- il y a 2 mois
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00De retour sur le plateau de BFM Grand Soir avec l'information principale de cette soirée.
00:04Le parquet a donc confirmé en toute fin d'après-midi que le corps retrouvé dans le silo agricole est
00:08bien celui de la jeune Liana.
00:10On vous retrouve, Isor de la Gorce, à Puy-Casquier. C'est près de Puy-Casquier que la découverte a
00:14été faite hier après-midi.
00:18Effectivement, c'est à une quinzaine de kilomètres du lieu de la disparition de la petite Liana que son corps
00:22a été retrouvé hier après-midi
00:25sur cette exploitation agricole et plus précisément dans un silo qui a été abandonné depuis 2022.
00:31Pour vous expliquer un petit peu comment se présentent ces lieux, il y a très peu de passages.
00:37C'est ce que nous ont précisé les habitants de Puy-Casquier qui sont évidemment ce soir bouleversés.
00:42Il y a très peu de passages. C'est un lieu qui est à l'abri des regards, entouré de
00:45champs et de zones boisées.
00:48Ce qui cache potentiel, d'autant plus lorsqu'on sait que le suspect principal dans cette affaire, Jérôme Barrella,
00:53travaillait pour l'entreprise qui exploitait ce silo entre 2012 et 2018.
00:59Six ans donc qu'il faisait, qu'il pouvait avoir une connaissance très fine de ces lieux.
01:04Les gendarmes se sont rendus sur site jeudi matin pour effectuer des fouilles, mais ils n'ont pas pu accéder
01:09à ce site.
01:09Ils sont donc revenus dans l'après-midi avec une personne qui devait entretenir ces lieux qui étaient abandonnés.
01:18Ils ont permis d'effectuer ces fouilles et de les guider dans leurs recherches.
01:22Et c'est finalement dans l'après-midi qu'ils ont retrouvé ce corps.
01:25Ça met fin à 7 jours de recherche intensive pour les gendarmes.
01:29170 personnes étaient mobilisées sur cette opération pour quadriller une zone qui était gigantète.
01:35450 km².
01:36Ils ont fouillé des bois, mais également des plans d'eau.
01:39Et c'est finalement sur cette exploitation agricole que le corps de la petite Liana a été retrouvé hier.
01:43En direct ce soir de Puy-Casquier dans le Gers, 6h de la Gorce, pardon pour les petits problèmes de
01:49liaison.
01:50Devant l'émotion en tout cas suscitée par le meurtre de la collégienne, cette affaire a pris ces dernières heures
01:55un tournant politique.
01:57Tant les défaillances dans ce dossier ont été nombreuses, tant cette affaire Liana révèle une succession de ratés,
02:03à commencer par les nombreuses plaintes et les signalements dont faisait l'objet Jérôme Barrella.
02:08Maëva Lamy, on va revenir avec vous sur tous ces éléments accablants pour reprendre les mots du garde des Sceaux
02:13Gérald Darmanin.
02:14Au total, 6 procédures engagées contre Jérôme Barrella depuis près de 10 ans maintenant.
02:21Oui, tout à fait Dominique, puisque la première remonte à 2017.
02:25Une maman dépose alors plainte pour des attouchements sexuels sur sa fille de 17 ans.
02:30A l'époque, la jeune fille dit être consentante, il y aura donc un classement sans suite.
02:35Puis en 2022 à Béthune, cette fois-ci, c'est une enfant de 10 ans qui dit que Jérôme Barrella,
02:40l'ami de son papa, l'a violé.
02:42La maman est séparée du papa, elle va porter plainte.
02:45Une expertise psychologique va dire en fait que l'enfant n'est pas clair dans ses propos.
02:50Aucune lésion n'est constatée.
02:52Là aussi, il y a donc un classement sans suite.
02:56On le précise, cette procédure va être réexaminée, c'est ce qu'a annoncé la procureure.
03:00Et puis ensuite, en août 2025, une autre plainte est encore déposée par la mère d'une autre enfant, Rosa,
03:05qui a dénoncé des viols.
03:08Et d'après la procureure, cette enquête était encore en cours au moment de la disparition de la petite Liana.
03:13Alors Maëva, ensuite il y a la plainte de Nicolas, c'est le papa de Léa.
03:16Plainte déposée ce mercredi.
03:17Oui, cette affaire-là est particulièrement édifiante.
03:20On va rappeler un petit peu l'histoire de Léa.
03:22C'est une enfant qui est placée à l'aide sociale à l'enfance.
03:25Elle vit dans un foyer et elle dit en fait avoir été victime d'attouchement de Jérôme Barrella.
03:30Lors d'un week-end, c'était l'année dernière, en août dernier, son père Nicolas a donc déposé plainte
03:35ce mercredi.
03:36Et c'est une information, BFM TV, le département du Tarn-et-Garonne, dont dépend en fait cette petite fille,
03:42assure avoir effectué un signalement auprès de la procureure bien avant cela.
03:46La plainte, c'était en début de semaine, le signalement en mars 2026.
03:49Donc il y a donc trois mois.
03:51Et ce signalement, il n'a pas été évoqué ce mercredi par la procureure lors de sa conférence de presse
03:55qui pose évidemment question.
03:57Et puis Maëva, une nouvelle plainte, une dernière, vient d'être déposée il y a tout juste 24 heures.
04:03C'est ça tout à fait Dominique.
04:05Hier soir, une maman a à nouveau déposé plainte à Saint-Brieuc pour viol contre Jérôme Barrella.
04:10Les faits remontent cette fois-ci à 2023.
04:12Elle avait, cette maman, déjà déposé plainte en avril 2026.
04:16Mais en fait, elle n'avait pas son identité.
04:18Donc la plainte avait été déposée contre X.
04:20Et puis en voyant le lieu d'habitation de Jérôme Barrella,
04:24qui était en fait le lieu où cette maman et sa fille habitaient au moment des faits,
04:27eh bien elle a eu l'idée de montrer la photo de Jérôme Barrella à sa fille.
04:31Et sa fille a en fait reconnu son regard.
04:34Merci Maëva.
04:35Philippe Djankiewicz, vous avez suivi le constat de Maëva depuis 2017.
04:38et encore la première procédure recensée.
04:41Comment vous expliquez un tel enchaînement de ratés ce soir ?
04:45Les ratés, malheureusement, les institutions sont en difficulté, comme on dit.
04:48Mais je veux dire par là que depuis 2017, il y a eu des signalements faits.
04:53Donc si on prend la dernière, je vais prendre la dernière plainte.
04:58Et étant donné, quand on a...
04:59Celle d'hier ?
05:00Oui, non, ou celle du 26.
05:02Celle où on a la victime, la plainte et l'auteur.
05:05Dans un problème de sexualité, de crime sexuel ou délit sexuel.
05:10On ne peut pas se permettre de dire, de ne pas aller le chercher.
05:14Là, il y a quelque chose qui manque.
05:16Parce que quand on a connaissance d'un tel délit...
05:18Alors vous faites référence à la plainte de la petite Rosa en août 2025,
05:21qui est déposée, finalement récupérée par le tribunal d'Aoche en janvier.
05:26Et c'est-à-dire qu'il n'y a pas de garde à vue, on n'est pas allé
05:27l'interroger ?
05:28Les gendarmes devaient l'interroger là, dans les jours qui viennent.
05:31C'est-à-dire que déjà, la plainte est déposée dans un ressort
05:34qui n'est pas le lieu d'habitation du suspect.
05:39Donc, qu'est-ce qui se passe ?
05:41Le gendarme, tout à fait normalement, informe le procureur, évidemment,
05:45parce que c'est le directeur de la police judiciaire,
05:47et il envoie la procédure à son parquet compétent de son ressort.
05:51Le parquet compétent du ressort va voir le lieu de commission d'infraction.
05:56Donc, c'est long, c'est long.
05:58Alors, au départ, il aurait fallu, peut-être,
06:02mais tout dépend de ce que dit le procureur de la République,
06:04parce qu'on répond aux ordres et aux demandes du procureur de la République,
06:09en tant que gendarme ou policier.
06:12Donc, tout dépend de ce qu'il a dit quand il a eu connaissance de cette plainte.
06:16Il a pu dire, on va attendre, on va se renseigner sur la personne, etc.
06:20Mais c'est dans le code de procédure pénale.
06:23Et dans ce genre de problème de crime ou délit sexuel,
06:26je trouve que ce n'est pas normal.
06:27On agit comme ça quand on est sur les stups ou des choses de bande organisée.
06:32Mais quand on a un auteur de tel fait que c'est un prédateur,
06:36et que vraiment, il faut le sortir du système.
06:39Maître de la Morandière, vous avez l'habitude de ce genre de procédure.
06:43Une plainte est déposée quelque part.
06:44Ce n'est pas le bon parquet.
06:45On doit l'envoyer au bon parquet par courrier.
06:48Ça nous paraît tout simplement, un, anachronique.
06:51Deux, quelle perte de temps avec des conséquences dramatiques aujourd'hui ?
06:55Déjà, il faut effectivement rappeler le pourquoi.
06:58C'est simple.
06:59C'est-à-dire qu'en fait, c'est le parquet, les membres du parquet,
07:01qui sont les responsables de l'action de la police judiciaire.
07:05En fait, c'est eux qui donnent les autorisations.
07:08Et ces autorisations, elles sont territoriales d'abord.
07:11Donc en fait, effectivement, quand des faits sont éclatés sur toute la France,
07:15parce que là, on le voit, il y a Saint-Brieuc, il y a Béthune, il y a le Tarn.
07:18Enfin, on est sur toute la France.
07:19Il faut que les parquets se mettent d'accord et se transmettent les procédures.
07:24Ce qui est...
07:24Pardon, il n'y a pas un fichier qui recense tout ça ?
07:27C'est-à-dire qu'on ne peut pas rentrer le nom de cette personne-là et...
07:29Si, le fichier casse-t-il est assuré pour l'aider sur les tribunaux.
07:32Et pourquoi, dans ce cas-là, on ne fait pas ça ?
07:34Alors, je vais juste finir sur la transmission et puis après, on va voir ce qui se passe.
07:40Et c'était rappelé tout à l'heure par Manon Lefebvre, qui est la présidente du syndicat de la magistrature.
07:44Je veux dire, mais en fait, pour transmettre par voie dématérialisée, il faut être concret.
07:48Il faut avoir scanné les procédures.
07:50Et en fait, on n'a pas toujours dans les juridictions...
07:52Ça, ce n'est pas automatique, pardon, en 2026 ?
07:53Alors, non, ce n'est pas automatique.
07:54Ah, d'accord, ok.
07:55Alors, en fait, c'est en train de s'automatiser progressivement parce que les procédures sont générées de manière dématérialisée
08:03et on...
08:05Vous comprenez que ça nous paraît totalement...
08:07Oui, c'est lunaire.
08:08Lunaire.
08:08On doit aujourd'hui déclarer ses impôts sur Internet, on est obligé de le faire, et on n'a pas
08:13de dématérialisation dans des cas aussi graves.
08:16On est dans la territorialité, encore une fois.
08:19C'est pour ça que...
08:20Et ce qui a été dit tout à l'heure, en deux mots, pour finir, c'est qu'en criminalité
08:23organisée, il y a des extensions quasiment immédiates de compétences, en fait,
08:27parce qu'on passe directement à l'instruction, on dit on autorise une compétence nationale.
08:31On le voit très souvent.
08:33On devrait le faire aussi là-dessus, mais surtout, il faudrait qu'il y ait des algorithmes qui clignotent dans
08:38tous les sens sur des faits comme ça.
08:40On dit, regardez, il y a un dossier prioritaire, il y a des faits avec un risque vital qui concerne
08:45un mineur,
08:46ça a clignoté à Béthune, ça a clignoté à Saint-Brieuc.
08:48Il faut qu'il y ait une mobilisation et un signalement, et ça, technologiquement, on peut le faire.
08:53Dominique Rizet, revenons sur ce fameux fichier Cassiopée qui recense les informations relatives aux plaintes et dénonciations reçues par les
08:59magistrats.
09:00En 2025, quand un magistrat du parquet rentre le nom de Jérôme Barrella, on a déjà deux affaires, dont un
09:04dépôt de plaintes sur une petite fille.
09:06Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné à ce moment-là ?
09:08Il y en a qui nous disaient, en 2011, les avocats, il y a beaucoup de bugs, on ne l
09:11'utilise pas forcément.
09:12Alors, il n'était pas forcément uniquement dans Cassiopée, il pouvait être aussi dans le tâche.
09:20Le traitement des affaires judiciaires, les antécédents judiciaires.
09:25Sont inscrits au tâche les personnes condamnées pour des délits et pour des crimes, par sous le contrôle, et d
09:32'un avocat et d'un ancien policier.
09:35Sont inscrites au tâche aussi les infractions qui ont été classées sans suite.
09:41Ça s'appelle des classements 21, d'accord ?
09:44Parce qu'elles ont été insuffisamment caractérisées, c'est-à-dire qu'on entre exactement dans le cas de l
09:51'affaire de M. Barrella.
09:52Mais ces inscriptions, elles restent au tâche.
09:55Celles qui disparaissent du tâche, c'est celles qui sont classées pour absence d'infraction.
10:01On appelle ça des classements 11.
10:03Ce qui veut dire que, à l'évidence, si le travail a été fait, si on l'a versé au
10:09tâche, il apparaît.
10:11Ensuite, les classements 21, dont je vous ai parlé pour infraction non caractérisée, sont dans le tâche et apparaissent dans
10:20Cassiopée.
10:21Il y a d'autres, si on recoupe les deux fichiers, on tombe forcément sur lui.
10:25Il y a donc évidemment, à l'évidence, des ratés.
10:28On va vous entendre dans un instant, Mathieu Vallée, mais j'aimerais justement qu'on écoute Gérald Darmanin,
10:32qui s'est invité ce soir aux 20h de TF1.
10:35Il a dénoncé des failles, des défaillances, et s'est même personnellement excusé.
10:40Écoutez.
10:41Oui, il y a eu des défaillances dans l'organisation du service public de la justice.
10:45Il y en a sans doute eu aussi chez les forces de l'ordre.
10:47Le ministre de l'Intérieur aura l'occasion de le dire.
10:49Et il y en a eu sans doute aussi dans d'autres services publics.
10:51Mais je ne veux pas rejeter la faute à quelqu'un.
10:54Nous avons failli, dans l'organisation concrète, de suivi de plaintes nombreuses,
10:59et notamment la dernière, celle qui a été déposée en août 2025.
11:03C'est très difficile.
11:04Donc oui, je m'en veux.
11:07Personnellement, parce que je suis père de famille,
11:08parce que je suis un citoyen comme tous les autres.
11:10Et moi, je ne réfléchis pas comme un comptable.
11:13Je réfléchis parce que j'ai du cœur et que je vois la souffrance de cette famille atroce.
11:16Il n'y a rien de pire que de perdre son enfant assassiné, violé, peut-être.
11:21Et je pense que les Français ont raison, ils entrent en colère.
11:23Moi, je suis furieux de cette situation.
11:26Mathieu Vallée, il a dit « je m'en veux » personnellement.
11:27Il a présenté aussi ses excuses à la famille de Liana, aux Français.
11:31Gérald Darmanin, il dit qu'il y aura des sanctions.
11:33Faut-il qu'il y ait des sanctions envers des individus uniquement ?
11:37D'abord, Anne-Stefane, bonsoir.
11:38Dominique Tanzan, bonsoir.
11:39J'ai une pensée pour la famille de Liana, 11 ans.
11:41Quand on perd un enfant en stage dans les conditions dramatiques,
11:44dont on connaît pour un certain que les circonstances,
11:45puisque l'autopsie n'a pas pu déterminer, au moment où on se parle, les causes de la mort,
11:48évidemment que ce meurtre est abject et dont on espère que la justice fera la lumière.
11:52Je salue aussi, sans doute, l'action des gens qui, durant une semaine, avec l'aide des habitants,
11:55il y a eu une battue, tout mis en oeuvre pour retrouver le corps de cette petite fille maintenant.
12:01Vous savez, pardon de rebondir d'abord sur le logiciel, ce n'est pas un fichier,
12:03c'est un logiciel cassiopé et le traitement des intentions judiciaires
12:06qui sont alimentés par le logiciel de rédaction des procédures de la police nationale
12:09et de la gendarmerie nationale.
12:10Alors, côté gendarmerie, ça marche un peu mieux qu'en police,
12:12mais le ministère intérieur en matière de numérique, il est nul.
12:15Et pourquoi il ne fonctionne pas, ce logiciel ?
12:17Ces logiciels sont en rade très régulièrement.
12:19Le logiciel de rédaction de procédures de la police nationale est souvent en panne
12:22et souvent en maintenance.
12:23Et d'ailleurs, le directeur...
12:24Ça existe depuis plus de dix ans, vous pourriez penser que...
12:26Parce qu'il n'y a pas de mise à jour logicielle et que les policiers...
12:28Ça va pas rassurer ceux qui nous regardent ce soir.
12:30Je sais bien, mais moi je suis obligé de vous dire la vérité d'un policier
12:33et des thématiques sécuritaires que je gère au sein du rassemblement national
12:36auprès de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
12:37Notre priorité, j'avais demandé plusieurs fois au ministère intérieur,
12:41c'est une priorité, c'est qu'on mette le paquet sur ce logiciel.
12:43Mathieu Lefebvre, ce matin, je l'ai dit ça parce qu'il y avait un magistrat
12:46qui était ici à la même place que moi, David Sénat,
12:48qui disait qu'effectivement, le logiciel Cassiopée longtemps a mal fonctionné,
12:52mais aujourd'hui fonctionne beaucoup mieux.
12:54C'est lui qui le reconnaît.
12:55Il y a eu des mises à jour.
12:56Mais c'était pas ça qui était...
12:57Mais vous savez que...
12:58Pardon, vous n'avez pas...
12:59Je vais interrompre...
13:00Le député du GER qui dénonçait ça dès l'an dernier
13:03disait lui-même que ça fonctionnait mieux.
13:05Oui, Cassiopée, c'est la justice,
13:07mais les policiers et les gérards n'ont pas assez accès à Cassiopée.
13:10Ils passent par un magistrat.
13:11C'est l'ancien officier de police judiciaire qui vous parle.
13:13Donc la réalité, c'est que des informations qui sont dans Cassiopée
13:15ne sont pas forcément dans le logiciel qu'on appelle
13:17le traitement des antécédents du CER.
13:19Pour que vos téléspecteurs comprennent bien, dans cet âge,
13:21figurent toutes les personnes qui sont entendues
13:23et pour lesquelles il y a des entendus d'enquête
13:26après identification de ce qu'on appelle un creuil.
13:28Bon, j'ai été technique.
13:28Ce que je veux vous dire, c'est que d'abord, il faut améliorer le numérique,
13:30mais ça paraît dérisoire par rapport aux faits d'où on parle.
13:33D'abord, il faut bien que vous compreniez
13:35que sur le judiciaire aujourd'hui,
13:36la gendarmerie de la police sont en souffrance.
13:38Il manque d'officiers de police judiciaire, il manque d'enquêteurs.
13:40Là, évidemment, ce n'est pas un problème de moyens,
13:41mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut qu'aujourd'hui,
13:44tout est prioritaire.
13:45Donc vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron
13:46quand il dit que ce n'est pas un manque de moyens ?
13:47Bien sûr, mais il faut trois priorités.
13:50Les violences conjugales parce qu'elles tuent,
13:51le narcotrafic parce qu'il tue,
13:52et les violences sur les mineurs.
13:54Aujourd'hui, il faut une vraie prise de conscience collective,
13:56un vrai électrochoc qui tue également.
13:58Voilà, tout le reste doit devenir accessoire.
13:59Quand il y avait le Beauvau de la sécurité,
14:00je l'avais dit à Gérald Darmanin,
14:02ministre de l'Intérieur,
14:03aujourd'hui, on prend des plaintes pour tout et n'importe quoi.
14:05Donc il faut que quand il y a une plainte,
14:06le service soit rapidement saisi.
14:08Vous avez vu, quatre mois.
14:09Il a fallu quatre mois entre le dépôt de plainte à Toulouse
14:11et la saisie d'un service d'enquête
14:12sous l'autorité du procureur de la République de Hoche.
14:15Il a fallu quatre mois.
14:17Vous êtes d'accord avec ça ?
14:18Je suis un peu long, mais pardon.
14:19Il faut que ça soit plus rapide.
14:21On va essayer de donner la parole à tout le monde.
14:21Et pardon, je termine.
14:23Moi, je n'oublie pas.
14:24Chahinez, cette femme qui avait été brûlée vive
14:26par son ex-compagnon à Mérignac en 2021,
14:29les sanctions, lorsqu'elles étaient tombées,
14:30elles avaient visé deux commissaires de police,
14:32deux officiers de police,
14:34un brigadier de police
14:34qui était à l'origine de la prise de plainte.
14:36Et les magistrats n'avaient ni été sanctionnés,
14:38ni été inquiétés par les défaillances aussi
14:41qui étaient d'autorité du système.
14:41Vous dites violences sexuelles,
14:42violences conjugales, narcotraffiques,
14:43ça fait quand même beaucoup de priorités.
14:44C'est les trois grosses priorités
14:46parce qu'elles tuent dans notre pays
14:46et que dans un service d'enquête,
14:48aujourd'hui, les violences conjugales,
14:49que ce soit dans la formation des gendarmes
14:50ou des policiers,
14:51comme dans le traitement judiciaire,
14:52c'est plutôt rapide,
14:53même s'il y a un féminicide
14:54tous les trois jours dans notre pays,
14:55à peu près.
14:56Et maintenant, pour les enfants,
14:58il faut mettre le paquet.
14:59On ne peut pas laisser des prédateurs sexuels
15:00dans la nature
15:01dès qu'il y a un soupçon,
15:02principe de précaution,
15:03garde à vue,
15:04audition,
15:05éléments comme ça a été le cas,
15:06des examens médicaux,
15:07psychologiques,
15:08de manière à ce qu'on mette le paquet.
15:09On ne peut pas s'autoriser
15:10à ce qu'on perd des enfants
15:11dans les conditions qu'on connaît aujourd'hui.
15:13Bruno, Bruno,
15:13ce que dit Gérald Darmanin ce soir,
15:15c'est j'avais fait passer une circulaire.
15:18J'avais fait passer une circulaire en janvier
15:20qui n'a pas été respectée
15:21dans le cas présent
15:22pour faire des violences sexuelles
15:24contre les enfants
15:25une priorité.
15:26Il se défend comme ça,
15:27Gérald Darmanin ?
15:28Oui, il se défend comme ça.
15:29Il expose effectivement
15:31l'existence de cette circulaire
15:33adressée à tous les procureurs,
15:36à la chaîne de justice.
15:38C'est vrai,
15:39mais manifestement,
15:39ça n'a pas fonctionné.
15:40De la même manière,
15:41le président de la République
15:42estime que ce n'est pas une affaire
15:43de moyens,
15:44bien qu'il a mis les moyens
15:45de la justice.
15:45C'est vrai,
15:46le nombre de magistrats professionnels
15:49dans le pays
15:49qui est à peu près autour
15:50de 8700 ou 8800.
15:53On a 13 magistrats professionnels
15:55pour 100 000 habitants.
15:57On est certes au-dessus de l'Italie,
15:58mais en Allemagne,
15:59c'est 24 pour 100 000 habitants.
16:01On n'est pas à la médiane européenne.
16:02Donc, on a encore beaucoup de retard
16:04à récupérer.
16:05C'est vrai,
16:06mais il n'empêche,
16:07ce soir,
16:08même si le ministre a eu raison
16:10d'être en colère,
16:11a eu raison de faire part
16:13de son animation,
16:14il n'empêche,
16:15on ne sait pas,
16:16il n'a rien dit
16:17sur comment demain
16:18on évite une nouvelle affaire.
16:20Il y en a.
16:20C'est ça que les Français,
16:21ce soir,
16:22se posent comme question
16:24au-delà de
16:25sa circulaire
16:26n'a pas été appliquée.
16:27Alors oui,
16:29c'est sans doute
16:29que des têtes tomberont.
16:31Je ne suis pas sûr
16:32que ce soit celle
16:33que les Français attendaient.
16:34C'est laquelle,
16:35celle que les Français attendaient ?
16:36Je ne sais pas
16:36si les Français l'attendaient,
16:38mais c'est vrai
16:38qu'à un moment,
16:38on était limite
16:39de se demander
16:39si Gérald Darmanin
16:41n'allait pas présenter sa démission.
16:43Et les ministres de la justice
16:44démissionnent pour beaucoup moins que ça ?
16:45Ça arrive,
16:46ça arrive dans peu de pays,
16:47en réalité,
16:48ça arrive en Scandinavie.
16:48On ne démissionne plus pour ça en France ?
16:49Il y a un bel lurette
16:50qu'en France,
16:51les ministres ne démissionnent plus.
16:52Mais Vincent Lamourandière,
16:53moi j'ai regardé
16:53cette circulaire envoyée
16:55par le ministre de la Justice,
16:56elle définit les violences
16:57envers les mineurs
16:57qui côtoient les violences
16:58faites aux femmes,
16:59on est d'accord,
16:59mais les violences aussi
17:00faites aux élus
17:01et celles liées aussi
17:02à l'orientation sexuelle.
17:03Est-ce que ça ne fait pas beaucoup ?
17:04Est-ce qu'il ne devrait pas
17:04y avoir qu'une circulaire,
17:06par exemple,
17:06sur les femmes et les enfants ?
17:07Mais je vais prendre le problème
17:09même en amont.
17:10Vous savez,
17:10c'est quand il y a un dysfonctionnement
17:11dans un service
17:12où il y a des salariés,
17:13etc.,
17:13puis il y a quelqu'un
17:14qui vous dit
17:14« oui, mais j'ai envoyé un mail ».
17:15On est d'accord ?
17:16Et j'ai envoyé un mail
17:17pour se laver les mains
17:19de suivi du résultat
17:21et en fait,
17:22c'est exactement
17:23faire une circulaire.
17:24C'est l'équivalent,
17:25si vous voulez.
17:26Donc,
17:26ce n'est pas suffisant
17:27de faire des circulaires.
17:28C'est ce qu'il aurait
17:29fallu faire, alors ?
17:29Je suis d'accord
17:30avec Mathieu Vallès
17:31sur un point
17:32sur la question des plaintes.
17:344 800 000 plaintes
17:36et je pense
17:36qu'il faut aussi
17:38intégrer,
17:38il faut que les justiciables
17:40se disent
17:41« mais collectivement,
17:42on pose trop de plaintes,
17:43peut-être pour trop de motifs
17:45et peut-être
17:46qu'on sature
17:47les commissariats ».
17:48Moi,
17:48je me suis toujours
17:49posé une question.
17:50Est-ce qu'on ne pourrait
17:50pas faire quelque chose
17:51même symbolique,
17:52un timbre fiscal
17:52de 10 euros
17:53pour que des gens
17:54qui vont déposer
17:55une plainte simplement
17:56parce qu'ils ne sont pas contents,
17:57ils ont envie
17:59d'embêter leurs voisins
18:00ou de régler un problème
18:02de mauvaise humeur,
18:03si vous voulez,
18:04ne déposent pas de plaintes.
18:06Associer les justiciables
18:07et nous...
18:07Vous dites qu'il y a
18:08un trop plein de plaintes
18:08en France,
18:09de manière générale.
18:094 800 000,
18:101 900 000 de plaintes
18:12classées en France.
18:12Et on est tenu
18:13de prendre des plaintes.
18:14Comment on peut gérer
18:15ce flux
18:15à part avec de l'IA ?
18:18Sur l'IA,
18:19l'intelligence artificielle
18:20aujourd'hui,
18:20elle est inexistante
18:22dans les procédures
18:22des policiers
18:23et des gendarmes.
18:24Et vous savez
18:24qu'en police nationale,
18:25il y a 3 millions
18:26de procédures
18:27qui sont en jachère
18:28dans les placards
18:29des commissaires de police
18:29parce que non pas
18:30que les policiers
18:30sont mauveux
18:31et que les enquêteurs
18:31ne veulent pas travailler,
18:32mais parce qu'ils ne sont pas assez.
18:33Là, en l'occurrence,
18:34dans cette gendarmerie,
18:35visiblement,
18:36il n'y avait pas
18:36un surplus de stock.
18:37L'enquête le déterminera
18:38administratif.
18:38Mais j'ai entendu
18:39sur les réseaux sociaux,
18:40je profite de votre plateau,
18:41qui disait
18:42qu'on veut moins
18:43d'agresseurs de l'IANA
18:44ou d'agresseurs sexuels
18:45dans la rue.
18:46Et les Mohamed Hamra,
18:48finalement,
18:48ce n'est pas important.
18:49Mais si,
18:49les deux tuent,
18:50il y a Fabrice Moinleau
18:51et Arnaud Garcia
18:52qui ont été
18:52à Saint-Jean-Pélitentiaire
18:53tués à Carville,
18:54donc ils ont été tués
18:55par le narcotrafic
18:56pour libérer Mohamed Hamra.
18:57Donc il faut avoir
18:58la même main ferme
18:59sur le narcotrafic,
19:00sur les violences conjugales
19:01et sur les violences...
19:02Pourquoi je dis ça ?
19:03Parce que je sais
19:03comment ça marche.
19:04À chaque nouveau ministre,
19:05à chaque nouveau gouvernement,
19:05des nouvelles priorités
19:06et une priorité chasse une priorité.
19:08Tout est priorité
19:08et finalement,
19:09plus personne ne s'occupe de rien.
19:09Mathieu Vallée,
19:10il y a un point
19:10sur lequel vous étiez d'accord
19:11avec le président de la République
19:12tout à l'heure.
19:13Je le signale
19:13parce que ce n'est pas
19:14tous les jours comme ça.
19:15Le manque de moyens
19:16n'est pas une excuse
19:17dans cette affaire.
19:18En tout cas,
19:18on va écouter Emmanuel Macron.
19:21Moi,
19:21je ne veux entendre
19:22aucun argument de moyens
19:23dans cette affaire.
19:24Parce que depuis 2017,
19:25j'invite chacun à regarder
19:26les moyens qui ont été mis
19:27dans la gendarmerie,
19:29dans la justice.
19:30Donc c'est une question
19:31de réponse,
19:32de fermeté,
19:32d'organisation,
19:33de responsabilité.
19:34On ne peut pas accepter
19:35ce qui s'est passé.
19:36On ne peut pas regarder
19:37en face sa famille
19:39et lui dire
19:40que tout s'est bien passé.
19:40C'est faux.
19:41Donc comme vous,
19:42je suis choqué
19:43par ce qui s'est passé
19:43et par ce qu'on entend.
19:45Et pourtant,
19:46on va regarder les chiffres
19:47tous ensemble.
19:47Le budget de la justice
19:48c'est plus 55%
19:49depuis 2017.
19:51Il y a eu une augmentation
19:52aussi des effectifs
19:53sur la période 2023-2027.
19:55Mais il y a des effectifs
19:56qui restent bien inférieurs.
19:57C'est ce qu'on se disait
19:58à la moyenne européenne notamment.
19:59Non mais clairement
20:01s'il y a un budget
20:02qui a été sanctuarisé
20:03c'est le budget de la justice.
20:04Depuis 2022
20:04c'est incontestable
20:05et même un peu avant.
20:06D'ailleurs,
20:08il y avait plutôt
20:08unanimité
20:09sur ce plan-là.
20:10Mais c'était un rattrapage
20:12d'une situation
20:13qui avait été très dégradée.
20:16Le ministère de la justice
20:17a longtemps été
20:18le parent pauvre
20:19des budgets successifs
20:21des années 2000-2010.
20:25Clairement,
20:25c'est une évidence.
20:26Donc c'est un rattrapage
20:27et il était temps.
20:28Et à la fois
20:29Éric Dupond-Moretti
20:30puis Gérald Darmanin
20:32ont plutôt suivi
20:32cette politique.
20:34Je vous disais
20:34on est à peu près
20:35à un peu plus
20:35de 8700 magistrats.
20:37Il y en a eu 500
20:38à peu près
20:38d'embauchés
20:40l'année dernière.
20:41On disait
20:42qu'il aurait fallu
20:42être à 1500
20:43pour pouvoir tenir.
20:45Donc ils ne tiennent pas
20:46eux-mêmes
20:46la ligne qui s'était fixée.
20:48Mais il y en a plus.
20:49Ce serait faux de le dire.
20:50Ce n'est pas suffisant.
20:51La France essaie
20:52de rattraper son retard.
20:53Pour vous donner
20:53un ordre d'idée,
20:54l'Allemagne
20:55c'est à peu près
20:5710 magistrats de plus
20:58par tranche
20:58de 100 000 habitants.
21:00On est au-dessus
21:01de l'Italie
21:01mais on n'est pas
21:01à la médiane européenne.
21:02Vous avez vu Bruno Jeudy
21:03que le gouvernement
21:04s'apprête à raboter
21:05le budget.
21:06370 millions d'euros
21:07pour l'administration pénitentiaire
21:09234 millions d'euros
21:09pour la police nationale.
21:10Ce n'est pas possible.
21:11On vient de vivre
21:12les pires émeutes
21:13depuis un an
21:14après le PSG.
21:15La pénitentiaire
21:15fait un boulot dingue
21:16sur tous les sujets
21:17qu'on vient d'évoquer.
21:18Moi j'ai saisi
21:19une mise intérieure
21:19pour le côté police.
21:20On ne peut pas raboter
21:21des budgets essentiels
21:22pour la nation
21:22qui protègent
21:23de l'extérieur
21:24par la police nationale
21:24ou de l'intérieur
21:25par la pénitentiaire.
21:25Philippe Zanquet
21:26vous êtes d'accord avec ça ?
21:27Je suis d'accord avec vous
21:29parce que si vous voulez
21:30pourquoi on a des procédures
21:32on demande des fois
21:33un supplément
21:35ou une expertise supplémentaire
21:36le juge il dit
21:38même au niveau
21:39de l'association
21:39que je représente
21:40oui vous avez bien raison
21:42on va quand même
21:42vous savez comment ça se termine ?
21:44Désolé on n'a pas le budget
21:46et on va voir
21:47Et ça c'est souvent ?
21:48C'est très souvent ?
21:48Mais bien sûr
21:49dans l'association
21:50d'indiciat
21:52on aide les familles
21:53on a des contacts
21:54avec les juges
21:55comme les avocats
21:56et on demande des fois
21:57un supplément
21:58des fois
21:59et ils sont d'accord
22:00même les gendarmes
22:02ça leur arrive
22:02moi ça m'est arrivé aussi
22:03en tant que gendarme
22:03que le juge me dit
22:04vous avez tout à fait d'accord
22:05il faudrait qu'on fasse ça
22:06mais on n'a pas de budget
22:08Qu'on comprenne bien
22:09pour faire une procédure supplémentaire
22:11qui pourrait permettre
22:12Oui
22:12de rechercher la vérité
22:14C'est ce que j'allais dire
22:15qui pourrait permettre
22:16de résoudre une affaire
22:17il manque
22:17Moi j'en ai été le témoin
22:20Tous les jours ça ?
22:21Régulièrement ?
22:21Je ne sais pas
22:21écoutez maintenant
22:23Ça arrive régulièrement ça ?
22:25Alors la question du tarif
22:26moi je vais être
22:27la question du budget
22:28la question de l'argent
22:29Sur le budget
22:30par exemple quand il y a
22:31des mineurs en question
22:32souvent il y a un rapport
22:34entre la justice
22:35et l'ASE
22:35l'ASE
22:37l'aide sociale et l'enfance
22:39Voilà il faut l'expliquer
22:39Là j'ai une famille
22:42avec un jeune
22:43qui doit être suivi
22:43qui doit faire l'objet
22:44d'une expertise psychologique
22:45etc
22:46on vient de recevoir
22:47on vient de recevoir
22:47un courrier
22:48de l'ASE
22:49et des associations
22:50qui sont partenaires
22:51de l'ASE
22:51qui nous disent
22:52nous avons été mandatés
22:53mais il n'y a pas de budget
22:55donc nous ne ferons pas
22:56le travail
22:58donc vous avez un juge
22:59qui décide quelque chose
23:00mais vous avez des relais
23:02éducatifs ou administratifs
23:03qui ne suivent pas
23:04parce qu'il n'y a pas de
23:04On comprend qu'il y a une question
23:05de budget
23:05on comprend qu'il y a une question
23:06d'argent
23:06Bruno Jeudy
23:07moi je vois aussi
23:08tous les responsables politiques
23:09qui sont tous d'accord
23:09pour dire que c'est un raté
23:11et qu'il faut plus de budget
23:12pour la justice
23:13Mathieu Vallée ce soir le dit
23:14sauf qu'il y a quelques semaines encore
23:15on parlait de budget pour la défense
23:16et que finalement
23:17les priorités elles changent
23:18au fur et à mesure de l'actualité
23:19on le trouve où cet argent
23:21et on vient de prendre où ?
23:22Non mais il n'y a pas d'argent magique
23:24la France est endettée
23:25la France va devoir se désendetter
23:26les années à venir
23:27sont absolument terribles
23:28sur le plan budgétaire
23:29que vous mettiez n'importe qui
23:30à la tête du pays
23:31l'année prochaine
23:31On a beau jeu ce soir
23:32de dire qu'il faut plus d'argent
23:32pour la justice
23:33On a beau jeu de le dire
23:33parce qu'il faut aussi
23:34beaucoup d'argent pour l'armée
23:36d'ailleurs il y a une loi
23:36de programmation militaire
23:38qui vient d'être votée
23:39et qui de ce point de vue là
23:41renforce là aussi
23:42les moyens
23:43de plusieurs dizaines
23:44de milliards
23:45donc
23:46mais c'est pas qu'une affaire
23:48de moyens je pense
23:49quand même
23:49parce que là
23:50on est plus dans une affaire
23:51aussi de
23:53de priorité
23:54peut-être
23:55à l'intérieur de la justice
23:56il y a des priorités
23:58qui se sont multipliées
24:00ces dernières années
24:00il y a la priorité
24:01sur le narcotrafic
24:02et des choses ont été faites
24:03il y a un parquet national
24:05il est intéressant de noter
24:07qu'il y avait une visite
24:09prévue sur le narcotrafic
24:10que le Premier ministre
24:11a annulé
24:12pour provoquer
24:13son garde des Sceaux
24:15et son ministre de l'Intérieur
24:16au début du mandat
24:17c'était
24:17les violences
24:20faites aux femmes
24:21qui étaient la priorité
24:23il y a beaucoup de choses
24:24qui ont été faites
24:25cause nationale
24:26du premier mandat
24:27et le deuxième mandat
24:28ça s'est concentré
24:29sur le narcotrafic
24:29effectivement
24:30la question des mineurs
24:32on le sait
24:32et plusieurs associations
24:33ont fait des rapports
24:34remis au Président
24:36qui avait dit
24:36on fera
24:37et tout n'a pas été suivi
24:40loin de là
24:41c'est peut-être aussi
24:42la multiplication
24:42des priorités
24:44par le Président lui-même
24:45sur la question de la justice
24:46qui à un moment
24:47fait que
24:47les choses sont un peu noyées
24:49un peu fourre-tout
24:49et on sait
24:50peut-être que
24:50après c'est aussi
24:54comment dire
24:54une explosion aussi
24:57de la délinquance
24:57ces dernières années
24:58tous azimuts
25:00qui fait aussi
25:01que même en augmentant
25:02le nombre de magistrats
25:03et bien
25:05il y a aussi
25:05une activité
25:07de la justice
25:07qui est de plus en plus
25:08importante
25:09d'ailleurs
25:09j'étais étonné
25:10qu'on s'offusque
25:11des gens
25:12passent par l'IA
25:13pour chercher
25:15pour trouver
25:16des pédocriminels
25:19sur les réseaux sociaux
25:20alors je sais
25:21que le procureur
25:21la procureur
25:22avec eux
25:22de Paris
25:23s'en est offusqué
25:24mais ce qu'il faut
25:24c'est pas se dire
25:25pourquoi les gens
25:26cherchent et traquent
25:27des pédocriminels
25:28on a peur pour nos enfants
25:32et que si on avait
25:33des moyens humains
25:34et matériels
25:34par la justice
25:35oui
25:36ça serait les services
25:37d'enquête
25:37qui auraient beaucoup
25:37plus de temps
25:38de faire des infiltrations
25:38et de se faire passer
25:39pour des petits-enfants
25:40pour dénicher
25:41traquer
25:41interpeller
25:42présenter à la justice
25:43et faire condamner
25:43ces pédocriminels
25:45évidemment
25:45maintenant
25:46pardon mais
25:47la responsabilité
25:48des juges
25:48il faut la poser
25:48après Outreau
25:49le juge Burgo
25:50aujourd'hui
25:51il travaille
25:51comme si de rien n'était
25:52après l'affaire
25:53de Chahinez
25:54aucun magistrat
25:55sanctionné
25:55moi je ne suis pas
25:56pour faire couper des têtes
25:57mais je dis simplement
25:57que indépendance
25:58ne rime pas
25:59avec irresponsabilité
26:00quand les policiers
26:01et les gendarmes
26:01font des fautes
26:02il y a des conseils
26:02de discipline
26:02vous dites comme
26:03Gérald Darmanin
26:03c'est exactement
26:05oui d'accord
26:05mais M. Darmanin
26:06parle beaucoup
26:07et agit peu
26:08dans la matière
26:08sur Chahinez
26:09il est ministre
26:10intérieur
26:10il a fait
26:11des grosses sanctions
26:12pour les policiers
26:12et les gendarmes
26:12M. Dupond-Moretti
26:14son homologue
26:14à la justice à l'époque
26:15n'a pas fait du tout
26:15la même chose
26:16donc il faut que chacun
26:17assume ses responsabilités
26:18évidemment que les juges
26:20doivent se prononcer
26:20au nom du peuple français
26:21sans toute indépendance
26:21mais quand dans les enquêtes
26:23quand dans les jugements
26:24a posteriori
26:24quand le conseil superbe
26:25de la magistrature
26:25est saisi
26:26et que les carences
26:27sont constatées
26:27les policiers et gendarmes
26:29quand c'est le cas
26:29sont sanctionnés
26:30les magistrats
26:30non seulement
26:31ne le sont quasiment pas
26:32mais en plus reprennent
26:33leur cours de leur travail
26:34tranquillement
26:34et juger au nom du peuple français
26:35c'est pas rien
26:36mettre quelqu'un en prison
26:37mettre quelqu'un
26:38avec des années de prison
26:40quand c'est justifié
26:41évidemment moi je suis le premier
26:42à vous le dire
26:42mais la réalité elle est là
26:44pareil pour les décisions
26:45qu'on a eues sur les émeutes
26:46enfin vous voyez
26:46au bout d'un moment
26:47il y a des comptes à rendre
26:47quand on s'exprime
26:48en nous le peuple français
26:48qu'on délègue nos pouvoirs
26:49à des juges
26:50pour juger en notre nom
26:51Mathieu Vallée
26:51le Rassemblement National
26:52se battait pour la résurrection
26:53des peines planchers
26:54c'est toujours le cas ?
26:55Vous le demandez ?
26:56Alors ça dépend
26:56si vous comprenez bien
26:57la différence
26:57la peine planchers
26:58c'est pour les récidivistes
26:59et les multirécidivistes
27:00parce que les peines minimales
27:01c'est pour même
27:02les primordiales
27:02quand on touche à l'uniforme
27:03de pouvoir aller en prison
27:04bien sûr
27:06oui bien sûr
27:06c'est quelque chose
27:07que nous on demande
27:07et que même Naïma Moutchou
27:09d'Horizon
27:09a présenté à l'Assemblée
27:10et qu'une partie
27:11d'Emmanuel Macron
27:12n'a pas voulu voter
27:12et qu'on représentera
27:14lors de nos prochaines
27:15niches parlementaires
27:16C'est donc l'information
27:17de la soirée
27:18le corps retrouvé
27:19dans le silo agricole
27:20hier après-midi
27:21tout près de Florence
27:22et bien celui de Liana
27:23l'autopsie qui a débuté
27:25a permis de le confirmer
27:27on ignore
27:28on ignore en revanche
27:29toujours
27:29les conditions de sa mort
27:31et notamment si la jeune fille
27:32a été violentée
27:34ou violée
27:34avant d'être tuée
27:35car pour l'instant
27:37le principal suspect
27:38on vous le rappelle
27:39dans ce dossier
27:39Jérôme Barrella
27:40reste muet
27:40aucun aveu
27:41aucune explication
27:42une version la sienne
27:44que nous allons ce soir
27:45retracer avec vous
27:47mon cher Dominique Rizet
27:48oui
27:48alors est-ce qu'on peut avoir
27:50la carte
27:51voilà
27:51on est à Fleurange
27:52dans le Gers
27:53à 15h05
27:56vendredi dernier
27:57à la sortie
27:57du collège
27:59Hubert Reeves
28:00voilà je m'écarte
28:01pardon
28:01à la sortie du collège
28:03Hubert Reeves
28:03Jérôme Barrella
28:04fait monter
28:05dans sa voiture
28:06la jeune Liana
28:0811 ans
28:08une amie de sa fille
28:09il est filmé
28:11par une caméra
28:12de vidéosurveillance
28:12cet horaire
28:13est donc confirmé
28:15dans le dossier
28:16à 15h
28:1715h10
28:18à peu près
28:19on va changer de carte
28:21M. Barrella
28:22dit avoir déposé
28:23Liana
28:23ici
28:25à la piscine
28:26de Florence
28:27c'est sa version
28:29une version
28:30qui n'est pas confirmée
28:32à 17h
28:34M. Barrella
28:35dit qu'il va
28:36chercher
28:36sa fille
28:37à la sortie
28:39du collège
28:40on est ici
28:41où est-ce qu'il est le collège
28:42il a disparu
28:43on le voyait ici
28:43donc ça aussi
28:45c'est sa version
28:46qui n'est pas confirmée
28:47à 18h30
28:49M. Barrella
28:50va ensuite
28:52assister
28:52à la fête
28:53de l'école
28:54de sa fille
28:55cadette
28:56à l'école
28:57dans un village voisin
28:58ici
28:58à Montestruc
28:59sur Gers
29:00c'est là
29:00qu'habite la famille
29:01cette version
29:03elle est confirmée
29:04parce qu'on l'a vue
29:04à cet endroit là
29:05ce qui veut dire
29:06qu'entre
29:0815h
29:08moment
29:09où il emmène
29:10avec lui
29:13Liana
29:13et 18h30
29:15il a
29:163h30
29:17dans son emploi
29:18du temps
29:18non vérifié
29:20qu'il a pu passer
29:21avec Liana
29:22à 18h45
29:24les parents
29:25de la jeune fille
29:25appellent la gendarmerie
29:26pour signaler sa disparition
29:28et à 20h30
29:30Jérôme Barrella
29:31est de retour
29:32à Florence
29:33et il frappe
29:35à la porte
29:35d'Audrey
29:36et de son mari
29:37ce sont les parents
29:39d'une jeune fille
29:39de 11 ans
29:40qui a le même âge
29:41que Liana
29:42et qui a l'âge aussi
29:43de la fille
29:45de M. Barrella
29:46et là
29:47il leur dit
29:48il leur apprend
29:49que Liana
29:50a disparu
29:51voilà
29:52ce qui est intéressant
29:53c'est que les enquêteurs
29:54doivent maintenant vérifier
29:55ce qu'il a fait
29:56pendant ces 3h30
29:57Merci Dominique
29:58Pour l'instant
30:00donc Dominique
30:00un suspect
30:01qui reste muet
30:02Bonsoir Jacques Dalleste
30:04vous êtes magistrat honoraire
30:05ancien procureur général
30:06merci d'être avec nous ce soir
30:08votre éclairage
30:09sur cette affaire
30:10nous est précieux
30:10notamment parce que
30:11vous avez eu à traiter
30:12le dossier
30:13Maëlys
30:13vous aviez requis
30:14la perpétuité
30:15contre Nordal-Lelandais
30:16on y reviendra
30:16dans un instant
30:17mais un mot d'abord
30:18peut-être sur l'information
30:19de la soirée
30:19l'autopsie qui a démarré
30:20a permis d'identifier
30:21formellement le corps
30:22de Liana
30:24quand sera-t-il possible
30:26de connaître
30:26les circonstances
30:28de son décès ?
30:30Quand les opérations
30:32médico-légales
30:33se seront poursuivies
30:34il faut s'en dire
30:35encore un travail
30:35d'investigation
30:37sur le corps
30:38déterminer
30:39les causes de la mort
30:39comme le corps
30:40devait être un petit peu
30:41putréfié
30:42c'était pas si simple
30:43que ça
30:43de quoi est morte
30:44la petite
30:45elle était étranglée
30:47poignardée
30:47étouffée
30:48ça je pense
30:49qu'on arrivera à le savoir
30:50a priori
30:51et c'est en fonction
30:52de ces informations
30:53que l'instruction
30:54qui a été étendue
30:55à des faits de meurtre
30:56sur mineurs de 15 ans
30:57va pouvoir se développer
30:59puisqu'il y aura aussi
31:00des recherches techniques
31:01par ailleurs
31:02sur le véhicule
31:02de la mise en cause
31:04c'est souvent
31:05de cette manière
31:06que progresse un dossier
31:07c'est en fonction
31:08des éléments matériels
31:09qui sont accumulés
31:10médico-légal
31:11mais aussi numérique
31:12etc.
31:13qu'on peut orienter
31:14l'enquête
31:15et ensuite
31:15le juge aura
31:17à faire entendre
31:18à entendre
31:18l'intéresser
31:20pour lui notifier
31:22sans doute
31:22une mise en examen
31:23supplétive
31:24et ensuite
31:25recueillir ses explications
31:26et on verra
31:27s'il persiste
31:27dans ses dénégations
31:28ou si au contraire
31:29il adopte
31:30un autre système
31:31de défense
31:32c'est comme ça
31:32que progresse un dossier
31:33ça permet aussi
31:35maintenant
31:35à la famille
31:36de se constituer
31:37partie civile
31:38avec un avocat
31:38et de pouvoir
31:39avoir accès
31:40au dossier
31:41Jacques Dalès
31:41quand vous voyez
31:42tout le parcours
31:42qui nous a été
31:43brillamment résumé
31:44par Dominique Rizet
31:45est-ce qu'il y a
31:46des choses
31:46qui vous choquent
31:47ou est-ce qu'il y a
31:48des choses
31:48qui vous font
31:49tilter
31:49qui vous font dire
31:50à un moment
31:50il y a eu quelque chose
31:52qu'on n'a pas
31:52pris en compte
31:55non
31:55comme il l'a dit
31:56comme Dominique Rizet
31:57l'a dit
31:58il y a des incertitudes
31:59il y a la version
32:00du mise en cause
32:01il y a des choses
32:02plus objectives
32:03on voit qu'il a
32:04un temps certain
32:05pour commettre
32:06un forfait
32:07qu'est-ce qui s'était
32:07le passé
32:08quand il a pris
32:09en charge la petite
32:09que s'était le passé
32:10dans son véhicule
32:11c'était le cas
32:12pour Norda le Landais
32:13on l'intéressait
32:15ce garçon a dit
32:16qu'il avait trappé
32:17la petite victime
32:18dans son véhicule
32:18ça on le saura
32:19par la suite
32:19il y a tout un travail
32:20aussi sur la scène
32:21de crime
32:21dans le silo
32:22savoir si le corps
32:23a été abandonné là
32:25ou si la petite
32:26a été tuée
32:27à cet endroit
32:27ça aussi
32:28c'est pas neutre
32:29on a quand même
32:30beaucoup d'informations
32:31pour tresser
32:32un portrait
32:33un peu accablant
32:34vis-à-vis
32:34du mise en cause
32:36et c'est comme ça
32:37que ça va progresser
32:38parallèlement
32:38il y a aussi tout un travail
32:39qui va démarrer
32:40sans doute
32:41sur la personnalité
32:42de ce garçon
32:43des expertises
32:44psychologiques
32:45psychiatriques
32:46et puis on sait aussi
32:48qu'il y a
32:48l'affaire dans l'affaire
32:49qui est
32:50la façon dont l'affaire
32:51a été traitée
32:53judiciairement
32:53avant
32:55malheureusement
32:55ces faits tragiques
32:56Jacques Dalest
32:57il est 23h
32:58à l'heure où l'on se parle
32:59ce soir
32:59que se passe-t-il
33:00est-ce qu'il y a encore
33:01des services qui travaillent
33:02est-ce qu'il y a des examens
33:03qui sont faits
33:04est-ce qu'il y a des personnes
33:05qui sont auditionnées
33:06on imagine que dans une affaire
33:07hors normes
33:08comme cette affaire
33:10Liana
33:10ça ne s'arrête jamais
33:12oui
33:12les enquêteurs
33:13de la gendarmerie
33:14travaillent forcément
33:15ils se reposent aussi
33:16bien évidemment
33:17parce que c'est un travail
33:18bourg
33:18depuis une semaine
33:20les experts
33:21les magistrats
33:22tout le monde travaille
33:23compte tenu
33:24du retentissement
33:25extrême
33:26de l'émotion
33:27de cette affaire
33:28tout le monde
33:28est sur le pont
33:29et donc maintenant
33:31c'est la justice
33:31à Agen
33:32qui a une troisième
33:33juridiction
33:33après Toulouse
33:34après Hoche
33:35c'est maintenant
33:35Agen
33:36qui est le pôle criminel
33:37pour la cour d'appel
33:38d'Agen
33:38qui est en charge
33:39du dossier
33:39le parquet
33:41mais aussi
33:41le juge d'instruction
33:42donc c'est un travail
33:43collectif
33:45qui ensuite
33:46va être vraisemblablement
33:48très suivi
33:48par les médias
33:49je pense que vous aurez
33:50des informations
33:51au fil du temps
33:51et le procureur
33:52ne manquera pas
33:53certainement
33:53de communiquer
33:54sur les phases
33:55importantes
33:56de cette affaire
33:58Jacques Dalest
33:58cette Peugeot 3008
33:59appartenant au suspect
34:01est-ce qu'elle peut encore
34:01nous révéler
34:02d'autres indices
34:03et combien de temps
34:04on va encore
34:05continuer à analyser
34:06cette voiture
34:08Vous savez
34:09dans l'affaire
34:09Nordal-Hollandais
34:10Dominique Rizel
34:10la connaît bien
34:11c'est que
34:12six mois après
34:13quand les enquêteurs
34:15ont désossé
34:16ont examiné
34:18très minutieusement
34:18l'intérieur du véhicule
34:19qu'on a retrouvé
34:20une micro-trace de sang
34:21dans le coffre
34:22qui a permis
34:23de confondre
34:24Nordal-Hollandais
34:24il a fallu du temps
34:25puis un travail
34:26très approfondi
34:27de la gendarmerie
34:28il y a dix ans
34:29en arrière
34:29on n'aurait pas pu
34:30identifier de l'ADN
34:32donc ça va être fait
34:33pour le véhicule
34:34de Jérôme B
34:36et peut-être
34:37que cette étude
34:38va révéler
34:39d'autres informations
34:41fondamentales
34:42qui vont permettre
34:42d'éclairer
34:43il y a ça
34:43il y a la scène de crime
34:44le fameux silo
34:45le domicile
34:46de l'intéressé
34:47il y a plusieurs endroits
34:48plusieurs lieux
34:49d'investigation
34:50et tant qu'il y a encore
34:52des choses à chercher
34:53il faut le faire
34:54et surtout
34:55tout ce qui se passe
34:56à l'extérieur
34:57je pense aux silos
34:57il faut aussi faire attention
34:59à la présence
35:00de badauds
35:00de curieux
35:01qui peuvent aussi
35:02polluer
35:03l'espace
35:04donc il faut aller
35:05assez vite
35:05mais sans perdre
35:07de vue
35:08la rigueur
35:09la minutie
35:09la méthodologie
35:10et ça
35:11les gendarmes
35:11savent le faire
35:12on parlait
35:13de cette micro trace
35:14de sang
35:14dans la voiture
35:15de Nordal-Lelandais
35:16qui avait fait craquer
35:17finalement
35:18le tueur
35:19de la petite Maëlys
35:19pour l'instant
35:20Jérôme Barrella
35:21Jacques Dallès
35:22reste muet
35:23refuse d'expliquer
35:24ce qui s'est passé
35:25il y a sa version
35:26que Dominique nous a
35:27expliqué il y a quelques instants
35:28comment réussir
35:29à faire craquer
35:31le suspect
35:33alors ça
35:34ça va dépendre
35:35de plusieurs facteurs
35:36peut-être que son avocat
35:37sera le conseiller
35:38utilement
35:39son intérêt
35:40c'est de s'expliquer
35:41au mieux
35:41s'il persiste
35:42dans ses dénégations
35:43alors que le dossier
35:44devient de plus en plus
35:46accablant
35:46ça va être très difficile
35:47pour lui
35:48d'un point de vue
35:49psychologique
35:50certainement
35:50si au contraire
35:52comme l'avait fait
35:53Nordal-Lelandais
35:53quand on lui a mis
35:54sous le nez
35:54la trace de sang
35:55il est bien obligé
35:56d'avouer l'effet
35:57donc c'est sans doute
35:58ces éléments
35:59qui seront peut-être
36:00incontestables
36:00des éléments scientifiques
36:02qui vont peut-être
36:02l'amener à avouer l'effet
36:04ça c'est une façon
36:05de procéder
36:06c'est aussi
36:07le travail du juge
36:08de savoir interroger
36:09quelqu'un
36:10de cet acabit
36:11qui n'est pas
36:12un délinquant
36:13d'habitude
36:13au sens où
36:14il n'a jamais fait
36:15de prison
36:15mais il peut aussi
36:17avoir une certaine fragilité
36:18j'ai déjà dit
36:19qu'il faudrait être prudent
36:19sur son séjour
36:22en détention
36:23sur sa situation carcérale
36:24parce qu'il y a toujours
36:25un risque de suicide
36:26de ce genre de profil
36:29voilà c'est très difficile
36:30et les psychiatres
36:31sauront nous dire
36:32si on a affaire
36:33à quelqu'un
36:33qui est un psychopathe
36:35indifférent à la souffrance
36:36des autres
36:37ou quelqu'un
36:38d'ordinaire
36:40sans affection psychiatrique
36:42ça on le saura
36:43certainement plus tard
36:44une question
36:45Dominique Rizet
36:45pour vous
36:46monsieur Dallest
36:46bonsoir monsieur Dallest
36:48dans l'affaire
36:50Maëlys
36:50la petite Maëlys
36:51monte dans la voiture
36:52de Nordal-Lelandais
36:53et on retrouve
36:54cette tâche de sang
36:55mais après avoir
36:56complètement décortiqué
36:57la voiture dans le coffre
36:58ce qui veut dire
36:59que son corps
37:00a été transporté
37:01dans le coffre
37:02de la voiture
37:02de Nordal-Lelandais
37:04est-ce que
37:05qu'est-ce qu'on peut
37:06espérer trouver
37:07dans la voiture
37:08de Jérôme Barrella
37:10du sang
37:11mais quoi d'autre
37:12qui pourrait
37:12nous apprendre
37:13ce qui a pu se passer
37:14dans cette voiture
37:15donc il l'admit
37:17avoir véhiculé
37:18la petite
37:19contrôle son ADN
37:20dans le véhicule
37:21c'est pas
37:22surprenant
37:23c'est normal
37:24c'est plutôt
37:26à l'intérieur du coffre
37:28savoir s'il y a du sang
37:29pourquoi pas
37:30s'il y a de l'ADN
37:31de la petite
37:32à l'intérieur du coffre
37:33là il ne vient pas
37:34par hasard
37:34ça peut être aussi
37:35un élément
37:37intéressant
37:37voilà puis peut-être
37:38d'autres éléments
37:39je pense
37:39en particulier
37:41à des gravillons
37:42de la terre
37:43qui peuvent provenir
37:44des grains
37:45qui peuvent provenir
37:46du silo
37:47qui montrerait
37:48qu'il a été
37:48dans ce silo
37:50peu de temps avant
37:51même si je crois
37:52qu'il y a travaillé
37:52il y a déjà
37:53quelques temps
37:53vous voyez
37:54tous ces éléments
37:55d'ordre matériel
37:56qui vont permettre
37:57de reconstituer
37:58sans doute
37:58son itinéraire
37:59et peut-être aussi
38:00de savoir
38:00ce qui s'est passé
38:01avec la petite
38:02elle a certainement
38:03été transportée
38:04est-ce qu'elle a été
38:04tuée
38:05dans le véhicule
38:07après à l'arrêt
38:08devant le silo
38:09dans le silo
38:09ça on saura peut-être
38:11puis vous le savez
38:12comme les véhicules
38:13modernes sont dotés
38:14d'équipements connectés
38:15peut-être qu'on saura
38:16à quel endroit
38:17il a pu ouvrir
38:18les portes
38:18quel endroit
38:19il s'est arrêté
38:20tout ça
38:20ça va être éclairant
38:21et ça va se faire
38:22je pense assez rapidement
38:23et les gendarmes
38:24permettront de faire progresser
38:26l'enquête certainement
38:27Combien de temps rapidement
38:28quand vous dites rapidement ?
38:30Difficile à dire
38:31il faut faire vite et bien
38:32c'est donc
38:33je pense que beaucoup
38:34d'enquêteurs
38:35sont sur le pont
38:36dans cette affaire
38:36l'Institut de recherche criminelle
38:38de la gendarmerie
38:39travaille aussi
38:39il ne faut pas aller
38:40il ne faut pas chercher
38:41à aller trop vite
38:42même s'il y a évidemment
38:43une grande attente médiatique
38:45il faut le faire méthodiquement
38:46et c'est maintenant
38:47le juge d'instruction
38:48qui dirige le dossier
38:49ce n'est plus le procureur
38:50et c'est à lui justement
38:51de mettre en place
38:52les outils
38:53la méthodologie
38:54pour avancer
38:54et aussi surtout
38:56tenir informé
38:57très étroitement
38:58les parents
38:59ça c'est quelque chose
39:00de vraiment fondamental
39:02monsieur Dallest
39:02je lisais
39:03vous allez me dire
39:03si c'est une légende
39:05ou pas
39:05que jusqu'au début
39:06du XXe siècle
39:06il y avait des juges
39:07d'instruction
39:07qui pouvaient parfois
39:08dans ce genre de cas
39:09confronter le suspect
39:10avec le cadavre
39:11de la victime
39:12est-ce que c'est vrai ?
39:13c'était pour provoquer quoi ?
39:14c'est ce que j'ai indiqué
39:15sur une chaîne
39:16c'est que c'est une pratique
39:19allez-y
39:20allez-y
39:20oui c'est une pratique
39:21qu'on a connue
39:22fin du 19e
39:23ça a duré un petit peu
39:24au début du 20e
39:25où il arrivait
39:26surtout à Paris
39:27que la police
39:29et les juges d'instruction
39:30conduisent
39:31le mis en cause
39:32l'inculpé
39:33à la morgue
39:34et derrière une vitre
39:36présente le corps
39:37pour essayer
39:38de provoquer un choc
39:39un choc mental
39:40un choc psychologique
39:42apte à faire avouer
39:43les faits
39:43vous voyez c'est une drôle
39:45de pratique
39:45on n'imagine pas
39:46la même chose aujourd'hui
39:47ça a eu quelques succès
39:48il y a eu des échecs aussi
39:50et on a évidemment
39:52abandonné cette pratique
39:54restez avec nous
39:54Jacques Dallès
39:55Karine Dabadi
39:57l'autopsie
39:58on le disait
39:59ne fait que commencer
40:00le parquet confirme
40:02ce soir
40:02qu'il s'agit bien
40:04de Liana
40:04ça va mettre du temps
40:06pour comprendre
40:07ce qui s'est passé
40:08si la petite a été
40:10violentée
40:11violée
40:11agressée sexuellement
40:12peut-être
40:12alors dire
40:13s'il y a des traces
40:14de violences
40:15et dire
40:16notamment
40:17des violences
40:18de tout type
40:18et des violences sexuelles
40:19ça je pense
40:20qu'ils peuvent le dire
40:22même si le corps
40:22est possiblement
40:24comme on a dit
40:25abîmé
40:26ce qu'on appelle
40:26putréfier nous
40:27et que le travail
40:28est beaucoup plus difficile
40:29là on ne sait pas
40:30la cause de la mort
40:31c'est à dire
40:31qu'on ne connait pas
40:33les lésions traumatiques
40:35il n'y a pas de lésions traumatiques
40:36à l'origine du décès
40:37ça veut dire
40:38que même s'il y a eu
40:38des violences
40:40elles n'ont pas entraîné
40:41le décès
40:41ça veut dire
40:43qu'il faut qu'on cherche
40:44autre chose
40:44et notamment
40:45possiblement
40:46un décès par asphyxie
40:47qui peut survenir
40:48de toutes sortes
40:49soit par des pressions
40:51au niveau de la bouche
40:51soit effectivement
40:52en mettant un sac
40:53au dessus de la tête
40:54soit en appuyant
40:54très fortement
40:55sur le thorax
40:55soit des manœuvres
40:57de strangulation
40:58et tout ça
40:59effectivement
40:59sur un corps
41:00qui est abîmé
41:01ça peut être
41:02plus difficile
41:03à rechercher
41:03maintenant il y a
41:04des prélèvements
41:04qui ont dû être faits
41:06des prélèvements
41:07à visée anatomopathologique
41:08c'est-à-dire qu'on va analyser
41:09les cellules
41:10sur des prélèvements
41:11que l'on fait
41:11et là au microscope
41:13on pourra avoir des lésions
41:14qu'on ne verrait pas
41:14forcément à l'œil nu
41:15surtout sur un corps abîmé
41:17il y a des analyses toxicologiques
41:18des analyses ADN
41:19mais en tout cas
41:20pour s'approcher
41:20de la cause du décès
41:21on peut dire
41:22que ce qui va aider
41:23maintenant les légistes
41:24c'est effectivement
41:25les analyses anapathes
41:26qui vont avoir été faites
41:26on peut prélever
41:27de toutes sortes
41:28soit des organes
41:29soit même des muscles
41:30pour rechercher
41:31des infiltrations hémorragiques
41:32ce qu'on va rechercher
41:33probablement
41:34s'il n'y a pas
41:34de lésions traumatiques
41:35à l'origine du décès
41:36c'est vraiment
41:36un décès d'origine asphyxique
41:38donc les prélèvements
41:39ont dû être vraiment
41:40orientés dans ce sens
41:41s'il y avait par exemple
41:42une fracture de l'osioïde
41:44on aurait pu dire
41:44qu'il y avait un décès
41:45par strangulation
41:46ce qui n'est pas a priori le cas
41:47puisqu'ils ont dit
41:48qu'ils ne connaissaient pas
41:49à ce jour la cause du décès
41:50Arnaud Gallet
41:51je rappelle que vous êtes
41:51et merci d'être là
41:52président de l'association
41:53Mouve Enfants
41:54la procureure d'Auch
41:55a révélé
41:56qu'il y avait
41:56plusieurs signalements
41:57concernant le suspect
41:58depuis 10 ans
41:59on parle d'une première procédure
42:04qui aurait peut-être permis
42:05de protéger la société
42:06est-ce que c'est un manque
42:07de discernement
42:08est-ce que c'est un manque
42:09de priorité
42:09un manque de moyens
42:10selon vous ?
42:11Écoutez je pense que
42:13on est sans cesse
42:14dans les mêmes histoires
42:15en réalité c'est terrible
42:16c'est-à-dire qu'il y a
42:16des défaillances
42:17il y a eu un rapport
42:18qui a été commandé
42:18par le président de la République
42:19c'est le rapport
42:20de la commission indépendante
42:21sur l'inceste
42:21des violences sexuelles
42:22faites aux enfants
42:23qui montrait déjà
42:24des défaillances
42:2482 préconisations
42:26et effectivement
42:27il ne se passe pas grand chose
42:28alors s'il y a des
42:29il y a on va dire
42:30quelques petites avancées
42:31quelques annonces
42:32qui sont faites
42:32mais on ne voit toujours rien
42:33et c'est sans cesse
42:34la même histoire
42:35en fait vous regardez
42:35le périscolaire
42:36c'est la même histoire
42:36vous regardez après
42:38les défaillances
42:38au niveau de la justice
42:39qui sont pointées
42:40sûrement effectivement
42:41par des banques de moyens
42:42mais aussi par des priorités
42:43qui doivent être fixées
42:44à un moment donné
42:45là aussi vous regardez
42:47je ne sais pas
42:47le mouvement MeToo-Inceste
42:48en 2021
42:50avec 80 000 personnes
42:51on a l'impression
42:52de découvrir quoi
42:53c'est exceptionnel
42:54c'est formidable
42:54et puis ce qu'on a l'impression
42:55de découvrir
42:56je vous promets de le dire ici
42:56c'est un principe de précaution
42:58vous voyez sur ces mêmes plateaux
42:59sur lesquels on est ici
43:00vous avez des personnes
43:01qui disent sans cesse
43:02oui la présomption d'innocence
43:04la présomption d'innocence
43:04et nous on est derrière
43:05en train de dire
43:06oui oui on est d'accord
43:07pour respecter la présomption d'innocence
43:08mais un enfant c'est vulnérable
43:10c'est la convention internationale
43:11des droits de l'enfant
43:12et là c'est un principe de précaution
43:14ils sont où les gens aujourd'hui
43:16quand il y a un meurtre
43:16comme celui-là
43:17qui se passe
43:18ils sont où en fait
43:19non les mêmes gens nous disent
43:20ah c'est terrible
43:20il y avait eu des signalements
43:22des machins etc
43:22donc qu'on arrête
43:23un peu ce simulacre émotionnel
43:25comme pas possible
43:26et qu'on se dise
43:27ah je dis son
43:28moi je vais vous dire un truc
43:29je me permets de finir là
43:30j'avais quelque chose
43:30en priorité à faire
43:31je vais vous dire un truc
43:32très simple
43:32dans ce pays
43:34au nom de la
43:34on se pose pas de question
43:35de la présomption d'innocence
43:36pour faire un fiché S
43:39avec des fichés S
43:40de personnes
43:40on soupçonne des gens
43:42de terrorisme
43:43et à juste titre
43:44on se dit
43:44bah tiens ça peut être
43:45des dangers etc
43:45mais les pédocriminels
43:46qui font 160 000 victimes
43:48par an
43:50ce sont pas des dangers
43:51pour la nation
43:51quand on a un signalement
43:53quand on a
43:53obdamment
43:54X plaintes etc
43:55ce sont pas des dangers
43:56donc plutôt que nous dire
43:57il faut une réforme de la justice
43:58et s'en prendre
43:59accessoirement au magistrat
44:00ce qui est honteux
44:01moi je le dis
44:02au niveau du garde des Sceaux
44:03je me permets de finir
44:04moi je vais vous dire
44:05ce qu'il faut
44:06bah moi je préférais
44:07avec le garde des Sceaux
44:07pour assurer un peu tout le monde
44:08disent obdamment
44:09je demande une remontée
44:10en fait de tous les parquets
44:11pour savoir
44:11le nombre de signalements
44:12le nombre de plaintes
44:13etc
44:14et qu'on identifie les personnes
44:15et surtout qu'on les surveille
44:16parce que le vrai sujet
44:17c'est pas uniquement
44:18d'avoir des noms
44:18c'est d'être en capacité
44:19de surveiller
44:20et de protéger
44:20les procureurs sont tous
44:21convoqués à la chancellerie
44:22lundi matin
44:23et bah dans ces cas là
44:24qu'on n'aille pas vers un effet
44:25justement d'annonce
44:25qui sont convoqués machin
44:26mais qu'on nous dise
44:27à nous citoyennes, citoyens
44:28nous parents qui sommes inquiets
44:29qu'on nous dise ou non
44:30qu'on nous rende des comptes
44:31qu'on dise voilà
44:32il y a tant de personnes
44:32dans ce pays
44:33et qu'on voit bien
44:34effectivement les difficultés
44:35et qu'on permette de dire
44:36je me permets de dire là-dessus
44:37aux procureurs de la République
44:38quelles sont leurs difficultés
44:39parce que les gens
44:40au niveau de la justice
44:41ce sont des gens qui s'engagent
44:42ce sont des gens
44:43dans lesquels il faut être respectueux
44:44on va continuer de vous entendre
44:45Arnaud Galet
44:45mais Jacques Dallest
44:46vous êtes resté avec nous
44:47on a besoin de comprendre
44:48quand vous étiez magistrat
44:49est-ce qu'un dossier
44:51comme celui-ci
44:51qui arrivait sur votre bureau
44:53se retrouvait automatiquement
44:54en haut de la pile
44:55est-ce que les dossiers
44:56de violences sexuelles
44:57sur les enfants
44:57étaient des dossiers prioritaires
44:59oui alors pas avec l'intensité
45:02qu'elle a depuis quelques années
45:03il y a une circulaire
45:05du garde des Sceaux
45:05début 2025
45:06qui attire l'attention
45:07des parquets
45:08sur les violences
45:09contre les femmes
45:10et sur les enfants
45:11il y a toujours cette problématique
45:13et je ne voudrais pas
45:14être très cynique
45:15mais je pense qu'il y aura
45:16d'autres morts d'enfants
45:17dans les années qui viennent
45:18puisque dans une population
45:19de 60 millions d'habitants
45:21qu'il y a des crimes
45:22malheureusement
45:23je crois que c'est assez incontournable
45:24quel que soit
45:25le dispositif légal
45:27il y aura toujours des gens
45:28qui passeront entre les gouttes
45:29parce qu'ils ne sont pas détectables
45:31et le problème
45:31des criminels sexuels
45:32à la différence
45:33des autres criminels
45:35qui eux travaillent
45:36en marge de la société
45:37narcotrafiquants etc
45:38le criminel sexuel
45:39il est très inséré
45:40dans la société
45:42et donc il est difficile
45:43à détecter
45:44il est difficile
45:45à combattre
45:46on a affaire à des gens
45:47qui socialement
45:48ne posent pas de problème
45:49souvent peu de condamnations
45:51et c'est difficile
45:52de les empêcher
45:52de nuire
45:53donc on aura sans doute
45:54ce problème
45:55et quand on voit
45:55le nombre d'hommes
45:57qui sont attirés
45:58attirés par les enfants
45:59ça inquiète
45:59forcément
46:00donc voilà
46:01après c'est à la société
46:04de réfléchir à ça
46:05le problème des procureurs
46:07c'est qu'ils sont
46:08submergés d'affaires
46:10qu'on pénalise
46:10de plus en plus
46:11de comportements
46:12il y a une espèce
46:13d'inflation
46:13des incriminations pénales
46:15ça génère
46:15des contentieux lourds
46:16les procs sont saturés
46:18les enquêteurs
46:19tout autant
46:20évidemment les victimes
46:21derrière
46:22volent des réponses rapides
46:23et quand je recevais
46:24des centaines d'affaires
46:26quand j'étais procureur
46:27à Marseille
46:27mes collègues
46:28les traitaient
46:29les enquêteurs
46:30ne pouvaient pas
46:31se démultiplier
46:32il fallait prioriser
46:33là le problème
46:34qui nous intéresse
46:35c'est qu'on a affaire
46:36quand même
46:36à une histoire
46:37particulière
46:38d'un individu
46:38qui a un profil
46:39très inquiétant
46:40et on a des faits
46:41de viol
46:42dénoncés en août 2025
46:44assez lourdement
46:45établis
46:46a priori
46:46de façon médico-légale
46:48et qu'on continue
46:49à travailler
46:49sur cette affaire
46:50comme une enquête
46:51préliminaire ordinaire
46:52alors qu'il était
46:53tout à fait possible
46:54rapidement
46:55d'ouvrir une information
46:56de saisir un juge
46:57d'instruction
46:58de façon à ce qu'on ait
46:59des moyens juridiques
47:00pour interpeller vite
47:01l'intéressé
47:02permettre aux parents
47:03de se constituer
47:04parti civil
47:04parce qu'on a vu
47:05que les parents
47:06s'étaient fait envoyer
47:07balader
47:08par les enquêteurs
47:09voilà
47:10il serait pu être
47:11un cadre
47:12meilleur pour agir
47:13Monsieur Dalleste
47:14avec des menaces aussi
47:15quand la maman
47:16de la petite Rosa
47:17porte plainte
47:17et qu'après
47:18elle veut avoir
47:18des renseignements
47:19les gendarmes
47:20lui répondent
47:21arrêtez de nous appeler
47:22sinon nous on va déposer
47:23plainte pour harcèlement
47:24là aussi il y a un problème
47:25oui parce que
47:26cette affaire a été traité
47:27je pense par tout le monde
47:29enfin les acteurs
47:29comme une forme
47:30d'affaire ordinaire
47:31au même niveau
47:32qu'un cambriolage
47:34un vol de voiture
47:35alors que justement
47:36une affaire de cette gravité
47:38dans des ressorts
47:39un peu ruraux
47:39il n'y a pas des milliers
47:40d'affaires
47:40on a un peu de peine
47:41à comprendre
47:42pourquoi il n'y a pas eu
47:42ce discernement
47:44aussi bien des enquêteurs
47:45que des procureurs
47:46pour dire là
47:46maintenant on agit différemment
47:49et on va vite
47:49on n'attend pas
47:50neuf mois
47:52pour agir
47:52même s'il y a une enquête
47:54qui est à mener
47:54là on avait quand même
47:55un certain
47:55un faisceau
47:57d'informations
47:58des précédents
47:59qui pouvaient être reprochés
48:00à cet individu
48:01c'est ça qui surprend
48:02et moi si j'avais été procureur
48:05je me serais peut-être planté
48:07bien sûr
48:07mais j'aurais peut-être
48:09dit tout de suite
48:10bah écoutez
48:10moi l'enquêteur
48:11vous m'appelez tout de suite
48:12je veux savoir
48:13où en est le dossier
48:15il faut qu'on se tienne
48:16au courant mutuellement
48:17on va pas attendre
48:18que vous ayez
48:19traité le dossier
48:19après trois affaires
48:20de cambriolage
48:21il y avait une vraie priorité
48:22dans un département
48:24qui heureusement
48:24n'est quand même pas
48:25touché massivement
48:26par ce phénomène
48:27mettre de l'amour en dire
48:28c'est finalement
48:29ce que vous expliquiez
48:30tout à l'heure
48:30c'est au bon vouloir
48:31vous déposez plainte
48:32et puis c'est au bon vouloir
48:33de celui qui va instruire
48:34la plainte
48:35qui va la trouver
48:35sur son bureau
48:36en fait ça se fait
48:36ça se fait même
48:37par un coup de téléphone
48:38entre les enquêteurs
48:39et les parquets
48:40mais dont il n'y a pas
48:41de traces écrites
48:42il n'y a pas
48:43de traitement algorithmique
48:44il y a une difficulté
48:45j'aimerais juste
48:46rajouter un point
48:47dans le prolongement
48:48de ce qu'a dit Arnaud Gallet
48:49pour dire que
48:50le figès
48:51qui recense
48:52les délinquants sexuels
48:53en fait a été modifié
48:55et dès les auditions
48:56en garde à vue
48:57ou une mise en cause
48:58dans une mise en examen
48:59par exemple
48:59en fait alors qu'il n'y a pas
49:01de jugement
49:01la personne est inscrite
49:04automatiquement
49:04dans le figès
49:05voilà juste un petit point
49:07qui va dans ce sens là
49:08Dominique Rizet
49:08pardon
49:09quand on entend
49:10Jacques Dallès ce soir
49:11dire finalement
49:13et il prévient
49:14sans cynisme
49:15des morts d'enfants
49:16il y en aura certainement d'autres
49:17on disait tout à l'heure
49:17que finalement
49:18les moyens
49:19ils sont là
49:20qu'est-ce qu'il faut
49:21pour éviter
49:23un nouveau drame
49:24de ce type
49:24qu'est-ce qui a dysfonctionné
49:26ce soir
49:26des procureurs
49:27comme Jacques Dallest
49:29malheureusement
49:29il s'est retiré
49:30ça y est
49:30il a pris sa retraite
49:31Jacques Dallest
49:31c'est lui
49:32qui a donné l'idée
49:33du pôle Colquais
49:34à Lanterre
49:35qui est à l'origine
49:36un magistrat
49:37qui en plus de faire
49:37son boulot de magistrat
49:38et de gérer son parquet
49:41et bien
49:41a eu l'idée
49:42de proposer ça
49:43à des ministres
49:44qui ont finalement
49:45décidé de mettre en place
49:47ce pôle
49:48donc ça veut dire
49:49qu'il faut des magistrats
49:49comme lui
49:50quand il vous dit
49:51moi j'appelle
49:52les gendarmes
49:53ou les policiers
49:54je leur disais
49:54où est-ce qu'on en est
49:56c'est quelqu'un
49:56qui gère ses dossiers
49:58c'est quelqu'un
49:59qui aime son métier
50:00il y a trop de magistrats
50:02qui n'aiment pas leur métier
50:03ils font ce job
50:04et qui n'ont pas forcément
50:05envie de le faire
50:05et donc
50:07des personnes
50:08qui vont
50:09quand les plaintes
50:11arrivent dans un tribunal
50:12ça arrive au bureau de l'ordre
50:14on appelle ça le BO
50:15les plaintes
50:17elles sont
50:17elles sont réceptionnées
50:18toutes
50:19dans une espèce
50:20de grand réceptacle
50:21on pourrait appeler ça
50:22une espèce de benne
50:23dans laquelle
50:24tout arrive
50:25le bureau d'ordre
50:26donne un numéro
50:27à chaque procédure
50:292026
50:30on est au mois de mai
50:3105
50:3222 400
50:33voilà
50:34vous savez ça
50:35mettre parfaitement
50:36et puis à partir de là
50:37il faut faire du tri
50:38tri sélectif dans la benne
50:40donc
50:41les priorités de l'état
50:42c'est
50:43le narcotrafic
50:44les violences intrafamiliales
50:47les violences faites aux enfants
50:48c'était pas tout à fait ça
50:50c'est même pas du tout ça
50:51mais bon
50:52il y a un service administratif
50:54il y a quoi encore ?
50:55comme priorité ?
50:56oui
50:57écoutez
50:57il y a un parquet cyber
50:59qui est en train de se faire
51:00sous la direction
51:01de Johanna Brous
51:02et vous savez
51:03la directrice du syndicat
51:04de magistrature
51:05le disait tout à l'heure
51:07les violences faites aux enfants
51:09la protection des enfants
51:11c'était pas
51:11un domaine
51:12qui était privilégié
51:14par l'autorité judiciaire
51:15aussi par faute de moyens
51:16et donc les magistrats
51:18demandaient pas forcément
51:19à être nommés
51:20à cet endroit là
51:21parce qu'ils connaissaient
51:22les conditions
51:23de réalisation des enquêtes
51:24et que c'était difficile
51:25émettre à l'issue
51:26de ce tri sélectif
51:27et bien on distribue
51:28les affaires
51:29en fonction
51:30et bien de
51:33comment dire
51:33de la volonté
51:35que va imposer
51:36le chef
51:37du parquet
51:38et qui va dire
51:39ça je veux qu'on traite
51:40ça je veux qu'on me dise
51:41où on en est
51:42ce genre de dossier
51:43c'est important pour nous
51:44mais tous les procureurs
51:46ne sont pas Jacques Dalest
51:47et on a beaucoup glosé
51:48aussi sur le fait
51:48que cette enquête
51:49a été faite
51:49par la brigade territoriale
51:50qui gère un peu tout
51:52les chiens écrasés
51:52et pas par une section
51:53de recherche
51:53est-ce que là
51:54ça avait une importance
51:55ou pas ?
51:55bien sûr
51:55mauvaise désignation
51:56du service
51:57on demande
51:57une petite brigade
51:59une BT
52:00une brigade territoriale
52:01de gendarmerie
52:02qui gère aussi
52:03les accidents de la route
52:04par exemple
52:05c'est ça ?
52:05qui fait de la police route
52:08qui fait des outrages
52:09c'est une brigade
52:11de village
52:12donc tout le monde
52:12qui fait beaucoup
52:13de police route
52:14on leur reproche
52:14d'ailleurs tous
52:15d'être sur le bord
52:16des routes
52:16plutôt qu'à faire de la PJ
52:18c'est peut-être pas faux
52:18d'ailleurs
52:19c'est peut-être pas faux
52:20parce que vous voyez
52:20les gendarmes
52:21à 7h du matin
52:21à midi à 18h
52:23dans le même village
52:24à des endroits différents
52:25qui essaient d'attraper
52:26des gens qui ont picolé
52:27il y en a plein
52:28ou qui ont fumé des produits
52:29ou pris des produits stupéfiants
52:30il y en a plein
52:31mais les mêmes gendarmes
52:32on pourrait leur dire aussi
52:33et les gars
52:33il y en a moins sur la route
52:35puis il y en a un peu plus
52:36qui vont faire de la PJ
52:37ça se passe pas tout le temps
52:38comme ça
52:39pardon Galest
52:41je ne suis pas tout à fait
52:42d'accord avec vous
52:43monsieur Rizet
52:44parce que bon
52:45la gendarmerie
52:47le gendarme fait bien
52:48son boulot
52:48mais c'est une multifonction
52:53on a de la police route
52:54on a du service administratif
52:56on a des enquêtes
52:57il y a des petites brigades
52:58c'est certain
52:59je suis tout à fait d'accord
53:00qu'ils n'ont pas assez de
53:02Philippe l'enquête
53:03n'a pas été confiée
53:03à la bonne brigade
53:04je cite
53:04ah je suis d'accord
53:06déjà à la base
53:08à la base
53:08il aurait fallu dire
53:09on met au minimum
53:11une BR
53:11voire une SR
53:13parce que justement
53:14brigade de recherche
53:15et section de recherche
53:16oui pardon
53:16brigade de recherche
53:17et section de recherche
53:18et donc à ce moment-là
53:20oui mais ça c'est
53:20d'une part
53:21le procureur
53:22qui aurait dû
53:23un petit peu
53:23insister là-dessus
53:24et il y a aussi
53:25le commandant de compagnie
53:26qui reçoit lui
53:27les courriers
53:28il aurait dû dire
53:29attendez
53:29on est une brigade
53:30bon il y a des OPJ
53:31évidemment qui sont compétents
53:32mais peut-être que
53:33ça dépassait un petit peu
53:34et en plus
53:35c'était pas tout à fait
53:36dans le même secteur
53:37donc ça aurait dû
53:38être organisé comme ça
53:39mais bon
53:40elle est revenue
53:41sur la table
53:43avec le choix transmis
53:44du CB
53:45bon ben voilà
53:46le commandant de brigade
53:47le commandant de brigade
53:47pardon
53:48là on est dans la gendarmerie
53:50donc évidemment
53:51que ça peut
53:53des fois partir
53:54un petit peu
53:55en crabe
53:55Arnaud Gallet
53:57on explique
53:58qu'il y a eu
53:58énormément de failles
53:59dans ce dossier
54:00des ratés
54:01des plaintes
54:02qui n'ont pas été
54:02traitées
54:03est-ce que
54:04ce drame
54:05aurait pu
54:06selon vous
54:07être évité
54:08et est-ce que
54:09vous espérez
54:10que cette affaire
54:10puisse être
54:12un électrochoc
54:13on voit que
54:14le Premier ministre
54:15ce matin a réuni
54:16le ministre de l'Intérieur
54:17le ministre de la Justice
54:18on voit que la chancellerie
54:19a convoqué
54:20les procureurs
54:20lundi
54:21est-ce que vous espérez
54:22à moins d'un an
54:22d'élection présidentielle
54:23que ce soit un électrochoc
54:25vous savez
54:26on espérait
54:26après ça fait très longtemps
54:27je ne crois plus au Père Noël
54:28réellement
54:29ça fait combien de temps
54:29finalement
54:30que nous militants
54:31sur le terrain
54:31nous alertons
54:32en fait sur ces situations
54:33ça fait combien de temps
54:34en réalité
54:35qu'il y a des drames
54:35comme ceux-là
54:36des crimes
54:37qui sont faits
54:38qui peuvent
54:38effectivement être évités
54:40puisque finalement
54:40je vais vous dire
54:41c'est assez simple
54:41finalement en France
54:43on n'a aucune obligation
54:44de résultat
54:44au niveau des enfants
54:45vous voyez
54:45moi je suis désolé
54:46Argentan
54:47je suis entièrement d'accord
54:48il peut y avoir
54:49des morts
54:49il peut y avoir des crimes
54:50ça je suis entièrement d'accord
54:51on peut le dire
54:52surtout sur plein de choses
54:53mais là en réalité
54:54c'est de se dire
54:55quelle exigence
54:55est-ce qu'on se fixe
54:56nous société
54:58tout simplement
54:58pour que les enfants
55:01grandissent paisiblement
55:01tout simplement
55:02et là on voit bien
55:03qu'il y avait quand même
55:04quelques petits voyants rouges
55:05on le voit dans le périscolaire
55:07quand on
55:08je veux dire
55:08à tous les niveaux
55:09là par exemple
55:10est-ce que ça peut être évité
55:12est-ce que c'est normal
55:13par exemple
55:13que cette petite sorte à 15h
55:15alors qu'elle devait sortir
55:16à 17h
55:17et que ce n'est pas ses parents
55:18en fait qui donnent l'autorisation
55:19est-ce que c'est normal
55:20c'est une question
55:20quand même qui est posée
55:21je ne suis pas sûr
55:22je ne suis pas dans l'enquête
55:23mais on verra effectivement
55:24ce que dit l'enquête
55:25il y a plein de dysfonctionnements
55:26dans le périscolaire
55:27est-ce que c'est normal
55:27que dans le 10ème arrondissement
55:29vous ayez un animateur
55:30qui soit suspendu
55:32et qui soit réembauché
55:33dans le 11ème
55:33ah bah non
55:34c'est pas normal
55:36et moi je suis désolé
55:37je trouve que systématiquement
55:38on est sur quelque chose
55:39où on a l'impression
55:39que ce sont des faits divers
55:41ce ne sont pas des faits divers
55:42on ne considère pas les enfants
55:44moi je le dis de cette manière là
55:45on ne considère pas les enfants
55:47en France
55:47comme des sujets de droit
55:48on l'a dit au niveau
55:49de la commission indépendante
55:51sur l'inceste et les violences sexuelles
55:52faites aux enfants
55:53le défenseur des enfants le rappelle
55:54la défenseur des droits
55:55le rappelle également
55:56et c'est ça en fait le sujet
55:57donc ça veut dire que
55:58on ne le dit pas suffisamment
56:00parce que là ça se passe
56:01effectivement avec quelqu'un
56:02qui est quand même
56:03dans l'environnement familial
56:0480% de ces violences
56:06sont au sein de la famille
56:06dans ce pays
56:07vous avez un enfant qui meurt
56:08tous les 5 jours
56:09sous les coups de ses parents
56:10etc.
56:10on n'arrête pas de le dire
56:12et on a l'impression
56:13qu'il n'y a rien qui se passe
56:13et nous on passe pour des excités
56:15et aujourd'hui
56:16Arnaud Galet
56:16qui se bat depuis des années
56:18on sait plus souvent
56:19très vite pour répondre
56:20à votre question
56:21vous dites que ça peut avoir
56:22une incidence sur la campagne
56:24présidentielle
56:24et bien l'affaire
56:25la prise de conscience
56:26en tout cas
56:27Liana voilà
56:28et bien c'est peut-être
56:29le départ de la campagne
56:30présidentielle
56:32allez dans un instant
56:33vous allez retrouver
56:33votre doc ligne rouge
56:35sur la mort de Liana
56:36du drame au scandale d'état
56:38mais Jacques Dallès
56:38une dernière question
56:39est-ce que la mort
56:40de la petite Liana
56:41aurait pu être évité
56:42selon vous ?
56:44je pense que
56:45compte tenu de l'enchaînement
56:47des circonstances
56:48on aurait pu interpeller
56:50la mise en examen
56:52avant
56:54maintenant c'est facile
56:55de refaire l'histoire
56:56après coup
56:57bien sûr
56:57mais on avait tous les ingrédients
56:58pour pouvoir agir
57:00je pense
57:00beaucoup plus tôt
57:01il y aura des sanctions
57:03dit le garde des Sceaux
57:04il y a des têtes ce soir
57:05qui doivent tomber
57:05selon vous ?
57:07non moi
57:07j'ai pas d'avis là-dessus
57:09et puis j'ai pas
57:09à donner mon sentiment
57:11je crois qu'on verra
57:12ce qu'on dira à l'inspection
57:13si ensuite
57:13les défaillances
57:14d'ordre disciplinaire
57:16peuvent être soulevées
57:17ça ce sera l'appréciation
57:18du garde des Sceaux
57:19s'agissant des parquets
57:20et du conseil supérieur
57:21de la magistrature
57:22voilà
57:22après
57:25rappelons quand même
57:25les contraintes
57:26qui paient lourdes
57:27qui paient sur les procureurs
57:28aujourd'hui
57:29moi je me mets à leur place
57:30on peut commettre des erreurs
57:32et peut-être que ce sera
57:33porteur d'évolution positive
57:35pour l'institution
57:36dans son ensemble
57:36et c'est notre service
57:37police-justice
57:38qui nous disait
57:38que cette procureure
57:39Doche
57:39avait aussi subissé
57:40du harcèlement
57:41des menaces de mort
57:42notamment sur les réseaux sociaux
57:44est-ce que vous vous dites
57:45il doit y avoir des sanctions
57:47vous attendez
57:47il faut qu'il y ait
57:48c'est trop facile
57:49en fait de s'en prendre
57:51à une procureure
57:52qui est surchargée
57:54saturée
57:54vraiment c'est de la saturation
57:56de la justice
57:56c'est pas la lenteur
57:57je le répète
57:59c'est un problème systémique
58:00d'abord
58:01il faut changer le système
58:01ce qu'on peut quand même rappeler
58:02c'est que la France
58:03a été condamnée
58:03quand même à plusieurs reprises
58:04pour des questions
58:05de victimisation secondaire
58:06c'est que les procédures
58:07sont extrêmement longues
58:08je vais vous donner
58:08un seul exemple
58:09je suis désolé
58:10le mien
58:10moi ça fait 8 ans
58:12que j'ai déposé plainte
58:13ça fait 8 ans
58:14que c'est toujours en cours
58:15ça fait 8 ans
58:15qu'il se passe quasiment rien
58:16c'est ça la réelle
58:17et ça veut dire quoi ?
58:18ça veut dire qu'en fait
58:19c'est une peine supplémentaire
58:20pour les victimes
58:20alors à la limite
58:21on se dit bon c'est pas grave
58:22les victimes
58:22de toute façon
58:22on les considère pas beaucoup
58:24c'est pas grave
58:24je suis désolé de dire comme ça
58:25mais c'est pas ça
58:26c'est que pendant ce temps là
58:26vous avez potentiellement
58:28pendant 8 ans
58:28des agresseurs
58:29qui sont en liberté
58:29et qui peuvent tranquillement
58:31récidiver
58:31et à qui on renvoie
58:32aucun message
58:33même pas l'interdit
58:34c'est ça le sujet
58:35donc ça veut dire quoi ?
58:36ça veut dire qu'on peut autant
58:38comment dire
58:39venir sur les plateaux
58:40parler etc
58:41il se passe absolument rien
58:42et là il y a une responsabilité
58:43du garde des Sceaux
58:44elle est évidente
58:45du ministre de l'Intérieur également
58:46cette affaire sera peut-être
58:47effectivement
58:47peut-être l'un électrochoc
58:48et le début en tout cas
58:49de quelque chose
58:50une certitude ce soir
58:51le corps découvert hier
58:52dans un silo abandonné
58:53du GER
58:54c'est bien celui
58:55de Liana
58:5611 ans
58:56les causes de sa mort
58:57restent encore inconnus
58:59à l'heure où nous parlons
59:00d'autres expertises
59:01pourraient permettre
59:01d'en savoir davantage
59:02et peut-être
59:03de préciser le rôle
59:04du suspect numéro 1
59:05toujours ce soir
59:07placé en détention
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