- il y a 9 heures
Éric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, était l’invité de BFM Politique ce dimanche 19 juillet.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Notre invité ce matin, Éric Coquerel.
00:06Bonjour, président de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale, député de la France Insoumise à mes côtés.
00:11Pour vous interroger, Jules Pétnard de la Tribune dimanche et Anne Sauradubois de BFM TV.
00:17Une actualité française aussi, mais une actualité internationale dont on va voir qu'elle a des répercussions directes sur la
00:23vie de chacun d'entre nous ici
00:25avec la résurgence de ce conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:29Les Etats-Unis qui ont lancé ce matin même une nouvelle série de bombardements contre l'Iran pour, disent-ils,
00:35punir la mort de deux de leurs militaires
00:37lors de frappes iraniennes qui ont eu lieu il y a quelques heures en Jordanie.
00:41Et effectivement, Éric Coquerel, on a vu dès la semaine dernière, au moment où cela s'est retendu,
00:46et bien que ça s'est retendu aussi sur la question économique et sur la question du prix du baril
00:51de pétrole qui est déjà remonté.
00:53Les dernières heures, on était à 98 dollars avant le week-end, il était retombé à 70 dollars début juillet.
00:59Très concrètement, ça se retrouve vite à la pompe.
01:01En une semaine, plus quasiment 9 centimes pour le prix du diesel.
01:07Est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre à une remontée durable du prix de l'essence
01:11à vos yeux ?
01:12Est-ce que les Français doivent se préparer à cela ?
01:14Déjà, on peut se demander si ce n'est pas l'objectif de Donald Trump.
01:17C'est-à-dire ?
01:19Cette histoire de relancer la guerre, de bombarder l'Iran, alors même qu'il sait et que nous savons qu
01:25'il n'y aura pas de victoire militaire sur l'Iran,
01:28ça s'est relativement mal terminé la dernière fois, elle a peut-être une explication.
01:33C'est que quand vous bombardez, le prix du Brent augmente.
01:37La spéculation augmente sur les prix du pétrole.
01:40Les compagnies pétrolières font plus de bénéfices.
01:43Je vous rappelle que Total, au premier trimestre 2026, ça fait plus de 51%.
01:48Et nul n'ignore que M. Trump ou son fils ont des rapports financiers sur de telles affaires.
01:55Donc moi, je pose la question, parce que c'est d'un point de vue géostratégique, si vous voulez, vis
02:00-à-vis des États-Unis,
02:02le fait de relancer cette guerre est assez incompréhensible.
02:04Sauf s'il y a un intérêt ou autre.
02:06Et moi, je pense qu'il faut interroger les intérêts particuliers de Donald Trump.
02:09Mais pour ceux qui nous regardent, est-ce que vous leur dites, ce matin, il faut vous préparer ?
02:13Oui, le prix de l'essence va encore bondir, ça va être compliqué pour faire le plein.
02:17Et donc, pour ceux qui ont la chance de partir en vacances, ça va être encore plus compliqué.
02:22C'est déjà compliqué, puisque le prix est monté à 2 euros.
02:24C'est ça.
02:25Donc, à nouveau, c'est un problème pour les Français.
02:31Je vous rappelle qu'il y a eu 30% de baisse de l'utilisation du carburant.
02:35Et là, ça se passe au moment où ils partent en vacances.
02:37Et puis, en plus de ça, quand vous mettez de l'argent pour faire le plein, vous ne le mettez
02:41pas ailleurs.
02:42Donc, on peut supposer que le reste de l'économie, en termes de croissance, de consommation, va en pâtir.
02:47Nous, c'est pour ça que ça fait longtemps que nous avons dit, le gouvernement l'a refusé,
02:50mais on aurait dû l'anticiper, qu'au lieu de laisser filer cette augmentation,
02:55il aurait fallu bloquer les prix.
02:57Je précise bien, bloquer les prix au niveau des raffineurs, c'est-à-dire, pour être clair, en France, c
03:01'est Total,
03:02de façon à ce que, j'allais dire, ça ne soit pas uniquement les Français,
03:07ça ne soit pas uniquement la collectivité qui pâtisse de cette affaire,
03:11mais aussi ceux qui font des bénéfices sur cette guerre.
03:14Malheureusement, ce n'est pas ce qui a été fait.
03:15– Alors, vous parliez de Total tout à l'heure, justement,
03:18il continue le plafonnement à 1,99€ sur l'essence et le diesel dans ses 1 200 stations rurales
03:22et le week-end de grand départ sur les autoroutes en juillet et en août.
03:26On dit quand même merci Total ?
03:28– Oui, alors, j'ai auditionné il n'y a pas longtemps le président des groupes Leclerc,
03:33des groupements Leclerc, parce que M. Pouyannet, juste avant, en commission des finances,
03:37M. Pouyannet a dit, je suis content que Total reprenne un peu cette image
03:41d'entreprise favorisant le pouvoir d'achat des Français.
03:45– Et le président du groupe Leclerc a dit, c'est une belle opération de marketing de Total.
03:52Pourquoi c'est une belle opération ?
03:53Parce que ce qui se passe, c'est que comme ce sont les seuls qui peuvent plafonner les prix,
03:57puisque ce sont les seuls qui peuvent jouer sur les marches vis-à-vis des raffineurs,
04:01c'est eux le raffineur, les autres ne peuvent pas suivre.
04:04Donc, vous avez un déplacement de la consommation des autres,
04:07de leurs concurrents, de la grande surface, vis-à-vis de Total.
04:10– C'est un jeu de dupe pour vous ?
04:12– C'est un jeu de dupe, du coup ?
04:13– En tout cas, c'est un coup de marketing qui ne va pas suffire
04:19à alléger la note des Français au niveau du plein.
04:23– Mais ils pourraient ne pas le faire.
04:24– Comment ?
04:24– Ils pourraient ne pas le faire.
04:25Ils pourraient ne pas plafonner.
04:26– Oui, ils pourraient ne pas faire une opération de marketing et de commercial.
04:29Vous avez raison de le dire.
04:30Moi, je préférerais quelque part qu'on impose,
04:32et qu'on regarde qu'en Total fait des bénéfices absolument pharaoniques,
04:36du fait de la guerre, du fait de la spéculation de la guerre.
04:39Parce que ce qu'il faut bien comprendre,
04:40c'est que toute cette affaire, ce n'est jamais des problèmes d'approvisionnement.
04:43Continuez à avoir de l'approvisionnement de pétrole.
04:45C'est des problématiques de spéculation, Total en fait d'ailleurs.
04:48Ça s'appelle du trading, via notamment Genève.
04:51Vous avez des opérations de trading, et comme dirait M. Pouyannet,
04:54c'est une façon de capturer pour Total la hausse des prix.
04:56Donc, ils sont gagnants à tout niveau.
04:58Je dis qu'au lieu de laisser Total faire des opérations de marketing sur le prix de l'essence,
05:04je préférerais que l'État bloque les prix en jouant sur ses marges de raffineur producteur.
05:09Ça serait plus intéressant pour les Français.
05:10Vous dites que c'est une opération de marketing, certes,
05:13mais est-ce que les deux ne sont pas compatibles ?
05:15Peut-être une opération de marketing, mais qui profite aux Français.
05:18Ça a profité aux Français.
05:20Le problème, vous comprenez bien que sur quelques semaines,
05:23le prix du pétrole qui, au lieu de passer à 2,10, passe à 2 euros, par exemple.
05:271,99, il le faisait.
05:28Oui, 1,99 passe à 2,10.
05:31Vous voyez bien que ce n'est pas la même chose que si on avait bloqué les prix
05:35en prenant la base du début des conflits, c'est-à-dire à 1,70, ce n'est pas la
05:40même perte.
05:41Est-ce que Total n'a pas fait justement ce que l'État n'a pas fait ?
05:43Non, Total joue sur la morsuitude de l'État qui laisse faire des bénéfices absolument incroyables
05:52en profitant de cette situation.
05:53Et je vous répète la solution.
05:55si vraiment on veut jouer à la fois pour le pouvoir d'achat
05:58et pour permettre aux Français notamment de continuer la partie en vacances,
06:01ça serait de bloquer les prises.
06:03On l'a fait en 1990.
06:05Et figurez-vous, quand on l'a fait en 1990,
06:07Total a même continué à faire des bénéfices.
06:09Vous voyez, même, ils peuvent faire les deux.
06:10Est-ce que vous dites quand même merci Total ?
06:12Non, non.
06:14Vous êtes plus surpris, y en a vous ?
06:15Pas du tout.
06:16Bon, alors, on peut dire merci.
06:17Est-ce que vous avez une voiture ?
06:20Non, non, oui.
06:21On va dire...
06:21Non, mais attendez, laissez-moi vous répondre.
06:23Est-ce que vous avez une voiture ?
06:24Total ne paye sa juste part de l'effort national
06:26quand ce sont les entreprises pétrolières
06:29qui profitent de la situation actuelle
06:31alors que les Français en pâtissent.
06:32Donc, je ne vais pas dire merci Total,
06:34je vais dire merci aux Français de continuer
06:36à aller acheter du pétrole et enrichir Total.
06:38Est-ce que vous avez une voiture ?
06:39Oui, j'ai une voiture.
06:40Thermique ?
06:41Hybride.
06:42Est-ce que vous êtes allé faire un plan chez Total ?
06:44Il y a des moments où vous êtes carrément obligé
06:46parce que quand vous prenez l'autoroute,
06:48je ne sais pas ce que vous savez,
06:48mais vous avez peu de chances de tomber sur une autre station.
06:51Donc, vous avez profité comme d'autres Français
06:53de ce plafonnement ?
06:53Arrêtez, écoutez.
06:54On va arrêter de faire la promotion de Total.
06:57Je vous répète une chose,
06:58c'est que c'est une opération marketing
07:00qui leur permet de prendre des parts de marché
07:02sur leur concurrence
07:03et donc pas quelque chose, j'allais dire,
07:05qui dans l'économie générale de la distribution
07:07en France est vraiment extraordinaire.
07:10et d'un autre côté, ce n'est rien par rapport
07:12au prix que payent les Français.
07:14Ils payent 30 centimes de plus le litre
07:17d'avant le conflit et ce n'est pas normal
07:19et c'est quelque chose qui rejaillit
07:21sur la consommation actuelle, donc la croissance.
07:23Vous demandez au gouvernement
07:24d'opérer un blocage des prix.
07:27Le gouvernement a quand même consenti à certaines aides.
07:301,4 milliard.
07:32Oui, voilà.
07:33Est-ce que vous préconisez que le gouvernement,
07:36malgré l'endettement, la situation
07:38de nos finances publiques
07:39qui est quand même très fragile,
07:41est-ce que vous, comment dire,
07:43vous appelez le gouvernement
07:44à consentir à d'autres aides
07:45et si oui, lesquelles ?
07:47Si vous avez bien compris,
07:48je préférerais que l'effort
07:50soit fait par Total, je le répète.
07:51Oui, oui, bien sûr.
07:52Parce que ces aides-là sont faites
07:53parce que le prix du carburant augmente.
07:55Bien sûr.
07:55Bon, donc, et en plus de ça,
07:57je vous fais remarquer une chose,
07:58c'est que les aides que met le gouvernement,
08:00ils s'en vendent d'ailleurs.
08:01Il y a eu un deuxième comité d'alerte
08:03il y a peu de temps
08:03et le gouvernement s'est vanté de deux choses.
08:05Un, d'être un des pays européens
08:07où il y a le moins d'aides,
08:07en dessous de 0,1% du PIB.
08:10Et deuxièmement, d'être un pays européen
08:12qui joue sur des aides compensées
08:14par une baisse des dépenses publiques
08:16et non pas une fiscalité.
08:17Autrement dit,
08:18les aides qui sont faites aux Français
08:20d'un côté,
08:21on leur prend de l'autre
08:21parce qu'il y a du coup des budgets
08:24qui baissent pour compenser ça.
08:25À quoi est-ce que vous appelez,
08:28qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ?
08:30Je ne suis pas clair depuis tout à l'heure.
08:32Blocage des prix.
08:32Blocage des prix.
08:33Blocage des prix.
08:33Je précise bien
08:34en jouant sur les marges des raffineurs
08:36et non pas la distribution
08:37parce que la distribution,
08:38ce n'est pas là en réalité.
08:39Alors, la question du portefeuille des Français,
08:41on le voit sur la question du prix de l'essence.
08:43Le budget 2017 est déjà,
08:452027 est déjà en cours de préparation.
08:46Ce matin,
08:47la porte-parole du gouvernement
08:48met la pression sur vous
08:50mais sur l'ensemble des forces politiques
08:51dans une interview au journal du dimanche.
08:53Elle juge que la responsabilité
08:55des forces politiques est immense.
08:57S'il n'y a pas d'accord,
08:58dit-elle,
08:59sur ce budget,
08:59c'est 7 à 8 mois de loi spéciale.
09:01Ça veut dire, dit-elle,
09:02gèle des moyens des services publics,
09:04des soutiens aux entreprises,
09:05des dizaines de milliers d'emplois menacés.
09:07Est-ce que vous êtes prêts
09:09à assumer ce cataclysme ?
09:10Mais le cataclysme,
09:11c'est le budget qu'on nous présente.
09:13Parce qu'on oublie juste à l'intérieur.
09:14On a l'impression qu'on nous présente
09:15un budget extraordinaire
09:16et qu'en fait,
09:17les parlementaires,
09:19y compris de l'opposition,
09:20seraient obligés de l'accepter
09:22sinon c'est la misère du pays.
09:24Les budgets successifs
09:25qui nous sont proposés
09:27nous en mettent dans le mur.
09:29Et ce budget-là
09:29ne réglera rien.
09:31Il ne réglera rien.
09:32Pourquoi il ne réglera rien ?
09:33Parce que,
09:34et d'un côté,
09:35en réalité,
09:36il fait l'impasse désormais
09:38sur l'échelonnement
09:40du baisse de déficit
09:41promis par le gouvernement
09:42qui espérait atteindre 3%
09:43en 2029.
09:45La telle qu'est le budget,
09:46je peux vous assurer
09:46que ça,
09:47c'est de la science-fiction.
09:48Mais d'un autre côté...
09:49Vous pensez que ça sera combien,
09:50le déficit ?
09:51L'année prochaine,
09:51le gouvernement a annoncé,
09:53il vise 4,9%,
09:54c'est-à-dire ce qui pourrait être
09:56théoriquement une baisse
09:57de 1% de déficit,
09:59mais sauf que le coût de la guerre,
10:01justement,
10:01va très certainement augmenter
10:02à 5,3, 5,4
10:03le déficit de cette année.
10:05Donc, c'est un demi-point.
10:06Et encore,
10:06il faudra-t-il...
10:07Le coût de la dette aussi.
10:08Comment ?
10:08Le coût de la dette aussi.
10:09Le coût de la dette aussi,
10:10mais je vais y venir,
10:11si vous voulez bien.
10:11Je continue à...
10:13Donc, ça veut dire
10:14que le gouvernement,
10:15en réalité,
10:15cette espèce de mirage
10:18qu'on nous donne
10:18sur les 3% de déficit
10:20dans le 1929,
10:20c'est un échec.
10:21C'est-à-dire qu'ils échouent même
10:23sur ce qui fait le fond
10:24de leur politique.
10:25Mais en contrepartie,
10:26c'est des baisses de coûts budgétaires.
10:27Il y a 1 milliard
10:28de baisses de coûts budgétaires
10:30sur le budget de l'État.
10:31Et 6 milliards,
10:32si on compte,
10:33si on met de côté
10:33le budget militaire
10:34qui lui augmente.
10:35Quelles sont vos lignes rouges
10:36à la France Insoumise,
10:36précisément,
10:37sur ce budget de l'2027 ?
10:38Mais d'arrêter de faire
10:38ces politiques-là.
10:39Parce que les conséquences...
10:40Vos lignes rouges,
10:41c'est quoi ?
10:41Vous dites qu'il n'y a pas
10:42de coupe sur le salaire
10:44des fonctionnaires.
10:44Il n'y a pas de désindexation.
10:45Vous savez que l'indice
10:47des salaires des fonctionnaires
10:48est gelé depuis des années.
10:49Oui.
10:50Donc vous dites,
10:51vos lignes rouges,
10:52c'est quoi ?
10:52Bien sûr,
10:54d'arrêter de mettre
10:55l'État,
10:56les services publics
10:57à l'os.
10:58Parce que ça a des conséquences
10:59très concrètes
11:00sur la vie des Français.
11:00Donc plus de baisses budgétaires
11:02des services publics.
11:02Voilà.
11:03Je vous le dis,
11:04de l'État,
11:04des services publics...
11:05Un maintien du budget
11:06des services publics
11:07en l'État,
11:07ça passe pour vous.
11:08Le problème,
11:08c'est que quand on parle
11:09de chiffres comme ça,
11:10les gens se disent,
11:10bon, après tout,
11:12un milliard en moins,
11:12qu'est-ce que ça peut faire ?
11:13Six milliards en moins.
11:14Je vous dis très concrètement
11:15ce que ça donne.
11:16Par exemple,
11:16prenons la question
11:18des incendies.
11:19D'accord ?
11:20Les incendies,
11:21on a sept fois,
11:24une surface sept fois
11:25plus grande
11:27de surface brûlée
11:28depuis 2017,
11:29douze fois plus d'incendies.
11:30Le budget
11:31de la sécurité civile
11:32n'a augmenté
11:33que de 40%
11:34dans le même temps.
11:35Cette année,
11:35le budget
11:36de la sécurité civile,
11:37il ne va pas augmenter.
11:39Il y a 60 millions d'euros
11:40qui vont être consacrés
11:42d'augmentation
11:42au ministère de l'Intérieur,
11:43global.
11:44Vous demandez quel budget ?
11:45Je ne vois pas
11:45comment on va,
11:46par exemple,
11:47ne serait-ce que le Canadair
11:48qui est premier
11:48et en premier 2,
11:49je ne vois même pas
11:50comment ils vont en payer.
11:51Donc, concrètement...
11:52Vous demandez quel budget
11:53pour la sécurité civile
11:54dans le prochain budget ?
11:55En fait,
11:56tout simplement,
11:57les budgets qui seraient nécessaires
11:58pour au moins tenir les progrès.
11:59Ça veut dire quoi ?
11:59Il faut le doubler,
12:00selon vous ?
12:01À mon avis,
12:01il faut plus que le doubler.
12:02au niveau des incendies,
12:03si vous entendez bien
12:04qu'il y a 7 fois plus
12:05de surfaces brûlées
12:06et que,
12:07dans le même temps,
12:08depuis 2 ans,
12:08on ne l'augmente pas,
12:09bien évidemment,
12:09il faudrait l'augmenter.
12:11Les budgets du SDIS,
12:12c'est-à-dire les SDIS
12:13et les budgets...
12:14Le service départemental
12:14digère les pompiers.
12:16...sont stables
12:16depuis 2017,
12:17en réalité.
12:18Il n'y a pas d'augmentation
12:19alors même qu'il y a
12:19plus d'incendies.
12:20C'est juste pour vous donner
12:21un exemple
12:22de ce que ça produit.
12:24Et je pourrais,
12:24comme ça,
12:25le multiplier
12:25sur la question des canicules,
12:27sur la question
12:27de l'isolation thermique,
12:28c'est un budget
12:29qui ne règle rien
12:30de ce point de vue-là.
12:31Éric Coquerel,
12:32question assez simple.
12:32On entend vos lignes rouges.
12:33Est-ce que vous seriez prêt,
12:34parce que la temporalité
12:35de ce budget
12:35est quand même très particulière,
12:36est-ce que vous seriez prêt,
12:37le groupe La France Insoumise,
12:39à voter une chute
12:40de ce gouvernement
12:41sur ce budget
12:41en pleine campagne présidentielle ?
12:43Mais s'il fait 40...
12:44Si ce budget,
12:45tel qu'il est aujourd'hui,
12:47ils essaient de le passer
12:47par 43,
12:48je pense que c'est
12:49ce qu'ils recherchent
12:50en cherchant un accord,
12:51notamment avec les socialistes,
12:52on verra bien,
12:53bien évidemment,
12:54on votera la censure.
12:54On ne peut pas demander
12:55à l'opposition,
12:55parce qu'on a un gouvernement
12:57qui impose des budgets,
12:58je vous rappelle,
12:59minoritaires.
12:59Ils sont minoritaires
13:00depuis juillet 2024,
13:01de dire,
13:02écoutez,
13:02vous êtes minoritaire,
13:03mais pour qu'il n'y ait pas
13:04de censure,
13:04on va vous laisser passer.
13:05Mais vous êtes compris
13:06en pleine campagne présidentielle ?
13:09Il comprend en pleine campagne présidentielle,
13:11il ne faut pas un mauvais budget
13:12pour la France.
13:13Ce budget est mauvais pour la France.
13:14Vous pourriez vous dire,
13:16les Français,
13:17ils ont vu 4 ou 5 gouvernements
13:18tomber,
13:19on tranchera ça dans 3 mois
13:20pour la présidentielle.
13:21Et en attendant,
13:21on aura un budget qui ne réglera rien.
13:24Mais les Français...
13:24Excusez-moi,
13:25mais quand...
13:25Ça coûte cher aussi,
13:26les chutes de gouvernement.
13:27Mais concrètement,
13:28ce qui coûte cher,
13:29par exemple,
13:29c'est de ne rien faire
13:30et d'avoir rien anticipé
13:31depuis 2 ans
13:32sur la question
13:33de la bifurcation écologique.
13:34Donc ce que vous nous dites,
13:35c'est que la campagne présidentielle,
13:37M. Coquerel,
13:38ce n'est pas parce qu'on sera
13:39en campagne présidentielle
13:40qu'on laisse passer
13:40un mauvais budget.
13:42Vous croyez que les gens
13:43sont d'accord
13:44pour laisser un budget
13:44qui, par exemple,
13:46uniquement sur la question
13:47des effets de la canicule.
13:48Je ne parle même pas
13:49de la prévention.
13:50Une campagne présidentielle
13:51n'exclut pas une motion de censure.
13:53On est bien d'accord.
13:53Eh bien, l'année prochaine,
13:55je pense que si ce budget
13:56passe par 49,3
13:57et que rien n'a été mis
13:58sur la table
13:59pour permettre
14:00qu'on vive
14:02dans des conditions
14:03ne serait-ce que supportables
14:04dans des EHPAD,
14:05dans les écoles,
14:06dans les hôpitaux,
14:07dans les bouilloirs thermiques,
14:08je pense que si les gens,
14:09à ce moment-là,
14:10voient qu'il y a un budget
14:11qui a été passé
14:12alors qu'ils ne règlent rien,
14:13je pense qu'ils auront raison
14:14de se retourner
14:15contre ceux qui l'ont accepté.
14:16Alors justement,
14:17question financière,
14:17parce qu'il y a ça aussi,
14:18petite question très concrète,
14:19on a appris
14:20qu'Edith Cresson,
14:21ancienne première ministre,
14:22avait pu finalement
14:22conserver son véhicule de fonction
14:24contrairement aux promesses
14:25de Sébastien Lecornu.
14:26Matignon le justifie
14:27notamment pour raisons sanitaires
14:28et assure que ça prendra fin
14:29le 1er août.
14:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:32Écoutez, il y avait une règle
14:32donc je ne comprends pas
14:33qu'elle ne soit pas respectée.
14:34Voilà ce que j'en pense.
14:35Alors sur l'Assemblée nationale,
14:37on a vu qu'il y a eu
14:38un débat très agité aussi
14:39cette semaine
14:40sur une des dispositions phares
14:41du projet de loi
14:43sur la protection de l'enfance.
14:44Il y a des ajouts
14:45qui avaient été faits
14:45à ce projet de loi,
14:46notamment après
14:46la terrible affaire Liana.
14:48Un certain nombre
14:49de députés de gauche,
14:49dont les députés et les filles,
14:50ont décidé de voter
14:51contre l'instauration
14:52de la perpétuité
14:52pour les violeurs en série
14:54sur des mineurs
14:55de moins de 15 ans.
14:56Comment est-ce que c'est possible,
14:57Éric Coquerel,
14:58quand on viole
15:00plusieurs fois
15:00des jeunes filles
15:01de 12, 13, 14 ans,
15:02on ne mérite pas
15:02la perpétuité ?
15:03Parce que la question
15:04n'est pas de savoir
15:05si, entre guillemets,
15:05vous méritez la perpétuer.
15:07La question, c'est
15:08qu'est-ce que ce projet de loi ?
15:10Ce projet de loi, théoriquement,
15:10c'est pour protéger l'enfance.
15:12D'accord ?
15:13Donc, il y a longtemps
15:14que nous savons
15:14qu'en réalité,
15:16la surenchère pénale
15:17est par exemple
15:17de dire
15:18vous allez mettre
15:19une peine tellement forte
15:20qu'elle va être dissuasive,
15:21ça ne marche pas.
15:21Je vous rappelle,
15:22je n'ai pas besoin
15:23de vous rappeler...
15:24On est au-delà de ça.
15:25Comment ?
15:25On est au-delà
15:25de l'effet dissuasif.
15:26Quand vous avez des personnes
15:27qui violent 10, 15 gamins,
15:29au bout d'un moment...
15:29Vous pensez que
15:30quand quelqu'un
15:31même ne viole qu'un gamin,
15:32vous pensez qu'à un moment donné,
15:34le fait que la peine
15:35soit plus longue,
15:35c'est dissuasif...
15:36que c'est encore pire
15:36quand ce sont des multirésiliges.
15:38Vous savez, ça me fait penser
15:39à M. Badinter
15:40lorsqu'il a fait voter la loi
15:43contre la peine de mort,
15:44qui rappelait que
15:45quand Bontemps
15:46a été condamné à mort,
15:47vous avez M. Henry
15:49qui criait à mort,
15:49vous avez celui-là même
15:51qui l'a défendu.
15:51Cité Badinter,
15:52c'est très mal passé
15:53à l'Assemblée.
15:53Je reviens, je reviens.
15:54Vous savez que ça a déclenché
15:56un tonneau.
15:56C'est l'aspect dissuasif,
15:57on sait que ce n'est pas ça
15:58qui protège.
15:59Deuxième chose,
16:00après, on va pouvoir
16:02à un moment donné
16:03considérer que du coup,
16:04par rapport à des crimes horribles
16:05ou de ce type,
16:07la seule solution,
16:08c'est la perpétuité.
16:09Mais si, c'est la perpétuité,
16:11d'ailleurs ça a été proposé,
16:12même le gouvernement
16:12a quand même voté contre,
16:13il faut que ça soit incompressible
16:14si on pense que ces gens-là
16:15ne doivent plus sortir.
16:16Donc la question,
16:17elle n'est pas là.
16:22comment on fait
16:22pour empêcher la récidive ?
16:24Et figurez-vous
16:24de ce point de vue-là,
16:26les associations...
16:27Attends, laissez-moi finir.
16:28On ne peut pas d'un côté
16:29laisser penser
16:30qu'avec une surenchère pénale
16:33où on met toujours
16:34la surenchère pénale,
16:35on va faire semblant
16:36par rapport aux Français
16:37de régler la question.
16:39La question,
16:39elle serait parmi moyens.
16:40Vous comprenez le symbole
16:42vous votez non
16:43à la perpétuité
16:44pour les violeurs
16:45dans le camp multirécite.
16:45Vous comprenez
16:46pourquoi ça choque ?
16:47Vous comprenez
16:48pourquoi ce vote de non
16:49ça choque ?
16:49La question...
16:50Vous savez,
16:51le fond d'une société
16:53par rapport à des peines,
16:54c'est de penser
16:55si une personne peut
16:56ou pas,
16:57à un moment donné,
16:58une fois qu'il a accompli
16:59sa peine,
17:00se racheter, etc.
17:01C'est un problème philosophique.
17:02ça sert à ça, la prison.
17:03C'est de dire que ces personnes
17:05représentent un danger
17:06pour la société,
17:07on les sort de la société.
17:07La question qui est posée là,
17:09les gens ne peuvent pas
17:10remettre la peine de mort
17:10parce que notamment
17:11au niveau des traités européens,
17:13ce n'est pas possible.
17:14Vous voyez bien
17:14que de manière sous-jacente,
17:16c'est la question,
17:17c'est-à-dire l'idée
17:18qu'on va régler
17:19tous les problèmes
17:19de la société
17:20avec une surenchère pénale.
17:22Je dis que c'est démagogique,
17:23je dis que c'est hypocrite
17:25parce que si après ça,
17:26j'ai vu la ministre
17:27qui était pourtant
17:28plus raisonnable
17:28mais qui après a exploité
17:30cette histoire
17:31sur les médias.
17:32Si après ça,
17:32vous dites,
17:33ah mais en réalité,
17:35ils n'ont pas voulu ça,
17:35ils n'ont pas voulu,
17:37certains ont même dit
17:37que nous voulions laisser
17:38en liberté,
17:39c'était du côté du RN,
17:40monsieur Odoul.
17:41Ce que nous proposons,
17:42c'est qu'on mette
17:43les moyens nécessaires
17:45en protection de l'enfance
17:46au niveau de la récidive.
17:49Aujourd'hui,
17:50il faudrait au moins
17:513 milliards d'euros.
17:53Eh bien, figurez-vous,
17:54le budget de la justice
17:55ne propose que 130 millions d'euros
17:57en plus
17:58et en plus,
17:59c'est indiqué
18:00que ça ira surtout
18:00sur les questions
18:02de personnel de prison
18:04et le narcotrafic.
18:05Autrement dit,
18:06c'est de l'hypocrisie
18:07de dire qu'on va régler
18:08cette question.
18:09Pour vous, Éric Coquerel,
18:09les pédocriminels
18:10ne sont pas incurables
18:12comme l'a dit Gérald Darmanin ?
18:13Je pense que comme
18:16quelqu'un qui viole un bébé,
18:18qui viole plusieurs bébés,
18:19on va peut-être comprendre
18:20qu'à un moment donné,
18:23je pense que la problématique
18:25est telle
18:26que s'il le fait,
18:27ce n'est pas le fait
18:28qu'il risquera la perpétuité
18:30qui va l'empêcher
18:30de le faire.
18:31D'accord ?
18:31Voilà, c'est ça la question.
18:33Donc, oui...
18:33Mais est-ce qu'ils sont incurables ?
18:35Non, je ne pense pas
18:35qu'ils soient forcément incurables.
18:37Par contre,
18:38il faudrait se donner
18:39les garanties
18:39quand ils sortent de prison
18:41qu'il n'y ait pas de récidive.
18:42Et ça,
18:43ça, c'est un problème de moyens.
18:44C'est un problème
18:45de suivi de la justice.
18:46C'est un problème
18:47de suivi de psy, etc.
18:48Et là-dessus,
18:49il nous manque des moyens
18:50de manière cruelle.
18:51Et tant qu'on n'aborde pas
18:52cette question,
18:53eh bien, on en revient
18:54simplement,
18:55de manière démagogique
18:56et hypocrite,
18:56à laisser dire
18:57qu'on va régler le problème
18:58en augmentant sans arrêt
18:59les peines de prison
19:00avec une espèce de surenchère
19:01qui ne règle rien.
19:02Parce que, je vais vous dire une chose,
19:03les Allemands, par exemple,
19:05ils ont beaucoup moins de cas
19:07de ce type.
19:08Et pourtant,
19:08ils n'ont pas une surenchère pénale.
19:10Par contre,
19:10ils mettent les moyens
19:11en termes de...
19:12contre la récidive.
19:13Ils mettent les moyens
19:13contre l'accompagnement.
19:14Donc, c'est un problème de fond
19:15que nous mettons sur la table.
19:17Et arrêtons de laisser penser
19:18et de laisser penser aux Français
19:21que si vous augmentez
19:22les peines de prison,
19:23pourquoi pas incompressibles,
19:24que ça, ça a été proposé.
19:26En réalité,
19:27vous réglerez le mal.
19:29Éric Coquerel,
19:30on voit que cette question
19:30évidemment de la sécurité
19:31et de la justice,
19:32ça va être au cœur
19:32de l'élection présidentielle
19:33qui a débuté.
19:34Jean-Luc Mélenchon
19:35est en forte dynamique.
19:36On l'a vu dans les sondages
19:36à gauche.
19:37Il pourrait même se qualifier
19:38pour le second tour.
19:40Ce matin,
19:40justement,
19:40la par-parole du gouvernement
19:42le cible.
19:43Maude Bréjean dit
19:43Jean-Luc Mélenchon
19:44est communautariste
19:45et porte un projet
19:46de démantèlement
19:47de l'autorité républicaine.
19:49Elle ajoute
19:49derrière l'expression
19:50marketing de Nouvelle-France,
19:52c'est bien de l'effacement
19:54de la France
19:55dont il s'agit.
19:56C'est ça votre projet ?
19:57Le démantèlement
19:58de l'autorité républicaine
19:59et l'effacement de la France ?
20:00À votre avis.
20:01À vous de répondre ?
20:03Écoutez,
20:03je ne vais pas répondre
20:04à toutes les phrases provocatrices
20:05qui sont lancées comme ça
20:06sans aucun argument.
20:08Que ces gens-là
20:08viennent débattre
20:09de projets,
20:10qui viennent débattre
20:11de ce que nous mettons
20:11sur la table.
20:12Par exemple,
20:12on parlait d'écologie,
20:13excusez-moi.
20:14On a mis sur la table
20:15la question d'éco-région,
20:17c'est-à-dire le fait
20:17que la planification écologique
20:19se décline
20:20par les régions
20:20organisées par versants.
20:22Personne ne relève,
20:23personne ne discute.
20:23On nous met des anathèmes,
20:25alors que ce soit
20:26cette personne
20:27ou que ce soit
20:28M. Gluckspann.
20:29Démantèlement
20:29de l'autorité républicaine.
20:30L'effacement de la France
20:31pour un pays
20:32qui demande
20:33à ne plus être aligné
20:34derrière les États-Unis
20:35d'Amérique
20:35et qui demande
20:36la souveraineté industrielle
20:38numérique
20:38et à mettre le paquet
20:40pour qu'on puisse
20:40continuer à respirer
20:42sur cette planète
20:43notre pays,
20:44ce n'est pas vraiment
20:44l'effacement de la France,
20:45c'est le moins
20:45qu'on puisse dire.
20:48Bernard Cazeneuve
20:48a annoncé cette semaine,
20:49il a dit
20:50qu'il proposait
20:51sa candidature
20:52à l'élection présidentielle.
20:53Il a utilisé
20:55un mot
20:56devenu célèbre
20:57de Jean-Luc Mélenchon.
20:58Il parle
20:58à votre sujet
20:59et au sujet du RN
21:00d'un double dégagisme,
21:02dit-il,
21:02parce qu'ils se nourrissent
21:03l'un l'autre.
21:04Vous avez quelque chose
21:05à lui répondre ?
21:05Oui, je vais lui dire quelque chose.
21:06Au-delà de l'humanisme
21:07de M. Cazeneuve,
21:09dont je vous rappelle
21:10que c'est lui
21:10qui a mis sur place
21:12en 2017
21:13la loi
21:14où on tire
21:15pour refus d'obtempérer,
21:16ce qui fait qu'il y a
21:1635 personnes
21:18passagées de voitures
21:18qui ont été tuées depuis.
21:20D'accord ?
21:20Donc, en termes d'humanisme
21:21plus la mort de Rémi Fraisse,
21:23le moins qu'on peut dire,
21:24c'est que ce n'est pas extraordinaire.
21:25Mais surtout,
21:26il y a des civils aussi
21:26qui sont morts
21:27dans une autre.
21:28Toute personne
21:28qui se dit de gauche
21:29et qui explique
21:30d'une certaine manière,
21:31qui renverra dos à dos
21:33le Rassemblement National,
21:34l'extrême droite
21:36et une formation de gauche,
21:37ces gens-là
21:38ne sont pas de gauche.
21:39En réalité,
21:40ces gens-là sont de droite.
21:41Voilà la réponse
21:41que je fais à M. Cazeneuve.
21:43C'est uniquement
21:43pour essayer
21:44d'aller capter
21:44un électorat.
21:46en disant ça, bien sûr.
21:48Donc, au deuxième tour,
21:49entre la gauche,
21:51entre un candidat de gauche
21:52et un candidat du RN,
21:53ils vont renvoyer dos à dos
21:54et laisser le pays
21:55à l'extrême droite.
21:56Enfin, tout ça n'est pas résolu.
21:57Surtout que ces gens-là
21:57prennent des responsabilités
21:58puisqu'ils parlent,
21:59soi-disant,
21:59à un électorat de gauche.
22:01Or, si l'électorat de gauche,
22:02évidemment,
22:02s'abstient au deuxième tour,
22:04là, il y a des chances
22:05que l'extrême droite
22:06n'est pas de gauche.
22:07Donc, je trouve
22:08que tous ceux
22:08qui se permettent
22:09d'avoir ce genre de discours,
22:11M. Cazeneuve,
22:12M. Glucksmann,
22:13il y en a d'autres.
22:13En réalité,
22:14c'est un discours
22:15qui favorise la droite
22:16et même l'extrême droite.
22:17Pour la présidentielle,
22:18vous espérez rallier
22:19ce qu'on appelle
22:20la totalité du peuple de gauche ?
22:22Plus largement,
22:23parce qu'on sait très bien
22:24que...
22:25Les socialistes aussi,
22:27ceux qui ont des sensibilités
22:28socialistes,
22:29les sympathisants.
22:29Par exemple,
22:30tout l'électorat
22:30qui a voté
22:31pour le programme de rupture
22:32du nouveau Front populaire
22:33qui nous a mis en tête
22:34en 2024,
22:36je pense qu'il est susceptible
22:37de revoter
22:38pour un candidat
22:39qui propose quasiment
22:40le même programme
22:40d'un programme de rupture.
22:41Là-dedans,
22:42il y a des socialistes,
22:42il y a des gens
22:43qui ont voté socialiste.
22:45Mais au-delà de ça,
22:46on s'adresse
22:47à tous les électorats
22:47en France
22:48qui ne supportent plus
22:49ce qui vient de se passer
22:50depuis 2017,
22:51c'est-à-dire la captation
22:52des richesses
22:53par une noblesse d'argent
22:54et le fait qu'il manque
22:56terriblement d'argent
22:56justement pour les services
22:58publics,
22:58pour l'État
22:59et que ce gouvernement,
23:00M. Macron,
23:01continue de proposer
23:02la même chose.
23:02Éric Coquerel,
23:03il y a quelqu'un
23:04qui s'invite
23:05dans cette campagne ?
23:05Oui, un autre personnage
23:07mais qui n'est pas français
23:08qui s'invite
23:09et je suis curieux
23:10d'avoir votre avis là-dessus,
23:11c'est M. Elon Musk
23:13qui est le propriétaire
23:15de X,
23:16anciennement Twitter,
23:17qui sur X
23:18a expliqué
23:18que Marine Le Pen
23:19était le dernier espoir
23:20de la France.
23:21Alors,
23:21ce n'est pas totalement
23:22une surprise
23:22parce qu'il avait soutenu
23:23l'AFD par exemple
23:24en Allemagne,
23:24donc partie d'extrême droite allemande.
23:26Est-ce que ça vous a étonné
23:28d'abord
23:28et est-ce que vous auriez
23:29préféré
23:29qu'il soutienne
23:30un autre candidat
23:33défavorable
23:33qui veut faire
23:34turbuler le système,
23:34donc Jean-Luc Mélenchon ?
23:35Bien sûr,
23:36j'aurais préféré
23:36que M. Musk soutienne
23:37un candidat de gauche
23:38qui propose exactement
23:39l'inverse de ce qu'il dit.
23:40Écoutez,
23:40M. Musk,
23:42il a une logique,
23:42il a soutenu
23:43un candidat suprémaciste
23:44et raciste
23:45qui est M. Trump
23:46et maintenant,
23:47il soutient
23:49en Europe
23:49les candidats
23:50suprémacistes
23:51et racistes.
23:52Ça a du poids
23:52d'après vous ?
23:53Vu le poids des réseaux sociaux ?
23:54Sur X peut-être,
23:55ça peut favoriser
23:56parce que je ne veux pas marquer,
23:57on parlait tout à l'heure
23:58de cette loi
24:00sur la question
24:03de la perpétuité.
24:05Au moment même
24:06où on débattait
24:07sérieusement
24:07de cette question,
24:09il y avait des gens
24:09du RN
24:09qui tweetaient
24:10sur nos députés
24:11en disant
24:11que nous étions complices
24:13des violeurs d'enfants,
24:14etc.
24:14Tout ça,
24:15c'est sur X.
24:15Donc vous voyez bien
24:16que quelque part,
24:17oui,
24:17ça peut à un moment donné
24:18être une ingérence
24:19et d'ailleurs,
24:20je pense qu'il faut
24:21faire très attention
24:21par rapport
24:22aux prochaines élections
24:23et favorisant
24:24l'extrême droite.
24:25Vous craignez
24:25pendant la campagne présidentielle
24:26une manipulation
24:27du réseau social X ?
24:29C'est tout à fait possible.
24:30Alors là,
24:30c'est tout à fait possible.
24:31Je crains des ingérences étrangères
24:34et dans les ingérences étrangères,
24:36tout le monde le sait
24:36parce qu'il l'a même annoncé,
24:38on sait que la plupart
24:39viennent des Etats-Unis
24:40en réalité,
24:41notamment par rapport
24:41aux GAFAM.
24:42Vous demandez quelque chose
24:43à l'État ?
24:43Une surveillance absolument accrue
24:44qu'on ne recommence pas
24:45ce qui s'est passé
24:46par rapport aux municipales
24:47où je vous rappelle
24:48plusieurs de nos candidats
24:49ont subi des ingérences étrangères,
24:51probablement venant d'Israël.
24:53Bon, ça a été dit après
24:55mais ça n'a pas été protégé pendant.
24:56Donc je souhaite
24:57qu'on soit protégés de ça, oui.
24:59Merci beaucoup Éric Coquerel
25:00d'avoir été notre invité
25:02avec ces annonces
25:02effectivement sur le budget,
25:04les lignes rouges
25:05de la France insoumise
25:06mais également effectivement
25:07cette demande renouvelée
25:09au gouvernement,
25:10le blocage des prix de l'essence
25:13parce qu'on le voit effectivement
25:15la guerre semble vraiment reprendre
25:17au Proche-Orient
25:18entre l'Iran et les Etats-Unis.
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