Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La décision a été prise aujourd'hui, deux ans maintenant, après la fermeture du parc aquatique des Alpes-Maritimes.
00:0620h04, Victor Maté, les informés.
00:2020h21, France Info, les informés, Victor Maté.
00:24Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de
00:29la TNT.
00:29A la une, ce soir, la mort de Quentin Deranc à Lyon, la justice ouvre une enquête pour homicide volontaire
00:35avec en toile de fond ces affrontements entre groupuscules violentes.
00:38Une affaire au multiple retentissement politique, on en débat dans un instant.
00:42Recréer le lien entre Paris et Alger, le ministre français de l'Intérieur Laurent Nouniez en visite en Algérie, que
00:48faut-il en attendre ?
00:49Et puis deux ans, jour pour jour, après la mort d'Alexei Navalny, des centaines de personnes rassemblées près de
00:54sa tombe à Moscou,
00:55le Kremlin dément avoir empoisonné son opposant numéro un pour parler de tous ces sujets.
01:00Ce soir, Sylvie-Pierre Brossolette, bonsoir.
01:03Éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point, bonsoir Jean-Emi Baudot.
01:06Bonsoir.
01:07Chef du service politique de France Info, Patrice Moyon est avec nous, bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Éditorialiste à Ouest-France, bonsoir Franck Boisise.
01:15Victor, bonsoir.
01:16Journaliste à Libération et Mickaël Darman, bienvenue et bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:20Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:24Une enquête ouverte désormais donc pour homicide volontaire après la mort de Quentin Doran que ce week-end jeune homme
01:30de 23 ans frappé jeudi soir à Lyon lors d'affrontements en marge d'une conférence de l'eurodéputé de
01:36la France Insoumise.
01:37Rima Hassan, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a donné une conférence de presse cet après-midi.
01:43Et les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique et mortelle à brève échéance.
01:54En conséquence, actuellement, une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire a été confiée au service de police de Lyon,
02:05de la division criminelle territoriale.
02:07Le procureur de la République de Lyon qui indique pour l'instant qu'il n'y a pas encore eu
02:11d'interpellation.
02:12Six personnes impliquées, Thierry Dran, qui a voulu rester très prudent, rappelant que l'authentification des auteurs des coups était
02:19encore en cours.
02:20Le magistrat a aussi rappelé que son rôle était d'établir les faits hors de toute considération politique.
02:25Revenons donc d'abord sur ces propos du procureur avec la violence des faits et l'intention de tuer qui
02:31a été retenue.
02:32Franck Boisise avec cette enquête pour homicide volontaire.
02:35Oui, la conférence de presse du procureur nous apporte un certain nombre d'éléments.
02:38Les multiples lésions à la tête laissent entrevoir qu'il y a eu une véritable volonté de porter atteinte physiquement
02:46à ce garçon.
02:48Et la requalification sur le plan juridique qui est très très importante en homicide volontaire montre là aussi l'intention
02:54délibérée.
02:54Je rappelle au titre de l'article 241 du Code pénal, l'homicide volontaire c'est 30 ans de réclusion
03:00criminelle.
03:01Donc on voit bien qu'on a une nouvelle orientation, c'est-à-dire qu'on a à un moment
03:05donné parlé d'une bagarre qui avait peut-être mal tournée.
03:08Là on est dans d'autres faits, notamment avec le témoignage aussi de la personne qui a à un moment
03:13donné essayé de le ramener chez lui
03:16et qui se rend en compte de son état à appeler les secours.
03:19Ce qui explique que les secours soient intervenus finalement assez loin de l'endroit où s'est produit l'événement.
03:24Oui parce qu'on rappelle qu'il a pu se relever et marcher encore deux kilomètres avant finalement d'être
03:28devoir...
03:29Avant de devoir être pris en charge par les secours et puis quelques temps plus tard de décéder.
03:33Donc finalement cette conférence de presse du procureur c'est la levée du voile sur un certain nombre d'interrogations
03:39qu'on avait encore.
03:40En revanche sur la nature des auteurs et c'est évident dans une enquête policière,
03:44le procureur n'a pas été plus loin parce qu'on imagine qu'en ce moment les policiers exploitent la
03:48téléphonie,
03:49les caméras de vidéosurveillance, tout ce qui fait une enquête criminelle habituellement
03:52et qu'il ne serait pas impossible que dans les jours qui viennent on apprenne qu'à 6h du matin
03:57il y ait, comme on dit en langage policier, quelques portes qui étaient cassées et des personnes appréhendées.
04:03On sait en tout cas que les services de police s'orientent vers la recherche de 6 personnes qui étaient
04:08cagoulées.
04:08Sur fond d'affrontement, Mickaël Darmon, d'une grande violence récurrente à Lyonville,
04:13plusieurs fois le théâtre d'affrontement entre groupes.
04:15Oui, c'est une ville qui a l'habitude d'abriter, on va dire,
04:19et d'être le théâtre de violences entre les deux pôles radicaux de la vie politique française,
04:26extrême droite, extrême gauche.
04:27C'est aussi une tradition française militante qui remonte quand même à de nombreuses années.
04:33On se souvient quand même des affrontements entre les groupes de l'ultra-droite occident
04:38face aussi aux communistes, aux trotskistes et aux gauchistes
04:43qui affrontaient aussi deux visions du monde de manière assez contendante et violente.
04:48Mais à Lyon, principalement, il y a cette radicalisation entre ces deux groupes
04:53qui a souvent émaillé la vie de la cité.
04:59Là, ça évolue en tout cas de manière absolument dramatique.
05:02C'est une mort lors d'une soirée politique, quelle que soit la manière dont on peut la qualifier.
05:10Dans un pays démocratique, ça, bien évidemment, c'est un événement grave
05:15et ça ne devrait évidemment pas arriver.
05:17La question qui se pose, c'est de savoir s'il était présent ou non.
05:19Jeudi soir, l'assistant parlementaire du député de la France Insoumise, Raphaël Arnaud,
05:24il s'appelle Jacques-Élie Favreau, membre de la Jeune Garde,
05:27groupuscule antifasciste créé à Lyon il y a quelques années.
05:29Jean-Rémi Baudot, le procureur, dit que pour l'instant, il n'en sait rien.
05:33On le rappelle, les authentifications sont en cours.
05:35Oui, il n'a pas souhaité répondre à cette question qui a été évidemment posée par les journalistes.
05:39Ce qu'on sait de manière factuelle, c'est qu'il a été cité par plusieurs témoins,
05:46que par ailleurs, il s'est lui-même mis en retraite ses activités à l'Assemblée nationale
05:51et que dans la foulée, la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brunpivelle, lui a retiré ses accès.
05:56Pour éviter, dit-elle, tout trouble à l'ordre public.
05:58Voilà, sachant qu'a priori, il n'y avait pas prévu de revenir.
06:01Mais c'est pour l'instant les seuls éléments qu'on ait sur la participation de ce proche de Raphaël
06:07Arnaud
06:09dans cette affaire.
06:12La réalité très concrète, c'est que ça met en lumière des groupes qui...
06:16Je ne sais même pas si on est obligé ce soir de les nommer,
06:18mais effectivement, ce que dit Mickaël, c'est tout à fait juste.
06:21C'est-à-dire que ce sont des groupes qui, historiquement...
06:24Et d'ailleurs, on l'avait peut-être un peu oublié.
06:25La violence politique telle qu'on l'a connue en France dans les années 70-80,
06:29où il y avait des morts, où il y avait le GUT qui descendait à Jussieu
06:33pour aller casser des gueules et casser la grève.
06:37C'était aussi une partie de l'histoire politique française
06:41qu'on a probablement un petit peu oubliée.
06:43C'est peut-être une bonne chose,
06:45une forme de pacification ces dernières années.
06:47Mais la réalité très concrète, c'est qu'en fait, sur le terrain,
06:50ces groupes existent encore,
06:52quel que soit leur nom, quelle que soit leur forme.
06:54Et ce sont des groupes qui, finalement, s'auto-entretiennent.
06:57C'est-à-dire que la violence d'extrême droite et la violence d'extrême gauche
07:00s'auto-entretiennent dans des violences qui, en général,
07:03sont, pour la plupart, verbales.
07:05Qui, parfois, les coups de force de l'extrême droite dans les années 80,
07:10c'était assez connu, les coups de force, les coups de poing du GUD.
07:14La réalité, c'est que la plupart des gens n'en meurent pas,
07:17que la plupart des gens, quand ils sont dans ces bagarres-là,
07:20souvent ne vont pas à l'hôpital,
07:21parce que, finalement, s'y aller à l'hôpital,
07:23c'est aussi déclarer qu'il y a eu des affrontements.
07:26En général, ça se passe de manière plus discrète.
07:28La réalité, c'est que là, on a quelque chose de dramatique
07:30et qu'on a, effectivement, un jeune homme,
07:33qu'il soit militant ou pas,
07:35finalement, peu importe.
07:37La réalité, c'est qu'il y a des individus
07:38qui lui sont tombés dessus
07:39et que, désormais, il est mort.
07:41Sur la comparaison de cette violence politique
07:43des années 70-80 et aujourd'hui,
07:45Sylvie Pierre-Bonsolette ?
07:46Ce qui me frappe aujourd'hui,
07:47c'est que, d'abord, ça se passe dans un contexte
07:51de grandes tensions politiques
07:52de futures campagnes électorales
07:54où les deux extrêmes risquent de se retrouver face à face
07:57dans un an et que, du coup,
07:59ce que dit notamment le ministre de la Justice...
08:00Alors, représentant ultra,
08:02qu'il soit à gauche ou à droite,
08:05plus ou moins couvert ou couvé
08:07par les mouvements politiques,
08:10évidemment, ça prend une dimension dramatique
08:14en se disant, si arrive au pouvoir
08:17un de ces deux partis
08:18qui aura nourri en son sein
08:21ou couvert des agissements pareils,
08:25c'est très, très inquiétant.
08:26Et alors, effectivement, en plus,
08:28ce coup-ci, d'après ce qu'on sait
08:31par le ministre de l'Intérieur
08:33comme le garde des Sceaux,
08:34qui ne se serait pas avancé, à mon avis,
08:35sans avoir un peu de renseignements,
08:37c'est normal que le magistral procureur
08:38n'ait rien dit.
08:39Mais, dès hier soir,
08:40le ministre de l'Intérieur
08:41qui dit que c'était l'ultra-gauche,
08:43de même que le garde des Sceaux,
08:45donc, on voit vers qui c'est fléché.
08:47D'ailleurs, la victime était ultra-droite,
08:51donc, enfin, entre guillemets,
08:52donc, l'agresseur était sans doute
08:54de l'autre côté.
08:55Alors, après, on flèche, on flèche vers...
08:58Pour préciser,
08:59Quentin Durand présentait
09:00comme un étudiant en mathématiques
09:01de 23 ans,
09:02proche de la mouvance nationaliste,
09:04le collectif d'ultra-droite identitaire,
09:06Némésis, qui était présent,
09:08dit qu'il ne faisait pas partie.
09:09Voilà, pour être précis.
09:10Merci pour ces précisions.
09:11Mais, du coup,
09:13tout un mouvement politique,
09:15en ce moment,
09:16de la droite,
09:18commence à dire
09:20que c'est la faute d'Elefi,
09:21parce que l'Elefi a couvé,
09:23et c'est vrai,
09:25un mouvement qui s'appelle
09:26la Jeune Garde,
09:27qui a été dissous,
09:28et dont ils réclament
09:30que cette dissolution...
09:31Crépa Raffel Arnaud,
09:32dont on parlait tout à l'heure.
09:32Oui, voilà,
09:33et dont ils réclament
09:34que cette dissolution
09:35soit annulée par le Conseil d'État.
09:36Et il y a une vidéo terrible
09:38sur Jean-Luc Mélenchon,
09:41il y a un an,
09:42disant qu'il fallait encourager
09:44cette Jeune Garde
09:45qui faisait des choses formidables.
09:47En disant qu'elle était liée
09:48et alliée, effectivement,
09:49à la France.
09:49Liée et alliée,
09:50et les appelant
09:51mes jeunes camarades, etc.
09:53Donc, pour Jean-Luc Mélenchon,
09:55c'est un peu un mauvais moment
09:56à passer,
09:56parce qu'on fait tout de suite,
09:57on dit, même si ce n'est pas eux
09:58qui ont fait le coup,
09:59ils ont créé le climat
10:00qui a permis le coup de se faire.
10:02Je voudrais justement
10:03qu'on écoute une réaction politique.
10:04Vous avez évoqué
10:05Laurent Nouniez,
10:05qui effectivement a parlé ce matin
10:07de lien extrêmement fort
10:08entre la France Insoumise
10:09et la Jeune Garde.
10:10Hier soir, il disait
10:11que l'ultra-gauche
10:12était à la manœuvre.
10:12La porte-parole du gouvernement,
10:14Maude Bréjon,
10:15affirme elle
10:15que la France Insoumise
10:16porte une responsabilité morale
10:18dans la violence politique en France.
10:20Est-ce que la France Insoumise
10:22investit un candidat
10:23et fait élire un député
10:25membre de la Jeune Garde ?
10:26La Jeune Garde,
10:27qui est un groupe d'ultra-gauche
10:29structuré,
10:30organisé autour de la violence,
10:32qui dispensait,
10:33avant qu'on prononce la dissolution,
10:35des formations
10:36pour ce type d'organisation.
10:39Quel message on envoie ?
10:41Quel message on envoie ?
10:42Et c'est en ça
10:43où je dis que la France Insoumise
10:44a une responsabilité morale
10:46dans le climat ambiant.
10:47Patrice Moyon,
10:48sur ces accusations,
10:49sur cette responsabilité morale
10:51de la France Insoumise ?
10:52Ce qui est sûr,
10:53c'est que la France Insoumise
10:56a mis la parole politique
10:58sous tension
10:58depuis très longtemps.
10:59Les appels
11:00à déferler.
11:02Il y a une parole
11:04qui est quand même
11:04très forte
11:05de Jean-Luc Mélenchon,
11:07mais je crois
11:07que ça s'inscrit aussi
11:08dans un contexte
11:09de polarisation
11:10de la société.
11:13Et on voit
11:13la difficulté
11:14aujourd'hui
11:15à débattre,
11:15pas seulement
11:15sur la scène politique.
11:17Je pense
11:17à un certain nombre
11:18de tensions
11:19qui ont émergé
11:20par exemple
11:20sur les débats sociétaux.
11:22Sylviane Agazanski
11:23par exemple
11:23qui est académicienne
11:24empêchée
11:25de participer
11:26à un débat.
11:29Les tensions
11:29à Sciences Po.
11:30Donc plus largement
11:31c'est effectivement
11:34la difficulté
11:35à parler,
11:36à dialoguer
11:36aujourd'hui
11:37dans notre société.
11:38Ça c'est plutôt
11:39pas très rassurant.
11:40Troubois-Diz ?
11:40C'est certes
11:41pas très rassurant
11:42mais dans les positionnements
11:44politiques qui sont pris
11:45aujourd'hui,
11:46je crois quand même
11:46qu'il y a une inversion
11:47des choses.
11:47C'est-à-dire qu'il y a
11:47une enquête judiciaire
11:48qui est en cours.
11:49Il me semble que dans
11:50un état de droit,
11:51avant de pointer,
11:52y compris au plus haut
11:53niveau de l'exécutif,
11:55tel ou tel responsable,
11:56il serait bon
11:57d'attendre
11:57les résultats
11:58de l'enquête,
11:59qu'il y ait au moins
12:00des interpellations,
12:01des mises en cause,
12:02des mises en examen
12:03éventuellement.
12:04Parce que là,
12:05on est en train
12:05de souffler sur les braises
12:07sans avoir identifié
12:11de risque,
12:13voire peut-être
12:13un peu d'immaturité politique.
12:15Il y avait un aveuglement
12:16sur les fameuses braises.
12:17On ne disait rien,
12:18on ne parlait pas
12:19de cette jeune garde,
12:20on n'embêtait pas beaucoup
12:21LFI avec ce député
12:22qui a été investi
12:24alors qu'il était déjà
12:25condamné pour des faits
12:26de violence.
12:26C'est vrai que tout d'un coup,
12:27ça a joué un peu
12:28un rôle de révélateur,
12:29même si,
12:30je suis d'accord,
12:31normalement l'enquête
12:32devrait précéder
12:33le jugement
12:34ou les annonces,
12:35mais il y a tellement
12:37de signaux clignotants
12:38qui n'avaient pas été
12:39assez relevés avant.
12:40La dissolution avait été demandée.
12:43Oui,
12:43mais enfin,
12:43ça n'a pas provoqué...
12:44Elle bute sur le Conseil d'État
12:45pour le moment,
12:46mais elle est demandée.
12:47Ça n'a pas provoqué
12:48de discussion politique
12:49sur le rôle de LFI
12:51et les liens
12:52avec la jeune garde.
12:53Pour laisser Franck Boisys
12:53peut-être conclure
12:54sur ce qu'il disait,
12:55je voulais juste
12:56peut-être dire
12:57quand vous dites
12:57on souffle sur les braises,
12:58on parlait des réactions
12:59du gouvernement,
13:00le ministre de l'Intérieur,
13:01le ministre de la Justice,
13:01tout le monde va très vite
13:02en besoin.
13:03Et ça me rappelle finalement
13:04quand on regarde un petit peu
13:05derrière son épaule,
13:06c'est que finalement,
13:07on a l'impression
13:08qu'avant chaque élection,
13:09on a le fait divers
13:10pré-élection.
13:12Et ce fait divers-là
13:13est à chaque fois
13:15particulièrement
13:16mis en tension.
13:17Vous vous souvenez
13:18pour les plus anciens
13:19de ceux qu'on avait appelé
13:20papivoises
13:21pendant des élections
13:22plus anciennes ?
13:23Est-ce que c'est un fait divers ?
13:24C'est-à-dire que
13:25est-ce que c'est un fait divers ?
13:26Quand vous avez des groupes
13:27et je ne mets pas
13:28de signe égal
13:29et je le dis tout de suite,
13:30je ne mets pas de mais.
13:31C'est-à-dire qu'on ne peut pas
13:33considérer qu'il est mort
13:34d'un côté,
13:35qu'il aurait été tabassé
13:36par certains
13:37mais que par ailleurs.
13:38Non, ce n'est pas du tout
13:39ce que je suis en train de dire.
13:39La question,
13:40c'est qu'on est face
13:41à une polarisation
13:42et à une tension
13:44dans les sphères
13:45les plus radicales,
13:47qu'elles soient à droite
13:48ou à gauche,
13:49et ça amène
13:50ce type de réaction.
13:52Je ne l'excuse pas,
13:53je ne l'explique pas,
13:54c'est juste quelque chose
13:55qu'il faut arriver
13:56à comprendre.
13:56On est à la fois,
13:57on a des groupes,
13:58par exemple,
13:58typiquement,
13:59prenez Némésis,
13:59qui revendiquent
14:03un militantisme
14:05féministe identitaire
14:05qui fait de la gîte propre,
14:07qui rentre dans les manifs
14:09pour montrer des pancartes
14:10et tout ça,
14:11elles sont en général
14:12accompagnées par une forme
14:13de service d'ordre
14:14parce que sinon,
14:14la réalité,
14:15c'est qu'elles se font
14:15casser la gueule.
14:17Est-ce qu'on peut
14:19à la fois accepter
14:20qu'on puisse avoir du mal
14:22à diffuser ces idées
14:25et en même temps,
14:26les uns et les autres
14:26jouent aussi la tension ?
14:27Et c'est ces groupes
14:28qui jouent de la tension.
14:29Oui,
14:29mais les uns et les autres.
14:30Ce qui ne veut pas dire
14:31qu'évidemment,
14:32on doit arriver
14:33à ces extrêmes-là.
14:34C'est impossible.
14:35Franck Boziz
14:35et puis Mickaël Jean.
14:36Je remarque quand même
14:37qu'il y a de la part
14:38maintenant de la France
14:38insoumise
14:39une demande de discernement,
14:40de pas d'amalgame,
14:41de précaution
14:42pour juger cette affaire.
14:44C'est pareil.
14:45La députée écologiste
14:46ce matin sur notre antenne
14:47disait qu'il y a une forme
14:47de cabal
14:48qui est en train de commencer.
14:49Voilà,
14:49alors que par ailleurs,
14:50la France insoumise
14:50ne s'est pas vraiment
14:51toujours distinguée
14:52dans le discernement,
14:53le nom d'amalgame
14:54et la finesse d'analyse
14:55quand il fallait juger
14:56des événements.
14:57Mais on va,
14:58sur le plan notamment
14:59international.
15:00Mais on va effectivement
15:02continuer à se comporter
15:03avec discernement
15:04dans cette affaire.
15:06Ce que m'intéresse aussi
15:07c'est de rebondir
15:08sur ce qu'a dit Patrick
15:09tout à l'heure,
15:09la notion de conflictualité.
15:11Ça a été un moment,
15:13un motif de tension
15:14très rapide
15:15au sein de l'FI
15:17puisque François Ruffin
15:18par exemple,
15:19et c'est une des raisons
15:19pour lesquelles
15:20il s'est mis en rupture
15:21Jean-Luc Mélenchon,
15:21a considéré que
15:22cette notion de conflictualité,
15:24de bruit,
15:24de la fureur
15:25qui était comme seule
15:26matrice politique
15:28ne pouvait pas produire
15:29autre chose
15:30que de la tension,
15:31de la polarisation
15:32et de la violence
15:32et n'a produit
15:33aucune politique publique
15:34utile pour les gens.
15:36Donc effectivement,
15:36tout à l'heure
15:37quand même on entend
15:39vous dites
15:39effectivement
15:40c'est une mauvaise passe
15:42que Jean-Luc Mélenchon
15:44doit passer,
15:44je pense qu'elle ne fait
15:45que commencer pour lui.
15:46Patrice Moyon.
15:47Oui alors,
15:48il y a le sujet
15:49de toute façon
15:50de tous ces groupuscules
15:51qui essaient
15:51peut-être débordés
15:52j'allais dire
15:53des partis
15:53ou les syndicats
15:55organisés.
15:55On l'a vu au moment
15:56du conflit
15:57sur les retraites
15:58avec un conflit
15:59avec des manifestations
16:00qui étaient pacifiques
16:01et les Black Blocs
16:02qui ne cherchaient
16:02que l'affrontement
16:03et qui débordaient
16:04en permanence
16:05le service d'ordre
16:06des syndicats
16:06ce qui est un vrai sujet
16:07démocratique tout de même.
16:09On a peut-être
16:10un dernier sujet
16:11maintien de l'ordre
16:12et j'ai trouvé
16:12Laurent Nunez
16:13assez peu à l'aise
16:14dans son interview
16:14hier soir
16:15sur le sujet.
16:16On sait que
16:16les déplacements
16:17de Rima Hassan
16:18sont des déplacements
16:19à problème
16:19dans les universités
16:20c'est-à-dire que ça manifeste
16:21Vous voyez bien
16:21que ça s'est passé
16:22à plusieurs centaines
16:23de mètres ?
16:23Oui, ça s'est passé
16:24à plusieurs centaines
16:24de mètres
16:24mais le rôle
16:25du renseignement
16:26territorial
16:26le rôle
16:27de la sécurité publique
16:28c'est de sécuriser
16:29sur ce type d'événement
16:30un périmètre un peu large
16:32et quand la question
16:33a été posée
16:33à Laurent Nunez
16:34hier soir
16:35est-ce que vous aviez
16:36des remontées d'informations
16:37sur de possibles violences
16:38autour de cet événement ?
16:40Je crois que c'est le moment
16:40de son interview
16:41où il a été le plus hésitant
16:48peut-être que les lieux
16:49auraient pu être
16:50un peu plus sécurisés
16:51ce qui aurait peut-être
16:52évité un drame
16:53Demain, l'Assemblée
16:55va reprendre sa vie
16:55avec les questions
16:56au gouvernement
16:57Rappelons qu'il y a
16:58quelques années
16:58quand Clément Méric
17:00a été tué par des skinheads
17:02il y avait eu à l'époque
17:03une minute de silence
17:05Il faudra noter
17:06parce que c'est un narratif
17:07qui manque depuis trois jours
17:08notamment du côté du RN
17:10On rappelle
17:10le jeune militant
17:11d'ultra-bauche
17:11qui avait été
17:14un militant antifasciste
17:15tué par des skinheads
17:17qui eux ont écopé
17:17entre 5 et 8 ans
17:18de prison
17:20Il y avait eu à l'époque
17:21à l'Assemblée Nationale
17:22une minute de silence
17:23Il sera intéressant
17:25politiquement
17:26et pour la dynamique sociale
17:27des prochains mois
17:28de voir
17:28comment l'Assemblée Nationale
17:30se positionne
17:31par rapport
17:31à la mort
17:32de Quentin de Ranque
17:34Je voulais vous entendre
17:35sur les conséquences politiques
17:36aussi on l'a dit
17:36les municipales
17:37dans un mois
17:38la mort
17:40de Quentin de Ranque
17:41ça va avoir
17:42des conséquences ?
17:43Ça va être de plus en plus
17:43compliqué
17:44pour les socialistes
17:45qui s'apprêtaient
17:46en douce
17:47à négocier
17:48des deuxièmes tours
17:49avec leurs camarades
17:51localement
17:52de LFI
17:53de procéder
17:54à ces alliances
17:54Hors de question
17:55de le faire
17:56a dit par exemple
17:56Raphaël Glucksmann
17:57Raphaël Glucksmann
17:57a été très très net ce matin
17:59il a dit que c'était
18:00impensable
18:00il enfonce le clou
18:02sur lequel il tapait déjà
18:03mais là
18:04ça devient de plus en plus vrai
18:05alors qu'effectivement
18:07le secrétaire général
18:07du PS
18:08avait dit il y a quelques semaines
18:09que localement
18:10il y aurait des exceptions
18:11donc il y a déjà
18:12sur les municipales
18:13un gros problème
18:13et il y a
18:14à mon avis
18:16pour la présidentielle
18:17et toutes les élections
18:19qui suivront
18:19une inversion complète
18:21de la diabolisation
18:22c'est-à-dire que
18:23c'est vrai que
18:24les dernières années
18:25c'était le RN
18:26le front républicain
18:28contre le RN
18:29et là
18:30il y a une instrumentalisation
18:32de ce drame
18:32pour rendre
18:35LFI
18:35et son leader
18:36Maximo
18:37Jean-Luc Mélenchon
18:38les diables
18:39à leur tour
18:40et
18:41comme l'a proposé
18:42Bardella
18:43mais je pense que
18:44d'autres le proposeront aussi
18:45faire tout sauf
18:46LFI
18:47dans des élections
18:47je ne vois pas
18:48comment un front républicain
18:50pourrait avoir lui
18:50aujourd'hui efficacement
18:51même Gabriel Attal
18:53le dit en privé
18:54il ne pourrait pas
18:55imposer à son parti
18:56de voter maintenant
18:57pour des candidats
18:58de LFI
18:58ça tombe bien
18:59parce qu'en fait
19:00les études
19:01précédentes
19:02qui ont été publiées
19:04pour préparer
19:04les municipales
19:05font état
19:06justement
19:06de cette mutation
19:07dans le front républicain
19:09et que la nouveauté
19:10pour l'instant
19:11politologique
19:11on verra si c'est
19:12une nouveauté électorale
19:13et politique
19:14et bien c'est l'intention
19:15d'un front républicain
19:17contre LFI
19:18qui se manifeste
19:19à travers
19:20toutes les études
19:21qui sont publiées
19:21déjà depuis plusieurs mois
19:22pour préparer
19:23les municipales
19:24Jean-Rémi Baudot
19:24Oui
19:25et ça veut dire
19:26qu'à la fin
19:26vous savez
19:27dans les différents sondages
19:28qui mettent
19:29avec un centre
19:30un peu fractionné
19:31qui mettent
19:33au second tour
19:35un Jean-Luc Mélenchon
19:36face à un Bardella
19:37ou une Marine Le Pen
19:39on est en général
19:39sur 75%
19:40contre LFI
19:41donc pour
19:42le Rassemblement National
19:43ce sont aussi
19:45ces enjeux-là
19:45et vous avez raison
19:46de le dire
19:46qu'effectivement
19:47par exemple
19:48pour le Parti Socialiste
19:48ça va être une vraie question
19:49de savoir
19:50quel type d'alliance
19:51aux municipales
19:52mais pas seulement
19:53vont être trouvées
19:53dans les prochains mois
19:54les municipales
19:55des 15 et 22 mars
19:56prochains
19:57on rappelle
19:57cette enquête
19:58ouverte
19:58désormais
19:59pour homicide
20:00volontaire
20:00donc après
20:01la mort
20:01de Quentin
20:02de Ranck
20:02ce week-end
20:03à Lyon
20:04merci Jean-Rémi Baudot
20:05d'être venu
20:05ce soir
20:06dans les informés
20:07merci à vous
20:08chef du service politique
20:10de France Info
20:11nous avons évoqué
20:11tout à l'heure
20:12Laurent Nouniez
20:13autre dossier
20:13pour lui
20:14l'Algérie
20:15le ministre de l'Intérieur
20:16est arrivé à Alger
20:17cet après-midi
20:18une visite de deux jours
20:20pour renouer
20:20les liens entre la France
20:21et l'Algérie
20:22dans un contexte
20:23de fortes tensions
20:24diplomatiques
20:24Laurent Nouniez
20:25ce que m'ont dit
20:27la plupart des personnes
20:28que j'ai rencontrées
20:29globalement
20:29c'est qu'elles n'étaient pas surprises
20:30toutes avaient déjà
20:32la conviction
20:32qu'Alexei Navalny
20:33n'est pas le problème
20:34de son
20:35effectivement
20:36est-ce qu'on peut entendre
20:37Laurent Nouniez
20:38le ministre de l'Intérieur
20:43Laurent Nouniez
20:44le ministre de l'Intérieur
20:45qui était ce matin
20:46chez nos confrères
20:47de France Inter
20:49on va accueillir
20:49Christian Chénault
20:50qui va nous rejoindre
20:51de la direction internationale
20:53de France Info
20:54pour s'intéresser
20:55à ce voyage
20:56de deux jours
20:57de Laurent Nouniez
20:58premier place
20:59Christian
20:59bonsoir
20:59bonsoir
21:00merci d'être avec nous
21:01beaucoup de dossiers
21:03dans la valise
21:04si je puis dire
21:05de Laurent Nouniez
21:06quel est le dossier prioritaire
21:07pour lui
21:07pour la France
21:08c'est des dossiers techniques
21:09l'antiterrorisme
21:11les OQTF
21:12le narcotrafic
21:13là c'est un peu
21:15une reprise de dialogue
21:16sur la pointe des pieds
21:17parce qu'il faut savoir
21:17qu'entre l'Algérie
21:18et la France
21:19il n'y a pas d'ambassadeur
21:20ni à Alger
21:20ni à Paris
21:20et qu'on sort
21:21d'une période
21:22j'allais dire
21:23de froid glacial
21:23de froid polaire
21:24entre Paris et Alger
21:25et donc
21:26Laurent Nouniez
21:27d'ailleurs
21:27qui est accompagné
21:28avec Céline Berton
21:29la patronne de la DGSI
21:31vient rabibocher
21:32la relation
21:33alors par le bas
21:34l'idée c'est de faire
21:35de l'anti-rotaillot
21:36donc pas de bras de fer
21:37pas d'escland
21:38on y va
21:38tranquillement
21:40et puis l'idée
21:41c'est de remettre
21:41des gens de la DGSI
21:42des services
21:43de renseignement français
21:44à Alger
21:44à l'ambassade
21:45puisqu'il y en a plus
21:45ils ont été expulsés
21:46une douzaine de personnes
21:47parce que
21:48les Algériens
21:49voudraient récupérer
21:50un de leurs ressortissants
21:51un agent consulaire
21:53qui a été
21:53mis en examen
21:55pour avoir participé
21:56au kidnapping
21:56d'un opposant algérien
21:57à Créteil
21:58donc voilà
21:59il y a des petits dossiers
22:01comme ça
22:01et puis évidemment
22:02l'affaire Christophe Gleize
22:03notre confrère
22:05qui est toujours
22:05emprisonné
22:06à Alger
22:07et dont on espère
22:09une issue heureuse
22:10peut-être
22:11là il y a le ramadan
22:12qui s'ouvre
22:12le pape qui doit venir
22:13à Alger
22:14fin mars
22:15début avril
22:16peut-être une fenêtre
22:17pour le sortir
22:18des prisons algériennes
22:19je rebondis sur cette expression
22:20faire de l'anti-retaillot
22:21Sylvie-Pierre Bronsolette
22:22on rappelle que
22:23l'ancien ministre
22:24de l'intérieur
22:25lui ne s'était pas rendu
22:26en Algérie
22:26le dernier ministre
22:27de l'intérieur
22:28à être venu à Alger
22:29c'était Gérald Darmanin
22:30fin 2022
22:31ça commence à remonter
22:31c'est sûr que Laurent Nouniez
22:33prend le contre-pied
22:34il l'a dit quasiment
22:35publiquement
22:36qu'il désapprouvait
22:38la façon
22:40de son prédécesseur
22:41de jouer le bras de fer
22:42avec Alger
22:43sur l'affaire
22:44de l'immigration
22:45des OQTF
22:47et de menacer
22:50de dénoncer
22:51des accords
22:51celui de 68
22:52ou d'autres
22:53avec l'Algérie
22:54enfin d'aller très très loin
22:56Bruno Retailleau
22:57a perdu la partie
22:58et puis il est parti
22:59et donc
23:00est arrivé
23:01Laurent Nouniez
23:02qui a totalement
23:02un autre état d'esprit
23:04qui d'abord
23:05a beaucoup
23:06vécu en Algérie
23:07enfin sa famille
23:08est d'orant
23:09il a beaucoup
23:10de tendresse
23:11et d'affection
23:11pour ce pays
23:12il est dans un autre
23:13état d'esprit
23:13et donc il est
23:14il veut montrer
23:17toute sa bonne volonté
23:18pour renouer
23:19les fils du dialogue
23:20et régler des problèmes
23:22irréglables
23:22c'est ça le problème
23:23parce que comment
23:24est-ce que l'Algérie
23:25peut à la fois
23:25libérer Christophe Gleize
23:27accepter nos OQTF
23:30nous rendre
23:30nos
23:31possibles
23:32nos agents
23:33ils veulent récupérer
23:35un agent
23:35à eux
23:36qu'on a pris nous
23:37enfin il y a
23:37beaucoup beaucoup
23:38de dossiers
23:38et on sait très bien
23:39de quoi vit
23:40le régime algérien
23:42qui a des problèmes
23:42avec son opinion
23:43du bouc émissaire français
23:45donc ça peut pas
23:47être l'amour
23:48du jour au lendemain
23:48je n'envie pas
23:49beaucoup
23:50le pauvre ministre
23:52Nouniez
23:52de devoir faire tout ça
23:53parce qu'il n'a pas
23:55des interlocuteurs
23:57de bonne foi
23:57on va peut-être
23:58lui lâcher un truc
23:59ou deux
23:59pour faire bien
24:00et l'encourager
24:00à continuer
24:01à avoir une bonne tonalité
24:03mais le fait est
24:04que l'orgueil algérien
24:06et sa tactique
24:07de nous rendre
24:08responsables
24:09de tout leur malheur
24:09ne va pas
24:11favorablement
24:11vers un deal
24:12je vois Mickaël Darmont
24:13et Franck Boisise
24:14qui piafent d'impastion
24:15de trop réponses
24:15Franck Boisise
24:16je pense qu'on a oublié
24:17deux dossiers quand même
24:18qui sont pas négligeables
24:19un c'est le Sahara occidental
24:21c'est-à-dire que
24:22la déclaration
24:22tout est parti en quelque sorte
24:23de la déclaration
24:24il n'y va pas pour ça
24:26c'est le ministre d'Intérieur
24:26c'est le ministre d'Intérieur
24:27mais ça sera
24:28la déclaration
24:29d'Emmanuel Macron
24:29sur ce sujet-là
24:31pro-Maroc
24:32on rappelle que
24:33le Sahara occidental
24:34est un territoire
24:35disputé ardemment
24:36depuis des luttes
24:37en 2024
24:39et la déclaration
24:40pro-marocaine
24:41d'Emmanuel Macron
24:42a quand même sérieusement
24:43contribué à la glaciation
24:44des relations
24:45entre la France et l'Algérie
24:46même si
24:47Laurent Nunez
24:48il va sur des dossiers techniques
24:49comme il était dit
24:51sur l'antiterrorisme
24:52et la sécurité
24:52le deuxième élément
24:53il ne faut quand même pas oublier
24:54qu'il y a 11 milliards d'euros
24:55d'échange entre la France et l'Algérie
24:56qu'on achète du pétrole
24:57qu'on achète du gaz
24:58pour près de 5 milliards par an
24:58et que dans le contexte énergétique
25:00d'aujourd'hui
25:00même si le prix du baril a baissé
25:02c'est aussi un sujet important
25:04qui même s'il n'est pas
25:05dans les attributions
25:06de Laurent Nunez
25:07fait partie
25:08du contexte franco-algérien
25:10Michael Darmond
25:10alors il a un petit style
25:11le corps nu
25:12à sa manière
25:13de Laurent Nunez
25:14c'est-à-dire genre
25:15il ne faut pas
25:17je ne fais pas vraiment
25:18je ne fais pas beaucoup
25:20de Gloriole
25:21je ne suis pas
25:21dans le plastron
25:23mais je viens
25:24avec quand même
25:25une forme de rouri
25:26et une forme de savoir-faire
25:27parce que
25:27c'est aussi quelqu'un
25:29qui vient du renseignement
25:30il a dirigé la DGSI
25:31et donc
25:32il a aussi un lien
25:33avec l'Algérie
25:33via les services
25:35de renseignement
25:35et de ce point de vue-là
25:36il sait aussi
25:37comment leur parler
25:38donc en fait
25:38je pense qu'il y va
25:39avec une forme
25:40je dirais un peu aussi
25:41de gourmandise
25:43de démineur
25:44pour dire
25:44il y a des beaux dossiers là
25:45en tant que professionnel
25:47il y a des beaux dossiers
25:48à déminer
25:48et peut-être
25:50que ça peut être
25:50une performance professionnelle
25:51parce qu'il sait leur parler
25:54il est très
25:55en contact
25:56depuis 30 ans
25:56et je pense que
25:57c'est la raison
25:57pour laquelle
25:57dès le début
25:58il a dit
25:58il est son arrivée
25:59il ne faut pas gâcher
26:00les relations
26:01avec l'Algérie
26:02d'abord parce qu'effectivement
26:03les échanges économiques
26:04et parce qu'il y a
26:05un enjeu
26:05de renseignement
26:07et de coopération
26:07de renseignement
26:08qu'il faut effectivement
26:09rétablir
26:09et puis il vient aussi
26:11sauver le bilan Macron
26:11c'est-à-dire que
26:12le président Macron
26:13avait fait le pari
26:13de l'Algérie
26:14ou le fermer
26:15et donc montrer
26:16qu'on n'a pas
26:17complètement rompu
26:18qu'on peut reprendre
26:19un dialogue
26:19même technique
26:20même à petits pas
26:20parce qu'évidemment
26:21entre Théboune et Macron
26:23effectivement c'est
26:24le désamour
26:24et donc maintenant
26:25c'est l'idée
26:26de ne pas laisser
26:27finalement une relation
26:28complètement coupée
26:30avant de partir
26:31de l'Elysée
26:31et on va poursuivre
26:32la discussion
26:32dans un instant
26:3320h30 sur France Info
26:40La seconde partie
26:41des informés
26:41après l'info
26:42Stéphane Milo
26:42Et face à la crue
26:43de la Garonne
26:4415 personnes
26:45sont évacuées en Gironde
26:46ce soir
26:46le département
26:47est encore
26:48fortement impacté
26:49la préfecture
26:50constate que
26:5140 000 personnes
26:52restent privées
26:53de téléphone
26:53dans le département
26:54une centaine
26:55de routes départementales
26:56toujours fermées
26:57Gironde
26:58Lotte et Garonne
26:58et maintenant
26:59le Maine-et-Loire
27:00sont ce soir
27:00en vigilance rouge
27:02face au débordement
27:03de leur cours d'eau
27:03La condamnation
27:05de François Fillon
27:06dans l'affaire
27:06des emplois fictifs
27:08de son épouse
27:09est définitive
27:10l'ancien Premier ministre
27:11et ancien candidat
27:12à la présidentielle
27:13en 2017
27:13se désiste
27:14de son pourvoi
27:15en cassation
27:16on en reste donc
27:16à sa condamnation
27:18à l'issue
27:18d'un troisième procès
27:20à 4 ans de prison
27:21avec sursis
27:22375 000 euros d'amende
27:23et 5 ans
27:24d'inéligibilité
27:25A Metz
27:26un rassemblement nationaliste
27:28se déroule ce soir
27:29en hommage
27:29à Quentin Deranck
27:30ce jeune militant
27:32décédé
27:32samedi soir
27:33à Lyon
27:34après avoir été
27:35violemment agressé
27:36en marge de la visite
27:36de l'eurodéputé
27:37Rima Hassan
27:38ce soir
27:38la manifestation
27:39des nationalistes
27:41est bien autorisée
27:41par la préfecture
27:42selon ici
27:43l'orraine
27:44ex-France Bleu
27:44mais la police
27:45renforce la protection
27:46d'une permanence
27:47de la France Insoumise
27:48pour éviter tout incident
27:50l'enquête
27:51sur la mort
27:51de Quentin Deranck
27:52n'a pas permis
27:53à ce stade
27:54d'interpellation
27:55selon cette fois
27:55le procureur de Lyon
27:57il pilote
27:57une enquête
27:58désormais ouverte
27:59pour homicide
28:00volontaire
28:01le jeune a été victime
28:02dit-il
28:02de 6 agresseurs
28:03qui l'ont jeté au sol
28:04l'autopsie révèle
28:06plusieurs gros traumatismes
28:08la disparition
28:09de Robert Duval
28:10l'acteur américain
28:11avait 95 ans
28:12et son nom restera
28:13attaché à de grands rôles
28:14notamment dans
28:15le parrain
28:15ou Apocalypse No
28:16lui qui avait aussi
28:17une grande carrière
28:18dans des séries télévisées
28:19et cela
28:20dès les années 60
28:21et puis la veuve
28:22d'Alexis Navalny
28:24sera reçue demain
28:24à Paris
28:25par Jean-Noël Barraud
28:27le ministre
28:28des affaires étrangères
28:29le principal
28:30opposant à Vladimir Poutine
28:31est mort en prison
28:32en 2024
28:33et samedi dernier
28:345 pays
28:34dont la France
28:35révélait le résultat
28:36d'analyse post-mortem
28:37Navalny a bien été
28:39empoisonné
28:39le régime de Moscou
28:41avait aussitôt dénoncé
28:42des accusations
28:43européennes
28:43infondées
28:46France Info
28:4820h
28:4921h
28:49France Info
28:51les informés
28:51Victor Maté
28:53avec ce soir
28:54Célie-Pierre Brossolette
28:55éditorialiste
28:56pour l'hebdomadaire
28:57Le Point
28:57Patrice Moyon
28:58éditorialiste
28:59à Ouest France
29:00Franck Boisise
29:01journaliste
29:02à Libération
29:03Mickaël Darmon
29:04éditorialiste
29:04pour Public Sénat
29:05et I24 News
29:07et Christian Chénaud
29:08de la rédaction
29:09internationale
29:10de Radio France
29:11Poursuivons
29:12notre débat
29:13notre discussion
29:14sur ce déplacement
29:15de Laurent Nouniez
29:16le ministre français
29:17de l'intérieur
29:18qui passe deux jours
29:19en Algérie
29:20il est arrivé
29:20cet après-midi
29:21à Alger
29:22Christian Chénaud
29:23on parle de crise
29:24diplomatique
29:25on l'évoquait tout à l'heure
29:26mais c'est le ministre
29:26de l'intérieur
29:27et pas des affaires étrangères
29:28qui se déplacent
29:29est-ce qu'on en voit
29:29le bon ministre
29:30finalement ?
29:30D'ailleurs à Alger
29:31j'ai appris que
29:32certains Algériens
29:33disaient
29:33on n'est plus
29:34autant des colonies
29:34c'est-à-dire que
29:35si on veut renouer
29:35une relation diplomatique
29:37c'est le ministre
29:38des affaires étrangères
29:39qui vient
29:39pas le ministre
29:40de l'intérieur
29:40donc là effectivement
29:41c'est une arrivée
29:43un petit peu
29:43par la bande
29:44mais on l'a dit
29:44on essaie de renouer
29:46par petits pas
29:47sur des choses techniques
29:50c'est-à-dire effectivement
29:50Et en même temps
29:51Jean-Noël Barraud
29:52le ministre français
29:52des affaires étrangères
29:53s'était rendu
29:54en Algérie
29:55en avril dernier
29:55ça n'avait pas marché
29:56Non
29:57parce qu'on l'a dit
29:57on est face à un mur
29:58c'est vrai que
29:59c'est vrai que
30:00pour cette relation
30:02franco-algérienne
30:03le président Macron
30:03a fait beaucoup
30:05de gestes
30:06qui n'ont pas été
30:06suivi de retour
30:07notamment sur le mémoriel
30:09beaucoup
30:10beaucoup d'adactions
30:11et c'est vrai
30:12qu'il ne se passera
30:13pas grand chose
30:13jusqu'à la prochaine
30:14présidentielle
30:15c'est-à-dire que
30:15la fameuse relation
30:16franco-algérienne
30:17pour l'instant
30:17on va essayer
30:18de la rabibocher
30:18pour qu'il y ait
30:19quand même quelque chose
30:20qu'on se parle
30:21ce que disait
30:22Laurent Nunez
30:22c'est-à-dire que
30:23compte tenu des enjeux
30:24au Sahel
30:24de terrorisme
30:26d'OQTF
30:27de narcotrafique
30:28etc
30:28la France doit savoir
30:29un peu ce qui se passe
30:30d'où
30:31le retour
30:32des 12 agents
30:33de la DGSI
30:33à Alger
30:34pour effectivement
30:36puissent faire passer
30:37des contacts
30:38en tout cas
30:39puissent échanger
30:40donc c'est ça
30:41vraiment le calibrage
30:42de cette visite
30:43c'est pas du tout
30:44pour refonder la relation
30:46la renouer
30:46etc
30:46c'est simplement
30:47effectivement
30:48on rabiboche
30:49pour qu'il y ait
30:50quelque chose
30:50à se dire
30:51sur des dossiers
30:52ultra sensibles
30:52c'est la stratégie
30:53des petits pas
30:54finalement Patrice Moyon
30:55la stratégie
30:56des petits pas
30:56et c'est pour
30:58la diplomatie française
30:59l'impression d'être
31:00un peu comme
31:01des funambules
31:01puisque
31:03en permanence
31:04l'Algérie
31:04et le Maroc
31:06mette
31:06la France
31:07au défi
31:08de choisir
31:08l'un ou l'autre
31:09puisque les relations
31:11entre les deux pays
31:11Algérie et Maroc
31:12sont extrêmement tendues
31:14et puis effectivement
31:15ce pays
31:17c'est comme
31:18une série
31:18de poupées russes
31:19puisqu'il y a
31:20à la fois
31:20des enjeux
31:21de migration
31:23des enjeux économiques
31:24je rappelle quand même
31:25l'importance
31:26du marché
31:27céréalier
31:28pour la France
31:30les exportations
31:31donc c'est quasiment
31:35un choix
31:35quasiment impossible
31:36parfois
31:37pour la France
31:38pour les diplomates français
31:39et puis il y a toujours
31:40ces petites vexations
31:42de l'Algérie
31:42même quand elle
31:43fait semblant
31:44de vouloir faire
31:45des gestes
31:46en notre faveur
31:46quand elle a libéré
31:48Boilem Sansal
31:48elle est passée
31:49par l'Allemagne
31:50c'est pas la diplomatie
31:51française triomphante
31:52ça a été
31:52il y avait
31:53comme ça
31:54ce détour
31:54par un tiers
31:55qui permettait
31:56de sauver
31:56la face algérienne
31:57c'est de rétablir
31:58un vrai dialogue
31:59sans passer par un tiers
31:59oui mais là
32:00par exemple
32:00Ségolène Royal
32:01qui apparemment
32:02avait fait plus
32:02pour la diplomatie
32:03et la libération
32:04éventuelle de Christophe Glaze
32:05que ce qu'on a fait
32:07on peut rappeler
32:08peut-être que
32:08Ségolène Royal
32:09ancienne bien sûr
32:10candidate à la
32:11présidentielle en 2007
32:12s'est rendue récemment
32:13en Algérie
32:13je pense Algérie
32:14a été reçue
32:15par le président
32:16Tebboune
32:16voilà
32:17et a reçu
32:18des assurances
32:19et a rencontré
32:20Christophe Glaze
32:20également
32:20Christophe Glaze
32:21pourrait bientôt
32:22être libéré
32:24donc elle se targuera
32:25d'une grande réussite
32:26si jamais c'est le cas
32:27et ça ne sera pas le cas
32:28je l'ai dit
32:29le ministère
32:30des affaires étrangères
32:31lui-même a reconnu
32:32que c'était une avancée
32:33cette visite
32:34de Ségolène Royal
32:35oui bien entendu
32:36parce qu'on fait
32:37flèche de tout bois
32:38et puis on est
32:39typiquement dans le rôle
32:40de la diplomatie parallèle
32:42diplomatie parlementaire
32:43diplomatie des associations
32:44qui permet de faire
32:45passer des messages
32:46alors bien évidemment
32:48peut-être que le message
32:49devait être discret
32:49mais avec Ségolène Royal
32:50évidemment c'est une notion
32:51assez aléatoire
32:52de ce point de vue là
32:54elle a évidemment donné
32:54toute la publicité
32:55qu'il fallait donner
32:57mais si Laurent Nunez
32:58est en Algérie
33:00en tout cas
33:01il aurait peut-être
33:01fallu dire moins
33:03de choses
33:04en tout cas moins
33:04bruyantes
33:05mais en tout cas
33:05si Laurent Nunez
33:07est en Algérie
33:08c'est parce que
33:08le président Tebboune
33:09a dit qu'il faut qu'il vienne
33:10lorsque Ségolène Royal
33:12est intervenu
33:13donc de ce point de vue là
33:14c'était aussi
33:16une volonté
33:17et un geste
33:18puisqu'on est quand même
33:19dans l'analyse
33:20des micro-gestes
33:21des Algériens
33:22de dire
33:23on va reprendre
33:24une relation
33:24c'est le ministre algérien
33:25qui invite
33:25Laurent Nunez
33:26c'est une demande
33:27depuis plusieurs mois
33:28c'est pas nouveau
33:29mais là effectivement
33:30il faut essayer
33:31de retricoter les choses
33:32et notamment
33:32sur ce dossier
33:33des OQTF
33:34obligation de quitter
33:35le territoire français
33:35vous savez que
33:3640% des étrangers
33:38en situation irrégulière
33:39dans les centres de récension
33:40ce sont des Algériens
33:40et actuellement
33:41Algérie en reprend zéro
33:42il n'y a aucune réadmission
33:44donc effectivement
33:44c'est un enjeu
33:45à la fois
33:45c'est le dossier
33:46le plus épineux
33:46c'est en tout cas
33:47le plus explosif
33:48le plus politique aussi
33:49avec des conséquences
33:50en France
33:50parce qu'évidemment
33:51quand on parle d'Algérie
33:51c'est autant
33:52de la politique intérieure
33:53que de la diplomatie
33:54donc c'est pour ça
33:55que c'est compliqué
33:55c'est que la résonance
33:57elle va dans les deux sens
33:58donc là évidemment
33:59Laurent Nunez marche
34:00évidemment sur
34:01un champ de mine
34:02l'idée encore une fois
34:03c'est pas de faire
34:04des grandes déclarations
34:06de dire on va renouer
34:07mais
34:07il n'y a pas de presse
34:08d'ailleurs aucune presse
34:10ne l'accompagne
34:11l'ambassadeur de France
34:12est toujours à Paris
34:13Stéphane Romathais
34:14donc voilà
34:15il y va
34:15pas en cataminer
34:16puisque ça a été
34:17bien médiatisé
34:18par l'AFP
34:19par les agences
34:19on en parle
34:20mais en tout cas
34:21on n'est pas dans une
34:23voilà
34:23dans une démonstration
34:26je veux dire
34:27d'amitié
34:27etc
34:27on est vraiment
34:28on va se parler
34:29entre techniciens
34:30c'est-à-dire techniciens
34:30du renseignement
34:31sur des solutions
34:31très techniques
34:32sur des cas très précis
34:35après on verra
34:36ce que ça peut
34:36ça peut déboucher
34:37mais en tout cas
34:37ce qui est sûr
34:38c'est qu'il faudra
34:39purger entre guillemets
34:40l'affaire Christophe Glez
34:41c'est-à-dire qu'on peut
34:42reprendre une relation
34:43diplomatique française
34:44normale avec l'Algérie
34:45avec un Christophe Glez
34:47journaliste sportif
34:49en prison
34:50sachant qu'on peut
34:51trouver peut-être
34:51une solution
34:52et les réacteurs
34:52ce que j'allais vous demander
34:53Franck Boisit
34:53ce sera au cœur
34:54des discussions
34:55bien sûr
34:55le sort de Christophe Glez
34:56il sera au cœur
34:57des discussions
34:58avec un espoir
35:00d'élargissement
35:00comme on dit
35:02en langage diplomatique
35:03mais c'est vrai
35:03qu'un journaliste sportif
35:05qui est allé en reportage
35:06en cabine
35:07qui se retrouve
35:09emprisonné
35:09pour des questions
35:10politiques
35:11c'est juste
35:12surréaliste
35:13et donc
35:13la justification
35:14du régime algérien
35:15est absolument intenable
35:18il y a un autre dossier
35:19aussi je pense
35:19qu'on n'a pas beaucoup évoqué
35:20qui sera aussi
35:21dans les discussions
35:22c'est le narcotrafic
35:23c'est le narcotrafic
35:24parce qu'on a une série
35:25de bases arrières
35:26pour les têtes de réseau
35:27du narcotrafic
35:28que sont
35:28Dubaï
35:29le Maroc
35:30mais aussi l'Algérie
35:31Dubaï a commencé à bouger
35:32le Maroc a commencé à bouger
35:34en extravant
35:34un certain nombre
35:35de têtes de réseau
35:36je rappelle que
35:37DZ Mafia
35:38qui s'est fait connaître
35:39grandement du côté de Marseille
35:41c'est une référence
35:42à Zagiaïr
35:42c'est-à-dire l'Algérie
35:43dans son naissance même
35:45et que l'Algérie
35:46est aussi
35:46une base arrière
35:48pour un certain nombre
35:48de narcotrafiquants
35:49et donc là aussi
35:50ce sera un élément
35:51de la bonne volonté
35:52des autorités algériennes
35:53que d'accepter
35:54d'extrader
35:55des chefs narcotrafiquants
35:57qui sont connus
35:58identifiés
35:59et résidents
36:00en Algérie
36:01Sylvie
36:01en tout cas espérons
36:02que Christophe Glez
36:03soit élargi
36:03comme vous dites
36:04avant que le plein
36:05de la campagne présidentielle
36:07se batte
36:07parce qu'il y a déjà
36:08des candidats
36:09qui ont des positions
36:10sur l'Algérie
36:11assez affirmées
36:12et désagréables
36:12pour l'Algérie
36:13on sait que Bruno Retailleau
36:14comme Édouard Philippe
36:16demande la révision
36:17des accords de 68
36:18avec l'Algérie
36:20ce qui est évidemment
36:20très mal pris
36:21là-bas
36:22et ça va être sans doute
36:23une surenchère
36:24avec le Rassemblement National
36:25donc il y aura
36:26une espèce de climat
36:27là aussi
36:27qui ne sera pas
36:28très propice
36:29au rétablissement
36:30de bonnes relations
36:32parce que le sujet
36:33de l'immigration
36:33des OQTF
36:34et tous ces sujets
36:37brûlants
36:37vont être sur la table
36:38et dans le débat
36:39donc il faut essayer
36:40de dépêcher
36:41de régler ce qu'on peut régler
36:42avant que ça devienne
36:43trop chaud
36:43d'où l'espoir
36:44Patrice Moyon
36:44on le disait
36:45d'une libération
36:45de Christophe Glez
36:46peut-être pendant le Ramadan
36:47ou ensuite lors de la visite
36:48du pape
36:48oui on peut l'espérer
36:49sachant que quand même
36:51on voit bien
36:51que le gouvernement algérien
36:53cherche à avoir en permanence
36:54une carte dans son jeu
36:55pour faire pression aussi
36:56sur les autorités françaises
36:58Christian Chenot
36:59un dernier mot peut-être aussi
37:00par rapport au Sahel
37:02la présence française
37:04les français qui ne sont plus là
37:06il y a une coopération
37:07antiterroriste
37:07qui est recherchée
37:08en tout cas oui
37:09parce que les algériens
37:10c'est quand même la fenêtre
37:11le balcon sur le Sahel
37:12sur le Mali
37:13sur cette bande sahélienne
37:15évidemment il y a encore
37:16des gens d'Al-Qaïda
37:17de l'état islamique
37:18qui sont un peu partout
37:19avec des trafics
37:20et donc c'est vrai
37:21que les français
37:21maintenant qu'ils sont partis
37:22militairement de toute cette zone
37:24ont besoin d'oreilles
37:25et c'est vrai que les algériens
37:26on ne peut pas lutter
37:27contre ces groupes
37:28sans l'Algérie
37:29donc là aussi
37:29une lunez vient
37:30pour reprendre langue
37:32pour avoir des capteurs
37:34pour pouvoir remettre
37:36des gens qui savent
37:37parce qu'effectivement
37:38l'idée c'est d'identifier
37:39des gens qui passent
37:39c'est une zone de transit
37:41dans tout ce Sahel
37:42et qu'on ne les retrouve pas
37:43en France
37:44pour commettre des attentats
37:45ou autre chose
37:46on peut imaginer une visite
37:47d'Emmanuel Macron en Algérie
37:48ça va être compliqué
37:50je pense que là
37:50c'est un peu compliqué
37:51parce que là
37:52c'est un peu trop tard
37:53c'est à dire que
37:53Emmanuel Macron
37:54là il est en Inde
37:55d'ailleurs
37:55il vient d'arriver en Inde
37:56il va faire son G7 à l'Evian
37:58et puis après
37:58ça sera quasiment terminé
37:59donc pour les algériens
38:02on est déjà dans l'après
38:02ce que je disais
38:03c'est à dire que
38:04surtout sur cette question algérienne
38:05qui est autant de l'intérieur
38:06que de l'international
38:07on a parlé des questions
38:09narcotrafiques
38:10OQTF
38:10etc
38:12ça se fera après
38:13la présidentielle
38:14s'il y a une page blanche
38:15à ouvrir
38:15en tout cas
38:16revoir peut-être
38:17les accords de 68
38:17ou autre
38:19voilà
38:20refaire cette relation
38:21ça sera après
38:21la présidentielle
38:22pas avant
38:22et la visite de Laurent Nunez
38:24le ministre de l'Intérieur
38:25elle se poursuit jusqu'à demain
38:26merci Christian Chénaud
38:27d'être venu
38:28dans les informés
38:29Christian Chénaud
38:29de la rédaction internationale
38:31de Radio France
38:32deux ans jour pour jour
38:33après la mort
38:33d'Alexei Navalny
38:35le Kremlin
38:35juge ce lundi
38:36je cite
38:37infonder les conclusions
38:38d'une enquête
38:39de plusieurs pays européens
38:40dont la France
38:40affirmant que l'opposant
38:41numéro 1
38:42à Vladimir Poutine
38:43a succombé
38:44à un empoisonnement
38:45par une toxine rare
38:46plus tôt dans la matinée
38:47la mère de l'opposant
38:48le du de Milia
38:49Navalny
38:49a réclamé justice
38:51pour son fils assassiné
38:52s'exprimant près de sa tombe
38:54à Moscou
38:54Sylvain Tronchet
38:55y était pour France Info
38:56à la rencontre
38:57de nombreuses personnes
38:58venues se recueillir
38:59ce que m'ont dit
39:00la plupart des personnes
39:01que j'ai rencontrées
39:02globalement
39:02c'est qu'elles n'étaient pas surprises
39:03toutes avaient déjà
39:05la conviction
39:05qu'Alexei Navalny
39:06n'était pas mort
39:07de cause naturelle
39:08sa mère
39:10Lyudmila Navalny
39:10l'a également dit
39:11ce matin au cimetière
39:12elle a dit
39:13nous savions que notre fils
39:14n'était pas simplement
39:16mort en prison
39:17et nous finirons
39:18par découvrir
39:19qui l'a fait
39:20a-t-elle dit
39:20avant de repartir
39:21après une courte
39:22cérémonie religieuse
39:23il y avait là
39:24une centaine de personnes
39:25j'en ai croisé d'autres
39:26sur le retour
39:27en fait toute la journée
39:28des gens
39:29vont venir déposer des fleurs
39:30dans ce cimetière
39:31de la banlieue de Moscou
39:33où il est enterré
39:34c'est à peu près
39:35la seule expression publique
39:37qui leur soit encore autorisée
39:38ceci dit
39:38il y a eu
39:39des arrestations
39:40à Volgograd
39:41à Saint-Pétersbourg
39:41ce matin
39:42de gens qui venaient
39:42se recueillir
39:43en général
39:44devant les monuments
39:45aux victimes de la répression
39:46à l'époque soviétique
39:47Alexei Navalny
39:48reste un ennemi public
39:49même mort
39:50son nom n'a pas été rayé
39:52de la liste
39:52des personnalités
39:53extrémistes et terroristes
39:54et ce matin
39:55à 1500 kilomètres
39:57à l'est de Moscou
39:57dans une petite ville
39:58de la république des Maris
39:59un homme
40:00a encore été condamné
40:02à deux ans et demi
40:03de prison
40:03pour avoir milité
40:04auparavant
40:05dans les réseaux
40:06navalnistes
40:07la répression
40:08s'abat toujours
40:09sur tous ceux
40:10qui à un moment
40:11ou à un autre
40:12ont pu militer
40:13en faveur
40:13de l'opposant décédé
40:14Sylvain Franchet
40:15à Moscou
40:16pour France Info
40:17on voit le courage
40:18qu'il faut
40:18quand on sait
40:18que les autorités
40:19on l'entendait
40:20interdisent toute opposition
40:21Franck Boisiz
40:22Alexei Navalny
40:23deux ans après sa mort
40:24reste un ennemi d'état
40:26il reste un ennemi d'état
40:27je serais tenté de dire
40:28comme un certain nombre d'autres
40:30avant d'arriver sur ce plateau
40:31j'ai essayé de recenser
40:32le nombre
40:33de personnalités
40:34politiques
40:35ou économiques
40:37russes
40:37qui sont
40:38décédées
40:39dans des conditions
40:39on va dire
40:40suspects
40:40puisqu'on n'a pas de preuves
40:42véritables
40:43depuis
40:44ne serait-ce que 2022
40:45et on arrive
40:46à une quarantaine
40:47de personnalités
40:48dirigeants d'entreprises
40:50éditeurs de journaux
40:52députés
40:52avec des circonstances
40:53qui sont souvent assez étonnantes
40:54il y en a beaucoup
40:55qui sont tombés
40:55de leur balcon
40:56il y en a d'autres
40:57qu'on a retrouvés
40:57avec des arrêts cardiaques
40:58un petit peu bizarres
40:59bref
41:00on a l'impression quand même
41:01qu'on a érigé
41:02une politique
41:03d'élimination
41:05systématique
41:06d'opposants
41:06ce dont on parle
41:07outre
41:08l'affaire Navalny
41:09c'est des dirigeants
41:10de Gazprom
41:11de Loucoil
41:12des grandes entreprises
41:13ou de compagnies aériennes
41:14des grandes entreprises
41:15qui structurent
41:16la Russie
41:18mais qui étaient
41:18des oligarques
41:19plutôt ancienne époque
41:20donc pas forcément
41:21des hommes liges
41:22de Vladimir Poutine
41:23que visiblement
41:25le régime actuel
41:26du Kremlin
41:26a voulu remplacer
41:28mais pas
41:28de façon européenne
41:29en les limoges
41:32à l'issue
41:32d'un conseil d'administration
41:33mais de manière
41:33un peu plus musclée
41:34ce qu'il faut voir aussi
41:36c'est que
41:37ce qu'a fait Poutine
41:39s'inscrit dans
41:39une longue tradition
41:40qui remonte
41:41à Lénine
41:41Arkady Vaksberg
41:43qui est un écrivain russe
41:44avait écrit
41:44en 2006
41:45un livre qui s'appelait
41:46Le laboratoire des poisons
41:47où il rappelait
41:48que dès la prise de pouvoir
41:49des bolcheviques
41:51Lénine avait fait
41:51mettre en place
41:52un laboratoire
41:53qui était chargé
41:54d'élaborer
41:54des poisons
41:55destinés à éliminer
41:56les opposants
41:58et juste avant Noël
41:59j'ai rencontré
42:00Viktor Yushchenko
42:01l'ancien président
42:02ukrainien
42:03qui lui-même
42:05avait fait
42:05une tentative
42:07d'empoisonnement
42:07à la dioxine
42:09et il me rappelait
42:10qu'on se souvient
42:11de son visage
42:12effectivement
42:12et l'un de ses premiers
42:14déplacements à l'étranger
42:15c'était justement
42:16à Moscou
42:16et il me racontait
42:18le regard narquois
42:20de Poutine
42:21contemplant
42:21le visage
42:22du président ukrainien
42:24tradition effectivement
42:25centenaire
42:27on va dire
42:27d'empoisonnement
42:28en Russie
42:28d'empoisonnement
42:29mais avant
42:30c'était des méthodes
42:31brutales
42:31et avec les mêmes
42:32objectifs
42:33d'élimination
42:33des opposants
42:34Catherine II
42:34de Russie
42:35c'était pas très drôle
42:36sous son règne
42:37donc effectivement
42:38ce qui m'étonne
42:39c'est notre étonnement
42:40c'était évident
42:41qu'il lui était arrivé
42:42des bricoles en prison
42:43malheureux
42:44on meurt pas
42:45à une quarantaine d'années
42:46comme ça
42:47juste de mauvais traitement
42:4847 ans
42:51et je trouve
42:52que ce qui est terrible
42:53c'est qu'on a maintenant
42:54la preuve
42:55de ce qu'on pensait
42:56mais qu'est-ce qu'on va faire
42:57est-ce qu'on va pour autant
42:59durcir les relations
43:00avec la Russie
43:01non
43:01on va faire
43:03business as usual
43:04on va continuer
43:05et c'est ça qui est affreux
43:06il vaut mieux pas
43:07avoir de preuves
43:08parce que quand on a des preuves
43:09on est un peu honteux
43:10de continuer
43:11à faire
43:12comme d'habitude
43:14et je dois dire
43:15que cet épisode
43:16fait penser beaucoup
43:17je sais pas si j'ai le droit
43:18de faire la pub
43:19pour un film
43:20mais le match du Kremlin
43:21qui est inspiré
43:22de l'excellent livre
43:23de Gianni Diampoli
43:24on y voit exactement
43:25les techniques de Poutine
43:26d'élimination
43:27effectivement
43:28par tous les moyens
43:28de tous ceux qui osent
43:29s'opposer à lui
43:30et j'ai l'impression
43:33que cette technique
43:33ne va qu'en croissant
43:35et en embellissant
43:35si je puis dire
43:36donc il fait pas bon vivre
43:38en étant un peu opposant
43:40ou en ayant même
43:41peut-être l'idée
43:42de le devenir
43:43en Russie
43:44et malheureusement
43:46il va très bien
43:47monsieur Poutine
43:47jusqu'à nouvel ordre
43:48il a les commandes
43:50et on est obligé
43:51de faire avec
43:52donc c'est un peu désespérant
43:53je voudrais revenir
43:54sur cette enquête
43:55simplement pour préciser
43:56que ce sont le Royaume-Uni
43:57la Suède
43:57la France
43:57l'Allemagne
43:58et les Pays-Bas
43:58qui accusent donc Moscou
44:00d'avoir empoisonné
44:01Alexei Navalny
44:01à l'aide je le cite
44:02d'une toxine rare
44:03présente dans la peau
44:04de grenouilles d'Équateur
44:05donc très loin de la Russie
44:07accusation qui ne sont pas nouvelles
44:08en septembre dernier
44:09elles avaient été formulées
44:10par la veuve d'Alexei Navalny
44:11qui avait réussi
44:12à faire sortir
44:13des échantillons biologiques
44:14à destination d'Allemagne
44:15et d'Angleterre
44:17Michael Darmon
44:17cette enquête européenne
44:18elle ne donne pas plus de poids
44:19justement
44:23mais elle montre aussi
44:26la réalité
44:26de la démarche
44:27simplement incantatoire
44:28de l'Europe
44:29et effectivement
44:30c'est une preuve supplémentaire
44:32quelque part
44:32même du côté de Moscou
44:34on doit même un petit peu
44:35se délecter
44:35de cette enquête
44:37en disant
44:37voilà effectivement
44:38vous montez des preuves
44:38et effectivement
44:39comme le disait
44:40Philippe Pierre
44:40qu'est-ce que ça va changer ?
44:42Qu'est-ce que ça va changer ?
44:44Rien du tout
44:44parce qu'on est au cœur
44:46de la réelle politique
44:47On s'en délecte
44:48parce que c'est un message
44:48finalement envoyé à l'opposition
44:49de dire voilà
44:50on le sait
44:52vous le savez vous-même
44:53nous le savons
44:54et rien ne changera
44:55on continuera à rester interlocuteurs
44:57plus que jamais
44:57notamment avec tous les dossiers
44:59donc autour
45:01au moins autour de l'Ukraine
45:02et si ce n'est également
45:03autour du Moyen-Orient
45:05et du Proche-Orient
45:05donc la Russie reste
45:08au fond
45:08dans son statut
45:09tout le monde connaît
45:11son état
45:11mais il y a eu la même
45:13on va dire
45:13forme de
45:14je dirais
45:15de clémence
45:16entre guillemets
45:17avec
45:18d'indulgence
45:19sur le temps
45:20avec également
45:21Mohamed Ben Salman
45:22qui a quand même découpé
45:23en morceaux
45:23un opposant journaliste
45:25voilà
45:26Khashoggi
45:26et qui est fait avec lequel
45:28après une période
45:28voilà
45:29de
45:29on va dire
45:30d'ostracisme
45:31et de bannissement relatif
45:32il est revenu
45:33comme un interlocuteur normal
45:34et tout le monde va le voir
45:36parce que
45:36et on lui a même donné
45:37à l'Arabie Saoudite
45:38d'ailleurs
45:38le soin d'organiser
45:40donc
45:41l'exposition universelle
45:42en 2030
45:43donc de ce point de vue-là
45:44oui
45:44on va dire
45:45effectivement
45:46la vie va continuer
45:47même traitement pour vous
45:48Mohamed Ben Salman
45:49et Vladimir Poutine
45:50oui c'est-à-dire
45:51qu'on accepte
45:53le fait
45:53qu'on parle
45:54et on vit
45:56avec des leaders
45:57qui ne sont pas
45:58des démocrates
45:59qui ne fonctionnent pas du tout
46:00selon les canons
46:01de l'état droit
46:02et en particulier
46:03de la démocratie française
46:04on s'en offusque
46:06on fait des enquêtes
46:07on le commente
46:09voilà
46:09vraisemblablement
46:10sauf peut-être
46:10ce coup de théâtre
46:11on ne devrait pas avoir
46:12forcément beaucoup d'ennuis
46:13mais
46:15à côté de ça
46:16il ne se passera rien d'autre
46:17Franck Boisiz
46:18je ne voudrais pas jouer
46:19ni les naïfs
46:20ni les juristes de service
46:21mais il me semble
46:21qu'on a créé une institution
46:22qui s'appelle
46:23la Courpette à l'international
46:24dont l'objet
46:25est de juger
46:26dont l'objet
46:27est de juger
46:28les dirigeants
46:29qui se rendent responsables
46:30de tels actes
46:31et que
46:32ne serait-il pas
46:33un séjour
46:34un procureur
46:34qui sera à même
46:35d'ouvrir des poursuites
46:36puisque maintenant
46:37les faits sont établis
46:38et que je ne pense pas
46:39qu'il puisse y avoir
46:40une prescription
46:40en la matière
46:41en tout cas elle doit être longue
46:42du Kremlin
46:42qui comme le ministère russe
46:44des affaires étrangères
46:45hier a démenti
46:46toutes ces accusations
46:47d'empoisonnement
46:48d'Alexei Navalny
46:50est-ce que c'est un message
46:51aussi Patrice Moyon
46:52on évoquait tout à l'heure
46:52avec Franck Boisiz
46:53les oligarques
46:54proches du pouvoir
46:55c'est un message aussi
46:56à tous ceux
46:57qui font des affaires
46:58pendant que
46:59l'économie russe souffre
47:00notamment ceux qui
47:01envisagent de voir
47:02Vladimir Poutine
47:03un jour quitter le pouvoir
47:04écoutez
47:05depuis le début
47:06de la guerre en Ukraine
47:07on a déjà vu
47:07un certain nombre
47:09d'oligarques
47:10comme ça a été rappelé
47:11tout à l'heure
47:11disparaître dans des conditions
47:12tout à fait étranges
47:14donc
47:16oui le message
47:17le message envoyé
47:19le message envoyé
47:20à la société russe
47:22et aux hommes
47:24qui ont des responsabilités
47:25économiques
47:25c'est
47:25à tout moment
47:27j'ai votre vie
47:28dans les mains
47:30je crois que ceux
47:31qui sont encore là
47:32qui sont restés en Russie
47:33le savent maintenant
47:34ils connaissent la règle du jeu
47:35c'est désespérant
47:36mais c'est comme ça
47:37s'ils veulent faire des affaires
47:39ils doivent marcher droit
47:40politiquement
47:40c'est le ticket d'entrée
47:44pour diriger l'économie
47:46en Russie
47:47plus encore dans une économie de guerre
47:48c'est à dire que
47:48les oligarques doivent être
47:50encore plus
47:51obéissants
47:52ou dociles au pouvoir
47:53compte tenu du prix
47:54de la guerre
47:55et du rétrécissement
47:57de l'économie russe
47:58qui est maintenant
47:59centré sur elle-même
47:59compte tenu
48:00de l'ampleur
48:01de l'embargo
48:01c'est aussi un message
48:03à tout ce qui peut être
48:04média
48:04parce que
48:05vu l'état de l'opinion russe
48:07qui est quand même
48:07pas enthousiaste
48:08de cette guerre en Ukraine
48:09quoi qu'on en dise
48:10on dise qu'ils sont nationalistes
48:11mais enfin quand même
48:12ils voient les cadavres
48:12en revenir
48:13et donc les médias
48:14sont aussi mis au pas
48:15terriblement
48:16il faut avoir une pensée
48:17pour tous nos pauvres
48:18confrères
48:19qui aimeraient bien
48:20exercer leur métier
48:21là-bas
48:22parce que
48:23plus cette guerre
48:24perdure
48:24plus les sacrifices
48:26à la population
48:27sont demandés
48:27et plus c'est difficile
48:28de contenir l'opinion
48:29donc la répression
48:30médiatique
48:31va être importante aussi
48:32d'ailleurs dans les dirigeants
48:34qui sont morts
48:34on a un certain nombre
48:35d'éditeurs de journaux
48:36sur l'opinion justement
48:37Mickaël Darmont
48:38extrêmement difficile
48:39aujourd'hui pour les Russes
48:40non seulement
48:40de s'exprimer librement
48:42bien sûr
48:42mais même de communiquer
48:43les réseaux sont ultra surveillés
48:45toutes les communications ainsi
48:46oui on le voit
48:47de manière un peu sporadique
48:49notamment par l'organisation
48:50des maires de soldats
48:52qui ont
48:52voilà
48:53qui ont quand même
48:54fait comprendre
48:54et manifester
48:55assez régulièrement
48:57mais bien évidemment
48:58l'opinion
48:59russe
49:01n'existe pas
49:02en tant que telle
49:03bien entendu
49:04on sait
49:05qu'il y a
49:05beaucoup de souffrance
49:06beaucoup de malheur
49:07et qu'il y a eu
49:08d'énormément
49:09de pertes
49:09dans toutes les familles
49:10et que cette guerre
49:12va laisser
49:12vraiment
49:13des crevasses
49:14entières
49:15dans la société
49:16russe
49:16mais
49:17il est absolument
49:18pour l'instant
49:18très très compliqué
49:19d'en avoir
49:20une expression collective
49:21toujours à propos
49:22de cette enquête
49:22aux côtés de la France
49:23on le disait
49:24l'Allemagne
49:25et l'Angleterre
49:26accusent le Kremlin
49:27d'avoir empoisonné
49:29Alexei Navalny
49:30les experts
49:31anglais et allemands
49:32qui ont déjà eu
49:33une expérience
49:34de ces poisonreux
49:35si on se souvient
49:35par exemple
49:36Patrice Moyen
49:36de Sergueï Skripal
49:38aussi empoisonné
49:38en Angleterre
49:39c'est en 2018
49:40il avait survécu
49:41avec sa fille
49:42mais il y avait eu
49:42cette histoire
49:42qui avait terriblement marqué
49:43oui et puis
49:44ce qui est impressionnant
49:46en revanche
49:46c'est la diversité
49:49des méthodes
49:50utilisées
49:51et des poisons
49:52mis au point
49:53pour ne pas laisser
49:57de traces
49:57c'est toujours
49:58ne pas laisser de traces
50:00et à chaque fois
50:01nier
50:02que la Russie
50:04est responsable
50:05des actes
50:06qui ont été commis
50:07et plus loin encore
50:08quand on remonte
50:08on se souvient
50:09du parapluie bulgare
50:11il faut expliquer
50:12peut-être
50:12ce que c'est
50:13le parapluie bulgare
50:13le parapluie bulgare
50:14c'était
50:15un parapluie
50:16avec une petite aiguille
50:17et donc
50:19on touchait
50:20l'opposant
50:21et ça libérait
50:22une dose de poison
50:23et la personne
50:24mourait peu après
50:25une sorte d'art
50:26finalement au bout
50:26du parapluie
50:27ça rappelle
50:27que où qu'on soit
50:28d'ailleurs
50:28qu'on soit réfugié
50:29en Angleterre
50:30ou ailleurs
50:30on n'est pas à l'abri
50:31si on continue
50:32à être à défi
50:33Poutine
50:34on y passe
50:34donc on a intérêt
50:36si on s'exile
50:36à se tenir tranquille
50:37et à juste faire des affaires
50:38on a oublié quand même
50:41le dernier en date
50:42qui était pris Joggin
50:43le patron
50:44du groupe militaire
50:45privé Wagner
50:47dont l'avion
50:47a eu quelques soucis
50:49et donc
50:50là aussi
50:51ça montre
50:52comment
50:53il a pu être
50:54à un moment donné
50:54le bras armé de Poutine
50:56et tomber en disgrâce
50:58très rapidement
50:58sans être prêt à avoir menacé
50:59Michael Darmon
51:00et Alexei Navalny
51:01qui lui-même
51:01avait déjà été empoisonné
51:02une première fois
51:03en 2020
51:04qui finalement
51:04s'en était sorti
51:05empoisonnement
51:06au Novichok
51:07et qui s'en était sorti
51:08et qui avait fait
51:08une longue convalescence
51:09à Berlin
51:10bien sûr
51:10on voit bien
51:11que de toute façon
51:12toute personne
51:13qui exprime
51:13une opposition
51:14est de fait
51:16condamnée
51:17donc soit un exil
51:19soit un emprisonnement
51:20soit une mort
51:22plus violente
51:22mais c'est vrai
51:23une fois de plus
51:24avec le groupe Wagner
51:25ça aussi
51:26c'est extrêmement
51:27frappant
51:28parce que c'est
51:29au fond
51:29le principe
51:31permanent
51:31le principe directeur
51:33de Poutine
51:33depuis qu'il est arrivé
51:34au pouvoir
51:34c'est de dire
51:36notamment
51:36on l'a vu
51:37avec les oligarques
51:38vous croyez que
51:39l'argent vous donne
51:40du pouvoir
51:40mais en fait
51:41l'argent n'est rien
51:42il n'y a que le pouvoir
51:43qui compte
51:43et moi je vous enlève
51:45l'argent
51:45je vous enlève
51:45toute possibilité
51:46de vous exprimer
51:46parce qu'en fait
51:47il n'y a que moi
51:47qui possède le pouvoir
51:48et c'est comme ça
51:49qu'il a construit
51:50son magistère
51:51et qui continue
51:52à rester à la tête
51:53de la Russie
51:54un mot avant de clôturer
51:55ces informés
51:56on apprend
51:56à l'instant
51:57après la mort
51:58de Quentin Derang
51:59à Lyon
52:00que 5 des 6 suspects
52:01ont pu être
52:02identifiés
52:03par la police
52:04certains
52:04fichés
52:05pour avoir
52:06appartenu
52:07à la jeune garde
52:08ce collectif
52:10antifasciste
52:11fondé par Raphaël Arnaud
52:12on y reviendra
52:12bien évidemment
52:13sur France Info
52:15ce soir
52:16c'est la fin
52:17de ces informés
52:18à la une
52:19de Libération
52:20demain
52:20Franck Boisise
52:21nous revenons
52:22sur le film
52:22Marti Suprême
52:23donc ce sera une une
52:25un peu plus décalée
52:26par rapport à l'actualité
52:27avec Timothée Chalavet
52:28dans le rôle dite
52:29dans le rôle principal
52:30effectivement
52:30le rôle principal
52:31effectivement
52:32Patrice Moyon
52:32pour Ouest France
52:33les inondations
52:34qui menacent toujours
52:35avec des reportages
52:36sur le terrain
52:36notamment sur les bords de Loire
52:37sur le bord de Loire
52:38pour Ouest France
52:40Sylvie Pierre-Bonsolette
52:41pour le point
52:42et nous dans le cadre
52:42d'une enquête
52:43sur l'affaire Einstein
52:44un grand grand reportage
52:46et toute la vie
52:46de Guylaine Maxwell
52:48celle qui sait tout
52:49et qui est encore
52:50aujourd'hui en prison
52:51son ex-compagne
52:52effectivement
52:53qui a été entendu
52:55récemment
52:56qui a fait valoir
52:56son droit au silence
52:58merci à tous
52:59d'être venus ce soir
53:00merci à vous
53:01Michael Darmon
53:01éditorialiste
53:02pour Public Sénat
53:03et I24 News
53:04merci à tous ceux
53:05qui ont préparé
53:06et réalisé cette émission
53:08les informés
53:09reviennent demain matin
53:10à 9h
53:10très bonne soirée
53:11sur France
Commentaires

Recommandations