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  • il y a 47 minutes
Racem Flazi, cofondateur et directeur général de LegalPlace, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce mardi 2 juin. Il s'est focalisé sur le rachat de son concurrent, Legalstart, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech ce matin c'est avec Razem Flasy, bonjour, vous êtes le cofondateur et directeur général de LegalPlace.
00:05Avant il y avait LegalPlace et LegalStart, désormais il n'y aura plus qu'un seul acteur.
00:09Il faut dire que vous étiez assez proche dans l'activité que vous faisiez,
00:13vous proposez des solutions notamment administratives, juridiques, comptables et financières dans le monde des avocats notamment.
00:21Là il n'y aura plus qu'une seule entreprise, les deux marques ne vont pas coexister ?
00:25Alors si, elles vont coexister. La marque LegalStart c'est une marque forte qui a existé avant nous en réalité,
00:31on a été les challengers dans ce marché-là, le dernier rentrant et c'est une marque qui a ses
00:35propres adeptes etc.
00:36Donc on va conserver la particularité des deux marques.
00:39Vous avez levé 70 millions d'euros pour faire cette opération,
00:43alors on dit toujours que désormais l'intelligence artificielle rafle tout, vous faites partie de ce marché-là ?
00:48Tout à fait, le droit et la comptabilité sont les deux premiers marchés les plus naturels pour l'IA,
00:53vous verrez dans toutes les études, à chaque fois qu'on compare les performances des LLM,
00:57on va les comparer d'abord sur le marché du droit et sur la comptabilité,
01:01ils font passer les examens du barreau aux Etats-Unis à tous les nouveaux LLM.
01:04Donc c'est vraiment pour nous un vrai virage qu'on va prendre avec l'IA
01:08et donc la levée que vous avez citée servira aussi en partie à nos investissements IA sur les prochaines années.
01:13Anthony ?
01:13Et du coup, les chiffres sont quand même fous parce qu'aujourd'hui il y a 20% des créations
01:17de sociétés
01:17qui se font en passant par votre entreprise.
01:20C'est-à-dire qu'il y a un chef d'entreprise sur cinq en fait qui crée sa boîte
01:23en passant par vous
01:24et aussi parce que justement vous utilisez l'intelligence artificielle
01:27pour quasiment automatiser aujourd'hui la création de boîte.
01:30Il fallait passer par un expert comptable ou le faire soi-même,
01:32mais c'était très très compliqué.
01:34En fait, aujourd'hui le truc c'est qu'on peut le faire en deux minutes de façon quasi automatisée.
01:37Il y a quelques années, c'était compliqué pour un Français de lancer son entreprise,
01:41et coûteux aussi,
01:42ce qui pouvait être un peu dissuasif pour certains des entrepreneurs
01:45qui n'étaient pas encore sûrs de se lancer.
01:47Notre mission c'était vraiment de baisser cette barrière le plus bas possible,
01:50de le rendre le plus accessible,
01:51pour que ça soit possible même pour un étudiant ou un salarié en side project le week-end,
01:57de juste se lancer, tester et peut-être changer de vie totalement en fait.
02:00Et après, une fois qu'on a créé sa boîte,
02:02vous faites aussi la gestion de l'alias fiscal, de la comptabilité,
02:05c'est-à-dire qu'il y a aussi une question,
02:07je sais qu'il y a beaucoup d'experts comptables qui nous écoutent,
02:08mais de disruption de leur métier,
02:10c'est-à-dire que là pour le coup,
02:10avec vos outils couplés à de l'intelligence artificielle
02:13plus le côté plateforme en ligne,
02:15est-ce qu'il y aura encore des experts comptables demain,
02:17en tout cas sur ces métiers de base de l'expertise comptable ?
02:20Alors oui, avec notre filiale ComptaPlace,
02:22on gère totalement l'alias fiscal comme vous avez cité,
02:24donc tout le cycle de la comptabilité pour un client,
02:27et le but c'est de la rendre pareil,
02:29très simple, plus automatisée en ligne,
02:31et vous avez raison,
02:32on cible plutôt une clientèle de ce qu'on appelle TPE,
02:34ou solo entrepreneur,
02:36c'est une clientèle qui est moins peut-être attractive et intéressante
02:39pour l'expert comptable dans le modèle traditionnel,
02:42cet expert comptable a plus de valeur sur des entreprises un peu plus complexes,
02:45donc oui, il y aura toujours des experts comptables,
02:47je pense qu'on est complémentaires sur ce marché-là,
02:49on va adresser un marché qui est beaucoup moins rentable,
02:52je pense, pour la profession,
02:53mais qui a besoin d'être accompagné,
02:55d'être sécurisé au maximum,
02:56et de aussi payer le moins d'impôts,
02:58en fait, il faut optimiser sa comptabilité,
03:01quand on fait les mauvais choix,
03:02on se retrouve à payer parfois beaucoup d'impôts
03:04pendant très longtemps,
03:05sans s'en rendre compte,
03:06et ça c'est très mauvais pour l'entrepreneur.
03:07Parce que vous faites ça aussi,
03:08vous faites le conseil jusqu'au conseil fiscal
03:11et au paiement des impôts ?
03:14Tout à fait, sur la partie comptable,
03:16on va jusqu'au conseil fiscal,
03:17ça fait partie du métier d'expertise comptable en réalité,
03:20et on se rend compte que c'est tellement complexe comme système,
03:23c'est très facile de se tromper,
03:24donc si on n'est pas accompagné...
03:25Mais c'est quoi votre retour ?
03:27Vous dites qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs
03:29qui payent des choses qu'ils ne devraient pas payer ?
03:30On voit souvent, oui,
03:31parce qu'ils font des économies au début
03:33pour choisir un statut qui n'est pas forcément adapté à eux,
03:36peut-être c'est le statut que leur ami a choisi pour sa boîte
03:38qui n'a rien à voir avec la leur,
03:40ou peut-être c'est le statut un peu tendance du moment,
03:42par exemple micro-entrepreneurs.
03:43Ah oui, mais ce n'est pas forcément ce qu'il fallait faire.
03:44Pour beaucoup, ce n'est pas du tout ce qu'il fallait faire.
03:46Et donc ce petit choix court-termiste
03:48va créer beaucoup d'impôts payés de trop sur plusieurs années,
03:51on le voit souvent.
03:52Et aujourd'hui, justement,
03:53alors ça passe encore par,
03:54vous avez des conseillers au téléphone,
03:56ou est-ce que vous avez une API
03:57avec du tchat GPT ou du Mistral embarqué,
04:00où on peut commencer à discuter de toutes ces questions-là,
04:02parce que les gens, en fait, maintenant,
04:03que ce soit pour remplir les impôts,
04:05je sais qu'il y a plein de chefs d'entreprise,
04:06maintenant, ils posent la question à tchat GPT,
04:08voire ils prennent en photo la feuille d'impôt
04:10et ils l'envoient dans tchat GPT
04:11et il y a déjà toutes les réponses.
04:12Est-ce que c'est des outils que vous intégrez, vous, aujourd'hui ?
04:14Oui, tout à fait.
04:15Ce qui est un peu piégeux,
04:16c'est que parfois, les IA,
04:17elles ont une confiance telle
04:18que quand elles vous répondent,
04:19vous avez raison que c'est la vérité
04:21et elles peuvent se tromper
04:22parce qu'elles ne sont pas encore
04:23très très bien réglées sur la France, par exemple,
04:26sur les paramètres du droit français.
04:27Et donc, nous, curieusement,
04:30on garde encore l'humain
04:31et on va même peut-être le renforcer
04:33parce que toute l'automatisation
04:34qu'on gagne en bac,
04:35on va la mettre sur la relation avec le client
04:37parce que le client a besoin d'être rassuré.
04:39Et c'est vrai que la voix humaine,
04:40elle est quand même beaucoup plus rassurante.
04:41Et donc, en réalité,
04:42on s'adapte au comportement.
04:43Parce que LegalPlace,
04:44comme vous dites,
04:45un entrepreneur sur cinq,
04:46ça veut dire qu'il y a
04:46ce qu'on appelle col blanc,
04:48donc des cadres qui lancent leur boîte,
04:49mais il y a aussi
04:50beaucoup d'artisans
04:50qui lancent leur boîte.
04:51Et le comportement change beaucoup
04:53d'une population à une autre.
04:54Certains ont besoin,
04:55parce qu'ils sont sur chantier
04:56et ils ont leur téléphone,
04:57ont besoin de parler,
04:58ils ont besoin de voix.
04:59Et d'autres sont confortablement
05:01sur leur PC en télétravail
05:02et ont le temps de tchatcher
05:03et taper sur l'écran.
05:04Donc, en fait,
05:05on est obligé d'avoir
05:06cette double adaptation
05:07sur le comportement du marché.
05:09Merci d'être venu ce matin
05:10dans la matinale de l'économie.
05:14Je ne sais même plus
05:14comment on s'appelle.
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