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Le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou était l’invité de #LaGrandeInterview de Alexis de La Fléchère dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00La grande interview sur CNews et Europe 1 avec ce matin le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre
00:07Farandou.
00:07Bonjour à vous.
00:08Bonjour.
00:09Comme tous les matins, nous suivons très attentivement la situation des incendies dans le sud-ouest.
00:15En Gironde, le feu est stabilisé, mais il n'est pas fixé.
00:18Les pompiers luttent toujours contre le méga incendie qui a ravagé, je le rappelle, 42 000 hectares.
00:23C'est énorme.
00:24L'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur ne va pas aider les sapeurs-pompiers.
00:28Jusqu'à 41 degrés attendus dans les terres aujourd'hui en Gironde.
00:32Jean-Pierre Farandou, vous êtes né à Bordeaux.
00:35Vous y avez en grande partie grandi.
00:37Quel sentiment vous avez quand vous voyez cette végétation brûlée sous nos yeux,
00:42ces habitations évacuées, ces maisons qui ont été complètement dévorées par les flammes ?
00:47Quand on connaît la région, c'est peut-être encore plus dur de voir ces images terribles ?
00:52Oui, c'est effectivement un territoire qui me parle.
00:53Parce qu'enfant, j'ai appris à nager dans le lac de Lacanau, Mouchique.
00:58C'est vraiment des endroits que je connais bien.
01:00En plus, j'habitais à Bordeaux, mais pas très loin de l'ouest de Bordeaux,
01:04pour se diriger vers l'océan.
01:05Je vois tout à fait.
01:06J'ai pensé pour les gens.
01:08Les gens, d'abord, vous vous rendez compte de plus de 200 000 personnes qui ont dû être évacuées.
01:12Certains, d'ailleurs, reviennent dans leur maison aujourd'hui, à titre temporaire.
01:15Parfois, il y a 240 maisons brûlées.
01:17D'ailleurs, j'ai l'impression d'un ami qui a brûlé au Porsche.
01:19Je vois tout à fait ce que ça veut dire.
01:20Donc, une pensée pour ces gens très perturbés, très choqués dans leur vie.
01:24Bien sûr, une pensée pour les pompiers, ces héros de la vie quotidienne,
01:28ces 3 000 pompiers qui se battent contre ce méga-feu avec quelques progrès.
01:32Oui, on parle d'un orage de feu.
01:34C'est ça qui est assez inédit.
01:35C'est qu'en fait, ce méga-feu en question, cet orage de feu,
01:40il y a des braises qui vont jusqu'à 1 km,
01:42qui se déplacent jusqu'à 1, qui font des bonds d'un kilomètre.
01:45Donc, c'est vrai que c'est quasiment du jamais vu.
01:47C'est une situation vraiment inédite.
01:48Ce n'était jamais arrivé en France, c'est très peu arrivé dans le monde.
01:51Je crois que c'est arrivé en Australie, c'est arrivé aux Etats-Unis.
01:53Il faut des coefficients de chaleur très, très importants.
01:56On appelle ça un pyro cumulonimbus,
01:58un espèce de nuage de chaleur intense
02:00qui déclenche ses propres éclairs, qui vont allumer d'autres feux,
02:03qui déclenche ses propres vents, d'ailleurs.
02:05C'est pour ça que les pompiers sont très embêtés,
02:07parce que les vents peuvent bouger,
02:08dont les stratégies de lutte contre les incendies
02:10doivent être remises en cause très, très rapidement.
02:12Je n'oublie pas non plus, bien sûr, les militaires mobilisés,
02:15les civils, et puis tous ceux qui s'occupent aussi,
02:17tous ces bénévoles, tous ces élus locaux
02:19qui ont pris en charge ces gens qui étaient évacués.
02:21C'est vraiment une France qui se rassemble aussi,
02:22vous voyez, de temps en temps...
02:24Qui peut parfois d'ailleurs être un peu toisé de haut
02:26par ce qu'on peut appeler les grands technocrates,
02:30mais c'est vrai que là, c'est la France
02:31qui relève les manches et qui va aider son voisin.
02:34Et ça, c'est assez formidable de voir ces images aussi.
02:36Oui, d'ailleurs, vous le sentiez à mon accent,
02:37moi, je ne suis pas du tout...
02:38Je suis plutôt de cette France-là, de la France des régions,
02:41la France de ceux qui bossent le matin,
02:43la France de ceux qui sont solidaires,
02:44la France qui se mobilise pour leur territoire,
02:46ils sont amoureux de leur territoire,
02:47on va parler de ce territoire,
02:48ils sont très fiers de leur territoire,
02:49ils sont très fiers de leur forêt,
02:50ils sont très fiers de leur plage,
02:52de leur dune, du mode de vie qu'ils ont aussi
02:55dans ces forêts-là.
02:56Ils se battent pour leur village,
02:57ils se battent pour leur écosystème,
03:00et c'est tout ça qui compte.
03:02On voit cette solidarité énorme,
03:03les agriculteurs, les entreprises de BTP
03:05qui sont venus aider les pompiers,
03:06les gens qui se mobilisent
03:07pour apporter à manger à tous ces volontaires.
03:10C'est la France qui se resserre,
03:12et ça, c'est quand même aussi quelque chose
03:14qu'il faut souligner.
03:15Les Français sont capables
03:17de se serrer les coudes devant l'adversité.
03:19Voilà, il y a cet élément-là aussi
03:21que je voulais souligner.
03:22Jean-Pierre Farandou,
03:23vous êtes ministre du Travail et des Solidarités.
03:26Au-delà du drame humain et environnemental,
03:28il y a une autre bataille qui commence,
03:30c'est la bataille économique.
03:31Le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
03:33parle d'un véritable coup de tonnerre économique.
03:35C'est plus de 15 000 entreprises
03:36qui ont été évacuées.
03:38Il y a aussi tous ces campings
03:40qui sont désormais désertés.
03:43Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ?
03:44Ils vont avoir besoin de l'État
03:45et potentiellement d'aide.
03:48Est-ce que vous allez faire quelque chose
03:49pour ces responsables de camping,
03:52par exemple,
03:52qui voient leur chiffre d'affaires
03:54baisser petit à petit
03:55et des annulations
03:57qui arrivent au compte-gouttes ?
03:58Le chiffre d'affaires,
04:00c'est terrible pour ces gens-là.
04:01Qu'est-ce que l'État va faire ?
04:03Bien sûr.
04:03D'abord, c'est un travail en équipe.
04:04Le gouvernement, c'est un travail en équipe.
04:06Moi, je suis au travail et aux solidarités.
04:08Les instruments que je mobilise
04:09pour les entreprises,
04:11c'est ce qu'on appelle
04:11l'activité partielle.
04:12C'est une prise en charge
04:13de 60% du salaire
04:15pour que les salariés
04:16qui ne travaillaient plus
04:16n'ont plus de travail
04:18parce que leur entreprise
04:18a dû fermer.
04:19Comment on l'avait vu
04:20pendant le Covid ?
04:20Voilà,
04:21où l'activité est trop réduite.
04:22On assure au moins 60% du salaire
04:25pour les salariés,
04:26c'est important.
04:27Donc, on aide les entreprises
04:27finalement à garder l'emploi,
04:29à garder les compétences
04:30parce que ça va s'arrêter.
04:31Donc, l'activité,
04:32elle va repartir à un moment donné.
04:33Donc, l'activité partielle
04:34est mise en place
04:35très rapidement
04:36pour les entreprises sinistrées,
04:38très rapidement aussi
04:39pour les entreprises évacuées
04:40puisque, je vais dire,
04:41pour ceux qui vont se déclarer
04:42au mois de juillet,
04:43il y a déjà 500 entreprises
04:44qui ont fait appel
04:44à ce dispositif.
04:46Les indemnités vont arriver
04:47début août.
04:48Donc, ça va être très rapide.
04:49Donc, mobilisation en urgence,
04:50mobilisation en urgence
04:51pour que les entreprises
04:52puissent sauvegarder
04:53les salaires et les employés.
04:54Ça me paraît très important.
04:55J'étais avec un responsable
04:56de camping ce matin
04:58sur Europe 1
04:59qui me parlait
05:00de la taxe de séjour.
05:02S'il n'y a plus personne
05:02dans le camping
05:03tout le mois de juillet,
05:04tout le mois d'août,
05:06ça va être dur aussi
05:07pour ces entreprises-là.
05:08cette activité-là
05:09de devoir payer des taxes.
05:11Les charges sont toujours là
05:13et il n'y a plus d'argent
05:14qui rentre pendant l'été.
05:15Comment vont-ils faire ?
05:17Est-ce que vous allez
05:17les aider aussi
05:18à ce niveau-là ?
05:19Alors, sur la trésorerie,
05:20puisque là,
05:20vous avez la question de la trésorerie,
05:21côté ministère du Travail,
05:22ce que nous gérons,
05:23c'est les cotisations
05:24à travers les URSAF.
05:25J'ai décidé, bien sûr,
05:27de demander aux URSAF
05:28de décaler l'appel à cotisation
05:30jusqu'à 12 mois.
05:32Et j'ai demandé aux URSAF,
05:34d'ailleurs local,
05:34d'aller au devant des entreprises
05:35pour qu'elles soient au courant.
05:36Non seulement on ne va pas attendre
05:38qu'elles nous le demandent,
05:38on va être proactifs.
05:39Donc ça aussi,
05:40on va le faire.
05:40Et puis n'oublions pas
05:41quand même les sujets
05:41de santé au travail.
05:42On a mis un guide pratique
05:45qui est sorti hier après-midi.
05:46On a écouté les entreprises
05:47et les syndicats lundi.
05:49On était à Bercy
05:49avec Roland Lescure.
05:51Et dès hier,
05:51en 24 heures,
05:52on a mis en ligne
05:53un guide pratique
05:53qui va donner
05:54toutes les bonnes recommandations
05:55parce que n'oublions pas
05:56qu'il y a aussi des particules.
05:57Donc il faut qu'on puisse
05:58protéger les salariés.
05:59Deux millions de masques
06:00FFP2 ont été distribués.
06:02C'est allé assez vite d'ailleurs.
06:03Ils ont pu arriver sur place
06:05assez rapidement.
06:05Ça, c'est une bonne chose.
06:06En revanche,
06:07j'entendais un syndicat
06:08de pharmaciens
06:09qui disait qu'il n'y avait
06:10pas encore des masques,
06:11notamment des masques
06:12pour les enfants.
06:12Tout n'est pas absolument parfait.
06:14Mais vous avez raison
06:14de le préciser.
06:15Il y a des masques
06:16et il faut que les personnes
06:17les plus fragiles
06:17puissent les utiliser rapidement.
06:19Ça, c'est vrai
06:19pour la population en général,
06:21bien sûr.
06:21Mais dans le monde du travail,
06:22quand vous travaillez en télé...
06:23D'abord,
06:24on recommande le télétravail
06:24au maximum.
06:25Si vous pouvez rester chez vous,
06:26c'est mieux.
06:32C'est les alertes météo
06:33autour des seuils d'alerte,
06:35autour des particules.
06:35Nous recommandons
06:36le port d'un masque FFP2.
06:38Après,
06:38c'est les chaises d'entreprise
06:39qui s'organisent.
06:40Et les pharmacies,
06:41comme vous l'avez dit,
06:41sont dotées de masques FFP2
06:43dont les entreprises
06:44pourront aller dans les pharmacies,
06:45se procurer les masques FFP2
06:46et commencer à s'organiser
06:47pour que l'activité continue.
06:49Parce qu'on voit bien aussi
06:50que l'idée,
06:50en termes économiques,
06:51c'est de préserver
06:51l'activité au maximum.
06:53Et je le souligne,
06:53il y a quatre ans,
06:54malheureusement,
06:55c'était aussi un cauchemar
06:55à la thèse de Buche
06:56et à l'Andiras,
06:57mais l'activité économique
06:58avait pu reprendre.
06:59Donc,
06:59tout n'est pas perdu.
07:01Monsieur le ministre,
07:02toutes ces aides
07:03sont évidemment indispensables,
07:04mais elles interviennent
07:05dans un contexte
07:06où les finances publiques
07:07sont sous très forte tension.
07:09Dans quelques semaines,
07:10le gouvernement
07:10va présenter un budget.
07:12Ça va être difficile,
07:13ce budget 2027.
07:16Le sens du compromis,
07:16la Ve République,
07:17elle n'est pas vraiment faite pour ça.
07:18Mais il va falloir y arriver.
07:20On n'a pas vraiment
07:21d'autre choix.
07:21C'est ce que vous allez nous dire,
07:22j'imagine,
07:23ce matin sur CNews
07:24et sur Europe 1.
07:25Oui,
07:25parce que certains parlent,
07:27par exemple,
07:27vous savez,
07:27s'il n'y a pas de budget,
07:28qu'est-ce qui se passe ?
07:29On appelle ça une loi spéciale
07:30qui permet à l'État
07:31de fonctionner.
07:32Mais c'est une horreur totale
07:33parce que cette loi spéciale,
07:34vous ne pouvez rien engager.
07:35Par exemple,
07:35moi, chez moi,
07:36je ne peux pas aller donner
07:37de l'argent à l'insertion,
07:38je ne peux pas donner
07:39de l'argent aux missions locales.
07:40L'État est paralysé
07:41et le nouveau président
07:42ou la nouvelle présidente,
07:43dans cette hypothèse-là,
07:45devra travailler
07:45pendant plusieurs mois
07:46pour disposer d'un budget
07:48pour l'année 27.
07:48On va se retrouver
07:49au mois d'octobre.
07:50Ils ont déjà travaillé
07:50sur le budget 28.
07:51Donc, c'est une horreur.
07:52Donc, il faut vraiment
07:53qu'effectivement,
07:54on arrive à trouver
07:55des compromis sur le budget.
07:56Il faut doter la France
07:57d'un budget,
07:58budget pour l'État,
07:58budget pour la sécurité sociale
08:00qui est très important aussi
08:01pour moi.
08:01Vous savez que je gère,
08:02par exemple,
08:02toutes les retraites.
08:03Voilà,
08:03donc c'est très important.
08:05Donc, on est en train
08:05de travailler un budget.
08:06C'est un budget courageux
08:07parce qu'il va assumer,
08:08bien sûr,
08:09toujours la volonté
08:09de maîtriser la trajectoire
08:10et de baisser le déficit.
08:12Vous savez,
08:12on a trop de dettes
08:13dans ce pays.
08:13Il faut vraiment
08:14progressivement...
08:14De 3 500 milliards de dettes.
08:16C'est énorme.
08:17C'est-à-dire que les taux d'intérêt,
08:19parce que comme tout le monde,
08:20quand un Français
08:20en prenne pour sa maison,
08:21on en prenne pour le pays,
08:22on doit payer les taux d'intérêt.
08:24Et ce qui est catastrophique,
08:25c'est que les Français
08:25ne voient pas le bénéfice
08:26de leur travail
08:27puisque l'argent
08:28que nous produisons,
08:29eh bien,
08:30il paye les intérêts
08:32de la dette.
08:32Donc, quand est-ce que
08:33nous allons avoir enfin
08:34le fruit de notre travail
08:35pour nos hôpitaux,
08:36pour nos pompiers,
08:37pour nos casernes ?
08:38C'est un vrai sujet.
08:40Est-ce que vous avez
08:40déjà commencé, d'ailleurs,
08:41je crois,
08:41à faire des économies
08:43en tant que ministre du Travail ?
08:44Parce que 3 500 milliards
08:45d'euros de dettes,
08:46on n'attend pas 2027.
08:47C'est maintenant vous,
08:48ministre du Travail,
08:49qui êtes au premier plan.
08:51Vous savez,
08:52mon ministère est exemplaire.
08:54Je pense que vous faites partie
08:54des ministères
08:55qui ont fait le plus d'économies.
08:56Certains me le reprochent,
08:57d'ailleurs,
08:57mais pas moi.
08:58Lesquels ?
08:58Moi, je suis...
08:59Parce qu'il y a toujours des...
08:59Alors, lesquelles économies ?
09:00Oui, oui.
09:00On fait des économies
09:01sur tous les dispositifs
09:03que nous déployons.
09:04Mais ce qui est très important,
09:05et ça, le Premier ministre
09:06m'a accordé,
09:07la seule demande
09:08que je lui ai faite,
09:09c'est de préserver la jeunesse.
09:10Et la jeunesse,
09:11c'est quoi ?
09:11C'est l'apprentissage
09:12et c'est les contrats
09:13d'engagement jeune
09:13dans les missions locales
09:14à France Travail.
09:15Il m'a l'accordé.
09:16Voilà.
09:17Donc, je préfère faire
09:17des efforts ailleurs.
09:18C'est une bataille gagnée pour vous.
09:19C'est une bataille très importante
09:20parce que c'est l'avenir.
09:21La jeunesse, c'est l'avenir.
09:22Il ne faut jamais laisser tomber
09:23la jeunesse.
09:23Et moi, j'ai deux manières
09:24d'aider la jeunesse
09:25à s'insérer dans le monde du travail.
09:26C'est le dispositif de l'apprentissage
09:28qui est une vraie réussite.
09:29Et là, on va stabiliser
09:31à la fois les aides aux entreprises
09:32et les coûts de formation
09:33pour former les jeunes.
09:35Et puis, deuxièmement,
09:35vous savez,
09:36parfois, il y a des jeunes
09:37qui ont un peu de problèmes
09:37vers 18-19 ans
09:38qui se retrouvent
09:39dans des environnements sociaux
09:40un peu compliqués,
09:41un peu en échec scolaire.
09:42Et bien, ils peuvent aller
09:43dans une mission locale.
09:44Et là, on va leur proposer
09:45un contrat d'engagement jeune.
09:46On les prend par la main
09:47et en 6 mois, en 8 mois,
09:53remercie le Premier ministre
09:54d'avoir rendu cet arbitrage.
09:55Alors, bien sûr,
09:56ça veut dire qu'il faudra
09:56faire des économies par ailleurs.
09:58Et moi, au total,
09:59c'est environ 2 milliards d'économies
10:00que je vais faire dans mon ministère.
10:01Même dans mon ministère,
10:03proprement dit,
10:03il y aura moins d'effectifs.
10:05Donc, on va jouer le jeu.
10:06Vous voyez, donc vraiment,
10:07je m'inscris dans cette trajectoire
10:08de gestion, de gestion,
10:11de réduction,
10:11de mieux dépenser l'argent.
10:13Et moi, le critère,
10:15c'est qu'il faut que l'argent
10:15pour être efficace,
10:16il faut qu'il permette
10:17le retour à l'emploi.
10:18Moi, je suis là pour aider
10:19les Françaises et les Français
10:20à trouver de l'emploi.
10:21À chaque budget,
10:22c'est la même question.
10:24La gauche,
10:25c'est le concours
10:26l'épine de la taxe.
10:27Excusez-moi l'expression,
10:28mais à chaque fois,
10:28toujours plus taxé,
10:29toujours plus taxé.
10:30On paye beaucoup d'impôts
10:30en France déjà.
10:32On est l'un des pays
10:32qui paye le plus d'impôts.
10:34Et puis, à la droite,
10:35qui dit, attention,
10:36on dépense peut-être mal
10:38et on dépense trop.
10:40C'est sur les dépenses
10:40qu'il va falloir faire attention
10:42sur ce budget 2027,
10:43monsieur le ministre ?
10:44Je crois que le Premier ministre
10:46a été très clair.
10:46Il a dit qu'il faut engager
10:47la construction de ce budget
10:48sans impôts supplémentaires.
10:49C'est très clair.
10:50Donc, ce n'est pas sur les impôts
10:51qu'on va aller.
10:52On va aller sur les économies
10:53et l'efficience.
10:54Moi, je suis beaucoup là-dessus
10:55et je suis même sur la lutte
10:56contre la fraude.
10:57L'efficience, c'est faire en sorte
10:58que quand les gens fraudent
10:59et trichent avec l'argent public,
11:01c'est le cas d'ailleurs
11:01dans l'apprentissage.
11:02On a parfois des organismes
11:03de formation qui ne sont pas corrects,
11:04qui ne sont pas réglo.
11:05On n'hésite pas à les fermer carrément.
11:07Donc, je crois qu'il faut être très clair.
11:09Efficience de l'argent public
11:10qui peut aller jusqu'à la fermeture
11:11d'organismes de formation frauduleux.
11:13Je voulais qu'on parle également
11:15Jean-Pierre Farandou,
11:16ministre du Travail et des Solidarités,
11:17du Chômage.
11:18Le nombre de chômeurs en catégorie A
11:20inscrit à France Travail
11:22a augmenté de 0,8% sur un trimestre
11:25et de 3,1% sur un an.
11:28C'était un engagement, ça,
11:29du chef de l'État, Emmanuel Macron.
11:31Il voulait, si c'était possible,
11:34qu'on se retrouve dans une situation
11:36de plein emploi.
11:36On en est loin.
11:38Comment faire pour vraiment
11:39faire inverser la courbe ?
11:41C'est ça aussi l'un des grands enjeux
11:42de la présidentielle.
11:43Oui, alors bien sûr,
11:44c'est ma bataille.
11:45La bataille pour l'emploi,
11:46c'est ma bataille.
11:47Alors, les chiffres,
11:48il faut être clair.
11:48Le chômage, il est autour de 8%.
11:51Vous savez, en France,
11:52il n'a été que 6 fois en dessous
11:53de 8% en 40 ans.
11:55Donc, ça fait longtemps
11:56qu'on a des sujets de chômage
11:58un peu structurés dans ce pays.
11:59Et d'ailleurs, il y a eu des enquêtes
12:01qui ont démontré
12:02qu'il y a eu une baisse structurelle
12:04du chômage
12:05depuis les précédents gouvernements.
12:06Donc, on a réussi à le baisser quand même.
12:08Alors, c'est un peu compliqué
12:09parce que l'environnement économique,
12:09il n'est pas facile.
12:10On vous l'a reproché, justement,
12:12d'aller faire un peu la chasse
12:13à ceux qui ne travaillent pas,
12:16justement,
12:17parce que cette chasse
12:19aux personnes qui cherchent du boulot,
12:22ça a été aussi un peu une polémique.
12:23Oui, alors, pour moi,
12:24les choses sont claires.
12:25Alors, pour revenir à France Travail,
12:27ce n'est pas le chômage,
12:27il est inscrit à France Travail.
12:28C'est une bonne nouvelle
12:29parce que ça augmente.
12:30Parce que ça veut dire,
12:31comme vous le dites,
12:31qu'on va chercher tous ceux
12:32qui sont potentiellement
12:33en capacité d'avoir un emploi.
12:35Voilà, donc, on a la base
12:36qui ne sont pas couverts.
12:38On se souvient de cette phrase
12:39d'Emmanuel Macron qui avait dit,
12:40alors, ça avait fait la polémique,
12:41vous traversez la rue,
12:43vous aurez du boulot.
12:44Mais au-delà de la polémique,
12:46il y avait ce constat de dire,
12:47il y a des emplois en France,
12:49mais comment faire,
12:49s'ils ne se sont pas pourvus
12:51ces emplois en question,
12:52comment on fait pour donner envie
12:53aux Français d'aller les chercher,
12:54ces emplois ?
12:54Bien sûr, vous avez raison.
12:55Par exemple, dans les secteurs souverains,
12:57et c'est une très bonne nouvelle,
12:58qui est liée d'ailleurs
12:58la stratégie du président de la République
12:59de relance, par exemple,
13:00de la défense ou de relance du nucléaire,
13:02ces entreprises-là,
13:03elles recrutent.
13:03C'est des beaux emplois
13:04dans l'industrie,
13:05très bien payés,
13:06très bien rémunérés,
13:07avec des proéditions de carrière
13:07qui ont beaucoup de sens
13:08parce que vous aidez la France
13:09quand vous travaillez
13:10dans le nucléaire
13:11ou quand vous travaillez
13:12dans une entreprise de défense,
13:13c'est la France que vous aidez
13:14à faire face
13:15aux grands défis du monde.
13:16Voilà, et ce sont au passage
13:17des emplois ouverts
13:18aux garçons et aux filles.
13:19Il n'y a plus d'emplois genrés.
13:20Moi, je dis aux jeunes filles,
13:21dirigez-vous aussi vers l'industrie.
13:23Il y a des très beaux emplois pour vous.
13:24Et moi, je me décarcasse là-dessus.
13:26J'ai même recruté une générale,
13:27la générale Vite,
13:28pour faire le lien
13:29entre le monde du travail,
13:30France Travail
13:30et le monde de la défense.
13:31Et ça marche.
13:32On est en train, par exemple,
13:33dans le Var,
13:34on a aussi une feuille de route
13:35qui va permettre d'apporter
13:36à toute l'industrie de la défense
13:37liée à la marine
13:38tous les salariés,
13:39toutes les compétences
13:40dont ils ont besoin
13:41en mobilisant les centres d'apprentissage,
13:43en mobilisant l'université.
13:44On va créer une école d'ingénieur
13:45supplémentaire à Toulon.
13:46Voilà, c'est une mobilisation générale
13:47pour l'emploi.
13:48C'est exactement ce qu'il faut faire.
13:49Et dans ce cas-là,
13:50tout le monde va trouver du boulot.
13:51Les jeunes, les moins jeunes,
13:53les seniors en deuxième partie de carrière.
13:54Il y a de l'espoir.
13:54C'est ce que vous nous dites ce matin.
13:55Il y a de l'espoir.
13:56Bien sûr, il y a de l'espoir
13:57parce qu'il y a des opportunités.
13:58Il faut s'organiser,
13:59il faut se mobiliser,
14:00il faut donner les bonnes informations
14:01à la jeunesse
14:02pour qu'elle s'oriente
14:03vers les secteurs
14:04où il y a du travail.
14:05Et il y a beaucoup de secteurs
14:06en France
14:06où il y a du travail.
14:07Il y a aussi des chefs d'entreprise
14:08qui nous écoutent
14:09qui aimeraient payer
14:10leurs salariés un peu plus.
14:12Et d'ailleurs,
14:13ça revient dans la campagne présidentielle,
14:15notamment chez David Lissnard
14:16de Nouvelle Énergie
14:17qui dit
14:17que les entreprises
14:18payent trop de charges.
14:20Elles aimeraient payer plus
14:21mais elles n'y arrivent pas.
14:21Qu'est-ce que vous pouvez dire
14:22ce matin sur CNews
14:23et sur Europe 1
14:24aux chefs d'entreprise
14:25qui aimeraient payer un peu plus
14:26leurs salariés
14:27mais qui n'y arrivent pas
14:27parce qu'ils sont abattus
14:30par les charges
14:31qui leur tombent dessus
14:32à chaque fois ?
14:33Est-ce qu'on peut baisser
14:34ces charges-là ?
14:35Alors, c'est un vrai sujet.
14:36Il faut comprendre
14:36d'où elles viennent ces charges.
14:37J'ai regardé
14:37pas plus tard qu'hier.
14:38Ces charges,
14:39c'est les cotisations.
14:40Qu'est-ce que c'est ?
14:40Les cotisations patronales,
14:42cotisations salariales.
14:43C'est ce que les Français
14:44payent pour justement
14:45leur retraite,
14:46la santé,
14:47l'autonomie.
14:48C'est un système d'assurance,
14:49d'assurance sociale
14:50complété par les patrons.
14:51Vous savez que là,
14:52aujourd'hui,
14:52quand vous additionnez le tout,
14:53on est entre 40 et 60 %.
14:55C'est énorme.
14:56Après-guerre,
14:57quand la Sécurité sociale
14:57a été créée,
14:58vous savez combien c'était ?
14:5916 %.
14:59On a fait presque fois 3.
15:02Donc forcément,
15:02il y a problème.
15:04Donc effectivement,
15:05c'est un sujet.
15:05Alors bien sûr qu'il faut,
15:06l'idée,
15:07elle est simple,
15:07baisser les cotisations.
15:08Mais ça,
15:08c'est de l'argent.
15:09Donc il faut le trouver ailleurs.
15:10Je pense que la première chose
15:11à faire,
15:11c'est déjà tenir la dépense,
15:13quand même,
15:13tenir la dépense,
15:14voire la réduire.
15:15C'est pour ça qu'il faut
15:16une réforme pour les retraites.
15:17C'est pour ça qu'il faut
15:17une réforme de la Sécurité sociale,
15:19dans le financement
15:19de la Sécurité sociale.
15:21Et ensuite...
15:21Sur les retraites,
15:21je me permets,
15:22il faut aller jusqu'où ?
15:23Parce que cette réforme
15:24des retraites,
15:25elle a été...
15:26Certains peuvent le regretter,
15:27mis un peu en suspens,
15:28en attendant la présidentielle.
15:29Il faut travailler
15:30jusqu'à quel âge ?
15:3067, 68 ?
15:3369 ?
15:34Là-dessus,
15:34moi,
15:34j'ai lancé une conférence sociale
15:36autour des retraites
15:37qui fonctionne bien,
15:38qui a démarré en octobre,
15:39qui est terminée.
15:40Le rapport sera encendu
15:41en septembre.
15:41On va entendre
15:42la sortie du rapport
15:43et à ce moment-là,
15:43je donnerai mes commentaires.
15:44Pour le moment,
15:45je joue le jeu.
15:45Je laisse cette conférence
15:47aller à son terme,
15:48présenter ses propres conclusions.
15:49Je les commenterai,
15:50bien sûr,
15:51quand elles seront connues
15:51en septembre.
15:52Mais on voit bien.
15:53On voit bien les idées.
15:54On voit à peu près
15:54où ça se passe.
15:56Voilà.
15:56Donc, je pense qu'il faut
15:57effectivement mettre en place
15:59des réformes
16:00pour tenir la dépense,
16:01voire la réduire,
16:01sur les deux grands postes
16:02que sont la santé
16:03et que sont les retraites.
16:05Et ensuite,
16:05il faudra effectivement réfléchir.
16:07Moi, je suis favorable
16:08aux réflexions
16:08qui consistent à baisser
16:09les cotisations.
16:10Mais dans ce cas-là,
16:11il faudra trouver d'autres formes.
16:12Ça sera la fiscalité.
16:13Il ne faut pas rêver.
16:14C'est ou les salariés
16:15qui cotisent
16:15et les entreprises
16:19premières étapes
16:20où il faudra baisser
16:21au maximum les dépenses.
16:21Peut-être que c'est
16:22une bonne solution
16:23puisque ça peut redynamiser
16:25aussi l'économie.
16:27J'avais noté également,
16:28je voulais vous faire réagir
16:29sur ce chiffre,
16:3047% de Français
16:31payent un impôt
16:32sur leur revenu.
16:33Ne faudrait-il pas,
16:34Monsieur le ministre,
16:35peut-être à une échelle minime,
16:36mais que tout le monde
16:38paye un petit peu d'impôt
16:39sur le revenu,
16:40même ceux qui ne travaillent pas
16:43juste d'un point de vue idéologique ?
16:45Est-ce qu'il ne faudrait pas
16:46harmoniser les choses
16:46à ce niveau-là ?
16:47Je suis assez sensible
16:48à ce que vous dites
16:49parce que je me laisse du travail
16:49et des solidarités.
16:50Mais les solidarités,
16:51ça va dans les deux sens.
16:52Il faut bien sûr aider
16:53les gens les plus démunis
16:54et ça fait partie de nos valeurs
16:55et on continuera à le faire.
16:57Il faut continuer à le faire.
16:58Mais il faut que tout le monde
16:58effectivement participe.
17:00Il faut être solidaire
17:00de son pays quelque part.
17:02Je pense que c'est une idée
17:03effectivement intéressante.
17:04Rappelez quand même
17:05qu'au-delà de l'impôt
17:05sur le revenu,
17:06la TVA, tout le monde la paye.
17:07Donc il y a aussi
17:08d'autres formes de fiscalité
17:09peut-être moins visibles.
17:10Dès que vous achetez quelque chose,
17:12en fait, vous avez la TVA dedans.
17:13C'est une forme aussi
17:14de participation
17:14à l'effort de la finance publique.
17:17Parce qu'il y a beaucoup de personnes
17:18qui se lèvent très tôt le matin,
17:20qui partent au boulot,
17:21qui finissent très tard le soir,
17:23qui gagnent le SMIC.
17:25Et c'est une réalité
17:26qui parfois voit des gens
17:26qui ne travaillent pas,
17:27qui gagnent autant,
17:29si ce n'est voire plus.
17:30Et ça, on peut les comprendre.
17:32C'est exaspérant.
17:34Il faut que le travail,
17:35la valeur travail,
17:36paye davantage
17:37pour donner aussi envie
17:38à ceux qui ne travaillent pas
17:39d'aller le matin
17:41et de se dire
17:41« Moi, je vais trouver du boulot
17:42parce que c'est intéressant,
17:43je vais gagner plus. »
17:45Il faut leur donner envie
17:45d'aller bosser.
17:46Oui, la valeur travail,
17:47elle est fondamentale.
17:48Il faut y faire attention.
17:49Elle a pu être abîmée
17:50de temps en temps.
17:51Il faut faire attention.
17:52Moi, je suis, vous l'avez compris,
17:53très favorable à leur travail.
17:54Je pense que je l'ai incarné moi-même
17:55dans tout mon parcours.
17:56Je pense avoir beaucoup,
17:57beaucoup travaillé.
17:58Et donc, vous avez,
17:59avec le ministre du Travail,
18:00quelqu'un qui sait ce que c'est
18:01que le travail,
18:02qui croit au travail
18:02et à l'apport du travail,
18:04qui est très important.
18:05D'abord, le travail crée
18:05les richesses.
18:06Et les richesses,
18:07il faut les créer d'abord
18:08avant de les partager.
18:09Et c'est le travail
18:09qui les crée.
18:10Et puis, le travail,
18:10c'est une forme d'émancipation,
18:12c'est une forme d'utilité sociale
18:13qui est fondamentale.
18:14Voilà.
18:14Et une forme de réalisation personnelle.
18:16Donc, je crois au travail,
18:17bien évidemment.
18:17Et vous avez raison,
18:18il faut que le travail paie.
18:19Il faut que le travail paie
18:20plus que le non-travail.
18:22Je suis d'accord avec ça.
18:23D'ailleurs, on avait préparé
18:24un projet de loi.
18:25Je ne sais pas si on aura le temps
18:26de le passer à l'Assemblée,
18:27mais il est quasiment prêt.
18:28On l'a travaillé,
18:29il est passé au Conseil d'État
18:30pour justement faire en sorte
18:32qu'il y ait une incitation au travail.
18:34Et dans les principes,
18:35par exemple,
18:35de ce projet de loi,
18:36on voulait dire,
18:37voilà, dans un foyer,
18:38un foyer où il y a du travail
18:39doit gagner un peu plus
18:40qu'un foyer où il n'y a pas de travail.
18:41Voilà, donc c'est ça.
18:42Le projet de loi en question
18:43ne sera pas présenté,
18:44on l'imagine,
18:44à la fin de l'estival.
18:45Non, je ne pense pas,
18:45je ne pense pas.
18:46Mais en tout cas,
18:46ça veut dire que l'idée est là,
18:48le débat est là,
18:48le débat politique est là,
18:49on est prêt à la voir.
18:51Et moi, je pense qu'il faut
18:51trouver des équilibres là aussi.
18:52Il faut aider ceux
18:53qui sont vraiment dans le besoin.
18:54Il faut leur tendre la main.
18:55Dès lors qu'ils font l'effort
18:56de revenir vers le travail.
18:57Et deuxièmement,
18:58il faut aussi, bien sûr,
18:59qu'il y ait une incitation au travail.
19:00Il faut trouver les équilibres
19:01entre les deux projets.
19:03Jean-Pierre Farandou,
19:04vous êtes ministre du Travail
19:05et des Solidarités.
19:06Vous avez été aussi
19:06le patron de la SNCF.
19:08Et la SNCF,
19:10c'est tombé,
19:10les chiffres sont tombés,
19:11qui dégage un profit record
19:13de 1,2 milliard d'euros
19:15au premier semestre.
19:16Et c'est important
19:17parce qu'il y a
19:17le grand chassé-croisé
19:19juilletiste-taoutien
19:19qui arrive.
19:20Les gens prennent
19:20de plus en plus le train,
19:21beaucoup le train,
19:22mais trouvent que les billets
19:23sont toujours trop chers.
19:24Comment faire,
19:25à un moment donné,
19:25est-ce que c'est possible
19:26que ces billets de train
19:28baissent au vu
19:29des records incroyables
19:31que la compagnie
19:32vient d'avoir ?
19:34Je crois d'abord,
19:35il faut se réjouir
19:36qu'une grande compagnie nationale
19:37comme la SNCF
19:38soit performante.
19:39On parle d'entreprise,
19:40c'est une entreprise,
19:41la SNCF.
19:41Certes,
19:42une entreprise publique
19:42qui appartient au français,
19:43mais c'est une entreprise.
19:44Et ce milliard dégagé,
19:46il va être réinvesti.
19:48Il ne rentre pas
19:49dans la poche
19:49d'actionnaires privés.
19:51Il est réinvesti,
19:51notamment sur le réseau
19:52ferroviaire national
19:53qui en a bien besoin.
19:54Il est réinvesti
19:55dans l'achat de TGV9
19:56qui vont enfin arriver
19:57pour avoir plus de capacités,
19:58ce qui permettra d'ailleurs
19:59peut-être de baisser les prix
20:00quand il y aura plus de capacités.
20:01Et il sera réinvesti
20:02dans la qualité de service.
20:03Donc,
20:04c'est une très bonne nouvelle
20:05qu'une grande entreprise publique
20:06comme la SNCF
20:07gagne de l'argent
20:07parce que ça va permettre
20:08de rénover le système
20:09ferroviaire français
20:10dans toutes ses composantes.
20:11Donc,
20:11c'est une très bonne nouvelle.
20:12On doit conclure,
20:13Jean-Pierre Ferrandou,
20:13juste un mot.
20:14Vous êtes au gouvernement,
20:15certes,
20:15mais 2027 arrive très vite.
20:17Est-ce qu'il y a déjà
20:18peut-être une personnalité
20:20qui se dégage,
20:21selon vous,
20:21pour relever la France ?
20:22On a parlé du budget,
20:24on a parlé du déficit.
20:25Est-ce qu'il y a quelqu'un
20:25déjà que vous avez ?
20:26Vous avez peut-être
20:26déjà quelqu'un en tête ?
20:28Vous savez,
20:28pour le moment,
20:29le ministre du Travail et de Solidarité,
20:30il a de quoi faire.
20:31On enchaîne les crises
20:31depuis le début de l'année.
20:32Il y a eu l'Hormouze,
20:33il y a eu la canicule
20:34et j'ai beaucoup travaillé
20:35sur la santé au travail
20:37des salariés
20:37dans ces périodes
20:38de grande chaleur.
20:38Maintenant,
20:38on a les incendies.
20:39À la rentrée,
20:40vous l'avez compris,
20:41j'ai les budgets.
20:41Pour le moment,
20:42le ministre du Travail
20:43est tout à sa tâche
20:44pour répondre aux enjeux des Français.
20:46Et on aura votre candidat
20:46sûrement en septembre,
20:48à la rentrée,
20:48celui auquel vous pensez en tout cas.
20:50Le moment venu.
20:51Merci Jean-Pierre Ferrandou.
20:52Merci d'avoir été avec nous.
20:53Bonne journée.
20:53Merci beaucoup.
20:54Sous-titrage MFP.
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