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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:04890 interpellations, un mort sur le périph, 178 blessés, mais la situation a été globalement sous le contrôle.
00:00:11Les mots sont du premier flic de France, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
00:00:16La réponse du politique laisse sans voix.
00:00:18Comment le garant de la sécurité publique peut-il autant minimiser ce qui se passe, ce qui se trame ?
00:00:24Car ce qui se trame, c'est le nivellement par le bas.
00:00:26Sur ce qui s'est passé la nuit de samedi à dimanche, pas seulement à Paris, mais aussi dans toute
00:00:32la France,
00:00:33mais aussi sur ce qui s'est passé sur tout le reste, sur l'école, sur l'abandon.
00:00:37Et le film sur Samuel Paty porte bien son nom.
00:00:40Sur l'économie, sur les frontières, sur la façon dont on dirige, dont on discipline.
00:00:45Monsieur Macron a beau dire « ras-le-bol », il a déjà eu les mêmes mots qui font peur
00:00:49l'année dernière, mot pour mot.
00:00:50Et je suis désolé, et je suis triste de le constater, mais ceux qui sont au pouvoir ont abandonné la
00:00:55France.
00:00:55Vous entendrez Laurent Nunez, vous entendrez la ministre des Sports, Marina Ferrari, vous entendrez la porte-parole du gouvernement, Maude
00:01:02Bréjon.
00:01:02Et vous le constaterez comme moi, pour garder un semblant de dignité, ils disent qu'il ne s'est rien
00:01:08passé.
00:01:08Vous verrez dans ce Midi News des séquences inédites.
00:01:11Ce sont nos confrères de frontières qui les ont filmées.
00:01:13Ils sont allés interroger les jeunes casseurs.
00:01:16Ils le disent ouvertement, ces jeunes, sans plus se cacher.
00:01:18On va tout casser.
00:01:19C'est le programme de la soirée de samedi.
00:01:21Pourquoi font-ils ça ? Quelle haine les habitent ?
00:01:24Sont-ils les mêmes que les hooligans des années 80 en Grande-Bretagne ?
00:01:28A-t-on une génération perdue ?
00:01:29Et comment sauve-t-on la suivante si seulement on le veut ?
00:01:32Beaucoup de questions avec nos invités, nos spécialistes, spécialistes du sport, des policiers, des témoignages aussi.
00:01:38On vous explique cela durant ces deux heures, après les dernières informations de Somaïa Labedi.
00:01:42Bonjour Somaïa.
00:01:43Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:45Il y avait un gros dispositif des consignes d'extrême fermeté.
00:01:49Systématiquement, il y a eu des interventions pour mettre un terme aux exactions à Paris et partout sur le territoire
00:01:54national.
00:01:55Les mots ce matin de Laurent Nouniez au lendemain d'un week-end de tensions après la victoire du PSG
00:02:01en Ligue des champions.
00:02:03Au 94e jour de guerre au Moyen-Orient, les tensions remontent d'un cran entre Washington et Téhéran.
00:02:08Les Américains annoncent avoir réalisé ce week-end des frappes d'autodéfense contre des sites radars et de commandements iraniens.
00:02:15Répliquent aussitôt des gardiens de la révolution qui disent avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine.
00:02:21Et puis, retour en France avec André Santini, maire d'ici les milieux depuis plus de 40 ans, qui est
00:02:27décédé à l'âge de 85 ans.
00:02:29Il avait été réélu lors des dernières élections municipales avec 48% des suffrages exprimés,
00:02:35confirmant une nouvelle fois son ancrage dans cette ville de l'Ouest parisien qui l'a profondément transformée au fil
00:02:40des décennies.
00:02:42Merci Sommayal Abidia tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:45Sont à table avec moi jusqu'à 15h.
00:02:46Judith Vaintraub, merci Judith d'être avec nous.
00:02:50J'en mange mes mots tellement la situation est difficile et je suis tellement affligé par les événements qui nous
00:02:56ont traversés ce week-end.
00:02:57Maxime Leguay est là du service politique de CNews, Stanislas Godon, merci d'être là.
00:03:01Je rappelle que vous êtes délégué national police alliance, merci à Vincent Chaudel d'être avec nous.
00:03:08Vous êtes président de l'Observatoire du sport business et j'accueille Cyril Delamorinerie, mon ami toujours.
00:03:13On se connaît depuis quelques années maintenant, on ne les compte plus les années, Cyril.
00:03:17On ne les compte plus, effectivement, merci Pierre.
00:03:18Cyril Delamorinerie.
00:03:18Même si c'est pour des circonstances un peu compliquées.
00:03:21Journaliste à Europe 1 sur le reportage, sur le sport avant tout.
00:03:25Oui, exactement.
00:03:26Vous avez fait 20 ans de grand reportage des Jeux Olympiques, des Coupes du Monde.
00:03:29C'est une grande chance que j'ai de participer à cette aventure collective à Europe 1.
00:03:33Et vous connaissez parfaitement l'histoire du PSG et c'est pour ça qu'on va en parler avec vous.
00:03:37Le ministre de l'Intérieur, je disais, Laurent Nunez a annoncé ce matin plus de 890 interpellations.
00:03:42Chiffre en hausse de 45% par rapport à 2025.
00:03:46Souvenez-vous, les premiers éléments qu'on avait hier matin, dimanche,
00:03:51et je peux en témoigner puisque j'étais à l'antenne avec Thierry Breton au grand rendez-vous.
00:03:55On disait, oui, mais finalement c'est peut-être un peu mieux que l'année dernière.
00:03:58Non, puisque les chiffres se sont affinés et on a cette hausse de 45% par rapport à l'année
00:04:04dernière.
00:04:05178 policiers ont été blessés.
00:04:07178 policiers.
00:04:08Il faut rajouter, comme l'a fait Reda Bellage tout à l'heure dans la matinée sur CNews,
00:04:12ceux qui ont été blessés lors de la demi-finale, et là on dépasse 200 personnes.
00:04:15Exactement.
00:04:15Avec des policiers qui sont grièvement blessés.
00:04:18Il a dit deux noms, notamment, une fille et un garçon qui sont très grièvement blessés aux jambes.
00:04:24Oui, bombe agricole.
00:04:25Bombe agricole.
00:04:26On a tout vu d'ailleurs.
00:04:27On a vu des mortiers.
00:04:28Les mortiers d'artifice, on les lance en l'air pour que ça fasse joli.
00:04:32Des bazookas de mortiers, oui.
00:04:33On les lance au ras du sol et ça sert d'arme.
00:04:36Voilà ce qui se passe.
00:04:37Alors pour résumer l'effet de la soirée, je vous propose ce résumé signé Julia Ferrand.
00:04:45Plus de 890 interpellations sur tout le territoire ce week-end, lors des débordements liés à la victoire du PSG.
00:04:54Un nombre communiqué par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, en hausse de plus de 45% par rapport
00:05:01à l'année dernière, avec un lourd bilan parmi les forces de l'ordre.
00:05:05Et malheureusement, les fonctionnaires et militaires de gendarmerie, enfin pour les forces de sécurité intérieure, nous sommes à 178 blessés.
00:05:12Donc les chiffres ont été actualisés.
00:05:13D'accord, de l'image de 57 à 168.
00:05:15Nous savions, nous savions, je réponds très clairement à votre question, nous savions que ces célébrations au cas de victoire
00:05:19du PSG allaient donner lieu à des débordements.
00:05:21Rien qu'à Paris, la police a procédé à 548 interpellations et 474 gardes à vue pour la seule journée
00:05:29de samedi, ainsi que 21 interpellations et 15 gardes à vue ce dimanche.
00:05:34A Paris, nous avons plus sensibles essais, dont neuf plus importants que d'autres.
00:05:40Et je veux avoir quelques mots et quelques pensées pour celles et ceux qui ont été les deux qui ont
00:05:45été opérés hier soir, dont une maman qui allait de son enfant et qui a été opérée hier soir après
00:05:50des tirs de LBD.
00:05:51Au total, des incidents ont été recensés dans 71 communes françaises.
00:05:57Plusieurs individus sont présentés aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour des faits de violence contre les
00:06:05forces de l'ordre.
00:06:06Voilà donc pour ce résumé, aujourd'hui on est à 890 interpellations.
00:06:12On sait qu'il y a un jeune qui s'est tué sur un deux-roues sur le périphérique.
00:06:18Il y a 178 blessés dont effectivement les policiers, on en a parlé.
00:06:22Et rentrons directement dans ce qu'il y a comme motivation de ces jeunes qui cassent.
00:06:30Nos confrères de frontières sont allés leur demander.
00:06:33Sept journalistes de frontières étaient dispatchés lors de la journée de samedi pour aller les voir les uns après les
00:06:39autres.
00:06:40Et voilà ce qu'ils disent face caméra sans plus se cacher.
00:06:46Attendez, attendez, attendez, on n'a pas d'un messie.
00:06:48On perd, on gagne, on perd, on gagne.
00:06:51Ça va exploser ici les gars.
00:06:52Voilà, voilà !
00:06:54C'est quoi votre programme après ?
00:06:56On va tout casser.
00:06:58Non, non, non, non, non !
00:06:59Moi c'est Paris.
00:07:00Ouais, Free Palestine !
00:07:01Ouais ! Free Palestine !
00:07:05Là c'est la guerre.
00:07:07C'est vraiment la guerre.
00:07:08Je fais quoi avec le masque ?
00:07:09Là je vais faire la guerre tout simplement pour ma ville.
00:07:13Ça c'est la guerre !
00:07:14Le camp ça c'est la guerre.
00:07:15Restez broché le keuf, le camp va faire de la déguerie.
00:07:18PSG qui gagne ou qui perdent, le camp va rester broché.
00:07:20C'est la guerre !
00:07:22Free Palestine ! Free Palestine !
00:07:25Free Palestine les gars !
00:07:27T'as rien Palestine ou Allah !
00:07:28C'est quoi le problème ? C'est de rejoindre les champs là ?
00:07:30C'est de rejoindre les Champs-Elysées mais bon il fait un barrage.
00:07:32J'ai un mortier sur moi, ça peut être danger.
00:07:36Ça peut être danger, ça peut être danger.
00:07:37Ils vont contrôler tu penses ?
00:07:38Ils vont contrôler un par un, ils vont essayer de décaler les mortiers et tout ça, essayer d'intercepter.
00:07:43On va attendre un peu et essayer de rentrer avec la masse.
00:07:45L'année dernière on les a eus, ils étaient pas prêts que le pari allait gagner parce que personne s
00:07:48'y attendait.
00:07:49Mais là ils sont très très bons, ils ont tout prévu.
00:07:50On va fêter toute la nuit et même si les CRS nous empêchent, on va quand même y aller.
00:07:57L'ambiance est bonne là ?
00:07:59Des fous, tu vois pas ? Comment c'est bon, des oufs là ?
00:08:02Vous avez un petit message, j'avais repassé à la caméra.
00:08:04Free Palestine !
00:08:06Free Palestine !
00:08:09Free Congo !
00:08:11En vrai, t'as eu moi, t'as eu mes parents ils m'attendent à la maison, mais je suis
00:08:14venu là, je vais faire le feu.
00:08:16La police qui vienne.
00:08:18Vincent et Cyril, vous avez 25-30 ans de métier chacun dans le sport.
00:08:23Vous avez déjà vu ça ?
00:08:25Oui malheureusement.
00:08:26Malheureusement, l'année dernière, il y a eu des débordements en marge des célébrations du Paris Saint-Germain.
00:08:31Et les causes produisent les mêmes effets, c'est-à-dire qu'on a organisé un événement festif autour du
00:08:36Paris Saint-Germain.
00:08:37J'ai été samedi soir au Parc des Princes avec des retransmissions de matchs, il y avait 45 000 personnes.
00:08:42Quand on sort du stade, on s'aperçoit que c'est lâché en lit, que c'est extrêmement compliqué, qu
00:08:47'il y a des pétards, des bombes agricoles.
00:08:49Je vais vous dire, moi je ne me sentais pas en sécurité.
00:08:52Sortir du stade, vous êtes à vélo.
00:08:53Vous êtes un grand gaillard.
00:08:53Oui, mais je sais que les policiers font un travail remarquable.
00:08:57Mais c'est extrêmement compliqué quand vous avez des individus qui sont déforcenés, qui ont envie d'en découdre.
00:09:03Quand il y a des fumigènes, quand il y a des regroupements, c'est très compliqué.
00:09:09Et effectivement, ce n'est pas bon pour moi la première fois.
00:09:12Pour moi, on a vu déjà ce genre d'affrontement au siècle passé, c'était avec le mouvement des hooligans.
00:09:18Et là, pour le coup, ça concernait des oppositions entre supporters.
00:09:22Et là, ce ne sont pas des supporters.
00:09:24Ça n'a plus rien à voir avec le sport.
00:09:25Ça n'a plus rien à voir avec le sport.
00:09:26Le sport devient un prétexte pour s'opposer, pour revendiquer.
00:09:30On a entendu Free Palestine, etc.
00:09:32Donc, on est sur un autre sujet.
00:09:34On est sur un sujet qui est beaucoup plus sociétal que lié à des violences réellement liées au football ou
00:09:40à l'événement sportif.
00:09:41Et ce qui pose un autre problème, c'est-à-dire que les sujets purement sportifs,
00:09:46on l'a vu en Angleterre, quand il a fallu lutter contre les hooligans, on peut mettre en place des
00:09:50dispositifs.
00:09:50D'ailleurs, le PSG a mis des dispositifs.
00:09:52En 15 ans de temps, ils ont réduit de quelque chose comme 90 ou 95 % les violences liées au
00:09:59stade,
00:09:59dans le stade ou autour du stade, réellement.
00:10:02Ils font des exclusions de supporters quand il y a des exactions qui sont faites.
00:10:08Donc là, on n'est plus sur un sujet des supporters, réellement.
00:10:11On est sur un autre sujet.
00:10:13Et ce sujet sociétal, si on regarde bien, ça ne se passe pas qu'en France.
00:10:16En France, ça se passe peut-être de façon un peu plus particulière, notamment sur Paris.
00:10:20Ce qu'on a pu voir avec la victoire du RC Lens en Coupe de France ou Bordeaux en Coupe
00:10:24d'Europe.
00:10:24Ailleurs, ça se passe dans des façons beaucoup plus apaisées.
00:10:28Donc, on a un autre sujet.
00:10:29On a une société qui est beaucoup plus violente.
00:10:31Partout, d'une façon générale.
00:10:33Mais on ne peut pas s'en accoutumer.
00:10:37On ne peut pas s'y habituer.
00:10:52Qui démontre qu'il y a eu des phénomènes dont on ne peut pas dire autre chose que c'était
00:10:55des phénomènes de chaos.
00:10:57Merci, madame la procureure, Laure BQO.
00:10:59Est-ce qu'on avait vraiment besoin de vous pour constater qu'il y a eu effectivement des images de
00:11:05chaos ?
00:11:06Et tout à l'heure, chez Pascal Praud, dans l'heure des pros, Natacha Polonier était venue pour son dernier
00:11:11livre.
00:11:13Et vis-à-vis de cette jeunesse, qu'est-ce qui se passe dans le cerveau de cette jeunesse ?
00:11:16Justement, on lui a posé la question.
00:11:18Il y a aujourd'hui, dans certains quartiers, des jeunes gens qui ont été laissés à eux-mêmes, abandonnés, pas
00:11:26éduqués, qui n'ont aucune limite, aucun repère moraux et qui, à chaque fois qu'ils peuvent s'identifier à
00:11:32un événement festif, le font en cassant tout.
00:11:34On a un problème gigantesque de reprise en main de cette jeunesse, c'est tout.
00:11:40Mais simplement, ce que je crois, moi, c'est que la puissance publique a petit à petit déserté, qu'on
00:11:47a des jeunes qui n'ont pas été intégrés, qui sont souvent issus de l'immigration, il faut bien le
00:11:53dire, et qu'on a livrés à eux-mêmes dans une forme d'anomie totale.
00:11:58Donc, c'est de la faute de la société pour vous ?
00:12:02Alors, considérer qu'on a raté quelque chose dans l'éducation, ça ne veut pas dire que c'est de
00:12:05la faute de la société.
00:12:07Nous sommes bien d'accord que les premiers qui éduquent, ce sont les parents.
00:12:10Mais quand les parents sont défaillants, et il y a toujours eu des parents défaillants, eh bien, il y a
00:12:15un moment où il faut que la puissance publique prenne ses responsabilités.
00:12:18Bon, sur la responsabilité de la société ou pas de la société, c'est un débat, on peut l'ouvrir,
00:12:23on peut parler pendant deux heures, je dis de Vanitraub.
00:12:25Mais sur le fait qu'il y a un loupé dans une génération, et la question c'est de savoir,
00:12:31est-ce qu'on sauve encore cette génération ?
00:12:33Est-ce qu'il y a encore quelque chose à sauver ? Ou est-ce qu'on s'occupe de
00:12:35la suivante ? Et dans ce cas-là, comment on fait ? Et que fait le politique ?
00:12:39Il y a un petit problème pratique, c'est que cette génération, qu'elle soit sauvable ou pas, on va
00:12:46vivre avec.
00:12:47Et si on ne l'en empêche pas, elle va continuer à commettre des exactions et des exactions de plus
00:12:55en plus violentes.
00:12:56Puisque la justice, on verra cet après-midi avec les premières comparutions immédiates, des gens qui ont été interpellés en
00:13:05pleine guérilla urbaine hier.
00:13:08Mais la quasi-assurance d'impunité que leur garantit la justice fait qu'ils n'ont aucune raison de se
00:13:18calmer.
00:13:18Mais quand même pour revenir sur l'analyse de Natacha Polony, on les a laissés.
00:13:23Donc c'est le grand on qui est coupable. Un, il y a une responsabilité individuelle.
00:13:28Il y a des mômes qui ne sont pas plus favorisés socialement, qui se comportent bien, qui n'ont pas
00:13:35plus...
00:13:35On ne peut pas généraliser.
00:13:36Voilà. Alors arrêtons, arrêtons avec l'alibi social.
00:13:40Il y a des clubs sportifs où ça se passe très bien, où les jeunes sont cadrés et voilà.
00:13:44Vous l'avez dit à l'encre.
00:13:46Et d'autre part, il y a un élément qu'à mon avis, elle oublie, c'est qu'on ne
00:13:51les a pas laissés.
00:13:51Au contraire, on, je pense notamment à la France insoumise, je pense notamment à une partie des enseignants,
00:13:58leur infuse un discours qui leur explique que la France leur doit des excuses.
00:14:05Un discours victimaire qu'on entend d'ailleurs.
00:14:08Exactement.
00:14:09Ce n'est pas des grands politiciens, ce n'est pas, j'imagine, des lecteurs assidus de quotidien,
00:14:15ni de bouquins de philosophie politique.
00:14:17Néanmoins, ils le sortent tous cet argument-là.
00:14:21La France, c'est notre ennemi.
00:14:22La France nous a martyrisés et on a le droit de se venger.
00:14:26Il y a un conditionnement par le politique, mais aussi par la presse.
00:14:30Par des politiques, par une partie du corps enseignant.
00:14:32Et par une partie...
00:14:34Elle vote massivement pour Jean-Luc Mélenchon et pour LFI.
00:14:38Et par une partie de la presse et des élites.
00:14:39Et par une partie de la presse, c'est la raison pour laquelle j'accueille Valentin Royon.
00:14:42Bonjour Valentin.
00:14:43Vous avez fait justement la revue de presse pour nous et les différents journaux.
00:14:46Le traitement médiatique y est pour beaucoup justement dans ce qui s'est passé ce week-end.
00:14:51Oui, bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:14:53C'est vrai que chacun traite les violences urbaines de ce week-end à sa façon.
00:14:57Certains quotidiens n'en parlent absolument pas.
00:15:00D'autres n'écrivent que quelques lignes.
00:15:01Et puis il y a ceux qui consacrent leurs trois premières pages.
00:15:04Alors on vous a effectivement rassemblé les principaux quotidiens.
00:15:08Libération, le Parisien, le Figaro, le Monde.
00:15:11Vous avez aussi la Croix, l'Humanité, l'Équipe.
00:15:14Et puis alors, si on se concentre sur le Figaro, l'angle du Figaro,
00:15:18c'est l'ordre public et la responsabilité politique.
00:15:21Le titre, c'est le Figaro, victoire du PSG, la joie et la violence.
00:15:27Ça c'est les toutes premières pages, les trois premières pages du Figaro.
00:15:30Le quotidien qui consacre donc sa une au contraste entre l'exploit sportif du PSG
00:15:35et les débordements observés dans plusieurs villes.
00:15:38Le traitement, il met l'accent sur la sécurité, les violences urbaines
00:15:41et les interrogations sur la gestion des célébrations.
00:15:44Si on regarde le Monde, le Monde parle de joie et de débordement.
00:15:49L'angle est autour d'un événement sportif devenu phénomène de société.
00:15:54Le journal analyse le sacre européen du PSG comme un événement dépassant largement le cadre du football.
00:16:01Alors, on peut aussi se concentrer sur le Parisien parce que c'est très intéressant.
00:16:05Le Parisien, Paris fête ses rois.
00:16:07La victoire européenne du PSG reste le sujet principal sur les onze premières pages.
00:16:14Titre en haut, tout de même, les casseurs gâchent la joie de la victoire dans 72 villes.
00:16:21Et c'est à la douzième page que le journal rappelle les faits de violence qui ont suivi les célébrations.
00:16:26Comparaison avec Libération, aucune mention en une.
00:16:31L'angle, c'est la fête.
00:16:32Libération s'intéresse particulièrement aux scènes de liesse populaire.
00:16:35Et là, il faut aller à la 21ème page pour rapidement lire une vingtaine de lignes qui rappellent les faits,
00:16:40qui parlent de débordement et de récupération politique.
00:16:43Et puis enfin, ce que je trouvais intéressant, c'était de vous montrer aussi l'humanité, l'angle,
00:16:48les dimensions populaires de l'événement.
00:16:49Le quotidien insiste sur la dimension populaire de la victoire
00:16:53et sur les questions sociales qui émergent à travers les rassemblements.
00:16:56Et regardez, on vous a sorti un extrait d'un court article qui explique, encore une fois,
00:17:02nombre de médias ont expliqué que la fête avait été gâchée.
00:17:05Sur CNews, BFM, TV, LCI et même France Info,
00:17:08les images de heurts passent en boucle.
00:17:13Sans doute une manière pour eux de montrer que les discours sécuritaires
00:17:16et de discrimination répétée à longueur de journée avaient enfin une justification.
00:17:21Et puis, dernière chose que je voulais vous montrer,
00:17:22c'était aussi la une de l'équipe parce que l'équipe, on ne peut pas leur en vouloir.
00:17:27Ils sont un petit peu hors-jeu.
00:17:29Le quotidien qui est dédié au sport, lui, parle de cet exploit historique
00:17:33et donc célèbre avant tout la deuxième Ligue des champions
00:17:37remportée par le PSG ce week-end.
00:17:40Voilà, la fête des maîtres.
00:17:41Merci Valentin Ruyon.
00:17:43Alors, c'est vrai qu'on n'a aucune raison de ne pas se réjouir
00:17:46de cette victoire du PSG, Cyril Delamorinerie.
00:17:49Deuxième étoile, c'est fabuleux.
00:17:50C'est extraordinaire et effectivement, on aimerait venir sur votre plateau
00:17:55pour ne parler que de sport.
00:17:56Parce que l'objectif premier quand on va dans un stade,
00:17:58c'est de faire la fête et de voir un beau spectacle.
00:18:01Sauf que là, ça a été effectivement, hélas, un triste spectacle dans les rues de Paris.
00:18:06C'est historique.
00:18:07En un seul mot, il y a très peu de clubs qui ont réussi à faire le doubler.
00:18:11Et encore là, aujourd'hui, ce matin,
00:18:13on voit que le PSG a l'objectif maintenant d'en rapporter une troisième.
00:18:17Et bien justement, mais on y croit.
00:18:19En attendant, ceux qui ont fait les débordements,
00:18:22je mets des débordements, entre guillemets, bien sûr,
00:18:25qui ont eu pour principe et pour programme de la soirée la casse,
00:18:29puisque vous les avez vus et entendus comme moi,
00:18:32eh bien certains vont passer en comparution immédiate.
00:18:34Tanguy Hamon est au palais de justice de Paris avec Emma Loro.
00:18:37Il y a 11 dossiers en comparution immédiate, je crois.
00:18:42Exactement.
00:18:4311 comparutions immédiates cet après-midi au tribunal correctionnel de Paris.
00:18:48Des comparutions immédiates pour les faits les plus graves,
00:18:50puisqu'il s'agit de faits de violences contre les forces de l'ordre.
00:18:53Des faits, je le rappelle, qui peuvent être punis par une peine de prison
00:18:57qui peut monter jusqu'à 7 ans, suivant les circonstances.
00:19:00Alors on va suivre de près, évidemment, la réponse que va apporter la justice
00:19:04à ces individus, car on sait qu'il s'agit là d'un sujet toujours très observé,
00:19:08toujours très commenté.
00:19:10Ces comparutions immédiates vont aussi permettre d'en savoir plus
00:19:14sur le profil de ces individus.
00:19:15Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ?
00:19:18Sont-ils déjà connus de la justice ?
00:19:20Sont-ils même des récidivistes pour ces faits de violences
00:19:22contre les forces de l'ordre ?
00:19:23Et enfin, question aussi très importante,
00:19:25quelles explications ils vont pouvoir apporter
00:19:28sur la raison de leur présence dans les rues de la capitale
00:19:31lors de cette soirée de chaos qu'a connu Paris.
00:19:34Merci beaucoup Tanguy Hamon, avec Emma Loro au tribunal correctionnel de Paris.
00:19:39Qu'est-ce que vous attendez de ces comparutions immédiates, Stanislas ?
00:19:41Un autre message que ce qu'on entend d'habitude.
00:19:45Que le message, c'est globalement positif, c'est ça ?
00:19:47Non, non, et surtout, essayons la fermeté,
00:19:49parce que c'est pas le cas.
00:19:51Et vous savez, si on en est là aujourd'hui,
00:19:53c'est parce qu'on a laissé faire, effectivement,
00:19:54sur la partie notamment de la justice pénale des mineurs,
00:19:57les mineurs d'avant, qui sont maintenant de jeunes hommes,
00:20:00et qui commettent effectivement les exactions biberonnées aux réseaux sociaux.
00:20:04Certains se sont mis en image avec de la musique
00:20:07sur les exactions qu'ils ont commises.
00:20:09Ils ont fait des choses qui sont quand même passibles
00:20:11jusqu'à 10 ans, en fait.
00:20:137 ans, c'est pour gérer les parties un peu plus faibles.
00:20:16Mais moi, j'attends de voir s'ils vont réellement aller en prison
00:20:20et si on n'aura pas encore la petite musique des mesures éducatives.
00:20:23Vous voyez, en centre éducatif fermé, enfin...
00:20:26Et dans un instant, on verra justement quelle est la réponse politique
00:20:28à ces émeutes du week-end.
00:20:31Restez avec nous sur CNews.
00:20:35Réponse politique face aux émeutes du week-end
00:20:38qui vient de passer.
00:20:39Réponse juste après les dernières informations.
00:20:41Sommayel Abidi.
00:20:41À la une de l'actualité, le 9e sommet de Chaux-France va s'ouvrir sous les meilleurs hospices.
00:20:47Emmanuel Macron annonce un montant global record de 93 milliards d'euros
00:20:51permettant de créer plus de 15 000 emplois.
00:20:54Et parmi ses investissements, celui du japonais Softbank de 75 milliards d'euros liés à l'IA
00:20:59et dont 45 milliards d'ici à 2031 dans les Hauts-de-France pour la construction de data centers.
00:21:06Elle a une également nouvelle étape dans le réchauffement des relations diplomatiques avec Alger.
00:21:11Laurent Nouniez reçoit son homologue algérien en ce moment même au menu de cette rencontre.
00:21:16Sécurité, lutte contre la criminalité organisée, les questions migratoires et de sécurité civile.
00:21:22Et puis au 94e jour de conflit, l'Iran réaffirme que tout accord avec les Etats-Unis
00:21:27pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient est conditionné à un cessez-le-feu au Liban
00:21:31où l'armée israélienne frappe des positions du Hezbollah.
00:21:35Déclaration du porte-parole de la diplomatie iranienne lors d'une conférence de presse à Téhéran.
00:21:40Merci Somaïa, tout à l'heure, 14h, pour d'autres informations.
00:21:43Nous sommes tous heureux avec Judith Weintraub, avec...
00:21:47C'est quoi votre nom déjà ?
00:21:48Maxime Leguay, Stanislas Codon, Vincent Chaudel et Cyril Delamorinerie.
00:21:54Je voudrais qu'on regarde surtout un visage, visage de cette petite fille.
00:21:58Elle s'appelle Camille, elle est allée voir le match hier.
00:22:02Et voilà ce qu'elle dit à nos confrères du Parisien, j'aurais jamais dû venir.
00:22:06Cette petite fille a été gazée, visée par des mortiers d'artifices à la sortie du parc.
00:22:12Et regardez cette séquence où elle témoigne avec ses mots.
00:22:16Alors c'est beaucoup de commentaires de son père qui est là pour la protéger.
00:22:21Ils sortent du parc et tout d'un coup, il y a encore des mortiers.
00:22:26Il y a encore des choses qui, évidemment, vous allez voir, sur son visage, lui font extrêmement peur.
00:22:32On arrive de pleurer.
00:22:33On va le font-coter les choses.
00:22:35Deuxième huitant avec les gens.
00:22:37Ici, il sègue.
00:22:39Voilà.
00:22:41On va essayer de se cacher.
00:22:45Ça fait mal de se faire gazer.
00:22:50Ça paraît à la fois que ça t'arrive ?
00:22:52Oui.
00:22:54Donc les supporters fêtent la victoire tranquillement.
00:22:58Ils chantaient.
00:22:59Donc tu pétards.
00:23:00Le mort est bien méchant.
00:23:02Et boum.
00:23:07Ça me donne un endroit cool.
00:23:32On va se cacher.
00:23:40Voilà.
00:23:40Avec ce père très bienveillant qui, à la fin, comme un jeu, lui dit « bon, on va se cacher
00:23:45».
00:23:46Et il se regarde totalement apeuré de cette petite fille.
00:23:50L'association A Sourire pour Camille a posté justement des nouvelles.
00:23:55Nous sommes enfin rentrés à l'hôtel.
00:23:56En sortant du parc, nous sommes tombés dans un vrai piège.
00:23:59Camille a été gazée.
00:24:00Elle a assisté à des bagarres.
00:24:01Elle a été visée par des mortiers.
00:24:03Nombreuses insultes sur les réseaux sociaux parce que, d'après eux, je serai un mauvais
00:24:06père d'avoir emmené notre jeune guerrière à voir la finale au parc.
00:24:09Camille est très choquée.
00:24:10Notre guerrière a vraiment le PSG dans le sang.
00:24:12Mais ce soir, elle dit qu'elle ne voulait plus revenir ici.
00:24:15Merci pour vos nombreux messages.
00:24:17Voilà.
00:24:17Comment, d'un côté, une jeunesse est là pour avoir un programme pour casser.
00:24:24Et de l'autre côté, décourager des jeunes supporters du PSG qui, eux, ont regardé le match.
00:24:28Parce que les casseurs, on a bien compris qu'eux, ils étaient là pour casser.
00:24:30Ils n'ont même pas vu le match.
00:24:31Ce n'est pas parce qu'il y a un milieu du PSG qu'ils sont allés voir le match.
00:24:33On est d'accord.
00:24:34Tout le sujet du sport business, c'est de permettre au plus grand nombre de venir, surtout en famille,
00:24:38avec femmes et enfants.
00:24:39Et que sécuriser, pacifier les alentours des stades, c'est un enjeu majeur.
00:24:45C'est encore une fois ce que le PSG a réussi à faire après des périodes qui ont été compliquées.
00:24:49Il y a eu un mort, rappelons-nous, le plan Le Proulx qui a permis de pacifier
00:24:53et qui a permis aussi, du coup, à attirer des investisseurs et le rachat de QSI.
00:24:58Puisque avant, c'était quand même compliqué.
00:25:00Ce qui explique aussi la valeur du club.
00:25:02La transaction s'est faite à 70 millions d'euros.
00:25:04C'est-à-dire pas grand-chose par rapport à un club qui pèse aujourd'hui plus de 4 milliards
00:25:07d'euros.
00:25:08Donc, on voit la création de valeur.
00:25:10Pourquoi ? Parce que ça a pu se pacifier et remplir le stade.
00:25:13Mais ces phénomènes-là, qui sont encore une fois plus les phénomènes des hooligans
00:25:17qu'on a connues au siècle dernier, j'aurais tendance à dire,
00:25:21on est sur un problème de société.
00:25:23Et à ce niveau-là, il y a les solutions, elles sont, on va revenir toujours sur les mêmes choses,
00:25:29il y a une notion de sanction, une notion d'éducation, de prévention.
00:25:33Au niveau de la sanction, je vais prendre un exemple,
00:25:35ce qui se passe aux États-Unis, autour du football américain.
00:25:39Et ces dernières années, ils ont eu des envahissements de terrain.
00:25:41Ce qui n'était pas fréquent chez eux.
00:25:44Ça s'est très vite arrêté parce qu'ils ont dit, maintenant,
00:25:46prochaine envahisse sur le terrain, 50 000 dollars d'amende.
00:25:49Oui, la différence, ils l'ont dit, ils l'ont fait.
00:25:51C'est-à-dire que le prochain qui rentre sur le terrain, il va prendre réellement 50 000 dollars d
00:25:54'amende.
00:25:54Parce que nous, on a un président de la République qui a dit hier,
00:25:57alors qu'il accueillait justement l'équipe de France,
00:25:59il a dit, ras-le-bol.
00:26:00Simplement, il a dit la même chose l'année dernière.
00:26:03Regardez plus tôt.
00:26:05Je ne veux pas qu'on s'habitue à ça, et personne n'a envie qu'on s'habitue à
00:26:08ça.
00:26:09Des scènes de violences inacceptables.
00:26:10Les affrontements violents qui se sont tenus sont inacceptables.
00:26:15Et donc, je veux remercier le ministre de l'Intérieur, le préfet de police,
00:26:18l'ensemble des équipes qui se sont mobilisées sur la plaque parisienne
00:26:22et dans beaucoup de villes de province face à ce qui est inqualifiable.
00:26:26Ces incidents sont très graves, ils sont inacceptables.
00:26:30On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés.
00:26:32Donc, je vous le dis, la réponse de l'État sera à la hauteur.
00:26:36Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacables.
00:26:39On ne veut plus voir ça. Fini. On en aura le bol. Terminé.
00:26:44Le football, ça n'est pas ça.
00:26:46Le football, ça n'est pas ça. Vous avez bien compris, Maxime.
00:26:49Mais pourtant, c'est mot pour mot.
00:26:522025, 2026, on a l'impression qu'il a repris la même fiche.
00:26:55Oui, et lorsqu'Emmanuel Macron dit « nous serons intraitables »,
00:26:59je parle le Macron couramment, ça veut dire « rien ne sera traité ».
00:27:02C'est comme ça qu'il faut le comprendre.
00:27:03Parce que précisément, on l'a bien vu avec cette juxtaposition des vidéos,
00:27:08les mots sont peu ou prou les mêmes, implacables, c'est fini, on ne veut plus voir ça.
00:27:13On en a ras-le-bol maintenant, désormais.
00:27:15Et in fine, il ne se passe rien.
00:27:16On voit bien que la parole du président de la République est complètement dévitalisée.
00:27:19D'ailleurs, je ne suis même pas certain qu'il pense ce qu'il dit.
00:27:23Honnêtement, parce que lorsqu'on voit qu'il y a une augmentation de 45% des faits entre 2025 et
00:27:282026,
00:27:29il est conscient de ce chiffre-là.
00:27:31Il ne peut pas tenir de tels propos.
00:27:33En revanche, ce qui est très intéressant, c'est lorsque le président de la République dit
00:27:36« cette violence inqualifiable », pardon, mais cette violence, elle est précisément qualifiable.
00:27:41Et on attend du président de la République de la qualifier,
00:27:43parce qu'on a entendu dans le débat de la part de responsables politiques
00:27:48ce mot que vous mettiez entre guillemets de « débordement ».
00:27:51Ce n'était point des débordements, c'était des émeutes urbaines, des violences.
00:27:56Judith parlait de guérilla.
00:27:58Et il faut d'abord s'accorder sur le mot.
00:28:00Vous savez, Lénine disait « faites-leur manger le mot, ils avaleront la chose ».
00:28:04Eh bien, c'est ce qu'on a entendu dès le coup de sifflet final,
00:28:08dès les premiers débordements.
00:28:10Eh bien non, ce n'était pas des débordements.
00:28:12Donc on attend du président de la République autre chose dans la sémantique.
00:28:15D'abord, commencez par qualifier ce qui s'est passé ce week-end.
00:28:18Dimanche, Laurent Nunez a dit « je ne veux pas qu'on parle de chaos ».
00:28:23Quand on veut régler un problème, en général, ça commence par une description fidèle de la réalité.
00:28:30Là, on est dans le déni total.
00:28:33La façon d'ailleurs dont Nunez prétend faire la police du langage est tout à fait étonnante.
00:28:40Je reprends quelques phrases qu'il a dites hier pendant sa conférence de presse.
00:28:44On a une réponse de grande fernauté.
00:28:46On ne peut pas laisser dire autre chose.
00:28:49Et il s'en est pris aux experts de la sécurité publique de plateau, c'est-à-dire...
00:28:54C'est-à-dire vous, Stéphane Godon ?
00:28:55Vous ne vous inquiétez pas, on va répondre.
00:28:57Parce que vous, je vous ai entendu parler de guérilla urbaine, justement,
00:29:00parce que vous étiez choquée par l'emploi du terme « débordement ».
00:29:05Or, c'est le terme officiel.
00:29:07C'est le seul terme agréé, c'est « débordement ».
00:29:10Alors éventuellement, Nunez veut bien concéder que ça peut conduire à des violences urbaines.
00:29:15Mais c'est dans ce sens-là et c'est tout.
00:29:17Mais surtout, l'undice d'intérieur nous affirme que la France est un grand pays
00:29:22dans la gestion de l'ordre public.
00:29:24Alors ça, c'est un truc qui ferait rigoler si ce n'était pas aussi dramatique.
00:29:28Mais oui, mais tout à l'heure, justement, Nelly Dénac viendra nous montrer
00:29:31comment ça se passe dans les autres pays.
00:29:32Ce sera intéressant de comparer.
00:29:34Vous parlez, pardon, de 45% d'actes commis en plus.
00:29:37Ce n'est pas d'actes commis, c'est d'interpellations.
00:29:40Ça veut dire que, évidemment, tous les gens qui ont commis des violences,
00:29:44des dégradations, des attaques n'ont pas été interpellés.
00:29:47Et j'ajoute une chose.
00:29:48Par contre, les 890, ils ont fait quelque chose.
00:29:51Le flic ne prend pas quelqu'un.
00:29:53Comme ça, au hasard, en disant, tiens, je vais t'emmener avec moi dans mon panier à salade.
00:29:56Ça n'existe pas.
00:29:57L'augmentation des interpellations, en soi, ne veut rien dire.
00:30:02C'est comparé aux violences et comparé aux actes commis.
00:30:06C'est comme quand Emmanuel Macron nous dit, la justice ne pas laxiste.
00:30:09La preuve, les prisons sont pleines.
00:30:11C'est idiot.
00:30:11Non, ça ne veut rien dire.
00:30:13Ça y est, c'est Godon.
00:30:15Oui, nous, ça nous met un peu en colère parce que, quand même, le bilan...
00:30:18Vous avez l'air très bien en colère.
00:30:19Oui, un peu en colère quand même parce que la 178 collègues qui sont blessés,
00:30:22il y en a 18 par jour au quotidien.
00:30:25Parce que ça, on l'oublie un peu de le dire.
00:30:26C'est ça, la réalité.
00:30:27Et 9 ans, en fait, dans le bilan, c'est l'explosion de toutes les statistiques en matière d'infraction.
00:30:33Des violences, du trafic de stupes, des violences sexuelles, des violences intrafamiliales.
00:30:38Tout est au rouge.
00:30:39Et la part des mineurs, elle est tout aussi importante.
00:30:43Et c'est là où, en fait, le pouvoir politique n'a pas répondu à, justement, cette impunité qui est
00:30:49en train de s'installer.
00:30:50Parce que c'est de l'impunité qui est en train de s'installer.
00:30:52Et qui en paye de l'époque assez ?
00:30:54En fait, ce sont les citoyens, les policiers, tous ceux qui sont engagés sur le terrain.
00:30:58Et les images qu'on vient de voir, notamment de ces jeunes filles, sont insupportables.
00:31:01Tout autant, d'ailleurs, que mes collègues blessés qui ont pris des tirs de mortier.
00:31:05Et plutôt que de parler de débordement, ce sont des tentatives d'homicide avec des armes à feu en bande
00:31:10organisée.
00:31:11C'est ça, en fait, la réalité du terrain.
00:31:13Et moi, j'attends que les parquets qualifient.
00:31:15Et j'appelle vraiment les parquets, les procureurs, les magistrats à faire preuve de fermeté une fois.
00:31:21Alors, peut-être que comme ça, ça va redorer le blason et qu'on n'aura pas moins d'un
00:31:25Français sur deux qui fait confiance en la justice.
00:31:27Mais est-ce que vous, Alliance Police et les autres syndicats, vous allez voir périodiquement ou pas votre chef, votre
00:31:35supérieur,
00:31:38ce qu'on appelle le premier flic de France, le ministre de l'Intérieur ?
00:31:41Et est-ce que vous lui faites remonter tout ça ?
00:31:43Et est-ce qu'il vous écoute ? Il vous dit, j'entends bien, je note le point, comme on
00:31:47dit parfois chez les supérieurs.
00:31:49Et puis après, il ne se passe rien ? Comment ça se passe ?
00:31:51Le souci, c'est qu'en fait, nous, on prône un tandem police-justice.
00:31:56Vous voyez une déclaration du ministre de l'Intérieur, il n'y avait pas le garde des soins à ses
00:31:58côtés.
00:31:59Ça aurait été bien quand même de montrer...
00:32:00Si on veut montrer de la fermeté, on montre un tandem justice.
00:32:04En termes de budget, pardon, mais on donne à peu près 5 euros pour 1 000 euros d'impôt pour
00:32:12la justice
00:32:12et 15 euros pour les forces de sécurité.
00:32:14C'est ça la réalité d'aujourd'hui, du budget notamment de la police nationale, pour reprendre cet exemple, et
00:32:20de la justice.
00:32:21Parlons juste deux minutes quand même, parce qu'on n'arrive pas à faire de la réponse pénale,
00:32:25parce qu'on nous dit qu'il y a trop de personnes, la surpopulation carcérale, j'entends ce mot,
00:32:29nous, on n'utilise pas ce mot, il faut utiliser le mot sous-dotation carcérale,
00:32:33parce que nous en manquent 35 000.
00:32:35C'est ça la réalité, en fait, de pourquoi on fait de la gestion du flux et du stock,
00:32:39et non pas de la réponse pénale.
00:32:41Je rappelle, la justice, elle se fait au nom du peuple quand même, un petit peu.
00:32:44C'est elle de la marinerie.
00:32:45Je ne sais pas qui a dit que les journalistes de plateau ne voyaient rien.
00:32:49En tout cas, moi, je ne suis pas un journaliste de plateau, je suis allé sur place.
00:32:51Je peux vous dire que les débordements, il y en a eu énormément.
00:32:53Ce n'est pas des débordements, c'est des émeutes, une guérilla.
00:32:55Et en tout cas, ce n'était vraiment pas beau à voir et on ne se sentait pas bien.
00:32:59Et les habitants, les personnes qu'on a interrogées avec le service reportage d'Europe 1,
00:33:03sont tous apeurés, en ont marre, en ont ras-le-bol que sous leurs fenêtres,
00:33:06il y ait ce qui se passe aujourd'hui, ces guérillas, comme vous avez dit.
00:33:10C'est extrêmement compliqué, en tout cas à sécuriser une ville.
00:33:14Dans un stade de football, aujourd'hui, quand vous allez au Paris Saint-Germain,
00:33:17pour un match de foot, ça se passe bien.
00:33:19Vincent Chaudel en a parlé, le plan Le Proulx a vraiment arrangé les choses.
00:33:23Le problème que l'on a, c'est que quand vous avez des fêtes organisées,
00:33:27et notamment à l'extérieur, il y a ces casseurs qui arrivent,
00:33:31non pas pour voir le match, parce qu'ils n'ont rien vu,
00:33:32mais pour mettre la ville en dessous-dessous.
00:33:36Ce qu'il faut dire également, c'est qu'en 2013,
00:33:39j'étais allé à l'un des premiers titres du Paris Saint-Germain,
00:33:42c'était au Trocadéro, les vitrines avaient été cassées.
00:33:46C'est la première fois, c'est là où il y a la bascule.
00:33:47Voilà, exactement. Et j'étais, lors de ces célébrations face à la Tour Eiffel,
00:33:52avec des fumigènes qui ont été allumés, on a dû sortir et presque fuir
00:33:56l'endroit où étaient, entre guillemets, parqués les journalistes,
00:33:59parce qu'on n'arrivait plus à sécuriser, et ça a été vraiment terrible.
00:34:03C'est-à-dire que le lendemain, les commerçants ont trouvé,
00:34:05évidemment, leur vitrine cassée, et ça a été très compliqué.
00:34:09Donc aujourd'hui, le stade, on peut le sécuriser,
00:34:11mais à l'extérieur, dans la vie, c'est plus difficile.
00:34:13– Et si je peux rajouter un élément, quand même,
00:34:15parce qu'on nous parle de faire en amont des choses.
00:34:18Quand il y a eu la loi, notamment anti-casseurs,
00:34:20il y avait l'article 3, qui pouvait nous permettre
00:34:23d'avoir des arrêtés d'interdiction administrative
00:34:25pour les individus violents.
00:34:28Vous savez quoi ? Je vous le donne en mille,
00:34:30le Conseil constitutionnel, il a tout retoqué d'un trait de la plume.
00:34:34Et voilà. En fait, on ne nous donne pas les outils.
00:34:36Donc, M. Macron, il fait des grandes déclarations,
00:34:38il peut faire une déclaration au président du Conseil constitutionnel
00:34:41en lui disant, là, il faudrait peut-être mettre le paquet.
00:34:43– Et en attendant, il y a une réalité du terrain,
00:34:46une réalité, j'allais dire, des salons ou des ministères.
00:34:48Écoutez ce que disait ce matin Marina Ferrari,
00:34:51la ministre des Sports.
00:34:54– Je maintiens que nous avons tiré les enseignements
00:34:56puisque nous avons grandement renforcé, vous le savez,
00:34:58les effectifs qui étaient mobilisés sur cet événement
00:35:01et en témoignent le nombre de gardes à vue, d'ailleurs,
00:35:03qui a été en forte augmentation et d'arrestations en forte augmentation.
00:35:06Les faits montrent qu'il y a bien, effectivement,
00:35:08des gens qui viennent gâcher la fête
00:35:10et qui ne sont pas là du tout pour le sport.
00:35:11Donc, ça suffit, comme l'a dit le président de la République.
00:35:14Mais les interventions ont été systématiques.
00:35:17En témoigne, d'ailleurs, ce que je vous ai dit,
00:35:18le nombre de personnes interpellées.
00:35:20Et puis, à chaque fois, il y a une réponse qui a été rapide
00:35:22et qui a permis de mettre fin à certains désordres.
00:35:25– On a tiré les leçons, dit Marina Ferrari.
00:35:27Mais que dit la porte-parole du gouvernement, Maud Brejon ?
00:35:30– Personne ne s'est habitué à ces violences.
00:35:32Elles sont inacceptables et incompréhensibles
00:35:36pour nos concitoyens et vos auditeurs qui nous écoutent ce matin.
00:35:39La question qui se pose maintenant, c'est l'origine de cette violence.
00:35:43Et de toute évidence, ce n'est pas juste une histoire
00:35:46de nombre de forces de l'ordre déployées.
00:35:49On a un problème de violence endémique en France,
00:35:53de violence qui se répète.
00:35:55On a un problème d'éducation.
00:35:57On a un problème culturel.
00:35:59– Voilà, si on a un problème culturel et si on a un problème d'éducation,
00:36:03il faut peut-être faire quelque chose.
00:36:04En attendant, on attend toujours les propositions, Vincent Chaudel.
00:36:08– Alors, j'évoquais tout à l'heure le sujet de la sanction.
00:36:10On l'a évoqué aussi avec le dispositif policier.
00:36:14C'est-à-dire que comment l'Angleterre a lutté
00:36:17et a réduit le phénomène hooligan.
00:36:21C'est-à-dire que quand vous étiez pris,
00:36:22vous vous êtes désormais convoqué dans un commissariat à l'heure du match.
00:36:25Et donc, les hooligans sont déjà écartés.
00:36:27– Le sujet de l'éducation, je reviens sur un exemple qui me semble intéressant.
00:36:31C'est historiquement le rugby en Angleterre.
00:36:33Le rugby en Angleterre a servi aussi à corriger la délinquance.
00:36:38Mais quand je vous dis en Angleterre,
00:36:40ce n'est pas dans les dix dernières années, il y a un siècle ou deux même.
00:36:43Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un sport
00:36:45où la décision de l'arbitre est souvent, ou historiquement, subjective.
00:36:52Mais la règle, c'est de la respecter.
00:36:53Et donc, à un moment donné, dans une société où on a du mal à avoir des repères,
00:36:58le sport peut être très utile par rapport à ça.
00:37:00Sauf que chez nous, la place du sport dans notre société,
00:37:03dans notre système éducatif, est souvent minime.
00:37:07Alors que là, je pense qu'il y a quelque chose à faire.
00:37:11– Là, il n'y a plus de sport, on l'a dit.
00:37:12C'est un prétexte.
00:37:14Cyril l'a dit, quand on va en famille voir le PSG, ça se passe bien.
00:37:18– On en a un point, Pierre, je suis désolé.
00:37:22On est en tant que père de famille, vous l'êtes,
00:37:24à dire à ses enfants de ne pas aller au stade.
00:37:26Mais c'est dramatique.
00:37:27– C'est dramatique.
00:37:28– La petite Camille, elle a dit qu'elle ne reviendrait plus au stade.
00:37:30Quand elle voit, je ne sais pas si Camille regarde les déclarations
00:37:33de nos voisins de Marina Ferrari,
00:37:34mais si elle parle le Macron couramment comme vous,
00:37:40elle comprendra qu'il ne se passera rien.
00:37:42– Elle ne se passera rien, et cette scène nous attrise d'autant plus
00:37:46parce que le mot que dit son père à la fin, c'est « on va se cacher ».
00:37:49Et ça illustre parfaitement maintenant ce qui se passe
00:37:52entre les honnêtes gens, les supporters qui veulent venir célébrer.
00:37:56– Mais ils me l'ont dit, vous l'avez raison.
00:37:57Les supporters, me l'ont dit, ce ne sont pas des supporters.
00:38:01– Non, il faut arrêter de les appeler ça.
00:38:02– Il faut les appeler les délinquants.
00:38:03– Par des racailles, il faut le dire,
00:38:05par des jeunes qui sont là pour piller, vandaliser.
00:38:09Et le réflexe, ce qu'on a entendu tout à l'heure,
00:38:11qui ont dit, le programme c'est de casser.
00:38:13Qu'on gagne, qu'on perde, on casse.
00:38:14– Mais ajoutons quand même un éléphant dans la pièce
00:38:17parce qu'il y a aussi une dimension,
00:38:19Judith parlait de biberonner à la haine de la France,
00:38:21il y a aussi une haine contre les Juifs
00:38:23parce qu'il y a certaines vidéos qui ont tourné ce week-end
00:38:27où on voyait un individu avec un mortier d'artifice,
00:38:30on lui demandait pourquoi il en détenait un,
00:38:32il disait ça c'est pour les Juifs.
00:38:34Voilà ce qui se passe lorsqu'on entend des « Free Palestine ».
00:38:37Qu'est-ce que la Palestine a à faire avec cela ?
00:38:40– Ils ne savent même pas de quoi ils parlent.
00:38:42– Donc on vient pour voir…
00:38:43– Une synagogue a été attaquée à beaucoup.
00:38:44– Ils répètent, en fait c'est un peu comme une intelligence artificielle,
00:38:47enfin j'enlève l'intelligence,
00:38:48mais ils répètent un modèle,
00:38:51ceux-là en l'occurrence,
00:38:54ils n'ont pas pensé le truc,
00:38:58ils n'ont pas écrit une thèse là-dessus.
00:38:59– Et qui porte ce discours ?
00:39:01– Ils savent-ils encore où est la Palestine,
00:39:03où sont les territoires ?
00:39:04C'est une bonne question.
00:39:05– Voilà pourquoi il me semble inapproprié
00:39:07ce que vous avez dit sur la lutte pour le hooliganisme,
00:39:10et tout à fait juste,
00:39:10mais les racines n'étant pas les mêmes,
00:39:14je pense que le traitement doit être différent,
00:39:16parce que vous ne traitez pas de la même manière
00:39:18ce qui se passe avec le hooliganisme.
00:39:20– Alors Mathieu Deves nous a rejoint sur,
00:39:22effectivement on attend beaucoup de ces comparutions immédiates,
00:39:25il y a eu des agressions,
00:39:27l'ancienne maire du 8ème,
00:39:28il y a eu également un journaliste de frontières,
00:39:30Mathieu Deves ?
00:39:31– Exactement, oui, et au total ces derniers chiffres consolidés,
00:39:33890 personnes qui ont été interpellées,
00:39:35c'est plus 45%,
00:39:37ça donne un peu une idée de l'ampleur du phénomène
00:39:40par rapport à l'an passé.
00:39:4271 villes du pays touchées,
00:39:44dégradation du mobilier urbain,
00:39:45pillage de magasins et violence contre les forces de l'ordre,
00:39:47focus si vous le voulez bien sur l'agglomération parisienne,
00:39:51489 gardes à vue,
00:39:52256 à Paris dont 31 mineurs,
00:39:54et concernant les majeurs,
00:39:56il s'agit exclusivement d'hommes,
00:39:58vous avez 10 femmes seulement qui ont été placées en garde à vue,
00:40:01information du parquet de Paris,
00:40:03les mineurs, on parle uniquement de garçons,
00:40:05et sachez que le plus jeune, il a 14 ans,
00:40:07il est né en avril 2012,
00:40:09les infractions reprochées,
00:40:10très majoritairement,
00:40:12et c'est là où ça peut faire froid dans le dos,
00:40:13Stanislas Gondon,
00:40:14vous allez me confirmer tout ça,
00:40:16on parle d'atteinte aux personnes dépositaires
00:40:18de l'autorité publique,
00:40:19policiers et gendarmes,
00:40:20et ça c'est environ la moitié des faits
00:40:22qui ont été constatés,
00:40:24atteinte aux biens également,
00:40:26vols, dégradations,
00:40:26on a vu ces scènes de pillage,
00:40:28autres troubles à l'ordre public,
00:40:30port d'armes illégales également,
00:40:32alors quand on parle d'armes illégales,
00:40:33c'est souvent des mortiers d'artifice,
00:40:36des barres de fer également utilisées
00:40:37pour saccager les abribus,
00:40:39ces images qu'on voit un peu chaque année
00:40:40lors des célébrations,
00:40:42et puis ce chiffre,
00:40:43ce chiffre qui interpelle,
00:40:45et il est très important en France,
00:40:47178 policiers et gendarmes ont été blessés,
00:40:50une quarantaine à Paris,
00:40:51avec un fait notable,
00:40:52je vous raconte et j'en termine là,
00:40:54après la victoire du PSG,
00:40:55il est minuit et demi,
00:40:56on est dans le sixième arrondissement,
00:40:58donc quelques heures après la victoire du PSG,
00:41:00secteur Trocadéro,
00:41:01vous avez deux équipages de police en patrouille,
00:41:04et bien ces équipages de police,
00:41:05ils ont subi un jet de ce qui pourrait être
00:41:07une bombe agricole,
00:41:09une bombe agricole,
00:41:10deux policiers ont été impactés par des éclats,
00:41:12on a une gardienne,
00:41:13gardienne de la paix,
00:41:14qui a été impactée à huit reprises
00:41:15par ces éclats,
00:41:17elle doit faire l'objet d'une intervention chirurgicale,
00:41:19trois autres policiers ont été plus légèrement blessés,
00:41:21et sachez que ça c'est inédit,
00:41:23une enquête pour tentative d'homicide volontaire
00:41:27sur personne dépositaire de l'autorité publique,
00:41:29ça montre aussi un peu peut-être l'ampleur du phénomène,
00:41:32et le parquet de Paris,
00:41:33qui prend les choses très au sérieux,
00:41:34la procureure notamment de la République de Paris,
00:41:36et là vous risquez,
00:41:37si je ne dis pas de bêtises,
00:41:37la réclusion criminelle à perpétuité,
00:41:39on n'est pas seulement sur des violences volontaires,
00:41:42ces tentatives d'homicide.
00:41:43Mais vous avez tout dit,
00:41:44on risque,
00:41:45ou en tout cas ces individus,
00:41:46sur le papier,
00:41:47qu'est-ce qui va se passer derrière ?
00:41:48Encore une fois,
00:41:49on attend le résultat de ces comparutions immédiates,
00:41:51moi je garde un chiffre,
00:41:53c'est-à-dire que le plus jeune gardé à vue,
00:41:56489 gardes à vue,
00:41:58256 à Paris,
00:41:59le plus jeune à 14 ans,
00:42:00c'est-à-dire qu'il est à peine plus âgé
00:42:02que la petite Camille,
00:42:03qui est allée voir le match,
00:42:04et qui pensait vivre une belle soirée.
00:42:06Il vient d'avoir 14 ans,
00:42:07il a 14 ans il y a à peine deux mois.
00:42:09Vous savez,
00:42:11il faut de temps en temps un peu écouter
00:42:12les policiers de terrain,
00:42:14parce que les policiers de terrain,
00:42:15ils voient les choses...
00:42:16Ils donnent la parole souvent.
00:42:16Non, nous oui,
00:42:17mais on n'écoute pas beaucoup
00:42:18ce que l'on relaie comme information
00:42:22de nos collègues de terrain.
00:42:23C'est-à-dire que vous savez,
00:42:24quand on disait avant,
00:42:25le narcotrafic,
00:42:26il est en train de s'installer dans les quartiers,
00:42:28personne n'a réagi,
00:42:29il a fallu une commission d'enquête,
00:42:30une loi de narco,
00:42:31il a fallu des meurtres...
00:42:32On va vérifier ce que disent les policiers de terrain.
00:42:34Exactement.
00:42:34Et là maintenant,
00:42:35nous on dit depuis des années
00:42:36que les mineurs,
00:42:37ils sont en roue libre,
00:42:38la roue crantée,
00:42:39elle ne marche plus
00:42:39et qu'il n'y a pas de réponse.
00:42:41D'ailleurs,
00:42:41c'est un échec total,
00:42:43un, de l'autorité parentale,
00:42:44deux, en fait,
00:42:45des mesures éducatives
00:42:46qui sont prônées par,
00:42:47notamment, la Constitution.
00:42:49Parce que c'est ça aussi
00:42:49la réalité du terrain.
00:42:50Et il faut qu'on change de paradigme
00:42:52parce que sinon,
00:42:53on ne va pas arriver
00:42:54à endiguer, en fait,
00:42:55ce phénomène.
00:42:56Et je le rappelle
00:42:57que les mineurs récidivistes,
00:42:59plus ils sont récidivistes,
00:43:00plus ils sont jeunes
00:43:01et plus ils s'aguerrissent.
00:43:02Et ce qu'il fait,
00:43:03après,
00:43:03ils n'hésitent pas,
00:43:04notamment,
00:43:04à tirer sur mes collègues.
00:43:05Et voilà.
00:43:06Et c'est ce qui se passe
00:43:06et on continue à en parler
00:43:08dans Midi News.
00:43:08Restez avec nous,
00:43:09à tout de suite.
00:43:11Suite de Midi News
00:43:12avec, consacré,
00:43:14bien sûr,
00:43:14aux émeutes
00:43:14à poste victoire du PSG
00:43:17après les dernières informations
00:43:18de Sommayal Abiti.
00:43:20Et au lendemain
00:43:21d'un week-end
00:43:21de violences en marge
00:43:22de la victoire du PSG
00:43:24en finale de la Ligue des Champions,
00:43:25les Champs-Elysées
00:43:26portent encore
00:43:27les stigmates
00:43:28des débordements
00:43:29aux grands dames
00:43:29des Rimerins
00:43:30qui n'en peuvent plus
00:43:31de ces dégradations.
00:43:33C'est quelque chose
00:43:34qui est impensable
00:43:35et pour moi,
00:43:37je ne comprends pas
00:43:38ce qui se passe
00:43:38et je me dirais même
00:43:40que je suis apeuré
00:43:40quand je vois tout ça.
00:43:41On a l'habitude
00:43:42dans le quartier
00:43:42parce que j'habite là
00:43:43depuis longtemps.
00:43:44Donc, chaque jour de fête
00:43:45est un jour de désastre
00:43:46pour les habitants du quartier.
00:43:48On reste bloqué chez nous,
00:43:50on ne peut pas sortir,
00:43:50on est prisonnier
00:43:51en attendant la fin de la guerre.
00:43:53Je trouve ça très dommage,
00:43:54je trouve ça triste.
00:43:55Vraiment,
00:43:56pour juste un championnat de foot,
00:43:58ça en vienne à ça.
00:43:59Je trouve ça très dommage
00:44:00et puis ça dégrade tout le monde
00:44:02et tout le monde est face à ça.
00:44:04Franchement,
00:44:05je n'ai pas les mots.
00:44:05Ça me fatigue, moi.
00:44:07À la une également,
00:44:08alors qu'un suspect
00:44:09a été placé en garde à vue,
00:44:10un appel à témoins
00:44:11a été diffusé
00:44:12pour retrouver Liana,
00:44:13une collégienne de 11 ans
00:44:14disparue depuis vendredi.
00:44:16Les gendarmes
00:44:17continuent de ratisser
00:44:18la zone de Florence
00:44:19et vont lancer
00:44:20une nouvelle battue
00:44:20dès cet après-midi.
00:44:22Des recherches
00:44:23et des moyens
00:44:23qui s'intensifient,
00:44:24comme nous l'explique
00:44:25le commandant du groupement
00:44:27de la gendarmerie du Gers.
00:44:29Les recherches se poursuivent.
00:44:31Elles ne se sont pas arrêtées
00:44:32depuis vendredi,
00:44:34depuis que la gendarmerie
00:44:35a été avisée
00:44:35de la disparition de Liana.
00:44:37Elles se poursuivent
00:44:39en plusieurs directions.
00:44:40Les investigations
00:44:41qui sont confiées
00:44:42à la section de recherche
00:44:43et les recherches opérationnelles
00:44:45avec un certain nombre
00:44:47de moyens
00:44:47qui ont été engagés
00:44:48pour maximiser nos chances
00:44:49de retrouver la petite
00:44:51ou à défaut
00:44:52de trouver des éléments
00:44:53qui permettent
00:44:54d'orienter les recherches.
00:44:55C'est des moyens
00:44:56sur un spectre large,
00:44:57des moyens aériens
00:44:58avec des hélicoptères,
00:45:00des drones
00:45:00équipés de différents optionnels,
00:45:02thermiques,
00:45:03phares de recherche,
00:45:04des moyens également
00:45:05nautiques,
00:45:06nautiques et subaquatiques
00:45:07pour travailler en surface
00:45:08et sous la surface,
00:45:11des moyens terrestres
00:45:12évidemment à pied.
00:45:14Et puis le 9e sommet
00:45:16de Chousse France
00:45:17va s'ouvrir
00:45:17sous les meilleurs auspices.
00:45:19Emmanuel Macron
00:45:19annonce un montant global
00:45:20record de 93 milliards d'euros
00:45:23avec plus de 15 000 emplois
00:45:25à la clé.
00:45:25Quel est l'exact enjeu
00:45:27de ce sommet
00:45:28pour le président
00:45:28de la République,
00:45:29Dunia Tengou ?
00:45:32Oui,
00:45:33Sommet à Chousse France
00:45:34est un rendez-vous
00:45:34à forte portée symbolique
00:45:36pour Emmanuel Macron.
00:45:37Record d'investissement
00:45:39et vous l'avez dit,
00:45:40dernière saison,
00:45:41dernière édition
00:45:42avant la fin
00:45:42de son second quinquennat.
00:45:44L'occasion pour lui
00:45:45bien sûr de défendre
00:45:46son bilan économique
00:45:47et industriel
00:45:48face à 200 dirigeants
00:45:50internationaux
00:45:50venus spécialement
00:45:52à l'occasion.
00:45:53Le président de la République
00:45:54veut rappeler
00:45:54que la France
00:45:55est devenue
00:45:56le pays le plus attractif
00:45:58au niveau
00:45:58des investissements étrangers.
00:46:00On parle,
00:46:00vous l'avez dit,
00:46:01de plus de 90 milliards d'euros
00:46:03injectés dans l'économie française,
00:46:0515 000 emplois en France.
00:46:06Mais au-delà des chiffres,
00:46:08l'enjeu est aussi politique
00:46:09car si, oui,
00:46:10il faut attirer
00:46:11des capitaux internationaux,
00:46:13mais qu'en est-il
00:46:14de la politique d'aide
00:46:15menée vis-à-vis
00:46:16des entreprises françaises ?
00:46:18Voilà l'une des questions.
00:46:19Les défis restent encore nombreux
00:46:21pour les entreprises nationales,
00:46:22le coût de la production
00:46:24ou encore la concurrence
00:46:25déloyale.
00:46:26Mais pour l'exécutif,
00:46:27ce n'est pas la question
00:46:28ici, bien sûr,
00:46:29d'opposer
00:46:29les investissements étrangers
00:46:31et les entreprises nationales.
00:46:33Merci pour ce point complet,
00:46:34Dounia, merci également
00:46:35à Florian Doré
00:46:36qui vous accompagne.
00:46:38Voilà ce qu'on pouvait dire
00:46:39de l'actualité
00:46:39à 14h, Pierre.
00:46:40Merci Somaïa,
00:46:41tout à l'heure,
00:46:4214h30,
00:46:43pour d'autres informations.
00:46:45La chronique éco.
00:46:47Votre programme
00:46:48avec ParuVendu.fr
00:46:50Sur ParuVendu.fr,
00:46:52trouvez votre futur
00:46:53chez vous
00:46:53partout en France.
00:46:55Je fais laver ma couette
00:46:56et mes oreillers
00:46:57à petit prix
00:46:57en les déposant
00:46:58simplement en point relais.
00:47:00Votre programme
00:47:01avec Impeccable.com
00:47:04Et avec Éric
00:47:05de Ritmatène surtout.
00:47:06Bonjour Éric.
00:47:07Bonjour Pierre.
00:47:07Merci d'être là
00:47:08pour nous parler
00:47:08des dégâts
00:47:09qui ont suivi
00:47:09évidemment cette victoire
00:47:11du PSG.
00:47:12Ils coûteront cher
00:47:13à la collectivité.
00:47:14On peut déjà regarder
00:47:14l'impact que ça aura
00:47:15sur les comptes publics,
00:47:16sur les assurances,
00:47:17sur les commerces
00:47:17qui ont été pillés.
00:47:19Écoutez, d'abord,
00:47:19déjà le coût
00:47:20de la mobilisation massive
00:47:21de 22 000 policiers
00:47:23en France,
00:47:23dont 8 000 à Paris.
00:47:25Eh bien,
00:47:25Jean-Christophe Couvi
00:47:26du syndicat SGP Police
00:47:28et Faux me disait
00:47:28tout à l'heure
00:47:29que ça coûtera cher,
00:47:30très cher,
00:47:30parce que vous avez là-dedans
00:47:31des jours de récupération.
00:47:34Les policiers
00:47:34ont été mobilisés.
00:47:35Vous avez des rappels
00:47:36sur le jour de congé.
00:47:37C'est-à-dire qu'ils étaient
00:47:37en repos.
00:47:38Ils ont dû revenir travailler.
00:47:40Et puis, le coût...
00:47:41Bon, écoutez,
00:47:41ce n'est pas évident
00:47:42à chiffrer.
00:47:43Il faut revoir simplement
00:47:44le rapport du Sénat
00:47:45qui a été publié
00:47:47par le journal officiel
00:47:47le 11 avril 2024.
00:47:49Et ce rapport du Sénat
00:47:50rappelle ce qu'avaient coûté
00:47:50les violences
00:47:51après l'affaire Naël.
00:47:52Donc, je vais parler
00:47:53des cinq nuits
00:47:54qui avaient concerné
00:47:55cette époque.
00:47:55Ça avait été évalué
00:47:56à 30 millions d'euros
00:47:57pour la seule police.
00:47:59Donc, vous vous rendez compte
00:47:59pour la mobilisation
00:48:00cinq nuits, 30 millions.
00:48:01Donc, si vous ramenez ça
00:48:03à une nuit,
00:48:03on peut déduire
00:48:04un coût de 6 millions d'euros.
00:48:056 millions d'euros
00:48:06pour les forces de police
00:48:07mobilisées.
00:48:08Vous avez même
00:48:08une source d'avocat
00:48:09qui a fait son calcul
00:48:11de son côté.
00:48:11Elle donne entre 8 et 10 millions
00:48:13pour cette soirée.
00:48:15Alors, des policiers mobilisés,
00:48:16des policiers blessés.
00:48:17On en a parlé tout à l'heure.
00:48:19Et là aussi,
00:48:19il y a des chiffres.
00:48:20Oui, parce que vous avez
00:48:21toujours, selon SGP Police FO,
00:48:23il y a 178 personnes
00:48:25qui ont été touchées,
00:48:26contusionnées
00:48:27et plusieurs d'entre elles
00:48:27en arrêt maladie.
00:48:28Ça, c'est le chiffre
00:48:29du syndicat.
00:48:30Vous avez des voitures
00:48:31de police endommagées,
00:48:31des bombes lacrymaux
00:48:32qui ont été utilisées,
00:48:33donc des équipements
00:48:34à reconstituer.
00:48:35Alors, on pourrait bien
00:48:36approcher effectivement
00:48:37les 10 millions d'euros.
00:48:38Alors, c'est moins grave,
00:48:39mais c'est quand même
00:48:40très funeste
00:48:41après une victoire.
00:48:42Il y a aussi
00:48:42des dégâts matériels.
00:48:43Alors oui,
00:48:44c'est toujours pareil.
00:48:45Vitrine cassée,
00:48:46vous allez voir,
00:48:46entre 1 000 et 3 000 euros
00:48:48et encore plus
00:48:49quand il s'agit
00:48:49de la vitrine
00:48:50des galeries Lafayette
00:48:51à Amiens
00:48:52dans la somme.
00:48:53Les abribus,
00:48:54vous allez voir le prix.
00:48:55Un abribus détruit
00:48:55par plaisir,
00:48:56c'est 5 500 euros
00:48:57pour la collectivité.
00:48:58Les poubelles,
00:48:59il y a des petites poubelles,
00:49:00vous savez, les bacs.
00:49:01Puis, il y en a des plus gros
00:49:02qu'on voit souvent
00:49:03devant les habitats,
00:49:04les gros habitats,
00:49:04les grosses résidences.
00:49:06266 euros.
00:49:07Voilà, quand ça brûle,
00:49:08c'est payé par qui ?
00:49:09Par nous.
00:49:10Sans oublier les pillages,
00:49:11les vols,
00:49:12le chiffre d'affaires perdu.
00:49:13Voilà, et j'oubliais même
00:49:14les vélos en libre-service.
00:49:16Vous avez dû voir
00:49:16sur les images
00:49:17des vélos qui brûlaient
00:49:18Porte de Saint-Cloud
00:49:19et également
00:49:19au Trocadéro à Paris.
00:49:21On l'ignore,
00:49:21mais un vélo
00:49:22qui est perdu,
00:49:23volé, endommagé, cassé,
00:49:24vous savez ce que ça coûte ?
00:49:26C'est 2 500 euros
00:49:27de coût d'exploitation.
00:49:29Le vélo,
00:49:30il vaut moins cher que ça.
00:49:31Il est volé,
00:49:31il est volé.
00:49:32Mais là,
00:49:32pour mettre en route
00:49:33toute la machine,
00:49:34l'exploitation,
00:49:35la réparation,
00:49:36chaque vélo,
00:49:37c'est 2 500 euros
00:49:38de coût d'exploitation.
00:49:40C'est vraiment
00:49:40très très coûteux
00:49:41pour tout ça.
00:49:42Et je terminerai par une chose.
00:49:43Je disais que c'est nous
00:49:44qui allons payer.
00:49:45Et oui,
00:49:48parce que vous allez voir
00:49:49qu'il y a eu une loi
00:49:50qui a été votée,
00:49:51elle est passée pratiquement
00:49:52inaperçue,
00:49:53on en a parlé sur ces news,
00:49:54mais il était prévu
00:49:55d'avoir 5 %
00:49:56sur nos assurances
00:49:57pour payer les émeutes.
00:49:58Assurance émeute,
00:49:59finalement,
00:49:59c'est descendu
00:49:59à 1,50 euros
00:50:00sur l'assurance habitation,
00:50:031,50 euros
00:50:03sur l'assurance automobile.
00:50:05Donc,
00:50:05vous imaginez
00:50:06ce que ça représente.
00:50:07La surprime catastrophe,
00:50:08elle coûte déjà 20 %
00:50:09de la cotisation.
00:50:10Ça veut dire
00:50:11que si vous avez
00:50:11100 euros de cotisation par an,
00:50:13vous avez 20 euros
00:50:14déjà pour la catastrophe
00:50:15et vous aurez
00:50:161,50 euros de plus par an
00:50:17qui seront pris
00:50:18par le contribuable,
00:50:20l'assuré.
00:50:20Voilà,
00:50:21c'est pour ça
00:50:21qu'il y aura aujourd'hui
00:50:22une unanimité
00:50:22contre ces dégâts,
00:50:24ces violences stupides
00:50:25parce que c'est vraiment
00:50:26tout le monde qui paye,
00:50:27c'est nous,
00:50:28les commerçants,
00:50:28la police
00:50:29et bien sûr,
00:50:30les particuliers.
00:50:30On est loin du casse,
00:50:32tu répars.
00:50:32Merci beaucoup,
00:50:33Éric de Ritmaten.
00:50:35C'était votre programme
00:50:36avec paruventdu.fr.
00:50:38Sur paruventdu.fr,
00:50:40trouvez votre futur chez vous
00:50:41partout en France.
00:50:42Je fais laver ma couette
00:50:44et mes oreillers
00:50:45à petit prix
00:50:45en les déposant simplement
00:50:47en point relais.
00:50:48C'était votre programme
00:50:49avec Impeccable.com.
00:50:52Voilà,
00:50:53et jusqu'à 15h,
00:50:53midi news consacrée
00:50:55à ces émeutes,
00:50:55ces guérillas urbaines.
00:50:56On est très très loin
00:50:57du débordement
00:50:58ou des débordements
00:50:59que dit le gouvernement.
00:51:01C'est le narratif du gouvernement
00:51:02sur les débordements.
00:51:03Je peux même vous rappeler
00:51:04ce qu'a dit Laurent Nunez.
00:51:05Il a dit que les choses
00:51:07s'étaient globalement bien passées.
00:51:08Moi,
00:51:09je me souviens aussi
00:51:09de Georges Marchais
00:51:10qui à une époque disait
00:51:10que sur l'URSS,
00:51:12le bilan était globalement positif.
00:51:14Enfin,
00:51:14en tout cas,
00:51:15redescendons un peu.
00:51:16On a également tout à l'heure
00:51:17entendu le président de la République
00:51:19dire les mêmes mots
00:51:21qu'en 2025.
00:51:22Nous avons la chance
00:51:23d'avoir Maxime Le Guet
00:51:24du service politique
00:51:25de CNews
00:51:25qui,
00:51:26il l'a dit tout à l'heure,
00:51:27parle Macron couramment.
00:51:28Donc,
00:51:29quand il dit
00:51:29que ce sera intraitable,
00:51:31ça veut dire que...
00:51:32Rien ne sera traité.
00:51:33Rien ne sera traité.
00:51:34Merci de la traduction.
00:51:35Je me balade
00:51:36avec mon dico
00:51:36dans Midi News.
00:51:37C'est quand même assez facile.
00:51:38Judith Ventrobe
00:51:39est là également.
00:51:41Stanislas Godon
00:51:41du syndicat Alliance.
00:51:43Vincent Chaudel,
00:51:44Cyril Delamorinerie
00:51:45va nous rejoindre
00:51:45dans un instant également.
00:51:47Et puis,
00:51:47nous accueillons
00:51:48Alain Bensoussan.
00:51:49Maître,
00:51:49bonjour.
00:51:50Merci beaucoup
00:51:50d'être avec nous.
00:51:51On parlait
00:51:51des comparutions immédiates
00:51:53justement,
00:51:54avec une grande partie
00:51:57de ces comparutions immédiates.
00:51:58Qu'est-ce qui va se passer
00:52:00derrière pour ces jeunes ?
00:52:02Parfois pas grand-chose
00:52:03et parfois beaucoup.
00:52:05D'abord,
00:52:05il faut bien poser la question
00:52:07parce qu'il y a vraiment
00:52:08beaucoup de confusion
00:52:09dans ce domaine.
00:52:10C'est-à-dire ?
00:52:11Il y a débordement,
00:52:13émeute et autres.
00:52:13Mais le terme exact,
00:52:15le terme exact,
00:52:16c'est attroupement.
00:52:17L'attroupement,
00:52:18c'est une réunion de personnes
00:52:20qui doivent obligatoirement
00:52:21sortir de l'attroupement
00:52:23sous deux sommations.
00:52:25Donc déjà,
00:52:25on dispose d'un moyen juridique
00:52:27parfaitement efficace.
00:52:28Vous en parliez hier,
00:52:30je crois,
00:52:30ou avant-hier.
00:52:31Donc tous les gens,
00:52:32il faut le dire aux gens,
00:52:33tous les gens qui se trouvent
00:52:34dans un attroupement
00:52:35après les deux sommations
00:52:36doivent quitter l'attroupement.
00:52:38Ce qui réduit a priori
00:52:40le nombre en capacité d'agir.
00:52:43Là-dessus,
00:52:44il existe une infraction.
00:52:46On a un an,
00:52:48peu importe les amendes,
00:52:49on peut passer à trois ans
00:52:50si on est masqué ou non.
00:52:52Donc on dispose d'un texte
00:52:53pour arrêter quasiment tout le monde
00:52:55et les mettre devant les tribunaux.
00:52:58Et là,
00:52:58il y a une difficulté de preuve.
00:53:00Il y a une vraie difficulté de preuve
00:53:01auquel beaucoup des policiers
00:53:04soulignent la difficulté.
00:53:05C'est qu'un procès verbal de police,
00:53:06de participation à un attroupement
00:53:08après deux sommations,
00:53:10ce n'est qu'un simple renseignement.
00:53:13Ce n'est qu'un simple renseignement.
00:53:14Et tout le problème juridique,
00:53:16c'est de passer
00:53:16d'une responsabilité collective,
00:53:18vous êtes membre d'un attroupement,
00:53:19au sein du tribunal,
00:53:23vous êtes responsable individuellement
00:53:24de ce que vous faites.
00:53:25C'est là la difficulté.
00:53:26Et pour cela,
00:53:27il n'y a qu'une seule manière
00:53:28aujourd'hui de s'en sortir.
00:53:29Parce que les images sont claires,
00:53:31c'est d'avoir une vidéo intelligente
00:53:34qui permet,
00:53:34puisque c'est qu'un simple renseignement,
00:53:36pour que la preuve contre ces personnes
00:53:38qui vont être déférées
00:53:40puisse être mise en œuvre,
00:53:42il faut pouvoir admettre
00:53:43une preuve augmentée,
00:53:44un policier augmenté,
00:53:46une preuve plus sereine
00:53:47que la déclaration d'un procès verbal
00:53:49qui en général est plus ou moins bien fait
00:53:51compte tenu des défaillances du logiciel.
00:53:53Et c'est ces deux exemples-là
00:53:55qui permettront d'éviter
00:53:56ce que vous constatez tout le temps.
00:53:58C'est un nombre d'interpréations
00:53:59important,
00:54:00le passage devant le tribunal est important
00:54:02et si peu de condamnations,
00:54:04il y a un déficit de la preuve.
00:54:06Judith.
00:54:07Deux choses.
00:54:08D'abord, c'est un problème en soi
00:54:09que la parole du policier
00:54:11n'est pas valeur probante
00:54:12en cas d'attroupement.
00:54:14De délits.
00:54:15Et c'est vrai pour tous les délits.
00:54:17C'est vrai pour tous les délits.
00:54:18En revanche, en cas de contravention,
00:54:19et je pense notamment à quelqu'un,
00:54:21un autre immobiliste
00:54:22qui brûle un feu
00:54:22pour un excès de vitesse.
00:54:24Un flic dit
00:54:25il a brûlé un feu,
00:54:27il a fait un excès de vitesse.
00:54:28Même en l'absence de preuve matérielle,
00:54:31sa parole a valeur probante.
00:54:34Premier problème.
00:54:34Deuxième problème.
00:54:35La loi française,
00:54:37une loi de 2010,
00:54:39punit
00:54:41l'attroupement,
00:54:42la constitution
00:54:43d'un groupement
00:54:46en vue
00:54:47de perpétrer
00:54:49soit des dégradations,
00:54:52soit des violences.
00:54:53Si l'attention
00:54:55du groupement
00:54:56est prouvée,
00:54:57vous êtes puni.
00:54:58En revanche,
00:54:59si vous faites partie
00:55:01d'un groupe
00:55:01qui a perpétré
00:55:03des violences,
00:55:04si on n'a pas la preuve
00:55:05que vous-même
00:55:05en avez perpétré,
00:55:07vous n'êtes pas puni.
00:55:08Vous savez ce que ça me rappelle ?
00:55:09Il n'y a pas un petit problème ?
00:55:10Ça me rappelle,
00:55:11et je le cite souvent
00:55:12dans ces émissions,
00:55:13mais en l'occurrence,
00:55:14c'est un bon exemple.
00:55:15C'est François Bayrou,
00:55:16un jour,
00:55:16qui est arrivé
00:55:16dans une émission de télévision
00:55:18et il avait le code du travail
00:55:20français qui faisait 1000 pages
00:55:21et le code du travail suisse
00:55:22qui en faisait 130 ou 120.
00:55:24Voilà.
00:55:24Vous avez la même chose,
00:55:25c'est des normes
00:55:26avec des normes
00:55:26et des trucs,
00:55:27des gens qui se prennent la tête
00:55:28et qui, finalement,
00:55:29on se retrouve avec,
00:55:30effectivement,
00:55:31peut-être beaucoup d'injustice.
00:55:32Je voudrais qu'on aille
00:55:33dans le 8e arrondissement
00:55:34rejoindre Régine Delfour.
00:55:35Ma chère Régine,
00:55:36vous êtes, effectivement,
00:55:37aux côtés des commerçants
00:55:38dont les commerces
00:55:40ont été saccagés.
00:55:44Oui, bonjour Pierre.
00:55:46Écoutez,
00:55:46on est avenue de Vagram,
00:55:47on est devant deux magasins,
00:55:49en fait,
00:55:49qui ont été pris
00:55:51pour cible samedi,
00:55:53notamment un magasin
00:55:53de cuisine
00:55:54et vous le voyez,
00:55:55là,
00:55:55sur les images
00:55:56de Pierre-François,
00:55:57il y a encore
00:55:57ces plaques de bois
00:56:00pour éviter,
00:56:01donc,
00:56:01que la vitrine
00:56:02ne s'effondre.
00:56:03Juste en face,
00:56:04en fait,
00:56:04c'est un autre magasin
00:56:06de sport
00:56:06qui a été largement,
00:56:08lui,
00:56:10vraiment ciblé
00:56:11par des jeunes,
00:56:12des individus samedi.
00:56:14Alors,
00:56:15on a pu rencontrer
00:56:15les commerçants
00:56:16qui nous ont demandé,
00:56:17qui nous ont dit
00:56:17qu'ils n'avaient pas trop
00:56:18le temps de répondre
00:56:19à nos questions
00:56:20et qui, en plus,
00:56:21n'avaient pas vraiment envie
00:56:22puisque, vous le savez,
00:56:23ce n'est pas la première fois
00:56:24que cela arrive.
00:56:25On a surtout pu parler
00:56:27avec des habitants
00:56:28qui nous ont fait part
00:56:29de leur inquiétude,
00:56:30surtout beaucoup
00:56:31nous ont dit
00:56:31qu'ils avaient préféré
00:56:32quitter le quartier
00:56:35ce week-end
00:56:35pour éviter
00:56:36de voir ces débordements.
00:56:38Ils trouvent ça,
00:56:38évidemment,
00:56:39toujours aussi affligeant.
00:56:40Et puis,
00:56:41ils s'inquiètent,
00:56:41Pierre,
00:56:42ils s'inquiètent
00:56:42puisque le 11 juin,
00:56:44eh bien,
00:56:44ça va être le début
00:56:45de la Coupe du Monde
00:56:45qui se déroule,
00:56:46vous le savez,
00:56:47aux Etats-Unis,
00:56:48au Canada,
00:56:48mais aussi au Mexique.
00:56:49Et le 16 juin,
00:56:50il y a ce match,
00:56:51donc,
00:56:51la France va jouer
00:56:52contre le Sénégal.
00:56:53Est-ce qu'il y aura
00:56:54des débordements
00:56:55aussi ici à Paris ?
00:56:56Eh bien,
00:56:57ils espèrent
00:56:57qu'il n'y en aura pas.
00:56:59Orégine Delfour
00:57:00avec Pierre-François Altermat
00:57:01dans l'huitième
00:57:02arrondissement de Paris.
00:57:03Nous aussi,
00:57:03on n'espère pas
00:57:04qu'il y aura
00:57:04des débordements.
00:57:05Malheureusement,
00:57:06la jurisprudence,
00:57:07si j'ose utiliser ce mot-là,
00:57:08nous dit qu'il pourrait
00:57:10effectivement y en avoir.
00:57:11Oui,
00:57:12comme on part aujourd'hui
00:57:12du principe
00:57:13qu'une fête sportive,
00:57:15une fête culturelle,
00:57:16peu importe le sujet,
00:57:18finalement,
00:57:19sont tous les prétextes.
00:57:20Eh bien,
00:57:20pour ça qu'il va falloir
00:57:21un jour s'occuper,
00:57:22en fait,
00:57:23comme on dit,
00:57:23du mal à la racine
00:57:26en mettant,
00:57:26en fait,
00:57:27tous les moyens.
00:57:27Alors,
00:57:27merci de l'explication
00:57:30juridico-technique.
00:57:31Nous,
00:57:31ça fait des années
00:57:32qu'on dit
00:57:32qu'il y a quelque chose
00:57:33qui dysfonctionne,
00:57:34justement,
00:57:34pour nous donner des outils.
00:57:35Encore une fois,
00:57:36nous,
00:57:37on y va,
00:57:37vous savez,
00:57:38on fait le job.
00:57:39À partir du moment
00:57:40où on donne les outils...
00:57:40Vous allez au feu,
00:57:41comme on dit dans le jargon.
00:57:42Exactement,
00:57:42on y va.
00:57:43C'est bien pour ça
00:57:43qu'on a 178 collègues
00:57:44qui sont blessés
00:57:46suite,
00:57:46évidemment,
00:57:47à la soirée de la finale.
00:57:48Alors,
00:57:49justement,
00:57:49le maintien de l'ordre,
00:57:50ça,
00:57:50c'est intéressant
00:57:51parce qu'en matière
00:57:52de maintien de l'ordre
00:57:53et vous avez entendu
00:57:54les différents ministres
00:57:55dont le ministre de l'Intérieur
00:57:56dire que le maintien de l'ordre
00:57:57a été parfaitement maîtrisé.
00:57:59Nelly Dénac nous a rejoint
00:58:00pour voir comment ça se passe
00:58:01dans les autres pays.
00:58:02Alors,
00:58:02comment ça se passe
00:58:03sur le maintien de l'ordre
00:58:05dans la tradition footballistique ?
00:58:07Alors,
00:58:07je vous ai pris trois exemples.
00:58:09C'est vrai que
00:58:09quand on regarde un peu autour,
00:58:10on se rend compte assez vite
00:58:11que les débordements urbains
00:58:13et aussi diffus
00:58:14tels qu'on a pu les voir samedi,
00:58:15ils sont évidemment endémiques
00:58:17à la France.
00:58:18Partout ailleurs,
00:58:19bien sûr,
00:58:19foot et violence vont de pair,
00:58:21font bon ménage.
00:58:22Mais c'est une violence
00:58:23qui s'exprime contre l'autre,
00:58:25contre l'ennemi supposé du jour.
00:58:27Alors,
00:58:27je vous prends quand même
00:58:28l'exemple de l'Angleterre ce week-end.
00:58:29Il y avait 60 000 personnes
00:58:30dans l'Emirates Stadium
00:58:31pour assister aux matchs à distance
00:58:32et à la sortie,
00:58:33rien,
00:58:34pas un débordement,
00:58:35pas de casse
00:58:36malgré la défaite.
00:58:37A Budapest,
00:58:38vous savez,
00:58:38à Budapest même,
00:58:39vous savez combien il y a eu d'arrestations ?
00:58:42Un petit...
00:58:42Zéro ?
00:58:43Trois.
00:58:44Trois.
00:58:44Vous voyez,
00:58:44on n'est pas du tout sur la même échelle,
00:58:46vous étiez pas loin.
00:58:47Alors,
00:58:47il n'y a pas d'unité spécialisée en Angleterre,
00:58:50mais des policiers issus
00:58:51des rangs classiques,
00:58:52donc pas de CRS,
00:58:53pas de gendarmes mobiles.
00:58:54La rareté des émeutes
00:58:55découle de cette tradition,
00:58:56en fait,
00:58:57britannique du
00:58:58policy by consent,
00:58:59c'est-à-dire la politique de consensus
00:59:00avec la population.
00:59:02C'est pas toujours respecté,
00:59:03il y a toujours quand même
00:59:04des petits relents de hooliganisme,
00:59:06ça et là,
00:59:06mais enfin,
00:59:07on en est quand même venu à bout,
00:59:08grosso modo.
00:59:08Ça commence à changer
00:59:09parce qu'il y a eu quand même
00:59:10des émeutes consécutives
00:59:11à l'attaque au couteau.
00:59:12Là,
00:59:12on sort un peu du spectre footballistique
00:59:14qui avait tué,
00:59:15vous vous en souvenez,
00:59:15ces trois fillettes
00:59:16dans le nord-ouest de l'Angleterre.
00:59:18Le gouvernement,
00:59:18là,
00:59:19avait demandé une fermeté sans précédent,
00:59:21comparution immédiate
00:59:21et mobilisation de procureurs supplémentaires
00:59:25pour traduire en justice
00:59:26rapidement les auteurs de ces méfaits,
00:59:28comme ça a été demandé
00:59:29pour cette fois en France.
00:59:30Donc,
00:59:30on a suivi un peu l'exemple anglais.
00:59:32Et alors,
00:59:32comment ça se passe au Maghreb ?
00:59:34Alors,
00:59:34un coup d'œil au dispositif au Maroc.
00:59:386 000 caméras mobiles
00:59:40avaient été déployées
00:59:40au moment de la Cannes
00:59:41sur 75 sites prioritaires.
00:59:44Il y a eu des créations
00:59:45de brigades anti-gang,
00:59:47des unités synophiles,
00:59:48équestres.
00:59:49On peut le voir en Angleterre aussi,
00:59:50mais c'est en train de se perdre
00:59:51quelque peu.
00:59:52Et puis,
00:59:5216 équipes d'intervention
00:59:53appuyées par des drones.
00:59:54Et en tout,
00:59:55à chaque match,
00:59:55il y avait 3 à 4 000 policiers mobilisés.
00:59:58Et puis surtout,
00:59:59ces tribunaux judiciaires
01:00:00qui avaient été déployés
01:00:02dans les stades
01:00:03ou aux abords des stades.
01:00:04Ça,
01:00:04c'est quand même assez particulier.
01:00:05Ce qui a permis
01:00:06de donner des infractions
01:00:07assez immédiates.
01:00:08Je vous prends un exemple.
01:00:09Il y a 18 supporters sénégalais
01:00:11qui ont été condamnés
01:00:11à une peine de prison
01:00:12qui allaient de 3 mois à 1 an
01:00:13pour avoir prépare
01:00:14aux incidents de la finale de la Cannes.
01:00:16Et puis surtout,
01:00:17ça,
01:00:17ça donne quand même
01:00:18quelque chose d'assez...
01:00:20Enfin,
01:00:20ça donne quand même une échelle
01:00:21par rapport à la gravité
01:00:23des faits commis.
01:00:24Un Français d'origine algérienne
01:00:25qui a été condamné
01:00:26par la justice marocaine
01:00:28s'est vu infliger
01:00:29une peine de 3 mois de prison.
01:00:31Vous savez pourquoi ?
01:00:31Pour avoir jeté
01:00:32une bouteille d'eau.
01:00:34Voilà.
01:00:34Et même la fédération algérienne
01:00:35a été condamnée
01:00:36à 100 000 euros d'amende
01:00:38parce qu'elle n'avait pas joué le jeu.
01:00:39Alors il y a un exemple
01:00:39qui est intéressant,
01:00:40c'est celui de la Turquie aussi.
01:00:41Alors la Turquie,
01:00:42dans les stades
01:00:42ou en dehors,
01:00:43la violence dans le football,
01:00:45on le sait,
01:00:45là,
01:00:45elle est quand même
01:00:46assez particulière.
01:00:47Les supporters turcs,
01:00:48c'était dur.
01:00:48L'an dernier,
01:00:49un supporter du Galatasaray
01:00:50a été tué par balle,
01:00:51un fan du Fenerbahce.
01:00:54Dans les années 2000,
01:00:55il y a aussi des supporters
01:00:55du Fenerbahce
01:00:56qui avaient mis le feu
01:00:57à leur stade
01:00:58après une défaite
01:00:58et même le bus
01:00:59de leur propre joueur
01:01:00qui avait été caillassé.
01:01:02Les autorités,
01:01:02entre-temps,
01:01:03ont renforcé à la fois
01:01:03la sécurité dans les stades
01:01:05avec des sanctions plus lourdes,
01:01:06un système de contrôle
01:01:07d'identité aussi
01:01:08des spectateurs
01:01:10pour pouvoir accéder au match.
01:01:11C'est peut-être
01:01:11ce qu'on aurait dû faire
01:01:13au Stade de France
01:01:14il y a quelques années.
01:01:15Mais encore une fois,
01:01:16et je vais conclure là-dessus,
01:01:17les débordements
01:01:17sont toujours liés au foot.
01:01:21Il n'y a pas de considération gratuite
01:01:22ou de pseudo-révolte sociale derrière.
01:01:24Oui,
01:01:25alors que c'est très différent ici
01:01:26où effectivement,
01:01:27on a vu ces jeunes
01:01:27en début d'émission
01:01:28qui disaient
01:01:29qu'ils étaient là pour casser.
01:01:30On se demandait d'ailleurs
01:01:31s'ils ont vu le match ou pas.
01:01:32Vincent Chaudel.
01:01:35On parlait de Budapest,
01:01:36j'en reviens.
01:01:37Effectivement,
01:01:37je peux témoigner du fait
01:01:38qu'il y ait
01:01:39beaucoup de spectateurs
01:01:41d'Arsenal
01:01:42dans les rues
01:01:42et qui ont croisé
01:01:44des spectateurs du PSG
01:01:45dans la rue.
01:01:46Il n'y a pas eu
01:01:46beaucoup de heurts.
01:01:48En tout cas,
01:01:48moi,
01:01:49je n'en ai pas vu.
01:01:49Il y avait une ambiance
01:01:50bon enfant.
01:01:50Il y a une ambiance
01:01:51bon enfant.
01:01:52Il y a effectivement
01:01:53en Angleterre
01:01:54des oppositions entre clubs.
01:01:56Il peut y avoir
01:01:56des bagarres,
01:01:57mais effectivement,
01:01:57c'est lié
01:01:58dans une opposition de clubs
01:02:00entre Arsenal et Tottenham.
01:02:01il y a une vraie haine historique
01:02:04entre les deux clubs,
01:02:05mais ça se limite à cela.
01:02:06Il y a eu un phénomène sociétal
01:02:08plus tôt.
01:02:09Il y a dans la foulée
01:02:10Thatcher et autres,
01:02:12donc ça remonte à loin
01:02:13avec le phénomène hooligan.
01:02:14Il a été combattu,
01:02:15notamment avec des dispositifs
01:02:17réglementaires,
01:02:18législatifs,
01:02:19qui sanctionnent les gens,
01:02:21réellement,
01:02:21les fauteurs de troubles.
01:02:24Mais là,
01:02:25nous,
01:02:26on a un sujet
01:02:27et on évoquait tout à l'heure
01:02:28le phénomène Black Bloc.
01:02:29On a un sujet
01:02:30avec nos bandus,
01:02:31mais on a aussi un sujet
01:02:32de Black Bloc
01:02:33où en fait,
01:02:33il y a une volonté
01:02:34de casser
01:02:35ou de revoir la société.
01:02:37Et là,
01:02:37on a un sujet
01:02:38qui va bien au-delà du football.
01:02:39Je voudrais qu'on écoute
01:02:40Jordan Bardella,
01:02:41le patron du Rennes,
01:02:41parce que son intervention
01:02:43ce matin est importante
01:02:44par rapport justement
01:02:45à ceux qui sont là
01:02:46pour casser
01:02:47ou jusqu'où ça va aller.
01:02:49Écoutez attentivement
01:02:50ce que dit Jordan Bardella.
01:02:51J'ai été horrifié
01:02:53par les scènes du week-end.
01:02:54Nous avons vu
01:02:55en plein Paris
01:02:56des scènes
01:02:56de quasi-guerre civile.
01:02:58Des commerces
01:02:59ont été pillés,
01:03:00vandalisés,
01:03:01des policiers
01:03:02ont été pris à partie.
01:03:03Et si j'ai accepté
01:03:03votre invitation ce matin,
01:03:05c'est pour lancer
01:03:06un message d'alerte
01:03:07aux Français
01:03:07et leur dire
01:03:08réveillez-vous.
01:03:10Réveillez-vous
01:03:10parce que la France
01:03:11est en train de devenir
01:03:12un pays
01:03:12où la vie et la fête
01:03:13sont devenues aujourd'hui
01:03:15totalement impossibles.
01:03:16Il n'y a plus
01:03:16une seule manifestation
01:03:18liée au football
01:03:19sans que cela dégénère
01:03:21systématiquement
01:03:21et que l'on voit
01:03:22se reproduire
01:03:23des comportements
01:03:24qui sont des comportements
01:03:25de prédateurs.
01:03:26Et je dis aux Français
01:03:26réveillez-vous
01:03:27parce que dans quelques temps,
01:03:29ils casseront la porte
01:03:30des immeubles
01:03:31et ils rentreront
01:03:31dans vos appartements.
01:03:33Voilà ce que dit
01:03:33Jordan Bardella.
01:03:34D'abord la porte
01:03:35des commerces
01:03:37et bientôt
01:03:37les appartements.
01:03:39On en parle
01:03:39dans un instant
01:03:40dans Midi News.
01:03:45Midi News reprend
01:03:46dans quelques instants
01:03:47après les dernières informations
01:03:48de sommeil à l'habit.
01:03:49Et à la une de l'actualité,
01:03:51fin de la garde
01:03:52à vue pour le suspect
01:03:53arrêté dans le cadre
01:03:53de la disparition
01:03:54de Liana
01:03:55et défermant
01:03:56au pôle criminel
01:03:57du parquet d'Agen.
01:03:58L'homme de 41 ans
01:03:59et père d'une de ses amies
01:04:01a déclaré avoir déposé
01:04:02la jeune fille
01:04:02à la piscine de la commune.
01:04:04Des déclarations jugées
01:04:06incohérentes et imprécises
01:04:07alors que les gendarmes
01:04:08intensifient leurs recherches
01:04:09pour retrouver
01:04:10la collégienne de 11 ans
01:04:11disparue depuis vendredi.
01:04:14A la une également
01:04:15ouverture de l'aide
01:04:16pour les entreprises
01:04:17de pêche touchées
01:04:18par la flambée
01:04:18des prix du carburant.
01:04:20Une enveloppe
01:04:20de 13 millions d'euros
01:04:21dont une partie
01:04:22est affectée
01:04:22aux frais de gestion
01:04:23du dispositif
01:04:24et depuis mercredi dernier
01:04:25les 3 millions
01:04:27de travailleurs modestes
01:04:28considérés comme grands rouleurs
01:04:29peuvent demander
01:04:30une aide de 100 euros.
01:04:32Plus de 439 000 demandes
01:04:33ont été déposées
01:04:34selon Sébastien Lecornou.
01:04:37Et puis un pétrolier russe
01:04:38a résonné dimanche
01:04:39dans l'Atlantique
01:04:39par la France
01:04:40annonce d'Emmanuel Macron
01:04:41sur X qui précise
01:04:42qu'il est inacceptable
01:04:44que des bateaux
01:04:44contournent les sanctions
01:04:46internationales,
01:04:47violent le droit de la mer
01:04:48et financent la guerre
01:04:49que mène la Russie
01:04:50contre l'Ukraine
01:04:50depuis plus de 4 ans.
01:04:52Le capitaine russe
01:04:53a refusé d'obtempérer.
01:04:55Conséquence,
01:04:55le parquet a annoncé
01:04:57l'ouverture
01:04:58d'une enquête pénale
01:04:58pour non-justification
01:05:00de nationalité
01:05:01d'un navire,
01:05:02défaut de pavillon
01:05:02et refus d'obtempérer.
01:05:05Merci Somaïa
01:05:05à tout à l'heure.
01:05:07Non pas,
01:05:07c'est pas vous d'ailleurs.
01:05:08On me plante à chaque fois.
01:05:09C'est la fin de la journée
01:05:10pour Somaïa Labidimi
01:05:11qui commence bientôt
01:05:12et il y aura d'autres informations
01:05:14tout à l'heure à 15h.
01:05:15Merci chère Somaïa.
01:05:16Nous sommes toujours
01:05:16avec Stanislas Godon,
01:05:18avec Vincent Chandel,
01:05:19avec Cyril Delamorini,
01:05:20avec Judith Ventraub
01:05:21et avec Maxime Leguay
01:05:23du service politique
01:05:24de CNews
01:05:25pour évoquer
01:05:26ces violences
01:05:28d'après-match
01:05:28qui étaient programmées
01:05:30quand on écoute
01:05:31les jeunes
01:05:32justement
01:05:33qui avaient
01:05:35été organisés
01:05:36avec des mortiers
01:05:38d'artifices.
01:05:39Également,
01:05:39le bilan,
01:05:41890 interpellations,
01:05:45256 interpellations
01:05:46rien qu'à Paris,
01:05:47une chiffre en hausse
01:05:48de plus de 45%,
01:05:51178 policiers blessés.
01:05:52On ne cesse de le dire
01:05:53rien que pour hier soir
01:05:54parce qu'il y avait aussi
01:05:55l'admifinale
01:05:56et on pense bien
01:05:57effectivement
01:05:58aux forces de l'ordre.
01:05:59On se souvient
01:05:59de ce camion de pompiers
01:06:01qui était au Carrefour Foch
01:06:03presque sur la place
01:06:04de l'Étoile
01:06:05et qui a été pris à partie
01:06:06par des tirs de mortiers.
01:06:09D'ailleurs,
01:06:10sur ce sujet,
01:06:10à 21h tout à l'heure,
01:06:12Laurence Ferrari
01:06:13et moi-même
01:06:13recevons Bruno Retailleau,
01:06:15ancien ministre de l'Intérieur,
01:06:16candidat à la présidentielle,
01:06:18patron des Républicains
01:06:19dans la France en face.
01:06:21Nouvel épisode
01:06:21avec des questions
01:06:22aussi de vous,
01:06:23vous les téléspectateurs
01:06:25de CNews
01:06:26et les auditeurs d'Europe 1.
01:06:27Vous lui posez
01:06:27toutes les questions
01:06:28et il répondra
01:06:29à nos questions croisées
01:06:31tout à l'heure.
01:06:32Justement,
01:06:32quel est le langage politique
01:06:35face à ces débordements ?
01:06:39Je mets des guillemets
01:06:40et c'est Maëva Lamy
01:06:42qui nous résume.
01:06:47Une soirée de célébration
01:06:48et des débordements
01:06:50à la marge.
01:06:51C'est ainsi
01:06:51qu'Emmanuel Grégoire,
01:06:52le maire de Paris,
01:06:53résume la nuit de samedi.
01:06:55Dans l'immense majorité des cas,
01:06:56les gens ont vécu ça
01:06:57en famille,
01:06:58avec des amis
01:06:58et c'était une fête extraordinaire.
01:07:00Même tonalité
01:07:01chez Thierry Breton,
01:07:02l'ancien commissaire européen,
01:07:04salue avant tout
01:07:05un moment de fête
01:07:06et de rassemblement.
01:07:07Ça a réuni
01:07:07la très, très, très, très
01:07:09grande majorité
01:07:10des Français
01:07:10et quelque part,
01:07:12moi je vais vous dire,
01:07:13ça fait plaisir.
01:07:14Un relativisme aussi
01:07:15du côté du gouvernement.
01:07:16Si elle dénonce
01:07:17les violences,
01:07:18la ministre des Sports
01:07:19se félicite
01:07:20du dispositif de sécurité
01:07:21mis en place
01:07:22lors de l'événement.
01:07:23Les interventions
01:07:24ont été systématiques
01:07:25et puis à chaque fois,
01:07:26il y a eu une réponse
01:07:26qui a été rapide
01:07:27et qui a permis
01:07:28de mettre fin
01:07:29à certains désordres.
01:07:29Du côté de la France insoumise,
01:07:31certains vont plus loin.
01:07:32Sur X,
01:07:33Mathilde Panot estime
01:07:34que ce sont les mesures
01:07:35de sécurité
01:07:36qui ont posé problème.
01:07:37Les ordres du gouvernement
01:07:39de gazer
01:07:40et de réprimer
01:07:41les lieux de rassemblement
01:07:42sont tout simplement
01:07:43inadmissibles.
01:07:44Toujours au sein de LFI,
01:07:46Thomas Porte
01:07:46cible lui
01:07:47l'extrême droite
01:07:48qui l'accuse de racisme.
01:07:49L'extrême droite
01:07:50n'a que faire
01:07:51de la victoire du PSG,
01:07:53de l'organisation
01:07:54de la fête
01:07:55et de la gestion
01:07:56du maintien de l'ordre.
01:07:57Son seul objectif,
01:07:58déverser sa haine raciste.
01:08:00D'après un dernier bilan,
01:08:02890 interpellations
01:08:03ont eu lieu en France,
01:08:0445% de plus
01:08:06que l'année dernière.
01:08:07Voilà donc,
01:08:08avec ces débordements,
01:08:11avec,
01:08:11appelé ça plutôt
01:08:12une guérilla urbaine
01:08:13ou des émeutes,
01:08:14c'est bien ce qui s'est passé hier
01:08:16avec également
01:08:17des personnes intimidées.
01:08:18Regardez Éric Zemmour
01:08:19qui allait dîner
01:08:20chez un de ses amis
01:08:21et qui a donc été
01:08:23entre guillemets
01:08:23escorté
01:08:24par quelques supporters.
01:08:26Je mets quand même
01:08:26beaucoup de guillemets
01:08:27dans la phrase.
01:08:40Voilà donc Éric Zemmour
01:08:42dans les rues de Paris
01:08:43après la victoire du PSG
01:08:45alors que justement
01:08:46il se rendait à un dîner.
01:08:48Éric Zemmour,
01:08:49le patron de reconquête,
01:08:50a tweeté.
01:08:51On va voir justement,
01:08:52on va découvrir à l'image
01:08:53son tweet.
01:08:54Ce qui s'est passé
01:08:55après la victoire du PSG
01:08:56n'a rien à voir avec le foot.
01:08:57Ce n'est pas le retour
01:08:59des hooligans,
01:08:59c'est le déferlement
01:09:00de la jeunesse
01:09:01arabo-musulmane
01:09:02venue conquérir la ville.
01:09:05Voilà ce que dit Éric Zemmour.
01:09:07Les propos qui sont tenus
01:09:08par la majorité
01:09:10de la classe politique
01:09:11ce sont des propos
01:09:12orwelliens.
01:09:13C'est la guerre,
01:09:14c'est la paix.
01:09:15La liberté,
01:09:15c'est l'esclavage.
01:09:16C'est-à-dire qu'on a
01:09:17la France insoumise
01:09:18qui nous dit
01:09:18c'est de la faute
01:09:18des forces de l'ordre.
01:09:20178 policiers et gendarmes
01:09:22blessés,
01:09:22c'est de la faute
01:09:22des forces de l'ordre.
01:09:23On se demande
01:09:24comment ils peuvent expliquer
01:09:25que les individus
01:09:26s'en prennent également
01:09:27aux pompiers.
01:09:28On n'a pas encore
01:09:28la réponse du côté
01:09:29de la France insoumise.
01:09:30Et puis on a quand même
01:09:31Laurent Nunez
01:09:32qui nous dit
01:09:33en somme
01:09:33tout va bien
01:09:34madame la marquise.
01:09:35Et vous mentionnez
01:09:36Bruno Rotaillot
01:09:37qui est l'invité exceptionnel
01:09:38ce soir à Montaigneur
01:09:39sur CNews.
01:09:39Lui, l'année dernière
01:09:41lorsqu'il était ministre
01:09:42de l'Intérieur
01:09:42il parlait de barbare
01:09:44pour qualifier
01:09:45ces jeunes.
01:09:46On lui avait beaucoup reproché.
01:09:47Et on lui avait
01:09:47beaucoup reproché.
01:09:48Vous voyez le hiatus
01:09:50entre les barbares
01:09:50de Bruno Rotaillot
01:09:51et tout va bien
01:09:52madame la marquise
01:09:53de Laurent Nunez.
01:09:54Ça résume d'ailleurs
01:09:54le spectre
01:09:55de l'échiquier
01:09:57qu'on a aujourd'hui
01:09:58à l'Assemblée nationale
01:09:59puisque vous parlez
01:09:59du ministre de l'Intérieur.
01:10:00Écoutons-le.
01:10:03On avait un gros dispositif
01:10:04il est exceptionnel
01:10:05en volume de fonctionnaires
01:10:06et de militaires
01:10:07de la gendarmerie
01:10:08mobilisés
01:10:09et puis il y avait
01:10:09des consignes
01:10:10d'extrême fermeté
01:10:11d'intervention systématique.
01:10:12C'est ce qui a été fait
01:10:13systématiquement.
01:10:14Vous nous donnez ce matin
01:10:14précisément.
01:10:15Systématiquement
01:10:15il y a eu des interventions
01:10:17pour mettre un terme
01:10:18à ces exactions.
01:10:19Moi je suis ministre
01:10:19de l'Intérieur
01:10:20je suis à la tête
01:10:21de services
01:10:21qui assurent du maintien
01:10:22de l'ordre
01:10:22qui sont là
01:10:23pour mettre un terme
01:10:23à des exactions
01:10:24et c'est ce qui a été
01:10:25fait systématiquement
01:10:26à Paris
01:10:26comme vous l'avez vu
01:10:30il y a eu des rassemblements
01:10:31avec des groupes hostiles
01:10:33partout dans de nombreuses villes
01:10:34sur le territoire national
01:10:35il y a eu des interventions
01:10:36systématiques.
01:10:37Encore une fois
01:10:37ça n'est pas le sujet
01:10:38je pense qu'il y a
01:10:40un dialogue de sourds
01:10:40entre Benjamin Duhamel
01:10:42et Laurent Nunez
01:10:43c'est pas le sujet
01:10:44le sujet
01:10:45c'est ce qu'aborde
01:10:46un petit peu
01:10:47à la marge
01:10:48Maud Bréjon
01:10:49qu'on a entendu tout à l'heure
01:10:49la porte-parole du gouvernement
01:10:50qui dit qu'il y a un problème
01:10:52avec cette jeunesse
01:10:53il y a un problème
01:10:53de délinquance
01:10:54et c'est là-dessus
01:10:55c'est là le neugordien
01:10:56c'est là qu'il faut agir.
01:10:57Exactement
01:10:58et en fait
01:10:58les propos du ministre
01:10:59de l'Intérieur
01:11:00elles laisseraient supposer
01:11:01à ceux qui veulent faire
01:11:02de l'interprétation
01:11:02alors je laisse de côté
01:11:03les filles
01:11:04parce que bon
01:11:04c'est des anti-flics primaires
01:11:06voilà
01:11:07anti-républicains
01:11:08tout ce qu'on veut
01:11:08mais là
01:11:10le propos
01:11:10c'est que ça tendrait
01:11:12à mettre finalement
01:11:12un contre-feu
01:11:13en disant que
01:11:14c'est quasiment de notre faute
01:11:15on n'a pas fait notre job
01:11:16sur le terrain
01:11:16et c'est pas le cas
01:11:17on a 178 collègues
01:11:19qui sont blessés
01:11:20il y avait des effectifs
01:11:22mobilisés comme jamais
01:11:23parce qu'effectivement
01:11:24c'était un dispositif
01:11:25exceptionnel
01:11:268000 personnes à Paris
01:11:27de préfecture de police
01:11:28j'ai jamais vu ça
01:11:29même y compris
01:11:30pendant les manifs pour tous
01:11:31où il y avait
01:11:31600 000 personnes dans la rue
01:11:33bon voilà
01:11:33c'était pas le cas
01:11:34puis je rappelle
01:11:35qu'on ferait mieux
01:11:36de s'occuper par exemple
01:11:37de nos compagnies républicaines
01:11:38de sécurité
01:11:38qui sont toujours
01:11:39à trois sections
01:11:40au lieu de quatre
01:11:40ça fait 20 bonhommes
01:11:42pour chaque compagnie en moins
01:11:43sur le terrain
01:11:43croyez-moi
01:11:44ça pèse
01:11:44et le vrai sujet
01:11:46c'est le sujet
01:11:46de qu'est-ce qu'on fait
01:11:47avec ces mineurs
01:11:48qui ont une désignation totale
01:11:50qui sont capables
01:11:51de tirer sur des policiers
01:11:52de faire des tentatives
01:11:53d'homicide
01:11:54voire des meurtres
01:11:55parce que si jamais
01:11:56ça arrive à son terme
01:11:58c'est ce qui se passera
01:11:59qu'est-ce qu'on fait
01:12:00avec ces jeunes
01:12:01maître Ben Soussan
01:12:02je sais que votre boulot
01:12:03c'est de les protéger
01:12:04c'est-à-dire votre fonds de commerce
01:12:05donc vous allez me dire
01:12:06qu'ils sont tous innocents
01:12:06mais qu'est-ce qu'on fait
01:12:08avec ces jeunes exactement ?
01:12:10alors moi je dis pas
01:12:10qu'ils sont tous innocents
01:12:11je dis que certains
01:12:13n'arrivent pas à rapporter
01:12:14la preuve de leur culpabilité
01:12:15c'est un peu différent
01:12:16ça c'est la première chose
01:12:17mais là vous avez raison
01:12:19de nouveau
01:12:19il faut changer l'idéologie
01:12:21et changer le logiciel
01:12:22c'est des enfants
01:12:24pour 13-14 ans
01:12:25c'est des enfants
01:12:27or aujourd'hui
01:12:28la majorité
01:12:29vous savez bien
01:12:30Bena est au niveau
01:12:30de 15 ans
01:12:31faut-il changer le logiciel
01:12:33de 15 ans ?
01:12:33la réponse est clairement non
01:12:34clairement non
01:12:35alors que faut-il faire ?
01:12:36faut-il les mettre en prison ?
01:12:37la réponse est non
01:12:39alors faut-il rien faire ?
01:12:40la réponse est non aussi
01:12:41alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
01:12:42il faut responsabiliser
01:12:44les parents
01:12:44et il y a des gens
01:12:47qui ont plus de 15 ans
01:12:48on les voit bien
01:12:49on les voit bien
01:12:51et bien il faut passer
01:12:52d'une sanction pénale
01:12:54à une sanction financière pénale
01:12:56c'est-à-dire qu'il faut
01:12:57responsabiliser les parents
01:12:58et là faire un prélèvement
01:13:00sur le revenu des parents
01:13:01et il faut faire un prélèvement
01:13:02parfois différé
01:13:03le jour où ils travailleront
01:13:04la réponse elle est économique
01:13:06pourquoi ?
01:13:07parce que c'est une délinquance
01:13:08d'opportunité événementielle
01:13:10quel que soit l'événement
01:13:11fout ou non
01:13:12ils seront là
01:13:13quel que soit l'attroupement
01:13:15ils seront là
01:13:16et donc la sanction
01:13:17bien sûr qu'il y en a suffisamment
01:13:20à mettre en prison
01:13:20vous avez vu
01:13:21mais pour tous ceux
01:13:21qui sont là
01:13:22comment est-ce qu'on fabrique
01:13:23cette sanction
01:13:24et comment est-ce qu'on la fait passer ?
01:13:25et bien comment on la fait passer
01:13:26on l'avait vu déjà
01:13:28grâce me semble-t-il à CNews
01:13:29c'est quoi ?
01:13:30grâce au travail
01:13:31le projet de loi
01:13:32le projet de loi du Sénat
01:13:33qui s'appelle Riposte
01:13:34réponse immédiate
01:13:35c'est à ce niveau-là
01:13:37qu'il faut changer
01:13:37mais est-ce que ça suffit
01:13:38le projet de loi Riposte ?
01:13:40non il ne suffit pas
01:13:40il ne suffit pas
01:13:41mais vous pouvez l'alourdir
01:13:42à l'époque on disait
01:13:43mais si vous l'alourdissez
01:13:44vous avez le conseil constitutionnel
01:13:45qui veut vous dire
01:13:46que c'est des cavaliers légitifs
01:13:47pas forcément
01:13:47on n'est pas obligé
01:13:48vous avez l'habitude là aussi
01:13:50et en plus
01:13:51on n'arrive pas à obliger
01:13:52les gens à payer
01:13:53déjà avec les pénalités
01:13:55on n'arrive pas à recouvrer
01:13:56elle a raison Judith
01:13:57elle a raison
01:13:58d'autre part
01:13:59il faut-il les mettre en prison
01:14:00la réponse est non
01:14:01à 14 ans non
01:14:04votre réponse est non
01:14:05la réponse des Pays-Bas
01:14:07qui a réussi
01:14:09à éviter
01:14:10ces parcours délinquants
01:14:11qui deviennent
01:14:12une exception française
01:14:13où les juges
01:14:14voient défiler devant eux
01:14:16des mineurs
01:14:18qui ont déjà
01:14:18une vingtaine
01:14:20de comparutions
01:14:21à leur actif
01:14:22et auxquelles
01:14:23il n'est jamais rien arrivé
01:14:25sauf peut-être
01:14:26des travaux d'intérêt général
01:14:27par-ci par-là
01:14:28qui sont eux aussi
01:14:29pas respectés
01:14:30les Pays-Bas
01:14:32ont réussi
01:14:33à enrayer
01:14:34ces parcours délinquants
01:14:36ce qui sauve
01:14:38le jeune en pièce
01:14:38les mineurs
01:14:39ce qui sauve
01:14:39la société
01:14:41en faisant
01:14:42de très courtes
01:14:43peines de prison
01:14:44tout à l'heure
01:14:44il y a eu un exposé
01:14:45de ce qui se passe
01:14:45dans les autres pays
01:14:46d'abord les autres pays
01:14:47ils n'ont pas le même
01:14:47système judiciaire
01:14:48et la fermeté
01:14:49quand vous attaquez
01:14:50un policier
01:14:50elle est quasiment
01:14:52systématique
01:14:52c'est ça la réalité
01:14:53vous parlez
01:14:54d'emprisonnement
01:14:55je suis désolé
01:14:55mais aujourd'hui
01:14:56ce sont les mesures
01:14:57éducatives
01:14:57c'est pas les emprisonnements
01:14:59puisqu'il y a 116 000
01:15:00condamnations
01:15:00il y a 2600 seulement
01:15:02prisons fermes
01:15:03qui sont prononcées
01:15:05voilà c'est ça la réalité
01:15:06de la justice
01:15:07d'aujourd'hui
01:15:08bien sûr
01:15:08puisque la loi pénale
01:15:09elle dit que
01:15:09quand vous êtes inférieure
01:15:10à 6 mois
01:15:10c'est d'office
01:15:11des aménagements
01:15:12c'est ce qu'on appelle
01:15:13l'aménagement
01:15:13à l'admission
01:15:13mais bien sûr
01:15:14qu'il est là le problème
01:15:15et sur la responsabilité
01:15:17de l'autorité parentale
01:15:18justement
01:15:18alors parlons-en
01:15:19parce que
01:15:20le droit
01:15:21il dit que
01:15:22vous ne pouvez pas
01:15:24condamner quelqu'un
01:15:25pour une chose
01:15:25qu'il n'a pas faite
01:15:26c'est une règle de droit
01:15:27en pénal
01:15:28mais pas en civil
01:15:29par contre
01:15:29il y a un article
01:15:30du code pénal
01:15:31qui dit que
01:15:31lorsque l'on se soustrait
01:15:32à l'autorité parentale
01:15:34c'est-à-dire qu'on n'assume pas
01:15:35son autorité parentale
01:15:36sur les enfants
01:15:36et bien ça
01:15:37c'est une condamnation pénale
01:15:38ça ça existe dans le droit
01:15:39donc je ne sais pas pourquoi
01:15:40ça n'a jamais été utilisé
01:15:41voilà une bonne question
01:15:43à se poser
01:15:43on ne va pas mettre
01:15:44les parents en prison
01:15:45à cause des délinquances
01:15:47d'enfants
01:15:47d'abord
01:15:48quand on parle des mineurs
01:15:49ne mettons personne en prison
01:15:51non
01:15:54mettons personne en prison
01:15:55pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
01:15:55de responsabilité parent
01:15:56je vous pose la question
01:15:57à l'envers dans ce cas-là
01:15:57pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
01:15:59tenir les parents responsables
01:16:00au niveau pénal
01:16:01il faut bien distinguer
01:16:02d'abord il ne faut pas parler
01:16:04des mineurs
01:16:05de manière très générale
01:16:06il faut bien parler
01:16:07il y a un âge
01:16:09ne parlons pas en général
01:16:09parlons de ces mineurs
01:16:10des ces 14 ans
01:16:11des ces 11
01:16:12qui partent en comparaison
01:16:14vous avez raison
01:16:16le plus jeune a 14 ans
01:16:17voilà
01:16:18donc ceux qui sont à 14 ans
01:16:19c'est un bon bon âge ça
01:16:21oui oui
01:16:2113-15 ans
01:16:22et voilà
01:16:22il y a inférieur à 13 ans
01:16:2313 à 15 ans
01:16:2415 ans et supérieur
01:16:27ces enfants-là
01:16:28parce que ce sont des enfants
01:16:29bien évidemment
01:16:30aujourd'hui la solution
01:16:32la sanction
01:16:33elle est des mesures éducatives
01:16:34et des mesures de suivi
01:16:35on pourrait les doubler
01:16:36de mesures financières
01:16:38on pourrait les doubler
01:16:39de mesures financières
01:16:40et de passer
01:16:41d'une responsabilité pénale
01:16:42à une responsabilité financière
01:16:44comme on le fait
01:16:45pour les amendes forfaitaires
01:16:46avec un recouvrement difficile
01:16:48sauf si on demande
01:16:50et là c'est un élément
01:16:52des pouvoirs publics
01:16:52sauf si on demande
01:16:53de substituer
01:16:54effectivement la réponse judiciaire
01:16:56par la réponse économique
01:16:57économique sur les parents
01:16:59et économique
01:17:00quand ils deviendront
01:17:00majeurs
01:17:01par un prélèvement
01:17:02effectivement à la source
01:17:03de leur travail
01:17:04c'est une des solutions
01:17:06intermédiaires
01:17:06entre l'absence de sanctions
01:17:08et la prison
01:17:10maître
01:17:11la réponse
01:17:11elle ne peut pas être adaptée
01:17:13par rapport aux atteintes
01:17:15aux personnes
01:17:15vous comprenez bien
01:17:16bien sûr que non
01:17:16lorsqu'on tire
01:17:18sur des policiers
01:17:18avec des mortiers
01:17:19on ne peut pas dire
01:17:20que ce seront des mesures éducatives
01:17:22ou qu'il va y avoir
01:17:22des sanctions économiques
01:17:23vous avez raison
01:17:24c'est ça la réalité du terrain
01:17:25vous avez raison
01:17:26mais
01:17:27de nouveau un mais
01:17:28sur un plan d'analyse technique
01:17:30il y a un projet de loi au Sénat
01:17:32qu'il faut renforcer
01:17:33il faut renforcer
01:17:34qui s'appelle riposte
01:17:36et qui prévoit ce cas là
01:17:37qui prévoit maintenant ce cas là
01:17:38parce que ce cas là
01:17:39n'est pas bien vu
01:17:40je vais vous dire
01:17:40il faudrait plutôt réécrire
01:17:41la loi Attal
01:17:42qui était effectivement courteuse
01:17:44elle était précisément censurée
01:17:45par le Conseil constitutionnel
01:17:45mais il faut la réécrire
01:17:46parce que vous savez
01:17:47à chaque fois on dit
01:17:48la décision du Conseil constitutionnel
01:17:49mais autant essayer
01:17:50la loi Marlex a été censurée
01:17:51Rodwell l'a réécrite
01:17:53et puis voilà
01:17:54elle a été passée
01:17:55c'est un élément intéressant
01:17:56parce qu'il avait notamment
01:17:58proposé les comparutions immédiates
01:17:59il avait proposé d'aménagements
01:18:01puisqu'il y a un système dérogatoire
01:18:02quand on a plus de 16 ans
01:18:04pour les cours d'assises
01:18:05mais pourquoi ne pas l'étendre
01:18:06sur les délits notamment
01:18:07non non mais évidemment
01:18:08les courtes peines
01:18:09c'est un sujet
01:18:10c'est un sujet
01:18:11et alors tout à l'heure
01:18:13Cyril Delamorinerie
01:18:14qui est là
01:18:15et qui nous parlait
01:18:16de ses souvenirs
01:18:17de matchs
01:18:19depuis 25-30 ans maintenant
01:18:21Cyril
01:18:22vous parliez de l'année
01:18:232013
01:18:24où justement
01:18:25tout a commencé
01:18:26tout a commencé quoi ?
01:18:27les émeutes
01:18:28ou en tout cas
01:18:29les débordements
01:18:30je déteste ce mot
01:18:30mais voilà ce qui est employé
01:18:32aujourd'hui par le gouvernement
01:18:33Valentin Rouillon
01:18:34c'est bien cette année 2013
01:18:35sur laquelle on se focalise
01:18:36oui absolument
01:18:37Pierre et Jérôme Fourquet
01:18:38dans le Figaro
01:18:39parle de ces événements
01:18:40comme journée à risque
01:18:41qui s'invite à chaque fois
01:18:42sur les calendriers
01:18:43des commissariats
01:18:44et des gendarmeries
01:18:45vous le disiez
01:18:46en 2013
01:18:46le 13 mai
01:18:47au Trocadéro
01:18:48le PSG est champion de France
01:18:51les célébrations sont interrompues
01:18:52après quelques minutes
01:18:54il y a des affrontements
01:18:55avec les forces de l'ordre
01:18:56des dégradations
01:18:56des vitrines brisées
01:18:58des commerces vandalisés
01:18:59même un bus de touristes
01:19:00est pillé
01:19:01en pleine circulation
01:19:03mais le basculement
01:19:03vers des violences urbaines
01:19:05s'explique surtout
01:19:06par la présence
01:19:07de nombreux casseurs
01:19:08et émeutiers extérieurs
01:19:10au groupe de supporters
01:19:11traditionnels
01:19:12et ça pour Jérôme Fourquet
01:19:14et bien c'est l'épisode fondateur
01:19:16le 15 septembre 2015
01:19:18autre exemple
01:19:18PSG face à Malmö
01:19:20violence en marge du match
01:19:22l'un des derniers épisodes
01:19:23où l'on retrouve encore
01:19:24des affrontements
01:19:24entre groupes de supporters
01:19:26et puis en 2020
01:19:28vous le voyez
01:19:28finale du PSG
01:19:29face au Bayern de Munich
01:19:31il y a des pillages
01:19:32de commerces
01:19:33des voitures incendiées
01:19:34des violences autour
01:19:35du parc des Princes
01:19:36et des Champs-Elysées
01:19:37152 personnes sont placées
01:19:39en garde à vue
01:19:40on a retrouvé
01:19:41des communiqués de presse
01:19:42de 2020
01:19:43la préfecture de police
01:19:45à Paris interdit
01:19:46tout rassemblement
01:19:47au retour des joueurs
01:19:47dès le lendemain
01:19:49les ultras du PSG
01:19:50répondent qu'ils déplorent
01:19:52l'amalgame entre
01:19:53casseurs et supporters
01:19:54et ultra
01:19:54et le préfet
01:19:55dit-il
01:19:56dit-il
01:19:57pardon
01:19:57a décidé de mobiliser
01:19:58l'ensemble de ces képis
01:19:59afin de traquer
01:20:00menacer, intimider
01:20:01tous les supporters du PSG
01:20:02des individus
01:20:03au profil délinquant
01:20:05déjà connus
01:20:06des services de police
01:20:07mais aussi
01:20:07des jeunes personnes
01:20:08jusque-là
01:20:09inconnus des forces de l'ordre
01:20:10rien de nouveau
01:20:11donc j'ai envie de vous dire
01:20:12et puis
01:20:13on se souvient évidemment
01:20:14de l'année dernière
01:20:14le 31 mai
01:20:15victoire du PSG
01:20:16en Ligue des Champions
01:20:1764 véhicules incendiés
01:20:19commissariat
01:20:20de Clichy-sous-bois
01:20:21attaqués
01:20:21magasins pillés
01:20:23491
01:20:24interpellations
01:20:25en Ile-de-France
01:20:25violence observée
01:20:27bien au-delà de Paris
01:20:27partout en France
01:20:2830 policiers
01:20:29et sapeurs-pompiers
01:20:30avaient été blessés
01:20:31l'année dernière
01:20:32rien de nouveau
01:20:32mais on aurait dû
01:20:33quand même prévoir
01:20:34anticiper
01:20:35et voilà
01:20:36et c'est ce que vous regrettez
01:20:37aujourd'hui
01:20:38et vous vous souvenez
01:20:39effectivement de ces années-là
01:20:40Vincent Chaudel
01:20:41Cyril de la Morinerie
01:20:42on se demande pourquoi
01:20:43est-ce que 13 ans plus tard
01:20:44il ne se passe rien
01:20:45est-ce que c'est parce
01:20:46qu'il y a eu un quinquennat
01:20:47Hollande
01:20:47et un quinquennat
01:20:48un premier quinquennat
01:20:49Macron
01:20:50et ensuite un deuxième
01:20:51est-ce que c'est
01:20:52c'est la faute du politique
01:20:53c'est
01:20:54j'entendais tout à l'heure
01:20:55la notion de changer
01:20:56de logiciel
01:20:57je pense que longtemps
01:20:57on a pensé que c'était
01:20:58lié au club
01:20:59et que c'était au club
01:21:00de régler les problèmes
01:21:02les clubs ont travaillé
01:21:03ils ont réglé
01:21:04ils ont fait un grand travail
01:21:05vous avez tout à fait raison
01:21:06ils ont fait le travail
01:21:07mais là on est face
01:21:07à des phénomènes
01:21:08qui ne sont plus liés au club
01:21:09ni au club de supporters
01:21:11et donc ce sont des sujets
01:21:12de société
01:21:13où les clubs sont impuissants
01:21:14hier par exemple
01:21:15le PSG avait dit
01:21:18pour le champ de Mars
01:21:19s'il y a des dégâts
01:21:20on prendra en charge
01:21:21mais les dégâts
01:21:21n'ont pas eu lieu
01:21:22sur le champ de Mars
01:21:22donc tout ce qui a été lié
01:21:24aux supporters
01:21:24aux vrais supporters
01:21:25qui étaient à Budapest
01:21:27ou à Paris
01:21:28ou dans le Parc des Princes
01:21:29ça s'est bien passé
01:21:30c'est une nouvelle délinquance
01:21:31c'est une nouvelle délinquance
01:21:32c'est la nouvelle délinquance
01:21:34c'est une délinquance événementielle
01:21:35dont le foot n'est que le prétexte
01:21:37c'est une nouvelle 2013
01:21:38maître Bensoussan
01:21:39oui elle s'est développée
01:21:40elle s'est développée
01:21:41de manière importante
01:21:42si on tue le problème
01:21:43dans l'oeuf
01:21:43c'est plus facile
01:21:44que maintenant
01:21:45rattraper une génération entière
01:21:47présent c'est une génération
01:21:48vous avez tout à fait raison
01:21:49elle était déjà
01:21:51en développement
01:21:52aujourd'hui
01:21:53elle est devenue
01:21:53quasiment une source d'attraction
01:21:55pour beaucoup de jeunes
01:21:56et de plus en plus jeunes
01:21:57et donc la réponse
01:21:58elle est nécessairement
01:21:59de nouveau
01:22:00sur un nouveau logiciel
01:22:01pour l'appréhender
01:22:02merci à vous tous
01:22:03merci à toutes les équipes
01:22:05de Midi News
01:22:06on continue bien sûr
01:22:07cet après-midi
01:22:08à parler de ce sujet
01:22:10de ces violences
01:22:10après le match du PSG
01:22:12et je vous retrouve
01:22:13ce soir avec Laurence Ferrari
01:22:15avec Bruno Retailleau
01:22:16pour un nouvel épisode
01:22:17de La France en face
01:22:19très bonne journée
01:22:19sur ces news
01:22:20pour un peu de temps
01:22:23sur ces news
01:22:23et la France
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