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Une grande interview politique avec une personnalité de premier plan, présentée par Laurence Ferrari et Pierre de Vilno dans #LaFranceEnFace

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Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bonsoir à toutes, bienvenue dans la France en face, bonsoir Pierre.
00:00:03Bonsoir Laurence.
00:00:04Ravi de vous retrouver pour notre rendez-vous politique sur CNews et sur Europe 1 avec notre invité qui est
00:00:08au cœur de l'actualité ce soir, Bruno Retailleau.
00:00:10Bonsoir à vous.
00:00:11Bonsoir Laurence Ferrari, bonsoir Pelle Vigneault.
00:00:13Bonsoir Bruno Retailleau.
00:00:14Vous êtes président DLR, candidat à l'élection présidentielle, vous avez été ministre de l'Intérieur, chacun le sait, pendant
00:00:2013 mois.
00:00:20Nous allons évoquer bien sûr avec vous ces questions de sécurité brûlantes qui ont tristement illustré un nouveau week-end
00:00:26de pillages et de violences en parallèle de la victoire du PSU en Ligue des Champions.
00:00:30Et beaucoup d'autres sujets à aborder avec vous sur lesquels les Français vous interrogent.
00:00:33L'insécurité, le pouvoir d'achat, les charges qui pèsent sur les entreprises, la présidentielle qui se profile avec autour
00:00:41de vous des offres politiques de droite et du camp central.
00:00:44Comment s'y retrouver ? Dans tous les candidats à droite, vous demandera d'ailleurs une Française tout à l
00:00:49'heure.
00:00:49Et on commence Bruno Retailleau par l'insécurité.
00:00:52Samedi soir, la fête et la victoire du PSG en Ligue des Champions a été gâchée par des émeutes, des
00:00:57violences urbaines.
00:00:58Pour la seconde année consécutive, vous étiez ministre de l'Intérieur l'an dernier au moment de la première étoile
00:01:04du PSG.
00:01:05Un individu de 24 ans est décédé, près de 900 interpellations, 178 policiers et gendarmes blessés, 71 villes touchées.
00:01:13Est-ce qu'il faut un, se résigner Bruno Retailleau à ce genre d'événement et deux, comment est-ce
00:01:17que vous qualifiez ce qui s'est passé ?
00:01:19Il ne faut certainement pas se résigner parce que je pense qu'il y a pire que les violences, c
00:01:23'est l'accoutumance aux violences.
00:01:25Et il faut savoir nommer les choses.
00:01:27Ce qui s'est passé, c'est une situation d'émeute.
00:01:31Et ce qui s'est passé se reproduira tant qu'on n'aura pas les solutions à mettre en face.
00:01:36Je le dis aussi comme ancien ministre de l'Intérieur.
00:01:38J'ai vécu, moi aussi, l'an dernier, cette finale.
00:01:41Des policiers, par dizaines, avaient été là encore blessés.
00:01:44Des gendarmes, par dizaines aussi.
00:01:47On avait fait de nombreuses interpellations, des gardes à vue, des comparations directes.
00:01:52Mais figurez-vous que parmi ces individus, ces délinquants, ces barbares, les avais-je appelés ?
00:01:57Vous les appelez encore les barbares ?
00:01:59Bien sûr.
00:02:00Ce sont des barbares ?
00:02:00Mais bien sûr, moi j'assume évidemment, c'est un comportement de barbare.
00:02:04Je l'assume totalement.
00:02:06Et pas un, vous m'entendez bien, pas un n'avait fait le moindre jour de prison.
00:02:11Je ne parle pas de la garde à vue.
00:02:13Pas un n'avait été condamné pour faire de la prison.
00:02:16Certains, très peu, ont été condamnés avec de la prison ferme.
00:02:20Beaucoup avec sursis.
00:02:22Pardon, mais quand on touche un uniforme, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers,
00:02:28pour moi, c'est clair, c'est la classe prison.
00:02:30Tout de suite.
00:02:31Tant que vous aurez cette justice, qui ne sera pas suffisamment ferme,
00:02:36vous armerez des délinquants, notamment des mineurs.
00:02:40Il faut revoir de fonds...
00:02:41Ça fait des années que je le dis.
00:02:44La justice des mineurs en France n'est plus du tout adaptée à la violence des mineurs.
00:02:50Alors, dans les comparations immédiates du jour, il n'y avait pas de mineurs,
00:02:52surtout des individus de 18 à 24 ans.
00:02:55A priori, pas une seule journée en prison, pour ceux qui ont comparu aujourd'hui,
00:03:00des peines qui vont de 6 mois à 10 mois fermes, qui donc ne seront pas transformées en jour de
00:03:05prison.
00:03:05De 6 mois fermes à 10 mois avec sursis.
00:03:07Il faut des peines de prison, et c'est une des propositions que je ferai, j'en ferai de nombreuses,
00:03:12mais il faut, un, abolir la loi Belloubet, qui dispose que quand vous écopez de moins d'un an de
00:03:21prison ferme,
00:03:23eh bien, elle est aménageable.
00:03:24Non. En plus, je pense qu'il faudra une peine planchée pour les violences commises vis-à-vis de ceux
00:03:30qui détiennent l'autorité publique.
00:03:32Ensuite, il faut supprimer les JAP, les juges d'application des peines.
00:03:37Vous savez qu'en Europe, avec l'Italie, on a cette spécificité d'avoir un juge qui réaminage,
00:03:44il y a un premier juge, vous êtes au tribunal, vous êtes condamné.
00:03:46Et puis ensuite, il y a un autre magistrat qui va réformer la décision du tribunal.
00:03:52Et du coup, il ne faut pas s'étonner si, en France, on a un tel écart entre les peines
00:03:59qui sont encourues dans le code pénal,
00:04:01les peines qui sont prononcées par la justice, par le tribunal, et les peines qui sont réellement exécutées.
00:04:07Je pense que la question de l'ordre public, elle concerne, bien entendu, les forces de sécurité intérieure que je
00:04:13veux saluer.
00:04:13Ils ont un courage incroyable. Beaucoup se décourageraient à leur place. Je les connais bien.
00:04:19Ce sont vraiment de grands professionnels. Mais tant qu'on ne changera pas la justice, je pense qu'on aura
00:04:24un problème.
00:04:25Je pense, je crois qu'il faudra recourir aussi aux technologies modernes, par exemple de reconnaissance faciale,
00:04:31pour pouvoir déterminer qui était là, qui, voilà, je pense que ça, c'est important.
00:04:35Ils sont masqués et cagoulés, on fait quoi ?
00:04:36C'est plus difficile. Mais c'est moi qui avais porté le texte de loi sur les black blocs.
00:04:42Vous savez, pour dire que quand on vient masquer, il y a un petit problème, c'est qu'on veut
00:04:46cacher.
00:04:47Il avait été repris par le gouvernement. Il avait été en partie censuré par le Conseil constitutionnel.
00:04:52Mais c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, nous parvenons beaucoup mieux depuis à endiguer les violences,
00:04:58notamment pour les grandes manifestations. Ça avait été un point décisif.
00:05:02Et j'irai encore plus loin. Je pense qu'il faut taper le portefeuille de ces individus.
00:05:08Eux-mêmes ou lorsqu'ils sont mineurs, de leur famille.
00:05:11Les familles perçoivent un certain nombre d'allocations, par exemple familiales, de droits sociaux.
00:05:17Tout ça n'est pas indus. C'est pour correctement élever leurs enfants.
00:05:21Voilà. Et quand il y a une défaillance, eh bien, on doit payer.
00:05:25S'ils sont solvables et si les familles sont solvables, évidemment, et si la justice autorise ses saisies.
00:05:29Mais on échelonne. On échelonne. Croyez-moi, pour beaucoup de jeunes, notamment mineurs, mais y compris pour des majeurs,
00:05:36il faut les taper au portefeuille.
00:05:38Ce n'est pas à l'État et aux contribuables, ou alors à la municipalité, de financer la restauration d
00:05:45'un abribus ou d'un mobilier.
00:05:46C'est-à-dire la taxe anticasse, enfin la taxe casseur.
00:05:48Voilà. Mais vous savez, il y avait une disposition qui était très bien dans la loi Perfit.
00:05:53C'était la responsabilité solidaire.
00:05:56Aujourd'hui, pour pouvoir convaincre et confondre un individu, il faut vraiment prouver que c'est lui qui a lancé
00:06:01la pierre.
00:06:02Mais la responsabilité solidaire, c'est que si vous êtes dans le groupe qui fait ça, on peut vous condamner.
00:06:08Je pense que désormais, il faut réhabiliter aussi cette mesure.
00:06:11Donc, voyez, les solutions, il y en a.
00:06:14Ce qui manque souvent, c'est le courage pour les faire voter et ensuite les appliquer.
00:06:19Alors, en parlant de volonté politique et de parole politique,
00:06:22le ministre de l'Intérieur estime que la situation a été globalement sous contrôle.
00:06:27Est-ce que Laurent Nunes est à sa place au ministère de l'Intérieur ?
00:06:30Je vous vois venir, Pierre de Villeneuve.
00:06:32Être ministre de l'Intérieur, c'est difficile.
00:06:35Alors, j'essaie de ne pas rentrer dans la polémique, mais pour moi, ça n'était pas des simples débordements.
00:06:40Mais c'était sous contrôle ou pas ?
00:06:40On ne peut pas, et je ne pense pas que ce soit sous contrôle pour les raisons...
00:06:44Débordement, c'est le mot qui a été à l'unisson par le gouvernement.
00:06:47Je pense qu'il a peut-être voulu féliciter les gendarmes, les policiers
00:06:51qui ont fait, effectivement, le travail qu'on leur demande de faire.
00:06:54En termes de maintien de l'ordre, ce que j'avais indiqué,
00:06:58et au mois de septembre, ça s'était vu, vous vous souvenez,
00:07:01avec Blocon, Blocon Tout, Blocon La France,
00:07:03j'avais donné l'instruction très claire, très ferme, à nos forces de l'ordre,
00:07:08d'aller au contact, de ne plus tolérer,
00:07:10de recevoir, par exemple, des pavés sans réagir.
00:07:13Bon, et ça avait fonctionné.
00:07:15Je pense qu'il a voulu sans doute féliciter les forces de sécurité,
00:07:19mais un débordement, pour moi, c'est une dérive ponctuelle.
00:07:23Là, c'est non seulement lorsque le PSG gagne,
00:07:26d'ailleurs, ce ne sont pas des hooligans,
00:07:28ce ne sont pas, en réalité, des supporters...
00:07:32Des footballes.
00:07:32Non.
00:07:33C'est une nouvelle forme de violence.
00:07:35C'est autre chose.
00:07:35C'est autre chose.
00:07:36Jérôme Fourquet l'a bien qualifié,
00:07:37puisque désormais, il y a un rituel d'émeute.
00:07:41C'est les Ligues des Champions, lorsque le PSG gagne.
00:07:45C'est Halloween.
00:07:46C'est le 14 juillet.
00:07:47Il n'y a pas de foot le 14 juillet.
00:07:49On ne célébre pas une victoire du foot.
00:07:51Donc, c'est autre chose.
00:07:52Et c'est la Saint-Sylvestre.
00:07:54Donc, on voit bien que c'est en train de s'ancrer.
00:07:57Et je dis autre chose, même si je dois choquer.
00:08:00On voit bien, il l'avait indiqué, d'ailleurs,
00:08:02dans les émeutes de l'été 2023,
00:08:05où il y avait une cartographie qui correspondait
00:08:08avec des zones d'immigration importantes,
00:08:11et des zones d'émeutes.
00:08:12On a échoué sur la politique d'assimilation et d'intégration.
00:08:15Donc, vous faites le lien entre ces émeutes et l'immigration ?
00:08:19Je fais le lien plus généralement
00:08:22entre les désordres migratoires,
00:08:25ceux qui ne veulent pas s'assimiler ou s'intégrer,
00:08:27et les désordres sécuritaires.
00:08:29Donc, vous parlez d'immigration légale.
00:08:31Mais je parle de tout type d'immigration.
00:08:34Oui, puisque, en fait, ce sont aussi parfois des Français.
00:08:38Ils sont parfaitement Français.
00:08:40Et quand je dis qu'il y a eu une panne d'intégration
00:08:43et qu'il y a eu un échec de l'assimilation,
00:08:45c'est qu'il y a une forme de haine anti-française.
00:08:47J'ai vu, d'ailleurs, dans les images de samedi soir,
00:08:51un certain nombre d'individus qui brandissaient un drapeau
00:08:54pour ne pas le citer algérien.
00:08:56Et puis, des drapeaux palestiniens également dans les émeutes
00:09:00que vous avez pu voir,
00:09:01avec des jeunes qui criaient justement Free Palestine.
00:09:04Donc, il y a eu effectivement des différences
00:09:06dans cette manifestation
00:09:09qui n'avait plus rien à voir avec le football.
00:09:10Je me souviens du match,
00:09:12vous savez, qui était un match,
00:09:13non pas de championnat,
00:09:15mais un match entre la France et l'Algérie,
00:09:19amical.
00:09:21La Marseillaise avait été, d'ailleurs, sifflée.
00:09:23Et où Thierry Henry, le capitaine de l'époque,
00:09:26en sortant, avait été interrogé par des confrères à vous.
00:09:28Et il avait eu cette phrase incroyable.
00:09:31Il avait dit, ce soir, nous avons joué à l'extérieur.
00:09:34Et pourtant, l'équipe de France jouait en France,
00:09:37en Ile-de-France, dans le Stade de France.
00:09:39Bruno Retailleau, est-ce que vous êtes d'accord
00:09:41avec Jordan Bardella qui dit,
00:09:42Français, préparez-vous.
00:09:43L'étape suivante, c'est que ces jeunes,
00:09:45ces barbares, comme vous les qualifiez,
00:09:46rentrent dans les immeubles et dans vos appartements.
00:09:49Vous partagez cette analyse ?
00:09:50Non, mais la violence, elle se répand.
00:09:53Et elle n'est pas contenue.
00:09:55Il y a la violence des mineurs,
00:09:56qui me préoccupe énormément,
00:09:57parce qu'elle est utilisée par les narcotrafiquants.
00:10:00Les narcotraffiques, ce sont des jeunes,
00:10:03qui sont des jeunes soldats,
00:10:05et qui sont en même temps des jeunes victimes.
00:10:07Bien.
00:10:08Mais la violence se répand.
00:10:10Elle ne se répand pas seulement dans les grandes villes,
00:10:12mais elle se répand aussi partout en France.
00:10:14Et si on veut reprendre le contrôle de la situation,
00:10:16il faudra faire, comment dirais-je,
00:10:20une sorte de révolution.
00:10:21J'ai proposé, je proposerai d'ailleurs,
00:10:23que ce soit les Français eux-mêmes
00:10:25qui puissent voter par le moyen du référendum.
00:10:28Ils ne le peuvent pas.
00:10:29Donc, il faudra modifier la Constitution
00:10:31pour qu'ils puissent choisir la politique pénale
00:10:34qu'ils souhaitent que l'on applique.
00:10:36Voilà.
00:10:37Est-ce qu'ils veulent une politique pénale laxiste,
00:10:40ou est-ce qu'ils veulent enfin des sanctions
00:10:42pour que nous puissions restaurer l'autorité ?
00:10:45Et ça, ce sont souvent les Français modestes,
00:10:47parce que c'est eux qui sont en première ligne.
00:10:49Parce qu'eux ne peuvent pas se loger dans des beaux quartiers,
00:10:51à l'abri de ces désordres.
00:10:53Parce qu'eux ont des enfants qui peuvent mettre,
00:10:56par exemple, qui ne peuvent pas mettre dans des écoles
00:10:58qui coûtent souvent un peu cher,
00:11:00dans les droits de scolarité.
00:11:02Donc, c'est aussi cette politique de fermeté, d'autorité.
00:11:05Elle a aussi une dimension sociale
00:11:06qui concerne les plus fragiles de nos compatriotes,
00:11:09et aussi, je dois le dire,
00:11:11des immigrés qui se sont totalement intégrés.
00:11:15Et c'est eux, souvent, quand j'étais ministre de l'Intérieur,
00:11:17qui me disaient, mais monsieur le ministre,
00:11:19moi, je ne tolère pas que des nouveaux venus
00:11:21n'acceptent pas de faire les efforts que nous,
00:11:23nous avons faits pour apprendre le français,
00:11:25pour respecter vos lois, vos mœurs.
00:11:28C'est aussi à ces gens-là que je pense qu'il faut respecter.
00:11:3221h11, on est en direction CNews et sur Europe 1.
00:11:34Bruno Retailleau est notre invité.
00:11:36Première question d'un téléspectateur, auditeur,
00:11:38Nicolas, qui vous parle de la violence des mineurs.
00:11:41Bonjour, monsieur Retailleau.
00:11:43Je suis Nicolas Maurier,
00:11:44directeur d'une association sportive à Nice.
00:11:46Voici ma question.
00:11:48Que comptez-vous faire concernant la montée de la violence
00:11:50chez les jeunes, comme on a pu le voir ce week-end ?
00:11:53Et faut-il changer la loi sur les mineurs ?
00:11:57Pardon, la loi sur ?
00:11:58Les mineurs.
00:11:59Les mineurs, bien sûr.
00:12:00Nicolas, je vous réponds oui.
00:12:02J'ai commencé à aborder à l'instant ce sujet-là.
00:12:05Vous savez, un des points qui m'a le plus bouleversé
00:12:08quand j'étais ministre de l'Intérieur,
00:12:10c'est ces jeunes mineurs qui pouvaient tuer
00:12:13ou blesser grièvement.
00:12:15À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes,
00:12:17de m'indiquer le nombre d'antécédents judiciaires.
00:12:21Et bien souvent, c'était plus de 20, plus de 25,
00:12:24parfois plus de 30 antécédents.
00:12:26Ce sont des chemins de violence.
00:12:26C'est-à-dire qu'on les enferme dans des parcours de culpabilité,
00:12:31en tout cas de délinquance.
00:12:32Et comme on refuse de les sanctionner,
00:12:35au premier délit grave,
00:12:36ils montent en puissance, ils vont voler,
00:12:39voler avec violence, etc.
00:12:41Et donc, si la société ne répond pas à cette nouvelle violence
00:12:45qui a changé totalement de forme,
00:12:47alors, en quelque sorte, nous sommes aussi complices et coupables.
00:12:50Ce que je propose, là encore,
00:12:53ce sont des courtes peines.
00:12:55C'est-à-dire des peines de plusieurs semaines,
00:12:57dès le premier délit grave,
00:12:58parce que ce sont des jeunes mineurs
00:13:00qui, désormais, sont dépourvus de toute empathie.
00:13:03Et il faut contenir cette violence.
00:13:05C'est-à-dire qu'à la moindre contrariété,
00:13:07ils peuvent réagir très brutalement.
00:13:09Parce qu'ils n'ont pas eu de cadre.
00:13:11On ne leur a pas dit non.
00:13:12Il n'y a pas eu d'interdit.
00:13:13Et ce cadre, il faut parfois le restaurer,
00:13:16justement, par l'emprisonnement.
00:13:18On ne les met pas dans les mêmes prisons.
00:13:19Non, ils ne sont pas à côté, par exemple,
00:13:21de droits communs qui seraient très violents
00:13:23ou de terroristes.
00:13:24Mais des prisons spécifiques,
00:13:26ils coûteront moins cher, bien sûr.
00:13:28Mais délit premier, délit grave.
00:13:30Et ça, là encore, ce sera le référendum.
00:13:32Donc ça, c'est des investissements.
00:13:33C'est-à-dire qu'il faut construire
00:13:34de nouvelles prisons adaptées à ces mineurs.
00:13:37Et puis, on est comptable aussi.
00:13:39Quand vous avez parlé tout à l'heure
00:13:40des peines d'un an, moins d'un an,
00:13:43on a un bracelet électronique.
00:13:44C'est aussi parce qu'il y a une population carcérale
00:13:46dont on n'arrive pas à venir au bout.
00:13:48Bien sûr.
00:13:48Alors, il faut évidemment construire des prisons.
00:13:51Mais il y a un investissement.
00:13:52Regardez ce qu'a fait la Hollande, les Pays-Bas.
00:13:55Ils ont fait des courtes peines.
00:13:56Ils ont construit des prisons.
00:13:58Et ensuite, ils ont vidé ces prisons.
00:14:00Ils en ont même loué des places de prison à la Belgique.
00:14:02Pourquoi ?
00:14:03Parce que vous prenez un mineur.
00:14:05Dès le premier délit grave,
00:14:06il fait une semaine ou deux semaines de prison.
00:14:09Il a compris.
00:14:10Et ensuite, justement,
00:14:11il ne fait pas ce parcours de délinquance.
00:14:13Parce qu'au bout du parcours de délinquance,
00:14:15quand il y a un crime, évidemment,
00:14:16il y a des années de prison.
00:14:17C'est ça qui coûte cher aussi.
00:14:19Donc vous voyez,
00:14:20non seulement on protège la société,
00:14:21mais aussi c'est un bon investissement.
00:14:24Il faut, je pense, être sévère
00:14:26au moment où il le faut.
00:14:27Bruno Retailleau, autre question
00:14:29d'une étudiante en droit.
00:14:30Elle s'appelle Prune.
00:14:30et elle vous pose une question
00:14:32concernant la justice.
00:14:34Bonjour, monsieur Retailleau.
00:14:36Je m'appelle Prune
00:14:37et je suis en première année de droit.
00:14:39Et j'avais une question à vous poser
00:14:40concernant, du coup,
00:14:42la justice en France.
00:14:43Si vous avez des idées,
00:14:44qu'est-ce que vous pouvez faire
00:14:45pour potentiellement l'accélérer ?
00:14:47Pour accélérer la justice.
00:14:49Bruno Retailleau, votre réponse.
00:14:50Pour accélérer la justice,
00:14:52il faudra changer la loi, là aussi.
00:14:54Je pense qu'on aura besoin,
00:14:57je parlais par exemple
00:14:58du juge d'application des peines.
00:14:59Je pense qu'on a besoin
00:15:00de tribunaux qui soient
00:15:02en ordre de marche
00:15:03parce qu'il faut, là encore,
00:15:06on a des procédures
00:15:06qui sont beaucoup trop lourdes.
00:15:08Donc, dans la révision des textes,
00:15:10notamment en matière
00:15:12de politique pénale,
00:15:13je proposerai un certain nombre
00:15:15de procédures qui seront
00:15:16plus abrégées.
00:15:17On doit pouvoir juger
00:15:19plus rapidement.
00:15:19Ils coulent sous les dossiers,
00:15:20Bruno Retailleau.
00:15:21Ils sont débordés.
00:15:22Mais ils sont totalement débordés.
00:15:24Pourquoi ils sont débordés ?
00:15:25Parce que, comme on ne sanctionne
00:15:27pas suffisamment vite,
00:15:28on accumule les affaires.
00:15:29Donc, ça, c'est le premier point.
00:15:32Et puis, ensuite,
00:15:33il faut aussi faire en sorte
00:15:35que la justice ne soit pas
00:15:36clochardisée.
00:15:37Je pense qu'aider la justice,
00:15:39par exemple,
00:15:40pour avoir des greffiers,
00:15:41pour avoir des juges,
00:15:42moi, je pense et je souhaiterais
00:15:43qu'on puisse diversifier, là encore,
00:15:45le recrutement des magistrats.
00:15:47Il y a l'École nationale
00:15:48de la magistrature,
00:15:48mais je souhaite que demain,
00:15:49il y ait des professionnels,
00:15:51avocats, gendarmes ou policiers
00:15:52qui puissent accéder
00:15:53à ces fonctions de magistrats.
00:15:55Et remettre la victime
00:15:56au centre du système.
00:15:57Parfois, il faut 6 ans
00:15:58pour juger un viol,
00:15:598 ans pour un meurtre.
00:16:01Est-ce que c'est normal ?
00:16:02C'est absolument anormal.
00:16:03C'est une injustice.
00:16:05Et vous l'avez très bien dit.
00:16:07Là encore,
00:16:08il faut bouleverser les règles.
00:16:09Et tant qu'on n'aura pas
00:16:10le courage de le faire,
00:16:12il faudra le faire par référendum.
00:16:13Vous savez, sur la justice des mineurs,
00:16:15je reviens sur la question de Nicolas,
00:16:16il y avait un texte
00:16:17qui, l'an dernier,
00:16:18à peu près il y a un an,
00:16:20pour durcir un peu,
00:16:21c'était très timide,
00:16:22mais la justice des mineurs
00:16:23a été votée.
00:16:24Le Conseil constitutionnel
00:16:25l'avait censuré.
00:16:26Vous savez pourquoi ?
00:16:27Il avait dit, écoutez,
00:16:28en France,
00:16:29il faut que le principe cardinal
00:16:31soit le principe de l'éducation
00:16:32et non pas le principe
00:16:34de la sanction.
00:16:35Mais quand on a des enfants,
00:16:36j'interroge les parents.
00:16:38Est-ce qu'un jour,
00:16:38les parents ont dissocié
00:16:40la sanction de l'éducation ?
00:16:42Donc voilà,
00:16:43je pense que si on ne veut pas
00:16:44être censuré,
00:16:44il faudra donc,
00:16:45pour vous,
00:16:46le référendum
00:16:47pour que la voix du peuple...
00:16:48Exactement.
00:16:49Il faut vous interroger,
00:16:50justement,
00:16:50sur le rôle du Conseil constitutionnel
00:16:52aujourd'hui,
00:16:52Bruno Ratailleau.
00:16:53C'est fondamental,
00:16:53bien sûr,
00:16:54ça fait partie de mes réflexions.
00:16:56J'en ai souvent parlé,
00:16:57la démocratie,
00:16:57l'état de droit,
00:16:58moi je suis pour l'état de droit.
00:17:00Mais je ne pense pas
00:17:01que quelques magistrats
00:17:03nommés au Conseil constitutionnel
00:17:04puissent réviser
00:17:05d'eux-mêmes la Constitution,
00:17:06c'est-à-dire
00:17:07faire dire à la Constitution
00:17:08ce qu'elle ne dit pas.
00:17:10Je pense qu'à un moment donné,
00:17:11par exemple,
00:17:12sur la justice des mineurs,
00:17:13je ne vois pas pourquoi
00:17:14on nous interdit aujourd'hui
00:17:15de réformer une politique
00:17:17des mineurs
00:17:17qui ne marche pas
00:17:18et qui envoie des mineurs
00:17:20à la casse.
00:17:21Si les narcotrafiquants
00:17:23utilisent des mineurs
00:17:24aujourd'hui,
00:17:25c'est aussi
00:17:26parce qu'ils savent
00:17:27que ces mineurs
00:17:28sont en situation
00:17:29d'impunité.
00:17:30Donc il faut réagir.
00:17:31Mais est-ce que le Conseil constitutionnel
00:17:32juge encore en droit
00:17:34comme justement
00:17:35ce sont ses prérogatives ?
00:17:36Il doit le faire,
00:17:37mais j'observe que
00:17:38dans un certain nombre
00:17:39de jurisprudences,
00:17:40je suis bien placé
00:17:41pour le dire,
00:17:42par exemple,
00:17:43sur la loi immigration
00:17:43où j'avais fait passer au Sénat
00:17:46les articles
00:17:46qui étaient les plus fermes,
00:17:4735 articles
00:17:49avaient été déclarés
00:17:50comme des cavalliers législatifs,
00:17:53bref,
00:17:53ils avaient été censurés.
00:17:55Eh bien,
00:17:55je pense que là,
00:17:56le Conseil constitutionnel
00:17:57a fait une lecture
00:17:59qui n'est pas juridiquement correcte
00:18:02de la Constitution
00:18:03après la révision
00:18:03de Nicolas Sarkozy
00:18:04de 2008
00:18:05puisqu'on avait encouragé
00:18:07l'initiative
00:18:08des parlementaires
00:18:09et là,
00:18:09au contraire,
00:18:09le Conseil constitutionnel
00:18:10avait fermé,
00:18:11si j'ose dire,
00:18:12ce pouvoir d'initiative
00:18:13des parlementaires
00:18:14avec le droit d'amendement.
00:18:15Là,
00:18:16clairement,
00:18:16ça n'était pas
00:18:17une décision
00:18:18inspirée par le droit.
00:18:20Donc moi,
00:18:20je veux qu'on puisse
00:18:22réaccorder
00:18:23la démocratie,
00:18:24le pouvoir des Français
00:18:25de peser
00:18:26sur leur destin collectif
00:18:27et l'État de droit.
00:18:28Et l'État de droit,
00:18:29pardon,
00:18:30c'est d'abord
00:18:30la séparation des pouvoirs.
00:18:32Le législateur vote la loi,
00:18:35le juge
00:18:36et la bouche
00:18:37de la loi,
00:18:37comme disait Montesquieu,
00:18:39l'interprète.
00:18:40Mais le juge
00:18:40ne saurait en lui-même
00:18:42faire une loi différente
00:18:43de ce que les textes
00:18:44des traités
00:18:44ou de la Constitution
00:18:46disent.
00:18:47Bruno Retaille,
00:18:48vous avez déjà
00:18:49amorcé le sujet
00:18:50qui suit,
00:18:51c'est-à-dire le narcotrafic
00:18:52et gangrène le pays.
00:18:53On estime que
00:18:53pratiquement 80%
00:18:54des communes françaises
00:18:55sont déjà touchées.
00:18:56On va entendre une question
00:18:57dans un instant de Rodolphe.
00:18:59Est-ce qu'on a perdu la bataille ?
00:19:00Est-ce que la bataille
00:19:01contre le narcotrafic
00:19:02est en passe d'être perdue ?
00:19:03Est-ce que disaient les magistrats
00:19:04marseillais il y a quelques
00:19:05années de cela ?
00:19:07Je sais très bien,
00:19:07je sais très bien
00:19:08puisque c'est moi
00:19:08qui avais,
00:19:09comment dirais-je,
00:19:10pris l'initiative
00:19:11de lancer la commission
00:19:12d'enquête
00:19:12sur le narcotrafic
00:19:14au Sénat
00:19:14et c'est lors
00:19:15de cette audition
00:19:16que notamment
00:19:16le procureur
00:19:17et d'autres magistrats
00:19:19du siège
00:19:19avaient indiqué
00:19:20que la situation
00:19:22était extrêmement grave.
00:19:23Elle l'est toujours
00:19:23mais on peut
00:19:25gagner la bataille.
00:19:26Comment ?
00:19:26On peut la gagner
00:19:27en étant beaucoup plus ferme.
00:19:28J'avais fait voter moi
00:19:30un texte sur le narcotrafic.
00:19:31Déjà on peut expulser
00:19:33et les préfets désormais,
00:19:34je veux leur rendre hommage,
00:19:35expulsent régulièrement
00:19:36des narcotrafiquants
00:19:38des logements sociaux.
00:19:39Ils leur interdisent
00:19:40de paraître
00:19:41sur des points de deal.
00:19:42Ils ferment
00:19:43des centaines
00:19:44de commerces
00:19:45qui servent
00:19:46à blanchir
00:19:46l'argent sale.
00:19:47Mais il faut aller au-delà.
00:19:49On m'avait refusé moi
00:19:50un dispositif
00:19:51qui était important,
00:19:53c'est la possibilité
00:19:54d'intercepter
00:19:55des messageries
00:19:56sur des crypto-messageries.
00:19:58Vous savez qu'aujourd'hui
00:19:59on peut intercepter
00:20:00sur le téléphone
00:20:01de grands-parts.
00:20:01Les messageries cryptées plutôt.
00:20:02Les messageries cryptées,
00:20:03pardon.
00:20:04Les messageries cryptées.
00:20:05Mais aujourd'hui,
00:20:06les messageries cryptées,
00:20:07c'est comme cela
00:20:08que communiquent
00:20:09les narcotrafiquants.
00:20:10Donc il faut que les forces
00:20:11de l'ordre
00:20:11en matière de renseignement
00:20:12puissent avoir accès.
00:20:14Et j'ai fait
00:20:14une nouvelle proposition.
00:20:16C'est d'instaurer
00:20:17un état d'urgence
00:20:18anti-trafic
00:20:20spécifique.
00:20:21Il y a quelques dizaines
00:20:22de quartiers
00:20:22où le narcotrafic
00:20:24est tellement enquisté
00:20:25qu'on ne parviendra
00:20:27à gagner la bataille
00:20:28que si on les verrouille.
00:20:29Et pourquoi vous ne l'avez pas fait
00:20:30quand vous étiez à Beauvau ?
00:20:31Parce qu'il faut passer
00:20:31à un texte de loi.
00:20:32Déjà,
00:20:32le texte sur le narcotrafic,
00:20:34on a réussi à le faire passer
00:20:36malheureusement
00:20:36avec des pertes.
00:20:37Je pense aux messageries cryptées,
00:20:39j'en parlais à l'instant,
00:20:40qui handicapent énormément
00:20:41nos services de renseignement
00:20:43parce qu'ils ne luttent pas
00:20:44à armes égales.
00:20:45Par contre,
00:20:46sur l'état d'urgence,
00:20:48qui serait un point
00:20:49très important
00:20:49parce qu'on verrouillerait
00:20:50un quartier,
00:20:51on y concentrerait
00:20:51des moyens judiciaires,
00:20:53administratifs,
00:20:54fiscaux,
00:20:55etc.,
00:20:55policiers,
00:20:56sécuritaires,
00:20:56et on enverrait des blindés,
00:20:58les centaures de la gendarmerie.
00:21:00Et on contrôlerait
00:21:01les entrées et les sorties.
00:21:02Sur une dizaine de villes
00:21:03en France ?
00:21:04Pas plus,
00:21:04à plus.
00:21:05Plus ?
00:21:05Il faudrait,
00:21:06à mon sentiment,
00:21:08il faudra l'expertiser.
00:21:10Je pense qu'il y a
00:21:11entre 50 et une centaine
00:21:12de quartiers en France
00:21:14qui sont dans ces conditions-là.
00:21:15On ne peut pas le faire
00:21:17tous simultanément
00:21:18à la fois.
00:21:19Il faut le faire
00:21:21de façon régulière,
00:21:24pas simultanément.
00:21:25parce qu'on n'aura pas
00:21:26les moyens.
00:21:27Mais il faut le faire
00:21:28régulièrement
00:21:29et ça exige
00:21:30un état d'urgence
00:21:31avec des conditions
00:21:32de droit
00:21:33qui sont spécifiques
00:21:34pour faciliter
00:21:35des saisies,
00:21:36des avoirs,
00:21:36taper au portefeuille encore,
00:21:38des perquisitions,
00:21:39etc.,
00:21:40pour faire en sorte
00:21:40que nos forces de l'ordre,
00:21:42nos magistrats
00:21:42puissent avoir des outils
00:21:43qui soient à la hauteur
00:21:45du danger
00:21:45que représente
00:21:46le sujet
00:21:46du narcotrafic.
00:21:47Du narcotrafic
00:21:48et de l'insécurité en général,
00:21:50une question pour vous
00:21:50de Rodolphe.
00:21:53Bonjour,
00:21:53Rodolphe Gavary,
00:21:55cadre dans l'industrie.
00:21:56J'ai une question pour vous.
00:21:58Je voudrais savoir
00:21:58si au niveau
00:21:59de l'insécurité,
00:22:01qu'est-ce que vous
00:22:02comptiez faire ?
00:22:03De plus en plus,
00:22:04on voit des problèmes
00:22:06que ce soit
00:22:06dans les écoles,
00:22:08pour les enfants,
00:22:09pour un peu de tout,
00:22:11dès qu'il y a
00:22:12des débordements.
00:22:13Donc j'aimerais savoir
00:22:14un petit peu
00:22:14quelles étaient vos idées
00:22:16pour baisser
00:22:18l'insécurité.
00:22:20On a déjà parlé
00:22:21d'un certain nombre
00:22:21de propositions.
00:22:22Il parlait de l'école.
00:22:23Je ne sais pas
00:22:24si la question
00:22:25de Rodolphe
00:22:26a un lien
00:22:27avec ce qui s'est passé
00:22:28sur Paris
00:22:29et dans d'autres lieux
00:22:30en France,
00:22:31notamment sur les violences sexuelles.
00:22:32Je pense que l'école,
00:22:34c'est un lieu sacré.
00:22:35Je pense que
00:22:37attenter un enfant
00:22:38à l'enfance,
00:22:39c'est la pire des barbaries.
00:22:41Et je suis absolument
00:22:43stupéfait
00:22:44de l'omerta
00:22:44qu'il y a eu
00:22:45sur l'affaire parisienne.
00:22:47Le périscolaire à Paris.
00:22:49Sur le périscolaire
00:22:49et les écoles maternelles
00:22:51à Paris,
00:22:52ce que je propose,
00:22:54c'est trois choses
00:22:54très simples.
00:22:56C'est que les employeurs
00:22:57publics
00:22:57pour des écoles primaires
00:22:59ou privées
00:23:00pour des crèches,
00:23:01par exemple,
00:23:02puissent avoir accès
00:23:04à des fichiers
00:23:05sur les derniers
00:23:06cons sexuels.
00:23:07Fondamental.
00:23:08Non pas la totalité
00:23:10du fichier,
00:23:10mais vous voulez
00:23:12embaucher
00:23:13M. X,
00:23:14vous interrogez
00:23:15le fichier
00:23:16pour savoir
00:23:16si le nom
00:23:17de M. X
00:23:18figure.
00:23:18Première chose.
00:23:20Deuxième chose,
00:23:20je pense qu'il faut
00:23:21une justice
00:23:22beaucoup plus ferme.
00:23:23Vous savez,
00:23:23l'école,
00:23:23dans le 11e arrondissement,
00:23:26un soi-disant éducateur
00:23:28avait, je crois,
00:23:30commis des violences
00:23:30sexuelles sur une dizaine
00:23:31d'enfants.
00:23:31Le plus jeune
00:23:32avait 5 ans
00:23:33et le ministère public
00:23:35n'a pas demandé
00:23:37un an ferme.
00:23:38Vous vous rendez compte ?
00:23:38Pas un an de prison.
00:23:40Ça ne vaut pas
00:23:40au moins un an
00:23:41de prison ferme
00:23:42d'attenter
00:23:43à cette jeunesse
00:23:44à l'enfance.
00:23:45Et troisième chose,
00:23:46moi je suis,
00:23:46je le dis,
00:23:47je vais choquer peut-être,
00:23:48mais je suis favorable
00:23:50à la cassation chimique.
00:23:51Depuis une vingtaine
00:23:52d'années,
00:23:53la cassation chimique
00:23:54est possible
00:23:55à raison du volontariat.
00:23:57C'est-à-dire que
00:23:57si vous vous déclarez
00:23:59volontaire,
00:24:00vous pouvez avoir
00:24:01un traitement
00:24:02qui va diminuer
00:24:03le taux de testostérone
00:24:05et qui va diminuer
00:24:06la libido.
00:24:06Eh bien moi je pense
00:24:07que le juge,
00:24:08évidemment,
00:24:09sous le contrôle du juge,
00:24:11le juge devrait pouvoir...
00:24:12Mais avec l'accord
00:24:13de l'agresseur
00:24:13ou sans l'accord ?
00:24:14Sans l'accord
00:24:15de l'agresseur.
00:24:16Sans consentement.
00:24:17Sans consentement.
00:24:18Et comment faire parvenir
00:24:19justement cette réforme ?
00:24:22Ah mais sans consentement.
00:24:22Ah mais bien sûr,
00:24:23bien sûr.
00:24:24Mais pour moi
00:24:25c'est une évidence.
00:24:26Et pour moi,
00:24:27il faut traiter le mal
00:24:29à partir de la racine.
00:24:31Bien sûr.
00:24:32Parce que quand vous...
00:24:33Enfin,
00:24:33quand on discute
00:24:35avec des psychiatres
00:24:36ou avec un centre de médecins,
00:24:38il y a des pulsions
00:24:39qui sont parfois irréversibles.
00:24:41Alors,
00:24:42deux choses l'une.
00:24:42Soit on enferme à vie.
00:24:44Mais c'est pas le cas.
00:24:45C'est jamais le cas.
00:24:47Soit on...
00:24:48Voilà,
00:24:48il y a des traitements
00:24:49qui permettront justement
00:24:50à ces individus
00:24:52de ne pas récidiver.
00:24:52C'est trop grave.
00:24:53C'est trop grave.
00:24:54Ce sont des crimes abominables.
00:24:55Et c'est constitutionnel ça ?
00:24:57Je pense qu'aujourd'hui,
00:24:59ça nécessiterait là encore
00:25:00dans une réforme
00:25:02que j'appelle de mes voeux.
00:25:04Pas seulement de l'immigration,
00:25:05mais de la justice.
00:25:07Je pense qu'il faudra
00:25:08un référendum.
00:25:09Très bien.
00:25:09En tout cas,
00:25:09sur les affaires de Meurs,
00:25:11Charlotte a une question pour vous.
00:25:15Bonjour,
00:25:15je m'appelle Charlotte,
00:25:16j'ai 39 ans.
00:25:18Je voulais savoir
00:25:19si aujourd'hui,
00:25:19vous pensiez
00:25:20qu'une jeune fille
00:25:21peut se promener dans la rue
00:25:23sans un sentiment d'insécurité.
00:25:26Réponse,
00:25:26Bruno Retailleau.
00:25:27Évident maintenant.
00:25:28Beaucoup de mes amis,
00:25:30j'étais en Vendée
00:25:33chez moi samedi,
00:25:35et beaucoup de mes amis
00:25:36me disaient
00:25:37qu'ils ont des enfants,
00:25:39adolescents
00:25:40ou des jeunes adultes,
00:25:41qui leur donnaient la consigne
00:25:43de ne pas sortir.
00:25:44Jeune fille
00:25:45et jeunes hommes.
00:25:46Mais vous avez des quartiers
00:25:48aujourd'hui
00:25:48où une jeune femme,
00:25:50pas seulement une jeune fille,
00:25:52ne peut plus déambuler
00:25:53sans se faire pointer du doigt
00:25:56dans une tenue
00:25:56qui soit une tenue estivale
00:25:57quand il fait très chaud,
00:25:59qu'ils puissent aller
00:25:59dans un café.
00:26:01Il y a certains quartiers
00:26:03qui ont été verrouillés
00:26:04par des islamistes.
00:26:06Autant le dire,
00:26:07je ne sais pas si c'est
00:26:07l'origine de la question,
00:26:09mais moi je le dis.
00:26:10Et là encore,
00:26:11on est en France,
00:26:13pays de la liberté.
00:26:14On a là encore
00:26:16une façon
00:26:16de nous exprimer,
00:26:18de nous vêtir.
00:26:20C'est ce qu'on appelle
00:26:20le mode de vie.
00:26:21Moi, je veux être
00:26:22le candidat demain
00:26:24qui sera le candidat
00:26:25qui préservera
00:26:26et qui défendra
00:26:26le mode de vie
00:26:27à la française.
00:26:28Et ce ne sera pas
00:26:29un candidat maboule ?
00:26:31Oui, je vois.
00:26:33Référence, bien sûr,
00:26:34au président de la République
00:26:35à propos de l'Algérie.
00:26:36Je vois bien
00:26:37ce que Pierre Devineau
00:26:38tente d'insinuer.
00:26:40Non, je pense
00:26:41que c'est ce que demande
00:26:41la majorité.
00:26:42Mais vous savez,
00:26:43ce n'est pas une question
00:26:44de religion.
00:26:46Quelqu'un disait jadis
00:26:47à Rome,
00:26:48on fait comme les Romains.
00:26:49Quand on se déplace
00:26:50dans un pays,
00:26:51quand on habite,
00:26:52on essaie de respecter
00:26:53les normes,
00:26:54les mœurs,
00:26:55les lois.
00:26:55Évidemment,
00:26:56c'est les règles
00:26:56de l'hospitalité,
00:26:57c'est tout.
00:26:58C'est tout.
00:26:58Et en France,
00:27:00on a un principe,
00:27:01c'est l'égalité
00:27:01homme-femme.
00:27:02Voilà,
00:27:03c'est l'égalité
00:27:03homme-femme.
00:27:04Et ce principe,
00:27:04pour moi,
00:27:05il est absolument sacré.
00:27:06Bruno Retailleau,
00:27:07il est 21h27,
00:27:08on est en direct
00:27:08sur CNews et sur Europe 1,
00:27:10évoquant la question
00:27:16de la démographie,
00:27:18montre qu'il y a
00:27:198,1% de la population
00:27:21adulte qui est étrangère
00:27:22et qu'un tiers des Français
00:27:24ont un lien direct
00:27:25avec l'immigration.
00:27:26On est donc face
00:27:26à une population
00:27:27qui est en grande partie
00:27:28métissée.
00:27:29Comment est-ce que vous faites,
00:27:30encore une fois,
00:27:31pour faire appliquer
00:27:32les principes
00:27:33d'aimer la France,
00:27:34de faire respecter
00:27:35ses règles
00:27:36dans ce cadre-là ?
00:27:37D'abord,
00:27:38ce que je voudrais vous dire,
00:27:39c'est qu'aimer la France,
00:27:41être patriote,
00:27:42ce n'est pas une question
00:27:43ni de religion,
00:27:44ni de couleur de peau,
00:27:45ni de condition sociale.
00:27:47Si nous tenons tant
00:27:48à ce que nous sommes,
00:27:49à notre identité,
00:27:50si nous tenons tant
00:27:51à notre modèle républicain,
00:27:53c'est justement
00:27:54parce que la France
00:27:55a toujours réussi
00:27:56à marier ce qu'il y a
00:27:57de plus particulier
00:27:59dans chaque homme
00:27:59et chaque femme
00:28:01et ce qu'il y a
00:28:01de plus universel
00:28:02dans tous les êtres humains.
00:28:03C'est ça, la France.
00:28:04C'est pour cela
00:28:05qu'il faut être intransigeant
00:28:08sur l'assimilation,
00:28:09sur l'intégration.
00:28:10Aujourd'hui,
00:28:11c'est une question de nombre.
00:28:12On ne peut pas recevoir
00:28:12chaque année
00:28:13en immigration illégale
00:28:15ou légale
00:28:16l'équivalent
00:28:16de la population de Lyon,
00:28:18d'un des millions de personnes.
00:28:19Comme le demande
00:28:19justement Gérald Darmanin
00:28:20qui veut un moratoire
00:28:21sur trois ans
00:28:22et qui veut mettre fin
00:28:23au regroupement familial.
00:28:24Je pense que le moratoire,
00:28:26c'est un slogan, je pense.
00:28:27C'est un slogan ?
00:28:28Je vais vous dire pourquoi.
00:28:29C'est un slogan présidentiel ?
00:28:30Je pense que, oui,
00:28:31parce qu'aujourd'hui,
00:28:32malheureusement,
00:28:33malheureusement,
00:28:34ce ne sont pas les hommes
00:28:34et les femmes politiques
00:28:35qui décident,
00:28:36ce sont les jurisprudences.
00:28:38Aujourd'hui,
00:28:39vous décrétez un moratoire,
00:28:40mais la semaine d'après,
00:28:42il est contredit,
00:28:43il est censuré.
00:28:43Vous le savez parfaitement.
00:28:45Donc, il faut changer
00:28:46la loi.
00:28:48La loi française,
00:28:49la constitution française,
00:28:51je viens de le dire,
00:28:52au moyen d'un référendum,
00:28:53pour l'instant,
00:28:54les Français ne peuvent pas
00:28:55se prononcer
00:28:57pour choisir
00:28:58la politique migratoire
00:28:59qu'ils souhaitent.
00:28:59Alors que c'est un phénomène
00:29:01qui a bouleversé
00:29:01depuis un demi-siècle
00:29:03la société française.
00:29:05Moi, je veux
00:29:05leur donner la parole.
00:29:07Et deuxième chose,
00:29:08ce qu'il faut savoir,
00:29:09c'est qu'il faut changer
00:29:10les lois européennes.
00:29:11C'est ce que j'ai initié
00:29:13avec le règlement retour.
00:29:14Le règlement retour,
00:29:16c'est un bouleversement total.
00:29:18Et parce que la droite
00:29:19est désormais majoritaire
00:29:20en Europe,
00:29:22qu'on peut modifier
00:29:23les politiques publiques européennes.
00:29:24Et parce que François-Xavier Bellamy
00:29:26s'appuie sur toutes les droites
00:29:28au Parlement européen,
00:29:29y compris
00:29:30l'Europe nationale.
00:29:31Mais évidemment.
00:29:32Mais les droites fonctionnent
00:29:33en Europe.
00:29:34Mais croyez-vous,
00:29:35le texte narcotrafic,
00:29:38il a été voté par qui ?
00:29:39Pas par les LFI, hein ?
00:29:41Il a été voté
00:29:43par ce qu'on appelle
00:29:44le bloc central,
00:29:45il a été voté par LR,
00:29:46il a été voté,
00:29:47je pense,
00:29:47par une partie même du PS,
00:29:49il a été voté aussi
00:29:50par le Rassemblement national.
00:29:52Donc,
00:29:52il n'avait quand même pas voté,
00:29:53vous voyez,
00:29:54la disposition
00:29:54que je réclamais,
00:29:56vous voyez,
00:29:56sur l'interception
00:29:58des messageries cryptées.
00:29:59Mais je pense que
00:30:01quand il s'agit
00:30:01de l'intérêt supérieur
00:30:02de la nation,
00:30:03c'est important.
00:30:04Et moi,
00:30:04j'avais commencé,
00:30:05dès que je suis arrivé
00:30:06comme ministre de l'Intérieur,
00:30:07mon objectif était
00:30:08de modifier cette loi européenne.
00:30:10Parce qu'aujourd'hui,
00:30:12vous interpellez
00:30:13un clandestin
00:30:14en situation irrégulière,
00:30:16eh bien,
00:30:17l'ancienne directive européenne,
00:30:19elle est toujours en cours.
00:30:20Tout n'a pas été
00:30:21complètement changé,
00:30:22mais dans quelques jours,
00:30:23ça le sera,
00:30:23grâce au règlement retour.
00:30:25Aujourd'hui,
00:30:25la loi européenne dit quoi ?
00:30:27Il faut donner
00:30:28un délai volontaire
00:30:30de départ
00:30:31pour l'étranger
00:30:32en situation régulière.
00:30:33Vous leur donnez
00:30:34un délai de départ volontaire,
00:30:36ils s'évanouissent
00:30:37dans la nature
00:30:37et c'est terminé.
00:30:38C'est pour ça
00:30:38que tout ça ne marche pas.
00:30:40Une question
00:30:41et une critique
00:30:42du Rassemblement national
00:30:43et de vos détracteurs
00:30:44qui disent que la France
00:30:45n'a jamais délivré
00:30:46autant de titres de séjour
00:30:47que lorsque vous étiez
00:30:48au gouvernement.
00:30:49Qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:30:50Attendez,
00:30:50mais les titres de séjour,
00:30:52c'est les visas notamment.
00:30:53Et si d'ailleurs,
00:30:54une des raisons
00:30:55qui m'ont poussé
00:30:55à quitter le gouvernement,
00:30:56c'est que j'avais demandé
00:30:58dans le fameux contrat
00:30:59de gouvernement,
00:31:00dans les nouveaux moyens
00:31:00que je voulais
00:31:01pour mon ministère
00:31:02de l'Intérieur,
00:31:04la main sur les visas.
00:31:05Aujourd'hui,
00:31:06c'est le quai d'Orsay.
00:31:07Aujourd'hui,
00:31:08on demande,
00:31:08comprenez-moi bien,
00:31:09j'espère que les téléspectateurs
00:31:10vont me comprendre.
00:31:11Aujourd'hui,
00:31:12on demande au ministre
00:31:12de l'Intérieur
00:31:13de réguler les flux migratoires.
00:31:15Mais le ministre
00:31:16de l'Intérieur
00:31:17a la main
00:31:18quasiment uniquement,
00:31:19alors sur les visas
00:31:20de long séjour,
00:31:21c'est assez peu,
00:31:22mais surtout sur les OQTF,
00:31:23sur les sorties.
00:31:24C'est trop peu.
00:31:24Moi, je pense que si on veut
00:31:26tout maîtriser,
00:31:26il faut maîtriser les entrées.
00:31:28Et pourquoi je disais ça ?
00:31:30Parce que la France
00:31:32octroie le quart,
00:31:3425% des visas
00:31:35qu'octroie toute l'Europe.
00:31:36Vous vous rendez compte ?
00:31:37On est,
00:31:38par rapport aux Allemands,
00:31:39on octroie
00:31:40900 000 visas supplémentaires.
00:31:43Ce n'est pas possible.
00:31:45Parce que quand on parle
00:31:46d'immigration,
00:31:46c'est pour ça que
00:31:47j'entends moi
00:31:48des gens du Bloc Central,
00:31:49que ce soit Gabriel Attal
00:31:50ou Édouard Philippe
00:31:52dire
00:31:52« Ah, l'immigration légale,
00:31:53c'est très bien. »
00:31:54Non, mais l'immigration légale,
00:31:56c'est aussi une fabrique
00:31:58pour l'immigration illégale.
00:31:59Vous entrez avec un visa,
00:32:01par exemple,
00:32:01pour séjour.
00:32:02Et vous avez fait la freiner ?
00:32:03Attendez,
00:32:04c'est la première fois,
00:32:05attendez,
00:32:05en matière de naturalisation,
00:32:07en matière d'interpellation
00:32:08des étrangers
00:32:09en situation irrégulière,
00:32:10d'éloignement forcé,
00:32:11etc.,
00:32:11jamais il n'y avait eu
00:32:13les résultats
00:32:13que j'ai pu avoir
00:32:15alors que je n'avais pas la main.
00:32:16Notamment,
00:32:17je n'ai pas pu faire voter
00:32:18une grande loi
00:32:18puisqu'on n'avait pas de majorité
00:32:20à l'Assemblée nationale
00:32:21et que je n'avais pas vraiment
00:32:23un président de la République
00:32:24qui était aligné
00:32:25avec la politique
00:32:26que j'entendais mener.
00:32:27Laurent Nunez,
00:32:28aujourd'hui,
00:32:28recevait son homologue algérien.
00:32:31Il a été question,
00:32:32notamment,
00:32:33il devait être question
00:32:33de la libération
00:32:35ou en tout cas
00:32:36d'évoquer le nom
00:32:37de Christophe Gleiz.
00:32:38Comment est-ce que vous interprétez
00:32:39cette visite
00:32:40du ministre
00:32:41des Affaires intérieures
00:32:43algériennes ?
00:32:44Écoutez,
00:32:44je pense qu'on se trompe
00:32:45en France.
00:32:46Je pense que le pouvoir
00:32:47se trompe
00:32:49avec l'Algérie,
00:32:50avec le régime algérien
00:32:51parce que je sépare
00:32:52les deux choses.
00:32:54Qu'est-ce que je veux dire ?
00:32:55Si on a réussi,
00:32:56je crois que Boilem Sansal,
00:32:57demain matin,
00:32:58vous l'interrogerez
00:33:00à 8h10
00:33:01sur la matinale,
00:33:02absolument.
00:33:03Boilem a été libéré,
00:33:04pourquoi ?
00:33:04Parce qu'on a fait du bruit.
00:33:06Christophe Gleiz,
00:33:07personne ne m'en avait parlé.
00:33:08Ça fait deux ans
00:33:08qu'il a été arrêté.
00:33:09Il est toujours derrière les barreaux.
00:33:11Ça veut dire quoi ?
00:33:11Personne ne m'en a parlé.
00:33:12Ça veut dire que j'ai appris
00:33:13par des journaux
00:33:14qu'on avait un compatriote
00:33:16qui était retenu en Algérie.
00:33:18C'est-à-dire que le ministère
00:33:19de l'Intérieur
00:33:19personne n'est venu vous voir
00:33:20en disant
00:33:20monsieur le ministre
00:33:21parce que c'était l'omerta
00:33:22parce que je pense
00:33:23que le pari qui avait été fait
00:33:24c'est surtout de ne pas en parler
00:33:26et que la diplomatie
00:33:28douce,
00:33:29complaisante,
00:33:30bienveillante
00:33:30allait pouvoir régler le problème.
00:33:32Soumise.
00:33:33Quelque part,
00:33:34ce que je vais vous dire,
00:33:35ce que je souhaite moi,
00:33:36c'est qu'il y ait
00:33:37une vraie doctrine d'État
00:33:39en matière diplomatique
00:33:40avec l'Algérie.
00:33:42Je pense que
00:33:42le président de la République
00:33:43s'est trompé
00:33:44en pensant que
00:33:46la relation
00:33:46entre nos deux pays
00:33:48pouvait simplement
00:33:49être une relation
00:33:50psychologique,
00:33:51personnelle,
00:33:52amicale
00:33:52avec le président Tebboune.
00:33:54Je pense que c'est faux
00:33:55pour deux raisons.
00:33:56D'abord,
00:33:56le président Tebboune,
00:33:57ce n'est pas lui
00:33:58qui détient le pouvoir ultime.
00:34:00Il y a un cercle plus large.
00:34:02Le chef d'État-major,
00:34:04Jean Gria,
00:34:05les services secrets,
00:34:07quelques oligarques.
00:34:08Donc,
00:34:08première raison de l'erreur.
00:34:10Deuxième raison,
00:34:11c'est que le régime algérien
00:34:13a un besoin vital
00:34:16de la France
00:34:17comme un bouc émissaire.
00:34:18Pourquoi ?
00:34:19Parce que sur le plan
00:34:20international,
00:34:21l'Algérie est désormais
00:34:22très isolée.
00:34:23Parce que l'économie
00:34:24est en panne.
00:34:25Parce qu'il y a eu
00:34:26un mouvement,
00:34:27le Hirak,
00:34:28et parce que la jeunesse
00:34:30est contestataire,
00:34:31etc.
00:34:32Et donc,
00:34:32ils ont besoin
00:34:33d'un récit
00:34:33où on désigne
00:34:35un ennemi,
00:34:36un adversaire.
00:34:37Et donc,
00:34:38chaque concession
00:34:38que l'on fait,
00:34:40on la paye au quadruple.
00:34:41Chaque concession
00:34:42est perçue
00:34:43par le régime algérien
00:34:44comme une faiblesse.
00:34:46Et une faiblesse
00:34:47qui va appeler
00:34:47d'autres concessions.
00:34:48Et donc,
00:34:49on n'en sort jamais.
00:34:49Je pense, moi,
00:34:50qu'il faudra refonder
00:34:52une doctrine d'État
00:34:54sur une base, d'ailleurs,
00:34:55de respect mutuel.
00:34:56Moi, je ne veux pas
00:34:57me fâcher avec l'Algérie.
00:34:58Je veux simplement
00:34:59que la France,
00:35:00ma patrie,
00:35:01et pour les Français
00:35:02qui sont fiers
00:35:03de ce qu'ils sont,
00:35:04soient respectés.
00:35:05Voilà.
00:35:06C'est ce que dit
00:35:06Laurent Nunes, d'ailleurs,
00:35:07à son retour
00:35:08et au retour.
00:35:08Oui, mais regardez
00:35:09le nombre de visites
00:35:11ministérielles.
00:35:11Quand Gérald Darmanin
00:35:12a quitté l'Algérie,
00:35:14le surlendemain,
00:35:15je crois que c'était
00:35:15le dimanche 24 mai,
00:35:17El Ouattane avait
00:35:18un gros titre.
00:35:19Le journal El Ouattane
00:35:20avait un gros titre
00:35:21pour ridiculiser
00:35:22notre ministre
00:35:23des Affaires étrangères
00:35:24en titrant
00:35:25sabotage la France
00:35:26et encore une fois
00:35:27en insultant la France.
00:35:29Donc, il faut comprendre
00:35:30et je pense
00:35:31qu'une vraie politique
00:35:32doit d'abord respecter
00:35:34les intérêts nationaux
00:35:34et se fonder
00:35:35sur deux choses.
00:35:37Première chose,
00:35:38le respect
00:35:38de nos accords
00:35:39réciproques.
00:35:41La réciprocité.
00:35:42Tu ne veux pas
00:35:43respecter
00:35:44les accords
00:35:45de 1994
00:35:46pour reprendre
00:35:47les OQTF algériens
00:35:48qui sont documentés
00:35:49comme parce qu'ils ont
00:35:50un passeport,
00:35:51une pièce d'identité.
00:35:52150 au QTF.
00:35:53Non, mais ce n'est pas ça.
00:35:55Oui, mais au compte-gouttes.
00:35:56Zéro sous-euro pour vous.
00:35:58Non, non, non, non.
00:35:59Attendez.
00:36:0051 000 Algériens
00:36:02en situation irrégulière
00:36:04interpellés
00:36:04en 2025
00:36:05et 150.
00:36:06Ce n'est pas ça.
00:36:08Le vrai accord,
00:36:09celui dont je parle,
00:36:10de 1994,
00:36:11ce n'est pas un accord
00:36:12du compte-gouttes.
00:36:12C'est dès lors
00:36:13que vous interpellez
00:36:15un ressortissant algérien,
00:36:16il a un papier,
00:36:18passeport,
00:36:18carte d'identité,
00:36:19même périmé.
00:36:19Eh bien, l'Algérie
00:36:21doit le reconnaître
00:36:22comme tel.
00:36:23Vous le savez très bien,
00:36:24vous en avez fait l'expérience.
00:36:25Première chose,
00:36:26parce qu'ils ne respectent
00:36:27pas leurs accords.
00:36:27Ils les ramènent dans l'avion.
00:36:28C'est ce que je dis.
00:36:29Donc, un,
00:36:29le respect des accords.
00:36:30Je parle d'une nouvelle politique.
00:36:32Il faut refonder
00:36:32une nouvelle politique
00:36:33sur le strict respect
00:36:34des accords réciproques.
00:36:36Vous ne respectez pas
00:36:37votre accord,
00:36:38nous ne respecterons pas
00:36:39nos accords.
00:36:40Et deuxième chose,
00:36:42une intransigence
00:36:43vis-à-vis de nos ressortissants
00:36:45et vis-à-vis
00:36:46de nos souverainetés.
00:36:47Que le régime algérien
00:36:48règle ses comptes
00:36:49avec des opposants
00:36:51sur le sol français,
00:36:52c'est inacceptable.
00:36:53Que le régime algérien
00:36:54ait emprisonné
00:36:54un écrivain
00:36:55et aujourd'hui
00:36:56un journaliste,
00:36:58c'est parfaitement,
00:36:59là encore,
00:37:00inacceptable et injustifiable.
00:37:01Donc, la méthode ferme,
00:37:02c'est celle que vous continuez
00:37:03à prôner, Bruno Retailleau.
00:37:04Mais évidemment,
00:37:05évidemment.
00:37:06Regardez,
00:37:06Christophe Vlaz
00:37:07est toujours emprisonné.
00:37:09Et vous verrez,
00:37:09ils trouveront
00:37:10toujours autre chose.
00:37:11Ils ont réhabilité,
00:37:12d'ailleurs,
00:37:12aussi dans l'hymne
00:37:14national algérien,
00:37:15un refrain
00:37:16qui insulte la France.
00:37:18Quelle grande nation
00:37:19accepterait
00:37:20d'avoir autant
00:37:20d'insultes,
00:37:21etc.,
00:37:22sans rien dire,
00:37:22toujours en courbant
00:37:23les Chines ?
00:37:24Il est 21h37
00:37:25sur Europe 1
00:37:26et sur CNews,
00:37:27Bruno Retailleau,
00:37:27la guerre en Iran
00:37:28et le blocage du Détroit
00:37:29d'Ormous se poursuivent.
00:37:30Les prix à la pompe
00:37:30ne baissent toujours pas
00:37:31et pèsent lourd
00:37:32sur le pouvoir
00:37:33d'achat des Français.
00:37:34Le gouvernement a décidé
00:37:34de muscler ses aides
00:37:35aux ménages
00:37:36au secteur étranglé
00:37:37par cette hausse des prix
00:37:38tout en refusant
00:37:39les aides généralisées.
00:37:41Depuis le début,
00:37:42vous demandez
00:37:43la baisse des taxes,
00:37:45au moins la baisse
00:37:46des sous-taxes.
00:37:47Des sur-taxes,
00:37:47des sur-taxes.
00:37:48Par exemple,
00:37:50quelle est votre position
00:37:51aujourd'hui ?
00:37:52Elle n'a pas varié,
00:37:53mais le gouvernement
00:37:55n'a pas d'autre choix
00:37:56que de faire ce qu'il fait.
00:37:58Il n'y a plus de sous
00:37:58dans les caisses.
00:38:00On est ruiné.
00:38:01On est au bord
00:38:02de la banqueroute.
00:38:03Donc même les C2E,
00:38:04on va pas le faire.
00:38:04On est au bord
00:38:05de la banqueroute.
00:38:06Voilà,
00:38:06donc il n'y a plus d'argent.
00:38:07Donc quand on a
00:38:08une situation de ce type-là,
00:38:10quand on augmente
00:38:11l'endettement,
00:38:12cette année encore,
00:38:13vous regardez
00:38:13la sécurité sociale
00:38:14pour la première année
00:38:16depuis longtemps.
00:38:17Toutes les branches,
00:38:18famille, maladie,
00:38:19chômage, retrait,
00:38:20toutes les branches
00:38:20sont dans le rouge.
00:38:22Voilà, bravo.
00:38:23Donc que faire d'autre ?
00:38:25Faire comme
00:38:25le Rassemblement National,
00:38:27vouloir baisser la TVA,
00:38:29ça coûterait quoi ?
00:38:3015 milliards
00:38:31qui seraient payés
00:38:32sur la dette,
00:38:32qui seraient donc payés
00:38:34par les jeunes générations.
00:38:36C'est-à-dire que
00:38:36ce sont les futures générations,
00:38:38nos enfants,
00:38:39nos petits-enfants
00:38:40qui paieraient
00:38:40les pleins d'aujourd'hui.
00:38:42On marche sur la tête.
00:38:43Mais la surtaxe
00:38:44dont vous parlez
00:38:44sur l'énergie,
00:38:45est-ce que vous dites
00:38:45la même chose aujourd'hui ?
00:38:46C'est-à-dire que c'est 15-17 centimes
00:38:48par litre décent ?
00:38:49Ou est-ce que vous dites
00:38:50on est tellement à l'os aujourd'hui
00:38:51encore plus qu'avant
00:38:52que de toute façon
00:38:53même ça on ne peut plus le faire ?
00:38:54Non, parce que ça ne va pas
00:38:55dans les caisses de l'État.
00:38:57Les certificats d'économie d'énergie
00:38:59c'est une forme de surtaxe
00:39:00et c'est pour payer
00:39:01des économies d'énergie.
00:39:03Pardon,
00:39:04mais ça fournit quand même
00:39:05les bonus écologiques
00:39:07pour les pompes à chaleur,
00:39:08pour les voitures électriques.
00:39:09Oui, mais c'est un mécanisme
00:39:10qui permet justement
00:39:13de faire prendre conscience
00:39:14de la cherté de l'énergie.
00:39:15Pardon,
00:39:16il n'y a pas besoin
00:39:16de ce mécanisme
00:39:17pour que les Français
00:39:18prennent conscience
00:39:19que c'est très cher.
00:39:20Deuxième chose,
00:39:21pour le moment,
00:39:22c'était d'ailleurs
00:39:22même l'électricité
00:39:23était pénalisée
00:39:25alors qu'on veut électrifier
00:39:26les usages
00:39:27des pompes à chaleur
00:39:28par exemple
00:39:28pour le chauffage
00:39:29ou le rafraîchissement
00:39:30des locaux,
00:39:31etc.
00:39:32Donc là encore,
00:39:33ça n'est pas une bonne politique.
00:39:34Donc je pense que cela,
00:39:35ça peut changer
00:39:36parce que ça n'alourdira pas
00:39:37l'endettement de la France.
00:39:39Moi, ce que je propose,
00:39:40si on veut justement
00:39:42faire en sorte
00:39:43qu'on ait une politique énergétique,
00:39:45il ne faut surtout pas faire
00:39:46ce que le gouvernement a fait
00:39:47avec la programmation
00:39:48pluriannuelle de l'énergie
00:39:49qui en 2035
00:39:50coûtera environ
00:39:52sur la facture
00:39:53d'électricité des Français
00:39:54trois mois de plus.
00:39:55Moi, ce que je propose,
00:39:56si je suis élu
00:39:57président de la République,
00:39:58c'est au contraire
00:39:59d'alléger de deux mois
00:40:00la facture d'électricité
00:40:02des Français.
00:40:02Comment vous allez faire ?
00:40:03En arrêtant de subventionner
00:40:04les énergies renouvelables.
00:40:06Carrément.
00:40:06Tout.
00:40:07Les éoliennes,
00:40:08tout ça, on arrête.
00:40:09On arrête de subventionner.
00:40:11C'est-à-dire que ce n'est pas
00:40:12un moratoire sur...
00:40:12On ne les subventionne plus.
00:40:14En poussant jusqu'à 80 ans
00:40:16avec les conditions de sécurité,
00:40:17le parc nucléaire
00:40:19en faisant en sorte
00:40:21que l'indice de conversion,
00:40:22par exemple,
00:40:23sur le diagnostic
00:40:24de performance énergétique
00:40:26ne pénalise pas
00:40:27l'électricité.
00:40:29Jusqu'à présent,
00:40:30on pénalisait l'électricité
00:40:31et on favorisait le gaz
00:40:33et les énergies fossiles.
00:40:34Mais encore,
00:40:34on marche sur la tête.
00:40:36Donc, il y a
00:40:36quelques mesures de bon sens.
00:40:37En réalité,
00:40:38il faut une politique
00:40:38de bon sens.
00:40:39Il faut remettre
00:40:40les choses à l'endroit.
00:40:41Alors, le bon sens.
00:40:42Les chefs d'entreprise
00:40:43en ont beaucoup.
00:40:44On va écouter une question
00:40:45d'Hervé
00:40:45qui vous est adressée.
00:40:46Bonneau-Retaille.
00:40:48Bonjour,
00:40:49je m'appelle Hervé.
00:40:50Je suis chef d'entreprise
00:40:51à Paris.
00:40:52J'ai une question simple.
00:40:53Depuis le temps
00:40:54qu'on me dit
00:40:54que les boîtes
00:40:55sont écrasées
00:40:56de taxes et de charges,
00:40:57et c'est vrai,
00:40:57et que tous les hommes politiques
00:40:59disent qu'on va les diminuer,
00:41:00moi, j'aimerais savoir
00:41:01quand, effectivement,
00:41:02un homme politique courageux
00:41:03va prendre ce genre
00:41:04de décision.
00:41:05Alors,
00:41:06votre réponse,
00:41:07Bruno Retailleau.
00:41:08Hervé,
00:41:08il faudra voter,
00:41:10bien choisir le candidat
00:41:11pour 2027.
00:41:13Les propositions
00:41:14que je fais,
00:41:15elles sont de deux ordres,
00:41:16parce que je pense
00:41:17que les entreprises françaises
00:41:18croulent sous le poids
00:41:20des prélèvements obligatoires
00:41:21et sous le poids
00:41:22des normes.
00:41:23C'est Ronald Reagan
00:41:24qui avait décrit
00:41:25notre système social-étatiste.
00:41:26Il avait dit un jour,
00:41:27Ronald Reagan,
00:41:28c'est génial comme expression,
00:41:29il avait dit,
00:41:30là-bas,
00:41:31tout ce qui bouge,
00:41:32on taxe,
00:41:33ce qui ne bouge plus du tout,
00:41:34on le réglemente,
00:41:35et ce qui bouge encore,
00:41:38on le réglemente,
00:41:38et ce qui ne bouge plus du tout,
00:41:39on le subventionne.
00:41:40Deux propositions.
00:41:42Je restituerai 40 milliards
00:41:43d'euros
00:41:44de cotisations
00:41:45et de charges,
00:41:47notamment des impôts
00:41:49sur la production,
00:41:50aux entreprises
00:41:50dans les tout premiers mois
00:41:51de ma présidence.
00:41:5340 milliards.
00:41:54Ce n'est pas la totalité
00:41:55de l'écart
00:41:56avec les entreprises
00:41:58en moyenne européenne,
00:41:59il y en a à peu près
00:41:5960-70,
00:42:00mais les deux tiers
00:42:01de l'écart,
00:42:01je le comblerai
00:42:02dès les premiers mois.
00:42:03Première chose.
00:42:04Et je ferai
00:42:05non pas une simplification,
00:42:07mais je ferai
00:42:08une dérégulation.
00:42:09Par exemple,
00:42:10je supprimerai
00:42:11dans la charte
00:42:12de l'environnement
00:42:13sur la constitution
00:42:14le principe de précaution.
00:42:16Au départ,
00:42:17l'initiative était
00:42:18sans doute de bonne volonté
00:42:19parce qu'on voulait
00:42:20faire prendre conscience
00:42:21de l'environnement.
00:42:22Mais ce principe
00:42:23s'est transformé
00:42:24en un principe
00:42:25de blocage
00:42:25et c'est un principe
00:42:27de responsabilité
00:42:27qu'il faut simplement
00:42:28mettre en avant
00:42:29sans que ce soit
00:42:30le principe de précaution.
00:42:32Là encore,
00:42:33sur le code du travail,
00:42:33j'en reviendrai
00:42:34à une réforme
00:42:35d'ailleurs
00:42:35qu'avait proposé
00:42:37un grand chef d'entreprise,
00:42:39Yves Lyon-Camp
00:42:39et Robert Baninter.
00:42:42C'est-à-dire,
00:42:43il y a 50 grands principes
00:42:45du code du travail.
00:42:46Vous avez un accord de branche
00:42:48ou un accord d'entreprise,
00:42:49vous pourrez
00:42:50vous passer
00:42:51du code du travail
00:42:51à condition de respecter
00:42:53ces grands principes cardinaux.
00:42:55On dérégule donc.
00:42:56Voilà,
00:42:57donc on dérégule.
00:42:58Mais vous n'imaginez pas
00:43:00le poids des normes.
00:43:01C'est deux,
00:43:03trois fois plus
00:43:03que l'Allemagne.
00:43:04C'est ce qui nous coule.
00:43:05C'est ce qui nous coule.
00:43:06Quand je vais prendre
00:43:07quelque chose
00:43:08qui va peut-être choquer
00:43:09un certain nombre
00:43:10de spectateurs,
00:43:11de téléspectateurs,
00:43:12il y a des molécules
00:43:13aujourd'hui,
00:43:14il y a des traitements
00:43:15dont nos malades
00:43:17ne peuvent pas avoir accès.
00:43:18Vous savez pourquoi ?
00:43:19Parce que les grands labos
00:43:20aujourd'hui
00:43:21hésitent à déposer
00:43:23des dossiers
00:43:23pour les molécules,
00:43:25les médicaments
00:43:25très innovants
00:43:25en France
00:43:26parce qu'en France,
00:43:28la longueur,
00:43:29la bureaucratie
00:43:29fait que
00:43:30le temps
00:43:31est quatre à cinq fois
00:43:32plus long
00:43:33que celui de l'Allemagne
00:43:34pour les autorisations
00:43:36de mise sur le marché.
00:43:38Alors qu'on a
00:43:38une agence européenne.
00:43:40Moi,
00:43:40ce que je propose,
00:43:40c'est que dès lors
00:43:41que l'agence européenne
00:43:43tamponne,
00:43:43c'est fait.
00:43:44On ne va pas refaire
00:43:45des essais cliniques.
00:43:46Sur le travail,
00:43:47Bruno Rotaïu,
00:43:47est-ce qu'on travaille assez ?
00:43:49Est-ce qu'il faut
00:43:49que les Français
00:43:50travaillent plus ?
00:43:51Comment on fait ?
00:43:521664 heures par an.
00:43:54Exactement.
00:43:55Mais on a un problème
00:43:57en France,
00:43:57c'est que le travail,
00:43:58les Français ne sont pas feignants,
00:44:01mais le Français payent plus.
00:44:02Non,
00:44:02mais c'est que les Français,
00:44:04le travail ne payent pas.
00:44:06Vous êtes un des pays
00:44:07en France
00:44:07où on vous donne
00:44:08une augmentation
00:44:09et vous allez donner
00:44:10quasiment plus à l'État
00:44:12que ce que vous allez recevoir.
00:44:13Et en plus,
00:44:14si vous avez un petit salaire,
00:44:15là où on concentre
00:44:16les allègements de charges,
00:44:18si vous donnez 100 euros,
00:44:19vous êtes un petit chef
00:44:21d'entreprise,
00:44:22un chef d'entreprise
00:44:22d'une petite PME,
00:44:23d'un artisan,
00:44:24vous voulez donner 100 euros,
00:44:25ça va vous coûter 480 euros.
00:44:27C'est de la folie.
00:44:29Moi,
00:44:29ce que je propose justement,
00:44:30c'est qu'à partir d'un seuil,
00:44:31la 36e heure,
00:44:32avec un peu plus,
00:44:33à peu près une demi-heure
00:44:34de travail de plus par jour,
00:44:36on puisse donner
00:44:36entre un 13e et un 14e mois
00:44:39en effaçant
00:44:40les cotisations sociales.
00:44:41Je considère qu'avant,
00:44:43avant ce seuil,
00:44:44chacun paye son dû.
00:44:45Parce qu'on a besoin,
00:44:47voilà,
00:44:47d'un système,
00:44:47d'une sécurité sociale.
00:44:49Mais après,
00:44:49on travaille pour soi.
00:44:51Et ce qu'on gagne,
00:44:52ce qu'on travaille,
00:44:52on le gagne pour soi.
00:44:53Donc, vous ne changez pas
00:44:54le coût du travail
00:44:54jusqu'au 12e mois,
00:44:55en fait ?
00:44:56Non.
00:44:56Tout ce que vous me dites,
00:44:57c'est-à-dire qu'un entrepreneur
00:44:58sors des 35 heures,
00:44:59en fait,
00:44:59il dépense 480,
00:45:00et ça,
00:45:01ça ne changera pas.
00:45:01Je sors des 35 heures.
00:45:02Il y a beaucoup d'entrepreneurs
00:45:03qui vont être déçus ce soir,
00:45:04s'ils vous entendent.
00:45:05Pourquoi ?
00:45:06Parce qu'ils vont continuer
00:45:07à donner beaucoup plus
00:45:07que le salarié touche.
00:45:08Mais non.
00:45:09Alors, justement,
00:45:10merci de la question.
00:45:11Puisque j'efface
00:45:12les cotisations sociales,
00:45:13non seulement pour le salarié,
00:45:15mais je les efface
00:45:16pour l'employeur.
00:45:18Ce qui fait que,
00:45:18pour l'employeur,
00:45:19je diminue,
00:45:20écoutez-moi bien,
00:45:21de plus d'un tiers,
00:45:22de 35 %
00:45:23le coût du travail.
00:45:24Le vrai problème
00:45:25avec les heures supplémentaires
00:45:26aujourd'hui,
00:45:27j'ai un ami qui est
00:45:28François Asselin,
00:45:29qui est maintenant
00:45:30vice-président
00:45:32des Républicains,
00:45:33et il était président
00:45:34de la CPME.
00:45:34Il m'a dit,
00:45:35Bruno,
00:45:35j'ai une PME,
00:45:36mais moi,
00:45:37je suis obligé
00:45:37de contingenter,
00:45:38de réduire les heures supes
00:45:39parce que ça me coûte
00:45:40trop cher.
00:45:41J'aimerais pour mes compagnons
00:45:42les données,
00:45:43ils le méritent,
00:45:43etc.
00:45:43Mais ça me coûte trop cher.
00:45:45Et là,
00:45:45dans mon système,
00:45:45je sors des 35 heures
00:45:46et à partir de la 36ème heure,
00:45:49j'efface les cotisations sociales
00:45:51pour le salarié
00:45:52et pour l'entraueur.
00:45:53C'est gagnant-gagnant.
00:45:54On réconcilie enfin
00:45:55le pouvoir d'achat
00:45:56et la compétitivité.
00:45:58Par contre,
00:45:58ce que je fais,
00:45:59c'est que je tape l'assistanat.
00:46:01Les aides ?
00:46:02Toutes les aides sociales.
00:46:03Mais où ?
00:46:03La retraite ?
00:46:04Non, la retraite,
00:46:06c'est pas un revenu.
00:46:07Non, la retraite,
00:46:07c'est quand on a travaillé.
00:46:09Non, non.
00:46:09Les prestations sociales,
00:46:10c'est les prestations sociales,
00:46:12c'est le RSA,
00:46:12etc.
00:46:13Je l'ai à 70% du SMIC.
00:46:15Il n'est pas normal aujourd'hui.
00:46:17C'est ce qui dit courage,
00:46:18les Français.
00:46:18Que vous avez un couple
00:46:19avec deux enfants,
00:46:20ils ne travaillent pas,
00:46:21ils vont gagner en net
00:46:23plus de 2300 euros.
00:46:25Il n'y a pas besoin
00:46:25de faire le plein de la voiture
00:46:26pour aller travailler.
00:46:27Trahis pas.
00:46:28Il n'y a pas besoin
00:46:28de garderie d'enfants.
00:46:30Ils sont chez eux.
00:46:31C'est profondément injuste.
00:46:32Donc, ce que je propose,
00:46:34c'est un compte social unique
00:46:36et dans ce compte social,
00:46:37tous les mois,
00:46:37on y mettra toutes
00:46:39les prestations sociales
00:46:40données par l'État,
00:46:41par les caisses,
00:46:42la CAF
00:46:42ou par les collectivités
00:46:43et on écrètera.
00:46:45On plafonnera
00:46:46la totalité de ces prestations
00:46:47à 70% du SMIC
00:46:49pour qu'il y ait un écart
00:46:51de 30%
00:46:52entre le revenu du travail
00:46:53et le revenu de la solidarité.
00:46:55Donc, on voit
00:46:56que vous proposez
00:46:57de travailler plus
00:46:58et aussi plus longtemps
00:46:59en retraite à 65 ans.
00:47:01Absolument.
00:47:01C'est populaire
00:47:02comme programme,
00:47:02ça, Bruno Retailleau ?
00:47:03Mais écoutez,
00:47:04quand je suis né,
00:47:05il y avait quatre cotisants
00:47:08pour un retraité.
00:47:10Aujourd'hui,
00:47:10il y en a 1,6
00:47:11et demain,
00:47:12il y en aura un point.
00:47:13On est au début
00:47:14d'un effondrement d'un système.
00:47:16D'un effondrement d'un système.
00:47:18Donc, moi,
00:47:18ce que je souhaite,
00:47:19c'est une meilleure justice
00:47:20et je proposerai
00:47:21un étage de capitalisation,
00:47:23notamment pour notre jeunesse.
00:47:25Parce que,
00:47:25s'il y a cette fracture
00:47:27intergénérationnelle
00:47:27qui se creuse,
00:47:28c'est parce que la jeunesse
00:47:29aujourd'hui dit
00:47:29mais attendez,
00:47:30mais nous,
00:47:30on va vous payer,
00:47:31vous les boomers,
00:47:32on est en train
00:47:33de vous payer votre retraite
00:47:34et demain,
00:47:35il faudra qu'on se paie
00:47:35de notre retraite.
00:47:36Non,
00:47:36on aura un étage
00:47:37de capitalisation
00:47:38pour eux.
00:47:39Mais les 65 ans,
00:47:40pour moi,
00:47:41c'est de faire en sorte
00:47:42qu'on puisse travailler
00:47:44dans de bonnes conditions.
00:47:45Il y aura une pénibilité.
00:47:47Il est hors de question.
00:47:48Quand vous avez des travailleurs
00:47:49qui sont brisés
00:47:50à 61,
00:47:51à 62 ans,
00:47:52la pénibilité,
00:47:53ça doit compter.
00:47:53Donc,
00:47:54combien d'annuité
00:47:55pour les travailleurs
00:47:57dans les métiers pénibles ?
00:47:58Là,
00:47:58dans les métiers pénibles,
00:47:59quand on constate
00:48:00que quelqu'un est cassé,
00:48:01il doit pouvoir sortir
00:48:02dans des conditions humaines.
00:48:0340 annuités ?
00:48:05Non,
00:48:05parce que vous avez...
00:48:06Non,
00:48:07ça dépend de l'état physique,
00:48:09ça dépend du diagnostic médical.
00:48:10Vous ne pouvez pas faire travailler
00:48:11même à 39 annuités
00:48:13quelqu'un qui est totalement brisé.
00:48:15Mais ces 43 annuités,
00:48:17ce que je ferai moi,
00:48:19c'est...
00:48:19Oui,
00:48:19mais ça ne sera pas seulement
00:48:20les 65 ans.
00:48:21C'est quelqu'un qui aura
00:48:22les 43 annuités
00:48:24avant 65 ans.
00:48:26Eh bien,
00:48:27là encore,
00:48:28j'effacerai
00:48:28ces cotisations
00:48:30chômage
00:48:30et retraite
00:48:31pour qu'il gagne plus
00:48:32tout de suite.
00:48:33Admettons qu'à 63 ans
00:48:34ou à 62 ans,
00:48:36il ait déjà
00:48:37l'ensemble,
00:48:38la totalité
00:48:39de ses annuités.
00:48:40Eh bien,
00:48:41après,
00:48:41il ne cotisera plus.
00:48:43Ça sera pour lui,
00:48:44en totalité.
00:48:45Et ça sera la vraie différence.
00:48:46Et pourquoi je dis 65 ans ?
00:48:48Parce que le problème
00:48:49qu'on a vis-à-vis de l'Europe,
00:48:51c'est qu'on ne travaille pas assez
00:48:54au moment où on rentre
00:48:55sur le marché du travail
00:48:56quand on est jeune
00:48:56et pour les seniors.
00:48:58Parce que souvent,
00:48:59ils coûtent plus cher
00:48:59à l'entreprise,
00:49:00etc.
00:49:01Et si on veut
00:49:01un meilleur taux d'activité
00:49:03pour qu'on répartisse
00:49:04l'énorme charge sociale
00:49:06qu'on pèse
00:49:07sur beaucoup plus de gens,
00:49:08il faut qu'on allonge
00:49:09justement cette période
00:49:10d'activité
00:49:11au début
00:49:11avec une réforme
00:49:12de l'école,
00:49:14de notre appareil
00:49:14de formation,
00:49:15notamment professionnel
00:49:16par l'apprentissage
00:49:17et puis pour les seniors.
00:49:1921h49
00:49:20sur CNews
00:49:21et sur Europe 1
00:49:21par la présidentielle
00:49:22approche.
00:49:22Samedi,
00:49:23se tenait le premier meeting
00:49:24de Gabriel Attal
00:49:24avec son anaphore
00:49:25sur les adversaires.
00:49:27Celui d'Edouard Philippe
00:49:28est prévu le 5 juillet,
00:49:29le vôtre le 20 juin prochain.
00:49:30La candidature vous inquiète-t-elle
00:49:31et quel espace
00:49:32en fait politique
00:49:34vous reste-t-il ?
00:49:35J'ai été rassuré
00:49:36quand j'ai vu
00:49:38le meeting
00:49:39de Gabriel Attal.
00:49:40Vous étiez inquiète
00:49:41ou par exemple ?
00:49:42Non, je ne peux pas vous dire
00:49:43que j'ai tout regardé
00:49:44mais ce que j'ai regardé
00:49:46en tout cas,
00:49:46ce que j'ai entendu,
00:49:47les comptes rendus
00:49:48qu'on m'en a fait,
00:49:49c'est qu'en réalité
00:49:50il marche dans les pas
00:49:51d'Emmanuel Macron.
00:49:52J'ai pensé
00:49:53qu'il allait conclure
00:49:56en disant
00:49:56voilà,
00:49:57et en disant
00:49:57voilà,
00:49:58pensez printemps,
00:49:59c'est exactement
00:50:00c'était la saison 3
00:50:02du macronisme.
00:50:03Il a raison d'ailleurs.
00:50:05Ça le disqualifie ?
00:50:07Je pense qu'en tout cas
00:50:08les Français,
00:50:09je pense que les Français
00:50:10portent un jugement sévère
00:50:12quand ils sont interrogés
00:50:14dans les sondages
00:50:15à peu près 8 sur 10
00:50:16considèrent que
00:50:18Emmanuel Macron,
00:50:19son projet
00:50:19et son double mandat
00:50:21c'est un échec.
00:50:22Et je pense que
00:50:22ces Français-là
00:50:23s'en rappelleront
00:50:24le moment venu.
00:50:26Donc moi je ne suis pas,
00:50:27je ne propose pas
00:50:28la continuité
00:50:29du macronisme
00:50:30sous d'autres traits,
00:50:31vous voyez.
00:50:32Vous avez été
00:50:33un ministre.
00:50:34Ah mais j'étais un ministre
00:50:35de,
00:50:35attendez,
00:50:36justement,
00:50:37j'étais un ministre
00:50:38de l'intérieur
00:50:39de cohabitation,
00:50:40vous voyez.
00:50:40Je suis rentré
00:50:41au gouvernement,
00:50:42vous le savez,
00:50:43pour empêcher
00:50:43Mme Lucie Castet
00:50:44et la gauche
00:50:45mélenchonisée,
00:50:46de prendre le pouvoir
00:50:46en France.
00:50:47Je suis sorti du gouvernement
00:50:48alors que j'étais passionné
00:50:50par ce mandat,
00:50:52cette mission
00:50:52de ministre de l'Intérieur.
00:50:54Je suis sorti
00:50:55quand j'ai vu
00:50:56que M. Lecornu
00:50:58était en train
00:50:58de traiter avec Olivier Faure
00:50:59sur les retraites,
00:51:00etc.
00:51:01Et que ce serait
00:51:01une politique de gauche
00:51:02et j'ai bien fait
00:51:02d'en sortir.
00:51:03Donc vous ne regrettez pas
00:51:04ce choix ?
00:51:05Je ne regrette pas
00:51:06que je regrette.
00:51:08Ça a été
00:51:10une période
00:51:11extraordinaire pour moi,
00:51:12pour plein de raisons.
00:51:12mais il faut
00:51:15dans la vie politique
00:51:17penser à accorder,
00:51:18à aligner
00:51:19ses convictions
00:51:20et ses actes.
00:51:21Et à partir du moment
00:51:22où je pensais
00:51:23que le Premier ministre
00:51:24et ce gouvernement
00:51:25allaient pratiquer
00:51:26une politique,
00:51:27et on l'a vu d'ailleurs
00:51:28pour le budget,
00:51:29la pluie d'impôts,
00:51:30etc.
00:51:30Pas de réduction
00:51:31notamment
00:51:32de la dépense publique
00:51:33et sur tant d'autres choses.
00:51:35Tant d'autres choses.
00:51:36Je n'avais pas obtenu,
00:51:36on parlait des visas
00:51:37sur l'immigration.
00:51:38Il n'y a pas une vraie volonté
00:51:39de réduire l'immigration.
00:51:40Au contraire,
00:51:41le gouvernement
00:51:41est en train
00:51:42d'essayer
00:51:43de détricoter
00:51:43la circulaire
00:51:44que j'avais prise
00:51:45sur la régularisation
00:51:46des travailleurs
00:51:47clandestins.
00:51:48Voilà.
00:51:48Donc,
00:51:49à un moment donné,
00:51:49la vie politique
00:51:50nécessite parfois
00:51:51quelques sacrifices
00:51:52et en tout cas
00:51:53de faire prévaloir
00:51:54pour sa famille politique
00:51:55pour avoir une ligne,
00:51:57de faire prévaloir
00:51:57ses convictions.
00:51:58Famille politique
00:51:59et étiquette politique
00:52:00avec différents partis.
00:52:02Cyril a une question
00:52:03à ce sujet pour vous.
00:52:06Bonjour,
00:52:06monsieur Retailleau,
00:52:07Cyril Malbert,
00:52:08directeur d'entreprise
00:52:09à Antibes,
00:52:10dans les Alpes-Maritimes.
00:52:11Moi,
00:52:11j'avais une question ce soir,
00:52:12c'est face aux défis
00:52:14de sécurité,
00:52:15d'immigration,
00:52:16de pouvoir d'achat
00:52:17que les Français rencontrent,
00:52:18faut-il continuer
00:52:20à raisonner
00:52:21en termes d'étiquettes
00:52:22partisanes
00:52:23ou rechercher
00:52:24des majorités
00:52:25de projets
00:52:26entre les formations
00:52:27qui partagent au final
00:52:28les mêmes objectifs
00:52:29pour les Français.
00:52:30Très intéressant
00:52:31comme question.
00:52:33Emmanuel Macron
00:52:34a essayé de le faire
00:52:35d'ailleurs
00:52:36et ça s'est terminé
00:52:37en même temps,
00:52:38ni de droite
00:52:38ni de gauche.
00:52:39Je pense que la vie politique
00:52:41c'est d'avoir un projet.
00:52:43Ce que j'essaie de faire
00:52:43et c'est là
00:52:44que je me démarquerai
00:52:45vis-à-vis des candidats
00:52:46du Bloc central
00:52:47que ce soit
00:52:48Édouard Philippe
00:52:48ou Gabriel Attal,
00:52:50le projet
00:52:51que je vais porter
00:52:53il n'est pas soluble
00:52:54dans leur propre projet.
00:52:55Ce sera clairement
00:52:56un projet
00:52:57pour redresser la France
00:52:58qui correspond
00:52:59aux aspirations
00:52:59des Français.
00:53:00Donc moi je pense que
00:53:01d'ailleurs c'est assez gaulliste
00:53:03moi je veux m'appuyer
00:53:04sur ce que j'appelle
00:53:04une majorité nationale.
00:53:06Une majorité
00:53:06des gens ordinaires.
00:53:08Christophe Guilu
00:53:09a eu cette expression.
00:53:10Mais dans les gens ordinaires
00:53:11il peut y avoir des...
00:53:11Il a eu le président normal.
00:53:13Non, les gens ordinaires
00:53:14c'est autre chose.
00:53:15C'est ce que j'appelais
00:53:16la France des honnêtes gens.
00:53:17Vous voyez ?
00:53:18Et vous avez...
00:53:19Moi je m'adresserais
00:53:20aussi bien
00:53:21au déçu du macronisme
00:53:22qui peuvent avoir
00:53:23jadis en 2017
00:53:24voté François Fillon
00:53:25mais je m'adresserais aussi
00:53:26aux électeurs
00:53:27du Rassemblement National.
00:53:29Parce que...
00:53:29Vous leur tendez la main
00:53:30ce soir ?
00:53:31Mais bien sûr, bien sûr.
00:53:32Jamais je n'ai ostracisé.
00:53:33Je veux dire que
00:53:34moi je lui dis
00:53:35respect pour chaque Français
00:53:36quel que soit son vote.
00:53:38Ce n'est pas le problème.
00:53:39Il n'y a pas des Français
00:53:40de seconde zone.
00:53:41Jamais moi je n'ai
00:53:43parqué
00:53:43les électeurs
00:53:44du Rassemblement National
00:53:45comment dirais-je
00:53:47dans une étiquette
00:53:47infamante.
00:53:48Jamais.
00:53:48Pas d'arc républicain.
00:53:50Et je pense
00:53:51qu'en tout cas
00:53:52pour LFI
00:53:53c'est autre chose
00:53:54pour les dirigeants
00:53:55de LFI.
00:53:55Et le RN fait partie
00:53:56de l'arc républicain ?
00:53:57Mais en tout cas...
00:53:59Vous ne répondez pas ?
00:54:00Si, je pense
00:54:01que j'ai toujours
00:54:02fait une différence
00:54:03entre LFI
00:54:04et le Rassemblement National.
00:54:06Je pense que
00:54:06le Rassemblement National
00:54:07en fait partie
00:54:08et que LFI
00:54:09n'en fait plus partie.
00:54:10C'est bien clair.
00:54:11Est-ce qu'en refusant
00:54:12une candidature commune
00:54:13avec le centre
00:54:14vous ne prenez pas
00:54:14justement le risque
00:54:15d'un affrontement RN
00:54:17et LFI
00:54:17au second tour
00:54:18en 2027
00:54:18qu'on nous retaillons ?
00:54:20Ce qui ferait prendre
00:54:21ce risque
00:54:21d'un affrontement
00:54:22entre le RN
00:54:23d'un côté
00:54:24et LFI
00:54:24de l'autre
00:54:25ce serait de reconstituer
00:54:27ce grand bloc central
00:54:28voulu par Emmanuel Macron.
00:54:30Parce qu'Emmanuel Macron
00:54:31avec son nini
00:54:33ni de droite
00:54:34ni de gauche
00:54:34en même temps
00:54:35les zigzags
00:54:36les têtes à queue
00:54:37sur tous les sujets
00:54:38sans avoir de lignes
00:54:39politiques claires
00:54:41en réalité
00:54:41il a favorisé
00:54:43les deux ailes radicales.
00:54:45Et en réalité
00:54:46on en est là.
00:54:47Souvenez-vous
00:54:47il avait dit
00:54:48on pourra juger mon mandat
00:54:49en fonction du niveau de vote
00:54:51qu'aura atteint
00:54:52Madame Le Pen
00:54:53c'est-à-dire que
00:54:54le sous-entendu
00:54:54c'était même pas un sous-entendu
00:54:56avec moi
00:54:56demain
00:54:57il n'y aura plus besoin
00:54:58de voter
00:54:58Rassemblement National.
00:54:59Ah bah oui d'accord
00:55:00on a compris non ?
00:55:02On a compris.
00:55:03Donc moi
00:55:03je ne veux pas
00:55:05reconstituer
00:55:06cette espèce
00:55:07de tripartisme.
00:55:08Je veux présenter
00:55:09un projet de rupture.
00:55:10Je veux vraiment
00:55:10renverser la table.
00:55:11Ce que j'entends
00:55:12aujourd'hui
00:55:13voyez
00:55:13des uns ou des autres
00:55:14dans le Blanc Sotral
00:55:15ils ne renverseront pas la table.
00:55:16Ils ne renverseront pas la table.
00:55:18Seront-ils prêts
00:55:18à réviser la constitution
00:55:20profondément
00:55:21pour redonner la parole
00:55:22aux Français ?
00:55:23Aux Français.
00:55:23Je veux que ce soit
00:55:24les gens qui tranchent
00:55:25pas les juges.
00:55:26Seront-ils prêts
00:55:27à porter cette fierté française
00:55:30à défendre
00:55:31justement
00:55:32notre mode de vie
00:55:33notre culture
00:55:33notre civilisation
00:55:34à travers l'école
00:55:35une école méritocratique
00:55:37républicaine ?
00:55:38Et seront-ils prêts
00:55:39comme je le serai
00:55:40à protéger
00:55:41la France
00:55:42des travailleurs
00:55:43et non pas
00:55:43la France
00:55:44des profiteurs ?
00:55:45J'en doute.
00:55:46C'est pour ça
00:55:46que cet espace-là
00:55:47c'est un espace
00:55:48pour nos convictions
00:55:50pour des idées
00:55:50qui sont
00:55:51je pense
00:55:51largement
00:55:53en tout cas
00:55:54partagées
00:55:54par des Français
00:55:55qui ne sont pas
00:55:56dans la famille LR.
00:55:57Alors justement
00:55:57une dernière question
00:55:58de Julien
00:55:58à propos des candidatures
00:56:00multiples à droite.
00:56:02Bonjour M. Rotaillot
00:56:03Julien Peulois
00:56:0428 ans
00:56:06de Paris
00:56:07je travaille dans le transport
00:56:08dans la livraison alimentaire
00:56:09Monoprix
00:56:10j'ai une question pour vous
00:56:12on voit beaucoup de candidats
00:56:13se présenter à droite
00:56:15comment s'y retrouver ?
00:56:17Allez
00:56:17mode d'emploi
00:56:18pour la présidentielle à droite
00:56:19Bon d'abord
00:56:19il y a beaucoup de candidats
00:56:20aujourd'hui
00:56:20mais je vous rassure
00:56:22à l'automne
00:56:22il y en aura beaucoup
00:56:23beaucoup moins
00:56:23Comment ça va se faire ?
00:56:25Il y aura une sélection naturelle
00:56:27évidemment
00:56:28Naturelle ça veut dire quoi ?
00:56:29Mais parce que
00:56:30quand vous n'apparaissez pas
00:56:31dans les sondages
00:56:31ou quand vous apparaissez
00:56:32à 1, 2, 3%
00:56:34il y a un moment donné
00:56:35les gens
00:56:35Mais même moins de 10
00:56:36il y a un moment donné
00:56:37vous avez Gabriel Attal
00:56:38Édouard Philippe
00:56:39Bruno Rotaillot
00:56:40Je vous rappelle
00:56:42qu'il y a 10 ans
00:56:43à la même époque
00:56:44le sondage IFOP
00:56:45Alain Juppé était à 34%
00:56:47et François Fillon
00:56:48était à 7%
00:56:49D'abord
00:56:50moi ce que j'ai fait
00:56:51pour l'instant
00:56:52je n'en connais pas beaucoup
00:56:53de chefs de parti
00:56:54qui ont fait ce que j'ai fait
00:56:55c'est que j'ai demandé
00:56:56aux adhérents
00:56:57ils étaient 80 000
00:56:58de voter
00:56:59c'est déjà la démocratie interne
00:57:01moi ce que je veux
00:57:01avec le référendum
00:57:03pour mon pays
00:57:03je le pratique aussi
00:57:04dans mon parti
00:57:06ça c'est le premier point
00:57:07et puis ensuite
00:57:08que le meilleur gagne
00:57:09avec les idées
00:57:10Mais allez-vous effacer
00:57:12vous derrière Gabriel Attal
00:57:13ou Édouard Philippe ?
00:57:13C'est ce que la fin
00:57:14qui tourne
00:57:15Je ne m'effacerais que
00:57:16si les projets
00:57:17pouvaient être confondus
00:57:18Or on n'a pas les mêmes idées
00:57:20on n'a pas le même projet
00:57:21Donc vous ne vous effacerez
00:57:22jamais de Van Gabor
00:57:23et d'Anne
00:57:23Édouard Philippe ?
00:57:25Écoutez
00:57:25je pense que je porte
00:57:26un projet totalement différent
00:57:28radicalement différent
00:57:29et donc j'irai au bout
00:57:31de l'élection présidentielle
00:57:33parce que je pense que
00:57:35évidemment
00:57:36ni l'ERN
00:57:37ni l'FI
00:57:37ne portent un projet
00:57:39qui permettra à la France
00:57:40de se redresser
00:57:41et je pense que
00:57:42ce que je porte moi
00:57:43sur le travail
00:57:44sur le pouvoir d'achat
00:57:45sur la compétitivité
00:57:46ce que je porte
00:57:47pour restaurer l'autorité
00:57:50avec la révision
00:57:51de la constitution
00:57:51ce que je porte
00:57:52sur les éléments immatériels
00:57:54personne n'en parle ça
00:57:55Je voudrais vous dire
00:57:56juste un mot
00:57:57Je ne vais pas être très clair
00:57:57pardon Bruno
00:57:58Est-ce que vous allez me dire
00:57:59non je ne me retirerai pas
00:58:01Mais je vais vous le dire
00:58:02je l'ai déclaré
00:58:03dans un excellent journal
00:58:04ce week-end
00:58:05je le redis
00:58:05Ça va mûrir le 10 ans
00:58:06C'est-à-dire
00:58:07En l'écrivant aussi
00:58:08Noir sur blanc
00:58:09Peut-être
00:58:10Mais Noir sur blanc
00:58:10sur CNews et sur Europe 1
00:58:12Exactement
00:58:12Donc je le redis
00:58:13sur CNews
00:58:14sur Europe 1
00:58:14après l'avoir dit
00:58:15Quoi qu'il adhienne
00:58:16s'il y a multitude
00:58:17de candidats
00:58:19y compris Edouard Philippe
00:58:20y compris Gabriel Attal
00:58:21et si vous arrivez
00:58:22j'allais dire en surprise
00:58:23Pierre Devineau
00:58:24Vous resterez là
00:58:24Je vais l'exprimer
00:58:25parce que
00:58:26j'ai l'impression
00:58:27de ne pas vous convaincre
00:58:28Je vais vous dire
00:58:28la raison profonde
00:58:30Je pense que
00:58:31les successeurs
00:58:32et les héritiers
00:58:33du macronisme
00:58:34ne pourront pas
00:58:35rencontrer
00:58:35l'assentiment des Français
00:58:36J'en ai l'intime conviction
00:58:38et il faut donc
00:58:39que la droite
00:58:40ma famille politique
00:58:41puisse être représentée
00:58:42c'est la motivation
00:58:44que j'ai profondément
00:58:45Voilà
00:58:46Donc pas de retrait
00:58:48vous allez jusqu'au bout
00:58:49pas d'alliance non plus
00:58:51à droite
00:58:52Mais pas d'alliance
00:58:53aujourd'hui
00:58:54ça ne doit pas être
00:58:55le même temps
00:58:55le Rassemblement National
00:58:56veut l'assistanat
00:58:58Ils veulent l'assistanat
00:58:59Ils veulent la fiscalité
00:59:01Il n'y a pas
00:59:01un Rassemblement National
00:59:02libéral
00:59:03que vous arrivez
00:59:03à percevoir
00:59:04ces derniers temps
00:59:05On verra
00:59:05écoutez
00:59:06j'attends de voir
00:59:07j'attends de voir
00:59:08On ne peut pas être socialiste
00:59:10et voter 34 milliards
00:59:11d'euros d'impôts
00:59:12en 24 heures
00:59:13à l'automne
00:59:14et parce qu'on déjeune
00:59:16avec le MEDEF
00:59:17devenir subitement libéral
00:59:19Moi j'observe
00:59:20les uns et les autres
00:59:20à leurs actes
00:59:21à ce qu'ils votent
00:59:22Ont-ils voté
00:59:23les 15 heures
00:59:24de contrepartie du RSA ?
00:59:25Non
00:59:25La réforme de la retraite ?
00:59:27Non
00:59:27De l'assurance chômage ?
00:59:28Ils veulent la fiscalité
00:59:29Donc Marine Le Pen
00:59:30et Jordan Berdela
00:59:30c'est pareil pour vous ou pas ?
00:59:31Il y aura une ligne
00:59:33Il y aura une ligne
00:59:34et je n'imagine pas
00:59:36que Marine Le Pen
00:59:37si tant est qu'elle ne soit pas candidate
00:59:39ne rappelle pas un moment
00:59:40ou un autre cette ligne
00:59:42A Jordan Berdela
00:59:43Peut-être
00:59:44Merci beaucoup
00:59:45Bruno Retailleau
00:59:46C'est moi qui vous remercie
00:59:47Un plaisir de vous intervouer
00:59:48d'être avec vous
00:59:49mon cher Pierre de Villeneuve
00:59:49pour cette émission
00:59:50La France en face
00:59:51Dans un instant
00:59:51c'est Malassani sur Europe 1 ?
00:59:53Exactement
00:59:53Et Gauthier Lebray
00:59:54C'est News
00:59:54N'oubliez pas demain
00:59:55à 8h10
00:59:56nous avons rendez-vous
00:59:57avec Boalem Sans Salle
00:59:58Bonne soirée
00:59:59A vous à demain
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