- il y a 7 mois
Les informés de franceinfo du vendredi 23 janvier 2026
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00:00Et ravi de vous retrouver dans les informes et votre demi-heure de décryptage de l'actualité
00:13comme chaque matin avec vous Renaud Delis, bonjour.
00:17Bonjour Delis, c'est vrai que vous allez bien ravi.
00:20Renaud Delis très en forme, on va le découvrir tout au long de cette émission.
00:23Je salue Jean-Rémi Baudot, bonjour Jean-Rémi.
00:25Bonjour à tous.
00:25Vous êtes chef du service politique de France Info et bonjour Roselyne Fèvre.
00:30Chef du service politique de France 24.
00:33Nous parlons Renaud des motions de censure ce matin contre Sébastien Lecornu.
00:39Leur examen à l'Assemblée Nationale vient de commencer.
00:41Deux motions de censure, l'une déposée par le Rassemblement National, l'autre par la France Insoumise
00:45à la suite du 49-3, le vote bloqué du 49-3 auquel s'est résolu Sébastien Lecornu pour faire adopter le budget.
00:54Ces deux motions de censure ont très peu voire aucune chance d'être adoptées.
00:58Celle du Rassemblement National surtout, mais celle des Insoumis, même si elle sera votée aussi par les écologistes et les communistes,
01:05ne devrait pas atteindre la majorité parce que le groupe socialiste a indiqué qu'il ne voulait pas faire chuter le gouvernement Lecornu.
01:13Alors pourquoi présenter une motion de censure qui a très peu de chances d'aboutir ?
01:18Voici ce qu'on disait sur ce plateau il y a quelques jours, Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée.
01:24Rappelez-vous d'un Premier ministre qui disait, les parlementaires pourront voter,
01:27nous n'avons jamais été dans un moment aussi parlementaires de la Ve République,
01:32et à la fin nous ne pouvons pas voter, il n'y aura pas un 49-3, mais trois 49-3 qui vont être activés.
01:38Donc nous ne serons jamais d'accord avec cela, et nous défendons la dignité du Parlement, la dignité de la démocratie.
01:45Alors sauf que le débat budgétaire a duré plus de trois mois, 125 heures de séance, des milliers d'amendements.
01:51Le Parlement donc a quand même débattu, mais n'a pas réussi à se mettre d'accord.
01:54Et puis ce sont d'ailleurs des députés eux-mêmes qui ont réclamé au Premier ministre qu'il utilise le 49-3,
02:00des députés ou des patrons de partis comme Brune Rotaillot pour LR, l'ancien président de la République François Hollande aussi.
02:05Donc est-ce que finalement ces motions de censure, c'est défendre effectivement le fonctionnement de la démocratie parlementaire ?
02:12Et puis est-ce qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu ne court vraiment aucun risque ?
02:17Est-ce que ces deux motions de censure n'ont vraiment aucune chance d'être adoptées ou pas ?
02:21Eh bien voilà, première question, tiens Roselyne Fèvre, alors qu'à l'Assemblée, à la tribune,
02:25Éric Coquerel, le président de la Commission des finances, est en train de s'exprimer.
02:29Est-ce que vraiment Sébastien Lecornu ne risque rien ? Est-ce que vous avez fait les comptes ?
02:32Est-ce que le compte est bon pour le Premier ministre ?
02:34A priori, oui. A priori, oui. Il devrait sauver une fois de plus sa peau.
02:41Après, est-ce que les socialistes vont garder leur posture, vont reprendre un jour ou l'autre leur posture de censeur ?
02:49Ça, c'est l'avis politique qui nous réserve. Mais on peut dire que plus on s'approche de la fin de ce budget, avec ces trois...
02:58Enfin, il reste deux, 49,3. Voilà, Sébastien Lecornu a des chances de tenir jusqu'en 2027.
03:05Alors, Jean-Rémi Baudot, il n'y a pas une, comme le disait Roselyne, il y a trois motions de censure.
03:11Est-ce que malgré tout le fait de... Enfin, trois motions de censure.
03:13Deux motions de censure.
03:14Pardon, 3,49,3 sur ce budget, je me suis mal exprimé.
03:18Donc, potentiellement, encore des motions de censure.
03:21Est-ce que malgré tout le fait que ça se poursuive dans le temps ne comporte pas un risque pour Sébastien Lecornu ?
03:26À un moment donné, il peut y avoir un grain de sable qui arrive.
03:28Oui, et puis, politiquement, dans l'opinion, il y a toujours ce jeu des oppositions de dire déni de démocratie.
03:33On a entendu Mathilde Panot à l'instant.
03:36Il faut quand même rappeler qu'effectivement, s'il y a ces 3,49,3, c'est qu'un budget, c'est un volet recette.
03:43Donc, il y en a un pour le volet recette, ensuite le volet dépense, et ensuite sur le vote final.
03:49Donc, c'est un peu technique, en fait.
03:50La réalité, c'est qu'à partir du moment où le gouvernement décide de contourner le vote et de faire adopter le budget sans vote,
03:56effectivement, il enclenche un certain nombre de 49,3.
04:00C'est ce qui fait d'ailleurs qu'Elisabeth Borne a des records de 49,3 avec une vingtaine de 49,3.
04:05Mais en réalité, c'est des budgets et la réforme des retraites.
04:08Donc, voilà.
04:09Après, politiquement, il peut se passer un peu de lassitude dans l'opinion,
04:14d'être pilonné comme ça par les oppositions pendant plusieurs jours sur le côté,
04:17vous nous empêchez de voter, etc.
04:18Mais comme Renaud le rappelait, je ne peux pas douter que Renaud se fasse là le porte-parole du gouvernement,
04:25effectivement, ça fait 3 mois que ça dure.
04:26Et qu'il y a un moment où, quand même, les parlementaires sont aussi payés pour se mettre d'accord,
04:30ils sont aussi payés pour faire des lois et pas uniquement pour discuter d'un budget.
04:34Ça veut dire que derrière, il y a la question du logement, qu'il y a la question de la santé,
04:37qu'il y a la question, effectivement, de l'hôpital, de la sécurité, de l'armée.
04:41Et tout ça est bloqué parce qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur un budget.
04:45Donc, les postures politiques, on les comprend.
04:47On comprend que la France insoumise veut faire tomber le gouvernement.
04:51On comprend que le Rassemblement national veut faire tomber le gouvernement.
04:53Et pourquoi pas avoir une présidentielle anticipée.
04:55mais la réalité très concrète, c'est que des élections, il va y en avoir
04:59et que chaque chose dans son temps, là, c'est le temps du budget, quoi.
05:01Renaud Deli.
05:02Puisque je vous sens facétieux, Jean-Ami, au passage, vous avez glissé,
05:06vous avez évoqué le record de 49-3 d'Elisabeth Borne, je rappellerai,
05:08mais ce que les moins de 30 ans ne peuvent pas savoir,
05:12c'est Michel Roquer qui détient le record de 49-3.
05:15Alors, pour ce qui est de la nature de ces 49-3, pardon, de ces motions de censure...
05:19Décidément.
05:20Oui, décidément, vous savez, justement, là aussi, c'est lié à l'âge.
05:23Pour ce qui est de la nature de ces motions de censure,
05:25je ne suis pas persuadé que LFI, d'une part, et le Rassemblement national, d'autre part,
05:30qu'ils veuillent faire tomber le gouvernement.
05:31Oui, sans aucun doute, puisqu'ils veulent...
05:32Envoyer un signal politique.
05:33Voilà, ils veulent, les uns et les autres, accélérer les assurances électorales.
05:37LFI réclame en particulier une prise d'ancienne anticipée.
05:39L'ERN, plutôt, des législatives anticipées, une dissolution des législatives anticipées.
05:42Mais ils savent très bien qu'ils ne vont pas y arriver.
05:44A priori, ils ne devraient pas y arriver aujourd'hui.
05:46Mais le message est plus politique, c'est-à-dire,
05:48ils ciblent d'ailleurs, plutôt que Sébastien Lecornu et son gouvernement,
05:50je pense qu'ils ciblent d'abord leurs concurrents devenus adversaires,
05:55voire ennemis, les plus proches sur le plan géographique.
05:57Je veux dire que l'ERN vise, en fait, LR,
06:00et veut dire aux Français, regardez, nous sommes la vraie opposition,
06:03pendant que la droite républicaine, LR, elle,
06:06refuse de faire chuter le gouvernement.
06:08Et puis, les insoumis ciblent, comme souvent, les socialistes,
06:11en disant, ce sont des traîtres, ils ont discuté, etc.
06:13Alors que nous, nous sommes les vrais.
06:15Le problème auquel peuvent se heurter ces postures,
06:17qui sont politiques, et qui sont légitimes,
06:19au regard des stratégies des différents partis,
06:21en l'occurrence du RN et du LFI,
06:23c'est qu'elles sortent peut-être à un moment
06:24où l'opinion est traversée de sensibilités contradictoires.
06:29que le président de la République, d'abord,
06:32et le Premier ministre aussi, d'ailleurs,
06:33battent des records d'impopularité,
06:35surtout le président.
06:36La situation de Sébastien Cornu est un peu moins inconfortable.
06:39Ça, c'est indéniable.
06:40Que les Français, dans leur grande majorité,
06:44aujourd'hui, aient une vision très négative du bilan,
06:46d'Emmanuel Macron, etc.
06:47Ils souhaiteraient le voir partir de l'Elysée en 2027.
06:51En tout cas, c'est incontestable.
06:52Mais en revanche, il y a aussi une aspiration,
06:55dans le même temps, au sein de l'opinion,
06:56on le voit dans tous les sondages et aussi à l'occasion des élections partielles,
06:59d'ailleurs, plutôt à une stabilité aujourd'hui.
07:01C'est-à-dire l'idée, mettez-vous d'accord,
07:03on ne veut pas de chaos, il faut que ça se débloque un peu,
07:04attendons 2027.
07:05Qu'on en finisse, quelque part, avec ce budget.
07:07Et qu'on en finisse avec ce budget,
07:09et les échéances électorales, de toute façon, ne vont pas tarder.
07:11Et donc là, c'est évidemment un risque,
07:13pour le RN et LFI,
07:14que de prendre à rebrousse-poil l'opinion sur ce point-là.
07:17Alors moi, ce qui m'a quand même interpellé,
07:19voire un peu amusé, Roselyne Fèvre,
07:21c'est qu'on a certains élus, notamment à droite,
07:23sachant que LR, si j'ai bien compris,
07:25devrait en majorité ne pas voter cette motion de censure,
07:29ces motions de censure.
07:31David Lysnard, par exemple, qui dit,
07:32il faut censurer.
07:34Je précise qu'il n'est pas député,
07:36il est maire de Cannes.
07:38Comment on explique cette attitude de la droite ?
07:41C'est des gens qui cherchent à se positionner.
07:42On se souvient aussi d'un Bruno Retailleau,
07:44qui avait menacé, finalement,
07:46sans mettre à exécution cette menace.
07:47Mais pourquoi cette différence entre députés
07:50et autres élus de la droite ?
07:52Parce que les LR sont très mal à l'aise,
07:54en le fond, de ne pas jouer son rôle d'opposant.
07:59Et donc, c'est pour ça qu'ils nous sortent des idées,
08:01on va en parler tout à l'heure,
08:02un peu ridicules, comme le 1er mai.
08:07Donc, ils cherchent un peu des échappatoires.
08:09Et puis, c'est aussi l'élection présidentielle.
08:14Plus l'élection présidentielle,
08:15les échéances arrivent,
08:17et plus les uns et les autres
08:18essayent de se démarquer.
08:20Là, pour l'instant, dans le Marigot, à droite,
08:23il y a quand même Lysnard, Retailleau,
08:25Wauquiez.
08:27Il va bien en avoir...
08:29En fait, à droite, il y a un double pari,
08:30si je vous suis bien.
08:31Il y a ceux qui disent,
08:32l'opinion,
08:33Renaud en parlait à l'instant,
08:35l'opinion veut que le gouvernement tombe,
08:38et d'autres qui disent,
08:39l'opinion veut plutôt qu'on avance
08:41et qu'il y ait un budget
08:42et qu'on avance vers autre chose.
08:44Moi, je dirais que c'est le parti de la stabilité
08:46qui l'a emporté aujourd'hui,
08:48puisque les socialistes ont négocié,
08:50et ceux qui ont perdu,
08:52c'est les partisans de l'instabilité.
08:54Et je dirais que les deux motions de censure,
08:57aujourd'hui,
08:57du Rassemblement National et de LFI,
09:00c'est l'échec
09:01et l'illustration de leur propre échec.
09:03C'est-à-dire qu'ils ont voulu faire tomber
09:05Sébastien Lecornu.
09:06Ils n'y sont pas arrivés.
09:07pour ensuite faire démissionner Emmanuel Macron.
09:11C'est ça, les échecs.
09:12Et en fait, dans le fond,
09:13à quoi ça sert l'émotion de censure ?
09:15Ça sert à faire de la politique,
09:16à se compter,
09:17à montrer à son électorat qu'on se bat,
09:20et la motion de censure
09:21et aussi la bonne conscience des opposants
09:23pour dire, voyez,
09:24le constant n'a pas pu se mettre d'accord.
09:26Jean-Rémi Baudot.
09:26Il y a quand même un élément,
09:27c'est que vous citez, effectivement,
09:28David Lissnard qui est maire,
09:29vous citez Bruno Retailleau qui est sénateur.
09:31Donc en fait,
09:31tous ceux qui veulent faire tomber les députés
09:33ne sont pas eux-mêmes députés.
09:34Sachant qu'en fait,
09:35la réalité,
09:36c'est que personne aujourd'hui,
09:37ou pas grand monde,
09:38ne veut réellement aller
09:39à des élections législatives
09:42parce que ça tomberait pile
09:43en même temps que les municipales
09:44et que ce serait plutôt
09:45une mauvaise nouvelle
09:46pour notamment la droite,
09:48pour notamment les socialistes.
09:49Donc en fait,
09:50c'est aussi pour ça
09:50que les uns et les autres
09:51sont assez sages.
09:52Il faut quand même regarder
09:53le détail de ce budget
09:54qui a été présenté.
09:55Et là-dessus,
09:55c'est vrai que les socialistes,
09:57ils font un peu profil bas.
09:58Mais pour retenir
09:58ces fameux 5% de déficit
10:01avec lesquels le gouvernement
10:04sur lesquels le gouvernement
10:05s'est engagé,
10:06il y a quand même
10:07700 millions d'euros
10:08de baisse de crédit
10:09sur l'aide de développement.
10:10Il y a le gel
10:11du point d'indice des fonctionnaires.
10:12Tout ça,
10:12c'est des trucs
10:12dont on n'a pas vraiment parlé
10:13en réalité.
10:15Et imaginez que dans...
10:16Ils ne sont pas sucrés.
10:17Voilà,
10:17on est quand même plutôt
10:18dans le salé,
10:19voire dans le...
10:20Un peu épicé.
10:20Voilà,
10:21un peu épicé.
10:21Et puis regardez,
10:22en fait,
10:23en réalité,
10:23la crainte des socialistes,
10:24c'est que dans ce budget
10:26qui en réalité,
10:27c'est très complexe,
10:27c'est des centaines
10:28de lignes de crédit.
10:29Imaginez qu'il y ait
10:30quelque part
10:3010 millions d'euros
10:32qui étaient sucrés,
10:33là pour le coup,
10:33qui étaient retirés
10:34à je ne sais pas
10:35quel organisme
10:36qui ne fait pas très bon...
10:39Enfin,
10:39voilà,
10:39sur lequel la gauche
10:40n'aurait...
10:41Un truc que la gauche
10:41n'aurait jamais fait.
10:43Si ça,
10:43ça sort dans deux semaines,
10:44trois semaines,
10:45vous allez voir,
10:45les insoumis vont tomber
10:46sur les socialistes
10:47en disant
10:47« Ah,
10:47vous avez fait adopter ce budget
10:48qui a enlevé
10:4910 millions d'euros
10:50à je ne sais quel organisme. »
10:51Et en fait,
10:52la vraie crainte des socialistes,
10:53c'est ça.
10:54C'est un peu
10:55en deuxième vague
10:56de se retrouver
10:57avec un ambroglio à gauche
10:59et des attaques
10:59de la part de la gauche
11:00et de la France insoumise
11:01sur le côté
11:01où vous avez participé
11:03au pouvoir.
11:03Et ça leur permet
11:04de larguer les amarres
11:05avec les socialistes aussi.
11:06Qu'en est-il
11:07de Sébastien Lecornu ?
11:08Je précise que
11:09l'examen de ses motions
11:10de censure
11:11est en ce moment même
11:12en cours
11:12à l'Assemblée nationale.
11:13C'est Marine Le Pen
11:14qui est en train
11:15de s'exprimer.
11:15Petite parenthèse,
11:16elle ne devait pas s'exprimer,
11:17ça devait être
11:18Jean-Philippe Tanguy
11:18et finalement,
11:19ce matin,
11:19très tôt dans la nuit,
11:20on a appris
11:21que c'était Marine Le Pen
11:23qui normalement
11:23va être plus ou moins tribunale
11:24et là,
11:25elle est à la tribune
11:27devant,
11:28nous dit-on,
11:29un hémicycle
11:30relativement vide.
11:32Petite anecdote
11:33qui n'en est peut-être pas une
11:34mais qui dit quelque chose
11:35du degré de confiance
11:36de Sébastien Lecornu,
11:37c'est qu'il a prévu
11:37un déplacement
11:38cet après-midi
11:39en Seine-Saint-Denis
11:40sur le logement.
11:41Bon,
11:42jusqu'en Seine-Saint-Denis.
11:43Après,
11:43il peut éventuellement
11:44annuler ce déplacement
11:45si jamais le gouvernement
11:45se fait.
11:45Si jamais il venait à tomber.
11:47A priori,
11:47comme on le disait,
11:48c'est très peu probable.
11:48Non mais Jean-Henri Boudot,
11:49avec la lucidité qu'on lui connaît,
11:50a mis le doigt
11:51sur l'élément essentiel.
11:52Pourquoi est-ce que
11:54ceux qui,
11:56par exemple à droite,
11:56souhaitent que le gouvernement
11:57tombe et qu'il faut voter
11:58la censure,
11:59qui réclament un vote
12:01en faveur de la censure,
12:02le font ?
12:02C'est parce qu'eux-mêmes
12:03ne sont pas menacés
12:04par une éventuelle dissolution.
12:05Ce ne sont pas les députés.
12:06Voilà,
12:06Bruno Retailleau,
12:07qui était il y a encore
12:08quatre mois ministre
12:09de l'intérieur d'Emmanuel Macron,
12:11réclame la censure
12:12parce qu'il n'a rien
12:14à y perdre.
12:14A l'inverse,
12:15on voit à quel point
12:16jusqu'à présent,
12:16en tout cas,
12:17Laurent Wauquiez
12:17tient,
12:18entre guillemets,
12:19passez-moi l'expression,
12:19de son groupe.
12:20On l'a vu jusqu'à présent
12:22sur un certain nombre
12:22d'échéances
12:23et on voit que les députés LR
12:24n'ont absolument pas envie
12:25de retourner aux urnes
12:26dans le contexte actuel
12:27et on peut les comprendre.
12:28C'est aussi d'ailleurs
12:29une des raisons
12:29pour lesquelles
12:30les socialistes
12:30ont entrepris
12:32ces négociations
12:32et refusent
12:33de censurer
12:34le gouvernement.
12:36Il y a un autre élément
12:37qui joue peut-être
12:37parce que l'action
12:38qui se pose
12:38évidemment une fois
12:39l'obstacle budgétaire
12:40franchi,
12:41si c'est le cas
12:41dans les jours
12:42qui viennent
12:43à la suite
12:43des divers 49.3
12:45que vous avez détaillés,
12:47la question qui se pose
12:48c'est de savoir
12:48si le gouvernement
12:49Lecornu
12:50s'est acheté
12:50en quelque sorte
12:51une longévité
12:52jusqu'aux échéances
12:53de 2027.
12:55C'est possible,
12:56plus on se rapproche
12:57évidemment de cette échéance-là
12:58et moins
12:59dès lors qu'il n'y a plus
13:01d'obstacles budgétaires,
13:03c'est possible
13:04que ce gouvernement
13:04finalement
13:05reste en place
13:06jusqu'à la présentielle.
13:07Imaginez que le budget
13:08pour 2027
13:09ne sera pas
13:10une chose de majeure.
13:10C'est plus compliqué
13:11en pleine campagne présidentielle
13:12c'est-à-dire un candidat
13:13enfin un parti
13:14dont le candidat
13:15ou plutôt l'inverse
13:16un candidat
13:17dont le parti
13:17choisirait
13:18en janvier 2027
13:20le chaos
13:21qu'a l'intérêt
13:22d'ailleurs
13:23de faire
13:24une élection présidentielle
13:25trois mois avant
13:25par exemple
13:26ou une dissolution
13:27avec des élections
13:27législatives
13:28trois mois avant.
13:29Donc je pense
13:29que ça serait plus compliqué.
13:30Évidemment
13:31la marge de manœuvre
13:31du gouvernement
13:32s'il tient jusqu'en 2027
13:33au cours de l'année qui vient
13:34va être encore extrêmement réduite.
13:35Il ne va pas y avoir
13:35d'énormes réformes
13:36ou de grands textes
13:36à l'Assemblée
13:37au vu de la situation politique.
13:38Un dernier point
13:39qui joue en faveur
13:39de la stabilité
13:40c'est Donald Trump.
13:41C'est-à-dire que peut-être
13:42que Donald Trump
13:43est en train de sauver
13:44Sébastien Lecornu
13:44en quelque sorte
13:45le contexte international.
13:46C'est ce que dit
13:46Laurent Vauquiez par exemple.
13:49Voilà.
13:49C'est ce qu'il dit
13:50il ne faut pas renverser
13:51le gouvernement.
13:51Ce n'est pas le moment
13:51de renverser le gouvernement.
13:52C'est pas sérieux.
13:53Il dit que ce n'est pas sérieux
13:54de renverser le gouvernement.
13:54Et là aussi
13:55ça pourrait se retourner
13:55contre ceux
13:56qui renverseraient le gouvernement.
13:57La crise internationale
13:58est telle
13:59qu'aujourd'hui
14:00la France
14:01sombrera dans une crise politique
14:02encore plus grave
14:03que ça pourrait poser
14:04un problème à la France
14:04d'une part
14:05et à l'Europe aussi.
14:06Notre deuxième sujet.
14:07Tiens vous parliez
14:08des textes potentiellement
14:09votés à l'Assemblée nationale.
14:10Il y en a un
14:11qui était présenté hier.
14:12Il n'a pas eu le temps
14:12d'être voté.
14:13C'est sûr.
14:14Le travail du 1er mai
14:15on en parle dans une minute
14:16d'abord toute l'info
14:18à 9h20
14:19Diane Ferschit.
14:21Volodymyr Zelensky
14:22juge l'Europe fragmentée
14:23pour le président ukrainien.
14:24L'Europe est perdue
14:25face à Donald Trump
14:26à Davos en Suisse.
14:27Hier,
14:27Volodymyr Zelensky
14:28assure avoir obtenu
14:29des garanties de sécurité
14:30pour son pays
14:31en cas de fin du conflit
14:33avec la Russie.
14:33Une rencontre
14:34avec le président américain
14:35qualifiée de positive
14:37par Volodymyr Zelensky
14:38qui admettent néanmoins
14:39que le dialogue
14:40n'est pas simple.
14:42Sébastien Lecornu
14:42fait face à deux motions
14:44de censure ce matin.
14:45L'une déposée par le RN
14:46l'autre par LFI
14:47après l'utilisation
14:49du 49.3
14:49sur la partie recette
14:51du budget
14:51des motions de censure
14:53qui ont peu de chances
14:54d'être adoptées.
14:54Le parti socialiste
14:55ne devrait pas les voter.
14:58Du lait en poudre
14:59potentiellement contaminé
15:00a-t-il causé
15:01la mort de deux nourrissons ?
15:02Deux enquêtes
15:03sont en tout cas ouvertes.
15:04L'une à Bordeaux,
15:05l'autre à Angers.
15:06La ministre de la Santé
15:07assure que tous les lots
15:08concernés
15:09ont été retirés.
15:11Les aides principales
15:12jusqu'à 3 500 euros
15:13pour l'installation
15:14de pompes à chaleur
15:15iront désormais
15:16aux modèles
15:17produits en Europe.
15:18Le gouvernement
15:18instaurera
15:19cette préférence européenne
15:20dès le mois de septembre prochain.
15:23France Info
15:26Les informés
15:29Adrien Bec
15:30Renaud Delis
15:31Et toujours
15:33avec Jean-Rémy Baudot
15:34chef du service politique
15:35de France Info
15:36Roselyne Fèvre
15:36chef du service politique
15:38de France 24.
15:40Renaud,
15:40allez-vous travailler
15:41le 1er mai ?
15:43Ça m'est déjà arrivé
15:44mais c'est pas le sujet
15:46Adrien.
15:46En l'occurrence
15:47il y a dans le cadre
15:48de la niche parlementaire
15:49du groupe
15:50les républicains
15:50emmenés par Laurent Wauquiez
15:51c'est donc une journée
15:52qui est consacrée
15:53à des propositions
15:53de loi déposées
15:54par un groupe
15:54et bien
15:55les républicains
15:56s'en sont donnés
15:57à coeur jouant
15:57en présentant des textes
15:58à chaque fois
15:58assez symboliques
16:00des totems idéologiques
16:01en quelque sorte
16:02c'est un peu
16:02ces niches parlementaires
16:03c'est un peu devenu
16:04des tribunes
16:04pour les groupes
16:05politiques différents
16:05hier il y avait
16:06une proposition de loi
16:07pour inscrire
16:08les frères musulmans
16:09parmi les organisations
16:10terroristes
16:10qui a donné lieu
16:10à des passes d'armes
16:11extrêmement violentes
16:12en particulier
16:13entre le RN
16:13et les insoumis
16:14une autre pour stopper
16:20une autre proposition de loi
16:21qui vise à autoriser
16:23le travail
16:23le 1er mai
16:24sous certaines conditions
16:26et d'abord
16:26celle du volontariat
16:28finalement
16:28faute de temps
16:29puisque l'examen des textes
16:30s'arrête à minuit
16:31cette proposition de loi
16:32n'a pu être examinée
16:34et votée
16:34mais elle l'a déjà été
16:35l'été dernier
16:36au printemps dernier
16:38au Sénat
16:39et ce sujet
16:40est approuvé au Sénat
16:41et donc ce sujet
16:42reviendra
16:43alors pourquoi
16:43est-ce que
16:44le travail
16:45le 1er mai
16:46hérisse
16:48les syndicats
16:49et la gauche
16:50d'ailleurs
16:50est-ce que
16:52le volontariat
16:52n'est pas suffisant
16:53pour rassurer
16:54ceux qui redoutent
16:56une telle mesure
16:56voici la réponse
16:57il y a quelques minutes
16:57de celle qui était
16:58votre invitée
16:58la secrétaire générale
17:00de la CGT
17:00Sophie Binet
17:01à chaque fois
17:03qu'on veut nous faire
17:04travailler le soir
17:05le dimanche
17:06le 1er mai
17:06pourquoi pas le 1er janvier
17:07pendant qu'on y est
17:08à chaque fois
17:08on met 36 conditions
17:10et ce qu'on voit
17:11à l'expérience
17:11notamment en regardant
17:12sur le travail du dimanche
17:13c'est que
17:14toutes ces conditions
17:14sautent
17:15sur le travail du dimanche
17:17pour beaucoup
17:17c'est pas volontaire
17:18c'est inscrit directement
17:19dans le contrat de travail
17:20et que pour de plus en plus
17:22de salariés
17:22il n'y a même plus
17:23de majoration
17:23alors qu'auparavant
17:24c'était payé double
17:25Roselyne Fèvre
17:27est-ce qu'il s'agit
17:28d'une forme
17:29de
17:30comme le disait Renaud
17:31de totem
17:32d'affichage
17:33alors qu'on se rappelle
17:34que
17:34certains de ces groupes
17:36avaient même
17:36pesté à l'époque
17:37contre la suppression
17:38de deux jours fériés
17:39par François Bayrou
17:39les républicains
17:41je trouve que c'est
17:42le genre de mesure
17:43qui fait
17:44plus de bruit
17:46que de bien
17:47je trouve que
17:48c'est inutilement
17:49provocateur
17:51inutilement
17:51anti-syndical
17:53elle l'a dit
17:53Sophie Binet
17:54le 1er mai
17:54c'est un symbole
17:55quand même fort
17:56et universel
17:57dont les racines
17:58sont historiques
17:59qui nous viennent
17:59d'ailleurs des Etats-Unis
18:00au 19ème siècle
18:01ça a été fait
18:03dans la répression
18:04le sang
18:05et c'est un droit social
18:07qui n'a pas été offert
18:08c'est un droit social
18:09qui a été acquis
18:10et je trouve que
18:12désacraliser
18:13un symbole ouvrier
18:15toucher à la mémoire sociale
18:17c'est
18:17pardonnez-moi
18:18je peux permettre
18:19de tempérer
18:20faire travailler
18:20dans quelques commerces
18:22bien spécifiques
18:23sur la base du volontariat
18:24un certain nombre de salariés
18:25oui
18:25est-ce qu'on est vraiment
18:26dans
18:27je trouve
18:28alors
18:28on peut dire ce qu'on veut
18:30certains diront
18:31que c'est peut-être
18:31une mesure de bon sens
18:33et que voilà
18:34il faut en finir
18:35avec effectivement
18:36l'histoire
18:36les symboles
18:37et que la vie évolue
18:39mais
18:39si vraiment
18:40les républicains
18:41veulent s'attaquer
18:43au travail
18:43et au problème du travail
18:45je pense qu'ils ne réfléchissent pas assez
18:47je trouve que c'est de la facilité
18:49dans ce cas-là
18:50vous pensez à quoi
18:51sur le premier travail ?
18:52s'ils veulent se pencher
18:52sur la productivité française
18:54et sur le travail
18:55il n'y a pas assez de travail
18:56pour les jeunes
18:57par exemple
18:57les plus âgés
18:58quand on atteint
19:0050-55 ans
19:02ou les jeunes
19:02qui ont du mal
19:03à accéder au travail
19:04je veux dire
19:04il faut quand même
19:04une réflexion
19:05un peu plus fine
19:08que de simplement
19:09se jeter
19:10sur des symboles
19:12et un dimanche
19:13qui sera
19:13à mon avis
19:14qui aura économiquement
19:15un impact faible
19:17et socialement
19:18qui sera une fracture
19:19supplémentaire
19:19Jean-Rémi Baudot
19:20il faut bien comprendre
19:21en fait Sophie Binet
19:21elle pose la bonne question
19:22c'est jusqu'où
19:23est-ce qu'on est vraiment volontaire
19:24quand on travaille
19:25dans ce type de choses
19:26en même temps
19:27rappelons que le 1er mai
19:28il y a des tas de gens
19:29qui travaillent
19:29le tourisme
19:30la santé
19:31je ne parle pas des journalistes
19:32évidemment
19:32et de Renaud Deli
19:33qui est toujours là
19:34blague à part
19:35il y a quand même
19:36beaucoup de services
19:36à l'hôpital
19:37ce que vient éventuellement
19:39gérer cette loi
19:41qui du coup
19:42on le rappelle
19:42n'a pas été votée
19:44c'est
19:44en fait
19:45les boulangers
19:45ont le droit de travailler
19:46mais pas leurs salariés
19:47et c'est vrai
19:48qu'on pourrait quand même se dire
19:49il faut qu'il fasse
19:50le boulanger ou la boulangère
19:51le pain et le service
19:52voilà
19:52et on pourrait quand même se dire
19:53qu'à partir du
19:54est-ce que ce serait pas sain
19:57que les gens
19:58ne se tapent pas des amendes
19:59parce que d'autres
20:00vont acheter du pain
20:01en fait c'est quand même
20:02pour régler cette situation là
20:04qui est un peu ubuesque
20:04après dans ce cas là
20:05ayons de la cohérence
20:06que toutes les personnes
20:07qui veulent
20:07ne jamais travailler
20:09le 1er mai
20:09et bien
20:10ne sortent pas au restaurant
20:11ce jour là
20:11n'aillent pas prendre
20:12un long week-end
20:13n'aillent pas acheter du pain
20:14n'aillent pas à l'hôpital
20:15n'écoutent pas la radio
20:16enfin vous voyez
20:17il y a un moment
20:18il faut un tout petit peu
20:19de cohérence
20:19vous alliez dire
20:20sans déconner
20:20sans déconner
20:21non mais voilà
20:23donc en fait
20:24oui non mais je vois
20:26votre regard en coin
20:27la réalité c'est que
20:29il est certainement bon
20:30que ce symbole existe
20:32et que
20:32probablement 95%
20:34des salariés
20:35ne vont pas travailler
20:36le 1er mai
20:36je ne suis pas certain
20:38que ce soit
20:38une attaque radicale
20:39contre le droit
20:40des syndicales
20:42en réalité
20:43c'est peut-être
20:43venir pallier
20:44un truc
20:45qui était allé
20:45un peu trop loin
20:45le regard en coin
20:46est l'amour
20:47de Renaud Delis
20:48c'est que
20:48c'est au nom du bon sens
20:49du fameux précepte
20:52aussi travailler plus
20:52pour gagner plus
20:53que la droite
20:54emmenée par Laurent Wauquiez
20:55veut remettre en cause
20:56donc le fait
20:57que le 1er mai
20:58soit chômé
20:59en tout cas
21:00dans les conditions
21:00qu'on évoquait
21:01le volontariat
21:02certaines catégories
21:03etc
21:03c'est au nom du bon sens
21:04mais en fait
21:04il y a déjà contradiction
21:06parce qu'en même temps
21:06on voit très bien
21:07que Laurent Wauquiez
21:08cherchait à en faire
21:08aussi un symbole
21:09c'est-à-dire que
21:10c'est la dimension symbolique
21:11du 1er mai
21:11qui est une dimension historique
21:12c'est effectivement
21:13une conquête
21:13une longue conquête
21:14acquise au 19ème siècle
21:16d'abord pour célébrer
21:17le passage à la journée
21:18de 8h en 1889
21:19c'est à ce moment-là
21:20en 1889
21:21que naît justement
21:22le 1er mai
21:23c'est une journée internationale
21:24c'est devenu une journée
21:25internationale
21:25vous l'aviez couvert je crois
21:25à l'époque
21:26c'est devenu une journée
21:26internationale des travailleurs
21:28après ça a été instauré aussi
21:28par Vichy en 1941
21:29et c'est devenu
21:30non mais c'est surtout
21:30devenu chômé
21:31en 1919 en France
21:32depuis 1919
21:33au lendemain de la première guerre mondiale
21:35et c'est chômé
21:35dans de très nombreux pays
21:37donc il y a une dimension historique
21:38une dimension symbolique
21:39c'est au nom du bon sens
21:40que la droite en l'occurrence
21:42y attaque
21:42sauf qu'elle veut elle-même
21:43en faire un symbole justement
21:44on le voit bien
21:45un totem idéologique
21:45et tout ça
21:46pour aller peut-être quoi
21:48plus loin qu'un Emmanuel Macron
21:49pour montrer justement
21:50une forme d'identité
21:52réveiller
21:53le travailler plus
21:54pour gagner plus
21:55montrer que
21:56Emmanuel Macron lui
21:57ne réforme pas
21:58jusqu'au bout etc
21:58je ne suis pas persuadé
22:00que l'enjeu
22:01en gros justifie
22:03une telle
22:05une telle mise en scène
22:07mais le sujet
22:08va revenir
22:09surtout franchement
22:10on arrête le pont du 1er mai
22:11on arrête le pont du 1er mai
22:13et on arrête cette émission
22:14aussi
22:14merci Jean-Révi Baudot
22:16chef du service politique
22:17de France Info
22:18merci Roselyne Feb
22:19chef du service politique
22:20de France 24
22:21un grand merci
22:22évidemment à Renaud Deli
22:24c'est moi qui vous remercie Adrien
22:25mais non c'est moi
22:26moi c'est sincère
22:27on ne va pas la faire à chaque fois
22:28on dirait les Dupont
22:29les Dupont
22:30bonne journée sur France Info
22:32les informés reviennent évidemment
22:33ce soir 20h
22:34on dirait les Dupont
22:38on dirait les Dupont
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