00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:04Il est 8h10, soyez libre avec vous Françoise Degoy ce matin, bonjour.
00:08Bonjour, bon chère Patrick.
00:09Bon, donc on va voir ce tableau complet de la présidentielle avec 35 personnalités testées
00:16par Frédéric Dhabi de l'IFOP avec Fiducial et Sud Radio et Le Figaro, c'est assez intéressant.
00:22Évidemment, dans ce tableau, il y a Jean-Luc Mélenchon qui lui, sans surprise, est entré dans l'arène hier
00:30soir
00:31dans ce paysage que vous dites totalement éclaté.
00:34Ah bah oui, plus vérisé, vous l'avez dit vous-même, à 35 candidats, imaginez un petit peu.
00:38Ah bah 35, non, pas 35, possibles.
00:42Jean-Luc Mélenchon, c'est une sorte de monument historique de la politique française, vous voyez,
00:46c'est comme les feuilles tombent en automne, il est candidat à la présidentielle pour la quatrième fois
00:50après un suspense insoutenable, Patrick Descadre, allait-il le désigner avec l'étoile montante de Bali Bagayoko ?
00:57Évidemment, non, aucun suspense.
00:59Et on a vu le retour éternel du Mélenchon qu'on connaît bien, Patrick, en mode présidentiel.
01:05Il était souriant hier sur TF1, il n'a pas du tout été agressif, il était très aimable avec Anne
01:10-Claire Couset,
01:11il était très joli dans son petit costume avec sa jolie cravate et ce petit ton paternaliste.
01:16Il est toujours assez élégant.
01:18Oui, il est élégant, mais vous savez, il a toujours sa veste Mao qui est quand même assez chic,
01:23mais là, là, c'était costume cravate, on a annoncé la présidentielle,
01:27ce petit ton paternaliste qui a beaucoup fonctionné en 2022,
01:30et pourtant, pourtant, il a coulé beaucoup d'eau sous les pans,
01:32et Jean-Luc Mélenchon, qui parle à juste titre d'ailleurs de la magie d'une présidentielle,
01:37reste persuadé qu'il va embarquer le vote utile à gauche
01:40et que le barrage républicain, qu'il espère incarner face au RN,
01:44effacera tout, toutes ces saillies, toutes ces dérives antisémites,
01:48toute la violence et le sectarisme aussi, on peut le dire,
01:50que portent les Insoumis dans le débat public depuis le secte octobre 2023,
01:54tout ce qui en fait le nouveau diable de la République.
01:56En fait, comme on le voit dans le sondage, c'est probablement une des personnalités les plus rejetées.
02:01Oui, dans le sondage, 16% des Français seulement veulent qu'il soit candidat.
02:07Gagner une présidentielle avec Gaza comme slogan
02:09et la nouvelle France en bandoulière, c'est un peu maigre.
02:11Oui, mais c'est le plus organisé, Jean-Luc Mélenchon, quand même,
02:15dans une gauche qui est éparpillée façon pulse.
02:19Elle est complètement pulverisée.
02:21C'est vrai que ce sondage de Frédéric Dhabi nous montre un paysage complètement éclaté.
02:26C'est assez terrible.
02:27Par exemple, pas un seul candidat de gauche ne dépasse les 30% d'envie qu'il soit candidat
02:31de l'ensemble des votes des Français.
02:33Raphaël Glucksmann surnage à 26%,
02:35mais dans un mouchoir de poche avec François Ruffin, François Hollande ou Fabien Roussel.
02:39Dans ces conditions, que voulez-vous ?
02:41On ne voit pas comment la gauche hors Mélenchon peut se départager, à part avec une primaire.
02:45Personne n'a fait le trou de façon irrésistible dans les sondages.
02:48Si Raphaël Glucksmann domine, c'est d'un ou deux points.
02:51Mais aucun, ni Mélenchon, ni Hollande, ni Glucksmann, ni Ruffin,
02:55ne gagne au second tour, il faut le dire, face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
03:00qui crèvent le plafond dans ce sondage IFOP.
03:03Eh bien, Jordan Bardella, 44% des Français ont un souhait de candidature à la présidentielle,
03:0839% pour Marine Le Pen.
03:11La gauche, elle est bloquée dans son concours d'ambition,
03:13et de vieille lune, totalement bloquée.
03:16Oui, c'est ça.
03:17À droite, dans le bloc central, alors, il y a un candidat qui se détache tout de même.
03:21C'est un peu mieux, parce qu'Edouard Philim, même si on le voit dans ce baromène,
03:24se fait grignoter par Gabriel Attal, il est quand même, il domine quand même.
03:28Et il y a aussi Bruno Retailleau qui prend trois points,
03:31ce qui est beaucoup quand même dans la période.
03:33Là encore, il y a trop de chefs, Patrick, et pas assez d'Indiens.
03:36Et surtout, pourquoi faire face à un RN qui domine de la tête et les épaules ?
03:40Vous parliez tout à l'heure, en ouverture de l'émission, je vous écoutais avec attention,
03:43vous parliez des discours caricaturaux, contre Total, par exemple, ou bien pour taxer les riches.
03:49Vous avez raison, ça ne fait pas une politique, une vision, pas plus que ne fait une vision.
03:54Les vieilles lunes...
03:55Parfois, ça fait gagner.
03:56Oui, mais les vieilles lunes...
03:57François Hollande avait dit, mon ennemi, c'est la finance.
03:59Mon adversaire, c'est l'advérance.
04:00Oui, d'accord.
04:01Mais écoutez, ça, c'était parce qu'il fallait se débarrasser, Nicolas Sarkozy.
04:042027, c'est quand même beaucoup plus compliqué, parce qu'on a un président qui s'en va.
04:07À droite, c'est pareil, c'est les vieilles lunes, l'immigration, la sécurité,
04:11ça n'a jamais marché depuis Nicolas Sarkozy.
04:14Il va falloir trouver autre chose.
04:15Et ce matin, en fait, Patrick, le tableau est assez simple.
04:18Vous avez deux camps qui sont prêts, archi-prêts, parfaitement huilés, LFI et le RN.
04:24Et puis, vous avez la droite et la gauche qui fonderont dans l'eau jusqu'en octobre,
04:29parce qu'a priori, ça va se décompter quand même.
04:30On verra en détail, en fait, tout à l'heure, parce que c'est assez intéressant
04:34de voir ce que vous pensez, par exemple, je ne sais pas, de Dominique de Villepin,
04:38de Bernard Cazeneuve, qui se sont prononcés, David Lissnard,
04:43Michel-Edouard Leclerc, qui est cité aussi dans certains sondages,
04:46Patrick Sébastien, qui apparaît en fait dedans, alors qu'il n'a pas dit qu'il est...
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