00:01Ça y est Wall Street se lève et se réveille et notre Dream Team est en place. John Plassard,
00:05cité gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver. Bonjour Guillaume, bonjour Antoine. Oui parce qu'il
00:09est là bien sûr Antoine Larigauderie en fil rouge. Re bonjour j'ai envie de dire. Bonjour Guillaume,
00:14bonjour John. Oui parce que ce matin de 11h à midi et je sais que John était connecté en direct,
00:18mais ceux qui ont raté l'émission peuvent la retrouver, la rattraper en podcast et replay,
00:22tout pour investir ça y est c'est en ligne sur l'application. Oui on a encore défriché le terrain
00:25sur SpaceX en être ou ne pas en être. Nos spécialistes ont tous dit bah non. En fait
00:33c'est une super mauvaise idée et alors là vraiment il y a un consensus unanime. On va regarder ce
00:37qui
00:37se passe mais alors franchement pour y aller faut vraiment avoir envie de risquer des sous. Autre
00:43chose ouais c'était le marché des montres de luxe. Vous n'êtes pas sans savoir que les joyeux du
00:48monde
00:48entier disent le contexte est un petit peu terne effectivement nos commandes sont en baisse, le
00:53climat est plutôt morose. Eh ben le marché de la seconde main c'est un véritable marché boursier.
00:58Il y a de la liquidité, il y a de la volatilité, il y a de la super concentration autour
01:02de 3-4 grands
01:03acteurs et c'est un marché absolument passionnant, fascinant et on en a parlé ce matin dans tout pour
01:09investir et effectivement tout est en replay en podcast et c'était passionnant. Oui oui on comprend que
01:14s'ils préfèrent la joaillerie SpaceX soit pas trop leur cam. C'est un peu deux esprits.
01:18Ce n'est pas les mêmes en l'occurrence. Mais non concernant SpaceX il y a un consensus
01:23relatif autour de ouais ouais on va regarder comment ça se passe et puis on verra tranquillement
01:29après. Bon on va en parler bien sûr on est à J-3 maintenant de l'introduction en bourse de
01:32SpaceX, le grand compte à rebours sur BFM Business bien sûr et journée spéciale vendredi bien sûr.
01:37En attendant John tiens on a des chiffres macroéconomiques intéressants, la balance
01:40commerciale, la sacro sainte balance commerciale à laquelle Donald Trump donne tant d'importance.
01:44il veut relancer les exports, limiter les imports, ça donne quoi ? On a les chiffres du mois d'avril
01:49ou du mois d'ailleurs aux Etats-Unis John ? C'est le mois d'avril mais en l'occurrence
01:54vous
01:54parliez de Donald Trump, il doit être très content après la publication de ces chiffres. On a un déficit
01:59commercial qui s'est réduit à près de 60 milliards de dollars, c'est un niveau qui est légèrement meilleur
02:06qu'attendu et puis ça confirme une certaine résilience du commerce extérieur. Maintenant le chiffre
02:12de la journée, ce sont les exportations parce qu'elles ont atteint un niveau record et historique
02:20à 327 milliards de dollars. Ça a été porté notamment par les ventes d'avions civils, les
02:26ordinateurs et puis les biens d'investissement. Donc on voit que malgré tout ce qui se passe au niveau
02:33géopolitique, eh bien on a quand même de la demande pour les produits américains. Il y a aussi une chose
02:39qui est
02:40intéressante pour les Etats-Unis, c'est la hausse des prix de l'énergie qui est liée évidemment aux tensions
02:45au Moyen-Orient
02:46qui a bénéficié aux Etats-Unis parce qu'on a les exportations de pétrole brut et de pétrole raffiné qui
02:53ont
02:54fortement progressé au cours du mois. Le seul bémol qu'on peut mettre, c'est la question sur les services
03:01qui envoie un signal un petit peu plus mitigé avec un recul des exportations dans les secteurs du voyage,
03:07du transport et de la maintenance. Mais globalement, c'est des très bons chiffres qui confirment la résilience
03:15de l'économie américaine. On l'a vu notamment la semaine passée avec l'emploi américain.
03:19Et après ces bons chiffres, Antoine, comment Wall Street réagit-il ? L'ouverture des marchés US, il est 9h33
03:23là-bas en direct.
03:24Une ouverture très positive. Plus 0,69% pour le Nasdaq, on est à 26103 points. Plus 0,66%
03:30pour le Dow Jones, 51142.
03:33Plus 0,63% pour le S&P 500 à 7451. La volatilité baisse un peu. Sous les 18 points
03:40pour l'indice VIX, on est à 1780.
03:42Un mot des taux aussi parce qu'il s'est passé des choses. Il y a eu pas mal de
03:47tensions. On était à 4,55 ce matin sur la dette dix ans américaine.
03:51On est à 4,54 à l'instant. Ça reste quand même relativement tendu. En revanche, le pétrole a bien
03:55reflué. 92 dollars pour le Brent.
03:57C'est vrai, le pétrole qui reflue très nettement même. Pourtant, JP Morgan, John, JP Morgan met en garde à
04:02nouveau contre un choc de...
04:03contre un scénario. Un scénario de choc pétrolier si le détroit d'Hormuz reste bloqué, oui.
04:08Parce qu'on en parlait, un impossible choc pétrolier vraiment majeur, un peu cataclysmique pour l'économie mondiale au début
04:13du conflit en Iran.
04:14Puis on voit que le pétrole reste sous les 100 dollars là. Et pourtant, JP Morgan sonne à nouveau l
04:18'alarme aujourd'hui.
04:18Oui, exactement. Et puis, ils vont vraiment dans les chiffres et puis dans la durée assez précise.
04:25Parce qu'ils estiment que chaque mois supplémentaire du blocage du détroit d'Hormuz
04:29pourrait ajouter environ 5 dollars au prix moyen du pétrole au troisième trimestre 2026
04:36et 15 dollars au quatrième trimestre de cette année.
04:40On a un effet qui s'amplifie de plus en plus.
04:43Et le problème, en fait, c'est pas nécessairement le choc initial qu'on a eu lors de l'intervention
04:50israélo-américaine le 27 février,
04:53mais le fait que les réserves mondiales commencent progressivement à absorber la perte d'approvisionnement avant de s'épuiser.
05:02Et évidemment, ça va créer une pression croissante sur les prix du pétrole.
05:08Évidemment, plus la perturbation dure, plus l'effet de levier devient non linéaire,
05:14parce qu'on sait que les raffineurs, les importateurs, ils sont contraints de puiser dans leur stock de sécurité.
05:22Donc, effectivement, ici, on a l'impression, on en discutait hier d'ailleurs, Guillaume,
05:27sur le fait que le prix du baril n'est pas encore à 150, voire à 200 dollars.
05:31Eh bien, les choses pourraient s'accélérer au troisième, voire au quatrième trimestre,
05:38si la situation restait comme elle est maintenant.
05:42Et ça, c'est très important de le noter, parce qu'on a vraiment l'impression que le marché est
05:47complaisant
05:47sur l'évolution du prix du baril, et surtout pour les implications,
05:53et les implications, ce qu'on appelle de second tour pour l'inflation.
05:56Les marchés sont-ils trop complaisants ? Les cours du pétrole sont-ils artificiellement bas, là ?
06:00Sous les 100 dollars 92, alors que le détroit d'Hormuz reste en grande partie bloqué,
06:05question, enjeu qu'on abordera encore dans la suite de BFM Bourse.
06:08Et John, ça fait six minutes qu'on est ensemble, on n'a toujours pas parlé d'intelligence artificielle,
06:11ni de tech, ni même de SpaceX, alors on va tout de suite se rattraper.
06:14C'est pas possible de parler six minutes sans évoquer l'IA.
06:19Apple a présenté justement sa stratégie en matière d'intelligence artificielle.
06:22C'était hier soir, c'était très attendu.
06:23Comment Apple réagit-il ? Bien à la baisse, ce titre, il baisse d'un et demi pour cent à
06:27l'ouverture, là, John.
06:29Oui, tout à fait. On sait fondamentalement qu'Apple essaye par tous les moyens,
06:35non pas de refaire son retard, on a dit qu'ils étaient en retard sur la création de leur propre
06:40intelligence artificielle,
06:42mais avec une association, notamment avec Alphabet.
06:46Mais évidemment, on est dans une situation où on a du retard, on a du retard sur la fameuse intelligence
06:53artificielle sur Siri,
06:55on a du retard sur l'intelligence artificielle sur les futurs iPads.
07:00Et donc ici, évidemment, même si on présente, les investisseurs ont absolument besoin de voir du concret.
07:08Et pour l'instant, le concret, on l'a pas, on l'a dans les promesses, mais on l'a
07:11pas sur le papier.
07:14Apple recule d'un et demi pour cent. Et justement, dans cette thématique de l'intelligence artificielle,
07:18on attend encore l'introduction en bourse d'Enthropic et à OpenAI, ça y est,
07:22OpenAI a déposé sa demande d'introduction en bourse aux États-Unis. C'est fait, John ?
07:27Oui, ils l'ont fait apparemment en toute discrétion et en fait de manière confidentielle.
07:32Alors tout le monde le sait, c'est pour ça que ça me fait assez rire lorsqu'on dit que
07:35c'est confidentiel,
07:36mais c'est une étape majeure, évidemment, vers l'introduction en bourse.
07:41Vous l'avez dit, ils rejoignent SpaceX, Anthropics et on voit qu'on est vraiment dans cette vague technologique de
07:49l'histoire.
07:49Vous l'avez dit, on va avoir une journée spéciale vendredi sur SpaceX.
07:55Ça va continuer. On est dans une situation où l'enjeu dépasse bien évidemment Tchad-GPT,
08:03puisqu'on a les investisseurs qui vont devoir financer plusieurs centaines de milliards,
08:09les investisseurs de milliards de dollars d'investissement dans les centres de données,
08:17les puces, l'infrastructure qui est nécessaire à la nouvelle génération d'intelligence artificielle.
08:23Alors évidemment, on va avoir de plus en plus de concurrence.
08:26Évidemment, on va avoir une guerre des capitaux et on va en parler de plus en plus
08:32parce qu'évidemment, la liquidité, elle n'est pas infinie.
08:36Et à un moment, il va falloir choisir.
08:39Et c'est ça qui est assez intéressant de noter.
08:42Antoine, là-dessus ?
08:43On a appris que Perplexity songeait aussi à s'introduire en bourse.
08:48Mais c'est un peu plus long terme, c'est 2028.
08:51John, effectivement, d'après CNBC, Perplexity prévoit son intro en 2028.
08:54Donc, une de plus.
08:56Oui, tout à fait.
08:57On rappelle juste une chose sur Perplexity, société américaine d'intelligence artificielle,
09:03évidemment, qui développe un moteur de recherche conversationnel qui est basé sur l'intelligence artificielle.
09:10Ça devrait, attention, rentrer en bourse en 2028.
09:13Mais la société a été fondée en 2022.
09:17Et donc, évidemment, c'est assez incroyable la rapidité à laquelle toutes ces entreprises d'intelligence artificielle
09:25arrivent sur le marché.
09:26Alors, vous me direz, 2028, on ne sait pas quelle sera la taille de SpaceX.
09:31On ne sait pas quelle sera la taille d'Anthropic.
09:34Mais, effectivement, on voit à long terme.
09:37Et il y a des nouvelles pépites.
09:39Parce que c'est une pépite, eh bien, qu'il faut tout pour rentrer en bourse.
09:43Wall Street a ouvert il y a maintenant neuf minutes.
09:45On va en continuer d'en parler des introductions en bourse avec SpaceX dans un instant, bien sûr.
09:48J-3.
09:49Le S&P gagne 0,7.
09:50Le Nasdaq, plus 0,8.
09:51Vous voyez, les indices américains tentent d'effacer leur perte de vendredi.
09:54On n'y est pas tout à fait, mais on en prend le chemin.
09:56Et donc, à l'approche de l'introduction en bourse de SpaceX, Elon Musk s'exprime à nouveau, John.
10:01Il affirme, Elon Musk, que les satellites d'intelligence artificielle
10:04utiliseront principalement des technologies déjà existantes, finalement.
10:08C'est très, très, très intéressant comme message et important.
10:12Parce qu'on a l'impression qu'Elon Musk essaye de rassurer les investisseurs
10:18sur un de ses projets les plus ambitieux, les fameux data centers dans l'espace.
10:24Tout le monde disait que c'était futuriste.
10:26Tout le monde disait que ça n'arriverait pas demain.
10:28Eh bien, là, il l'a dit.
10:29Il a dit qu'en fait, ces futurs satellites d'intelligence artificielle
10:34ne vont pas du tout reposer sur une percée technologique révolutionnaire
10:40où ils ont déjà, Starlink notamment, et tout l'espace, c'est le cas de le dire,
10:46de SpaceX, là, ils ont les composants, les panneaux solaires, les systèmes thermiques
10:50qui sont déjà développés et qui vont être pouvoir mis,
10:55qui vont être pouvoir utilisés, être utilisés dans ces data centers
11:01qui vont nous survoler d'une certaine manière, eh bien, ils vont pouvoir être mis en place
11:07assez rapidement.
11:08Donc, ça réduit le risque d'exécution pour une des promesses majeures de Elon Musk
11:16lorsqu'il parlait de SpaceX.
11:19Vous imaginez l'avenir, vous avez un ciel bâché, tout gris comme ça,
11:22et puis une éclaircie, une percée, et vous espérez attraper, voir le ciel.
11:26Non, c'est l'univers des data centers d'Elon Musk que vous arriverez à voir dans l'univers,
11:30dans l'espace, quand la grisaille se déchirera, l'avenir, l'hiver.
11:33Oui, c'est ça, l'avenir, je plaisante un petit peu, mais voilà,
11:36il y a un peu de cet esprit-là quand même.
11:37Wall Street est en hausse, un peu trop en hausse ou pas ?
11:40Est-ce que les ménages américains achètent trop massivement Wall Street ?
11:43On a un chiffre assez impressionnant que nous a fourni hier l'un de nos intervenants,
11:46c'est Xavier Patrolin, il nous disait que quasiment 58 000 milliards de dollars
11:51en actions étaient détenus par les ménages américains.
11:53Oui, les Américains détiennent 58 000 milliards de dollars en actions,
11:56c'est 20% de plus que la valeur de leur patrimoine immobilier,
12:00un écart record en faveur des actions, John.
12:02Est-ce que c'est inquiétant ?
12:04Alors, si on prend comme ça sur le papier, puis si on se réfère à l'histoire,
12:09normalement, une telle domination des actifs financiers,
12:12c'est généralement observé en fin de cycle haussier.
12:15Donc, selon la théorie du passé, on y serait.
12:20Mais, vous savez qu'aux États-Unis, en fait, on lègue beaucoup et souvent les actions,
12:27c'est-à-dire que vous avez beaucoup d'Américains même qui n'ont pas énormément d'argent,
12:30qui ont reçu des lègues, quelques actions Apple par-ci,
12:33quelques actions ExxonMobil par-là.
12:36Et en fait, avec la hausse des indices, bien évidemment, cette richesse,
12:42car c'est une richesse, eh bien, elle progresse.
12:45Elle progresse beaucoup plus vite que le prix de l'immobilier.
12:49Et c'est intéressant parce que cette statistique,
12:52elle a un impact sur les futures décisions de la réserve fédérale américaine.
12:57Parce que la Banque centrale américaine rentre dans une position assez délicate,
13:03parce qu'aujourd'hui, si on a une correction boursière importante,
13:08elle pourrait avoir un impact économique beaucoup plus rapide
13:12qu'une hausse de taux hypothécaire ou un ralentissement de l'immobilier.
13:17C'est pour ça que le président américain, Donald Trump,
13:21et les membres de la Fed regardent de très près l'évolution du S&P 500.
13:26Ça paraît assez fou, mais c'est vraiment le cœur de la richesse des Américains.
13:31Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on a cet écart dont la statistique est très intéressante d'ailleurs.
13:38Au moins aussi important que les taux d'intérêt, l'évolution des marchés actions.
13:41Merci beaucoup.
13:42John Plassard avec nous pour Cité Gestion.
13:44Merci.
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