00:00– Oui, c'est là où on voit vraiment qu'il y a une vraie défiance vis-à-vis de
00:06la justice,
00:06et que le seul moyen, c'est à la fois de pointer vraiment les responsabilités individuelles,
00:12et je suis d'accord avec vous, c'est que dans ce cas-là, il faut que les sanctions soient
00:16plus fermes,
00:17y compris pour ceux qui ont fait des erreurs, et on ne peut pas imaginer,
00:21mon collègue à côté sait ce que c'est quand on est policier,
00:25l'inspection générale de la police, les inspections sont lourdes,
00:28donc ce n'est pas la même chose avec le Conseil supérieur de la magistrature,
00:32on voit bien qu'il n'y a pas le même degré d'exigence vis-à-vis des magistrats qu
00:37'on a vis-à-vis de la police,
00:38donc ça c'est la première chose, c'est mettre effectivement un degré d'exigence,
00:41et avoir des responsabilités beaucoup plus fermes quand il y a des erreurs qui sont commises individuelles,
00:46mais, et c'est là où effectivement il faut être aussi juste,
00:49le système tel qu'il l'est aujourd'hui, c'est un système qui pousse à la faute,
00:54en fait le système il est devenu tellement...
00:55– Mais c'est même pas, pardon, mais c'est même pas qu'il pousse à la faute,
00:57c'est qu'en fait c'est même pas une faute en fait,
00:59c'est-à-dire que le système il est fait comme ça,
01:01le système il est tellement compliqué.
01:03– Les magistrats d'assises ont effectivement le pouvoir d'avoir une très grande marge de manœuvre par rapport à...
01:13– Il y a ça, mais il y a aussi le fait qu'en fait c'est de plus en
01:15plus compliqué pour eux par exemple,
01:17et c'est pour ça que dans les questions de viol on a aussi peu de condamnations,
01:20c'est qu'il faut prouver, et la charge de la preuve elle est extrêmement compliquée dans ces affaires-là
01:26à prouver,
01:26c'est un peu la même chose, c'est ce qu'on nous a dit pendant les émeutes,
01:29c'est la même chose, on sait très bien qui a fait quoi, sauf que comment on le prouve ?
01:34– Pardon, pardon, je suis désolé, mais c'est pas qu'une question de preuve,
01:37c'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est la même question que lorsqu'on s'interroge sur
01:41la loi,
01:43et lorsqu'on veut changer des lois, aujourd'hui la loi elle est bien faite,
01:46notamment sur ces sujets-là.
01:48– Non, parce que je pense qu'effectivement notamment il faut simplifier les dispositifs de preuve.
01:53– Alors simplifier, ça c'est une évidence, mais je parle des lois en matière de peine,
01:59pour ce type d'infraction.
02:01– Oui, mais en fait, une fois que la peine, pour qu'elle puisse être appliquée,
02:06il faut qu'on puisse condamner, et pour condamner il faudrait qu'on puisse prouver.
02:09– Mais bien sûr, mais lorsqu'un procureur…
02:12– En fait le problème c'est la procédure aujourd'hui.
02:13– Lorsqu'un procureur requit une peine extrêmement lourde,
02:17et qu'il a donc suivi également le procès,
02:19c'est que le procureur y fait également qu'à des preuves
02:22qui ont été présentées par les enquêteurs et pendant le procès.
02:25– C'est ce qu'on a là-dessus, qu'on nous dit qu'il y a insuffisance de preuves,
02:28et très souvent dans les jugements c'est l'insuffisance de preuves.
02:31Et souvent parce que justement la procédure est devenue extrêmement compliquée,
02:34et qu'on a de plus en plus de mal à prouver.
02:36Et ça on l'a complexifié sur les dernières années.
02:38– Benjamin Comboulivre.
02:39– Oui.
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