faut faire
14:57contre les réflexes un peu ataviques qu'on peut avoir
15:01pour faire que les lumières prévalent.
15:05En rappelant, point important,
15:06que ce ne serait pas possible d'un point de vue légal...
15:08Non, parce que c'est constitutionnel.
15:09Voilà, maintenant, entrer dans la Constitution depuis 2007.
15:12Richard Verly, vous qui travaillez pour le quotidien suisse Blic,
15:16Robert Badinter, vu de Suisse ?
15:18Écoutez, Suisse francophone, il était très connu.
15:21Il est venu à plusieurs reprises.
15:22Moi, je me souviens, il est venu faire, par exemple,
15:25des signatures de livres quand il avait publié ses ouvrages.
15:27Il venait faire des conférences à l'Université de Genève,
15:30à Lausanne également.
15:31Il était tout à fait respecté à la fois par les professeurs de droit
15:35et par les élèves en Suisse.
15:37Donc, bien évidemment, c'est un des domaines,
15:39le droit et, je dirais, la défense des valeurs démocratiques
15:43sur lesquels la Suisse romande regarde en permanence vers la France.
15:48C'est dire l'inquiétude lorsque ça vacille en France aussi.
15:51C'est ce qui nous conduit à nous inquiéter, je dirais,
15:54plus que de raison.
15:55Mais c'était une figure marquante et il l'avait été aussi,
15:57il faut le dire.
15:58Alors là, cet aspect-là de Robert Badinter, il est au Panthéon avec lui,
16:02mais on n'en a pas parlé lorsqu'il était l'avocat des stars
16:04dans son existence précédente.
16:07Parce que très souvent, ça ne vous a pas échappé,
16:08les stars avaient tendance à aller en Suisse,
16:10par exemple pour des raisons d'exil fiscal ou autre,
16:12et il les avait accompagnés.
16:13Il avait défendu à plusieurs reprises des acteurs et des actrices
16:17qui étaient un peu en délicatesse avec le fisc français.
16:20Voilà, une face un peu plus méconnue de la carrière de Robert Badinter
16:24qui a fait son entrée au Panthéon avec ce discours d'Emmanuel Macron,
16:28tout à l'heure que vous avez pu suivre sur France Info.
16:30Emmanuel Macron, qui avant de prononcer ce discours,
16:33a ouvert une réunion tout à l'heure des ministres de plusieurs pays européens
16:36et arabes pour discuter de l'après-guerre dans la bande de Gaza,
16:39quelques heures seulement après l'annonce par Donald Trump
16:42de l'accord de paix signé en Égypte entre le Hamas
16:44et le gouvernement israélien.
16:46Accord historique, dit le président français.
16:48Cette nuit, un accord historique a été conclu à Charmelscher.
16:55Cet accord, après 2 années de calvaire insupportable,
16:58enduré par les otages du Hamas,
17:012 années de souffrance indicible endurée par les Palestiniens à Gaza,
17:06doit permettre un cesse-le-feu permanent,
17:09la libération de tous les otages
17:10et un accès humanitaire immédiat à la bande de Gaza.
17:14Et au fond, les heures à venir à cet égard seront décisives.
17:16– Christophe Gascard, est-ce qu'on peut parler d'ores et déjà d'accords historiques
17:20ou est-ce qu'il faut rester un peu plus prudent ?
17:21– Il faut rester prudent parce que tant que les otages ne sont pas libérés
17:26et tant qu'il n'y a pas le transfert de prisonniers palestiniens,
17:29eh bien tout peut malheureusement capoter.
17:32Donc c'est un espoir immense, c'est effectivement un moment historique
17:35parce qu'on le voit, c'est quand même deux ans de guerre,
17:39c'est des milliers de civils qui ont été tués à Gaza
17:42et c'est des familles brisées par ce qui s'est passé le 7 octobre.
17:47Et ce massacre, mais la prudence, moi j'ai assisté en l'occurrence
17:53aux premières phases de libération en Israël des otages
17:58et puis ensuite à la seconde.
18:00Et à chaque fois, jusqu'au dernier moment, la prudence était quand même de mise.
18:04Et d'ailleurs, pourquoi je dis cela ?
18:06Parce qu'à chaque fois, il y a quand même eu un cessez-le-feu
18:09qui finalement a été rompu à un moment ou à un autre.
18:12– Comme c'était le cas en mars dernier notamment.
18:14– Exactement. Alors chacun se renvoie la balle.
18:17L'État hébreu disait que c'était à cause de l'occurrence du Hamas
18:21et le Hamas disait que c'était l'État hébreu.
18:23Mais on va voir, 72 heures, c'est effectivement ce qui nous sépare
18:29de la libération des otages, dont on rappelle qu'il y a 48 otages israéliens
18:35dont une vingtaine sont décédés.
18:37Donc c'est les corps aussi qui vont être ramenés.
18:39– Une vingtaine présumée vivant encore.
18:41– Exactement.
18:41Et puis c'est à ce moment-là que l'on pourra peut-être enfin souffler.
18:47Mais encore une fois, il y a 20 points dans cet accord
18:50qui a été signé dernièrement et ça va mettre du temps.
18:55La libération, c'est qu'une première étape.
18:57– Le mot d'ordre, c'est prudence, Sylvie-Pierre Brossolette.
18:59– Oui, c'est une évidence.
19:00Mais je crois que quand même, pour cette libération,
19:02on n'a jamais été aussi près du but, disons.
19:05Pour que le président américain annonce son arrivée à Jérusalem dimanche,
19:10pour que quand même, il y ait eu cette signature par le gouvernement israélien,
19:13malgré l'opposition des plus extrémistes.
19:17C'est donc qu'on est quand même arrivé au bout de ce chemin-là.
19:20Ce n'est pas le reste de l'accord, parce que les 20 points,
19:24c'est comme un rêve pour l'instant.
19:26Mais s'il y avait déjà les deux premiers points, ça ne serait pas mal.
19:30C'est possible que ça arrive, il y aura peut-être des derniers grains de sable.
19:33Mais pour l'instant, je tire quand même comme conclusion de cet épisode
19:37qu'il aura peut-être fallu deux ans de massacres en Palestine
19:42et de souffrance de ces otages pour qu'enfin,
19:45on arrive à persuader le président américain
19:47de persuader le Premier ministre israélien d'arrêter les frais.
19:51Et du coup, de demander aussi aux pays arabes de tordre le bras du Hamas
19:55pour qu'eux aussi rendent les otages.
19:57C'était peut-être le prix à payer, c'est horrible à dire,
19:59mais il a fallu vraiment qu'on arrive au compte de l'horreur
20:02pour en arriver là.
20:03Et que quand même, finalement, deuxième conclusion,
20:05quand la puissance américaine décide quelque chose,
20:08normalement elle y arrive.
20:09On va voir, je ne veux pas crier victoire,
20:11mais quand les Etats-Unis mettent tout leur poids dans la balance,
20:14on obtient quand même des résultats.
20:16Donald Trump qui pourrait se rendre donc sur place dimanche à Jérusalem,
20:19puis en Égypte où l'accord serait officiellement signé en début de semaine prochaine.
20:23Si la guerre s'arrête, Richard Verly,
20:25ou du moins si l'on va déjà vers un cessez-le-feu,
20:27ce sera son succès au président américain ?
20:29Ce sera incontestablement à mettre à son actif,
20:32à l'actif de la diplomatie américaine sous toutes ses formes,
20:35parce que vous savez que Donald Trump,
20:36il utilise plutôt des émissaires personnels
20:39que des diplomates professionnels,
20:41notamment Steve Wittkopf,
20:42cet avocat qui a longtemps été dans l'immobilier,
20:44notamment Jared Kushner.
20:46L'ancien émissaire et qui est son gendre.
20:47Absolument, qui est son gendre.
20:49Donc oui, ce sera un succès à mettre à l'actif de Donald Trump.
20:52C'est la paix du plus fort, ne l'oublions pas,
20:54c'est la paix du plus fort,
20:56puisque c'est un peuple palestinien à Gaza,
20:59écrasé sous les bombes,
21:00et un mouvement, le Hamas,
21:03responsable de l'assaut terroriste du 7 octobre,
21:06qui lui aussi est en situation évidemment
21:07de totale infériorité militaire,
21:09mais il fallait y arriver.
21:11Alors après, toute la question,
21:13on a vu pour l'instant avec succès
21:15que lorsque Donald Trump voulait tordre le bras
21:18de Benjamin Netanyahou, il y arrivait,
21:20attendons de voir néanmoins
21:21ce que ça va donner au niveau du gouvernement israélien,
21:25va-t-il Donald Trump avoir le même levier
21:27sur les pays arabes ?
21:28Parce que ce plan ne fonctionnera
21:30que si les grands pays arabes,
21:31à commencer par l'Arabie saoudite,
21:33s'implique, notamment pour le sujet
21:36que personnellement je n'arrive toujours pas
21:37à visualiser,
21:38c'est l'exfiltration des combattants
21:40du Hamas de Gaza.
21:42Comment on peut d'abord désarmer
21:44et exfiltrer à peu près,
21:46on parle de 10 000 combattants
21:47terrés dans des souterrains,
21:48j'avoue que là,
21:50il faudra vraiment toute l'implication directe
21:53des pays arabes pour obtenir cela.
21:55Donald Trump qui assure qu'il y aura
21:57un désarmement dans une prochaine phase
21:58de cet accord sur Gaza,
21:59ça va être l'un des points cruciaux,
22:01Christophe Gaspard,
22:02et plus difficile sans doute.
22:03Oui, c'est la seconde phase finalement,
22:05puisque la première préalable,
22:07c'est la libération des otages,
22:08la seconde phase doit se concentrer
22:10sur à la fois le retrait de l'armée israélienne
22:12et surtout le désarmement du Hamas,
22:14si ça pose la vraie question.
22:15Comment désarmer autant d'hommes
22:17dans un endroit où effectivement
22:1980% du territoire est dévasté ?
22:21Qui va s'en occuper ?
22:22Et c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron,
22:24parce qu'on a salué effectivement
22:26ce qu'ont fait les Etats-Unis,
22:28mais moi je pense qu'il ne faut pas oublier
22:29loin de là ce qu'a fait Emmanuel Macron,
22:31même s'il est critiqué sur plein de points,
22:33notamment sur la politique intérieure,
22:36d'un point de vue international,
22:38il aura quand même ces deux dernières années
22:40mis, j'allais dire,
22:43toute son âme dedans,
22:45notamment avec cette conférence
22:48encore aujourd'hui avec les cinq
22:50ministres des Affaires étrangères européens,
22:53plusieurs pays arabes,
22:55pour penser au jour d'après.
22:56Et c'est aussi pour finalement que le mérite
22:58ne revienne pas uniquement aux Américains.
23:01On peut estimer, Christophe,
23:02que la dynamique finalement qui est enclenchée,
23:05elle est partie aussi de la reconnaissance
23:06de l'État de Palestine le 22 septembre,
23:08qui a eu ensuite tout un mécanisme,
23:09la discussion avec les pays arabes, etc.
23:11D'une certaine manière, ça a quand même aidé,
23:14bien évidemment, parce que politiquement,
23:16on a remis sur la table le principe même
23:21de deux États.
23:24Et c'était de l'autre côté,
23:25vous avez une vision qui était assez simple,
23:28de dealmaker américain qui était,
23:30souvenez-vous, quand même il y a quelques mois,
23:32on parlait de Riviera,
23:33ces mots avaient quand même énormément choqué.
23:36Mais ce que voit surtout Donald Trump,
23:38au-delà du succès qu'il peut avoir,
23:41c'est surtout les opportunités financières.
23:44C'est quand même une terre
23:45où on a un accès direct à la mer.
23:47C'est aussi une terre où il y a du pétrole.
23:49Bon bref, je pense que l'idéologie
23:51n'est pas du tout la même.
23:52Du côté américain, qui certes,
23:55avec les écords d'Abraham,
23:57c'est une victoire pour Donald Trump.
23:59Et la France, justement, et ses alliés
24:00veulent contrer justement ce plan-là
24:02sur le plan financier, sur le plan d'investissement.
24:02Oui, et puis surtout, ils veulent exister,
24:04en fait, parce qu'on le sent bien.
24:06Le risque, c'est que Donald Trump dise finalement
24:08« J'ai fait cette paix et les Européens,
24:10vous n'avez pas le droit au chapitre. »
24:12Fabrice Dalmaïda, on l'a dit,
24:13Donald Trump qui veut aller dans la région,
24:15en Israël et puis en Égypte,
24:17il veut être en quelque sorte sur la photo.
24:18Là encore, on parle d'histoire.
24:20Oui, conclure.
24:22Son objectif, c'est conclure.
24:23C'est vrai que ça fait partie quand même
24:25plutôt des grands moments
24:27dans le conflit israélo-palestinien.
24:30En gros, des accords.
24:31Il y en a eu une quinzaine, une vingtaine.
24:32Mais ceux qui comptent, qu'on a en mémoire,
24:36comme David, comme David II, Oslo,
24:40bon, ceux-là, voilà.
24:42Donc, ça a été des moments,
24:42mais à chaque fois, c'est ce qui est un peu désespérant,
24:45c'est qu'à chaque fois,
24:47la logique de modération et de pacification
24:50se heurte, en général, tôt ou tard,
24:54espérons le plus tard possible,
24:55au mouvement de radicalisation.
24:58Et ce qu'on a décrit, c'est un petit peu ça.
25:00C'est vrai qu'on a l'impression
25:03que la France, sur le conflit israélo-palestinien,
25:05a un peu mieux réussi
25:08que dans d'autres secteurs
25:10où le président Macron, malheureusement,
25:12a subi de graves débandades.
25:13Je pense à l'Afrique, notamment.
25:15Mais malheureusement, ne rêvons pas trop vite.
25:17Il y a la question de cette démilitarisation du Hamas.
25:20Et j'ai l'impression que si ça ne se passait pas correctement,
25:23et c'est vrai qu'on ne sait pas sous quelle autorité,
25:25là, ça redonnerait la main à Netanyahou
25:27pour dire qu'on va faire le job.
25:29Et effectivement, Trump avait déjà menacé le Hamas
25:32en disant, si vous ne vous exécutez pas
25:33avec la rédition des otages,
25:35vous allez vivre un enfer.
25:37Mais une fois les otages rendus,
25:39si le Hamas ne joue pas le jeu de la démilitarisation,
25:43je crains qu'il puisse y avoir de nouveau
25:45des épreuves de force pour nettoyer le terrain.
25:47Je crois qu'on n'en est pas encore à s'installer
25:50avec une reconstruction.
25:52Y compris entre Palestiniens,
25:53puisqu'un des gros enjeux, c'est la Cisjordanie,
25:56où il est possible qu'il y ait des transferts d'armes.
26:00Et je pense que là, c'est...
26:01Quant à deux États, c'est certes souhaitable,
26:03on est tous pour,
26:03mais c'est vrai que c'est encore un objectif lointain.
26:06Et on va continuer à parler de cette première phase,
26:08de cet accord de paix dans un instant.
26:09La seconde partie, Désinformer,
26:11dans un instant, il est 20h30.
26:18France Info, 20h30, l'info et Louise Roger.
26:2044 ans après son principal combat,
26:23l'abolition de la peine de mort.
26:25L'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter,
26:28est entré ce soir au Panthéon.
26:30Une entrée avec les lumières
26:31et les principes de l'État de droit.
26:33Selon Emmanuel Macron,
26:35le président qui a tenu un discours
26:36lors de cette cérémonie,
26:38il promet de continuer à porter le combat
26:40de Robert Badinter jusqu'à l'abolition universelle.
26:43Ce matin, la sépulture de l'ancien avocat
26:45et garde des Sceaux a été profanée
26:48dans le cimetière de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine.
26:50Une enquête est en cours.
26:52Est-ce la fin après deux ans de guerre destructrice
26:54dans le territoire palestinien ?
26:56Toutes les parties ont signé
26:58la première phase d'un accord pour un cessez-le-feu à Gaza.
27:01Et le retour de tous les otages israéliens
27:03est également prévu.
27:04Donald Trump est attendu dans les prochains jours
27:07à Jérusalem.
27:07Le président américain qui assure ce soir
27:09qu'il y aura un désarmement
27:11et un retrait des troupes israéliennes
27:13dans une prochaine phase de l'accord.
27:15Une peine alourdie au procès
27:17des viols de Mazan.
27:18Le seul accusé qui a fait appel
27:20écope d'une peine plus lourde
27:22qu'en première instance,
27:23dix ans de prison contre neuf.
27:24L'homme est resté dans le déni,
27:26niant toute intention d'avoir violé Gisèle Pellicot
27:28alors qu'elle était droguée par son mari
27:30et malgré la diffusion de plusieurs vidéos
27:33attestant des faits.
27:34A Paris, devant les portes du BHV Marais,
27:37une grève est prévue demain à 15h.
27:39L'intersyndical appelle à la mobilisation
27:41pour dénoncer l'arrivée de six magasins chines.
27:44Le géant chinois de l'ultra fast fashion
27:46doit s'implanter le mois prochain
27:47dans les magasins, dans le magasin parisien,
27:50mais aussi dans plusieurs galeries Lafayette
27:52à travers la France.
27:53Et puis le Nobel de littérature.
27:54Décerné aujourd'hui au Hongrois,
27:56Laszlo Krasnorskay,
27:58surnommé le maître de l'apocalypse.
28:00A 71 ans, l'écrivain est connu pour ses romans très noirs.
28:03Son éditeur français, La Maison Kambouraki,
28:06s'est dit très fier de cette récompense.
28:09France Info
28:1020h, 21h, France Info, les informés,
28:15Victor Maté.
28:16Avec ce soir, Sylvie-Pierre Brossolette,
28:18éditorialiste politique pour Le Point,
28:20Christophe Gascard, grand reporter à France Info TV
28:22et spécialiste des relations internationales,
28:25Richard Verly, correspondant France et Europe
28:28du média suisse Blick et Fabrice Dalmeida,
28:31historien chez nous à France Info
28:33et professeur d'histoire contemporaine,
28:35président de l'Institut français de presse
28:37au sein de l'université Paris 2,
28:40Panthéon-Assas.
28:41Le titre est complet, mon cher Fabrice.
28:43Nous parlions de cette version finale
28:46de la première phase du plan américain
28:48pour mettre fin à la guerre à Gaza,
28:51signée donc cet après-midi.
28:52Donald Trump, on l'a dit, qui pourrait se rendre
28:54sur place à Jérusalem dans les prochains jours.
28:57Aujourd'hui, Benjamin Netanyahou
28:59plus le président égyptien ont demandé tous les deux
29:01à ce que Donald Trump reçoive le prix Nobel de la paix.
29:04Est-ce que le président américain en personne
29:05ne cesse de revendiquer ?
29:06C'est encore une possibilité, Christophe Gascard.
29:08Il sera annoncé demain, ce prix Nobel de la paix.
29:10Alors, c'est clairement ce qu'il souhaite,
29:12Donald Trump.
29:13Il l'a répété à corps écrits ces derniers jours
29:16que ce serait vraiment irrespectueux
29:19s'il n'avait pas ce prix Nobel de la paix.
29:21Mais bon, je...
29:23Une insulte, même.
29:24Voilà, sachez que quand même l'enveloppe
29:26dans laquelle le nom va être dévoilé demain
29:29est déjà clôturée et fermée depuis lundi,
29:32puisque le prix Nobel s'est réuni lundi pour choisir.
29:35Donc les derniers développements n'entrent pas en compte.
29:37Voilà, il n'est pas certain.
29:39Néanmoins, c'est une institution qui est aussi critiquée.
29:42Et on le sait que Donald Trump a mis à la fois
29:44tout son poids et tous ses efforts diplomatiques
29:47pour que son nom soit cité par de nombreux chefs d'État
29:51en échange, effectivement, de politesses bien senties.
29:54Donc, en tout cas, ce qui est clair,
29:56c'est que pour un prix Nobel de la paix,
29:57je n'ai jamais vu un président
29:58qui a mis autant la pression au prix Nobel.
30:01Voilà, et on rappelle que Barack Obama,
30:02lui, avait reçu le prix Nobel de la paix.
30:04C'était en 2009.
30:06Redisons un mot, peut-être,
30:07de cette première phase d'accord pour la paix.
30:1048 otages israéliens, dont 20 présumés vivants,
30:13qui devraient donc être libérés.
30:1548 otages israéliens.
30:16Libération des otages contre celles
30:18de près de 2000 prisonniers palestiniens.
30:21À ce stade, Marwan Barghouti, âgé de 66 ans,
30:23dont 23 passés en détention,
30:24ne fait pas partie de l'échange.
30:26Il est surnommé le Mandela de la Palestine.
30:28Richard Verli, hors de question,
30:30pour l'instant, pour Israël,
30:31de le laisser en liberté.
30:32Mais de toute façon, hors de question,
30:34pour Israël et pour le gouvernement israélien,
30:36et surtout pour Benjamin Netanyahou,
30:37de laisser un État palestinien se créer.
30:40Il faut quand même le redire.
30:41Benjamin Netanyahou est un ennemi irréductible
30:45de la solution à deux États.
30:47Et ce qui est en train de se passer en Cisjordanie,
30:49avec la colonisation qui ne cesse de miter
30:51le territoire palestinien,
30:53on ne peut pas l'écarter.
30:54C'est pour ça que je dis que le plan de paix
30:56de Donald Trump,
30:57et il faut s'en féliciter en ce qui concerne Gaza,
30:59dont on connaît la situation horrible,
31:01c'est la loi du plus fort.
31:03Et je rappelle que le point 19 du plan Trump,
31:05il reconnaît l'aspiration du peuple palestinien à un État,
31:10il n'appelle pas à la création d'un État,
31:13et il n'appelle pas à la reconnaissance d'un État.
31:16Donc voilà, les choses sont posées,
31:18ça sera extrêmement difficile,
31:19j'allais dire, le combat continu,
31:21le combat politique pour les Palestiniens,
31:23et ce sera un combat extrêmement difficile.
31:25Il y aura, c'est ce que je voulais dire tout à l'heure,
31:26une image qui sera très importante,
31:28si cela intervient lundi,
31:30c'est la façon dont les otages seront relâchés par le Hamas.
31:33Souvenez-vous des images précédentes,
31:36où il y avait eu une mise en scène extrêmement militaire du Hamas,
31:39c'était une occasion pour le Hamas de démontrer sa force,
31:42également afin d'impressionner sa propre population.
31:46Si le Hamas refait ce genre de démonstration militaire,
31:49avec des armes, etc.,
31:51et bien malheureusement,
31:52ce ne sera peut-être pas annonciateur de bonnes nouvelles pour la suite.
31:54La différence, a priori, Christophe Gasser,
31:56c'est que les otages devraient être rendus tous d'un seul coup.
31:59Oui, en tout cas, c'est la demande express qui a été faite,
32:02et notamment pas de mise en scène du Hamas.
32:05Donc, normalement, ils devraient respecter cet accord.
32:07Mais ça me fait penser à un point qui parle du futur, notamment,
32:11et le futur aussi politique de Benjamin Netanyahou.
32:14Parce qu'une fois, finalement,
32:16depuis deux ans, cette société israélienne,
32:18elle s'est solidifiée,
32:20le point commun, c'était de dire
32:22« bring them home »,
32:24ramenez-les à la maison tous maintenant.
32:26Une fois qu'ils vont être rentrés à la maison,
32:29la question va se poser,
32:30parce qu'il y aura des élections législatives en 2026.
32:34Benjamin Netanyahou pourra-t-il conserver sa courte majorité ?
32:38C'est toutes les questions aussi.
32:40Et puis, la question aussi du 7 octobre.
32:42Pour l'instant, il n'y a toujours pas eu, justement,
32:45d'enquête sur savoir comment s'est passé ce 7 octobre,
32:48quelles sont les chaînes de responsabilité.
32:50Et ça, c'est vraiment un point noir.
32:52J'allais dire que les otages qui vont être revenus
32:55vont permettre de cicatriser cette plaie béante du 7 octobre.
32:59Mais il y aura quand même, là aussi,
33:01un travail et un devoir de mémoire
33:03pour essayer de comprendre ce qui n'a pas marché.
33:06Et en l'occurrence, comment Benjamin Netanyahou,
33:08avec le Likoud, n'a pas su protéger, justement,
33:11les Juifs ici, qui étaient en Israël.
33:13Mais il va surtout, Benjamin Netanyahou,
33:15devoir affronter la justice.
33:17Également.
33:18Et donc, le risque, sachant qu'il a ça au bout du chemin,
33:21si la paix se fait, c'est un risque supplémentaire
33:24pour qu'elle ne se fasse pas.
33:25Parce qu'il peut trouver le moindre prétexte
33:27pour reprendre les armes,
33:28essayer de ressouder son opinion derrière lui,
33:31si jamais le Hamas ne joue pas vraiment le jeu.
33:34C'est vrai qu'il y avait une opinion soudée
33:37sur qu'il faut qu'il rentre, les otages.
33:39Mais il y avait quand même des manifestations
33:41contre Netanyahou tous les samedis à Jérusalem
33:44et dans les centaines de milliers d'Israéliens réunis.
33:47Donc, ils sont divisés politiquement.
33:49Et la seule chose qui permet à Netanyahou de rester,
33:52c'est le conflit.
33:53Et donc, c'est ce qui me rend un peu pessimiste ce soir,
33:57tout à ma joie de la perspective de savoir
33:59que peut-être cette vingtaine d'otages vivants vont revenir.
34:03C'est que je crains un mauvais coup de la part de Netanyahou
34:06qui trouve un prétexte pour continuer le combat.
34:09J'espère qu'il ne pourra pas le faire.
34:11En tout cas, ça va être compliqué.
34:13Moi, quand je me baladais, en l'occurrence,
34:14dans les rues de Tel Aviv, et ça m'avait frappé
34:16parce que je pensais effectivement qu'il y avait une unité
34:18autour de Benjamin Netanyahou.
34:20Et il y avait quand même beaucoup de photos
34:22avec son visage et des mains rouges
34:24avec du sang dessus
34:27qui symbolisait justement que c'était loin d'être un homme de paix
34:31et qu'au-delà du fait qu'il fallait ramener les otages,
34:34c'était aussi critiqué par une bonne partie des Israéliens
34:38qui étaient sur place.
34:39Non, juste parce que c'est vrai qu'il a réussi
34:42à redorer son blason dans la guerre.
34:43C'est-à-dire qu'il faut se souvenir qu'au lendemain du 7 octobre,
34:46opinion favorable à Netanyahou,
34:484% des Israéliens seulement.
34:50Et depuis, c'est bien remonté.
34:52Donc, effectivement, pour lui,
34:53la stratégie de guerre peut être positive,
34:56mais à un moment donné,
34:57il est bien obligé de rentrer dans une stratégie de paix.
34:59On a évoqué tout à l'heure cette réunion
35:01sur le Proche-Orient
35:02qu'a ouvert Emmanuel Macron,
35:04le président de la République,
35:05qui a ensuite prononcé ce discours
35:07pour Robert Badinter au Panthéon,
35:09le président qui doit maintenant revenir
35:10à la crise politique
35:12et en principe nommer un Premier ministre
35:13d'ici à demain soir,
35:15d'après le communiqué publié hier par l'Elysée.
35:17Trois solutions pour le chef de l'État.
35:19Renommer Sébastien Lecornu,
35:21choisir quelqu'un à nouveau
35:22issu de la droite et du centre
35:24ou enfin nommer un Premier ministre de gauche.
35:26Le PS continue de le réclamer.
35:28Une partie des macronistes n'y est pas opposée.
35:31Écoutez la ministre démissionnaire
35:32de la transition écologique,
35:34Agnès Pannier-Renacher.
35:35On a essayé la droite,
35:37on a essayé le centre,
35:38alors pourquoi ne pas essayer la gauche ?
35:40Si on veut effectivement donner
35:41la stabilité au pays,
35:43il faut qu'on puisse s'accorder
35:45sur les quelques points
35:47et il y en a beaucoup en réalité
35:48qui nous permettent,
35:50avec la gauche, d'avancer.
35:51Ça ne veut pas dire
35:52que le PS n'est pas un parti d'opposition,
35:55que les Républicains
35:56ne sont pas un parti d'opposition,
35:58mais on sait,
35:58on doit pouvoir savoir trouver un chemin.
36:00Agnès Pannier-Renacher
36:01chez nos confrères d'ici Nord,
36:03ex-France Bleu,
36:03Sylvie-Pierre Bonsolette,
36:04ils sont combien à penser
36:06comme elle chez les macronistes ?
36:07Je ne suis pas sûre
36:08que ce soit majoritaire.
36:09Ça dépend de quel socialiste on parle,
36:11mais si c'est d'Olivier Faure
36:14et de son actuel parti
36:15et du programme de Blois
36:17et de la taxe Zuckmann
36:18et de la remise en cause
36:19de la réforme des retraites,
36:21c'est plus dur à avaler.
36:22Sur le principe,
36:23on se dit,
36:23bon, ça va être le tour de la gauche,
36:24pourquoi pas,
36:25on a essayé les autres,
36:26ça n'a pas marché.
36:26Mais enfin,
36:27ce n'est pas une gauche
36:28sociale-démocrate à l'allemande
36:29avec qui on passe des deals
36:31et qui est raisonnable.
36:32Ils sont à la recherche
36:33d'une gauche beaucoup plus ferme
36:35parce qu'ils sont en concurrence
36:37avec Mélenchon
36:38et que c'est pour ça
36:40qu'ils réclament le pouvoir
36:41pour vraiment abroger
36:42la réforme des retraites
36:44parce que la suspende,
36:45c'est en fait l'abroger
36:46et puis faire payer les riches.
36:49La suspende,
36:50c'est la suspende
36:50dans un premier temps
36:51et l'abrogation au final.
36:52Il faut une loi
36:53qui enlève
36:55la mesure d'âge
36:56à 64 ans.
36:57Ce n'est pas juste
36:57une suspension,
36:58ça l'enlève.
36:59Et donc,
37:00cette perspective
37:01d'une gauche
37:02qui voudra quand même
37:03prouver aux électeurs
37:04parce qu'elle est municipale
37:05qui arrive,
37:05la présidentielle derrière,
37:07qu'elle apporte quelque chose,
37:08qu'elle n'est pas juste
37:09une béquille du macronisme,
37:10ça peut faire peur
37:11et je pense que ça doit
37:12faire un peu peur,
37:14même très peur
37:14au président de la République.
37:15C'est pour ça
37:15qu'il doit beaucoup hésiter
37:16et que j'ai cru
37:18déceler entre les lignes
37:19de l'allocution,
37:20enfin de l'interview,
37:21très suivi
37:22de Sébastien Lecornu,
37:24dans sa façon
37:25de dire
37:27qu'il y avait encore
37:28ce qu'on ne peut plus
37:29appeler le socle commun,
37:30mais une plateforme
37:32de stabilité
37:33qui avait toujours
37:33210 députés
37:34qui étaient pour
37:35et ces fameux 210
37:36plutôt de droite,
37:37enfin de 130 droit
37:38et de droite,
37:39que du moment
37:41qu'on débattait
37:42des retraites,
37:44il y avait un chemin.
37:45Je le voyais plutôt
37:46indiquer la sortie
37:47vers de nouveau
37:48quelqu'un
37:49qui ne soit pas
37:49présidentiable,
37:50ce qui était assez
37:51habile de sa part,
37:52ça évacue autant fort
37:53que Retailleau,
37:54mais quelqu'un
37:55d'un peu convenable
37:57mais qui est quand même
37:58une politique
37:58de centre droit.
37:59Richard Verlis,
38:00quelle est l'hypothèse
38:01la plus crédible
38:02ou qui tient la corde
38:03selon vous ?
38:04Est-ce que Sébastien Lecornu
38:05peut par exemple
38:06être à nouveau
38:07renommé à Matignon
38:09alors qu'il avait démissionné,
38:10on le rappelle,
38:10lundi matin ?
38:12Alors si Emmanuel Macron
38:13fait ça,
38:14ça devient impossible
38:17à expliquer
38:17à la fois à l'opinion
38:18et alors vous imaginez
38:20au public étranger
38:21en ce qui me concerne.
38:22Alors là,
38:23personne ne va rien comprendre
38:24parce qu'un Premier ministre
38:26qui choisit de démissionner
38:27après moins de 15 heures,
38:30après une affaire
38:31dont on peut quand même
38:32s'étonner de l'ampleur,
38:34à savoir la rivalité
38:35entre deux ministres,
38:36Bruno Retailleau
38:37et Bruno Le Maire,
38:38ça veut dire que Sébastien Lecornu
38:40revient très franchement.
38:41Alors là,
38:42pour moi,
38:43ce serait le boulevard
38:44au Rassemblement national,
38:46citons-les
38:47parce que c'est
38:47le premier parti de France
38:49et Marine Le Pen a dit
38:50que désormais
38:51elle censurerait tout,
38:52et bien alors là,
38:53c'est un boulevard
38:53parce qu'elle va tout de suite dire
38:54Marine Le Pen,
38:55vous voyez bien,
38:55tout ça a été du théâtre,
38:56ça ne rimait à rien,
38:57on imagine déjà
38:58le discours qu'elle entonnera
38:59à mon avis
38:59avec un certain écho.
39:01Moi je pense...
39:01Elle a déjà commencé
39:02en quelque sorte
39:03en parlant de petits spectacles.
39:04La logique serait de changer
39:05le Premier ministre
39:06de ne pas renouveler
39:06Sébastien Lecornu.
39:08Après,
39:08vu de l'étranger,
39:10en tout cas les pays
39:10qui s'intéressent à la France,
39:12aujourd'hui,
39:13je pense qu'un certain nombre
39:14de ces pays,
39:15à commencer par l'Allemagne,
39:16seraient rassurés
39:17par un profil
39:18d'une personnalité
39:19un peu poids lourd,
39:21qui soit respectée
39:23dans la classe politique,
39:24qui soit relativement neutre
39:26et qui sache compter.
39:27Voilà.
39:29Donc,
39:29faites le choix.
39:30Voilà,
39:31quelqu'un qui sache compter,
39:32c'est quelqu'un
39:32dont on sait
39:34ou dont on pressent
39:35qu'il a l'équilibre budgétaire
39:37et l'intérêt budgétaire
39:38de la France
39:39au cœur.
39:40Voilà,
39:40je crois que si Emmanuel Macron
39:41trouve une personnalité
39:42comme ça,
39:43à mon avis,
39:43à Berlin notamment,
39:45on respirerait un grand coup.
39:46Et sur les marchés,
39:47et sur les marchés,
39:48sûrement.
39:49Christophe Gasker,
39:50c'est ça le profil
39:51qui pourrait se dessiner ?
39:52Oui,
39:52on parle beaucoup
39:52de Jean-Louis Borloo,
39:53bien évidemment.
39:54On revient souvent
39:55au maniement après au maniement.
39:57Et puis,
39:57il ne faut pas écarter,
39:58effectivement,
39:59on a quand même vécu
40:00une semaine politique
40:01assez intense
40:02et assez exceptionnelle.
40:04Il y a toujours des surprises
40:05en politique.
40:06On peut effectivement
40:06avoir un Lecornu 2.
40:09On rappelle quand même
40:10qu'il a gagné
40:11de popularité.
40:13Alors,
40:13il n'était pas très populaire,
40:14voire même...
40:15Il partait au plus bas
40:16de tous les premiers ministres.
40:17Les Français ne le connaissaient
40:18pas vraiment,
40:19tout simplement.
40:19Et pourtant,
40:20il est quand même là
40:21depuis au moins 7 ans.
40:24Aujourd'hui,
40:25selon un sondage
40:26élabe Les Echos,
40:2728% d'opinions positives.
40:29Il a gagné 11 points.
40:30C'est le double
40:31d'Emmanuel Macron.
40:32Donc,
40:33c'est important
40:33dans la séquence
40:34parce que aussi,
40:35les Français l'ont découvert.
40:36Il a mis du temps
40:37finalement avant
40:38de sortir.
40:39Et preuve de cet intérêt,
40:41hier soir,
40:42en l'occurrence,
40:43Léa Salamé
40:44sur France 2
40:44était le premier
40:46journal de France
40:47bien devant TF1.
40:497 millions.
40:49Ça, c'est les circonstances
40:51plus que Sébastien Lecornu.
40:53Oui,
40:53c'est les circonstances
40:54mais lorsque François Béroud
40:56venait sur France 2,
40:57en l'occurrence,
40:58et comme il s'exprimait beaucoup,
41:00on n'avait pas du tout
41:00les mêmes audiences.
41:01Donc là,
41:02on sentait quand même
41:03à la fois l'intérêt
41:04des Français
41:04pour découvrir cet homme
41:06et découvrir aussi
41:06quelle politique
41:07et ce qu'il peut proposer.
41:09Alors qu'on n'arrête pas
41:10de dire finalement,
41:11Fabrice Dalveïda,
41:11que la politique
41:12n'intéresse plus
41:13et que les gens
41:14s'en détournent totalement.
41:15Oui,
41:15en même temps,
41:16mais comme on vit
41:16des temps très extraordinaires,
41:19je veux dire,
41:19une multiplication
41:19des premiers ministres,
41:20je crois,
41:214,
41:21à peu près un an.
41:23Là,
41:23on en a un qui a abattu
41:24la durée
41:26de formation du gouvernement
41:27et puis qui ensuite
41:28a fait le plus court gouvernement.
41:30Donc,
41:31il y a des circonstances
41:31qui expliquent ça.
41:33Pour un spécialiste de l'Italie,
41:35parce que moi,
41:35j'ai beaucoup travaillé
41:36sur l'histoire politique italienne,
41:38ça a quelque chose
41:38de très drôle.
41:39J'ai l'impression
41:39de me replonger
41:40dans les années 80
41:40et en Italie,
41:41à l'époque,
41:42on parlait de ce qu'on appelait
41:43le toto politico.
41:44Vous savez,
41:44il y a le toto calcio,
41:45c'était le loto du football
41:47et il y avait le loto politique.
41:49Donc,
41:49on pariait sur
41:49est-ce que tel ou tel
41:50allait rentrer dans le gouvernement,
41:52en sortir,
41:52être premier ministre.
41:53Je trouve qu'on est un peu
41:54ramené à quelque chose comme ça,
41:55c'est-à-dire à une pratique
41:56qui est ultra parlementaire,
41:58au sens où il faut avoir
42:00à un moment donné
42:00une majorité à la Chambre
42:02et en même temps,
42:03des paris sur
42:04est-ce qu'on va avoir
42:05un Borloo
42:05qui sera grande personnalité,
42:07est-ce qu'on va avoir
42:08un Fabius,
42:09autre grande personnalité
42:09mais d'un autre courant
42:10où on parlait jadis,
42:12jadis parce que le temps
42:13passe très vite,
42:14de Bernard Cazeneuve.
42:15Donc voilà,
42:16il y a un petit peu
42:17ces logiques qui sont amusantes.
42:18On parle aussi de Pierre Moscovici.
42:19Je dis,
42:20c'est tous les gens
42:21dont on parie comme ça
42:22au tiercé.
42:24Mais ça ne donne pas
42:25l'impression en fait
42:25qu'on retrouve les qualités
42:26inhérentes à la Ve République.
42:28C'était la qualité première,
42:30la stabilité,
42:31la stabilité des présidents
42:32mais aussi la stabilité
42:33des premiers ministres.
42:34Si vous regardez,
42:35il y a beaucoup de premiers ministres
42:36qui ont duré longtemps
42:36sur la Ve République.
42:37Donc là,
42:38j'ai l'impression que malgré tout,
42:39on n'y est pas.
42:39Il y a quelque chose de frappant
42:40quand même,
42:41c'est cette affaire de retraite.
42:42Quand même,
42:43le pouvoir actuel
42:44et tous les élus
42:45qui ont été rescapés
42:47des législatives
42:48de la dissolution
42:49se sont battus
42:51pour ce texte.
42:53Vraiment,
42:54on essayait d'expliquer
42:55que c'était fondamental,
42:56que même si ça rendait
42:57les gens malheureux
42:57et qu'il y avait des millions
42:58de gens dans la rue,
42:59il fallait quand même le faire,
43:00qu'il en allait
43:00des marchés financiers,
43:03de l'avenir de la France,
43:03de son budget,
43:04de la logique,
43:05de la démographie,
43:06etc.
43:08Et là,
43:09de voir les mêmes
43:10commencer à dire,
43:11à rétropédaler,
43:11à commencer par Mme Borne,
43:13dire que finalement,
43:14au nom de la stabilité,
43:15elle serait prête
43:15à sacrifier son bébé,
43:17on se dit,
43:18mais au fond,
43:19qu'est-ce que les Français
43:19vont comprendre ?
43:20Est-ce que c'était pas
43:21si important que ça,
43:22les retraites ?
43:22Ou est-ce qu'ils veulent
43:23sacrifier quelque chose
43:24de très important
43:24juste pour garder leur place ?
43:26Je trouve ça quand même
43:27assez grave,
43:28dans la confiance
43:28que les Français
43:29peuvent accorder
43:30à leurs dirigeants politiques,
43:32que quelque chose
43:32de soi-disant
43:33tellement important,
43:34et moi je pense
43:35que c'est très important
43:36et ça serait très grave
43:36de revenir dessus,
43:38mais puisque c'est ça
43:39qui est l'enjeu
43:40visiblement
43:40pour le Parti socialiste,
43:42si on revient dessus,
43:43je pense que la parole politique
43:44en aura pris encore un coup
43:45à cette occasion.
43:46Mais ça va plus loin de ça,
43:47Sylvie, je pense qu'il y a
43:48l'aspect parole politique,
43:50mais même maintenant,
43:50on peut dire que les institutions
43:51sont grignotées par ça.
43:53C'est-à-dire que petit à petit,
43:54la crédibilité même
43:55des institutions
43:56est remise en cause
43:57et tout le débat
43:57qu'on a sur
43:58dissolution,
44:00démission,
44:01en dit long,
44:02justement sur cette fragilisation
44:04de la Vème République.
44:07Oui, je reviens
44:07sur le type
44:08de personnalité.
44:10Si vous prenez
44:10l'exemple de l'Italie,
44:11puisque Fabrice parlait
44:12de l'Italie,
44:13avant Giorgia Meloni,
44:14vous avez eu cet épisode
44:15Mario Draghi.
44:17L'Italie était dans
44:17une période extrêmement difficile
44:19sur le plan budgétaire,
44:20à la différence de la France,
44:21elle avait besoin
44:22d'un soutien européen,
44:23donc la pression
44:23était maximale.
44:25Eh bien, Mario Draghi,
44:26il répondait
44:27à trois qualités.
44:28D'abord,
44:29il rassurait
44:30les partenaires européens,
44:31son passé de président
44:32de la Banque Centrale Européenne.
44:33C'était le choix
44:33du fameux gouvernement
44:34technique dont on parle
44:35assez souvent.
44:36D'autre part,
44:37il avait obtenu
44:38de tous les partis politiques
44:39une sorte de parenthèse
44:41où on lui déléguait
44:43l'autorité
44:43pour faire
44:44les réformes indispensables
44:46ou prendre
44:46les décisions indispensables.
44:47Et enfin,
44:48troisième chose,
44:49et ça c'est très important
44:50du côté de Mario Draghi,
44:51il rassurait,
44:52on le sait,
44:52les marchés financiers
44:53par sa personnalité
44:56et son passé.
44:56Moi,
44:57je ne vois pas
44:58aujourd'hui malheureusement
44:59de Mario Draghi français.
45:01Je vois des personnes
45:01qui peuvent remplir
45:03l'un ou l'autre rôle.
45:04Il y a quelques noms
45:05un peu comme ça
45:05de technique.
45:06Par exemple,
45:07Ville-Roi de Gallo,
45:08Moscovici,
45:08c'est-à-dire
45:09des serviteurs de l'État
45:10en quelque sorte.
45:11L'ennui,
45:11c'est que nous,
45:12on a l'élection présidentielle.
45:13Voilà,
45:13exactement,
45:14j'allais y venir.
45:14Il n'y a pas
45:15l'élection présidentielle
45:16et là,
45:16ils sont tous obsédés par ça
45:18et l'idée de déléguer
45:19même pour quelques mois,
45:20trois mois,
45:21le temps d'avoir un budget
45:22à quelqu'un d'un peu neutre
45:24et de se mettre d'accord
45:25sur un socle minimum,
45:26même ça,
45:27ça semble insurmontable.
45:28Transition toute trouvée,
45:29Sylvie-Pierre Boussolet,
45:29puisqu'hier,
45:30Sébastien Lecornu
45:31a laissé entendre,
45:32sans doute,
45:33un choix d'Emmanuel Macron
45:34et bien que le nouveau
45:35Premier ministre
45:37ou même que les ministres
45:38en général
45:39ne devraient pas avoir
45:40d'ambition pour 2027.
45:42Qu'est-ce qu'il faut comprendre
45:43que Bruno Retailleau,
45:43c'est une certitude,
45:44va sortir du gouvernement ?
45:45Je pense qu'il n'y aura
45:46effectivement plus
45:47Bruno Retailleau
45:48et que ça permet
45:49d'éviter également
45:50Olivier Faure,
45:51enfin bref...
45:52Qui n'est pas au gouvernement, lui.
45:53Non, mais il est présidentiable.
45:54Donc, ça permet
45:55d'éviter un certain nombre
45:56de personnages
45:57et y compris
45:58à l'intérieur du gouvernement,
45:59Darmanin
46:00et d'autres.
46:02Et je pense que l'idée
46:03d'un gouvernement
46:04avec beaucoup de personnalités,
46:06de professionnels
46:07techniques,
46:07on peut imaginer
46:08le préfet de Nunez
46:09à l'intérieur,
46:11un général,
46:11on n'en manque pas en France,
46:12à la tête de la Défense.
46:15Effectivement,
46:16on trouverait
46:17des grands patrons
46:19de l'entreprise publique,
46:20peut-être pour les finances
46:21ou pour l'industrie.
46:22Ça se trouve en France,
46:23il y a des grands
46:23communs d'État.
46:24Derrière un patron
46:24d'une grande entreprise
46:25de transport.
46:26Et pourquoi pas ?
46:27D'ailleurs, peut-être
46:28que le meilleur Premier ministre
46:30serait le retour de Castex.
46:31Ça ferait peut-être
46:32un peu cheval de retour,
46:33comme dirait M. Retailleau.
46:34Mais celui-là
46:35n'énerve pas
46:35le président de la République
46:36et n'est pas urtiquant
46:37pour qui que ce soit.
46:38Vous donnez un conseil ?
46:39Il n'a pas l'impression.
46:40Il vient de prendre
46:41ses fonctions,
46:42mais enfin,
46:42sait-on jamais.
46:43La RATP,
46:43il va bien falloir
46:45un budget.
46:46On s'oriente,
46:47comme l'an dernier,
46:47vers une loi spéciale
46:48peut-être pour reconduire
46:49au moins un temps
46:50le budget précédent.
46:51La France disposera
46:52d'un budget 2026
46:53qui sera bon
46:54pour les déficits
46:55et la croissance.
46:56Voilà ce que dit
46:57aujourd'hui
46:57le ministre démissionnaire
46:59de l'économie,
47:00Roland Lescure.
47:00C'est la méthode Coué
47:01ou c'est la réalité,
47:02Christophe Gascard ?
47:06Christian Lecornu.
47:07Lui-même,
47:08il a dit hier soir
47:09qu'il n'était pas parfait
47:10ce budget.
47:12Et qu'il serait déposé
47:13dans les temps.
47:13C'est ça qui nous a fait comprendre.
47:14Voilà, exactement.
47:15Il y a plusieurs éléments
47:16que l'on connaît,
47:17en tout cas.
47:18C'est que l'objectif
47:19de réduction des déficits
47:20est fixé à 4,7.
47:22Ça, c'est important.
47:23La taxe sur les hauts patrimoines
47:24aussi, ça fera partie
47:25de ce budget.
47:27Alors,
47:27ce n'est pas la taxe Zuckman
47:29dont on a parlé
47:29ces dernières semaines,
47:30mais cette idée
47:32qu'il faut une plus grande
47:33justice fiscale,
47:35ça fait quand même son chemin
47:36et on voit que ça fera partie
47:37du budget.
47:38Et en revanche,
47:39effectivement,
47:40sur la réforme des retraites,
47:41pour l'instant,
47:42pas de suspension.
47:43Donc,
47:44la France,
47:44elle aura normalement
47:46un budget
47:46qui a été d'ailleurs
47:49déposé au Conseil
47:50des Finances Publiques.
47:52Et donc,
47:52là,
47:52on va rentrer
47:53dans une phase de négociation
47:54qui va durer
47:55plusieurs semaines
47:55au mois de 31 décembre.
47:57Sauf que là,
47:57il s'agit du budget
47:57de la loi de finances
47:58et là,
47:59pour les retraites,
47:59on parle du financement
48:01de la sécurité sociale.
48:03Donc,
48:03il y a encore
48:03un petit peu de temps
48:04pour trancher
48:05cette affaire de retraite.
48:06Et quant à l'histoire
48:07de l'optimisation fiscale,
48:08parce que c'est de ça
48:09qu'il s'agit
48:09quand on dit
48:10des taxes plus fortunées,
48:11il en a parlé hier soir,
48:12Sébastien Lecornu,
48:13en disant les 0,001%
48:15qui payent moins d'impôts
48:16que la plupart des personnes.
48:18Ils ont peut-être trouvé
48:19un système,
48:19mais qui est contraire
48:20aux directives européennes,
48:21pour taxer les fameux
48:22holdings
48:23qui abritent
48:23les dividendes non taxés.
48:25Je serais très curieux
48:26de savoir
48:26quel système
48:26ils ont trouvé.
48:27Enfin,
48:28apparemment,
48:28ils en ont peut-être trouvé un.
48:29Et ce budget,
48:30il est déjà dans les tuyaux.
48:31Il a été soumis
48:32au Conseil d'État,
48:33au Conseil des Finances Publiques.
48:35Donc, effectivement,
48:36il va déboucher.
48:37Quel que soit
48:37le Premier ministre
48:38qui est nommé,
48:39normalement,
48:40il devrait y avoir
48:40un Conseil des ministres
48:41lundi,
48:42pour pouvoir adopter
48:42ce fameux budget.
48:44Donc, demain soir,
48:45on saura peut-être,
48:45ou peut-être pas.
48:46Vous savez,
48:46avec Emmanuel Macron,
48:49seul l'inattendu
48:50arrive à coup sûr.
48:51Il peut me dire
48:51que je prends encore
48:5224 heures de réflexion
48:53parce que j'ai une idée géniale
48:54que je voudrais tester.
48:55On ne sait jamais.
48:56Emmanuel Macron,
48:57dont on dit
48:57que c'est la dernière,
48:58des dernières chances,
49:00resterait ensuite
49:00la dissolution,
49:01accompagnée toujours
49:02d'appels à sa démission.
49:04Mais qui ferait mieux
49:04le job que lui ?
49:05Il s'interroge
49:06l'un de ses soutiens historiques,
49:07le sénateur François Patria.
49:09Je vous rappelle
49:09que la crise
49:10que nous avons connue
49:11n'est pas une crise
49:12de l'Elysée.
49:13C'est la crise
49:13des parlementaires,
49:14dans un régime parlementaire
49:16où nous sommes.
49:16Moi, je soutiens
49:17le chef de l'État.
49:19Je ne vois pas
49:19qui aujourd'hui
49:20pourrait le remplacer.
49:21Je ne vois pas.
49:22Malgré ceux qui appellent
49:23à mon regret
49:23à sa démission,
49:25il serait bien incapable
49:26aujourd'hui
49:26de faire le job.
49:28François Patria
49:29sur Ici Bourgogne,
49:30ex-France Bleu.
49:31Ce n'était pas une crise
49:32de l'Elysée,
49:32seulement une crise
49:33parlementaire,
49:34Richard Verly.
49:35Peut-être un commentaire.
49:37Pardonnez-moi
49:37de jouer là
49:38l'élevette de service,
49:39mais je trouve
49:40que c'est quand même
49:40assez méprisant
49:41pour le peuple
49:42d'entendre ça.
49:43Le futur président
49:44de la République
49:44sera celui
49:45que le peuple aura élu
49:46et il sera légitime.
49:48Point.
49:49Je crois qu'il faut
49:50quand même le rappeler
49:50parce que ça voudrait dire
49:52qu'Emmanuel Macron...
49:52Je pense que ce que
49:52voulait dire François Patria,
49:54ce n'est pas tellement
49:55qu'un autre personnage
49:56ne pourrait pas faire
49:56le job comme il dit,
49:59mais c'est dans
49:59la situation actuelle
50:00simplement c'était
50:01l'idée de le défendre
50:03et de ne pas
50:03appeler à sa démission.
50:04Pardon d'insister,
50:05mais même si Emmanuel Macron
50:06devait démissionner
50:07et je ne dis pas du tout
50:09que c'est souhaitable,
50:10mais même s'il devait
50:11démissionner maintenant,
50:12il y aurait une campagne,
50:13il y aurait un président
50:13ou une présidente,
50:15ce serait le choix du peuple
50:16et il faudrait s'y ranger.
50:17Si je peux me permettre,
50:18Richard,
50:18j'ai l'impression
50:19que ces petits coups de pieds-là
50:22ne sont pas généraux.
50:24Ils s'adressent
50:24très particulièrement
50:25à ceux qui sont
50:26dans le camp du président.
50:27Alors il faut m'expliquer là.
50:28En gros,
50:29quand il dit ça,
50:30il dit qu'Edouard Philippe
50:32ou Gabriel Attal
50:33ne sont pas à la hauteur
50:34pour remplacer
50:35leur ancien chef.
50:38Vous l'avez appris
50:39comme ça aussi,
50:39c'est le leader Brossolet ?
50:40Oui, parce qu'ils ont été
50:41ulcérés à l'Elysée,
50:42vous pensez bien,
50:44ulcérés par les déclarations
50:45de Gabriel Attal
50:46disant qu'ils ne comprenaient
50:47plus rien à ce que
50:48disait le président.
50:49C'est un garde des Sceaux,
50:49Éric Dupond-Moretti
50:50disait aujourd'hui,
50:51les rats ont quitté le navire.
50:52Oui, c'est sûr
50:53et surtout la déclaration
50:55d'Edouard Philippe,
50:56ça n'est jamais vu
50:57sous la Vème République
50:58qu'un ancien Premier ministre
50:59aussi proche
51:00et créé par le président
51:01de la République
51:02lui a dit
51:03que la voie de la sortie
51:03il faut qu'il fasse
51:05ses élections.
51:06C'est quand même
51:06l'insulte suprême.
51:08Donc ils étaient
51:09ivres de rage
51:10et ils ont sans doute
51:11demandé à ce que
51:11leur dernier grognard,
51:12leur dernier moine soldat
51:14prenne la parole
51:16pour dire que quand même
51:17Emmanuel Macron
51:18était épatant.
51:19François Patria,
51:20effectivement,
51:20soutient l'historique.
51:21Aux Etats-Unis,
51:22lorsque l'on ne peut pas
51:23faire plus de deux mandats
51:24ce qu'il y a également,
51:25on appelle ça
51:25le canard boiteux,
51:26eh bien en fait
51:27c'est aussi toute la difficulté
51:28de ce second mandat
51:29d'Emmanuel Macron
51:30parce que finalement
51:31on voit bien
51:31il a une marge de manœuvre
51:33extrêmement limitée
51:34à part à l'international
51:35d'ailleurs où il met
51:36effectivement
51:37toute son énergie
51:38depuis la dissolution,
51:41il s'est vraiment mis
51:42à fond dans l'international,
51:44beaucoup moins
51:44effectivement
51:45sur la scène nationale
51:47dont on voit
51:48effectivement
51:48qu'il y a une succession
51:49après la dissolution
51:51de premiers ministres,
51:52de budgets
51:53qui sont difficiles
51:53à maintenir
51:54et donc
51:55les derniers mois
51:56effectivement du président
51:57vont être forcément
51:58compliqués
51:59parce qu'il est
51:59canard boiteux.
52:00Mais en fait
52:01je pense que la période
52:02la plus dure est là
52:03parce que
52:03en gros
52:04à partir de septembre prochain
52:05on sera dans la campagne
52:06présidentielle
52:07et Macron n'existera plus
52:09s'il n'a pas démissionné avant.
52:11Il y aura eu
52:11les municipales
52:12avant cela
52:12qui vont aussi bien
52:13nous occuper
52:13Oui, ça va être un test
52:15d'ailleurs
52:15de qu'est-ce qui se passe
52:16à droite
52:17est-ce qu'il y aura
52:17des alliances
52:18entre droite
52:19et extrême droite
52:20dans certaines municipalités
52:21ça peut être un peu
52:21une répétition générale
52:22d'autres élections
52:23il y aura aussi
52:25le test
52:25de la rivalité
52:27PS et LFI
52:28est-ce que LFI
52:29qui ne rêve que
52:29de faire la peau du PS
52:30va y arriver
52:31ça va être très très intéressant
52:32ces municipales
52:33pas très réjouissants
52:35mais intéressants
52:36à suivre.
52:36Enrichard Verli
52:37en un mot
52:37vous disiez que les Suisses
52:38ne comprendraient pas
52:39que Sébastien Lecornu
52:40soit reconduit
52:40qu'est-ce qu'ils comprennent
52:41les Suisses
52:41à ce qui se passe
52:42actuellement en France
52:42Je dis que ce serait
52:43extrêmement difficile
52:44à expliquer
52:45parce qu'on ne
52:47comment dirais-je
52:48il a démissionné
52:49et en général
52:50en Suisse
52:51un politicien
52:52qui démissionne
52:53ne revient pas
52:54c'est d'ailleurs
52:55il semble que Bruno Le Maire
52:56n'ait pas très bien
52:57compris la leçon
52:58il a enseigné à Lausanne
52:59mais c'est une leçon
53:00qui ne lui est pas parvenue
53:00puisqu'il a voulu
53:01redevenir ministre
53:02de la défense
53:03je crois que
53:04le besoin
53:05de tous les partenaires
53:06européens de la France
53:07c'est d'être rassuré
53:08sur une solution stable
53:10et donc déjà
53:11avoir l'impression
53:12qu'il y aura
53:13un tandem crédible
53:14président
53:14premier ministre
53:15et que ce premier ministre
53:17je le répète
53:17soit quelqu'un
53:18qui sache compter
53:19désolé de revenir
53:20sur les chiffres
53:20Pour comprendre la situation
53:22Sylvie-Pierre Brossolette
53:22qu'est-ce qu'on lit
53:23à la une du point
53:23cette semaine ?
53:24Eh bien écoutez
53:25on est d'accord
53:26avec Edouard Philippe
53:27pour le coup
53:27monsieur le président
53:28sortez la tête haute
53:29c'est les conseils
53:30mais de journalistes
53:31éditorialistes
53:32pour dire qu'il vaudrait
53:32mieux qu'il organise
53:33lui-même
53:34sa démission
53:36pour qu'une élection
53:37ait lieu calmement
53:38Merci Christophe Gascard
53:40qui fait la promo
53:42pour effectivement
53:44le point
53:44Absolument
53:45Voilà effectivement
53:46merci à tous les quatre
53:47d'avoir été avec nous
53:48ce soir
53:48dans Les Informés
53:49qui reviennent
53:49demain matin
53:50à 9h sur France Info
53:52très bonne soirée
53:52à tous
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