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  • il y a 9 heures
Le président Emmanuel Macron a jugé vendredi qu'il y avait eu un «dysfonctionnement» qui est «inacceptable» dans l'affaire Lyhanna, estimant que «ce n'est pas une question de moyens» mais de «responsabilités» qui devront être établies par les enquêtes administratives. Pour Olivier Vial, directeur du CERU, «il n’y a pas le même degré d’exigence vis-à-vis des magistrats qu’on a pour la police».

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Transcription
00:00– Oui, c'est là où on voit vraiment qu'il y a une vraie défiance vis-à-vis de
00:06la justice,
00:06et que le seul moyen, c'est à la fois de pointer vraiment les responsabilités individuelles,
00:12et je suis d'accord avec vous, c'est que dans ce cas-là, il faut que les sanctions soient
00:16plus fermes,
00:17y compris pour ceux qui ont fait des erreurs, et on ne peut pas imaginer,
00:21mon collègue à côté sait ce que c'est quand on est policier,
00:25l'inspection générale de la police, les inspections sont lourdes,
00:28donc ce n'est pas la même chose avec le Conseil supérieur de la magistrature,
00:32on voit bien qu'il n'y a pas le même degré d'exigence vis-à-vis des magistrats qu
00:37'on a vis-à-vis de la police,
00:38donc ça c'est la première chose, c'est mettre effectivement un degré d'exigence,
00:41et avoir des responsabilités beaucoup plus fermes quand il y a des erreurs qui sont commises individuelles,
00:46mais, et c'est là où effectivement il faut être aussi juste,
00:49le système tel qu'il l'est aujourd'hui, c'est un système qui pousse à la faute,
00:54en fait le système il est devenu tellement...
00:55– Mais c'est même pas, pardon, mais c'est même pas qu'il pousse à la faute,
00:57c'est qu'en fait c'est même pas une faute en fait,
00:59c'est-à-dire que le système il est fait comme ça,
01:01le système il est tellement compliqué.
01:03– Les magistrats d'assises ont effectivement le pouvoir d'avoir une très grande marge de manœuvre par rapport à...
01:13– Il y a ça, mais il y a aussi le fait qu'en fait c'est de plus en
01:15plus compliqué pour eux par exemple,
01:17et c'est pour ça que dans les questions de viol on a aussi peu de condamnations,
01:20c'est qu'il faut prouver, et la charge de la preuve elle est extrêmement compliquée dans ces affaires-là
01:26à prouver,
01:26c'est un peu la même chose, c'est ce qu'on nous a dit pendant les émeutes,
01:29c'est la même chose, on sait très bien qui a fait quoi, sauf que comment on le prouve ?
01:34– Pardon, pardon, je suis désolé, mais c'est pas qu'une question de preuve,
01:37c'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est la même question que lorsqu'on s'interroge sur
01:41la loi,
01:43et lorsqu'on veut changer des lois, aujourd'hui la loi elle est bien faite,
01:46notamment sur ces sujets-là.
01:48– Non, parce que je pense qu'effectivement notamment il faut simplifier les dispositifs de preuve.
01:53– Alors simplifier, ça c'est une évidence, mais je parle des lois en matière de peine,
01:59pour ce type d'infraction.
02:01– Oui, mais en fait, une fois que la peine, pour qu'elle puisse être appliquée,
02:06il faut qu'on puisse condamner, et pour condamner il faudrait qu'on puisse prouver.
02:09– Mais bien sûr, mais lorsqu'un procureur…
02:12– En fait le problème c'est la procédure aujourd'hui.
02:13– Lorsqu'un procureur requit une peine extrêmement lourde,
02:17et qu'il a donc suivi également le procès,
02:19c'est que le procureur y fait également qu'à des preuves
02:22qui ont été présentées par les enquêteurs et pendant le procès.
02:25– C'est ce qu'on a là-dessus, qu'on nous dit qu'il y a insuffisance de preuves,
02:28et très souvent dans les jugements c'est l'insuffisance de preuves.
02:31Et souvent parce que justement la procédure est devenue extrêmement compliquée,
02:34et qu'on a de plus en plus de mal à prouver.
02:36Et ça on l'a complexifié sur les dernières années.
02:38– Benjamin Comboulivre.
02:39– Oui.
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