- il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du 04 juin 2026
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00:0320h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:08Bonsoir et bienvenue sur France Info à la une.
00:11Ce soir c'est donc l'information de cette soirée.
00:13Le corps d'un enfant portant les mêmes vêtements que l'IANA retrouvait aujourd'hui près de chez elle dans
00:17le Gers.
00:18Une autopsie doit être pratiquée dans les prochaines heures.
00:21Comment se fait-il que le principal suspect pourtant impliqué dans de précédentes affaires était toujours en liberté ?
00:26Le ministre de la Justice se dit terrifié par les dysfonctionnements de la chaîne judiciaire Gérald Darmanin
00:31attendu demain matin à Matignon pour une réunion avec le Premier ministre.
00:35Dont s'est informé également l'évolution de la situation au Moyen-Orient.
00:38Le guide suprême iranien estime que les Américains ont perdu la guerre.
00:42Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ?
00:45La trêve entre Israël et le Liban reconduite-elle hier soir est déjà largement bafouée.
00:50Et puis face aux incendies de feux de forêt c'est bientôt l'été.
00:53Quels moyens en France ? Des canadaires, deux précisément, ou des canadaires supplémentaires sont prévus.
00:58Est-ce suffisant ? La prévention est-elle aussi à la hauteur ? On en débat.
01:01En fin d'émission, nos informés ce soir, Sandra Buisson.
01:05Bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:06Merci d'être avec nous, grand reporter au point spécialiste des questions de police.
01:11Bonsoir Estelle Martin.
01:12Bonsoir Victor.
01:13Présentatrice de l'émission 64 minutes week-end sur TV5 Mondes.
01:17Alexandra Saviana, bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:19Grand reporter à l'Express.
01:21Et bonsoir Benjamin-Louis.
01:22Bonsoir Victor Mathais.
01:23Correspondant en France pour la RTS, la radio télévision suisse.
01:28La découverte a été faite cet après-midi un peu avant 14h.
01:32Celle d'un corps dont tout laisse à penser qu'il s'agit de celui de Liana.
01:36Cette collégienne de 11 ans disparue il y a 6 jours maintenant dans le Gers.
01:39Margot Steve, service police-justice de France Info.
01:43Le procureur d'Agin communique ce soir assez brièvement.
01:45Tout semble donc indiquer désormais qu'il s'agit bien de Liana.
01:48Oui, il parle du corps d'un enfant qui, selon le procureur, est porteur de vêtements similaires à ceux de
01:55Liana au moment de sa disparition.
01:57Formulation prudente donc, même s'il reste désormais peu de doute sur le fait que ce corps soit celui de
02:02la collégienne.
02:03Selon nos informations, les gendarmes l'ont découvert un peu avant 14h dans le silo à grains d'une usine
02:09agricole sur la commune de Puy-Casquier,
02:11à une quinzaine de kilomètres de Florence, là où Liana a été vue pour la dernière fois vendredi dans la
02:17voiture du principal suspect, Jérôme Barrella.
02:20D'après le procureur, la zone a été bouclée et une autopsie va être pratiquée dans les prochaines heures.
02:25D'abord pour identifier formellement le corps, ensuite pour déterminer les causes du décès.
02:30Chercher aussi, sans doute, d'éventuelles traces ADN du principal suspect, ce père de famille de 41 ans qui était
02:37déjà mis en cause,
02:38bien avant la disparition de Liana, dans pas moins de 5 dossiers concernant des mineurs, sans jamais être poursuivi par
02:44la justice.
02:45Margot Steve, service police-justice de France Info.
02:47Nous allons bien sûr revenir sur ce point précis et les dysfonctionnements de l'enquête.
02:51D'abord, Sandra Buisson, un corps retrouvé, donc celui d'un enfant, une autopsie qui va être pratiquée dans les
02:57prochaines heures.
02:57L'examen médico-légal doit permettre quoi ?
03:01À la fois d'identifier formellement l'identité de la victime et d'en savoir plus sur les circonstances de
03:05sa mort ?
03:06Effectivement, identifier formellement cette petite victime qui semble être effectivement Liana,
03:11puisqu'il y a ses vêtements et puis ce corps qui est donc vraisemblablement là depuis quelques jours.
03:18On saura vraisemblablement avec cette autopsie à quel moment elle est décédée, de quelle manière elle est décédée.
03:24Et si, au vu du profil du suspect principal, si elle a subi des abus sexuels.
03:30C'est quelque chose que, par exemple, dans une autre affaire qui retentit un peu à notre esprit,
03:37l'affaire Lelandais avec Maëlys, c'est ce qu'on n'a jamais pu savoir,
03:40puisque Maëlys avait été retrouvée bien trop tard après son décès.
03:44Et donc, l'autopsie n'avait pas permis de déterminer si le Lelandais en avait abusé.
03:50Ce qui veut dire que c'est important pour l'enquête d'avoir retrouvé le corps rapidement ?
03:53Effectivement, parce que la qualification va changer.
03:56S'il est suspecté, s'il est démontré qu'il a quelque chose à voir avec sa mort,
04:01et qu'il y a aussi le crime de viol, effectivement, la peine encourue n'est pas la même.
04:07Donc, tous ces éléments sont effectivement primordiaux avec cette autopsie.
04:11Une réaction à présent, celle du maire de Florence, ce village de 6 000 habitants,
04:18où habite, bien sûr, la famille de Liana.
04:21On écoute Grégory Bobateau, qui vient de s'exprimer il y a quelques instants.
04:24C'est le cœur lourd que je m'adresse à vous, ce soir.
04:27À mon nom, au nom du maire de Florence, mais aussi au nom des 43 communes,
04:33de la communauté de communes de la Lourdes-Gersoises,
04:35au nom d'une centaine de maires du Gers, qui nous ont apporté tout leur soutien dès ce matin.
04:40Ce soir, au vu des informations de cette fin de journée, nous en appelons avant tout à la dignité.
04:49La dignité de tous, en respectant l'attente de la famille et l'attente des informations à venir du parquet
04:59d'Agin demain.
05:01Nous sommes tous unis dans cette épreuve.
05:05Nous le resterons jusqu'au bout.
05:08Nous avons simplement ce soir une pensée pour toutes les familles de victimes.
05:13Et une pensée particulière et grave, ce soir, pour la famille de Liana.
05:20Je vous remercie.
05:21Voilà le maire de Florence, Grégory Bobateau, qui vient de s'exprimer il y a quelques instants à peine.
05:28Estelle Martin, l'émotion, on l'entend, les mots lourds du maire de Florence,
05:32qui rappelle à quel point c'est une épreuve pour toute cette commune aussi.
05:35On a entendu ces derniers jours dans les reportages, notamment sur France Info,
05:38effectivement tous ses habitants dire à quel point c'était difficile.
05:40Oui, ils ne comprenaient pas ce qui était en train de se passer.
05:42C'est une commune qui a l'air assez calme.
05:44Et c'est vrai que là, c'est la foudre qui s'abat avec cette petite fille.
05:47Donc, peut-être que c'est son corps qui a été retrouvé.
05:49Moi, je pense à ses parents, parce que ne pas savoir ce qui s'est passé,
05:53je pense que c'est le pire du pire.
05:55On a suivi, moi j'ai été chroniqueuse judiciaire il y a bien longtemps,
05:58mais Estelle Mouzin, par exemple, dont les parents ne savent toujours pas ce qui s'est passé.
06:03Et là, on se met à la place de ses parents.
06:04Mais quel enfer, l'inquiétude depuis plus de six jours.
06:09Malheureusement, je pense que les sports devaient s'amenuiser.
06:11Mais au moins, pour l'enquête, c'est sûr que c'est important.
06:14Mais pour eux, pour qu'ils fassent leur deuil, ça l'est d'autant plus.
06:16On parlait de l'enquête, Sandra Buisson.
06:18Est-ce que la découverte du corps de cet enfant est de nature, par exemple,
06:22à pouvoir faire parler le suspect qui est jusque-là, Mouzin ?
06:24Alors, ça peut aider, puisque au-delà de l'autopsie,
06:28il va y avoir un examen de ses vêtements, des traces qu'elle peut avoir sous les ongles.
06:32Si jamais il y a eu une agression physique et qu'elle s'est défendue,
06:36il y a peut-être l'ADN du suspect sous les ongles.
06:39Et effectivement, si les enquêteurs ont un indice de cette nature à mettre sous le nez du suspect,
06:44effectivement, ça peut le forcer à se dévoiler et à avouer s'il est coupable des faits en cause.
06:52Nord-Alain-Landais, par exemple, avait été un peu amené à baisser pavillon
06:56avec la trace de sang qui avait été trouvée
06:58après que les gendarmes aient désaussé complètement la voiture
07:01dans laquelle il avait transporté le corps de Maïlis.
07:03Alors, avant même la découverte du corps de cet enfant aujourd'hui,
07:06une question a pris de l'ampleur ces derniers jours,
07:09celle du suivi judiciaire du principal suspect,
07:11le père de la meilleure amie de Liana, un homme de 41 ans,
07:15placé désormais en détention, mis en examen également pour enlèvement et séquestration.
07:19Il est en effet visé par au moins cinq procédures
07:22concernant des violences sexuelles sur des mineurs avant la disparition de Liana,
07:26dont une plainte pour viol sur mineurs déposée l'été dernier,
07:28pour laquelle le suspect n'a pas été entendu.
07:30Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, en déplacement à Bézier aujourd'hui,
07:34s'est exprimé sur les dysfonctionnements de l'enquête.
07:37On l'écoute.
07:38Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement
07:41qui, je crois, est révélateur, je l'ai dit devant la commission d'enquête parlementaire,
07:44de notre mauvaise organisation et sans doute au ministère de la Justice comme ailleurs,
07:48du fait que nous ne prenons pas au sérieux la parole de l'enfant.
07:51Le ministre de la Justice, Benjamin Louis,
07:53qui se dit lui-même terrifié par les dysfonctionnements du judiciaire.
07:57Je sens que ça va en énerver plus d'un,
08:00parce que, donc voilà, c'est un fait divers terrible,
08:02mais ça va aussi devenir un fait politique.
08:04On est évidemment en perte de pré-campagne présidentielle,
08:07ça va devenir un fait de société.
08:11Se dire terrifié ce soir, quand on est le garde des Sceaux,
08:15c'est feindre un peu de découvrir, au fond,
08:18ce que l'on est censé quand même connaître
08:20depuis son entrée en fonction,
08:24depuis qu'il est le garde des Sceaux.
08:27J'avoue que le terme choisi est franchement maladroit.
08:31On fait une recherche assez simple,
08:33bêtement sur Google,
08:34on tape Justice Gers,
08:37et on tombe sur un article
08:38du 31 mars 2025.
08:42Je vous lis le titre.
08:43Il y a plus d'un an.
08:44Sans moyen, on fait semblant que tout va bien
08:46à Auch, le naufrage silencieux de la justice française.
08:49Ce n'est pas un média d'opinion,
08:50c'est la dépêche qui écrit ça.
08:52Donc dire ce soir, quand on est le garde des Sceaux,
08:54qu'on est terrifié,
08:57voilà, moi je ne rentre pas dans la politique,
08:58je suis journaliste,
08:59mais je pense que ses adversaires politiques
09:00vont peut-être lui rappeler
09:01qu'effectivement, il faudrait un peu plus
09:03se pencher sur les dysfonctionnements
09:05de la justice française,
09:06et un peu moins sur les conseils
09:08à distiller aux uns et aux autres candidats
09:11à la présidentielle.
09:12Alexandra Saviana, sur cette sortie
09:13de Gérald Darmanin ?
09:15En fait, effectivement,
09:16c'est assez surprenant.
09:18Ça fait plusieurs mois
09:19qu'il est ministre de la Justice.
09:21Auparavant, il était ministre de l'Intérieur.
09:24Emmanuel Macron est au pouvoir
09:26depuis deux mandats.
09:28On se doute bien qu'ils ont quand même
09:29un minimum une idée de l'État
09:32dans lequel est la justice française.
09:33Sinon, c'est quand même un peu inquiétant.
09:35Et pour vous donner un peu de chiffres,
09:38en fait, il suffit encore une fois
09:39de chercher dans les rapports
09:40et dans les articles
09:41qui sont disponibles sur Google.
09:43À Nantes, on a 500 dossiers
09:45en attente concernant les affaires
09:47sur mineurs.
09:48On a, à Paris, un délai moyen
09:49entre le début de l'investigation
09:51et la garde à vue d'un agresseur
09:52qui est d'un an à un an et demi.
09:54On a vraiment des chiffres
09:55qui s'égrènent un peu partout en France,
09:57qui témoignent du manque de moyens
10:00financiers, de personnel,
10:02d'équipement aussi, de la justice.
10:04Et feindre de le découvrir aujourd'hui,
10:06c'est quand même assez surprenant.
10:07Un magistrat, disait Sandra Buisson,
10:09il ne suffit pas de mettre les dossiers
10:11en haut de la pile,
10:12il faut regarder la hauteur de la pile aussi.
10:14Oui, et alors, il y a un engorgement
10:16du côté des parquetiers.
10:18Moi, c'est ce que me disait hier un magistrat.
10:20Du côté aussi des enquêteurs,
10:22que ce soit police ou gendarmerie.
10:23En police, il y a eu un mouvement syndical
10:26il y a quelques semaines,
10:27du syndicat Unité,
10:28qui déplorait 3 millions de procédures
10:30en souffrance.
10:313 millions de procédures en attente
10:33et 40% des dossiers
10:34qui avaient plus de 2 ans.
10:35Je lisais encore, il y a quelques instants,
10:37une avocate qui disait
10:39que sa cliente,
10:41alors c'était une femme adulte,
10:42a porté plainte pour viol en septembre 2021.
10:45Le mis en cause vient d'être entendu en 2026.
10:48Donc effectivement,
10:49on demande aussi
10:51aux policiers, aux gendarmes
10:52de prioriser,
10:53mais on leur dit de prioriser
10:55les violences conjugales,
10:56les violences sexuelles sur les enfants,
10:57le narcotrafic,
10:58les consommateurs de drogue.
10:59Donc ça fait
11:00une multitude de priorités
11:02et effectivement,
11:03ils n'ont pas plus de moyens
11:04que ce soit d'un côté,
11:06côté enquêteur,
11:07et de l'autre côté,
11:08côté magistrat.
11:08Côté enquêteur,
11:09des fois, il y a des enquêteurs
11:10qui ont 300 dossiers
11:12en portefeuille.
11:12Il veut dire que
11:13quand Gérald Darmanin
11:14se dit terrifié,
11:15comment est-ce que vous le recevez,
11:16vous, Sandra Buisson ?
11:20Ça veut dire
11:20qu'il a mis du temps à réaliser
11:22s'il est seulement terrifié aujourd'hui.
11:24Mais je pense que
11:24c'est le terme
11:25qu'il a voulu utiliser
11:27peut-être pour accentuer
11:28ce dont il parle
11:29depuis quelques semaines,
11:30c'est-à-dire l'engorgement
11:32des tribunaux
11:33pour ce qui concerne
11:35l'audiencement.
11:35On sait qu'il a été
11:36beaucoup à la manœuvre là-dessus
11:37parce qu'on est en difficulté
11:40maintenant pour juger les gens
11:41dans le temps légal
11:42de détention.
11:43Là, effectivement,
11:44le problème se pose en amont
11:45et il devait le connaître
11:46aussi côté intérieur
11:47puisque les gendarmes
11:48et les policiers
11:49en ont bien connaissance aussi.
11:50Gérald Darmanin
11:51qui sera reçu
11:52demain matin à Matignon
11:53avec le ministre de l'Intérieur
11:55Laurent Nouniez
11:56reçu par le Premier ministre
11:58Sébastien Lecornu.
11:59On le disait,
12:00Estelle Martin,
12:00l'affaire est désormais
12:01remontée au plus haut sommet
12:02de l'État.
12:02Oui, au plus haut sommet
12:03de l'État,
12:03mais après,
12:04est-ce que ce n'est pas juste
12:05un effet de communication ?
12:07C'est-à-dire dire
12:08oui, on a conscience
12:09que ce qui se passe
12:10est grave,
12:11mais est-ce que ça va changer
12:12au niveau des chiffres ?
12:14Vous l'avez dit,
12:14moi j'avais discuté
12:15avec une juge d'instruction,
12:16elle m'expliquait,
12:16elle s'occupait
12:17des violences conjugales,
12:18ce qui est quand même
12:18quelque chose aussi
12:19d'extrêmement dur.
12:20Elle avait un quart d'heure,
12:20elle avait un quart d'heure
12:21par dossier,
12:22donc évidemment
12:23qu'elle ne pouvait pas
12:23passer simplement.
12:24C'est prioritaire.
12:25C'est prioritaire.
12:26De toute façon,
12:26tout est prioritaire,
12:26donc elle avait des journées
12:27qui n'en finissaient pas
12:28et là,
12:29il y a tous ces chiffres,
12:29vous allez certainement
12:30les rappeler, Victor,
12:31mais on est vraiment
12:33très mal.
12:34La France,
12:34par rapport à un nombre
12:35de magistrats
12:36pour 100 000 habitants
12:37en 2024,
12:37je vois 11,3 pour la France,
12:3921,9 au niveau européen,
12:41on est un dernier,
12:42on est derrière l'Italie,
12:43on est derrière la Belgique,
12:44derrière l'Allemagne,
12:4524,17,
12:47donc on n'a pas assez
12:48de magistrats.
12:48Donc à un moment,
12:49moi je pense que Gérald Darmanin
12:50il est plutôt attendu là-dessus,
12:51dire voilà,
12:52on n'a pas assez de magistrats,
12:53il faut plus de moyens
12:54pour la justice,
12:55il nous a beaucoup parlé
12:57de narcotrafiquants,
12:58de prisons
12:59qu'il fallait construire,
13:00je l'ai moins entendu
13:01sur la parole des victimes,
13:04sur le fait qu'il fallait
13:05donner plus de fonds
13:08aux associations,
13:08enfin voilà,
13:09à toutes ces associations,
13:11enfin ces structures,
13:12ce ne sont pas des associations
13:12qui permettent aussi
13:13de recueillir la parole
13:14des enfants
13:15parce que c'est compliqué
13:15et moi j'avoue
13:16que je suis assez surprise,
13:17alors je ne suis pas terrifiée
13:19comme lui,
13:19mais je suis assez surprise
13:21qu'on entende,
13:22enfin je pensais
13:23qu'on avait plus d'écoute
13:24par rapport aux victimes
13:25avec l'affaire Pellico,
13:27Bétharab,
13:27je pensais que,
13:28voilà,
13:28les victimes de violences sexuelles
13:30étaient plus écoutées,
13:32mieux accompagnées.
13:33Alors là,
13:33je pense que ce n'est pas
13:33un problème d'écoute
13:34parce que l'enfant
13:36dont la mère a déposé plainte
13:38en août 2025,
13:40l'enfant a été interrogé
13:42dans la semaine
13:43qui a suivi.
13:43C'est le suspect
13:44qui lui n'a pas été convoqué.
13:45Donc il y a quand même eu
13:46des actes d'enquête
13:47qui ont été faits
13:48très rapidement
13:48après le dépôt de plainte.
13:50Elle a subi
13:51l'examen médico-légal,
13:52un examen psychologique.
13:54En revanche,
13:54effectivement,
13:55le suspect dans les affaires criminelles,
13:57on l'entend en tout dernier,
13:58c'est-à-dire une fois
13:59que les enquêteurs
13:59ont rassemblé
14:00le maximum d'éléments
14:01contre lui
14:02pour le forcer
14:03et le pousser
14:04à se dévoiler
14:05et pour avoir
14:05le maximum d'informations.
14:08ce qui est étrange,
14:10mais il va falloir voir
14:11si c'est vrai,
14:11la mère de la petite Rosa,
14:13celle qui a expliqué
14:15que sa fille
14:15avait été victime
14:16et cette affaire,
14:17exactement,
14:18elle dit que les gendarmes
14:20étaient assez durs
14:21avec elle
14:21et qu'ils lui disaient
14:22attention,
14:22si vous continuez comme ça,
14:23c'est du harcèlement,
14:24on ne va pas continuer
14:25à enquêter.
14:25C'est là où je suis surprise.
14:27En fait,
14:27il y a eu plusieurs temps
14:28dans l'enquête.
14:29Tout au début,
14:30effectivement,
14:31les actes ont été effectués,
14:32les actes d'enquête,
14:33les principaux.
14:34En revanche,
14:35après,
14:35entre le moment
14:36où ça passe
14:36du parquet de Toulouse
14:38au parquet d'Auches
14:39à l'automne
14:40et le moment
14:40où ça passe
14:41de la première brigade
14:42territoriale
14:42qui n'est pas spécialisée
14:43dans l'investigation,
14:44qui reçoit la plainte
14:45et qui commence
14:46les premiers éléments
14:46et le moment
14:47où ça passe en janvier
14:48à la brigade de recherche
14:49qui, elle,
14:49est spécialisée vraiment
14:50dans les enquêtes criminelles,
14:53effectivement,
14:53on n'a pas le détail
14:54de ce qui a été fait
14:55et on sait qu'à partir
14:56de janvier,
14:57la procureure avait demandé
14:58plusieurs actes
14:59aux enquêteurs
14:59mais elle n'a pas expliqué
15:00ce qui avait été fait depuis.
15:01Et on va revenir d'ailleurs
15:02sur la transmission
15:02entre les différents tribunaux
15:04et cette question,
15:04les procédures qui sont en place
15:06depuis des années maintenant
15:07sont-elles encore appropriées ?
15:08Je vous propose
15:09d'écouter Aurélien Martigny,
15:10c'est le secrétaire adjoint
15:11de l'Union des magistrats,
15:12il est également vice-procureur
15:13au tribunal de Melun.
15:15On peut aller plus vite,
15:16d'abord,
15:17il y a quelque chose
15:17qui est en train
15:18de se mettre en place
15:18mais qui n'est pas encore
15:19complètement mis en place
15:21dans tous les parquets de France,
15:22c'est la transmission numérisée
15:23des procédures,
15:24ce qu'on appelle
15:25la procédure pénale numérique.
15:27Aujourd'hui,
15:27on a encore beaucoup
15:28de parquets qui fonctionnent
15:29avec du papier.
15:31J'ose espérer
15:32que dans cinq ans
15:33ça sera fini
15:34et puis surtout,
15:35il y a quatre fois moins
15:36de procureurs
15:37en France qu'en Europe.
15:38Il faut,
15:39au-delà de l'émotion,
15:40que les responsables
15:42politiques
15:43prennent la mesure
15:44de l'état
15:44dans lequel se trouve
15:45la justice
15:46et qu'elle n'est plus capable
15:47d'assurer ses missions
15:48de façon efficace.
15:49Il faut rehausser
15:52le niveau de notre justice
15:53pour la mettre
15:54non pas dans une situation idéale
15:56mais au moins au niveau
15:57des autres justices européennes
15:58et des pays
15:59qui nous sont voisins.
16:00Tout ce qu'on vient d'entendre,
16:01Benjamin-Louis,
16:02soulève beaucoup de questions.
16:03Déjà,
16:03on peut être surpris
16:05par effectivement
16:05le fait que les envois
16:07entre différents tribunaux
16:08se font encore
16:09par voie postale,
16:10par papier
16:10et pas de façon numérisée.
16:12On entendait à l'instant,
16:13j'espère que ce sera réglé
16:14dans cinq ans,
16:14ça paraît incroyable.
16:15C'est complètement fou.
16:16Alors vraiment,
16:17quand on se penche
16:18sur cette affaire
16:18et quand on se penche
16:19sur les chiffres
16:20comme on en discutait
16:20avec Estelle
16:21juste avant l'émission,
16:22on tombe de sa chaise.
16:23On tombe de sa chaise
16:25et pourtant,
16:26je viens d'un pays voisin
16:28où la numérisation
16:28n'est pas encore
16:30particulièrement avancée.
16:31Pendant le Covid,
16:31on s'est rendu compte
16:32par exemple
16:33que les hôpitaux cantonaux
16:34suisses
16:35envoyaient leurs chiffres
16:36à l'Office fédéral
16:37de la santé publique
16:38donc au ministère de la santé
16:39par fax.
16:40Mais le Covid,
16:41justement,
16:42la période du Covid
16:42avait beaucoup accéléré
16:43cette numérisation.
16:44La numérisation de la justice
16:45est en route
16:46en Suisse notamment.
16:48Ça devrait être
16:48a priori achevé en 2027.
16:50Là, on se découvre
16:50qu'en France,
16:50ça va prendre encore cinq ans.
16:52On va en parler aussi
16:53tout à l'heure
16:53avec les canadaires
16:54mais il y a un retard
16:55pour un tas de choses
16:56qui ne sont même pas
16:57de la numérisation,
16:58c'est juste de la mise
16:59à niveau basique.
17:00Quand on voit les chiffres,
17:02effectivement,
17:02pour ce qui est
17:03des dépôts de plainte,
17:04je lisais aussi
17:0675% des affaires
17:07en France classées
17:08pour auteurs non identifiés,
17:09la médiane européenne,
17:10c'est 38%.
17:11On se rend compte donc
17:12qu'il y a des communications
17:13entre tribunaux
17:14qui passent encore
17:15par courrier papier,
17:16par pion voyageur.
17:17Parce que les messageries
17:18ne sont pas assez sécurisées.
17:19Voilà,
17:20et que le système,
17:20le logiciel
17:21qui est en place
17:22tombe régulièrement en panne,
17:23c'était justement le cas
17:24à Auch.
17:24Alors il y a aussi peut-être
17:25encore un problème
17:26encore plus fin
17:27dans cette juridiction-là
17:28mais de toute évidence
17:29il y a un problème systémique
17:31il va falloir que ce soit
17:32identifié
17:32et que ce soit remédié.
17:34Mais voilà,
17:35on tombe vraiment de sa chaise
17:36quand on découvre
17:37l'ampleur au fond
17:37de ce retard.
17:39Archaïsme en quelque sorte,
17:40Alexandra Saviana,
17:41l'hanteur de la justice,
17:42on va dire que ça cumule
17:43tous les mots.
17:43Et encore une fois,
17:45manque de moyens.
17:46En fait,
17:46ce qui est assez terrible
17:47dans cette histoire,
17:47c'est qu'on parlait
17:48de priorisation tout à l'heure,
17:49de priorisation des sujets
17:50et il y a priorisation
17:52aussi des urgences.
17:54J'ai l'impression
17:55qu'à chaque fois
17:55qu'on parle d'un sujet,
17:58que ce soit dans la défense,
17:59que ce soit dans la sécurité,
18:00que ce soit pour les retraites,
18:01en fait,
18:02on arrive au même constat,
18:03il y a un manque de moyens
18:04mais l'État
18:06n'en a plus.
18:07Donc aujourd'hui,
18:08comment on fait
18:08pour gérer une urgence
18:10et des priorités
18:11qui s'accumulent,
18:12qui sont toutes plus urgentes
18:13les unes que les autres
18:14alors que les caisses sont vides ?
18:16Et on entendait ce chiffre,
18:17Sandra Buisson,
18:18quatre fois moins
18:19de procureurs en France
18:19que dans les autres pays européens.
18:21Ça paraît aussi assez incroyable.
18:22Oui, oui,
18:22et donc il y a cette surcharge
18:25d'enquête
18:26à répartir
18:27entre les magistrats.
18:29Au niveau des enquêteurs,
18:31vous avez la surcharge aussi
18:32donc effectivement,
18:33au fur et à mesure,
18:34vous comprenez
18:35que certaines procédures
18:36sont mises de côté.
18:37On ne sait pas
18:37si ça a été le cas
18:39avec celle de l'IALA.
18:41En revanche,
18:41ce qui manque là
18:43et que l'investigation
18:44va permettre de donner,
18:45c'est qu'est-ce qui a été fait
18:47depuis le mois de janvier.
18:48Où là,
18:48effectivement,
18:49les consignes étaient claires
18:50de la part du procureur
18:51pour aller réentendre
18:53la maman
18:54de la petite fille
18:56qui a été,
18:57qui dit avoir été violée,
18:59réentendre d'autres témoins
19:00et ensuite,
19:01à la fin,
19:02elle avait demandé
19:03à ce qu'il place
19:04le suspect en garde à vue.
19:05Et ce qui paraît fou aussi,
19:06Estelle Martin,
19:07c'est que de nombreuses associations,
19:09beaucoup de personnes,
19:10demandent finalement
19:10des procédures accélérées
19:12depuis des années,
19:12qu'en 24,
19:1348 heures,
19:13ont pu s'être entendues
19:15et ça ne se fait toujours pas.
19:16Effectivement,
19:17c'est vrai que ça,
19:17c'est assez surprenant.
19:18On a été condamnés
19:19par la Cour européenne
19:21en 2024,
19:21la France,
19:23pour un mauvais suivi
19:24de plaignantes,
19:25de viols,
19:25de jeunes femmes.
19:27Elles étaient mineures,
19:28les trois.
19:29Donc,
19:29il y a un problème
19:30au niveau de la France,
19:31mais je pensais
19:32encore une fois
19:32que ça s'était amélioré
19:35vu qu'il y a eu
19:35quand même
19:36beaucoup d'affaires
19:37qui ont mis en avant
19:39le fait que les enfants
19:40devaient être mieux accompagnés,
19:41que les forces de l'ordre
19:43devaient être aussi accompagnées,
19:44qu'il y a des structures
19:44qui sont dans des hôpitaux
19:46aussi pour écouter.
19:47Et j'ai même découvert
19:48en préparant cette émission
19:49qu'il y avait un numéro
19:50pour les personnes pédophiles
19:52qui,
19:52quand elles ont des pulsions,
19:54peuvent appeler
19:54pour dire qu'elles ont un problème.
19:57Et finalement,
19:58on ne communique peut-être pas
19:59assez sur ça.
20:01Parce qu'il y a,
20:02semble-t-il,
20:02un problème.
20:03Il y a beaucoup d'affaires
20:05qui surgissent.
20:06Et c'est aussi une magistrate
20:07qui a expliqué ça.
20:07Peut-être qu'il y a aussi
20:09trop d'engorgements
20:10parce que maintenant,
20:11les gens parlent.
20:12Donc, il y a de plus en plus
20:13d'affaires.
20:13Et ils ne savent plus
20:15où donner de la tête
20:15parce que c'est tant mieux.
20:17Il faut le dire.
20:19Il faut que les enfants s'expriment.
20:20Il faut que les femmes
20:20et les hommes aussi
20:22qui sont victimes
20:23de violences sexuelles
20:24ou de viols
20:25s'expriment.
20:26Mais après,
20:26il faut aussi qu'on donne
20:27les moyens,
20:28notamment pour les chiffres.
20:29Je l'ai regardé aussi.
20:30Vous, la Suisse,
20:31en Suisse,
20:32c'est par habitant,
20:33c'est au moins 245 euros
20:37budget de la justice
20:37par habitant en 2024.
20:39La France, c'est 77.
20:40Voilà.
20:41C'est différent aussi
20:43parce que les justices
20:43sont cantonalisées en Suisse.
20:45Donc, il y a un petit peu
20:45moins de strates.
20:48Et puis, la surface
20:49n'est pas la même.
20:50Les moyens mis à disposition
20:52et les dépenses de l'État
20:54ne sont pas les mêmes.
20:54Mais effectivement,
20:55le ratio quand même
20:57fait un peu peur.
20:58Mais juste pour rebondir
20:58sur ce que disait Estelle,
21:00on l'a vu,
21:01on a beaucoup discuté
21:01dans cette émission
21:02de ce qui s'est passé
21:03dans le périscolaire à Paris.
21:04Et on a vu que ça avait
21:06suscité une sorte
21:06d'électrochoc immédiat.
21:08Et maintenant,
21:08le moindre agent
21:10du périscolaire
21:10qui est soupçonné,
21:11un simple soupçon,
21:12fait qu'il est suspendu.
21:15Espérons qu'il va y avoir
21:15une prise de conscience
21:16et une accélération.
21:18Au moins,
21:18c'est horrible à dire,
21:19mais que la disparition
21:21de cette petite fille
21:22horrible
21:23serve un peu
21:24à quelque chose.
21:25Mais il y a aussi
21:26une autre chose
21:26qu'il faut souligner.
21:27On est,
21:27je le disais tout à l'heure,
21:28en période
21:28de pré-campagne
21:29présidentielle en France.
21:31Mais il faut
21:31que les Français
21:32s'emparent
21:34de la thématique
21:34de leur justice.
21:36On voit,
21:36là,
21:36il y a un exemple
21:37éclatant de l'État.
21:39C'est très simple.
21:40Ce n'est pas une question
21:41de gauche ou de droite.
21:42Là,
21:42c'est vraiment une question
21:43de moyens mis à disposition,
21:44de rapidité des enquêtes
21:45et de disponibilité
21:47des magistrats
21:48pour les Français
21:49dans les campagnes.
21:50Donc,
21:51encore une fois,
21:51il faut que ça s'impose.
21:52Il faut que les Français
21:53demandent aux candidats
21:54qu'allez-vous faire ?
21:55Quelle priorité
21:56allez-vous changer ?
21:57Parce qu'on le sait,
21:58il n'y a pas d'argent.
21:59Il y a de moins en moins d'argent.
22:00Les budgets,
22:01on est obligé
22:01de les raboter de partout.
22:02Mais peut-être que là,
22:03on a l'exemple même
22:05du fait que c'est un budget
22:06sur lequel il faudrait
22:07arrêter de raboter.
22:08On met énormément d'argent
22:09dans la défense.
22:10Il va falloir mettre
22:11énormément d'argent
22:12dans la justice
22:13avec un budget pourtant
22:15qui a augmenté
22:16quand même en 2026
22:18à près de 11 milliards d'euros.
22:18Mais il faut défendre
22:19les Français
22:19à l'intérieur du pays aussi.
22:21Sandra Buisson,
22:21est-ce que vous avez le sentiment
22:22comme dit Benjamin-Louis
22:23que cette affaire peut-être
22:24va servir d'électrochoc ?
22:26Et est-ce que vous pensez
22:27qu'effectivement
22:27les candidats,
22:29une fois l'émotion retombée,
22:30vont se saisir de ce sujet
22:31que ce sera un des thèmes
22:32de la campagne ?
22:33C'est quelque chose
22:33dont on avait pensé
22:34qu'effectivement
22:35les politiques pouvaient se saisir
22:36déjà il y a quelques années.
22:37Moi, je repense à une femme
22:39qui était victime
22:40de violences conjugales,
22:41qui avait déposé plainte
22:42contre son ex-mari
22:44qui était en détention.
22:46Donc, elle a déposé plainte
22:47quand il était en détention
22:48et le policier s'est dit
22:49bon, il est en détention,
22:50j'ai un peu de temps
22:51pour traiter,
22:51je vais traiter les 400 autres
22:52procédures que j'ai
22:53en portefeuille.
22:55Et il s'avère
22:55qu'il n'a pas été mis au courant
22:57que cet homme
22:57était sorti de détention
22:58et qu'il est allé
23:00tuer son ex-femme.
23:01Et cette fois-là,
23:03c'était déjà un scandale
23:04parce qu'on apprenait
23:06que dans le commissariat,
23:07ils avaient plusieurs centaines
23:08de procédures chacun.
23:09Donc, j'ai l'impression
23:11qu'en fait,
23:11des exemples,
23:12on en a régulièrement
23:13et peut-être qu'effectivement,
23:16on manque de célérité
23:17au niveau politique
23:18pour voir à quel point
23:19les services publics
23:22manquent de moyens.
23:23France Victime,
23:24Alexandra Saviana
23:25qui regroupe une centaine
23:26d'associations
23:26de soutien aux victimes
23:27demande par exemple
23:28un grenelle national
23:30sur les crimes commis
23:31contre les mineurs.
23:32Est-ce que ça pourrait être
23:32une solution
23:33pour essayer de faire avancer
23:34les choses ?
23:34Ça fera encore une fois
23:36avancer la prévention.
23:37Vous le soulignez tout à l'heure,
23:38c'est effectivement
23:39il faut que les gens
23:40soient au courant
23:42des procédures d'accompagnement,
23:44d'écouter les victimes.
23:46Il faut qu'il y ait effectivement
23:46un électrochoc
23:47du côté de la classe politique.
23:49Le problème,
23:49c'est qu'on a aussi
23:50un sentiment
23:51que les grenelles
23:52s'enchaînent,
23:53qu'il y a
23:54des interventions régulières,
23:56des crimes horribles
23:57qui se succèdent,
23:58qui font la une des journaux
23:59et que l'on fait du sur place.
24:00Donc encore une fois,
24:01c'est une prise de décision politique
24:03avec un choix de priorisation
24:05et à une époque
24:06où il est très compliqué
24:07de prioriser
24:08entre l'urgence
24:09à l'extérieur des frontières
24:10comme on le disait tout à l'heure
24:11et à l'intérieur,
24:12c'est la quadre dure du cercle.
24:14Et on rappelle bien sûr
24:16les faits ce soir
24:17à le corps d'un enfant
24:18retrouvé dans le Gers,
24:20sans doute peut-être
24:21celui de Liana,
24:22cette collégienne de 11 ans
24:23disparue il y a près
24:24d'une semaine,
24:26réunion demain matin
24:27à Matignon
24:28autour de Sébastien Lecornu,
24:30Sandra Buisson,
24:31Sébastien Lecornu
24:32qui annule du coup
24:33ce qu'il avait prévu à la base.
24:35Demain,
24:35il fait de ce qui est arrivé
24:38à Liana sa priorité
24:39et il laisse pour ce faire
24:41une autre priorité
24:42puisqu'il avait normalement
24:43rendez-vous à Vendin-le-Vieille
24:44avec ses ministres
24:45de l'intérieur,
24:46de la justice,
24:47de l'éducation
24:48et de la santé
24:49pour la lutte
24:50contre la criminalité organisée
24:51qui était aussi une priorité.
24:53Voilà.
24:54Estelle,
24:54vous voulez rajouter quelque chose ?
24:55Non,
24:55c'est vrai qu'il y a
24:56beaucoup de priorités
24:56et il va falloir,
24:57on a beaucoup parlé des prisons,
24:58on a beaucoup parlé
24:59et voilà,
25:00il y a un moment
25:00il va falloir trancher
25:03Alexandre le disait
25:04le problème
25:04c'est qu'on n'arrête pas
25:04de dire qu'il n'y a pas d'argent
25:05il y a de l'argent nulle part
25:06on évoquait la semaine dernière
25:08le fait qu'avec la canicule
25:10il fallait faire des changements
25:12là,
25:12c'est vrai que ce drame
25:13on peut respirer en tout cas
25:14qu'il y ait une prise de conscience
25:16sur le fait
25:16qu'il faut signaler
25:17parce qu'il avait été aussi
25:19il avait été licencié
25:20ce suspect
25:22parce qu'il avait
25:23des comportements inappropriés
25:24dans le lycée
25:25où il travaillait
25:26et ça n'a pas été signalé.
25:27Avec une jeune fille
25:28de 17 ans.
25:28Exactement,
25:29donc là,
25:29si à un moment
25:29personne ne signale
25:30on ne sait pas
25:31pour l'instant
25:32ils n'ont pas trouvé
25:33de traces d'un signalement
25:34à l'autorité judiciaire
25:35mais après il faut savoir
25:36ce qu'était
25:37ce comportement inapproprié
25:38je discutais avec
25:39la procureure
25:40des mineurs
25:41la semaine dernière
25:43pour ce qui concernait
25:44les violences sexuelles
25:45dans le périscolaire
25:45et elle me disait
25:46quelqu'un
25:47peut commettre des faits
25:48qui ne sont pas
25:49une infraction pénale
25:50et en revanche
25:51avoir un comportement
25:52tout à fait inadapté
25:54avec sa profession
25:55et donc
25:56auquel cas
25:57il n'est pas
25:57traduit en justice
25:58mais en revanche
25:59il n'a plus rien à faire
26:00dans la fonction
26:00qu'il occupe
26:01Voilà et l'enquête
26:01dira peut-être
26:03effectivement ce qu'il en est
26:04Merci Sandra Vuisson
26:04d'être venue ce soir
26:05dans les informés
26:06grand reporter
26:07au point spécialiste
26:08des questions de police
26:09justice
26:10Benjamin Louis
26:11c'est Estelle Martin
26:12et Alexandra Saviana
26:13vous restez avec nous
26:14la seconde partie
26:15désinformée dans un instant
26:16il est 20h30
26:17ça France Info
26:22Et l'info c'est avec vous
26:23Emmanuel Langlois
26:24Un corps identifié
26:25comme étant probablement
26:27celui de Liana
26:28a donc été retrouvé
26:29en début d'après-midi
26:30tout à l'heure
26:30par les gendarmes
26:31dans un silo à grains
26:32dans le Gers
26:33à une quinzaine
26:34de kilomètres
26:35de Florence
26:36la préfecture
26:37là où a disparu
26:38la collégienne
26:39âgée de 11 ans
26:39c'était il y a
26:40un peu plus de 6 jours
26:41maintenant
26:41mais une autopsie
26:43doit le confirmer
26:44dans les heures qui viennent
26:45elle sera menée donc
26:46dans la soirée
26:47selon le procureur
26:49d'Agin
26:50qui s'exprimait
26:50à travers un communiqué
26:52dans un autre communiqué
26:53diffusé par leur avocat
26:54la famille
26:55exprime elle
26:56le plus grand effroi
26:57le maire de Florence
26:58en appelle lui
26:59à la dignité de tous
27:00fin de citation
27:01une nouvelle fusillade
27:04et un quatrième décès
27:05depuis la fin avril
27:07à Nantes
27:07et ce jeudi
27:08c'est un homme de 18 ans
27:10qui a été tué par balle
27:11en plein jour
27:11dans le quartier populaire
27:13de la bottière
27:14les auteurs des coups de feu
27:15ont réussi à prendre la fuite
27:17les 5 dernières représentations
27:20à Paris
27:20de la pièce
27:21dans laquelle joue
27:22Patrick Bruel
27:22ont été annulées
27:24annonce de la direction
27:25du théâtre Édouard VII
27:26où il se produisait
27:27au lendemain
27:28d'une nouvelle action
27:29de militante féministe
27:30devant le théâtre
27:31le comédien et chanteur
27:32est visé par au moins
27:344 enquêtes pour viol
27:35en France
27:36et une pour agression sexuelle
27:37en Belgique
27:39à l'étranger
27:40au 97ème jour
27:41de la guerre au Moyen-Orient
27:43le guide suprême iranien
27:44Moshtabar Amenei
27:45affirme lui
27:46que les Etats-Unis
27:47et Israël
27:48ont subi un revers cuisant
27:50dans la guerre
27:50contre son pays
27:51au moment
27:52où les négociations
27:53entre Washington
27:54et Téhéran
27:54pour mettre fin
27:55au conflit
27:56patinent
27:56et puis le récit
27:58de son enfance
27:59en Iran
27:59lui avait valu
28:01la consécration
28:02l'autrice franco-iranienne
28:03de la saga autobiographique
28:05Persepolis
28:06Marjan Satrapi
28:07est décédée à Paris
28:08à l'âge de 56 ans
28:09un an tout juste
28:10après la disparition
28:11de son mari
28:12exilée en France
28:13depuis 1994
28:14elle avait été
28:16naturalisée
28:17en 2006
28:18Roland-Garros
28:20elle est décidément
28:21inarrêtable
28:22Maja Švalinska
28:23devient ce soir
28:24la première joueuse
28:25issue des qualifications
28:26à se hisser
28:27en finale
28:28du tournoi
28:28de la Porte d'Auteuil
28:29après sa victoire
28:30contre la Russe
28:31Diana Schneider
28:32la Polonaise
28:34défiera
28:34après-demain samedi
28:35une autre Russe
28:36la jeune
28:37Myra Andréva
28:38tombeuse elle
28:39tout à l'heure
28:40de l'Ukrainienne
28:40Marta Kostiuk
28:44France Info
28:4620h
28:4621h
28:47France Info
28:48les informés
28:49Victor Maté
28:51avec ce soir
28:52dans le studio
28:52de France Info
28:53Estelle Martin
28:54présentatrice
28:55de l'émission
28:5564 minutes week-end
28:56sur TV5
28:58Monte
28:58Alexandra Saviana
28:59grand reporter
28:59à l'Express
29:00et Benjamin Louis
29:01correspondant en France
29:02pour la radio
29:03télévision suisse
29:04la RTS
29:05au Moyen-Orient
29:06le guide suprême
29:07iranien estime
29:08que les Etats-Unis
29:09ont subi
29:10je le cite
29:10un revers cuisant
29:11Mojtaba Ramenei
29:12qui s'exprime
29:13via une déclaration
29:15écrite
29:15Estelle Martin
29:16on est quoi
29:16dans la surenchère
29:17verbale
29:18qui continue
29:19ou est-ce que l'on peut
29:19dire ce soir
29:20que les Américains
29:20ont véritable
29:21subi un revers
29:22sur le terrain
29:23Je pense qu'ils ont
29:24subi un revers
29:25on a l'impression
29:25que les Iraniens
29:26ont les cartes en main
29:27alors simplement
29:27la communication
29:28de Mojtaba Ramenei
29:29est quand même
29:29assez étrange
29:30puisqu'on ne l'a
29:30toujours pas vu
29:31Aucune apparition publique
29:33Là aussi
29:33c'était encore
29:34un message
29:35en tout cas
29:35un message
29:35adressé directement
29:36à Donald Trump
29:38effectivement
29:38il fait dans la surenchère
29:39verbale
29:39parce qu'il sait
29:40que Donald Trump
29:41veut
29:42semble-t-il
29:42en tout cas
29:43je suis intimement
29:44persuadée
29:44là il voudrait
29:45que la guerre
29:45s'arrête
29:46il voudrait
29:46qu'on passe
29:46à autre chose
29:48il a eu
29:48deux revers
29:50à l'intérieur
29:51avec notamment
29:51cette décision
29:53avec 4 élus républicains
29:55qui sont alliés
29:56aux démocrates
29:56pour dire qu'il fallait
29:57en finir avec cette guerre
29:57donc oui
29:58je pense que les Iraniens
29:59ont tout à fait conscience
29:59que là
30:00ils ont les cartes en main
30:02mais après
30:02à voir ce qui va se passer
30:03encore une fois
30:04Donald Trump
30:06joue
30:07on ne sait pas
30:07ce qu'il joue d'ailleurs
30:08mais voilà
30:08il parle d'un accord
30:09il a même dit
30:10que maintenant
30:10les échanges étaient
30:11si je ne m'abuse
30:12ennuyeux
30:12boring
30:13pour essayer de rassurer
30:14mais on a l'impression
30:14qu'il veut plutôt rassurer
30:16les américains
30:16parce que pour l'heure
30:17on ne voit pas
30:18où vont ces échanges
30:19et on parlera certainement
30:21du Liban
30:21qui le pauvre
30:22enfin ce pays
30:23quand même
30:23en subit les frais
30:25donc oui
30:25je pense que là
30:26les Iraniens savent
30:27qu'ils sont plutôt bien partis
30:29où est-ce qu'on en est
30:29Benjamin Louis
30:30trois mois et demi
30:31après le début de la guerre
30:32si on doit compter les points
30:34il n'y a pas beaucoup de points
30:35côté américain
30:36je ne suis pas là
30:37pour donner raison
30:38ou pas
30:40au guide suprême
30:41de la république islamique
30:42en revanche
30:43ce qui commence
30:44à se dessiner
30:45c'est une
30:46c'est une défaite américaine
30:48c'est une défaite américaine
30:49de Donald Trump
30:50sur tous les plans
30:52Trump panique
30:53ça fait aussi partie
30:54de ses caractéristiques
30:55il panique parce que
30:56comme le disait Estelle
30:57il est en train de voir
30:58que ça ne plaît pas du tout
30:59à son
31:00ou de moins en moins
31:01en tout cas
31:01à son opinion
31:03et même à sa base
31:04que le Parlement
31:05est en train de lui rappeler
31:06qu'il va falloir en finir
31:07à un moment donné
31:08et lui il n'aime pas du tout
31:09quand les choses lui résistent
31:10et donc il est vraiment
31:11en train là
31:12de paniquer
31:12et justement de dire
31:13que ça l'ennuie
31:14qu'il veut passer à autre chose
31:15on disait la semaine dernière
31:16qu'il avait amené
31:17tout son armada
31:18du côté de Cuba
31:19il a tenté une diversion
31:20à ce niveau là
31:20pour l'instant
31:21encore une fois
31:22les américains
31:23les iraniens
31:24en tout cas
31:24la république islamique
31:25le nouveau guide suprême
31:27sont en train
31:27de lui opposer
31:28le principe de réalité
31:29de lui dire
31:30en fait nous
31:31on ne fonctionne pas
31:32comme ça monsieur
31:32nous on a tout notre temps
31:34donc on va vous faire
31:35tourner en bourrique
31:36le plus longtemps possible
31:37et c'est ce qu'ils sont
31:38en train de faire
31:38d'ailleurs la chaise vide
31:39jusqu'à maintenant
31:40on disait
31:40c'est parce qu'il est défiguré
31:42on ne peut pas le montrer au public
31:44sans doute
31:44mais il y a aussi sans doute
31:45une part de stratégie
31:46parce que Trump a dit
31:47qu'il voulait le rencontrer
31:48Trump il est comme ça
31:49il rencontre Kim Jong-un
31:50il lui serre la main
31:51ils prennent un pot
31:51ils se tapent dans le dos
31:52et tout va bien
31:53il voulait faire la même chose
31:54avec Mostaba Khamenei
31:55bah apparemment
31:55ce ne sera pas le cas
31:56parce qu'il n'a pas envie
31:57de se montrer
31:57c'est ce que j'allais vous demander
31:58Alexandra Saviane
31:59à Donald Trump
31:59qui dit qu'il veut rencontrer
32:00le guide suprême
32:01ça paraît un peu compliqué
32:02ça paraît très compliqué
32:03on ne l'a pas vu
32:04depuis le début du conflit
32:06il y a des spéculations
32:07sur est-il blessé
32:09est-il amputé
32:10a-t-il subi des opérations
32:13ce qui est sûr en tout cas
32:14c'est que je partage
32:15l'avis de mes camarades
32:17on est face à une défaite
32:20quasiment américaine
32:22dans la mesure où
32:23ne serait-ce qu'en regardant
32:24l'optique de la situation
32:26Trump est arrivé au pouvoir
32:27dans son second mandat
32:28avec un Iran qui était plus faible
32:30qu'il ne l'avait jamais été
32:31depuis les années 80
32:33avec l'opération Epic Fury
32:34de l'année dernière
32:35il l'avait considérablement atteint
32:38même si des rapports
32:39des services de renseignement
32:42mettent un petit peu
32:43sur ce bilan-là
32:44mais leurs installations nucléaires
32:46et donc il a été pris
32:47d'une sorte de conviction
32:49peut-être une folie des grandeurs
32:51notamment avec Benyamin Netanyahou
32:54pour véritablement
32:56porter le coup de grâce
32:58au régime iranien
32:59et ils n'y sont pas parvenus
33:00enfin il faut se rendre compte
33:02aussi de l'emportement
33:04de ces deux chefs d'État
33:05qui ont pensé
33:06c'était une information
33:07du New York Times
33:08que j'ai relu
33:09et ça paraît aberrant
33:11qu'ils pourraient par exemple
33:11remettre Mahmoud Amalinejad
33:14c'est-à-dire le précédent
33:15président iranien
33:16au pouvoir
33:17pour effectuer un changement
33:18de régime
33:18aujourd'hui
33:20on se rend compte
33:20que tout ça
33:21n'était que des chimères
33:22et finalement
33:23on a des États-Unis
33:25avec une opinion publique
33:26de plus en plus mécontente
33:27et aussi un stock d'armes
33:29au plus bas
33:30le plus bas
33:31de stocks de patriotes
33:33que les États-Unis
33:33aient jamais connu
33:34en effet c'est une situation
33:35complètement inédite
33:36Benjamin
33:37mais quelle défaite morale
33:38en fait pour Trump
33:40parce que
33:41peut-être que
33:41l'unique bonne chose
33:43qu'il aurait pu faire
33:44dans cette entrée en guerre
33:46violente
33:46c'était de libérer
33:49les Iraniens
33:50du régime
33:51de la République Islamique
33:53qui les oppressait
33:54et qui les tuait
33:55on a compris rapidement
33:56que ce n'était plus
33:56un but de guerre
33:57mais déjà
33:58on n'a pas compris
33:58quels étaient les buts de guerre
34:00premièrement
34:00la seule chose
34:01qu'il avait dit
34:01help is on the way
34:03alors on l'attend toujours
34:04l'aide
34:05il a dit
34:05on va vous aider
34:06ne vous inquiétez pas
34:06vous êtes en train
34:07de vous faire tuer
34:07mais la dernière chose
34:09qui a été faite
34:09c'est d'apporter de l'aide
34:10aux Iraniens
34:11ils se sont pris des bombes
34:12ça c'est sûr
34:12rien d'autre
34:13et a priori
34:15pour l'instant
34:15le régime de la République Islamique
34:17ressort quasiment renforcé
34:19de tout ça
34:20et puis de plus en plus dur
34:20c'est les plus durs
34:21qui sont maintenant au pouvoir
34:22alors Mojtaba Ramenei
34:23il a bien dit
34:24qu'en fait
34:24il y avait une sorte d'unité
34:25on n'en est pas sûr
34:26on a cru qu'il y avait des divisions
34:28et c'est vrai qu'on n'entend plus
34:28le président Pézeskin
34:29mais effectivement
34:30là les durs
34:32les durs des durs
34:33sont au pouvoir
34:34donc pour les Iraniens
34:35j'ai écouté sur votre antenne
34:36le témoignage
34:37de cette jeune femme
34:38en Iran
34:39qui expliquait
34:40comment elle était déçue
34:41par Donald Trump
34:42et comment
34:43voilà
34:44on avait vu
34:45on a tous vu
34:45ces cris de victoire
34:47au début
34:47au début du conflit
34:48avec ces Iraniens
34:49qui espéraient
34:50un changement
34:51là il n'y a pas de changement
34:52c'est pire en pire
34:53et avec un Trump qui continue à dire
34:54il y aura un accord
34:54très bientôt
34:55on a l'impression que c'est là
34:56c'est une sorte de rengaine
34:58une ritournelle
34:58alors que les prix
35:00l'inflation est énorme
35:02alors peut-être là
35:03on en discutait
35:05avec des experts
35:05sur mon plateau
35:06sur le fait que
35:07pourquoi ils veulent autant
35:08leurs milliards
35:09les passes d'Aran
35:09ils essayent de débloquer
35:1010-12 milliards
35:11on peut se demander
35:11c'est pas énorme
35:12pourquoi ils ont besoin
35:13mais peut-être qu'effectivement
35:14ils en ont besoin
35:14pour redistribuer la population
35:16qui a l'air de souffrir
35:17énormément de tout
35:19l'alimentation coûte très cher
35:20tout coûte très cher
35:21et ça peut-être
35:23qu'à un moment
35:23ça va peut-être faire pression
35:24sur les passes d'Aran
35:25mais je n'en suis même pas sûre
35:26Donald Trump dit aussi
35:28dans le même temps
35:28qu'il a parlé
35:29au Hezbollah
35:30au Liban
35:31les gardiens de la révolution
35:33exigent le retrait d'Israël
35:34du Liban
35:35comme condition
35:36à tout accord
35:37Alexandra Saviana
35:38l'équation se complique
35:40au fil des jours
35:40l'équation se complique
35:42d'autant plus
35:42qu'il y a un troisième joueur
35:45qui est donc
35:45Netanyahou
35:46qui lui
35:47veut continuer
35:49dans ses buts de guerre
35:50continue d'occuper
35:51le sud Liban
35:53alors que la trêve
35:54a été reconduite
35:54hier soir
35:55alors que la trêve
35:55a été reconduite
35:56on a en fait
35:59quasiment trois objectifs
36:00contraires
36:01ne serait-ce qu'hier
36:02Donald Trump
36:03a dit que
36:04il y a eu cette dépêche
36:05du site Axios
36:06qui est sorti
36:07sur lequel Trump
36:07ensuite s'est exprimé
36:08site américain proche
36:10de la Maison Blanche
36:10où apparemment
36:12Trump et Netanyahou
36:14ont eu un appel
36:14et Trump a dit
36:16que Netanyahou
36:17était complètement fou
36:18donc il a essayé
36:19de rattraper la chose
36:21Trump hier
36:22en disant
36:22non non
36:23en fait
36:23on s'entend bien
36:24c'est comme ça
36:25que je le raisonne
36:26mais on sent bien
36:27que même entre
36:27les deux alliés
36:28qui étaient censés
36:29être extrêmement proches
36:30il y a aujourd'hui
36:31de très très fortes dissensions
36:33qui n'inaugurent
36:34rien de bon
36:35sur la suite du conflit
36:36et avec un Hezbo là
36:37Benjamin Louis
36:38qui ne fait pas partie
36:39des discussions
36:40on le rappelle
36:40et qui dénonce
36:41une capitulation
36:42une défaite
36:42et appelle à arrêter
36:44la mascarade
36:44je cite
36:45dans des négociations
36:45avec Israël
36:46exactement
36:46donc le cessez-le-feu
36:47qui a été plus ou moins
36:49établi cette nuit
36:50c'est un cadre
36:52en fait
36:52qui est posé
36:52parce que
36:53c'est les talibanais
36:54qui s'engagent
36:54pour un groupe armé
36:56qu'ils ne contrôlent pas
36:58mais encore une fois
36:59il faut bien voir
36:59que tout est lié
37:00l'Iran
37:02utilise aussi
37:03le Hezbo là
37:04comme moyen de pression
37:05parce que
37:05tant que le Hezbo là
37:06va tirer
37:07le Hezbo là
37:08ne se calmera pas
37:08tant qu'il n'y a pas
37:09d'accord
37:10qui est signé
37:11entre les Etats-Unis
37:12et l'Iran
37:13le Hezbo là
37:13c'est le serpent
37:14qui se prend la queue
37:15c'est-à-dire qu'aucun
37:15ne veut d'accord
37:16tant que l'autre
37:16n'a pas accepté
37:18finalement
37:18exactement
37:19Estelle
37:20moi j'ai échangé
37:20avec Arthur Saradin
37:21qui est notre correspondant
37:23à Beyrouth
37:23au Liban
37:23je lui ai dit
37:24parce que c'est vrai
37:25que là aussi
37:25on a l'impression
37:25cesser le feu
37:26puis finalement
37:26pas cesser le feu
37:27puis encore cesser le feu
37:28pas cesser le feu
37:28c'est aussi toujours
37:29la même histoire
37:31ici cesser le feu
37:31qui n'est jamais respecté
37:33et même Arthur Saradin
37:34me disait
37:34au Liban
37:35ils ne comprennent plus
37:35ils ne savent plus
37:36ils sont épuisés
37:37ils ont toujours
37:38eu des guerres courtes
37:39là c'est une guerre
37:40qui s'enlise
37:41et ils sont
37:42voilà
37:43ils n'en peuvent plus
37:43ils aimeraient que
37:44qu'une décision soit prise
37:45et c'est vrai que là
37:46on a vu l'armée israélienne
37:47quitter Beaufort
37:48vous avez vu
37:48cette forteresse
37:49qu'ils ont prise ce week-end
37:51c'est un symbole
37:52donc là ils en sortent
37:53après ils partent de zone pilote
37:54zone pilote
37:54qui serait tenue par
37:55l'armée libanaise
37:56il semblerait que
37:57Benyamin Netanyahou
37:58et une
37:58c'est ce que me disait
37:59Arthur Saradin
38:00cet après-midi
38:00il a fait une interview
38:02à une télévision israélienne
38:03en disant qu'en fait
38:04ça serait bien
38:05que le pays soit démilitarisé
38:06donc il faudrait surveiller ça
38:07parce que
38:08ah bon je croyais
38:08que c'était l'armée libanaise
38:09qui devait prendre
38:10le relais justement
38:11contre le Hezbollah
38:12donc maintenant
38:13si Benyamin Netanyahou
38:15ne veut plus que l'armée
38:16entre en action
38:17c'est à ne plus rien comprendre
38:18ou si c'est à comprendre
38:19qu'il y a encore
38:20trois ans devant lui
38:21Benyamin Netanyahou
38:21et même s'il a eu
38:22quelques mots assez
38:24vifs de Donald Trump
38:27il a quand même
38:28voilà c'est un peu
38:29la voie royale pour lui
38:30parce qu'il sait
38:30qu'il va être soutenu
38:31par le président américain
38:32jusqu'à quel point
38:33ça on ne sait pas
38:34ça choque
38:34les élections prochaines
38:35ne lui sont pas favorables
38:36oui c'est ça
38:37septembre ou octobre
38:38effectivement
38:38mais lui il a besoin
38:40de victoire lui aussi
38:41Alexandre Sabiana
38:42et puis il y a la question
38:43du fameux Détroit
38:44dont on parle depuis des semaines
38:45le Détroit d'Hormuz
38:47est-ce que
38:49que va-t-il se passer
38:50après la guerre
38:51en cas de
38:51après la fin du conflit
38:53est-ce que
38:54dans les négociations
38:55l'Iran va réussir
38:56à emporter le morceau
38:57d'un fameux
38:57droit de passage
38:58où finalement
38:59on va finir par avoir
39:01un Détroit d'Hormuz
39:02dans lequel les navires
39:03vont devoir payer
39:03pour passer
39:04ce qui va apporter
39:05ce qui pourrait apporter
39:07au Gardien de la Révolution
39:08une certaine manne financière
39:10qu'il n'avait pas auparavant
39:11donc on parlait tout à l'heure
39:12de défaite morale
39:13de Donald Trump
39:14défaite aussi
39:14stratégique et commerciale
39:16vu que
39:16si jamais effectivement
39:19cet accord
39:20leur permet
39:21d'avoir ce financement
39:22c'est une victoire pour eux
39:23on parlait de durcissement
39:24du régime
39:25on peut aussi parler
39:26de changement de régime
39:27on passe désormais
39:28d'un régime religieux
39:30des Molas
39:31qui était sur le point
39:32de peut-être
39:34se transformer
39:35en collège
39:36avec la mort
39:37de Ramenei
39:38à désormais
39:39un régime
39:39de plus en plus militaire
39:41de plus en plus
39:42déterminé
39:43et qui effectivement
39:44joue le temps long
39:45et tandis que
39:46Donald Trump
39:47lui joue le temps court
39:47parce qu'en novembre
39:48il y a ce qui s'appelle
39:49les mid-termes
39:50et que déjà
39:50que sa base républicaine
39:51est en train de s'effriter
39:52on l'a vu hier
39:53avec un vote au Congrès
39:54où pour la première fois
39:55justement sur
39:56la question iranienne
39:58Donald Trump
39:59a été mis en minorité
40:02il risque de perdre
40:03sa majorité au Congrès
40:05et donc
40:05d'avoir encore moins
40:06les coups des franches
40:07pour mener sa politique
40:08Voilà ces fameuses élections
40:09de mi-mandat
40:10au mois de novembre
40:11c'est dans ce contexte
40:12de crise au Moyen-Orient
40:13qu'on a appris aujourd'hui
40:14la disparition
40:15de Marjane Satrapi
40:16la célèbre autrice
40:17de bande dessinée
40:18franco-iranienne
40:19on lui doit la saga
40:20Persepolis
40:21adaptée aussi au cinéma
40:22en film d'animation
40:23une oeuvre qui a permis
40:24de faire découvrir
40:25au public
40:26toute une époque
40:27de l'intérieur
40:28elle raconte en effet
40:28son expérience
40:30en Iran
40:30puis en France
40:31de 1979
40:32date de la révolution
40:33jusqu'aux années 90
40:34Benjamin Louis
40:35je ne sais pas
40:35quel écho cela a eu en Suisse
40:37mais en France
40:37ça a été un véritable événement
40:39cette bande dessinée
40:39parce que de toute manière
40:41c'était une bande dessinée
40:42francophone
40:42donc elle a eu aussi
40:43un énorme succès
40:45en Suisse
40:46et en Belgique
40:46et au Québec
40:49et puis je crois même
40:50qu'elle a été
40:50je crois même ça
40:51je ne me suis pas
40:52renseigné là-dessus
40:53mais je crois qu'elle a été
40:55traduite dans de nombreuses langues
40:56mais encore une fois
40:57c'est là aussi
40:58quelle tristesse
40:59quelle tristesse
40:59que Marjane Satrapi
41:01soit décédée
41:02avant de voir
41:04une amélioration
41:06qui aurait peut-être
41:07pu arriver
41:07dans son pays d'origine
41:09et puis
41:10elle a rendu
41:11au fond
41:12un grand service
41:12au public francophone
41:13durant cette période
41:15parce qu'elle a permis
41:15à de nombreuses personnes
41:16qui ne s'intéressaient
41:17peut-être pas forcément
41:18aux questions géopolitiques
41:19ou à l'Iran
41:20d'y entrer
41:21par une porte
41:23assez originale
41:23celle de
41:25l'autobiographie
41:26et de la bande dessinée
41:28et ça a vraiment
41:29rendu l'histoire
41:30de la révolution
41:32iranienne
41:32palpable
41:33pour toute une génération
41:34après
41:35évidemment
41:35la France a réussi
41:36à nous en faire
41:37une polémique
41:38ces derniers temps
41:39mais ça on ne va
41:40franchement pas
41:40revenir là-dessus
41:41avec beaucoup de gravité
41:42et d'humour
41:43dans le récit
41:44de Marjane Satrapi
41:45je trouvais qu'elle était
41:46aussi très militante
41:47très engagée
41:48en quelque sorte
41:48dans le mouvement
41:49bien sûr
41:49Vie, Femme, Liberté
41:50et puis aussi
41:51elle avait refusé
41:52la Légion d'honneur
41:52Estelle Martin
41:53souvenez-vous
41:54parce qu'elle trouvait
41:54que la France
41:54ne s'engageait pas assez
41:55elle ne s'engageait pas assez
41:56c'est vrai que nous
41:56elle est souvent intervenue
41:57sur TV5Monde
41:59pour dénoncer
41:59ce qui se passait
42:00dans son pays
42:01pour parler de ce mouvement
42:02Femme, Vie, Liberté
42:03c'était vraiment
42:03une femme entière
42:04on le sent
42:05on le sentait
42:06quand elle parlait
42:06ses prises de position
42:08Persepolis
42:08c'était tellement poignant
42:11c'était beau
42:11ce regard d'enfant
42:12qu'elle avait
42:13sur son pays
42:15elle avait un don
42:17pour raconter
42:17des histoires
42:18et parfois
42:19même parfois
42:19dur
42:20parce qu'elle a connu
42:21la rue
42:21elle le racontait aussi
42:22et donc vraiment
42:24elle a eu une carrière internationale
42:25j'avais oublié
42:25à quel point
42:26elle avait eu
42:26une carrière internationale
42:27c'est vrai que j'étais restée
42:28peut-être un peu trop focus
42:29sur Persepolis
42:30mais Benjamin a raison
42:32elle a ouvert
42:33tout son pays
42:34l'histoire de son pays
42:35d'une manière
42:36beaucoup plus accessible
42:37et puis avec sa poésie
42:38son trait
42:39en noir et blanc
42:40vraiment
42:40c'était une autrice
42:42magnifique
42:42c'est vraiment une tristesse
42:43moi j'étais vraiment
42:44extrêmement triste
42:44quand j'ai appris
42:46sa mort
42:46bon après
42:47certains disent
42:48qu'elle est morte
42:50de tristesse
42:51parce qu'on dit
42:51ses proches
42:52effectivement
42:52morte de chagrin
42:53un an après la disparition
42:54de son mari
42:54et romantisme
42:55mais c'était une femme incroyable
42:57Alexandra Saviana
42:58une oeuvre reconnue aussi
42:59elle avait eu un prix
43:00à Angoulême
43:01bien sûr
43:01le festival de bande dessinée
43:03un prix à Cannes aussi
43:04pour l'adaptation au cinéma
43:05oui je vous avoue
43:06que je vais rien dire
43:07de très original
43:08sur Marjan Satrapi
43:10moi la seule chose
43:10que je peux vous partager
43:11en fait c'est un souvenir personnel
43:14j'ai découvert Persepolis
43:16quand j'étais au collège
43:17parce qu'un enseignant
43:18fort bien avisé
43:19nous l'a fait découvrir
43:20et personne dans la classe
43:22n'avait entendu parler de l'Iran
43:23personne dans la classe
43:24n'avait entendu parler du chat
43:25et ça a été une formidable
43:27porte d'entrée
43:28justement sur l'Iran
43:30sur cette histoire iranienne
43:31qu'on raconte trop peu en France
43:34ou en tout cas
43:34qu'on racontait trop peu au collège
43:36et c'est encore une fois
43:38d'une tristesse insondable
43:39pour amener un peu de légèreté
43:40je pense que vous étiez
43:41la seule à être au collège
43:42en 2007
43:43sur ce plateau
43:44pour terminer
43:45c'est informé
43:46un peu plus de deux semaines
43:47du début de l'été
43:48comment s'armer
43:48face aux incendies
43:50plus nombreux
43:51et qui touchent désormais
43:51toute la France
43:52le ministre de l'Intérieur
43:53Laurent Nunez
43:54était à Nîmes
43:55aujourd'hui
43:55avec la signature
43:56de deux Canadaires supplémentaires
43:58pour les bombardiers d'eau
44:00il y a eu donc
44:01l'acquisition
44:01que nous avons signée
44:02aujourd'hui
44:03avec deux Canadaires
44:03supplémentaires
44:04qui arriveront
44:04en 2032-2033
44:07et puis nous attendons
44:08les deux Canadaires
44:08qui ont pu être acquis
44:11en partie
44:11grâce à des financements
44:12de l'Union Européenne
44:13et qui arriveront
44:14en 2027-2028
44:16pour porter notre flotte
44:17de 12 à 16
44:19ce qui n'empêchera pas
44:20d'ailleurs
44:20dans l'intervalle
44:21de reflotter
44:22de reconfigurer
44:24nos 12 Canadaires
44:25Bonsoir Sébastien Delahaye
44:28Bonsoir
44:29Ancien officier pompier
44:30dirigeant de Warusen
44:31un bureau d'études
44:32sur les incendies
44:33de forêt
44:34ces Canadaires
44:34supplémentaires
44:35c'était une promesse
44:36faite par Emmanuel Macron
44:37après les gigantesques feux
44:39on s'en souvient
44:39de l'été 2022
44:41on l'a entendu
44:41certains sont livrés
44:42en 2028
44:43d'autres en 2032
44:45ou seulement 2033
44:46pourquoi est-ce que
44:46c'est aussi long ?
44:48C'est long
44:49parce qu'aujourd'hui
44:50il y a une vraie tension
44:51sur les avions
44:51bombardiers d'eau
44:53il y a très peu
44:54de constructeurs
44:55on les achète
44:56actuellement
44:56au Canada
44:57et il y a une demande mondiale
44:59qui s'est très largement
45:00accentuée
45:01et les Etats-Unis
45:02et l'Australie
45:02étant les premiers
45:03acquéreurs
45:04de ces avions
45:05c'est une ressource rare
45:0616 Canadaires
45:07dans les prochaines années
45:08en France
45:08contre 12 actuellement
45:09est-ce que c'est suffisant ?
45:10Est-ce que ça le sera
45:11face au risque d'incendie
45:13lié notamment
45:14au réchauffement climatique ?
45:16Alors clairement
45:17non
45:18mais je crois
45:19que l'enjeu
45:20n'est plus là
45:20si vous voulez
45:21on a une vingtaine
45:22d'avions en tout
45:23aujourd'hui
45:24entre les Canadaires
45:25et les DASH
45:26qui sont d'autres avions
45:27qui ne peuvent pas écoper
45:29au début des années 90
45:31il y a donc plus de 35 ans
45:32on avait exactement
45:33le même nombre d'avions
45:34une vingtaine d'avions
45:35en France
45:36et à l'époque
45:37c'était
45:37c'était ce qu'il fallait
45:38c'est ce qui a permis
45:39de juguler les feux
45:40pendant plus de 20 ans
45:42sauf qu'aujourd'hui
45:43la situation a complètement changé
45:45depuis ces dix dernières années
45:46on ne fait plus du tout
45:47face aux mêmes risques
45:48et l'avion
45:50l'avion n'est plus
45:51la réponse magique
45:53qui permet d'éteindre
45:53tous les feux
45:54Quelle est la réponse
45:55aujourd'hui
45:55pour éteindre ces feux
45:56alors Sébastien Delahaye ?
45:58Il faut continuer
46:00à avoir cette stratégie
46:01d'essayer d'éteindre
46:02les feux
46:02le plus rapidement possible
46:04et c'est essentiellement
46:05à ça que servent
46:06les avions
46:06par contre
46:07ce qu'il faut aussi comprendre
46:08c'est qu'on est passé
46:09d'un régime
46:10où on avait
46:11une vingtaine de départements
46:12qui étaient concernés
46:14par le risque incendie
46:14il y a 30 ans
46:15à plus de la moitié
46:16de la France aujourd'hui
46:17et bientôt
46:18dans les années qui viennent
46:19les deux tiers de la France
46:20et dans ces conditions-là
46:22on ne peut plus imaginer
46:23avoir des avions
46:25dans les cinq minutes
46:27dès qu'on a
46:27un départ de feu partout
46:28et on peut encore moins
46:29imaginer avoir
46:30un pompier
46:31prêt à défendre
46:32chacune des maisons
46:33qui est menacé
46:34lorsqu'on a des feux
46:34très intenses
46:35c'est ce qui nous arrive
46:36aujourd'hui
46:37notamment en zone
46:38méditerranéenne
46:38des feux qui vont
46:39très très vite
46:40si on les apparaît
46:41et au début
46:41et qui sont très violents
46:43donc il faut
46:44dans ces conditions
46:45la stratégie
46:46doit être différente
46:47et il faut penser
46:48aménagement du territoire
46:50Sébastien
46:51avez-vous resté avec nous
46:52Benjamin-Louis ?
46:53Non mais c'est très juste
46:54de rappeler
46:55qu'en l'espace
46:56de cinq ans
46:58la carte du risque
47:00incendie en France
47:01a totalement changé
47:02et ça ne va pas s'arranger
47:04ça va devenir
47:05de pire en pire
47:05parce qu'on en parle
47:07suffisamment
47:07sur ce plateau
47:08le réchauffement
47:09et le changement climatique
47:10fait que désormais
47:12les incendies
47:13de forêt
47:14et de zones boisées
47:15l'été
47:15c'est plus seulement
47:16dans le sud
47:16de la France
47:17mais c'est absolument
47:18partout
47:18jusqu'en Bretagne
47:19jusqu'en Saône-et-Loire
47:20enfin voilà
47:21c'est absolument
47:22partout que ça brûle
47:23on parle aussi
47:24souvent des technologies
47:26de la dronisation
47:27et de l'intelligence
47:27artificielle
47:28peut-être que là
47:29justement
47:29on a un usage
47:32qui serait
47:33inoffensif
47:34bien au contraire
47:35et qui serait
47:37sans doute
47:37extrêmement utile
47:38parce qu'on parle
47:39beaucoup aussi
47:39vous savez
47:39dans l'interception
47:41des drones
47:41de combats
47:42qu'on envoie
47:43des avions
47:43qui coûtent
47:44des millions
47:45pour tirer
47:46des missiles
47:46qui coûtent
47:47des centaines
47:47de milliers
47:48voire des centaines
47:49parfois de millions
47:50pour intercepter
47:51des petits trucs
47:51qui valent 500 euros
47:52là aussi
47:53peut-être que
47:54justement
47:54il va falloir se dire
47:55qu'on ne peut pas
47:55tout régler
47:56avec des gros avions
47:57mais il va falloir
47:58utiliser les technologies
47:59plus légères
48:00qui sont à notre disposition
48:01c'est en train
48:02d'être fait
48:02mais encore une fois
48:03ça ne va vraiment
48:04pas assez vite
48:04parce que le rythme
48:05du dérèglement climatique
48:07va beaucoup plus vite
48:08que le rythme
48:08du développement
48:09technologique
48:09et de l'équipement
48:11parce que
48:11juste une réaction
48:12sur ce qui a été annoncé
48:13ce soir
48:13et les images
48:14qu'on n'a pas vues
48:15parce qu'on n'est pas
48:15à la télé
48:16mais les images
48:18du ministre de l'Intérieur
48:19devant des Canadair
48:21il y a deux manières
48:21de le voir
48:22on peut voir
48:22le Canadair
48:23à moitié plein
48:24ou à moitié vide
48:25c'est que certes
48:26au moins ça avance
48:27ça fait un moment
48:28qu'ils sont réclamés
48:28ces nouveaux avions
48:29donc ils ont été commandés
48:30mais c'est d'une lenteur
48:33évidemment
48:33parce qu'on se rend compte
48:34qu'il n'y a qu'un seul
48:35producteur
48:35et qu'un seul constructeur
48:36au Canada
48:37et que tous les pays européens
48:38et en particulier
48:39d'Europe du Sud
48:39veulent se rééquiper
48:41plus on rajoute
48:41l'Union Européenne
48:42au-dessus de ça
48:42donc il va bien falloir
48:44chercher d'autres solutions
48:45j'espère que c'est
48:46ce qui est en train d'être fait
48:46oui mais ça c'est bien
48:47parce que l'Union Européenne
48:48pour le coup
48:49les pays s'unissent
48:51ils sont en commun
48:51les moyens
48:53là je voyais
48:54qu'on va envoyer
48:54des soldats du feu
48:58venus de toute l'Europe
48:59en France
49:00on se partage
49:01les moyens
49:01parce que comme le disait
49:02votre invité
49:03il y a beaucoup de concurrence
49:04les feux
49:05il y a des feux intenses
49:06en Australie
49:07il y en a aussi
49:08aux Etats-Unis
49:08donc au moins
49:09pour le coup
49:10je trouve que là
49:11les Européens
49:12prennent en main
49:14le problème
49:14et essayent de trouver
49:15des solutions
49:15mais moi ce qui m'étonne
49:16c'est que ça soit
49:16les Canadaires
49:17alors c'est amusant
49:18je lisais un témoignage
49:19d'un pilote
49:21qui disait
49:21c'est un tracteur du ciel
49:22alors c'est très efficace
49:23c'est vraiment
49:24en quelques secondes
49:24six secondes je crois
49:25ils prennent
49:26vraiment des tonnes d'eau
49:27donc ça va très très vite
49:28mais c'est quand même vieux
49:29en 2015
49:29ils avaient arrêté la production
49:31et là on a
49:31on a donc ce constructeur
49:35canadien
49:35qui se remet
49:36tout est fait à la main
49:37donc c'est pour ça
49:37que c'est très très long
49:37moi je me pose la question
49:39mais pourquoi on ne trouve pas
49:39des alternatives en fait
49:41plus modernes et tout
49:42et a priori
49:43ça se fait
49:43il y a des startups
49:44enfin il y a des entreprises françaises
49:45il y a les Airbus 400M
49:48l'Espagne va les utiliser
49:50là je pense qu'Alexandra
49:52les connaît mieux que moi
49:53parce que c'est utilisé
49:54pour l'armement
49:54et finalement ça va être détourné
49:56pour une cause
49:57enfin
49:57Alexandra
49:58voilà
49:59oui les A400M
50:00mais en fait je vais rejoindre
50:01ce qu'on dit
50:02depuis le début
50:03sur ce plateau
50:03c'est que
50:04la question derrière ça
50:06ou là la question
50:07du réchauffement climatique
50:09c'est celle d'une constitution
50:10d'une filière française
50:11ou européenne
50:12d'une vraie souveraineté
50:14on retombe sur les enjeux
50:15de défense en fait
50:15où on est là
50:18dépendant totalement
50:19d'un fournisseur extra-européen
50:21qui ne nous privilégiait pas
50:22donc déjà que la construction
50:24d'un Canadair c'est long
50:25si en plus on passe bon dernier
50:27même dans des commandes
50:28groupées européennes
50:29forcément
50:29ça rend très très difficile
50:31l'aménagement du territoire
50:33dont on discutait tout à l'heure
50:34Sébastien Laé
50:35il faut des moyens quoi
50:36humains ou technologiques
50:37on évoquait
50:38l'intelligence artificielle
50:39il y a un instant
50:40il faut un peu de tout
50:43si vous voulez
50:44la lutte contre les feux de forêt
50:46c'est quelque chose de complexe
50:47donc il faut des moyens
50:48qui permettent d'agir en sécurité
50:49donc tout ce que vos commentateurs
50:52ont évoqué
50:52en fait partie
50:55mais au risque d'insister
50:56encore une fois
50:57face à la typologie
50:58des feux
50:59qu'on va avoir
50:59de plus en plus souvent
51:00maintenant
51:00ces grands feux
51:01il n'y a pas une seule technologie
51:03qui pourra éteindre le feu
51:04la seule solution
51:05elle est en amont
51:06elle est vraiment
51:06sur l'aménagement du territoire
51:08elle est sur la prévention
51:09il faut construire
51:09des territoires résilients
51:10et ça c'est un travail
51:11de longue haleine
51:12c'est un travail
51:12qui fait peu de bruit
51:14mais qui est nécessaire
51:16parce qu'il n'y a que ça
51:17qui nous permettra
51:18de limiter l'impact
51:19de ces grands feux
51:20qu'on ne pourra pas arrêter
51:21de toute façon
51:21ni avec des avions
51:22ni avec des drones
51:23ni avec des moyens humains
51:24la prévention
51:24c'est aussi la responsabilisation
51:26de chacun
51:27oui
51:28et c'est surtout
51:29une démarche à mener
51:30au niveau collectif
51:31à l'échelle des quartiers
51:32à l'échelle des communes
51:33à l'échelle des communautés
51:34de communes
51:35pour organiser le territoire
51:37pour remettre
51:38là où on a perdu
51:41un éleveur
51:41remettre du pastoralisme
51:43qui entretient
51:44les herbacées
51:45pour remettre
51:46de la gestion
51:46de la forêt
51:47qui va rapporter de l'argent
51:48et qui va permettre
51:50de maintenir une forêt
51:50en meilleur état
51:51surtout plus résistante au feu
51:52et puis surtout
51:53c'est pour chacun
51:55des gens
51:56qui habitent
51:56ou qui fréquentent
51:57ces milieux
51:58sous le mur russe
51:58caractéristique de forêt
51:59la protection de son habitation
52:01avec du débroussaillement
52:02avec les bons gestes
52:03à connaître
52:03tout ça c'est pas simple
52:04ça demande vraiment
52:08à comprendre
52:09ce qui se passe
52:09et je peux vous assurer
52:12que les habitants
52:13de l'Aude
52:14ou de Marseille
52:15l'année dernière
52:16savent exactement
52:17de quoi je parle aujourd'hui
52:18parce qu'ils en ont fait les frais
52:19on parle de territoires
52:20qui n'étaient pas préparés
52:21les gens n'étaient pas préparés
52:22à subir ce type de grand feu
52:23Benjamin-Louis
52:24alors justement
52:25il y a aussi effectivement
52:26un énorme travail à faire
52:27sur le civisme
52:28le civisme des personnes
52:29qui vivent
52:30ou qui se trouvent en vacances
52:31dans les régions
52:32où les feux
52:33sont particulièrement prépondérants
52:34vous avez cité
52:35l'invité à citer Marseille
52:38on est nombreux
52:39à s'être retrouvés
52:40en reportage à Marseille
52:41l'été dernier
52:41qui a été quand même
52:42la deuxième ville de France
52:43qui a été coupée du monde
52:44pendant quasiment 48 heures
52:46à cause d'un type
52:47qui avait mis son bras zéro
52:48sur la remorque
52:51et qui a pris l'autoroute
52:52et puis visiblement
52:53c'est la piste qui est pris léger
52:54et puis il y a une braise
52:55qui s'est envolée
52:55enfin je veux dire
52:56là c'est de l'inconscience
52:57et puis quand je parle de civisme
52:58c'est vraiment les questions
52:59de mégots
52:59parce que les questions
53:00de mégots jetés
53:01soit de la voiture
53:02soit en randonnée
53:03soit quand on est en pique-nique
53:05ou en camping
53:06c'est une grande partie
53:07des débuts de feux de forêt
53:09et de méga-feux en France
53:11effectivement Estelle
53:11pardon vous l'irégère
53:12oui enfin
53:13je serais dans le sens
53:14où aussi je pense
53:15que ça va dans le sens
53:16de ce que dit notre invité
53:17c'est que les feux
53:18se déclenchent aussi
53:19parce que maintenant
53:19les habitations se rapprochent
53:21et que c'est souvent
53:21à la limite
53:22entre l'état naturel
53:24et nous qui arrivons
53:25et finalement
53:26il faut faire extrêmement
53:26attention
53:27parce que ça peut vite partir
53:28et je pensais au mégot
53:29bon c'est vrai que pour l'instant
53:30la piste n'est pas
53:31n'est pas encore avérée
53:32mais il semblerait
53:33que ça soit un employé
53:34de l'ONF
53:34en tout cas il est accusé
53:35d'avoir jeté un mégot
53:37et c'est vrai que ça m'a surprise
53:38parce qu'on peut se dire
53:39que voilà
53:40eux au moins
53:40ils sont sensibilisés
53:41puisque c'est l'Office national
53:42des forêts
53:43donc ça serait cette personne
53:45enfin elle est suspectée
53:47d'avoir déclenché ce feu
53:48qui avait été dantesque
53:50en 2022 en Gironde
53:52on en a tous
53:52les images en tête
53:54merci beaucoup Estelle Martin
53:55merci Sébastien
53:57d'avoir été avec nous ce soir
53:58dans les informés
53:59ancien officier pompier
54:00dirigeant de ce bureau d'études
54:02sur les incendies de forêt
54:05Warusen
54:05merci à vous
54:06Benjamin-Louis
54:07d'être venu ce soir
54:08merci Alexandra Saviana
54:10à la Une de l'Express
54:11cette semaine
54:11quelques mois avant
54:12la présidentielle
54:13enquête sur la nouvelle stratégie
54:14de Jean-Luc Mélenchon
54:16et de la France Insoumise
54:17merci Alexandra
54:18les informés reviennent
54:19demain matin
54:20bien évidemment sur France Info
54:21rendez-vous à 9h
54:22très bonne soirée
54:23sous-titrage Société Radio-Canada
54:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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