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Le député EPR de Paris, Sylvain Maillard, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview, c'est Renouge et Europin, c'est Sylvain Maillard.
00:04Bonjour à vous.
00:04Bonjour Laurence Ferreri.
00:05Député ensemble pour la République.
00:07Un mot de la gestion de la crise antavirus, ça y est, c'est sous contrôle.
00:11Les 22 patients cas contacts sont négatifs.
00:14On peut dire que la crise est passée, c'est derrière nous ?
00:16On l'espère, en tout cas.
00:17Il y a eu une vraie communication de la ministre Stéphanie Riste en permanence de nous dire ce qui se
00:22passe.
00:23Nous-mêmes, parlementaires, elle est venue plusieurs fois et aux questions au gouvernement
00:27et en audition nous dire exactement quelle était la situation.
00:30Et donc, je crois que c'est apaisant.
00:32On a uniquement des gens contaminés qui étaient sur le bateau.
00:36C'est la réalité.
00:37Tous les autres cas contacts à l'heure actuelle n'ont pas développé la maladie.
00:40Donc, on suit ça avec une grande attention.
00:43Mais, en tout cas, je trouve que c'est bien géré au niveau français.
00:46Sylvain Maillard, il s'agit de montrer qu'évidemment, on ne répète pas les erreurs du passé,
00:50notamment de cette pandémie de Covid qui a traumatisé tous les Français.
00:53Aujourd'hui, on est sûr que les stocks de masques sont suffisants,
00:56que nous avons absolument tout l'arsenal pour faire face à une éventuelle nouvelle épidémie.
01:01Oui, le gouvernement nous a dit que nous avions un peu plus de trois mois de stock de masques
01:06et que nous avions la capacité de production entre 3 milliards et 5 milliards par an.
01:12Tout était organisé.
01:13Et donc, j'ai trouvé une ministre rassurante, en tout cas devant les parlementaires,
01:19où, évidemment, contrôle important.
01:22On a la chance aussi de l'antavirus.
01:24C'est une souche connue.
01:25Et donc, nous avons du recul, ce qui n'était pas le cas de la Covid-19.
01:30C'est aussi très différent.
01:32Et puis, nous avons appris collectivement à nous organiser.
01:35Donc, je trouve plutôt bien géré à l'heure actuelle.
01:37Il faut faire attention.
01:37Donc, ce n'est pas tout à fait terminé, mais bien géré.
01:41Sylvain Maillard, vous présidez, je crois, la commission Francine à l'Assemblée nationale.
01:46Donald Trump est actuellement en Chine.
01:48Les entretiens viennent se terminer avec le président chinois.
01:51Il a été question, bien sûr, des relations commerciales, des droits de douane,
01:54du conflit au Moyen-Orient et de Taïwan.
01:56Le président Xi a prévenu du risque d'un conflit Chine-États-Unis
02:00si la question de Taïwan est mal gérée.
02:01Ça veut dire quoi ?
02:02C'est-à-dire qu'il y a une espèce de marchandage entre les grands de ce monde.
02:05Tu me laisses régler l'Iran et je te laisse gérer Taïwan.
02:08C'est ça qui se passe en ce moment ?
02:09Alors, je ne sais pas si les termes sont ceux-là.
02:13Mais c'est ça.
02:14Ce sont les deux plus grandes puissances mondiales à l'heure actuelle
02:17et pour les décennies qui viennent.
02:19Et donc, je trouve ça important que ces deux chefs d'État se parlent
02:24avec des caractères très différents, le président Xi et le président Trump.
02:29Mais il faut qu'ils se parlent.
02:30Il y a une rivalité très forte entre ces deux pays.
02:32qui nous impactent fortement, nous, en Europe.
02:35Et donc, c'est bien qu'ils puissent discuter.
02:37En réalité, ces discussions, elles vont continuer toute l'année.
02:40Je crois qu'ils ont prévu quatre rencontres tout au long de l'année.
02:43Il faut trouver des moyens d'apaisement, évidemment, douaniers.
02:47Des apaisements en Iran, vous avez raison,
02:49parce que la Chine est beaucoup plus dépendante du détroit d'Hormuz
02:53que le reste du monde, que de la France d'ailleurs.
02:55Et donc, elle veut absolument un apaisement dans le détroit d'Hormuz.
02:58Et puis, évidemment, la question de Taïwan,
03:00qui est, vous savez bien que la Chine veut la réunification avec Taïwan.
03:05Il se donne du temps pour le faire.
03:07Et que, pour eux, du point de vue chinois, le principal obstacle, c'est les États-Unis.
03:11D'accord.
03:11Est-ce que cela peut dire aussi que, et ce qui est frappant,
03:13c'est que la France, l'Union Européenne,
03:15ne pèse plus du tout dans les discussions entre ces empires,
03:18que ce soit Russes, Chinois ou Américains ?
03:20Je ne crois pas.
03:21Moi, j'ai accompagné le président de la République en décembre.
03:24On a eu une visite d'État à la rencontre du président Xi.
03:29Des discussions très fortes sur l'Europe,
03:32sur la relation entre la Chine et l'Europe qui est très importante.
03:35C'est notre premier partenaire commercial ?
03:37Disons-nous, pas encore.
03:38Pas encore.
03:38Mais disons-le très clairement.
03:40Les deux grandes puissances mondiales économiques,
03:42c'est la Chine et les États-Unis.
03:44Et c'est maintenant, et c'est pour les décennies qui viennent.
03:46Elles ont l'une et l'autre de grosses difficultés.
03:50La démographie est catastrophique en Chine.
03:52On en parle très peu.
03:53Mais c'est un pays qui n'a plus d'enfants.
03:55Et donc, c'est une démographie,
03:57et donc une vraie faiblesse à moyen terme.
03:59Et eux construisent, comme les Américains, une prospérité.
04:03Ils ont besoin de parler.
04:04Mais l'Europe, elle fait partie de la discussion.
04:07Et la France, elle est au cœur.
04:08Oui, là, c'est une discussion bloc à bloc américain-chinoise.
04:13La France tente de peser aussi dans le conflit au Moyen-Orient.
04:15On l'évoquait.
04:16Emmanuel Macron veut prendre une initiative la semaine prochaine aux Nations Unies
04:19pour permettre la réouverture sécurisée du détroit d'Hormuz.
04:23Il veut une mission militaire avec 20 pays partenaires.
04:27Une fois que le conflit sera arrêté,
04:29c'est une façon d'entrer dans le conflit ou pas ?
04:32Pour vous, Sylvain Maillard ?
04:33C'est surtout une façon de débloquer très rapidement le détroit d'Hormuz.
04:36Le détroit d'Hormuz est en train d'asphyxier une partie du monde.
04:41D'ailleurs, en fait, nous sommes assez peu dépendants en Europe
04:45des flux du détroit d'Hormuz et du pétrolier gazier.
04:48Et pourtant, les prix du pétrole augmentent et des carburants aussi.
04:50Le prix, il est mondial.
04:51Et donc, évidemment, on est impacté.
04:52Mais ceux qui sont extrêmement impactés, c'est, on a dit, la Chine et l'Asie du Sud-Est.
04:57Et donc, il faut trouver un équilibre.
04:58Il faut absolument réouvrir ce détroit d'Hormuz le plus rapidement possible.
05:02On voit bien qu'on rentre sinon dans une crise mondiale très longue,
05:05crise économique mondiale longue, qui aura un impact.
05:08On en reparlera sûrement au niveau français.
05:10Mais nous, notre difficulté en France, ce sont les prix.
05:13Ce ne sont pas les quantités.
05:15C'est important de le dire.
05:16Par contre, dans une partie du monde, ce sont les quantités.
05:19Bien sûr.
05:19Mais pour l'instant, ce n'est pas encore la pénurie.
05:22Toujours est-il que le monde entier puise dans ses réserves de pétrole et qu'elle diminue.
05:25On n'a que 10% de nos approvisionnements en France qui viennent par le détroit d'Hormuz.
05:30Donc, 90% viennent d'ailleurs par les oléoducs, par les Etats-Unis ou d'autres sources d'approvisionnement.
05:37Non, mais il faut le dire parce qu'évidemment, on dépend d'un prix.
05:40Mais nous n'avons pas de difficultés à moyen terme d'approvisionnement.
05:44Est-ce que le gouvernement français, Sylvain Maillard,
05:46prépare vraiment justement notre population à un choc énergétique à long terme ?
05:50Parce que la crise, elle est amenée à durer.
05:52Même s'il y a une réouverture dans les prochains mois du détroit d'Hormuz,
05:54il va falloir des mois avant que l'économie mondiale se remette à flot.
05:58Transformer la contrainte en opportunité.
05:59Ce n'est pas de moi, c'est de Bergson.
06:01Je trouve que c'est une phrase qui va bien en disant
06:04on a un choc pétrolier, vous savez quoi ?
06:06Un choc gazier, on en a eu.
06:08Donc, on en a bien, on est en train de choc pétrolier.
06:10On est d'accord.
06:11Bien sûr.
06:11Ce n'est pas ce que disait le ministre de l'École.
06:13Quand on a des prix du pétrole, du baril qui sont montés à un moment jusqu'à 126 dollars
06:19et qu'on dit que potentiellement ça peut monter plus haut,
06:22évidemment, nous sommes dans un choc pétrolier, un choc énergétique.
06:24Mais il faut que nous dépendions moins des énergies fossiles.
06:28Pour dépendre moins des énergies fossiles, il faut basculer nos usages vers l'électricité.
06:32On a la chance d'avoir du nucléaire, on a la chance d'avoir de l'électricité pas chère en
06:35France.
06:35Il faut absolument qu'on profite de cette opportunité,
06:38qui est une vraie contrainte, une opportunité pour migrer.
06:41Je crois que ça, c'est le passage moyen terme.
06:43Mais est-ce que vous avez des nouvelles, des aides, d'une nouvelle ampleur,
06:47d'une nouvelle échelle qui devait être annoncée cette semaine justement par Sébastien Lecornu ?
06:50Est-ce qu'on doit lancer un avis de recherche, Cébdor Maillard ?
06:52Écoutez, moi je ne suis pas la porte-parole du gouvernement.
06:54Il a dit qu'il prendrait la parole.
06:55Il prendra la parole probablement rapidement.
06:59Maude Bréjon, la porte-parole, nous a dit que les annonces seraient faites incessamment sous peu.
07:04Donc on les attend.
07:06C'est l'argent ou pas ?
07:07Non, je crois que les termes sont très clairs.
07:11Nous n'avons pas les moyens financiers d'arroser,
07:13comme nous l'avons fait très largement il y a deux ans dans le choc précédent énergétique.
07:19On a dit que nous ciblions sur les grands rouleurs,
07:22sur ceux qui ont absolument besoin d'aide, les pêcheurs, les agriculteurs.
07:27Et nous, nous souhaitons à l'Assemblée nationale et au groupe Renaissance
07:31que l'argent ne soit pas gaspillé.
07:33Donc faire très attention, l'argent public est rare.
07:36Il faut-il aider en plus des grands rouleurs que vous venez de signifier
07:39et de certaines professions très ciblées ?
07:41Il faut élargir l'assiette à quoi ? 10 millions de personnes ?
07:44Le choc énergétique va, parce qu'il dure, il va s'implémenter dans beaucoup d'autres secteurs.
07:50C'est-à-dire que quand vous faites du plastique,
07:53le plastique dépend des produits pétroliers,
07:55donc évidemment on va avoir une répercussion économique.
07:57Ce qu'il faut, c'est qu'on puisse anticiper ça.
07:59Quels sont les secteurs qui vont être le plus touchés
08:01et qu'on puisse anticiper ceux qui vont être le plus touchés pour les accompagner ?
08:04On ne pourra pas accompagner tout le monde.
08:05Je crois que c'est le travail qui est fait par le gouvernement
08:07d'identifier les secteurs maintenant et dans les semaines qui viennent.
08:10Mais vous, qu'est-ce que vous demandez, vous, les députés Renaissance ?
08:12On aide plus de Français, plus de secteurs ?
08:15Nous, on demande que chaque euro dépensé soit bien pensé,
08:19parce que nous devons tenir...
08:21C'est une évidence, M. Maillard.
08:23C'est tellement facile de venir à votre micro
08:26que vous feront les oppositions en disant « arrosons tout le monde ».
08:29Non, je ne dis pas tout le monde.
08:31Toutes les oppositions disent ça.
08:32Le Rassemblement National et les filles disent « il faut vraiment ouvrir... »
08:35Oui, baisse des taxes, ils demandent au plafonnement des prix.
08:38On aide les grands rouleurs et on les aide aussi
08:40à pouvoir basculer le plus rapidement possible vers de l'électrique.
08:44Je crois que c'est ça qu'il faut...
08:46Vous leur dites encore d'aller acheter une voiture électrique
08:47alors qu'ils ne peuvent pas faire le plein,
08:49ils mettent 10 euros dans leur voiture ?
08:50Il y a deux usages.
08:52D'abord, ceux qui sont dans les grandes difficultés dont vous parlez.
08:54Il y a déjà le chèque carburant qui est déjà immédiatement accessible.
08:59Donc là, il faut qu'on puisse les accompagner.
09:01On parle de 50 euros, c'est ça ?
09:0350 euros, tout à fait.
09:04Et qu'on puisse les accompagner sur le moyen terme
09:07pour qu'ils puissent changer de véhicule.
09:08Je crois que c'est aussi important de donner la perspective court terme.
09:11C'est le chèque carburant.
09:1350 euros sur trois mois, c'est ça ?
09:15Vous vous rendez compte ?
09:16Vous faites le plein de temps.
09:17Bien sûr.
09:19Vous êtes dans la réalité, M. Maillard ?
09:21Je suis d'accord avec vous.
09:22Tout dépend évidemment de ce que vous roulez.
09:25Le français classique en région roule 30 à 50 km par jour.
09:32Il faut que nous, on puisse l'accompagner.
09:34Le grand rouleur qui a besoin absolument de sa voiture,
09:36celui-là, il doit avoir un accompagnement spécifique,
09:38comme le pêcheur, comme l'agriculteur,
09:40l'accompagnement spécifique.
09:41Et le gouvernement, il répond.
09:43Si on doit aller plus loin, on doit aller plus loin.
09:46Mais attention, on n'a pas l'argent.
09:48On n'a plus l'argent que nous avions avant.
09:50Et nous avons besoin de tenir nos comptes publics.
09:52Non, mais on ne peut pas nous reprocher
09:53de dépenser trop d'argent.
09:55Et en même temps, quand on dit qu'on n'a plus l'argent
09:56et qu'il faut faire attention,
09:57de dire que finalement, il faut le dépenser.
09:58Vous pensez quand même de combien la dette s'est accrue
10:00sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron ?
10:02Nous avons énormément aidé la dernière crise.
10:08Nos amis européens n'ont pas fait la même chose.
10:10Nous avons énormément aidé en 2023
10:11le choc précédent énergétique.
10:14Nous avons tiré la conséquence qu'il fallait probablement
10:16moins aider et mieux cibler.
10:18C'est ce que nous faisons et nous l'appliquons.
10:19Bruno Retaille veut aussi,
10:21il sait que les Français font attention à tout,
10:22à la consommation de carburant, mais aussi d'électricité.
10:25Il veut mettre le paquet sur le nucléaire
10:26pour réduire justement la facture d'électricité
10:28de l'équivalent de deux mois.
10:29Il veut sortir du piège, dit-il,
10:30de l'idéologie écologiste
10:32et supprimer les subventions publiques
10:33aux énergies renouvelables.
10:35Est-ce que c'est une des pistes pour vous ?
10:37Écoutez, en fait, au mieux,
10:39EDF peut sortir, d'ailleurs nous l'avons voté,
10:42ses prochains réacteurs nucléaires,
10:44au mieux entre 2036 et 2038.
10:47Donc en attendant,
10:48la seule façon de trouver de l'énergie supplémentaire,
10:51ce sont les énergies marémotrices,
10:54énergie solaire, énergie éolique,
10:56éolien, nous n'avons pas d'autres possibilités.
10:58Donc nous nous disons qu'il faut développer les deux,
11:00il faut développer évidemment le nucléaire,
11:02aussi développer la vitesse de...
11:04Vous savez, dans le nucléaire,
11:05il faut changer les barres d'uranium,
11:07il faut, ce qu'on appelle carénage,
11:09il faut que nous soyons plus rapides là-dessus,
11:11parce qu'on a beaucoup trop de...
11:12Nous mettons encore beaucoup plus de temps
11:14à changer et donc à mettre à l'arrêt
11:16nos réacteurs nucléaires à l'heure actuelle
11:18que par exemple les Etats-Unis.
11:19Donc il faut qu'il y ait de l'amélioration là-dessus.
11:21Mais nous avons besoin à court terme
11:23d'énergie supplémentaire.
11:24L'énergie supplémentaire ne peut pas venir du nucléaire.
11:25Donc c'est le renouvelable ?
11:26Le renouvelable,
11:27les énergies facilement développables à l'heure actuelle
11:30et donc jusqu'en 2036-2038,
11:33je ne vois pas d'autre solution
11:35qu'on ne construit pas comme ça un réacteur nucléaire.
11:39Ça prend du temps.
11:40EDF nous livrera les premiers entre 2036 et 2038.
11:43Un tout petit mot du chômage
11:44qui a dépassé hier la barre des 8%
11:46de la population active.
11:47C'est du jamais vu depuis 2021.
11:48Encore une grande promesse d'Emmanuel Macron
11:50qui s'effondre en fin de quinquennat ?
11:52Nous avons créé depuis 2017
11:562,6 millions emplois supplémentaires.
11:59Donc ça c'est un vrai succès.
12:00Mais on peut se satisfaire de 8% de la population ?
12:02Vous savez quand vous avez une croissance à tonnes,
12:04on est à 0% de croissance,
12:06on a une prévision à 0,9%.
12:09Enfin le dernier trimestre c'est 0%.
12:11Forcément c'est un impact sur le chômage malheureusement.
12:17Et il faut accompagner ceux qui sont au chômage.
12:20Mais enfin ça résiste plutôt bien
12:22par rapport à, je vois, nos partenaires européens.
12:26Sylvain Maillard, peut-on rire de tout ?
12:28Ce dimanche, lors de sa chronique sur Radio Nova,
12:31un humoriste, Pierre-Emmanuel Barré,
12:32a ironisé sur une supposée mort de Gabriel Attal
12:36d'un cancer du pancréas.
12:38Il a aussi évoqué la mort de Sofia Rahm
12:41sous les roues d'une voiture.
12:42Est-ce que l'on peut rire de tout ainsi sur les antennes ?
12:45C'est scandaleux, ce que fait Radio Nova est scandaleux.
12:47Vous l'avez dit, s'attaquer en permanence à Sofia Rahm
12:51en souhaitant sa mort, mort brutale,
12:55qu'on lui roule dessus.
12:56On a eu aussi, vous l'avez dit, sur Gabriel Attal,
13:00lui souhaiter un cancer, cancer du pancréas.
13:02Et je suis d'autant plus choqué que dans son livre,
13:06Gabriel Attal révèle qu'il a perdu son père jeune
13:08d'un cancer du pancréas.
13:10– Vous pensez que c'était voulu, cette mauvaise,
13:13très mauvaise, lamentable blague sur le pancréas ?
13:16– Comme par hasard, au moment où il publie son livre.
13:20Et donc, je trouve ça strictement scandaleux.
13:23Et moi, je le dis, Radio Nova a décidé,
13:27pour se faire de la publicité, parce qu'ils font un combat,
13:29et Mathieu Pigasse, son propriétaire, le dit très clairement,
13:32un combat d'accompagner la France insoumise,
13:34en tout cas des idées d'extrême-gauche, très clairement,
13:37et en disant, on va partir sur l'humour,
13:38parce qu'au fond, l'humour, on peut tout dire.
13:40Finalement, c'est quoi le modèle ?
13:42C'est Dieu donné.
13:43On fait la même chose, c'est-à-dire qu'avec l'humour,
13:46on ne sera pas attaqué par les tribunaux,
13:48parce que, regardez, c'est de l'humour, on peut tout dire.
13:50Moi, je trouve ça scandaleux.
13:51– Qu'est-ce que vous demandez alors ?
13:52– Et donc, je le dis, en tant qu'élu parisien,
13:55nous avons, avec Radio Nova,
13:56en tout cas, ce sera soumis au vote la semaine prochaine,
13:59un partenariat sur les nuits blanches.
14:01Vous savez, c'est un moment à Paris,
14:03un moment très convivial,
14:04l'ensemble des Parisiens font la fête la nuit
14:06avec un moment culturel très agréable et très attendu.
14:10Radio Nova serait le partenaire des nuits blanches,
14:14c'est-à-dire que sur toutes les affiches de Paris,
14:16nous aurions le logo de Radio Nova
14:18à côté de la ville de Paris.
14:20– Donc, vous demandez quoi au maire de Paris ?
14:21– Donc, je dis à Emmanuel Grégoire,
14:23le nouveau maire de Paris,
14:24je lui demande solennellement de retirer ce partenariat.
14:27Je le pousse, il nous a dit que sa porte était ouverte
14:30aux oppositions et qu'il nous écouterait.
14:33Je lui demande solennellement ce matin
14:34d'interdire ce partenariat avec Radio Nova
14:37pour ces nuits blanches.
14:38– L'appel est lancé sur nos antennes CNews et Européens.
14:40Sylvain Maillard, vous évoquez Gabriel Attal,
14:44il a été adopté, le Conseil national de Renaissance
14:47a adopté à 91% une motion appelant Gabriel Attal
14:49à être candidat.
14:51Doit-il se déclarer ?
14:52Est-il votre candidat pour 2027 ?
14:54– D'abord, c'est à lui de décider.
14:55En tout cas, c'est le candidat putatif de Renaissance.
15:00– 91% plus que ça, oui.
15:02– Oui, en tout cas, c'est une procédure dans notre parti
15:05de dire que si nous devons avoir un candidat,
15:09c'est Gabriel Attal qui sera notre candidat.
15:11C'est à lui de gérer ses annonces.
15:14– Et vous le souhaitez ?
15:15– Mais moi, je dis qu'il faut que Renaissance porte une voix
15:19et porte ses idées.
15:20Pour nous, nous sommes le parti du président de la République,
15:24c'est l'élection la plus importante, l'élection présidentielle,
15:26et c'est une élection où il va falloir porter des projets.
15:29Et donc, moi, je dis, il nous faut porter des projets,
15:31il faut que notre parti Renaissance porte des projets.
15:33Donc, allons-y, portons nos projets.
15:36Par contre, je le dis aussi,
15:37et j'ai l'occasion déjà de le dire avant,
15:39il nous faut absolument un seul candidat
15:42à la fin décembre, en janvier.
15:44– C'est-à-dire le bloc central ?
15:44– Le bloc central doit avoir un seul candidat.
15:46– Donc, ce sera ou Edouard Philippe ou Gabriel Attal,
15:48ou Bruno Retailleau ?
15:50– En tout cas, je veux absolument que ce soit un seul candidat.
15:54Mais je crois que c'est important que Renaissance porte un message.
15:57On a plein de choses à dire sur le travail, par exemple,
16:01comme on l'a dit pour le premier même,
16:02on a d'autres choses, évidemment, plein d'autres projets à porter.
16:05Il faut qu'il y ait une discussion devant les Français.
16:07Les Français nous ont reproché en 2022
16:08de ne pas avoir de discussion projet contre projet.
16:12Il faut que nous portions des projets,
16:13c'est le moment de le porter.
16:14– Donc, une primaire, ce serait le meilleur moyen
16:17de départager les nombreux candidats ?
16:19– Moi, à côté de Maude Bréjon, j'avais dit,
16:21on avait lancé un appel, et avec 70 parlementaires,
16:25on a lancé un appel en disant qu'il fallait,
16:27en tout cas, un seul candidat.
16:28Est-ce que c'est une primaire ?
16:29Est-ce que c'est départagé par les sondages ?
16:33En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'à la fin,
16:35il nous faut un seul candidat.
16:37Mais il nous faut porter des projets,
16:39parce que c'est ça que doivent trancher les Français.
16:41On a beaucoup de questions très fortes à porter.
16:44Peut-être qu'on reviendra sur la retraite,
16:45sur la place de la France à l'avenir,
16:48sur le régalien, sur le sociétal.
16:51Il y a des choses très différentes qui nous séparent
16:53de l'extrême-gauche, de l'extrême-droite.
16:54Il faut que nous puissions les porter,
16:56il faut que les Français puissent trancher.
16:57– Et le parti Renaissance est le parti le plus important,
16:59ne serait-ce qu'en matière financière,
17:01aujourd'hui sur le bloc central,
17:02par rapport à Horizon ou d'autres...
17:04– Bien sûr, c'est le parti qui a 90 députés.
17:07Le plus important, c'est le parti du Président de la République.
17:09Il est impensable que nous ne soyons pas
17:11au cœur de cette campagne présidentielle.
17:12– Le parti du Président de la République,
17:13il faudra se défaire du bilan d'Emmanuel Macron.
17:15Il y aura un droit d'inventaire par lequel il faudra passer ?
17:17– Il faudra bien sûr que nous mettions en avant
17:19nous tous ce que nous avons réussi.
17:20Il y a beaucoup de choses qu'on a réussi.
17:21Vous savez, c'est le bashing en permanence,
17:24de dire tout ce qu'a fait le Président de la République,
17:26ce n'est pas bien.
17:27Moi, sur l'emploi, on en a parlé tout à l'heure,
17:29moi je suis très fier sur l'apprentissage,
17:31sur la place de la France.
17:32Moi, je suis commissaire à la Défense,
17:33on double le budget des armées.
17:36Nous avons réorganisé totalement nos armées.
17:38Il y a beaucoup de choses sur lesquelles
17:40la France a vraiment avancé.
17:42Puis il y en a d'autres
17:42où nous ne sommes pas assez loin.
17:45ratés, il faut aussi qu'on puisse...
17:46– Lesquelles ?
17:47La réforme des retraites, passer à l'as ?
17:49– Oui, je pense que sur le régalien,
17:51nous avons fait des choses
17:52qui ont peut-être,
17:53on n'a pas réussi à être suffisamment efficaces.
17:55Il faudra qu'on remette le métier sur l'ouvrage.
17:59Mais quand on a doublé le nombre de juges,
18:02en tout cas, on a doublé le nombre,
18:03le budget de la justice,
18:05moi j'en suis assez fier.
18:06– Malheureusement, le nombre de juges n'a pas doublé.
18:08– Est-ce qu'on est encore...
18:09– On en est loin.
18:09– Vous savez, il faut 12 ans pour former un juge,
18:12ça prend du temps.
18:12C'est comme les médecins,
18:14on a besoin de médecins un peu partout.
18:15– Comme les places de prison.
18:16– Comme les places de prison, c'est vrai.
18:17– Il n'y en a pas.
18:19– On a besoin de temps long en politique.
18:21– Dernier mot, Sylvain Maillard,
18:22malgré tout ce que vous nous dites,
18:23Gérald Darmanin, qui est dans votre camp,
18:26se dit absolument certain à l'heure actuelle
18:27que nous aurons un duel RN et les filles en 2027.
18:30Qu'est-ce que vous lui dites ?
18:31– On va tout faire, nous,
18:33pour faire en sorte que le prochain président de la République
18:36vienne du bloc central.
18:37Il va falloir apporter des idées claires,
18:39un projet clair, rapidement,
18:42mais aussi fermement.
18:44Moi, je ne crois pas que ce soit inéluctable.
18:46– Ce sont les pôles les mieux organisés aujourd'hui ?
18:49– Oui, parce que c'est un fin politique.
18:51– Oui, et puis il a une sensibilité.
18:53Et puis on voit bien tous
18:54que quand vous regardez les sondages,
18:56évidemment, l'extrême gauche et l'extrême droite
18:57sont très fortes,
18:58mais il n'y a pas de choses inéluctables.
19:01Et nous devons porter un projet fort.
19:02En fait, ce que les Français veulent,
19:04c'est la radicalité.
19:05Mais je crois que la radicalité,
19:07elle n'est pas obligatoirement extrême.
19:08Elle doit juste être claire.
19:09et d'avoir un projet clair en disant
19:11« Voilà comment nous dépensons l'argent.
19:13Voilà ce que nous voulons pour nos armées.
19:14Voilà ce que nous voulons pour l'économie. »
19:16Et que ce soit clair et qu'il tranche.
19:18– Est-ce que vous mettez un signe égal
19:19entre le Rassemblement national
19:20et la France insoumise aujourd'hui ?
19:21– Non, mais je combats les deux.
19:23– D'accord.
19:23– Je combats les deux.
19:24– Lequel est le plus dangereux à vos yeux ?
19:25– Les deux sont extrêmement dangereux.
19:28Les deux ont décidé, pour vivre,
19:31d'avoir des boucs émissaires.
19:32Les boucs émissaires sont différents.
19:34Pour aller fil, boucs émissaires,
19:35c'est le riche, c'est le juif.
19:36Pour le Rassemblement national,
19:38c'est l'étranger.
19:39Voilà, moi je combats ces deux extrêmes.
19:41Je pense que la France est un grand pays,
19:43que nous sommes tous ensemble
19:45et c'est ensemble que nous devons réussir.
19:47Mais moi je combats les deux.
19:49Je ne mets pas des signes égales.
19:51Ils ont des histoires différentes,
19:52mais ils sont dangereux pour la France,
19:54l'un et l'autre.
19:54– Sylvain Maillard était notre invité.
19:56Merci beaucoup aux députés Ensemble.
19:57– Merci à vous, bonne journée.
19:58– Bonne journée à vous.
19:58– Sous-titrage ST' 501
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