- il y a 4 minutes
- #lagrandeinterview
- #lamatinale
Maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, David Lisnard était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:05Générique
00:12Et notre invité ce matin dans la grande interview au CNews et Européens, c'est David Lissnard. Bonjour à vous.
00:16Bonjour.
00:17Maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et candidat à l'élection présidentielle.
00:20Un mot de cet épisode de chaleur intense que la France vit avec des pointes à 39 voire 40 degrés
00:25par endroit demain selon Météo France.
00:27Les services de santé et de secours sont en alerte, alerte aussi dans les écoles.
00:31Est-ce qu'on a perdu notre bon sens pour gérer ces épisodes climatiques, David Lissnard ?
00:36Urbanisation massive, bétonisation des centres-villes, manque de moyens pour les immeubles et les maisons où l'on étouffe ?
00:42Ou est-ce que justement c'est une question d'argent ?
00:44Est-ce qu'il faudrait un grand plan pour que toutes ces écoles soient, comme vous l'avez fait à
00:48Cannes, des endroits de fraîcheur ?
00:51Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon.
00:54Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques.
00:58Ce qui passe par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait
01:04au 19e et au 20e siècle.
01:05C'est faisable ?
01:06Oui, mais ça prend du temps.
01:08Vous voyez les centres-villes ?
01:09C'est pareil contre les inondations.
01:12Donc c'est faisable, ça se fait progressivement.
01:14On plante des arbres.
01:15Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à
01:20bras le corps.
01:20Après c'est une question de moyens.
01:21On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations, donc il y a forcément hiatus.
01:25C'est une salle climatisée.
01:26Pas toutes les salles, mais une salle climatisée.
01:28Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France, grâce au nucléaire
01:33et à l'hydroélectrique.
01:34Donc il n'y a pas de souci là-dessus.
01:35Donc il faut évidemment installer des climatiseurs.
01:38Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres.
01:40Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevés, les élèves se regroupent.
01:44C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes et on doit tenir la
01:49classe.
01:49On doit surtout ne pas interrompre l'école.
01:52Mais vous savez, on étouffe...
01:54Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une
02:00école ?
02:00Allez-y.
02:00Désormais 3 800 pages.
02:02Alors vous voyez, on étouffe surtout sur la bureaucratie en France.
02:04C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens
02:08et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid.
02:11David Lysnard, hier Emmanuel Macron a vanté l'électrification du pays.
02:15Il appelle à une mobilisation collective.
02:17On sait bien, après deux mandats de lancer ce type de grandes idées.
02:20Vous avez répondu à ma place.
02:21Voilà.
02:21Mais c'est aussi une nécessité.
02:23Il faut aller évidemment vers cela.
02:26Oui, oui, très bien.
02:27C'est vrai qu'on est en mai 26.
02:29Mais c'est les mêmes que l'on retrouve d'ailleurs à l'élection présidentielle.
02:32Je vous remercie d'avoir rappelé que j'étais candidat.
02:34J'invite tous vos collègues à faire de même.
02:37Pourquoi on oublie de le dire ?
02:39Oui, ça arrive de temps en temps.
02:40Mais qu'un maire, qu'une voix du terrain puisse se faire entendre, ça peut heurter les conformistes.
02:46Mais ce sont les mêmes, Emmanuel Macron et les autres, qui se vantaient aussi de fermer Fessenheim.
02:51Ce sont les mêmes qui annonçaient la fermeture de 14 réacteurs nucléaires.
02:55Ce sont les mêmes qui aujourd'hui annoncent la relance du nucléaire, très bien.
02:58Mais qui ne reviennent pas sur la primauté des énergies d'être renouvelables dans l'architecture électrique du pays.
03:05Ce qui se fait au détriment du parc nucléaire, au détriment de la compétitivité de notre électricité.
03:11Donc on coupe tout ce qui est le financement de l'éolien ?
03:14Alors, on laisse d'abord ce qu'il faut, c'est toujours comparer le coût-avantage.
03:19Quelle électricité est la plus abondante, la plus pilotable, la plus fiable, la moins chère ?
03:23Aujourd'hui, nucléaire et hydroélectrique.
03:25Ensuite, il faut permettre aux initiatives locales.
03:28Moi, je mets des panneaux solaires sur beaucoup d'équipements.
03:31Et ça, ce sont des petites autoconsommations, soit individuelles, soit collectives,
03:35qui ont beaucoup de sens et de pertinence.
03:37Mais l'architecture globale électrique, celle qui est connectée au reste de l'Europe,
03:41elle doit être assise sur un élément fiable qui a fait la grandeur et la fierté de la France,
03:46qui est l'électro-nucléaire et qui est l'hydroélectrique.
03:49Donc, en même temps, ça ne marche pas.
03:51Parce que là, en même temps, ça crée une énergie intermittente
03:54et qui se fait au détriment de la performance.
03:57C'est pour ça qu'il faut changer de gouvernance.
03:58Et il y a aussi notre dépendance aux hydrocarbures.
04:01On le voit, et avec la crise des carburants, les Français y sont confrontés tous les jours.
04:04Est-ce qu'il y a des solutions, là encore ?
04:06C'est toujours pareil.
04:07C'est-à-dire que ceux qui vous proposent des solutions,
04:10soit de chèques pour les habitants, soit de baisse fiscale.
04:15Moi, je suis pour la baisse de la fiscalité, je pense au RN,
04:17mais sauf qu'ils n'ont pas de vrai plan de baisse de dépense.
04:19Et vous, vous proposez quoi ? La baisse de la TVA ?
04:20Mais il faudra... Non, ce n'est pas la baisse de la TVA.
04:23Baisse des taxes.
04:24J'ai proposé depuis le début, le premier, la baisse des C3E.
04:28J'ai vu que ça avait été repris par Michel-Edouard Leclerc
04:29et par d'autres parties, dont le RN. Très bien.
04:31C'est parce que ça n'a pas d'incidence budgétaire.
04:35En fait, ça n'entre pas dans la dépense publique,
04:37même si c'est un prélèvement obligatoire.
04:39Donc ça, on peut le faire tout de suite.
04:40C'est 17 centimes de baisse.
04:41Mais le problème, il n'est pas là.
04:42C'est que ces gens-là sont en apnée.
04:44Ils sont tous étatistes.
04:45À chaque crise, ils vous promettent des choses
04:47qui ne sont pas finançables ou qui sont financées par nos enfants.
04:50Parce que pendant qu'ils parlent de cela,
04:52baisser la fiscalité,
04:54la France va emprunter 310 milliards d'euros sur les marchés,
04:58c'est-à-dire plus que pendant le pic Covid.
05:00Et toutes nos lâchetés, nos facilités présentes,
05:02on les fera payer par nos enfants et nos petits-enfants.
05:04On doit l'acheter sur la retraite,
05:06on doit l'acheter sur le système social.
05:09L'État-providence ne peut plus fonctionner.
05:11On ne fait plus assez d'enfants,
05:12il n'y a plus assez de cotisants
05:13et on ne fait plus de productivité.
05:14Donc, il faut une véritable rupture
05:16et c'est ce que je propose avec Nouvelle Énergie.
05:17Mais David Lysard,
05:18quand vous proposez de supprimer la C3E,
05:20comme vous le dites,
05:21est-ce que ce n'est pas sacrifier la transition énergétique,
05:24l'avenir de la transition écologique
05:26et grever nos dépenses publiques ?
05:28Surtout pas,
05:29parce que localement,
05:29on est bourré d'initiatives.
05:31On est en train de faire,
05:32dans ma commune,
05:32la plus grande centrale d'énergie marine enterrée.
05:37Il y en a une autre qui va se faire à Marseille.
05:39Je vois plein de communes,
05:40les initiatives.
05:41Laissez libérer les choses,
05:42laissez les faire.
05:43Mais en revanche,
05:44il faut bien trancher.
05:45Quand vous faites un plein,
05:47moi je l'ai fait à 2,10 euros,
05:49pour beaucoup de Français,
05:50c'est insoutenable.
05:52Donc, s'il y a une mesure immédiate à prendre,
05:54outre des mesures individuelles
05:55à certaines professions,
05:56dont les pêcheurs,
05:57qui sont très impactées,
05:58c'est évidemment une mesure provisoire
06:01de suspension
06:02de ce qui est secondaire
06:03sur le plan environnemental.
06:04Parce qu'il faut comprendre
06:05que si on veut décarboner,
06:07lutter contre la part humaine
06:08du réchauffement climatique,
06:10c'est l'énergie qui compte.
06:11C'est la production d'une énergie,
06:12on en revient à l'électrification.
06:13L'isolation, c'est sympa,
06:15mais c'est beaucoup moins important.
06:16Toutes les études l'ont montré.
06:17Ça a beaucoup moins d'impact.
06:19Donc, diriger, c'est trancher.
06:21Et moi, c'est ce que l'on fait
06:23dans une entreprise,
06:24c'est ce que je fais dans une mairie,
06:26c'est ce qu'il faut faire
06:27d'État.
06:27David Lissnard, vous êtes un libéral,
06:28vous vous revendiquez comme tel.
06:30Je ne sais pas si vous vous comparez
06:31à Ravier Meleï en Argentine.
06:33Où est-ce qu'il faut couper
06:34dans la dépense publique ?
06:34Moi, je peux faire comparer
06:35à RUEF avec De Gaulle en 58.
06:36Vous avez raison.
06:38En 58, en France, vous voyez.
06:39Français.
06:40Mais où est-ce qu'on coupe
06:41dans la dépense publique ?
06:42Est-ce que vous proposez
06:44du sang et des larmes ?
06:45Non, je propose d'augmenter
06:47le salaire net.
06:48D'autres le reprennent,
06:49d'ailleurs, maintenant.
06:50Sauf qu'ils ne disent pas
06:51ce qu'ils vont déréguler
06:52et ce qu'ils vont baisser.
06:53Nous, nous le disons
06:53avec Nouvelle Énergie,
06:5480 milliards dès la première année,
06:56un objectif de 200 milliards
06:57sur le quinquennat.
06:58En fait, il faudrait avoir
06:59300 milliards de baisse
07:00et dépense qui serait
07:01très raisonnable.
07:02Parce que ça veut dire
07:02qu'on serait à 50%
07:04de la richesse produite
07:04dépensée par la puissance publique.
07:06On serait toujours l'un des pays
07:07qui dépense le plus
07:08d'argent public.
07:09Il faut bien comprendre
07:10que plus on a dépensé
07:11d'argent public,
07:11moins on a eu d'infirmiers
07:12aux urgences,
07:14moins on a de policiers
07:14dans les rues,
07:15moins on a de magistrats.
07:16C'est tout le paradoxe
07:17que j'essaie de faire comprendre.
07:19Et pour redonner
07:19des services publics
07:20de proximité
07:20et du pouvoir d'achat
07:21aux Français,
07:22il faut cotiser moins
07:24pour gagner plus.
07:25Pour cotiser moins,
07:26on va commencer par
07:27dans les 1 200 agences
07:28de l'État
07:29et organismes de l'État
07:30qui ont été créés
07:31depuis 20 ans,
07:31qui ont recruté
07:32850 000 agents
07:33de la fonction publique
07:34qui dépensent
07:34100 milliards par an.
07:35Un objectif,
07:36dès la première année,
07:38de baisse de 30%,
07:39c'est 30 milliards d'économies.
07:40Aujourd'hui,
07:41la population française
07:42représente 0,9%
07:43de la planète.
07:44Les dépenses sociales
07:45en France,
07:45c'est 5%.
07:46de toutes les dépenses
07:47sociales mondiales.
07:48C'est un tiers du PIB.
07:49On doit faire 10% d'économies
07:51dans ces 990 milliards
07:52de dépenses sociales.
07:53On ne doit plus attribuer
07:54des allocations
07:56à des gens
07:56qui n'ont pas contribué
07:57et qui viennent de l'étranger.
07:58Pourquoi sommes-nous masochistes
08:00au point d'importer
08:01de la pauvreté
08:02et de financer
08:04avec l'argent de nos enfants
08:05de la pauvreté
08:06que l'on importe ?
08:07Je peux vous...
08:08Il faut évidemment
08:08s'attaquer aux retraites.
08:10Mettre en place
08:10une retraite
08:11par capitalisation obligatoire,
08:12ne plus indexer
08:13les autres retraites
08:14parce qu'aujourd'hui,
08:15on dépouille les actifs
08:16au profit des inactifs.
08:18Donc tout cela,
08:19on le documente
08:19et c'est ce qui va permettre
08:20de retrouver de l'espoir.
08:21C'est ce qui va permettre
08:22de retrouver
08:22des services publics efficaces.
08:24Et vous voyez,
08:25si on baisse,
08:26on arrive à ces 200 milliards,
08:27on en rend 60%
08:29aux Français,
08:30120 milliards.
08:31Ça veut dire que
08:31pour un peu en dessous
08:33du salaire médian
08:33à 2000 euros,
08:34on gagne 200 euros net
08:36de plus par mois.
08:37C'est ça qu'il faut faire.
08:38Il faut rendre le travail
08:39et l'investissement
08:40beaucoup plus attractifs
08:41et compétitifs.
08:42Et sans doute
08:42l'un des pays d'Europe
08:43où les salaires réels
08:44baissent le plus
08:45quand on se compare
08:46à la Pologne.
08:47Et on a le record
08:48du monde des impôts,
08:49des charges.
08:49On gagne moins bien
08:50que les Polonais.
08:51Donc il faut dépenser moins
08:52pour cotiser moins,
08:54pour gagner plus.
08:55C'est ça,
08:56c'est une vraie révolution.
08:57Mais ça va être
08:58une source de progrès.
09:00Ça ne sera pas
09:00du sang et des larmes.
09:01Il faut juste un peu
09:02de courage politique
09:02et de cohérence.
09:04Vous parlez de l'immigration.
09:05Gérald Darmanin
09:06a proposé un moratoire
09:06de trois ans
09:07sur l'immigration légale.
09:09Est-ce que c'est
09:09une bonne chose pour vous ?
09:10Gabriel Attal
09:11lui propose de durcir
09:12les conditions
09:12du regroupement familial.
09:13Chacun y va de son côté,
09:15alors que jamais la France
09:16n'a accueilli
09:16autant d'étrangers
09:17sur son sol.
09:17Non mais on voit
09:18les biceps là,
09:19vous avez vu,
09:19tous.
09:21Ça va dans le bon sens ou pas ?
09:22C'est qu'ils sont au pouvoir
09:23depuis dix ans
09:23et qu'on n'a jamais autant
09:25eu d'immigration
09:25depuis dix ans.
09:27Indépendamment du respect
09:28que je porte aux personnes
09:29que vous citez,
09:30l'actuel ministre de la Justice,
09:32ancien ministre de l'Intérieur,
09:33il a signé
09:34807 000 titres de séjour
09:36comme ministre.
09:37Parce qu'il est resté
09:38longtemps à Beauvau.
09:40Mais enfin, quand il fait,
09:42depuis 1980,
09:43il y a eu 32 annonces
09:45de maîtrise de l'immigration
09:46depuis 1980,
09:4732 lois.
09:49Ce n'est plus un problème
09:49de loi,
09:50c'est qu'il faut changer
09:50le cadre constitutionnel.
09:52Parce qu'aujourd'hui,
09:53vous pouvez annoncer
09:54ce que vous voulez,
09:54c'est, comme disait l'autre,
09:56de la poudre de perlimpinpin.
09:57Tout simplement parce que
09:58nous, à Nouvelle Énergie,
10:00évidemment,
10:01on veut revenir
10:01sur le droit du sol.
10:02Évidemment,
10:03il faut de l'immigration.
10:04Mais une immigration...
10:05Il y a un référendum,
10:05David Dessard ?
10:06Vous savez,
10:06plein d'immigrés sont d'accord
10:07avec nous.
10:08Ils nous disent
10:08mais nous,
10:10on est venus en France
10:10pour des bonnes raisons.
10:11On veut que la France,
10:12elle soit tenue.
10:13Donc, il faut des immigrations,
10:15mais il faut diviser
10:16au moins entre 5 et 8
10:17selon les chiffres,
10:18l'immigration légale,
10:19pas la mettre à zéro,
10:20c'est pour ça que ça me fait
10:21mourir à soirée.
10:21Ça, ça ne marchera pas.
10:22Mais il ne tient pas une semaine
10:23parce que la Cour européenne
10:24des droits de l'homme,
10:25le Conseil d'État,
10:26le Conseil constitutionnel,
10:27vous disent merci monsieur,
10:28vous avez fait votre effet d'annonce
10:29et puis on va continuer.
10:30Plus on nous annonce
10:31ce genre de choses,
10:31puis il y a d'immigrés légaux
10:32et illégaux.
10:33Donc, il faut évidemment
10:34élargir l'article 11
10:35de la Constitution.
10:36Il faut remettre
10:37la primauté du droit
10:39de maîtrise du peuplement
10:40sur les textes internationaux,
10:42faire des alliances européennes
10:43pour modifier les traités
10:45avec l'Italie,
10:47avec le Danemark,
10:48avec la Pologne,
10:50avec la Hongrie.
10:51C'est tout à fait tenable.
10:52Menacer le retrait
10:53de la Cour européenne des droits
10:54de l'homme
10:55ou...
10:56Ou le faire ?
10:57Peut-être provisoirement.
10:58Après, une grande nation,
10:59il faut garder quand même
11:00les principes d'un État de droit.
11:01Ce n'est pas du tout antinomique,
11:02mais il faut régénérer
11:03l'État de droit.
11:04L'État de droit,
11:05ce n'est pas l'impuissance
11:06de l'État.
11:07Ça doit être tout simplement
11:08l'équilibre
11:09entre des droits naturels,
11:10le respect de la dignité
11:11de la personne
11:12et la possibilité
11:12pour la souveraineté nationale
11:14de s'exprimer
11:14et d'exercer son autorité.
11:16David Lissnard,
11:172027 est dans toutes les têtes.
11:18Il y a une multiplication
11:19des candidatures.
11:20On le voit à droite,
11:22à gauche.
11:23Est-ce que ça laisse craindre
11:24pour vous un affrontement
11:25inéluctable
11:25entre le RN et LFI ?
11:26Il n'est pas inéluctable,
11:27mais ça fait longtemps.
11:28Je l'avais dit ici même
11:29qu'il y a deux ans,
11:30ça fait deux ans
11:31que je prêche
11:32pour un quart de finale
11:33avant la demi-finale
11:34qui est le premier tour,
11:35pour une compétition
11:36sans indéfinir le périmètre.
11:37Vient qui veut.
11:38Donc une primaire.
11:40Oui, une primaire
11:41qui par définition
11:42doit être ouverte,
11:42autrement c'est un truc interne.
11:44Et vote qui veut,
11:45vient qui veut.
11:46Je ne demande pas
11:47à Bruno Retailleau
11:49de soutenir M. Attal
11:50ou M. Attal
11:50de soutenir M. Zemmour.
11:52M. Zemmour soutenir
11:53Édouard Philippe,
11:54ce n'est pas mon sujet,
11:54mais qui va décentriste,
11:56qui va jusqu'à la droite,
11:57mais n'en définissant pas
11:58le périmètre.
11:59Jusqu'à M. Zemmour ?
11:59Vient qui veut.
12:00Le RN ne viendra pas
12:01puisqu'ils ne se disent
12:02ni de gauche ni de droite.
12:03D'ailleurs, ils ont raison
12:03puisqu'ils disent les deux
12:05en même temps.
12:06Il y a deux lignes RN ?
12:07Oui, mais c'est tactique peut-être.
12:10C'est dur en même temps.
12:11C'est ce qui a été fait
12:12par Emmanuel Macron,
12:13mais ça reste des étatistes,
12:15ça reste des conformistes.
12:16D'ailleurs, tous,
12:16on les retrouve en grande partie
12:18à l'air,
12:18on les retrouve bien sûr
12:19dans la Macronie.
12:19À gauche, je n'en parle pas.
12:21Et c'est pour ça que moi,
12:22j'arrive avec mon équipe,
12:24avec une proposition
12:25pour inventer un État performance,
12:28adapter notre société
12:30et que l'État serve la société,
12:32non pas service la société,
12:34qu'on renverse cette espèce d'État
12:35qui, comme disait le président Pompidou,
12:37emmerde tout le monde
12:38par des procédures,
12:39des surfages.
12:39J'entendais Arnaud Montebourg,
12:41je l'écoutais,
12:41j'avais l'impression
12:42qu'il avait adhéré
12:42à Nouvelle Énergie.
12:43Bienvenue Arnaud Montebourg.
12:44Ancien ministre socialiste.
12:45Oui, qui racontait
12:46ce qu'il vit dans le monde réel
12:47maintenant qu'il y est.
12:49Mais ce n'est pas possible.
12:49Pour faire n'importe quel équipement,
12:51n'importe quelle décision,
12:53je dois remplir des surfages,
12:54je dois avoir des autorisés.
12:54Ben oui, moi j'ai connu ça
12:55dans le commerce,
12:56je connais ça dans ma mairie.
12:57Et la France a un énorme potentiel.
13:00On est un pays créatif,
13:01on a un beau peuple.
13:02On a tout
13:03pour être un Eldorado
13:04dans le 21e siècle.
13:05Il faut juste
13:05qu'on s'attaque
13:06à la bureaucratie.
13:07Il faut qu'on remette
13:08de l'ordre dans nos rues.
13:09Il faut qu'on assainisse
13:10les comptes publics.
13:10Il faut qu'on retrouve
13:11une ambition éducative,
13:13scientifique, culturelle.
13:15La France doit être
13:15une superpuissance éducative.
13:18Donc, soit j'arrive
13:19à faire valoir ce projet
13:20dans une primaire
13:21et ce qui permet
13:22de comparer
13:23non seulement les projets
13:23mais ce qu'ont fait les gens.
13:25Vous savez,
13:25c'est ce que disait
13:25le président du Sud-Vietnam
13:27avant d'être envahi
13:28par les communistes.
13:28Il disait
13:29arrêtez d'écouter
13:30ce que disent les communistes,
13:31regardez plutôt
13:32ce qu'ils ont fait.
13:32Arrêtez d'écouter
13:33ce que disent les candidats,
13:34regardez ce qu'ils l'ont fait
13:35ou ce qu'ils n'ont pas fait.
13:36Et puis,
13:36s'il n'y a pas assez de primaire,
13:37j'espère que l'originalité
13:38de cette proposition
13:40avec un gros travail
13:41sur le comment on fait,
13:42comment on dirige,
13:42comment on est entreprise
13:43sur l'exécution,
13:44emportera une majorité.
13:45C'est le combat
13:46que je vais mener
13:46avec Nouvelle Énergie.
13:47Vous avez parlé
13:47du RN étatiste selon vous.
13:49Vous avez aussi réagi
13:49aux propos de Jean-Luc Mélenchon
13:50sur la ruralité.
13:51Il estime qu'elle est remplie
13:52de fascistes,
13:53entre guillemets,
13:54mais qu'elle n'existe pas,
13:55au contraire de la Nouvelle France
13:56qui, selon lui,
13:57doit la remplacer.
13:58Qu'est-ce que vous lui répondez
13:59à Jean-Luc Mélenchon ?
14:00après, il a dit
14:00que son propos a été tronqué,
14:01mais les extraits sont véridiques.
14:02Mais c'est simple,
14:03il voit des fascistes partout,
14:05il cite partout les fascistes,
14:06mais il ne voit pas
14:07le premier des fascistes
14:08qui est Jean-Luc Mélenchon.
14:09Il ne voit pas
14:10le premier du néofascisme
14:11qui est cette LFI
14:13qui veut faire tirer
14:13tout le monde,
14:14qui veut tyranniser tout le monde,
14:15qui veut imposer
14:16cette alliance du wokisme
14:17et de l'islamisme
14:18et qui est aujourd'hui
14:19profondément anti-républicaine,
14:21anti-démocratique.
14:22Moi, qu'importe
14:23la couleur de peau des gens,
14:24qu'importe leur croyesse,
14:25je suis profondément républicain.
14:27Et c'est pour ça
14:27que l'éducation est fondamentale
14:29et qu'il faut
14:29une cohérence civilisationnelle.
14:31Parce que chacun
14:32doit pouvoir embrasser
14:33les valeurs de la France
14:34à condition de respecter
14:35les devoirs.
14:36Mais ces gens-là,
14:37ils ne sont pas républicains
14:37puisqu'ils voient un blanc,
14:39ils le voient tout vieux,
14:40tout moche.
14:41Ils dénigrent sans cesse
14:43la France.
14:44Il y a une espèce
14:44d'autoflagellation permanente.
14:47Et c'est anti-républicain.
14:49Et moi,
14:50je le vois,
14:50beaucoup de gens de gauche
14:51rejoignent Nouvelle Énergie
14:52parce qu'on défend la culture,
14:54l'instruction,
14:55alors qu'on a un projet
14:55de droite,
14:56si vous voulez,
14:56sur l'ordre sécuritaire
14:58et libéral.
14:59C'est assez ferme.
14:59David Lissnard,
15:01justement,
15:01est-ce que cette gauche
15:02a la mainmise
15:03sur le magistère moral,
15:05la culture en France ?
15:07Vous avez écrit une tribune
15:08pour dire, voilà,
15:09qu'il faut une politique culturelle
15:11ambitieuse dans notre pays,
15:12une ambition culturelle.
15:13qui entendent toutes les sensibilités.
15:14Ce n'est pas le cas aujourd'hui ?
15:16Alors,
15:16on a encore un pays,
15:17heureusement,
15:18où la culture se produit,
15:19mais il y a un entre-soi
15:20dans la culture officielle.
15:22Et vous l'avez vu à Cannes,
15:23au Festival de Cannes.
15:23Et je l'ai vu
15:24à la Cérémonie des Molières aussi.
15:25C'est très uniforme.
15:26Moi, je suis pour...
15:27D'abord,
15:27il faut garantir
15:28la liberté d'expression.
15:29Chacun dit ce qu'il veut,
15:30y compris Jean-Luc Mélenchon.
15:31Sauf si ça sort de la loi,
15:32c'est autre chose.
15:34Vraiment,
15:34ça, c'est important.
15:35Ensuite,
15:35il faut permettre
15:37l'entretien du patrimoine
15:38et la transmission.
15:39Notre rôle,
15:39c'est de transmettre
15:40les belles œuvres de l'esprit,
15:41celles qui ont résisté
15:42au temps et à leurs auteurs.
15:43Troisièmement,
15:44il faut l'éducation artistique
15:45et culturelle
15:45pour que tous les gamins,
15:46quel que soit leur milieu,
15:48riches, pauvres,
15:48immigrés, pas immigrés,
15:49se sentent dépositaires
15:50de la culture
15:51et eux-mêmes aient envie de créer.
15:53Et il faut donc lutter
15:54contre les cahiers
15:55des charges publiques
15:55qui imposent des quotas,
15:57qui imposent des visions
15:58de la société
15:59que les progressistes
16:00pensent être l'alpha
16:01et l'oméga
16:02du bonheur sur Terre.
16:03Il faut de la diversité.
16:05C'est nous qui défendons
16:06la diversité.
16:06Heureusement,
16:07les œuvres,
16:07elles sont plus diverses.
16:08Vous parliez de Cannes ?
16:09Allez voir
16:09cette formidable Palme d'Or
16:10qui est une grande œuvre,
16:12un grand film
16:12de Manjou,
16:13le réalisateur roumain,
16:15qui fait réfléchir,
16:16qui n'est pas manichéenne,
16:18qui rend un peu moins bête
16:18et c'est beau en plus.
16:20Et loin des polémiques.
16:20La culture,
16:21c'est d'abord le beau,
16:22c'est la poésie,
16:22c'est faire sentir
16:23la vibration des œuvres.
16:24Les œuvres sont bien plus fortes
16:26que les discours des artistes.
16:28Alors,
16:28les discours,
16:28les artistes sont droits
16:29de s'exprimer,
16:30mais ils doivent accepter
16:31qu'on critique
16:31leur prise de position.
16:32David Lissard,
16:33vous êtes un des rares candidats
16:34à parler de culture.
16:35C'est un enjeu civilisationnel.
16:37On est aussi à l'heure de l'IA,
16:38de l'intelligence artificielle
16:40qui va balayer tout ça.
16:40Vous avez raison de les lier,
16:41d'ailleurs.
16:42Et le pape Léon XIV
16:43a produit une encyclique
16:45cette semaine
16:45où il dit
16:46qu'il faut dénoncer l'IA
16:48si elle provoque
16:50de l'esclavage
16:50chez les humains.
16:51Comment est-ce qu'on peut
16:52concilier tout ça
16:53dans les dix ans à venir ?
16:54L'encyclique,
16:54il faut la lire
16:55et quel dommage
16:56que ce ne soient pas
16:57les hauts commissariats
16:58au plan,
16:58tous ces machins
16:59qu'on fait des impôts
16:59qui produisent ça.
17:00Ça, c'est le pape.
17:01Et elle est vraiment
17:02dans la tradition
17:02de Léon XIII en 1891.
17:05Mais elle n'est pas technophobe.
17:07Le pape prend acte
17:08le fait que l'intelligence artificielle
17:09est une formidable révolution
17:12industrielle
17:12et à tout point de vue.
17:13Quelle est une invention de l'homme ?
17:14Alors après,
17:15quand on a la foi,
17:16c'est autre chose.
17:16Mais il rappelle effectivement
17:18qu'elle renvoie
17:19comme toute évolution,
17:20comme toute révolution
17:22anthropologique
17:22à une question civilisationnelle,
17:24celle de la responsabilité individuelle.
17:26Ça veut dire quoi ?
17:27Que certes,
17:27il faut peut-être apprendre
17:28à nos enfants
17:28à coder de l'informatique,
17:30mais il faut surtout
17:30leur apprendre
17:31à décoder le monde.
17:32Il faut absolument
17:32sanctuariser l'école
17:33pour qu'elle redevienne
17:34un temps d'attention.
17:35Que dans nos familles aussi,
17:37on doit apprendre
17:38à maîtriser ces outils.
17:39Que l'on doit comprendre
17:40que le plus important,
17:41c'est la raison critique.
17:42Et ça revient à la culture.
17:44Donc, bien sûr
17:45qu'il faut maîtriser l'IA.
17:46Moi, mon plus gros plan
17:47d'investissement
17:47cette année en mairie,
17:48c'est l'IA
17:48parce qu'on va faire
17:49des gains de productivité,
17:50qu'on va défendre
17:51les contribuables,
17:51qu'on va avoir un meilleur service,
17:52qu'on va améliorer
17:52les conditions de travail.
17:53Donc, ça va nous permettre
17:55de lutter contre les maladies,
17:56de régler des problèmes
17:58écologiques.
17:58C'est formidable.
17:59Mais il y a toujours
17:59un revers de la médaille
18:00qui est celui
18:00de l'aliénation à la technologie.
18:02Je ne crains pas
18:03l'intelligence artificielle.
18:04Je crains la paresse naturelle
18:05que va générer
18:06cette intelligence artificielle.
18:07On travaille beaucoup là-dessus
18:08dans Nouvelle Énergie
18:09et dans mon livre
18:10qui est toujours en librairie
18:11qui s'appelle
18:13Ainsi va la France.
18:13Il y a tout un grand chapitre
18:15sur comment retrouver
18:16une ambition sur l'IA
18:17et faire en sorte
18:18que la France et l'Europe
18:19ne soient plus
18:19les colonies des États-Unis
18:21et de la Chine
18:21et qu'on ait une vraie ambition
18:24sur l'intelligence artificielle,
18:25sur la quantique.
18:25Je visiterai tout à l'heure
18:26des entreprises françaises
18:28remarquables de la tech.
18:29Une sur les exosquelettes
18:30et l'autre sur la quantique.
18:31Et la France peut jouer
18:32sa carte dans ce combat-là.
18:33Un dernier mot
18:34sur le progrès scientifique,
18:37le progrès médical,
18:38la GPA,
18:40la gestation pour autrui.
18:41Vous avez été interpellé
18:43par le fait que Gabriel Attal,
18:44en vue de la présidentielle,
18:46propose cela.
18:47Ça clive au sein même
18:48de son parti.
18:49Qu'est-ce que vous,
18:50vous pensez
18:50de la gestation pour autrui ?
18:51Je pense qu'elle est contraire
18:53à un principe fondamental
18:55de la société libérale,
18:56c'est-à-dire la dignité du corps
18:57et que tout n'est pas...
18:59Contrairement à ce que...
19:00Quand on veut disqualifier
19:01les libéraux,
19:01en France libérale,
19:02c'est une insulte
19:02alors que dans le monde entier...
19:03Tout n'est pas marchandisable.
19:05Tout n'est pas marchandisable.
19:06Tout n'est pas marchandise.
19:07Voilà.
19:07Et notamment le corps humain.
19:09Et que cette notion de dignité,
19:10elle a émergé depuis 2000 ans
19:12dans la société judéo-chrétienne,
19:13mais elle a émergé juridiquement
19:15dans les sociétés libérales
19:17et que le marché doit répondre.
19:19C'est le meilleur outil
19:22et puis qu'il y a quelques exceptions
19:23qui renvoient à la souveraineté individuelle
19:26qui ne passe pas
19:27par la marchandisation du corps.
19:29Et en l'occurrence,
19:30j'y suis farouchement opposé.
19:31Et ça, c'est pour vous
19:32un enjeu civilisationnel,
19:33une rupture par rapport
19:34à Gabriel Attal ?
19:35Oui, peut-être.
19:36Mais surtout, je pense
19:37que ça ne devrait pas être
19:38un enjeu de la présidentielle.
19:39Aujourd'hui, la priorité
19:40sur la présidentielle,
19:40c'est recréer de la prospérité
19:41par la liberté,
19:43c'est recréer de la sécurité
19:44par l'autorité,
19:45c'est recréer de l'unité
19:46par l'instruction et la science.
19:47Et c'est pourquoi
19:48je vais proposer ce projet
19:49avec Nouvelle Énergie
19:50et on va rassembler
19:51tous les orphelins
19:52de la droite, du centre
19:53et de la gauche,
19:53tous ceux qui veulent retrouver
19:55du réalisme
19:56et cette révolution du bon sens
19:58que j'appelle pour mon pays.
19:59Merci beaucoup David Vistard
20:00d'être venu ce matin
20:01sur CNews et sur Europe.
20:02Bonne journée à vous.
20:04Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires