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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News et merci pour votre fidélité.
00:00:06Bienvenue dans le Far West. Après les menaces, les crachats, les invectives, voici les attaques au couteau.
00:00:13A Goussinville, lors d'une rixe, le frère du maire réélu se serait attaqué à un homme blessé au thorax
00:00:19dans le cadre de la campagne.
00:00:21A Saint-Denis, dont le maire, M. Bagayoko, veut désormais la police, une conseillère municipale démissionne
00:00:27car elle suspecte des liens entre ce nouveau maire et un homme qui l'a agressé,
00:00:32assevrant des tirs de kalachnikov, deux blessés et des balles perdues qui ont atteint une chambre d'enfants, par chance
00:00:39sans conséquence.
00:00:41Est-ce en désarmant la police, jurisprudence qui risque bien sûr de se propager à d'autres mairies gagnées par
00:00:46la France insoumise ?
00:00:47Est-ce ainsi que les quartiers, comme on les appelle, regagneront en sérénité ?
00:00:51Nous vous emmènerons dans ce Midi News dans ces villes où les habitants ont peur, encore plus peur qu'avant.
00:00:56Et que fait Laurent Nunez en bon ancien préfet de police sur TF1 hier ?
00:01:01Il nous parle des dangers, certes réels, du protoxyde d'azote, dont acte, mais qu'attend-il pour répondre à
00:01:07M. Bagayoko ?
00:01:08Surtout lorsque les effectifs policiers de Saint-Denis demandent soudainement leur mutation.
00:01:12Le silence du ministre de l'Intérieur est assourdissant.
00:01:15Bienvenue dans ce Midi News, nous développons tous ces titres juste après le journal d'Adrien Fontenot.
00:01:20Bonjour Adrien.
00:01:21Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:22David Lysnard annonce quitter les Républicains.
00:01:24Le maire de Cannes et président de l'Association des maires de France dénonce un choix truqué pour la présidentielle.
00:01:30Il appelle ce matin une grande primaire.
00:01:32Ceux qui se disent de droite qu'ils viennent avec des objectifs très simples.
00:01:35Invitation lancée notamment à Éric Zemmour ou Nicolas Dupont-Aignan.
00:01:38David Lysnard estime préférable de les affronter avant le premier tour.
00:01:42L'armée israélienne bombarde à nouveau Téhéran.
00:01:45En réponse aux missiles iraniens dirigés vers Israël dans un poste sur X, Tsaal indique avoir lancé une nouvelle série
00:01:51d'attaques contre les infrastructures du régime terroriste iranien dans toute la capitale iranienne.
00:01:56Une offensive ciblée ces derniers jours sur deux sites de production de missiles de croisière.
00:02:01Et justement, aucune négociation directe ou indirecte n'a eu lieu jusqu'à présent entre l'Iran et les Etats
00:02:05-Unis.
00:02:05La phrase est signée de l'ambassadeur d'Iran au Pakistan, Reza Amiri Mogadam.
00:02:09Un démenti ferme après les affirmations contraires de Donald Trump.
00:02:12Le président américain révélait hier qu'un plan de paix en 15 points avait été présenté à l'Iran avec
00:02:17le Pakistan comme médiateur.
00:02:19L'ambassadeur ajoute toutefois, je cite, qu'il est naturel que des pays amis soient toujours engagés dans des consultations
00:02:24avec les deux parties.
00:02:25Merci Adrien et à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:29Effectivement, ce point sur Israël, nous le développerons tout à l'heure avec nos envoyés spéciaux en Israël vers 14h15.
00:02:35Puisqu'Israël bloque sur deux points centraux de ces 15 points proposés par Donald Trump.
00:02:41Et puis dans un instant, bien sûr, on va revenir sur ce que je vous disais dans l'édito avec
00:02:45ce Far West qui commence à se dessiner.
00:02:48Je vous présente mes invités.
00:02:50Kevin Bossuet est là.
00:02:50Bonjour Kevin.
00:02:51Bonjour Anaïma M. Fadel.
00:02:53Bonjour Maxime Leguay, journaliste politique à CNews.
00:02:56Bonjour Françoise Laborde.
00:02:57Bonjour.
00:02:58Merci d'être fidèle à Midi News.
00:03:00Stanislas Godon est là.
00:03:01Bonjour.
00:03:02Vous êtes déléguée nationale Alliance Police.
00:03:04Et puis nous accueillons Mme Périne Goulet.
00:03:07Bonjour.
00:03:07Bonjour.
00:03:08Merci d'être avec nous.
00:03:09Vous êtes députée modem de la Nièvre.
00:03:11La séquence que je vous propose va vous concerner directement parce que c'est une déclaration assez étonnante que je
00:03:18vous propose de la présidente de l'Assemblée nationale.
00:03:20Souvenez-vous, une minute de silence avait été observée le 17 février par tous les députés, cinq jours après la
00:03:27mort tragique de Quentin de Ranque.
00:03:30Yael Brown-Pivet était sur Sud Radio ce matin et cette minute de silence, elle la regrette.
00:03:38Les 11 présidents de groupe ont accepté de faire cette minute de silence et nous l'avons faite.
00:03:44Maintenant, effectivement, lorsqu'on regarde le profil de Quentin de Ranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là
00:03:50qu'il avait ce profil-là, je pense que probablement que la décision n'aurait pas été la même.
00:03:57Voilà. Et que nous ne l'aurions pas faite, en tout cas, effectivement. Je pense qu'aujourd'hui, on peut
00:04:04regretter d'avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage.
00:04:10Compte tenu du personnage, on peut regretter cette minute de silence. Périne Goulet, est-ce que vous, vous avez regretté
00:04:15cette minute de silence ?
00:04:16Alors moi, je n'y suis pas allée volontairement parce que j'estime que les minutes de silence doivent être
00:04:21réservées à certains actes, comme le décès de nos soldats ou des politiques qui sont décédées, comme hier, Yonel Jospin,
00:04:30ou comme on fera tout à l'heure sur le soldat qui est décédé il y a un peu plus
00:04:34de trois semaines.
00:04:35Il y avait eu une minute de silence pour Naël, on s'en souvient.
00:04:37Oui, mais je pense qu'à un moment, ce n'est pas forcément le rôle de l'Assemblée nationale d
00:04:42'avoir des minutes de silence pour des faits divers, ponctuels.
00:04:46C'est ma vision, c'est pour ça que je ne me suis pas rendue à cette minute de silence.
00:04:51Et vous ne vous êtes pas rendue à cette minute de silence, mais ça n'était pas contre Quentin de
00:04:55Ranck et contre sa famille ?
00:04:57Non, c'est contre le fait qu'il n'y a pas à voir pour moi une minute de silence
00:05:00pour des faits divers, qui restent des éléments individuels,
00:05:04qui ne sont pas en lien avec les soldats de la nation, que ce soit des policiers, des pompiers, des
00:05:10gendarmes, des militaires.
00:05:11Mais est-ce que vous comprenez que la présidente de l'Assemblée nationale aujourd'hui dit regretter d'avoir organisé
00:05:16cette minute de silence ?
00:05:17Mais c'est compliqué pour Yaël Braun-Pivet de regretter, puisque c'est une décision qui a été prise en
00:05:21bureau.
00:05:22C'est Éric Ciotti qui a proposé cette minute de silence et les présidents de groupe l'ont tous accepté.
00:05:27Donc à un moment, ce n'est pas la responsabilité seule de Yaël Braun-Pivet d'avoir fait cette minute
00:05:30de silence.
00:05:31Non, non, non, mais vous avez bien entendu Yaël Braun-Pivet.
00:05:33Elle dit « compte tenu de son profil ».
00:05:36Oui, mais moi je vous dis, ce n'est pas un problème de profil.
00:05:39Je pense qu'il y a une dérive à l'Assemblée nationale sur ces faits divers.
00:05:42Et c'est ce qu'on va évoquer à l'instant, puisque vous allez évoquer, vous l'avez dit dans
00:05:45votre préambule, un certain nombre de faits divers.
00:05:48Et je pense qu'il est important…
00:05:49Ce sont des faits de société, on n'aime pas appeler ça les faits divers ici.
00:05:51Mais à un moment, si on commence sur chaque fait divers à avoir une minute de silence à l'Assemblée
00:05:55nationale,
00:05:56je trouve qu'on décrédibilise aussi ces minutes de silence à l'Assemblée nationale.
00:05:59C'est pour ça que je ne m'y étais pas rendue, parce que j'avais déjà, pour moi, un
00:06:03doute.
00:06:04Quand on voit aujourd'hui, j'allais dire, les violences qu'il y a entre les parties extrêmes,
00:06:08que ce soit les parties d'extrême gauche ou les parties d'extrême droite,
00:06:11et on savait du départ que c'était des rixes entre extrême gauche et extrême droite,
00:06:15je pense à ce moment-là qu'effectivement il n'y avait pas à avoir cette minute de silence.
00:06:17Donc vous cataloguez Quentin Doran que dans un groupement d'extrême droite ?
00:06:21Mais de toute façon, ce n'est pas catalogué, c'est les faits.
00:06:25On savait, deux groupes qui s'étaient donnés rendez-vous, c'est les faits.
00:06:28Donc le jeune Quentin Doran qui est mort sous les coups de la jeune garde ?
00:06:33Non, je n'ai pas dit, attention, je ne dis pas que ce n'est pas grave ce qui s
00:06:39'est passé.
00:06:40C'est inadmissible qu'on ait des morts aujourd'hui, quand on défend certaines idées dans notre pays.
00:06:45Et peu importe qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême gauche.
00:06:47Mais aujourd'hui, compte tenu moi du profil que j'avais déjà identifié à ce moment-là,
00:06:52je ne souhaitais pas amener ma contribution à soutenir ces politiques d'extrême droite et d'extrême droite.
00:06:56Donc là, on est quand même très loin de l'explication que vous avez donnée tout à l'heure.
00:06:59Mais c'est la même chose.
00:07:00Non, d'abord vous avez dit que ce soit, qu'il y a trop de faits divers, on ne va
00:07:04pas faire des minutes de silence pour tous les faits divers.
00:07:07Là, vous me dites, c'est compte tenu du profil de Quentin Doran que je ne suis pas allé vers
00:07:12cette minute de silence.
00:07:13Je vous laisse regarder toutes les minutes de silence qu'il peut y avoir, qui ne sont pas en lien
00:07:16avec ce que j'ai indiqué tout à l'heure.
00:07:17Force de l'ordre, pompiers, militaires ou des attentats massifs.
00:07:22Arnaud Beltrame.
00:07:23Je n'y vais pas.
00:07:26Et est-ce que vous étiez présente pour la minute de silence pour Naël ou pas ?
00:07:29Non.
00:07:30Ah, vous n'y étiez pas.
00:07:31Non.
00:07:31Non, mais moi, pardon.
00:07:33Excusez-moi.
00:07:35D'abord, je dois dire que je connais bien Périne Goulet depuis longtemps parce qu'on a eu des combats
00:07:39communs très forts.
00:07:40La parole est à la défense.
00:07:42Oui.
00:07:43Parce qu'on a eu des combats communs très forts pour la défense des enfants maltraités.
00:07:47Et Périne Goulet a été vraiment quelqu'un qui s'est énormément investi dans la lutte contre les maltraitants.
00:07:53Donc voilà, je tiens à souligner cette proximité de lutte, si je puis dire.
00:08:02Mais je partage assez l'idée que l'Assemblée nationale doit réserver des minutes de silence en effet.
00:08:08Mais ça, je ne mets pas ça du tout en cause.
00:08:09Et on a fermé.
00:08:11En revanche, quand Mme Goulet, pardonnez-moi, mais vous venez de le dire, vous avez dit je me suis attaché,
00:08:17j'ai bien regardé le profil de ce jeune homme, etc.
00:08:19Je sens qu'il y a une sorte de gêne.
00:08:21Oui, mais moi, vous savez, je suis à l'Assemblée nationale et tous les jours, je vis la violence des
00:08:27partis extrêmes qui siègent, que ce soit les filles ou que ce soit l'URL.
00:08:30Et je vois cette violence qui est un exemple, malheureusement, pour un certain nombre de notre population.
00:08:37Et donc aujourd'hui, cette violence qu'on voit dans la population qu'on va développer tout à l'heure,
00:08:43c'est exactement le modèle qu'on a à l'Assemblée nationale.
00:08:45Quand on voit la violence entre le Rassemblement national et la France insoumise dans notre domicile, pour moi, c'est
00:08:50un vrai enjeu.
00:08:51Vous voyez, c'est pour ça que vraiment, ça devient pénible dans notre pays et on n'y arrivera pas.
00:08:57Et moi, je me rends compte qu'avec tout ce qu'on a vécu suite à ces élections municipales qui
00:09:03m'ont, moi, pour le coup, vraiment effrayée,
00:09:05parce que je trouve qu'on est là à un point de rupture et que j'ai du mal à
00:09:09croire qu'on va pouvoir revenir en arrière.
00:09:11Et justement, je crains pour cette cohésion nationale et cette unité nationale.
00:09:17Mais quand vous dites ça, je me dis, quand on est député, et depuis plus de 40 ans aujourd'hui,
00:09:23c'est ça notre problème.
00:09:24C'est que le gouvernant, les politiques ont conduit à cette situation-là.
00:09:28C'est-à-dire que vous êtes en train de nuancer en mettant dos à dos LFI et l'URM,
00:09:35ce qui est faux factuellement.
00:09:37Oui, mais parce que...
00:09:38Mais je peux vous expliquer pourquoi.
00:09:39Je vais vous dire pourquoi vous assumez ça, parce que vous êtes dans une posture, madame, excusez-moi de vous
00:09:44le dire comme ça,
00:09:45toujours à plaire à la bien-pensance, alors que le pays va mal, le pays brûle et vous le regardez
00:09:50en train de brûler.
00:09:51Non, je termine.
00:09:53Non, je termine parce que c'est extrêmement important.
00:09:55Vous avez dit, par rapport à Quentin de Rancle, vous avez dit, j'ai identifié.
00:09:59Moi, j'écoute juste ce qu'a dit le procureur.
00:10:01Le procureur n'a pas parlé de camp contre camp.
00:10:04Il a dit, ils étaient avec les jeunes de Némésis et ces jeunes-là ont été poursuivis par la jeune
00:10:10garde.
00:10:10Mais Némésis et la jeune garde, on sait très bien ce que c'est.
00:10:13Quand vous dites, quand madame la présidente va se cacher derrière son porte,
00:10:16le procureur a dit que les faits, ce sont que Némésis est arrivé,
00:10:23et Quentin de Rancle a aidé Némésis qui était attaqué par la jeune garde.
00:10:29Il a porté secours.
00:10:30Et c'est parce qu'il a porté secours qu'il a été poursuivi par la jeune garde.
00:10:33On ne va pas refaire l'affaire.
00:10:35Ce qui est dramatique.
00:10:37Madame la députée, excusez-moi.
00:10:39Attendez, laissez répondre Périne Boulet.
00:10:41Ce qui est dramatique, j'allais dire, ce qui est dramatique, c'est qu'un jeune homme soit mort.
00:10:45Et en tant que maire, moi-même, je trouve ça inanimité.
00:10:50Ce que je disais tout à l'heure, aujourd'hui, moi ce qui me gêne,
00:10:52oui les politiques ont une responsabilité,
00:10:54mais les électeurs ont aussi envoyé ces genres de personnes à l'Assemblée nationale.
00:10:59Et je ne suis pas la bien-pensante.
00:11:01Je suis là et j'ai moi-même été victime.
00:11:03Et j'aurais aimé à l'époque peut-être qu'on ait eu plus de soutien.
00:11:05Au moment des Gilets jaunes, personne n'est venu nous soutenir.
00:11:08Quand j'ai été victime aussi de violences,
00:11:11quand ma maison a été taguée,
00:11:12quand on a dû faire l'anniversaire de mon mari
00:11:14avec les forces de police et de gendarmerie au bout du chemin,
00:11:18jamais, à ce moment-là, on est venu nous soutenir.
00:11:20Donc aujourd'hui, ce qui est important...
00:11:22Là, c'est la mort d'un jeune homme de 19 ans.
00:11:24Oui, mais ce que je veux vous dire, c'est que la violence en politique...
00:11:27Ne criez pas dessus, madame.
00:11:28Moi non plus, mais la violence en politique, malheureusement,
00:11:32et ce qu'on voit à l'Assemblée nationale, donne un très mauvais exemple.
00:11:34Et c'est pour ça aussi qu'il faut...
00:11:36Parce que des fois, je m'interroge, doit-on rester ou pas ?
00:11:38Et je pense qu'il faut qu'on reste pour essayer de montrer une autre politique
00:11:42qui est importante, une politique avec des gens qui s'engagent
00:11:45pour leurs concitoyens et pour faire changer les choses.
00:11:48Et Maxime Legay aussi, qui voudrait en placer une,
00:11:50parce qu'il connaît bien l'affaire.
00:11:52Rapidement, madame, ce qui me gêne dans votre raisonnement,
00:11:55c'est qu'on a l'impression que vous faites une hiérarchie entre les morts.
00:11:59Il y aurait les bons morts et il y aurait les mauvais morts.
00:12:01Alors, c'est sans doute pas ce que vous pensez, mais c'est l'image que ça donne.
00:12:04En outre, vous, madame, vous êtes...
00:12:05Mais non, madame, vous n'êtes pas en procès.
00:12:07C'est juste qu'on vous interroge sur la posture de madame Yael Broun-Pivet.
00:12:11Mais je ne suis pas Yael Broun-Pivet, vous l'aurez remarqué.
00:12:14Si vous l'interrogez, vous interrogez madame Yael Broun-Pivet.
00:12:17Moi, je vous parle de ma posture, qui est la mienne.
00:12:23Une chose aussi, vous êtes représentante de la nation.
00:12:27Oui.
00:12:28Et vous pouvez comprendre qu'à ce moment précis, il y a eu une émotion collective.
00:12:31Et vous devez également porter cette émotion collective.
00:12:34Moi, Quentin de Ranck, je ne sais pas, peut-être que je l'aurais combattu politiquement
00:12:38s'il était vraiment dans des groupuscules, etc.
00:12:40C'est fort possible.
00:12:41Simplement, ce qui s'est passé, vous avez un jeune homme qui est mort pour ses idées politiques.
00:12:46Vous avez un jeune homme qui est victime de la violence politique.
00:12:50Et je trouve ça bien qu'à l'Assemblée nationale, on puisse finalement dénoncer cela sous forme d'hommage.
00:12:56Après, quand je vois des gens qui disent qu'on n'aurait pas dû faire une minute de silence,
00:12:59on aurait dû faire une minute de silence, ça c'est de la petite politique politicienne.
00:13:03Comme le dit très bien Naïma, il faut plaire au camp du bien, il faut plaire à la bien-pensance.
00:13:07Moi, je trouve que cette minute de silence était utile.
00:13:10Et ce que pensait réellement Quentin de Ranck, on s'en fiche.
00:13:14L'important, c'est ce qui s'est passé.
00:13:16Et je pense que c'est aussi votre rôle de porter cette émotion collective
00:13:19qui s'est emparée dans ce que c'était français.
00:13:21Madame Goulet n'est pas d'accord avec vous.
00:13:23Monsieur, je comprends votre position.
00:13:24Que vous puissiez être ému, vous, en tant qu'homme, je l'entends.
00:13:26Mais je viens d'un territoire rural.
00:13:28Moi, la mort de Quentin Rock, ça n'a pas fait l'émotion que vous pouvez dire aujourd'hui.
00:13:33Et ça, c'est la réalité du terrain.
00:13:35Je viens d'un territoire rural où Quentin de Ranck s'est très éloigné de leur pays.
00:13:41Qu'il y ait eu une émotion à Paris, dans les milieux politiques, dans les médias.
00:13:47Très peu.
00:13:48Très, très peu.
00:13:49Mais ça veut dire que les gens ne sont pas informés, ne lisent pas les journaux, n'écoutent pas la
00:13:52radio.
00:13:53C'est qu'aujourd'hui, on est dans un pays aussi où certaines personnes ont d'autres difficultés
00:13:59et qui essayent juste de survivre tous les jours.
00:14:00Mais on peut avoir des difficultés et c'est mouvoir de la mort d'un jeune homme de 19 ans,
00:14:03je crois.
00:14:04Mais chacun, vous voyez, on n'a pas la même vision de cette minute de silence avec monsieur.
00:14:09C'est des choix personnels.
00:14:10C'est la beauté de notre pays d'être en démocratie et de pouvoir les exprimer tels que nous les
00:14:15exprimons.
00:14:15Je respecte monsieur qui pense que c'était une bonne question.
00:14:18Moi, je pense vraiment que les milieux de laissons doivent être réservés.
00:14:21Maxime Legay, s'il vous plaît, du service politique de Seigneault.
00:14:24Vous dites que dans la Nièvre, on n'en a pas entendu parler de cette affaire.
00:14:28Peut-être parce qu'après la mort de Quentin de Ranck, il n'y a pas eu des émeutes qui
00:14:32ont flammé tout le pays
00:14:33comme cela a été le cas après la mort de Naël.
00:14:35Ça peut expliquer pourquoi ils ont entendu parler de la mort de Naël.
00:14:38On peut discuter ou pas du bien fondé, de cette minute de silence.
00:14:42Je crois que ce n'est pas le propos.
00:14:43Je crois que les propos de Yael Brown-Pivet sont honteux.
00:14:46Ils salissent la mémoire d'un jeune homme.
00:14:49Je pense aux proches de Quentin de Ranck qui écoute les mots de la présidente de l'Assemblée nationale
00:14:55qui représente la nation, dire en fait avec une sémantique douteuse ce personnage.
00:15:00Vous avez raison d'insister là-dessus, Pierre.
00:15:02Je pense que vraiment les proches de Quentin de Ranck qui écoutent Yael Brown-Pivet
00:15:06et qui nous écoutent aujourd'hui, ils sont meurtris une deuxième fois.
00:15:09On nous dit toujours qu'on ne pouvait pas mourir pour ses idéaux politiques,
00:15:13pour ses idées politiques, quelles qu'elles soient.
00:15:15On nous dit ça, on pose cela dans le décor.
00:15:18Et derrière, on nous dit mais quand même.
00:15:19Donc on a très bien compris qu'en réalité, c'est lorsqu'on se trouve à droite du spectre politique,
00:15:24on n'a pas la même clémence que lorsqu'on se trouve à gauche.
00:15:27On n'a pas entendu Yael Brown-Pivet regretter la minute de silence faite pour Naël
00:15:33alors même que la justice n'était pas encore passée pour Florian M.
00:15:36On ne l'a pas entendu, monsieur le président de la République aussi, regretter alors même qu'il s'était
00:15:40prononcé
00:15:41sans que la justice ne soit passée.
00:15:42Donc on voit bien où est le fond du problème.
00:15:44Par contre, vous avez bien entendu mes propos, qui est de mettre dos à dos LFI et RN
00:15:49et qui est de dire pas de minute de silence pour les uns ou pour les autres.
00:15:52Et au moins, vous avez cette unité intellectuelle.
00:15:54Mais au moins, c'est la constance.
00:15:54Je pense que c'est important de défendre aussi cette idée de la France qui n'est pas aux extrêmes
00:16:00et qui est peut-être...
00:16:01Vous êtes minoritaire.
00:16:02Madame Goulet.
00:16:03Pas tant que ça, quand on regarde les dernières municipales, beaucoup quand même de villes,
00:16:08parce qu'il y a 36 000 communes dans notre pays, sont au centre.
00:16:11Allez interroger vos électeurs, je ne suis pas sûr qu'ils pensent que...
00:16:13Madame Goulet, juste une dernière question concernant ce que vous venez de dire,
00:16:16c'est-à-dire je mets dos à dos RN et LFI.
00:16:18Là, on est bien d'accord, on n'est plus du tout dans le cas de Quentin de Ranck.
00:16:21Pas du tout dans le cas de Quentin de Ranck, on est bien d'accord.
00:16:24Ça n'a rien à voir avec ce qu'on a suspecté sur les attributions à Quentin de Ranck.
00:16:29Non, mais c'est le monsieur qui compare entre Naël et Quentin de Ranck.
00:16:32Je voudrais qu'on avance, je voudrais qu'on avance parce que le programme est chargé.
00:16:36Et je voudrais qu'on parle de l'actualité qui est, comme je vous le disais,
00:16:40le Far West dans plusieurs villes de France.
00:16:43Et notamment, on y reviendra tout à l'heure également, dans les mairies
00:16:47qui ont été, comment dirais-je, gagnées par LFI.
00:16:52Partons à Goussinville, puisque hier mardi,
00:16:56Oseille Amida, le frère du maire de Goussinville,
00:16:59aurait été placée en garde à vue dans le cadre d'une procédure ouverte
00:17:03pour tentative d'homicide.
00:17:05Alors, je vais accueillir Juliette Sadat et, comme nous sommes très nombreux,
00:17:09Maxime va laisser sa place deux secondes à Juliette.
00:17:12Juliette, qu'en est-il exactement ?
00:17:14Parce qu'il y a eu des articles de presse qui ont parlé d'opposants politiques.
00:17:18Bon, ce n'est pas tout à fait ça.
00:17:19Que se passe-t-il exactement sur le cas de Goussinville ?
00:17:21En effet, cette affaire, elle a l'air de s'inscrire quand même dans un climat tendu à Goussinville.
00:17:26La campagne municipale a été mouvementée,
00:17:30avec un petit peu de violence, disons-le.
00:17:33Ce qu'on sait sur les faits, c'est que l'altercation a eu lieu hier après-midi en pleine
00:17:40rue
00:17:41entre un proche de l'équipe de Jean-Charles Laville, candidat à la mairie de Goussinville.
00:17:48Il ne fait pas partie de son équipe à proprement parler.
00:17:50Il n'appartient pas à sa liste.
00:17:52Il a juste affiché son soutien à ce candidat à la mairie
00:17:55et le frère du maire d'Hivergauche réélu ce week-end.
00:17:59Elle aurait fait suite à une altercation qui aurait eu lieu plus tôt dans la journée au Seine-Amida.
00:18:05Le frère du maire serait revenu sur place pour porter un coup de couteau dans le ventre à sa cible.
00:18:14Le jeune homme s'est rendu lui-même à l'hôpital.
00:18:17Ses joueurs ne sont pas en danger, c'est une blessure superficielle.
00:18:20Il n'a pas souhaité porter plainte.
00:18:24Le suspect, lui, il est placé en garde à vue.
00:18:27Il est entendu dans le cadre d'une enquête ouverte pour tentative d'homicide.
00:18:32Le suspect, c'est donc Oseine-Amida, qui est le frère du maire fraîchement élu à Goussinville.
00:18:39On est bien d'accord.
00:18:40C'est lui qui est retourné porter le coup de couteau.
00:18:43C'est ça.
00:18:44Les deux intervenants dans cette altercation se connaissent.
00:18:49On en saura plus sur le contexte avec notre journaliste qui enquête sur place, Michael Dos Santos.
00:18:57Mais les deux protagonistes se connaissent parfaitement.
00:19:00On rejoindra bien sûr Michael Dos Santos à Goussinville, qui est parti dépêché par les équipes de CNews.
00:19:05Merci beaucoup, Juliette Sadat, pour ces premiers éléments qui donnent froid dans le dos.
00:19:08Parce qu'on a eu les menaces, les invectives.
00:19:10Vous avez vu les images.
00:19:12On les a diffusées hier sur CNews, ce matin encore, avec ces images de conseils municipaux.
00:19:17On va les voir tout à l'heure également.
00:19:20Mais là, on en vient vraiment à des faits extrêmement graves, Françoise.
00:19:25Oui, je t'en paierais parce que dans ces affaires, c'est toujours difficile de se prononcer
00:19:28parce qu'on ne sait pas ce qui se passait entre ces deux hommes.
00:19:31Est-ce que c'est un coup de poignard politique ?
00:19:33Oui, mais je dirais qu'ils peuvent se connaître avant et avoir eu une fiancée commune.
00:19:37L'histoire le dira, l'enquête est en cours.
00:19:40L'histoire le dira.
00:19:48Ou si c'est parce qu'il y avait un contentieux entre eux de longue date,
00:19:52il y a une sorte de concordance qui fait qu'on peut s'interroger.
00:19:55Mais vous avez raison de dire qu'au lendemain de ces élections,
00:19:59on a vu des affrontements, des maires sortir sous les huées,
00:20:03des choses comme ça qui sont en effet parfaitement contraires à la règle républicaine
00:20:09et à la pratique républicaine et à la façon dont on doit se comporter quand on est perdant.
00:20:15J'allais dire à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, je crois,
00:20:20a envoyé un message à Rachida Dati.
00:20:24C'est comme ça qu'on doit se comporter en politique
00:20:27parce que la politique, ça ne peut pas être un ring de boxe
00:20:31où tout le monde s'affronte, etc.
00:20:33Et c'est pour ça aussi, alors pardon de revenir en arrière,
00:20:36mais c'est pour ça aussi que quand la présidente de l'Assemblée regrette,
00:20:40elle a tort de regretter, on regrette qu'elle regrette.
00:20:43Parce qu'à un moment donné, on doit assumer ses actes en plus.
00:20:45Mais c'est vrai qu'on est aujourd'hui...
00:20:48Alors, je pense, cela dit, que c'est quand même circonscrit dans la région parisienne
00:20:55et je pense que c'est peut-être une minorité.
00:20:59Ça, je pense que c'est hasardeux de dire ça, chère Françoise.
00:21:01Même si nous avons ici trois professionnels des médias, de la police et de la politique,
00:21:07moi je voudrais interroger, madame la députée, de tout temps de votre vie politique,
00:21:11est-ce que vous avez déjà vu des violences, si l'histoire le confirme, aussi grave pour un scrutin ?
00:21:19Gaston Defer s'est battu en duel.
00:21:21Oui.
00:21:22Ne mélangeons pas tout, c'était la petite blague.
00:21:25Oui, mais là, c'est quand même très grave ce qui se passe.
00:21:28Là où je me rapproche de Françoise, c'est qu'à un moment, aujourd'hui,
00:21:34si l'opposant n'était pas le frère du maire, je pense qu'on n'aurait pas non plus cette
00:21:38lecture.
00:21:39Donc, il est important d'attendre aussi, de savoir s'il n'y avait pas quelque chose entre les deux
00:21:44protagonistes.
00:21:45Et ce qui me gêne, je vais vous dire, dans ce type d'affaires, c'est qu'on mette en
00:21:50exergue le maire,
00:21:51qui n'a peut-être rien fait du tout, et parce que c'est son frère, on va aller plus
00:21:56ou moins le pointer du doigt.
00:21:58Et vous voyez, ça me gêne, moi, en tant qu'élu, parce que je me dis que, ça veut dire
00:22:03qu'en tant, par exemple, maire,
00:22:05je peux demain être responsable de ce qu'a fait mon frère, de ce qu'ont fait mes parents, de
00:22:09ce qu'ont fait mes enfants,
00:22:10mais ce n'est pas forcément ma responsabilité.
00:22:14Et si vous enleviez un opposant politique poignardé sans le frère du maire en garde à vue,
00:22:19je pense qu'on n'en aurait pas la même lecture, qu'on n'en parlerait peut-être pas ici.
00:22:21Mais est-ce que vous ne croyez pas que tout le climat, tout le climat, voilà.
00:22:25Alors, je vais y revenir, sur cette violence.
00:22:28Les campagnes, ça a toujours été violent.
00:22:30Mais c'est souvent verbalement, avec aussi des horreurs de mise sur certaines affiches,
00:22:36des fake news de diffusées.
00:22:37J'ai discuté hier avec des collègues qui viennent d'être élus.
00:22:41On leur dit qu'elles sont droguées, on leur dit qu'elles sont racistes,
00:22:46on leur met n'importe quoi sur leurs affiches.
00:22:48Cette violence, malheureusement, en politique, on n'arrive pas à s'en passer.
00:22:51Je trouve ça déplorable, parce que je trouve que la beauté de la démocratie...
00:22:53Mais des coups de couteau, vous n'avez pas connu ?
00:22:55Non, pour le moment, moi, personnellement, je n'ai pas connu de coups de couteau.
00:22:57Mais quand on regarde pendant la campagne, on a, par exemple, une jeune candidate LFI,
00:23:02Marianne Maximi, qui a été agressée pendant la campagne à Clermont-Ferrand.
00:23:05On a, nous, une collègue du mouvement démocrate, qui a été aussi agressée physiquement pendant la campagne.
00:23:12Donc, oui, là, ça va plus loin parce que c'est un coup de couteau,
00:23:15mais cette violence ne doit plus être tolérée dans notre pays.
00:23:17C'est un vrai enjeu, comment on apaise notre pays.
00:23:21Et j'en reviens, malheureusement, au très mauvais exemple qui est à l'Assemblée nationale,
00:23:26c'est quand des dirigeants politiques à l'Assemblée nationale se comportent mal.
00:23:30Comment après, on veut aller expliquer à des jeunes dans la rue ?
00:23:33Vous parlez d'LFI ?
00:23:34LFI et du RN, les deux !
00:23:36Je veux dire, quand on regarde les sanctions qui ont été prononcées...
00:23:39Quand on regarde dans l'hémicycle, le RN, ils sont plutôt calmes.
00:23:41C'est LFI qui sont très...
00:23:42Les propos racistes, on les a des deux côtés.
00:23:44Les invectives, on les a des deux côtés.
00:23:46Là où je suis d'accord, c'est que ceux qui ont été le plus sanctionnés,
00:23:51c'est la France insoumise.
00:23:52C'est vrai, vous avez raison.
00:23:53Moi, je n'ai pas vu d'élu RN qui a mis son pied sur un ballon de foot
00:23:55à l'effigie de M. Dussopt, par exemple.
00:23:57Non, on a eu des élus RN qui ont eu des propos,
00:23:59notamment avec les Tutsis, qui n'étaient pas vraiment à la hauteur.
00:24:03Et c'est pour ça que je vous dis qu'à l'Assemblée nationale...
00:24:06Après, je ne suis pas là pour distribuer les bons points et les mauvais points,
00:24:07mais si on peut prendre une feuille à quatre et faire deux colonnes,
00:24:11je pense qu'il y a une colonne qui sera plus remplie que l'autre.
00:24:13Je suis d'accord avec vous.
00:24:16Ce qui est insinué dans notre hémicycle,
00:24:18parce que moi, il y a des fois, je suis dans l'hémicycle,
00:24:20et puis je regarde les balles passer entre LFI et RN.
00:24:23Qu'est-ce que vous faites dans ce cas-là ?
00:24:25On essaie d'essayer de calmer le jeu,
00:24:27on essaie de repartir sur le sujet de fond,
00:24:29et on essaie aussi de montrer qu'il y a une politique qui peut être différente,
00:24:32où on peut ne pas être d'accord, comme avec monsieur,
00:24:35mais se respecter, ne pas s'invectiver,
00:24:39et comprendre qu'on ne soit pas d'accord.
00:24:41Moi, je pense à Olivier Dussopt très fort,
00:24:44qui, dans les dernières minutes de la loi sur les retraites,
00:24:48s'égosillait au pupitre de l'Assemblée nationale,
00:24:53justement, en incriminant les élus et les filles,
00:24:56qui criaient tellement fort qu'on ne s'entendait plus,
00:25:00parce que tout simplement, ils n'étaient pas d'accord,
00:25:02alors qu'un vote avait eu lieu,
00:25:03même si, on le rappelle, c'était un 49-3.
00:25:06Une pause dans ce Midi News.
00:25:07On revient dans un instant pour parler, justement, de ce Far West,
00:25:10et ce qui se passe, notamment, à Saint-Denis.
00:25:13A tout de suite dans Midi News.
00:25:16Ce Midi News avec, d'abord,
00:25:18toutes les informations développées par Adrien Fontenot.
00:25:21Quatre alertes en 30 minutes ce matin.
00:25:23A-t-elle à vivre des fragments de missiles
00:25:25seraient tombés dans plusieurs régions du pays.
00:25:27Les gardiens de la révolution iranien
00:25:29auraient essayé de viser une centrale électrique à Adhéra,
00:25:32des attaques dans la continuité de la journée d'hier à Bnei Brak.
00:25:35Les salles iraniennes avaient commencé et fait 12 blessés,
00:25:38dont 6 mineurs, des missiles et alertes,
00:25:40qui ont également fait d'autres victimes
00:25:41et blessés dans le nord et le centre du pays.
00:25:43L'Agence internationale de l'énergie se dit prête
00:25:46à mettre en place un nouveau déstockage de pétrole
00:25:48si et quand ce sera nécessaire.
00:25:50Déclaration en réponse à une demande de la Première ministre japonaise.
00:25:5495% des importations du pays dépendent du Moyen-Orient.
00:25:57L'AIE a annoncé plus tôt en mars
00:25:59que ces pays membres débloqueraient 400 millions de barils de pétrole
00:26:02tirés de leur réserve, soit 20% des stocks.
00:26:04Il s'agit de la plus importante opération jamais réalisée par l'institution.
00:26:08Et puis Pedro Sanchez s'exprimait lui à Madrid
00:26:10devant les députés espagnols ce matin.
00:26:12Le Premier ministre socialiste a qualifié le conflit actuel
00:26:14de scénario bien pire que celui de la guerre menée en Irak en 2003.
00:26:18Pedro Sanchez qui craint des conséquences bien plus importantes
00:26:21et bien plus profondes.
00:26:23Merci Adrien, à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:26:25Nous sommes toujours dans Midi News avec Naïma M. Fadel,
00:26:28avec Kevin Bossuet, avec Maxime Leguet du service politique de CNews,
00:26:32avec Stanislas Godon, délégué national Alliance Police,
00:26:35avec Françoise Laborde et avec Périne Goulet, députée modem de la Nièvre.
00:26:40J'en viens à Saint-Denis puisque, je ne vais pas l'appeler l'homme du jour,
00:26:44mais M. Bali Bagayoko fait bien parler de lui depuis son élection à Saint-Denis
00:26:49à tel point qu'une élue socialiste, Oriane Fiole,
00:26:54a démissionné en dénonçant des liens présumés
00:26:56entre, justement, M. Bagayoko et un M. Mouloud Bezou
00:27:02qui aurait des liens, justement, avec Bali Bagayoko.
00:27:06À Saint-Denis, le conseil municipal a été houleux
00:27:12lors de ce premier conseil municipal le 21 mars dernier, samedi dernier.
00:27:18Écoutez Mathieu Annotin, le maire sortant,
00:27:22qui tentait de prendre la parole et très vite, ça dérape.
00:27:27Parce que j'aime profondément cette ville,
00:27:29à la croisée des époques, des cultures et des influences.
00:27:33Parce que ce qu'il adviendra de Saint-Denis nous concerne et nous dépasse.
00:27:37Je vous laisse un héritage, mais je ne vais nulle part,
00:27:40car peu importe mon rôle, c'est ici ma place.
00:27:43Merci beaucoup.
00:27:59S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
00:28:13Alors, s'il vous plaît, on va reprendre la séance.
00:28:19Alors, c'est assez étonnant, parce que même le maire Bali Bagayoko, dont on parle,
00:28:25est lui-même, semble débordé par, justement, ce conseil municipal,
00:28:30d'autant qu'une élue de Révolution Permanente a pris la parole juste après.
00:28:37Bonjour !
00:28:40Au nom de Révolution Permanente, je voudrais commencer par dire
00:28:43que nous sommes très, très, très heureux de la défaite du Parti Socialiste
00:28:47et de Mathieu Annotin.
00:28:54C'est la défaite de six années de politique policière et sécuritaire
00:29:00qui ont ciblé la jeunesse de nos quartiers,
00:29:02en fermant les antennes jeunesse,
00:29:04en transformant la ville en terrain de jeu pour des policiers armés jusqu'aux dents
00:29:07et en faisant exploser la vidéosurveillance dans toutes les rues.
00:29:10Nous avons dénoncé les réponses sécuritaires à la crise sociale
00:29:13et exigé le désarmement de la police municipale
00:29:15et la justice est la vérité pour Yanis, Naël et toutes les victimes de violences policières.
00:29:23C'est la force des jeunes qui se sont révoltés après la mort de Naël
00:29:27pour lequel on doit manifester nombreux cet après-midi à Nanterre
00:29:30et je voudrais en profiter pour dire que si l'Assemblée nationale,
00:29:33elle fait une minute de silence pour un néo-nazi,
00:29:35ici, c'est aux victimes de violences policières qu'il faudra rendre hommage
00:29:38en faisant résonner depuis Saint-Denis et Pierre-Fitte leur nom très fort
00:29:41et le mot d'ordre, pas de justice, pas de paix.
00:29:43– Voilà, et donc ça vous donne quand même le visage
00:29:46de ce nouveau conseil municipal à Saint-Denis
00:29:49et quand on vous interroge, vous, Français,
00:29:53CSA pour CNews Europe 1 et LJDD,
00:29:56certains maires nouvellement élus veulent désarmer la police municipale
00:30:00dans leur commune,
00:30:01et bien voilà, vous êtes 69% à désapprouver ce désarmement de la police,
00:30:07voulu, j'allais dire noir sur blanc, mais en tout cas, on l'a entendu par M. Bagayoko.
00:30:12Écoutez l'inquiétude à Saint-Denis à l'annonce du désarmement de la police,
00:30:17c'est un sujet de Sarah Fenzari.
00:30:20– Désarmer la police municipale dans une ville déjà sous tension,
00:30:25c'est la proposition choc du maire LFI Bali Bagayoko, ici à Saint-Denis.
00:30:30– Ce dont il s'agit, c'est d'abord le LBD.
00:30:31S'agissant de la question de l'arme à feu en tant que telle,
00:30:34nous allons d'abord placer une doctrine qui, dans cette doctrine-là,
00:30:36va poser et interroger l'ensemble de l'armement.
00:30:38– Virage radical dans une municipalité pourtant gangrénée par la délinquance.
00:30:44En 2024, 734 personnes ont été mises en cause pour trafic de stupéfiants.
00:30:50Ici, en violet foncé, cette ville est parmi les plus touchées du département.
00:30:55Là où les policiers interviennent chaque jour sous pression,
00:30:59leur réaction est immédiate.
00:31:00– On parle plutôt de déception.
00:31:02Ce sont des collègues qui sont investis pendant de nombreuses années
00:31:04pour la sécurité à Saint-Denis.
00:31:06– Pour ce syndicat, retirer l'arme, c'est exposer les agents.
00:31:10Derrière ce manque de sécurité, une autre réalité, la baisse de leur salaire.
00:31:15– Les missions sur lesquelles vous intervenez,
00:31:17quand ce sont des missions à risque, ce sont des missions qui souvent sont assez longues.
00:31:21Donc ça génère des heures supplémentaires.
00:31:23Et sans heures supplémentaires, vous avez forcément le salaire qui va descendre.
00:31:26– Dans les rangs de la police municipale de Saint-Denis, le malaise est profond.
00:31:30– Nombreux sont ceux qui songent déjà à quitter la ville.
00:31:34– Sur les 140 agents, il y en a beaucoup qui ont été recrutés dans le cadre des missions qui
00:31:39étaient les leurs.
00:31:40Et je pense qu'on va avoir un grand nombre de policiers municipaux
00:31:43qui du coup vont muter et vont aller chercher d'autres collectivités.
00:31:45– En dehors des commissariats, c'est aussi dans la rue, chez les habitants, que l'angoisse monte d'un
00:31:52cran.
00:31:52– C'est inadmissible. Sans sécurité, on fait comment ?
00:31:55– La police municipale doit être armée. On ne sait pas ce qui peut arriver à tout moment.
00:32:00– Une décision qui divise profondément. Dans une ville où la sécurité reste une priorité quotidienne.
00:32:08– Voilà donc pour ce sujet de Sarah Fenzari, Stanislas Godon, déléguée nationale Alliance Police.
00:32:15On n'a pas encore des chiffres. Les chiffres sont assez mouvants sur les potentiels policiers
00:32:20qui voudraient quitter Saint-Denis. Mais vous avez entendu, comme moi, l'inquiétude des habitants.
00:32:26Sans police, en tout cas sans une police armée, comment fait-on dans une ville de 150 000 habitants
00:32:31avec le narcotrafic sous-jacent, la délinquance ?
00:32:37– Oui, vous avez raison. Et je voudrais juste rappeler quand même deux, trois éléments importants.
00:32:42La Seine-Saint-Denis, c'est plus 8% sur les tentatives d'homicide en 10 ans de temps.
00:32:47Donc c'est vous dire si le climat n'est pas tout à fait super apaisé.
00:32:50Le trafic de stupéfiants a également explosé.
00:32:52Les violences, qu'elles soient intrafamiliales ou hors cadre familial, ont tout aussi explosé.
00:32:57Et là, maintenant, on explique qu'il faut désarmer, notamment en commençant par le LBD,
00:33:01et après changer la doctrine d'usage des armes.
00:33:03Alors l'usage des armes, d'abord, ce n'est pas de la compétence du maire,
00:33:06c'est simplement la délibération s'il doit être armé ou pas.
00:33:09L'usage, ça c'est la loi qui le dit, la manière, la légitime défense ou l'usage des armes.
00:33:13Donc déjà, il ne comprend pas bien ou il ne connaît pas bien son sujet,
00:33:17mais surtout le message vis-à-vis à la fois de la police municipale et vis-à-vis des citoyens.
00:33:22Parce que je rappelle que s'ils ne sont pas armés,
00:33:24et quand vous êtes face à un terroriste, lui ne regarde pas,
00:33:26si vous avez une étiquette PM ou PN, je veux dire, ça tire,
00:33:29et puis peu importe, l'uniforme, c'est l'uniforme.
00:33:32Donc je trouve que c'est un très très mauvais message vis-à-vis des citoyens.
00:33:37Au-delà d'être un très mauvais message, et il y a des demandes de mutations,
00:33:40effectivement, qui ne sont pas encore quantifiées,
00:33:43mais qui sont, semble-t-il, d'après nos informations, quand même importantes,
00:33:47ils vont évidemment demander à être engagés sous d'autres bannières, je dirais, municipales.
00:33:53Et surtout, il rajoute une couche, M. Bagayaco,
00:33:54quand il s'adresse aussi aux agents municipaux,
00:33:57en disant, ceux qui ne respecteront pas la politique voulue par la nouvelle majorité,
00:34:03eh bien, vous pouvez partir.
00:34:05Ça, c'est extrêmement grave.
00:34:06Parce que l'allégeance des agents publics vis-à-vis d'une collectivité...
00:34:10Prenons ce mot, l'allégeance.
00:34:11Non, mais tout à fait.
00:34:12C'est pour ça que je dis exprès le terme.
00:34:14Alors ça, ça n'existe pas, parce qu'il faut savoir que d'abord,
00:34:17les agents publics, les fonctionnaires,
00:34:19qu'ils soient d'État territoriaux ou hospitalier,
00:34:22eh bien, ils ont quand même des droits et des obligations aussi.
00:34:24Donc là, c'est extrêmement grave ce qu'il est en train de faire,
00:34:27les annonces qu'il fait,
00:34:29et surtout, les mots qu'il prononce et les annonces qu'il fait.
00:34:32Franchement, je suis très, très inquiet sur la gestion de cette commune.
00:34:36Mme Goulet, qu'est-ce que vous pensez de cette attitude ?
00:34:38Moi, je suis d'abord très choquée que le nouveau maire
00:34:41n'intervienne pas plus fortement
00:34:43pour rendre l'assistance plus calme,
00:34:45parce qu'il est inadmissible d'avoir un tel comportement.
00:34:48Je pense qu'il découvre le métier, pardonnez-moi.
00:34:50Oui, mais enfin, à un moment, c'est facile de prendre le micro
00:34:52et de dire que ce n'est pas comme ça qu'on se comporte
00:34:54quand on est dans l'enceinte d'un conseil municipal.
00:34:56On représente le peuple et on doit se comporter de bonne manière.
00:35:01Concernant cette partie désarmement,
00:35:04quand on sait les chiffres de cette ville
00:35:07et la violence qui est dans cette ville, vous l'avez rappelé,
00:35:10pour moi, c'est une erreur de discernement forte du nouveau maire
00:35:13de désarmer la police municipale.
00:35:15Et on l'a vu, d'autres anciens élus sur la présente mandature
00:35:20ont désarmé, ont arrêté la vidéoprotection.
00:35:23Et qu'est-ce qui s'est passé quelques semaines après ?
00:35:25À Grenoble, par exemple.
00:35:26À Grenoble.
00:35:27Qu'est-ce qui s'est passé quelques semaines après ?
00:35:29On appelle le ministre de l'Intérêt,
00:35:31on lui demande plus de forces de police nationales.
00:35:33Et là, elles sont armées et on leur demande d'intervenir.
00:35:37Donc, moi, ce qui me choque aujourd'hui,
00:35:40c'est qu'effectivement, on se fait s'élire en disant
00:35:43qu'on va désarmer la police, qu'on aura moins de caméras de surveillance,
00:35:45quand on n'a rien à se reprocher dans une ville,
00:35:47une caméra de vidéosurveillance ou croiser un policier en arme ou sans arme,
00:35:52ça ne dérange personne.
00:35:53Et je trouve que pour la sécurité des policiers municipaux,
00:35:56surtout dans des villes comme celle-ci,
00:35:58où on a énormément de délinquance,
00:36:00il faut qu'ils soient armés pour avoir un effet dissuotif
00:36:02et une propre protection.
00:36:03On parle du ministre de l'Intérieur, de Laurent Nunes.
00:36:05Je ne l'ai pas entendu parler de ça hier.
00:36:07Il était interviewé sur TF1.
00:36:10Il nous a parlé du protoxyde d'azote.
00:36:12C'est très important le protoxyde d'azote, c'est un danger.
00:36:14Mais la police municipale, ça relève du pouvoir de police du maire.
00:36:19Si demain, M. le maire de Saint-Denis ne veut plus de police municipale,
00:36:22il peut complètement supprimer la police municipale de son territoire.
00:36:26Ce n'est pas de la compétence de Laurent Nunes, du ministre de l'Intérieur,
00:36:31cette décision au niveau de la Seine-Saint-Denis.
00:36:34Et M. le disait très bien...
00:36:35On n'a rien à dire là-dessus.
00:36:37Confirmez ce que dit Mme Goulet.
00:36:39Ça fait partie de la libre administration des collectivités territoriales.
00:36:42C'est la compétence du maire.
00:36:43D'ailleurs, ce que je disais sur l'usage des armes et la dotation en armes,
00:36:47notamment létales, est de la compétence de la délibération du conseil municipal.
00:36:51Par contre...
00:36:51Après, il y a la police municipale et la police nationale.
00:36:54Moi, je sais que dans ma commune, je vois les deux voitures circuler.
00:36:57Enfin, il n'y a pas que de voitures, mais il y a...
00:36:59Non, mais parce que le maire me regarde, il va se fâcher, il va dire j'ai plus que de
00:37:02voitures.
00:37:03Mais voilà, il y a les deux étiquettes sur les voitures.
00:37:06Bien sûr.
00:37:07Il y a des endroits, il n'y a que de la police nationale, il n'y a pas de
00:37:09municipal.
00:37:09Nous, on prend ce qu'on appelle le continuum de sécurité,
00:37:11c'est-à-dire qu'on ne peut pas mettre, encore une fois, un camp là face à l'autre.
00:37:16Je veux dire, la police municipale a la décompétence.
00:37:19D'ailleurs, il y a un projet de loi qui doit être...
00:37:20Là, ce serait le far-ouest dans le far-ouest.
00:37:21Non, mais évidemment, ça, c'est du grand n'importe quoi.
00:37:27On défend d'abord la sécurité des citoyens.
00:37:29Et je crois que tout le monde a un peu oublié dans ce débat un peu anxiogène
00:37:33que d'abord, c'est la sécurité des citoyens.
00:37:35Tous les voyants sont au rouge sur les statistiques du ministère de l'Intérieur.
00:37:39Je le rappelle, les tentatives d'homicide en 10 ans, c'est plus 99%.
00:37:43Je ne sais pas si ça parle un peu aux personnes.
00:37:46Avec une part des mineurs de 10 à 17 ans qui est de 13%.
00:37:51Donc, je crois qu'aujourd'hui, il faut que chacun garde son calme
00:37:54et que surtout, on avance en donnant notamment les moyens
00:37:58à la police municipale et à la police nationale
00:38:00dans le continuum de sécurité pour qu'ils puissent œuvrer
00:38:02avec le tandem important, et il faut le rappeler, de la justice.
00:38:07Parce que sinon, ça ne marchera pas.
00:38:09Monsieur Bagayoko, qui vient donc d'être élu à Seine-Saint-Denis,
00:38:12c'est peut-être parce qu'il a été élu à Seine-Saint-Denis
00:38:14qu'il demande à ce qu'on lui fasse allégeance.
00:38:16Sans doute est-il dans une...
00:38:17Fiancé par des rois.
00:38:19Voilà, ça c'est pour le trait du mot.
00:38:21Je souscris avec ce que vous avez dit sur le fait que je suis interpellé
00:38:24qu'il ne demande pas l'assistance de se calmer.
00:38:27J'ajouterais peut-être néanmoins que qui ne dit mot consent.
00:38:30Parce qu'il faut bien comprendre que Mathieu Annotin, candidat PS...
00:38:35Qu'on a vu tout à l'heure dans le sonar.
00:38:36Qu'on a vu humilier l'ancien maire de Seine-Saint-Denis
00:38:40qui était l'ancien directeur de campagne de Benoît Hamon
00:38:43qu'on peut difficilement qualifier de dangereux fasciste.
00:38:46Voyez-vous comment il est traité, comment il est humilié ?
00:38:49On a vu des scènes similaires, ou du moins des maires au Blanc-Ménil,
00:38:53à Mante-la-Jolie, à Creil, qui étaient LR, ou Horizon, ou Divers Droites.
00:38:59Mais vous voyez bien qu'il n'y a aucun lien avec l'opposition politique.
00:39:04Que ce soit Mathieu Annotin, parti socialiste, ou des maires Horizon, Divers Droites,
00:39:08ce n'est pas le sujet.
00:39:09On est dans une logique de revanche communautaire.
00:39:14C'est des partis politiques, pour moi, modérés,
00:39:19qui ne sont pas dans les...
00:39:20J'allais dire, ceux que vous avez cités, le Parti socialiste,
00:39:24les rémaux de Bicain, Horizon.
00:39:26Ils appartiennent pour moi à ce qu'on ait des partis,
00:39:29je vais dire, modérés, responsables.
00:39:32Et donc, le point commun, c'est qu'effectivement, en face,
00:39:35on a des élus de gauche extrême qui interviennent
00:39:39et qui agressent, effectivement, un certain nombre.
00:39:42Et c'est une honte d'agresser des élus,
00:39:45qu'ils soient sortants ou entrant,
00:39:47parce que c'est déjà pas facile de se présenter.
00:39:49Ça veut dire pouvoir modérés.
00:39:50Moi, ça fait plus de 30 ans que je travaille sur les quartiers.
00:39:52Et j'ai vu toute la politique qui a été mise en place pour débuter.
00:39:56Toute cette politique, toutes ces conséquences-là,
00:39:58sont la conséquence de l'idéologie de gauche,
00:40:01de gauche qui a été mise en place,
00:40:03où, justement, on a favorisé le clientélisme,
00:40:06on a favorisé les accommodements raisonnables,
00:40:09on a favorisé le laxisme,
00:40:11alors qu'il fallait tout simplement favoriser
00:40:14l'habitus à la française.
00:40:16Et ensuite, pourquoi les filles, aujourd'hui,
00:40:18sont en train de prendre le leadership de la gauche ?
00:40:22Parce que, tout simplement,
00:40:23elle les a remplacées, aujourd'hui, dans les quartiers.
00:40:26Et elle va beaucoup plus dans la radicalisation.
00:40:28Moi, je crois que les habitants
00:40:31de Saint-Denis,
00:40:32ils n'ont même pas regardé le programme.
00:40:34C'est ça, le pire.
00:40:36Ils ne regardent même pas le programme, aujourd'hui.
00:40:37Ils regardent par rapport à l'idéologie.
00:40:40Vous mettez, et les filles,
00:40:41et c'est vendeur.
00:40:43Donc, moi, je...
00:40:44Pas tout à fait.
00:40:45Pas tout à fait.
00:40:45Mais écoutez, moi, je vous le dis,
00:40:47par rapport à ma connaissance, quand même,
00:40:48j'ai travaillé...
00:40:49Non, mais attendez,
00:40:50Mante-la-Jolie,
00:40:51Trappe,
00:40:52Chanteloup-Lévy,
00:40:53Dreux...
00:40:54Non, mais...
00:40:55Il n'y a pas...
00:40:55Non, mais...
00:40:56Laissez-moi juste...
00:40:57Laissez-moi juste finir, Françoise.
00:40:59Et l'Eure-et-Loire,
00:41:01qui est entre ruralité
00:41:04et grande ville.
00:41:05Et là, vous le voyez.
00:41:06Ce que vous avez dit, madame,
00:41:07tout à l'heure,
00:41:08par rapport à Quentin Doran,
00:41:09moi, j'ai eu la chance
00:41:10de travailler en Eure-et-Loire.
00:41:11Vous avez vraiment...
00:41:12C'est la Beauce, hein.
00:41:13Donc, vous avez Chartres,
00:41:14Dreux, Vernuillet,
00:41:15et vous avez Châteaudun,
00:41:16vous avez Nogent-le-Retrois,
00:41:17et toutes les petites communes.
00:41:19Je peux vous dire
00:41:20que les gens étaient
00:41:22extrêmement choqués
00:41:22de ce qui s'est passé.
00:41:24Et justement,
00:41:25du deux points de mesure.
00:41:26Je parlais du ministre de l'Intérieur.
00:41:27Il a réagi à l'instant.
00:41:29Il juge totalement inacceptable
00:41:31les huées et invectives
00:41:32visant des mers
00:41:33sortant au soir du second tour.
00:41:36Voilà.
00:41:37Il dit, par l'instant,
00:41:38à ma connaissance,
00:41:39Laure Nunes dit,
00:41:40il n'y a pas de plainte déposée
00:41:42concernant justement
00:41:44un simple nombre de communes.
00:41:46Il dit,
00:41:47ces incidents,
00:41:48ces vidéos d'intimidation,
00:41:50ce n'est pas ça la France,
00:41:51ce n'est pas ça la démocratie.
00:41:53Et il condamne
00:41:55très fermement ces actes.
00:41:56Est-ce que je peux dire un mot ?
00:41:57Rapidement,
00:41:58je suis parfaitement d'accord
00:41:59avec ce qu'il dit là.
00:42:00On est dans une bascule
00:42:02civilisationnelle.
00:42:03C'est-à-dire qu'on n'est plus
00:42:04dans une élection pour certains,
00:42:06on est dans une guerre
00:42:07et une guerre d'anéantissement.
00:42:09Regardez la manière
00:42:10dont ça s'est déroulé
00:42:12dans certaines municipalités.
00:42:13On croirait que c'est une dictature
00:42:15qui était en train de tomber.
00:42:16Et vous aviez en effet des gens
00:42:18qui insultaient, entre guillemets,
00:42:19le soi-disant dictateur
00:42:20qui est en train de partir.
00:42:22Mais c'est extrêmement grave.
00:42:23L'esprit républicain,
00:42:24ce n'est pas l'esprit
00:42:26de revanche.
00:42:28Et moi, ce qui m'inquiète
00:42:29énormément, si vous voulez,
00:42:30c'est l'image que ça donne
00:42:32à l'extérieur.
00:42:33Parce que vous avez
00:42:33dans ces quartiers
00:42:34des gamins qui sont formidables,
00:42:36des gens qui sont formidables
00:42:38et le maire de Saint-Denis
00:42:41ou tous ceux qui ont sifflé,
00:42:43le maire de Creil,
00:42:44l'ancien maire de Creil
00:42:45ou le maire de Blanc-Ménil,
00:42:47donnent une image déplorable
00:42:48de la banlieue.
00:42:49Et regardez, moi,
00:42:50j'ai regardé ce qui s'est passé
00:42:51en Seine-Saint-Denis.
00:42:52Par exemple,
00:42:52ce qui s'est passé à la Courneuve.
00:42:54Mais la manière
00:42:55dont la campagne s'est déroulée,
00:42:57on nous parlait d'antifascisme,
00:42:59on nous parlait d'extrême droite
00:43:00et j'abonde dans le sens de Naïma.
00:43:02Souvent, les gens votaient,
00:43:03n'ont pas lu le programme.
00:43:04Ils ont voté entre une cible
00:43:05et moi, j'ai un reporter sur le terrain
00:43:08qui nous attend.
00:43:09Respect à son travail,
00:43:10vous étiez vous-même reporter
00:43:12et moi aussi, Françoise.
00:43:13Je suis même chez la guerre.
00:43:13Le double assassinat en ce moment
00:43:15est jugé dans le cadre du procès
00:43:17de la DZ-Mafia à Aix-en-Provence.
00:43:20Tanguy Hamon est sur le terrain
00:43:22à Aix-en-Provence.
00:43:24Aujourd'hui, il doit se tenir
00:43:24l'interrogatoire de personnalité
00:43:26des accusés,
00:43:28moment très attendu du procès.
00:43:30Tanguy, que faut-il attendre
00:43:31de cet interrogatoire ?
00:43:36Eh bien, justement,
00:43:37on attend de ces accusés
00:43:39qui parlent enfin.
00:43:40Visiblement, ils ont envie de le faire
00:43:41puisqu'hier, ils ont créé
00:43:43un incident de séance
00:43:44en prenant la parole
00:43:45alors qu'ils n'étaient pas
00:43:46invités à le faire.
00:43:47Ils ont crié dans le box
00:43:48et la présidente de la cour d'assises
00:43:50a dû les exclure
00:43:51pour la fin de journée.
00:43:52Aujourd'hui, donc,
00:43:53ils vont avoir la possibilité
00:43:55de répondre aux questions
00:43:56sur leur jeunesse,
00:43:57sur leur parcours.
00:43:58L'occasion d'en savoir plus
00:44:00sur la façon dont ils ont sombré
00:44:02dans la délinquance,
00:44:03dans la violence,
00:44:03dans le trafic de drogue.
00:44:05Le problème, évidemment,
00:44:06c'est de savoir
00:44:07s'ils sont disposés
00:44:09à coopérer avec la cour.
00:44:11On s'attend
00:44:11à une véritable épreuve de force.
00:44:14On se doute aussi
00:44:15qu'ils ne seront pas très bavards
00:44:18si des questions sensibles
00:44:20leur seront posées
00:44:21sur leur relation,
00:44:22sur leur vie en prison
00:44:24car, je vous le rappelle,
00:44:25je vous l'avais déjà dit hier,
00:44:27d'autres individus
00:44:27sont soupçonnés
00:44:28de tirer les ficelles
00:44:29de la DZ Mafia
00:44:30depuis leur cellule.
00:44:32Merci beaucoup,
00:44:34Tanguy Amon,
00:44:34accompagné de Goderic.
00:44:36C'est la fin de cette première partie
00:44:37de Midi News.
00:44:38On se retrouve dans un instant
00:44:39et notamment avec
00:44:41les dernières informations
00:44:42à 14h sur Cedews.
00:44:47Suite de Midi News
00:44:48avec autour de la table
00:44:49Naïma M. Fadel,
00:44:51Kevin Bossuet,
00:44:52Dora Abdelrazik
00:44:52qui va nous parler
00:44:53de l'actualité internationale
00:44:55et on sait qu'elle est dense.
00:44:56Tout à l'heure,
00:44:57nous irons en Israël
00:44:58puisque des frappes
00:45:00ont encore eu lieu.
00:45:01On devait avoir
00:45:02cinq jours d'accalmie
00:45:04puis finalement,
00:45:05les alertes ont lieu,
00:45:05nous dira Régine Delfour,
00:45:07plusieurs fois par heure.
00:45:09Maxime Le Guay
00:45:10du service politique
00:45:11de Cedews,
00:45:12Françoise Laborde
00:45:12est là,
00:45:13Éric Derit-Maten,
00:45:14également spécialiste
00:45:14économie d'Europe 1
00:45:15avec lequel nous allons
00:45:16faire un point tout à l'heure
00:45:17sur les transporteurs.
00:45:19C'est important en ce moment
00:45:20alors que le prix de l'essence
00:45:22est très très haut.
00:45:24Et dans quelques instants
00:45:25sur Cedews,
00:45:25vous allez vivre en direct
00:45:26la minute de silence
00:45:28en hommage
00:45:29à l'adjudant-chef
00:45:31devenu major
00:45:32post-mortem
00:45:32Arnaud Frion
00:45:34qui a été tué
00:45:34en Irak
00:45:35sur une base militaire.
00:45:37La présidente
00:45:39de l'Assemblée nationale
00:45:40Yael Broun-Pivet
00:45:41doit venir justement
00:45:43s'exprimer
00:45:44pour cette minute
00:45:46de silence
00:45:47à l'Assemblée nationale.
00:45:48En attendant,
00:45:49je peux vous dire
00:45:49que Laurent Nunes,
00:45:51et c'est l'information
00:45:52de cette mi-journée,
00:45:53a jugé totalement
00:45:54inacceptables
00:45:56les huées
00:45:57et les invectives
00:45:59concernant les mers
00:46:00sortants
00:46:01des communes.
00:46:03On parlait de Creil,
00:46:04on parlait du Blanc-Ménil,
00:46:05on parlait de Vaud-en-Velin.
00:46:06Le ministre de l'Intérieur
00:46:09lors de la proclamation
00:46:10de ses résultats
00:46:12des municipales,
00:46:13il dit effectivement
00:46:14ça ne s'est pas forcément
00:46:15bien passé,
00:46:15des élus sortants
00:46:16ont été entourés
00:46:17par un nombre d'individus
00:46:18dans un climat
00:46:20assez véhément.
00:46:21Il arrive quand même
00:46:22à tempérer
00:46:22le ministre de l'Intérieur
00:46:23et c'est donc
00:46:24totalement inacceptable.
00:46:26Pour l'instant,
00:46:26dit-il à ma connaissance,
00:46:28il n'y a pas de plainte déposée
00:46:29mais il pourrait y en avoir.
00:46:31Ces incidents,
00:46:32dit Laurent Nunes,
00:46:33ces vidéos d'intimidation,
00:46:34ça n'est pas la France,
00:46:36ça n'est pas la démocratie.
00:46:37Il condamne
00:46:38très fermement
00:46:39ses actes
00:46:40et bien évidemment,
00:46:41on attend plus
00:46:42de Laurent Nunes,
00:46:45ministre de l'Intérieur,
00:46:46ancien préfet de police,
00:46:47il faut le dire.
00:46:48Et là où il s'est illustré,
00:46:51Maxime Le Guay,
00:46:52sur l'affaire très grave
00:46:54du protoxyde d'azote,
00:46:55on aimerait bien aussi
00:46:56qu'il apporte un mot là-dessus.
00:46:58Oui,
00:46:58Laurent Nunes nous dit
00:46:59ce n'est pas la France
00:47:01mais c'est la nouvelle France
00:47:03qui est voulue
00:47:03par Jean-Luc Mélenchon
00:47:04avec des nouveaux mœurs politiques
00:47:06qui accompagnent
00:47:07l'ensemble de ces victoires
00:47:09et dans l'ensemble
00:47:10des communes,
00:47:11des mairies que vous avez égrenées.
00:47:13Évidemment que Laurent Nunes
00:47:15était poussé à réagir
00:47:17parce qu'on a les images
00:47:19qui sont arrivées
00:47:19dès le début de la semaine,
00:47:21on a la classe politique
00:47:22qui en partie aussi
00:47:23parce que ça a été relayé
00:47:26sur les réseaux sociaux
00:47:26ont commencé à s'émouvoir
00:47:28et puis Laurent Nunes
00:47:29était sommé de réagir.
00:47:31Ce ne sont pas
00:47:31dans ses compétences propres
00:47:33s'agissant,
00:47:34on l'a dit dans la première heure,
00:47:35de ce qui est
00:47:36de la police municipale.
00:47:37Néanmoins,
00:47:37le climat,
00:47:39l'insécurité...
00:47:40Alors,
00:47:40je vais vous couper
00:47:41puisque les députés présents
00:47:44arrivent
00:47:45et Yael Brunpizet
00:47:47prend la parole.
00:47:49Mesdames et messieurs
00:47:49les membres du gouvernement,
00:47:51mesdames et messieurs
00:47:52les députés,
00:47:53mes chers collègues,
00:47:56Le 12 mars dernier,
00:47:58sept soldats français
00:47:59ont été touchés
00:48:00par une inacceptable
00:48:01attaque de drones
00:48:02dans la région d'Erbil,
00:48:03en Irak.
00:48:05Malgré une prise en charge rapide,
00:48:08l'adjudant-chef Arnaud Frion
00:48:10a succombé à ses blessures.
00:48:13Il avait 42 ans,
00:48:15il était marié
00:48:16et il était père d'un enfant.
00:48:19Engagé depuis 2004
00:48:21dans l'armée de terre,
00:48:22il avait fait le choix
00:48:23du dévouement à la France.
00:48:25C'est pour elle
00:48:26qu'il est mort.
00:48:27En votre nom,
00:48:28j'exprime notre solidarité
00:48:30à sa famille,
00:48:30à ses proches,
00:48:31à ses frères et sœurs d'armes
00:48:32du 7e bataillon
00:48:34des chasseurs alpins
00:48:34de Vars.
00:48:37En ce jour,
00:48:38nous pensons également
00:48:39à ses six camarades blessés.
00:48:41Nous leur souhaitons à tous
00:48:42un prompt rétablissement.
00:48:45En honorant la mémoire
00:48:47d'Arnaud Frion,
00:48:47c'est au dévouement
00:48:48de toutes nos forces armées
00:48:49que nous rendons hommage.
00:48:51Elles qui risquent leur vie
00:48:53pour protéger les nôtres.
00:48:55Mes chers collègues,
00:48:57en signe de recueillement,
00:48:59je vous demande
00:49:00de bien vouloir observer
00:49:01une minute de silence.
00:49:02Merci.
00:49:51Je vous remercie.
00:50:23Les autres à table, c'est qu'il n'y a personne.
00:50:26C'est une honte.
00:50:27Il n'y a personne dans cet hémicycle.
00:50:28Oui, c'est une honte.
00:50:30Pour le coup, on rejoint ce que disait Périn Goulet tout à l'heure.
00:50:33C'est vraiment un soldat mort pour la France.
00:50:37Tout le monde, tous les députés, tous les représentants de la nation
00:50:40devraient être là et honorer sa mémoire.
00:50:42Et là, on voit que les bancs de l'Assemblée sont affreusement vides.
00:50:45Je tiens à dire que quand il y a eu récemment des soldats américains
00:50:49qui sont morts au front, le président Trump, lui,
00:50:52est allé les chercher au pied de l'avion.
00:50:54Il s'est rendu au pied de l'avion.
00:50:57Et je trouve que nous, en France,
00:50:59à la différence de la tradition anglo-saxonne,
00:51:01on n'a pas cette solidarité, cette admiration
00:51:05pour nos forces armées, pour nos militaires,
00:51:07pour nos régiments, pour...
00:51:09On est un peu...
00:51:10Si, on célèbre le 14 juillet, mais...
00:51:13Non, mais...
00:51:13Regardez, si vous allez au Royaume-Uni,
00:51:15autour du 11 novembre,
00:51:16tout le monde a la boutonnière, le coquelicot rouge.
00:51:20Essayez d'en trouver en France.
00:51:22Je ne sais pas si vous parlez des patriotes
00:51:24ou si vous parlez du président de la République,
00:51:25mais en tout cas, le président est quand même
00:51:26très très présent sur les sites militaires.
00:51:29Il a été sur les longues,
00:51:31il a parlé du Charles de Gaulle,
00:51:33il a, comment dirais-je,
00:51:35quand il y a eu toutes les commémorations,
00:51:36il était quand même beaucoup là.
00:51:37Oui, Naïma ?
00:51:38Je pense que Françoise veut parler
00:51:39de cette ferveur...
00:51:41De la ferveur patriotique française ?
00:51:42Voilà.
00:51:43Mais attendez, aux Etats-Unis,
00:51:44moi j'y ai vécu,
00:51:45aux Etats-Unis,
00:51:46n'importe quelle petite maison dans les allées
00:51:48aux Etats-Unis,
00:51:48n'importe quelle petite ville,
00:51:49il y a un drapeau américain.
00:51:50Mais voilà, mais c'est ça.
00:51:52Ça, ça n'existe pas en France.
00:51:53Mais voilà.
00:51:54Vous voyez,
00:51:55on parle actuellement de ce que dit Mélenchon
00:51:59en voulant la créolisation de la France,
00:52:02en parlant de Nouvelle-France,
00:52:04en voulant carrément,
00:52:05en appelant même au grand remplacement
00:52:07et en actant que c'est sa volonté, etc.
00:52:10Il vient aussi sur un terrain
00:52:12où malheureusement,
00:52:13depuis plus de 40 ans,
00:52:14presque 50 ans,
00:52:15on n'a pas arrêté de dénigrer
00:52:17ce qu'était la France,
00:52:18où le fait d'être français,
00:52:20d'être patriote,
00:52:21était mal vu,
00:52:22où le fait de chanter la Marseillaise
00:52:24était dénigré,
00:52:25où le fait de se dire patriote,
00:52:27c'était extrêmement mal vu.
00:52:29Et alors, par la gauche,
00:52:31effectivement,
00:52:31tous ces mouvements de gauche,
00:52:32cette idéologie,
00:52:33mais aussi par la droite.
00:52:34La droite n'a pas su,
00:52:36aussi à un moment,
00:52:37remettre au centre,
00:52:39la France,
00:52:40au centre l'identité française,
00:52:41les traditions,
00:52:42le patrimoine, etc.
00:52:44Pour que, justement,
00:52:45les personnes qui arrivent en France
00:52:47puissent trouver un terreau propice
00:52:50à pouvoir s'assimiler
00:52:52et pouvoir épouser ce qu'est la France.
00:52:55Et malheureusement,
00:52:56on ne peut que regretter
00:52:57qu'effectivement,
00:52:58les élites françaises
00:53:00et nos gouvernants successifs,
00:53:02malheureusement,
00:53:03ont laissé tomber cette France,
00:53:05ont laissé tomber vraiment la France
00:53:07pour qu'aujourd'hui,
00:53:08on ait un Mélenchon
00:53:09qui, aujourd'hui,
00:53:11est en train de nourrir le séparatisme,
00:53:14en train de vouloir nous communautariser,
00:53:16en train de vouloir une juxtaposition
00:53:18au lieu d'une l'unité,
00:53:20de la cohésion nationale
00:53:21que moi, j'appelle de mes voeux.
00:53:22Je souscris à ce que vous dites.
00:53:24Simplement,
00:53:24précisons par honnêteté
00:53:26que le mercredi,
00:53:27à l'Assemblée,
00:53:28sur ces bancs clairsemés,
00:53:29le mercredi,
00:53:30il y a toujours moins de monde
00:53:31que le mardi
00:53:32parce que la session de questions
00:53:33au gouvernement
00:53:33est plus courte
00:53:34et les thématiques
00:53:35sont souvent moins importantes.
00:53:37Néanmoins,
00:53:38Yael Broun-Pivet
00:53:38avait appelé à l'ordre du jour
00:53:40dès hier
00:53:41cette minute de silence.
00:53:43C'est-à-dire que
00:53:44l'ensemble des députés
00:53:45ou du moins
00:53:46une partie prépondérante
00:53:47ont préféré
00:53:48retourner
00:53:49en circonscription
00:53:50plutôt que de venir
00:53:51rendre hommage,
00:53:52effectuer une minute de silence
00:53:54à Arnaud Friand,
00:53:55ce qui est évidemment
00:53:57esquiatrice,
00:53:58je crois.
00:53:58Et je crois
00:53:59que ceux qui nous regardent aussi
00:54:00ont peut-être été attristés
00:54:01par ces images
00:54:01de ces bancs clairsemés.
00:54:03Bon, écoutez,
00:54:05voilà donc
00:54:05pour cette minute de silence
00:54:07et tout de suite,
00:54:08c'est la chronique écho.
00:54:12Votre programme
00:54:13vous est présenté
00:54:14par les portes blindées
00:54:15Picard Serrure.
00:54:18Votre programme
00:54:19avec Bien Ici.
00:54:21On est bien ici.
00:54:22Trouvez votre futur logement
00:54:23par vie de quartier
00:54:24et temps de trajet
00:54:25sur bienici.com
00:54:27La chronique écho
00:54:28avec vous.
00:54:28Bonjour Eric de Rydmated.
00:54:30Vous revenez d'une conférence
00:54:31sur le fret maritime.
00:54:32C'est le transporteur géodiste
00:54:34ancien Calberson
00:54:35qui donnait plus de détails
00:54:36sur la situation
00:54:36dans le détroit d'Ormouz
00:54:38dont on va reparler
00:54:39bien sûr
00:54:40dans une minute
00:54:40dans un instant.
00:54:41Aucun bateau français
00:54:42ne passe.
00:54:43Non, bien sûr.
00:54:43Alors, c'est la confusion totale.
00:54:45Geodiste reconnaît
00:54:46que l'on ne sait même plus
00:54:47où sont les containers
00:54:48tellement il y en a.
00:54:50Ils sont bien sûr
00:54:51les bateaux ancrés
00:54:52au large,
00:54:53en mer
00:54:53ou dans des ports différents.
00:54:54On n'est plus capable
00:54:55de trouver la marchandise.
00:54:56Voilà ce que nous dit Geodiste.
00:54:58C'est donc la confusion totale.
00:54:59Alors, je vais vous donner
00:55:00un chiffre
00:55:00que l'on a appris ce matin.
00:55:03132 portes containers
00:55:04en attente,
00:55:061500 navires à l'arrêt
00:55:07et je le dis bien
00:55:07dont 132 cargos immobilisés
00:55:09et dedans,
00:55:11vous avez des containers.
00:55:12On appelle ça des boîtes.
00:55:13Chaque container
00:55:14a 20 000 boîtes
00:55:16ce qui fait
00:55:172 600 000 boîtes
00:55:19actuellement
00:55:19pleines à craquer
00:55:20qui sont pour la plupart
00:55:21pas possibles
00:55:22à identifier
00:55:23ou introuvables.
00:55:24Ça, c'est l'information
00:55:25de Geodiste ce matin.
00:55:26Ça en dit long
00:55:27sur la confusion totale.
00:55:29Alors, ça concerne
00:55:29bien sûr
00:55:29tous les transporteurs.
00:55:31Aucun bateau
00:55:32sans autorisation express
00:55:33de l'Iran
00:55:34ne peut passer
00:55:35pour l'instant.
00:55:35Mais donc, ça fait
00:55:37des pertes énormes
00:55:38j'imagine pour les transporteurs ?
00:55:39Oui, comment ça chiffrait
00:55:40bien sûr.
00:55:41C'est de la marchandise
00:55:41d'ailleurs qui sera perdue
00:55:42quand il s'agit d'aliments
00:55:43mais dans la plupart des cas
00:55:44il y a beaucoup de containers
00:55:45remplis de pièces détachées
00:55:47pour l'industrie,
00:55:48pour la haute technologie
00:55:49et aussi pour des pièces
00:55:50dans les puits de pétrole
00:55:51ou les puits de gaz.
00:55:52Ça, c'est Geodiste
00:55:53qui s'en charge.
00:55:54Ça vient d'Asie,
00:55:55ça vient d'Europe.
00:55:55Tout cela est donc à l'arrêt.
00:55:57Alors du coup,
00:55:57ils ont mis en place
00:55:58une nouvelle organisation.
00:55:59Alors pour l'instant,
00:55:59c'est à l'étude.
00:56:00Ils espèrent donc passer
00:56:01par la mer Rouge
00:56:02et utiliser le port de Jeddah
00:56:03et deuxièmement,
00:56:04passer par la Turquie
00:56:05et ensuite utiliser les routes.
00:56:07Vous voyez un peu
00:56:08la difficulté que ça va poser.
00:56:10Tout cela renchérit
00:56:11le coût du transport
00:56:11puisqu'il faut maintenant
00:56:13deux à trois semaines
00:56:13de plus que prévu.
00:56:14Il y a une surtaxe
00:56:15qui est liée au pétrole,
00:56:16on en a parlé.
00:56:17Les containers, eux,
00:56:18les prix ont augmenté de 11%.
00:56:19Et alors, ça m'a même
00:56:20encore augmenté plus
00:56:21si le trafic commençait
00:56:23à reprendre
00:56:23parce qu'il y aurait
00:56:24énormément de demandes
00:56:25d'un seul coup.
00:56:26D'ailleurs, vous savez
00:56:26que le gros transporteur chinois
00:56:28de fret, Costco,
00:56:29a déjà annoncé
00:56:30qu'il était sur le point
00:56:31de redémarrer.
00:56:32Donc, on sent quand même
00:56:33une toute petite lueur
00:56:34d'espoir pour faire
00:56:35le redémarrage
00:56:35et l'ouverture
00:56:36du golfe d'Orbouz,
00:56:38du détroit d'Orbouz.
00:56:39Merci beaucoup,
00:56:40Éric de Ritmatène.
00:56:59Et justement, puisqu'on parle
00:57:00du détroit d'Orbouz,
00:57:01Dora Abdelrazik,
00:57:02au cœur du conflit,
00:57:03il y a ce sujet.
00:57:04On apprend que l'Iran
00:57:05relâche un peu la pression.
00:57:07Certains navires,
00:57:08on n'a vu pas les Français,
00:57:09sont autorisés
00:57:10à passer,
00:57:11mais sous condition.
00:57:12Exactement.
00:57:13Et c'est justement
00:57:13le très gros cadeau
00:57:15dont parlait
00:57:15Donald Trump hier soir
00:57:16qui concerne le gaz
00:57:18et le pétrole,
00:57:19puisque l'Iran
00:57:19a officiellement notifié
00:57:21aux Nations Unies
00:57:22et à l'Organisation
00:57:22maritime internationale
00:57:24que les navires
00:57:24non hostiles
00:57:25pouvaient continuer
00:57:26à transiter
00:57:27par le détroit,
00:57:28donc à condition
00:57:29de respecter
00:57:29les règles de sécurité
00:57:30et de sûreté,
00:57:31les navires aussi
00:57:32qui doivent se coordonner
00:57:34avec les autorités
00:57:34iraniennes.
00:57:36Alors, derrière cette formule
00:57:37justement diplomatique,
00:57:38la définition est claire,
00:57:40tout navire
00:57:41qui est lié de près
00:57:41ou de loin
00:57:42aux Etats-Unis,
00:57:44à Israël
00:57:44et à leurs alliés militaires
00:57:45est exclu
00:57:46de ce passage sécurisé.
00:57:48C'est le cas
00:57:48pour les Français,
00:57:50notamment les Chinois.
00:57:51On voit qu'ils vont
00:57:52reprendre leur prête.
00:57:55En navigation.
00:57:55Voilà, leur annihilation,
00:57:56exactement.
00:57:57Une ouverture aussi
00:57:58qui est un peu
00:57:59en trompe-l'œil
00:58:00parce que finalement
00:58:00on s'aperçoit
00:58:01que c'est l'Iran
00:58:02qui contrôle
00:58:03cette artère
00:58:04qui est vraiment
00:58:06vitale
00:58:07pour le monde.
00:58:09On parle
00:58:10d'environ
00:58:113200 navires
00:58:13qui sont actuellement
00:58:13bloqués
00:58:14dans le golfe Persique.
00:58:15Oui,
00:58:16et donc ça
00:58:16c'est évidemment
00:58:17une information
00:58:19de taille.
00:58:20On apprend à l'instant
00:58:21que le plan
00:58:22américain
00:58:23en 15 points
00:58:24a été transmis
00:58:25à l'Iran
00:58:26via un proxy
00:58:27qui est le Pakistan.
00:58:29Et que contient
00:58:30ce plan de Trump ?
00:58:31C'est Mathilde Ibanez
00:58:33qui nous explique.
00:58:35Alors que la guerre
00:58:36au Moyen-Orient
00:58:37se poursuit,
00:58:38les échanges
00:58:39entre Washington
00:58:39et Téhéran
00:58:40continuent en coulisses.
00:58:42Le président américain
00:58:43évoque même
00:58:44un plan de paix
00:58:45en 15 points
00:58:46avec l'Iran
00:58:47négocié par
00:58:47l'entremise du Pakistan.
00:58:49Donald Trump
00:58:50s'est montré optimiste
00:58:51quant aux chances
00:58:52de parvenir
00:58:53à un accord.
00:58:54Ils vont conclure
00:58:55un accord.
00:58:56Ils ont fait
00:58:57quelque chose
00:58:57d'incroyable en fait.
00:58:59Ils nous ont offert
00:59:00un cadeau.
00:59:01C'était un très gros cadeau
00:59:03d'une valeur inestimable.
00:59:06Je ne vais pas vous dire
00:59:07de quoi il s'agit
00:59:08mais c'était un cadeau
00:59:09très important.
00:59:12Et ils nous l'ont offert
00:59:13en nous ayant prévenu
00:59:14qu'ils allaient le faire.
00:59:17Pour moi,
00:59:17cela signifiait une chose.
00:59:18Nous avons affaire
00:59:19aux bonnes personnes.
00:59:21Parmi les mesures envisagées
00:59:23pour mettre fin au conflit,
00:59:24cinq portes
00:59:25sur le programme nucléaire iranien.
00:59:27D'autres exigent
00:59:28l'arrêt du soutien
00:59:29aux groupes alliés
00:59:29dans la région
00:59:30comme le Hezbollah
00:59:31ou le Hamas.
00:59:32Autre point crucial,
00:59:34le détroit d'Hormuz,
00:59:35Washington,
00:59:36insiste pour qu'il reste ouvert
00:59:38à la navigation maritime.
00:59:40En contrepartie,
00:59:41l'Iran obtient
00:59:42une levée
00:59:43des sanctions internationales
00:59:44ainsi qu'un soutien
00:59:45à son programme nucléaire civil.
00:59:47Pour laisser le temps
00:59:48à l'Iran
00:59:48d'examiner ses propositions,
00:59:50les Etats-Unis
00:59:51envisagent
00:59:52un cessez-le-feu
00:59:53d'un mois
00:59:53selon une chaîne israélienne.
00:59:56Pour ce plan américain,
00:59:57il y a plusieurs points.
00:59:59Il y a aussi
00:59:59la levée des sanctions
01:00:01internationales
01:00:01sur l'Iran.
01:00:02Et ça,
01:00:03ça n'était pas arrivé
01:00:03depuis très longtemps.
01:00:05Exactement,
01:00:06ça n'est pas arrivé
01:00:06depuis très longtemps.
01:00:07Mais surtout que
01:00:08ce plan est pour l'instant
01:00:10un peu critiqué
01:00:11par Israël aussi.
01:00:12Beaucoup.
01:00:13Sur deux points.
01:00:14Sur deux points,
01:00:15tout à fait.
01:00:15Je pense qu'on le verra
01:00:16un petit peu plus tard
01:00:17avec Régine.
01:00:19Régine Delfour
01:00:19qui est envoyée spéciale
01:00:21bien sûr en Israël.
01:00:21Tout à fait.
01:00:22Qui concerne justement
01:00:23le nucléaire iranien
01:00:24et surtout l'armement
01:00:26balistique de l'Iran.
01:00:28Alors on sait
01:00:28qu'Israël vise
01:00:29justement
01:00:30toutes les cages
01:00:31de missiles
01:00:32et tout ce qui est armement
01:00:33mais ce n'est pas suffisant.
01:00:34Donc il y a quand même
01:00:36quelques dissensions
01:00:37entre la position américaine
01:00:38et la position israélienne.
01:00:40Et justement,
01:00:41Londres et Paris
01:00:42vont organiser cette semaine
01:00:43une réunion
01:00:43d'une trentaine de pays
01:00:44prêts à former
01:00:45une coalition
01:00:46visant à participer
01:00:47à la sécurisation
01:00:48du détroit d'Hormuz.
01:00:50Françoise Laborde,
01:00:51c'est donc
01:00:52quelque chose
01:00:53qui avance
01:00:53mutatis, mutandis.
01:00:55Peut-être d'un coup
01:00:56et peut-être d'un coup.
01:00:57C'est ce que je viens
01:00:58de dire en latin.
01:01:00Et vous en normand.
01:01:01Voilà, absolument.
01:01:03Mais quand on connaît
01:01:04Donald Trump,
01:01:05on sait tout à fait
01:01:06qu'il est capable
01:01:06de dire
01:01:07cesser le feu
01:01:07pendant un mois
01:01:08et puis demain
01:01:10c'est une tactique
01:01:11pour cacher
01:01:12qu'il a en fait
01:01:13l'intention de continuer
01:01:14parce que je rappelle
01:01:15quand même
01:01:15qu'on attend
01:01:16entre 3 000
01:01:17et je pense
01:01:17sur votre contrôle
01:01:18d'avoir
01:01:185 000 marines,
01:01:21la 31e aéroportée
01:01:22de marines,
01:01:23c'est la 85e aéroportée.
01:01:25C'est celle
01:01:26qui a fait
01:01:28le débarquement.
01:01:32Ces braves soldats
01:01:34américains
01:01:34vont arriver
01:01:35d'ici la fin de la semaine
01:01:36si j'ai bien compris.
01:01:37Donc s'ils sont envoyés
01:01:39sur zone,
01:01:40ce n'est pas juste
01:01:40pour occuper le terrain
01:01:42et prendre des photos.
01:01:44On a parlé
01:01:45de l'île de Karl
01:01:46qui est le grand
01:01:46terminal pétrolier iranien
01:01:48qu'en effet
01:01:48il pourrait prendre d'assaut.
01:01:50Ce que je veux dire
01:01:50c'est qu'avec Trump
01:01:51tout est possible
01:01:52y compris l'inverse.
01:01:53Quand il annonce
01:01:54un cessez-le-feu
01:01:55ça peut être
01:01:56finalement
01:01:56non j'ai bombardé demain
01:01:58et un cessez-le-feu
01:01:59d'un mois
01:01:59alors c'est peut-être
01:02:00le temps de calmer
01:02:01sa majorité
01:02:02et de préparer
01:02:03ses mi-terme.
01:02:04C'est surtout le temps
01:02:04que les Iraniens
01:02:05justement passent
01:02:06à la tête des négociations
01:02:07puisque jusqu'à maintenant
01:02:08il n'y a rien
01:02:09de vraiment concret.
01:02:09De l'autre côté
01:02:13un contre-plan en fait
01:02:14en plusieurs points
01:02:15donc chacun
01:02:16place la barre très haut
01:02:17pour justement
01:02:18arriver à une chose.
01:02:19Et bien sûr
01:02:19pas étonnant
01:02:20le chef du Hezbollah
01:02:21qui à l'instant
01:02:21dit toute négociation
01:02:23sous le feu
01:02:23avec Israël
01:02:24est une capitulation.
01:02:26Donc ça évidemment
01:02:26c'est le narratif
01:02:27du Hezbollah
01:02:29mouvement terroriste
01:02:30et bien évidemment
01:02:32il ne faut pas
01:02:34s'attendre à autre chose
01:02:36du Hezbollah
01:02:37sachant qu'évidemment
01:02:39il met en péril
01:02:40le pays dans lequel
01:02:42il est
01:02:43c'est-à-dire
01:02:43le Liban
01:02:43qui une fois de plus
01:02:44se retrouve
01:02:46pays martyr
01:02:48le Liban
01:02:48prise en otage
01:02:49prise en otage
01:02:50voilà
01:02:50on pensait un peu
01:02:51sortir de
01:02:52les Libanais
01:02:53pensaient sortir
01:02:54un peu de l'ornière
01:02:55ils ont eu quand même
01:02:55cette immense explosion
01:02:57je ne sais plus
01:02:57c'était il y a 3-4 ans
01:02:58dans le port de Vérou
01:02:59qui était tenu
01:03:00par le Hezbollah
01:03:01d'ailleurs
01:03:01qui était tenu
01:03:02par le Hezbollah
01:03:03et là à nouveau
01:03:04le Liban
01:03:04quand même
01:03:05se retrouve
01:03:05dans une situation
01:03:08il ne faut pas oublier
01:03:08que les Etats-Unis
01:03:10sont autosuffisants
01:03:11en pétrole
01:03:12et que le pétrole
01:03:13iranien
01:03:13il sert surtout
01:03:14aux Chinois
01:03:14et aux Japonais
01:03:15donc ça explique aussi
01:03:18pourquoi
01:03:19on peut tergiverser
01:03:20nous allons tout de suite
01:03:21partir à Tel Aviv
01:03:23rejoindre les équipes
01:03:24de CNews
01:03:25Régine Delfour
01:03:25est avec Sacha Robin
01:03:26bonjour Régine
01:03:28Donald Trump
01:03:28on vient d'en parler
01:03:30ici même
01:03:31à table
01:03:32à Paris
01:03:32Donald Trump
01:03:33a proposé
01:03:34un plan de paix
01:03:34en 15 points
01:03:35mais pour Israël
01:03:36deux sujets
01:03:37ne sont pas négociables
01:03:39en l'occurrence
01:03:39les missiles balistiques
01:03:40et l'uranium enrichi
01:03:45oui bonjour Pierre
01:03:46absolument
01:03:47puisque sur ce plan
01:03:48proposé par Trump
01:03:50et concernant
01:03:51l'uranium enrichi
01:03:52alors il dit
01:03:53que l'Iran
01:03:54pourrait conserver
01:03:55son stock
01:03:56d'uranium enrichi
01:03:58sous surveillance
01:03:59et avec des limites
01:04:01le problème
01:04:01Pierre
01:04:02c'est que déjà
01:04:03on sait que
01:04:04l'agence internationale
01:04:05de l'énergie atomique
01:04:07par le passé
01:04:07a toujours eu
01:04:08énormément de difficultés
01:04:09à pouvoir pénétrer
01:04:10dans les centrales nucléaires
01:04:11d'autre part
01:04:11on ne connaît pas
01:04:12exactement
01:04:13le stock
01:04:14d'uranium enrichi
01:04:16de l'Iran
01:04:16certains experts
01:04:17annoncent que
01:04:18ce serait aux alentours
01:04:20de 440 kilos
01:04:21mais rien n'est sûr
01:04:22c'est une estimation
01:04:23l'autre point
01:04:24c'est donc
01:04:24le programme
01:04:25des missiles balistiques
01:04:26qui serait
01:04:27dans le plan de Trump
01:04:28discuté ultérieurement
01:04:30au niveau notamment
01:04:31de la durée
01:04:32enfin de la quantité
01:04:33et surtout
01:04:34de leur portée
01:04:34sauf que
01:04:35pour Israël
01:04:36il n'en est pas question
01:04:37puisque
01:04:38vous le voyez
01:04:38il y a encore
01:04:39beaucoup de tirs
01:04:40en Israël
01:04:41par ces missiles
01:04:43balistiques
01:04:44venus de l'Iran
01:04:44mais aussi par les missiles
01:04:45à sous munitions
01:04:47et c'était aussi
01:04:48une condition
01:04:48pour Israël
01:04:50de faire cette guerre
01:04:50puisque c'est vraiment
01:04:51une question existentielle
01:04:52et puis il y a un point aussi
01:04:54sur lequel
01:04:55il faudra aussi insister
01:04:56c'est sur
01:04:57les proxys
01:04:58notamment le Hezbollah
01:04:59puisqu'il est hors de question
01:05:00pour Israël
01:05:01d'arrêter cette guerre
01:05:02contre le Hezbollah
01:05:05à l'instant
01:05:06le chef du Hezbollah
01:05:07dit que toute négociation
01:05:08sous le feu
01:05:09avec Israël
01:05:09est une capitulation
01:05:11il y a une crainte
01:05:13vis-à-vis de ce mouvement
01:05:14terroriste
01:05:16concrètement
01:05:16les Israéliens
01:05:17craignent
01:05:17un nouveau
01:05:187 octobre
01:05:23Oui Pierre
01:05:23puisqu'il a été découvert
01:05:25des tunnels
01:05:26qui étaient extrêmement
01:05:27aménagés
01:05:28ce qui pouvait
01:05:29laisser présumer
01:05:30que le Hezbollah
01:05:31prévoyait donc
01:05:33d'infiltrer
01:05:33vous savez
01:05:34les moshav
01:05:35ou les kiboutts
01:05:36qui sont vraiment frontaliers
01:05:37avec le nord d'Israël
01:05:39et d'enlever donc
01:05:40les habitants
01:05:41exactement
01:05:41comme le 7 octobre
01:05:42et puis il y a
01:05:43une autre crainte aussi
01:05:43Pierre
01:05:44on en parle de plus en plus
01:05:45c'est le fait de kidnapper
01:05:47des soldats israéliens
01:05:48et le Hezbollah
01:05:49serait en train
01:05:49d'essayer
01:05:50de kidnapper
01:05:50des soldats israéliens
01:05:52qui sont donc
01:05:52à la frontière
01:05:53ou dans
01:05:54le sud du Liban
01:05:55parce que pour eux
01:05:56ce serait une monnaie d'échange
01:05:58Régine
01:05:59vous deviez entre temps
01:06:01quand je dis vous
01:06:02c'est bien sûr
01:06:02les habitants d'Israël
01:06:03mais comme vous y trouvez
01:06:04je vous inclue dedans
01:06:06avoir un cessez-le-feu
01:06:07un peu d'accalmie
01:06:08pendant 5 jours au moins
01:06:09et c'est pas du tout le cas
01:06:10il y a des alertes en permanence
01:06:15Oui en fait
01:06:16lundi
01:06:16Donald Trump a parlé
01:06:17d'une trêve de 5 jours
01:06:18alors on n'a pas su
01:06:19si la trêve avait débuté
01:06:21ou pas
01:06:21puisque c'est vrai
01:06:22que pendant quelques heures
01:06:23à peu près 10 heures
01:06:24il n'y avait pas eu
01:06:25vraiment de tir
01:06:26mais après
01:06:26on a été vraiment
01:06:27sous le feu
01:06:28des tirs
01:06:29des missiles iraniens
01:06:30mais aussi
01:06:31ceux du Hezbollah
01:06:32là avec Sacha Robin
01:06:33nous sommes vraiment
01:06:34devant l'un des impacts
01:06:36en fait d'hier
01:06:36dont on vous a
01:06:37beaucoup parlé
01:06:38au nord
01:06:39donc de Tel Aviv
01:06:40et donc
01:06:41il y a toujours
01:06:42ces tirs
01:06:44et puis aujourd'hui
01:06:44on a eu
01:06:45en l'espace
01:06:46de 40 minutes
01:06:47en fait
01:06:47on a eu
01:06:484 salves
01:06:49de missiles iraniens
01:06:51donc en fait
01:06:52il n'y a pas du tout
01:06:53de trêve
01:06:53il n'y a pas du tout
01:06:54d'accalmie
01:06:55on sait aussi
01:06:56qu'Israël continue
01:06:58de bombarder
01:06:59notamment l'Iran
01:07:00et des sites
01:07:01privilégiés
01:07:02notamment des cibles
01:07:03de missiles
01:07:04de production de missiles
01:07:05mais aussi des centrales
01:07:06et puis il y a toujours
01:07:07aussi ces frappes
01:07:09dans le sud
01:07:10de Beyrouth
01:07:11au sud du Liban
01:07:13notamment sur des stations
01:07:14services
01:07:15et sur des points
01:07:16du Hezbollah
01:07:17beaucoup Régine Delfour
01:07:19avec des images
01:07:20de Sacha Robin
01:07:21merci à vous deux
01:07:21en duplex de Tel Aviv
01:07:23je rajoute que le chef
01:07:24du Hezbollah au Liban
01:07:25appelle le gouvernement
01:07:27libanais justement
01:07:27à revenir sur sa décision
01:07:28d'interdire les activités
01:07:30de ce mouvement
01:07:31terroriste
01:07:32vous restez avec nous
01:07:33sur ces news
01:07:35on revient
01:07:35dans un instant
01:07:36et on parlera
01:07:37du désarroi
01:07:38c'est un doux euphémisme
01:07:39du maire de Clichy
01:07:40qui lui aussi
01:07:41se trouve
01:07:41dans ce far west
01:07:45dont je parlais
01:07:46tout à l'heure
01:07:46à tout de suite
01:07:50dernière partie
01:07:51de Midi News
01:07:52dans un instant
01:07:52nous irons à Goussinville
01:07:53pour en savoir plus
01:07:54justement
01:07:55sur cette attaque
01:07:56au couteau
01:07:56mais d'abord
01:07:57toutes les dernières informations
01:07:59Adrien Fontenot
01:08:00la marine iranienne
01:08:01indique avoir tiré
01:08:02des missiles
01:08:03en direction
01:08:03du porte-avions américain
01:08:05Abraham Lincoln
01:08:06selon le communiqué militaire
01:08:08les missiles ont contraint
01:08:09le navire déployé
01:08:09dans la région du Golfe
01:08:10a changé de position
01:08:12je cite l'amiral
01:08:13Sharamirani
01:08:14ces mouvements
01:08:14sont constamment surveillés
01:08:16dès que cette flotte hostile
01:08:17entrera dans le rayon d'action
01:08:18de nos systèmes de missiles
01:08:19elle sera
01:08:20la cible de puissantes frappes
01:08:22de la marine iranienne
01:08:23fin de citation
01:08:242 hommes arrêtés à Londres
01:08:25après l'incendie
01:08:26qui a détruit
01:08:274 ambulances
01:08:28de la communauté juive
01:08:29à côté d'une synagogue
01:08:30dans la nuit
01:08:31de dimanche à lundi
01:08:312 hommes de 47 et 45 ans
01:08:33leur nationalité
01:08:34n'a pas été précisée
01:08:35ils ont été arrêtés
01:08:36pour suspicion
01:08:37d'incendie criminel
01:08:38avec intention
01:08:39de mettre des vies en danger
01:08:40l'attaque
01:08:41qui n'a pas fait de victime
01:08:42avait été qualifiée
01:08:43de crime de haine antisémite
01:08:44par la police londonienne
01:08:45noté qu'un groupe
01:08:46pro-iranien
01:08:47l'avait revendiqué
01:08:47sur une chaîne télégramme
01:08:49nouvellement créée
01:08:50et puis 3 hommes
01:08:51d'une vingtaine d'années
01:08:52ont été condamnés
01:08:53hier à des peines
01:08:53allant jusqu'à 3 ans de prison
01:08:55inconnus de la justice
01:08:56mais affiliés
01:08:56à la DZ Mafia
01:08:57ils avaient pris pour cible
01:08:59et tiré sur un bâtiment
01:09:00appartenant au groupe Orange
01:09:01à Marseille
01:09:02entre le 31 décembre
01:09:03et le 4 janvier dernier
01:09:04à proximité
01:09:05un point de deal
01:09:06qu'ils voulaient déstabiliser
01:09:07le site avait dû fermer
01:09:081200 salariés
01:09:09contraints à l'arrêt
01:09:10les 3 condamnés
01:09:11devront également indemniser
01:09:12le groupe Orange
01:09:13et son syndicat
01:09:14partie civile
01:09:14dans ce dossier
01:09:15merci Adrien Fontenot
01:09:17nous sommes dans
01:09:18Midi News
01:09:18avec Naïma M. Fadal
01:09:20avec Kévin Bossuet
01:09:21Françoise Laborde
01:09:22et Maxime Laguet
01:09:23du service politique
01:09:24de CNews
01:09:25partons à Goussinville
01:09:26pour en savoir plus
01:09:28sur cette attaque au couteau
01:09:30dans le cadre
01:09:31je reste prudent
01:09:32bien sûr
01:09:32de la municipale
01:09:34qui a eu lieu encore
01:09:35dimanche dernier
01:09:36Mickaël Dosantos
01:09:37vous êtes sur place
01:09:37avec Coralie Huberti
01:09:39est-ce que vous avez
01:09:40d'autres informations
01:09:41ou plus complémentaires
01:09:43sur ce différent
01:09:44entre le frère du maire
01:09:46et un autre candidat
01:09:50oui Pierre
01:09:51effectivement
01:09:52ce que l'on peut vous dire
01:09:53après avoir échangé
01:09:55avec de nombreux
01:09:56habitants
01:09:57ici sur place
01:09:57c'est qu'effectivement
01:09:58ce différent
01:09:59serait lié
01:10:00à la campagne
01:10:01des municipales
01:10:02le frère du maire
01:10:03principal suspect
01:10:04dans cette affaire
01:10:05aurait poignardé
01:10:06la victime
01:10:07car il soutenait
01:10:08le candidat adverse
01:10:09Jean-Charles Laville
01:10:11Jean-Charles Laville
01:10:12avec qui nous avons pu échanger
01:10:14que l'on a rencontré
01:10:15il y a quelques minutes
01:10:17il nous explique
01:10:18effectivement
01:10:18que le principal suspect
01:10:21donc le frère du maire
01:10:23serait un agent municipal
01:10:25qu'il serait en charge
01:10:27d'un parc
01:10:28dans la commune
01:10:29qu'il bénéficierait
01:10:30d'un logement
01:10:31et d'une voiture
01:10:32de fonction
01:10:34quant à la victime
01:10:35elle
01:10:35et bien il s'agirait
01:10:37d'un champion de boxe
01:10:38bien connu
01:10:39dans la ville
01:10:40un champion de boxe
01:10:41qu'il ne connaissait pas
01:10:42avant de l'avoir rencontré
01:10:44dans un bureau de vote
01:10:45il y a quelques jours
01:10:46il soutenait
01:10:47effectivement
01:10:48la candidature
01:10:49de Jean-Charles Laville
01:10:52ce boxeur
01:10:53souhaitait dénoncer
01:10:55un système
01:10:55le système mis en place
01:10:56par le maire
01:10:58sortant
01:10:58qui vient d'être
01:10:59réélu
01:11:00et ce système
01:11:01et bien ce candidat
01:11:02avec qui nous avons pu échanger
01:11:03il le dénonce
01:11:04également
01:11:05il parle
01:11:05d'intimidation
01:11:06récurrente
01:11:08de menaces
01:11:09à l'encontre
01:11:09d'opposants politiques
01:11:11il y a quelques jours
01:11:13maintenant
01:11:13une colistière
01:11:14de Jean-Charles Laville
01:11:15a été menacée
01:11:16à son domicile
01:11:17en pleine nuit
01:11:18aux alentours
01:11:18de 3h du matin
01:11:19des hommes cagoulés
01:11:20sont venus armer
01:11:21de barres de fer
01:11:22et ont menacé
01:11:23de brûler sa maison
01:11:24sa voiture
01:11:25ou encore
01:11:25ses enfants
01:11:26elle a décidé
01:11:27de porter plainte
01:11:29aujourd'hui ce candidat
01:11:30fait
01:11:31ou appelle en tout cas
01:11:32à l'aide
01:11:33il attend
01:11:35de l'état
01:11:36qu'il se saisisse
01:11:37effectivement
01:11:37de cette affaire
01:11:39et qu'il mette fin
01:11:40à ce climat délétère
01:11:41ici dans cette commune
01:11:42du Val-d'Oise
01:11:44ou Mickaël Dov-Santos
01:11:45avec Coralie Huberti
01:11:47à Goussinville
01:11:48pour les développements
01:11:49de ces derniers faits
01:11:51qu'on essayait
01:11:52de déchiffrer
01:11:52tout à l'heure
01:11:53et Laurent Nunez
01:11:54qui a réagi
01:11:54tout à l'heure
01:11:55en disant
01:11:55que ces faits
01:11:55étaient inacceptables
01:11:56et que si une plainte
01:11:57était déposée
01:11:58elle sera bien sûr
01:11:59examinée
01:12:00j'apprends à l'instant
01:12:01également par Laurent Nunez
01:12:03que plus de 120 faits
01:12:05ont été judiciarisés
01:12:07durant cette campagne
01:12:08donc voilà
01:12:09on avance
01:12:10sur ce sujet
01:12:11on avance
01:12:12je dis ça
01:12:12mais pour reprendre
01:12:15ce que je vous disais
01:12:16en introduction
01:12:17de cette émission
01:12:18c'est le Far West
01:12:19c'est le Far West
01:12:19et c'est le Far West
01:12:20également à Clichy
01:12:21à Clichy
01:12:22dans les Hauts-de-Seine
01:12:22le maire
01:12:24d'hiver droite
01:12:25a été menacé
01:12:26pendant sa campagne
01:12:27par la candidate
01:12:29de gauche
01:12:29Julie Martinez
01:12:31qui est à la tête
01:12:32d'une liste
01:12:33PS
01:12:34LFI
01:12:35écologiste
01:12:35affirmant qu'elle allait
01:12:36le faire
01:12:38mourir
01:12:38en prison
01:12:39voilà ce qu'elle dit
01:12:40il faut savoir que
01:12:42Rémi Museau
01:12:42a remporté la mairie
01:12:44avec 51,85%
01:12:47écoutez
01:12:48d'abord
01:12:48justement
01:12:49cette dame
01:12:49madame
01:12:50Julie Martinez
01:12:51qu'est-ce qu'on va faire
01:12:53on va en finir
01:12:54avec tout ça
01:12:54pourquoi
01:12:55Jules Parti Socialiste
01:12:57et ils m'ont dit
01:12:57dès demain
01:12:58on les attaque
01:12:59on les attaque
01:13:00bravo
01:13:02bravo
01:13:03bravo
01:13:06je vais
01:13:09mourir
01:13:09Rémi Museau
01:13:10en prison
01:13:11parce que c'est là
01:13:11où il appartient
01:13:12c'est là
01:13:15bravo
01:13:15bravo
01:13:16Julie
01:13:17Julie
01:13:18Julie
01:13:20et par Prémi Museau
01:13:22j'entends Rémi Museau
01:13:23et toute sa clique
01:13:23et toute cette façon
01:13:24de faire de la politique
01:13:25depuis bien trop longtemps
01:13:26qui a bimki en fait
01:13:28voilà
01:13:28ce n'est pas un fake
01:13:30ce sont des vrais propos
01:13:31tenus par
01:13:32cette opposante politique
01:13:33et Rémi Museau
01:13:34lui était
01:13:35ce matin avec
01:13:36Romain Desarbres
01:13:37dans la matinale de CNews
01:13:39j'ai pas fait de la politique
01:13:40pour être menacé de mort
01:13:43comme ça
01:13:44d'une manière aussi violente
01:13:45on n'a pas fait une campagne
01:13:46sur des projets
01:13:47on a fait une campagne
01:13:48sur dégager
01:13:49Rémi Museau
01:13:50j'ai été surpris
01:13:51encore quand la violence
01:13:53on nous a dit
01:13:53qu'elle venait de LFI
01:13:54et finalement
01:13:55cette femme a été
01:13:57porte-parole du PS
01:13:59et c'est le PS
01:14:01cette fois
01:14:01qui est aujourd'hui
01:14:02à cette attitude
01:14:04je trouve que pour un maire
01:14:05c'est compliqué
01:14:06déjà que les maires
01:14:07sont quand même
01:14:08vous savez menacés
01:14:10sont toujours
01:14:12insultés
01:14:13pour nous
01:14:14c'est invivable
01:14:15ça devient invivable
01:14:16voilà donc pour la réaction
01:14:17de Rémi Museau
01:14:18et puisque cette dame
01:14:19effectivement à la tête
01:14:20d'une liste PS
01:14:21elle est fille écologiste
01:14:22Rémi Museau
01:14:23attend également
01:14:24une réaction
01:14:25du parti socialiste
01:14:27on est bien de savoir
01:14:28ce que vont dire
01:14:28les instances du PS
01:14:30ils devraient au moins
01:14:30s'exprimer
01:14:31c'est quand même
01:14:32lamentable aujourd'hui
01:14:33d'insulter
01:14:34à ce point là
01:14:34et surtout
01:14:36me menacer de mort
01:14:37ça a déjà commencé
01:14:38le dimanche soir
01:14:39au moment de
01:14:40l'annonce des résultats
01:14:42aussitôt
01:14:42il y a eu des troupes
01:14:43qui se sont évidemment
01:14:45mis
01:14:46pas loin
01:14:47de notre permanence
01:14:47et qui ont commencé
01:14:48à nous insulter
01:14:49à insulter
01:14:50les militants
01:14:51qui étaient là
01:14:52heureusement
01:14:52que la police
01:14:53était là
01:14:53que la police nationale
01:14:54était là
01:14:55voilà le climat
01:14:56qu'on peut avoir
01:14:57maintenant
01:14:57quand on se présente
01:14:58dans une élection
01:14:58si la police
01:14:59n'avait pas été là
01:15:00je pense que
01:15:01si la police
01:15:01n'avait pas été là
01:15:02on aurait eu
01:15:02des incidents graves
01:15:03je le pense
01:15:04je le pense
01:15:04parce que
01:15:05pourquoi
01:15:05parce que
01:15:05la candidate
01:15:07elle
01:15:08elle a animé
01:15:09cette haine
01:15:10pendant toute la campagne
01:15:11voilà
01:15:12Rémi Museau
01:15:13qui il faut le voir
01:15:14garde son calme
01:15:16interrogé par Romain Desarbres
01:15:18et c'est une forme de force
01:15:19alors que
01:15:20encore une fois
01:15:21pardonnez-moi
01:15:22c'est le mot qui me vient à l'esprit
01:15:23mais c'est le far west
01:15:24et j'ai peur
01:15:25Kevin
01:15:25que ça va continuer
01:15:26parce que
01:15:28cette instrumentalisation
01:15:29et cette bordélisation
01:15:32et cette insurrection permanente
01:15:34qui a donné lieu
01:15:36d'abord à LFI
01:15:37ensuite Saint-Ouen
01:15:39avec Leblanc-Ménil
01:15:41Saint-Denis
01:15:42pas Saint-Ouen
01:15:43mais à
01:15:44Vaud-en-Velin
01:15:45etc
01:15:46ça risque de se propager
01:15:47à Creil aussi
01:15:48mais évidemment
01:15:49que ça risque de se propager
01:15:50puisque la vérité
01:15:51c'est qu'il y en a beaucoup
01:15:52qui ne sont plus dans le cadre
01:15:53d'une élection
01:15:54ils sont dans une logique
01:15:55de conquête territoriale
01:15:57et à partir du moment
01:15:58où vous avez conquis
01:15:59un territoire
01:16:00vous voulez évidemment
01:16:01entre guillemets
01:16:02dégager celui
01:16:03qui incarnait
01:16:03ce territoire
01:16:04auparavant
01:16:05et on a beaucoup glosé
01:16:06sur le taux d'abstention
01:16:07notamment au soir
01:16:09des résultats
01:16:09dimanche dernier
01:16:10mais regardez
01:16:11comment se sont déroulées
01:16:13les campagnes électorales
01:16:14où on ne parlait plus
01:16:16des projets
01:16:16on ne parlait plus
01:16:17des habitants
01:16:18c'était des attaques personnelles
01:16:19où on parlait
01:16:21de front contre le fascisme
01:16:22de front contre l'extrême droite
01:16:24on ressortait
01:16:25de vieilles affaires
01:16:26des anciens tweets
01:16:27mais ça
01:16:28ça n'intéresse pas
01:16:29évidemment
01:16:30les gens
01:16:31et autre chose aussi
01:16:33c'est que ça entre
01:16:34dans la stratégie
01:16:35de Jean-Luc Mélenchon
01:16:35parce qu'on parle beaucoup
01:16:36de Saint-Denis
01:16:37par exemple
01:16:38mais c'est une formidable
01:16:40vitrine médiatique
01:16:41pour Jean-Luc Mélenchon
01:16:42et encore une fois
01:16:43tout à l'heure
01:16:44vous parliez
01:16:45de la police municipale
01:16:46mais les gens
01:16:47ont voté pour ça
01:16:48il faut quand même le dire
01:16:49et je ne suis pas certain
01:16:50que le désarmement
01:16:52de la police
01:16:52pour la fin
01:16:53des caméras
01:16:53de vidéosurveillance
01:16:55finalement plombe
01:16:56la France Insoumise
01:16:57je vois
01:16:57au contraire
01:16:57ça peut même
01:16:58les renforcer
01:16:59on a beaucoup eu ce débat
01:17:00autour de l'antisémitisme
01:17:01moi je suis désolé
01:17:02je trouve que la France Insoumise
01:17:03a fait un score quand même
01:17:04extrêmement important
01:17:05en certains quartiers
01:17:06avec ce sondage
01:17:07que je vous rappelais
01:17:08tout à l'heure
01:17:09c'est ça pour
01:17:10CNews Europe 1
01:17:11LGDD
01:17:1169% des français
01:17:14désapprouvent
01:17:15bien sûr
01:17:15le désarmement
01:17:17de leur police
01:17:18municipale
01:17:19Maxime Leguet
01:17:19que fait
01:17:21que va dire
01:17:22Olivier Faure
01:17:23ses propos sont
01:17:24extrêmement graves
01:17:25c'est un appel
01:17:26au meurtre
01:17:27le maire
01:17:29Rémi Museau
01:17:29le rappelait justement
01:17:30Julie Martinez
01:17:31elle a été porte-parole
01:17:32du PS
01:17:33c'est la tête de liste
01:17:34qui était soutenue
01:17:35par le parti socialiste
01:17:36c'est extrêmement grave
01:17:37hier soir
01:17:38il y avait
01:17:38un bureau national
01:17:39du parti socialiste
01:17:40
01:17:41Olivier Faure
01:17:42après
01:17:435 heures de réunion
01:17:44quelques contorsions
01:17:46sémantiques
01:17:47et intellectuelles
01:17:47est venu pour nous dire
01:17:48que finalement
01:17:49il n'avait pas soutenu
01:17:50tout en soutenant
01:17:51la France Insoumise
01:17:52on aurait peut-être
01:17:54attendu
01:17:54de la part du secrétaire
01:17:56général du PS
01:17:57et du premier secrétaire
01:17:57qu'il condamne
01:17:59et qu'il désavoue
01:18:00à l'heure où on se parle
01:18:02il n'a rien dit
01:18:03il n'a rien dit
01:18:04sur ce cas particulier
01:18:05il a juste dit
01:18:06chez nos confrères
01:18:07de France Info
01:18:07c'est honteux
01:18:08c'est même un scandale
01:18:09démocratique
01:18:09que de voir des gens huer
01:18:10des maires qui ont fait
01:18:11leur travail
01:18:12qui l'ont fait
01:18:13avec conscience
01:18:14voilà ce que dit
01:18:15Olivier Faure
01:18:16c'est le cas général
01:18:17ça n'est pas le cas
01:18:18de manière générale
01:18:19il n'a pas désavoué
01:18:20sa candidate
01:18:21Julie Martinez
01:18:21je le répète
01:18:22alors qu'elle est en train
01:18:23de formuler
01:18:24un appel au meurtre
01:18:25on attend une réaction
01:18:26de la part d'Olivier Faure
01:18:29Françoise
01:18:30oui enfin personnellement
01:18:31moi je fais une grande
01:18:32différence entre en effet
01:18:33la foule qui s'énerve
01:18:38qui conspue
01:18:39etc etc
01:18:39et là une élue de la république
01:18:42qui en effet
01:18:43prend position
01:18:44sous les vivas
01:18:44de la sorte
01:18:45et à ma connaissance
01:18:46il n'y a eu que deux membres
01:18:47du parti socialiste
01:18:48qui se sont élevés
01:18:49en disant
01:18:49il faut qu'Olivier Faure
01:18:51démissionne
01:18:51alors ce n'était pas
01:18:52simplement à cause de ça
01:18:53c'était aussi parce que
01:18:54le résultat des élections
01:18:56n'est pas en la faveur
01:18:56de la stratégie d'Olivier Faure
01:18:58c'est Carole Delga
01:18:59la patronne de la région
01:19:00je ne sais plus
01:19:01comment ça s'appelle
01:19:02maintenant
01:19:02enfin Occitanie
01:19:03ça va être toujours Occitanie
01:19:04je m'y perd
01:19:05voyez ça bouge trop
01:19:06et puis le maire de Saint-Ouen
01:19:09ce sont les deux
01:19:10pour l'instant
01:19:10qui sont prononcés
01:19:11en disant
01:19:12il faut qu'Olivier Faure
01:19:13tienne les leçons
01:19:14de ce scrutin
01:19:14se rendre compte
01:19:15que sa stratégie d'alliance
01:19:16avec LFI
01:19:17ça nous a fait plutôt perdre
01:19:18qu'autre chose
01:19:19et qu'on ne peut pas
01:19:20continuer à marcher
01:19:21la main dans la main
01:19:22avec des gens
01:19:23qui se comportent
01:19:25j'allais dire
01:19:26comme des voyous
01:19:27mais ce qui est terrible
01:19:29c'est qu'en effet
01:19:31tout ça encourage
01:19:32j'allais dire
01:19:33le comportement
01:19:34de leurs supporters
01:19:35et la deuxième chose
01:19:36que je voudrais dire
01:19:37et ce qui me fascine
01:19:38encore plus
01:19:39c'est que là
01:19:40c'est filmé
01:19:40avec des téléphones portables
01:19:41donc c'est la génération
01:19:44téléphones portables
01:19:45on filme tout
01:19:45et n'importe quoi
01:19:46et cette malheureuse
01:19:48qui tient des propos
01:19:48qui à mon sens
01:19:49peuvent tomber
01:19:50sous le coup de la loi
01:19:51elle ne se rend même pas compte
01:19:52qu'elle est filmée
01:19:52et que ça va être envoyé
01:19:53sur les réseaux sociaux
01:19:54je ne suis pas sûre
01:19:55qu'elle ne se rende pas compte
01:19:56qu'elle est filmée
01:19:57je pense qu'elle est parfaitement sûre
01:20:00pardonnez-moi
01:20:00mais j'allais dire
01:20:01on est là
01:20:02dans une espèce
01:20:03je crois qu'elle est surtout
01:20:04en train de dire
01:20:04mets-moi plutôt de trois quarts
01:20:06parce que mon profil gauche
01:20:07est meilleur
01:20:07c'est bien possible
01:20:08mais ça veut dire
01:20:09qu'on l'a souvent dit ici
01:20:12on incite à une classe politique
01:20:14qui est d'une médiocrité
01:20:16absolument confondante
01:20:17par rapport à ce qu'on a pu connaître
01:20:20quand on est un peu ancien
01:20:21vous et moi
01:20:23souvenez-vous
01:20:23à l'époque
01:20:24déjà on disait
01:20:24que ce n'était pas terrible
01:20:25oui on disait que ce n'était pas terrible
01:20:27mais on avait
01:20:27Philippe Seguin
01:20:28on avait Michel Barnier
01:20:29mais là vous citez aussi
01:20:31des personnages éminents
01:20:32mais il y avait aussi
01:20:33des ministres
01:20:34qu'on a oubliés aujourd'hui
01:20:35oui mais on trouvait
01:20:36Jean Le Canuet médiocre
01:20:37mais je veux dire
01:20:38aujourd'hui
01:20:38je venais de ce que disait Coluche
01:20:39le Canuet
01:20:41c'est le Canuet
01:20:42il n'y en a qu'un
01:20:43on ne va pas faire un élevage
01:20:44non plus
01:20:44on va garder celui-là
01:20:45mais on ne va pas faire un élevage
01:20:46mais aujourd'hui
01:20:48ce serait d'un niveau
01:20:50exceptionnel par rapport
01:20:51à la moyenne
01:20:51mais alors ce que je voulais dire
01:20:52c'est que par rapport
01:20:53à ce que vous dites
01:20:53c'est les fameux
01:20:55effets TikTok
01:20:56Snapchat
01:20:56on filme avec le téléphone portable
01:20:58et on est content de son acte
01:20:59il y a quand même quelque chose
01:21:00et ça mériterait bien sûr
01:21:01l'enquête
01:21:02méritera de l'éclaircir
01:21:04mais à Ourtin
01:21:05en Gironde
01:21:05figurez-vous
01:21:06qu'un supermarché
01:21:06a été ravagé
01:21:08par les flammes
01:21:09le 8 mars dernier
01:21:11une fillette
01:21:12de 12 ans
01:21:13de 12 ans
01:21:15a reconnu l'effet
01:21:16et ce préjudice
01:21:18est de 7 millions d'euros
01:21:19c'est Sharon Kamara
01:21:21qui nous raconte
01:21:23les flammes
01:21:24ont complètement
01:21:25ravagé le magasin
01:21:26dans la ville d'Ourtin
01:21:28en Gironde
01:21:29un supermarché
01:21:30a été ciblé
01:21:30par un incendie volontaire
01:21:32les faits
01:21:33se sont déroulés
01:21:34le 8 mars dernier
01:21:35vers 20h30
01:21:36selon des témoins
01:21:37des explosions
01:21:38ont été entendues
01:21:39lorsque le local commercial
01:21:40de 3000 m2
01:21:41s'est embrasé
01:21:42le bilan matériel
01:21:44est lourd
01:21:44l'intégralité
01:21:45de la structure
01:21:46a été détruite
01:21:47par les flammes
01:21:4731 personnes
01:21:48se sont retrouvées
01:21:49au chômage technique
01:21:50le préjudice
01:21:51est estimé
01:21:52à 7 millions d'euros
01:21:54après plusieurs jours
01:21:55d'enquête
01:21:55une suspecte
01:21:56a été identifiée
01:21:57le 19 mars dernier
01:21:58il s'agit
01:21:59d'une adolescente
01:22:00âgée de 12 ans
01:22:01placée en retenue
01:22:02elle a reconnu
01:22:03les faits
01:22:04se disant fascinée
01:22:05par les flammes
01:22:06la jeune fille
01:22:07admet avoir mis
01:22:08le feu à des vêtements
01:22:09trouvés dans les caddies
01:22:10du magasin
01:22:11l'expertise psychiatrique
01:22:13menée
01:22:13a conclu
01:22:14à sa responsabilité pénale
01:22:15au moment des faits
01:22:16toute forme d'altération
01:22:17de la conscience
01:22:18a donc été exclue
01:22:19l'adolescente
01:22:20fait désormais
01:22:21l'objet d'une prise
01:22:22en charge sanitaire
01:22:23n'est plus autorisée
01:22:24à se rendre à Ourtin
01:22:25et a aussi interdiction
01:22:27d'être sur la voie publique
01:22:28entre 19h et 6h du matin
01:22:30sans être accompagnée
01:22:31d'un éducateur
01:22:33une fois ce que je disais
01:22:34c'est que l'enquête
01:22:34devra bien sûr
01:22:35apporter des éléments
01:22:36concrets
01:22:37sur ce qui s'est passé
01:22:38avec cet ado de 12 ans
01:22:39mais rien que l'âge
01:22:41c'est stupéfiant
01:22:42oui parce qu'elle dit
01:22:44elle est fascinée
01:22:44par les flammes
01:22:45ça s'appelle une pyromane
01:22:47généralement
01:22:48mais 12 ans
01:22:49c'est tôt pour démarrer
01:22:50dans ce genre d'activité
01:22:52écoutez moi je veux bien
01:22:52qu'on demande à Marie-Estelle Dupont
01:22:54qui admirablement
01:22:55fait une émission
01:22:56tous les jours
01:22:57à 15h sur Europe 1
01:22:58et sur les pyromanes
01:23:01ce serait intéressant
01:23:01de lui poser la question
01:23:02mais bon
01:23:03au-delà de la pyromanie
01:23:05voilà
01:23:05on a quand même quelque chose
01:23:07on a l'effet aussi
01:23:10de propager en fait
01:23:12ça
01:23:12des messages
01:23:13comme ça
01:23:13hyper violents
01:23:14sur Snapchat
01:23:15sur TikTok
01:23:16sur tous les réseaux sociaux
01:23:17c'est ça
01:23:18Naïma Fadel
01:23:19je sais pas si vous avez
01:23:20des enfants
01:23:22de cet âge là
01:23:23non mais
01:23:24mes enfants sont
01:23:24beaucoup plus grands
01:23:25et puis
01:23:26moi j'ai connu
01:23:27quand j'étais
01:23:28notamment
01:23:29en Montelagélie
01:23:29des gamins
01:23:30qui avaient
01:23:30qui mettaient le feu
01:23:32enfin ils avaient
01:23:33carrément détruit
01:23:34toutes les câbles
01:23:36et tout ça
01:23:37de la SNCF
01:23:37ça avait coûté
01:23:38un million d'euros
01:23:39enfin bref
01:23:42malheureusement
01:23:42ça pour le coup
01:23:43c'est un fait
01:23:43c'est un fait divers
01:23:45donc voilà
01:23:46on sait pas ce qu'elle est
01:23:47cette gamine
01:23:48mais moi
01:23:48si vous me permettez
01:23:49juste
01:23:50dites-moi
01:23:50revenir sur
01:23:51sur ce qui s'est passé
01:23:53quand même
01:23:53par rapport à ces
01:23:54à ces mers
01:23:56sortant
01:23:56au Far West
01:23:56le Far West
01:23:58comme vous l'avez dit
01:23:58parce que moi
01:23:59vraiment
01:23:59je suis très très inquiète
01:24:02et
01:24:03encore une fois
01:24:04c'est pour ça
01:24:04que je réagis
01:24:05comme ça
01:24:06et que je ne veux pas
01:24:07qu'on banalise
01:24:07qu'on relativise
01:24:08parce que ce qui s'est passé
01:24:10c'est loin d'être
01:24:10une campagne
01:24:12lambda
01:24:12où on va
01:24:14effectivement
01:24:14un petit peu
01:24:15y aller
01:24:16je veux dire
01:24:17à se confronter
01:24:18comme ça
01:24:19verbalement
01:24:19ou des choses comme ça
01:24:20là c'est extrêmement violent
01:24:21et moi quand j'ai vu
01:24:22ces maires
01:24:24notamment le maire
01:24:26de Creil
01:24:28communiste
01:24:28je crois
01:24:28qui est parti
01:24:29sous la vindicte
01:24:32les insultes
01:24:33qui étaient filmées
01:24:34et qui est partie
01:24:35qui est une personne âgée
01:24:37et qui est partie
01:24:38comme ça
01:24:38avec cette humiliation
01:24:40franchement
01:24:40moi j'ai ressenti
01:24:41j'avais mal pour lui
01:24:42quand j'ai vu aussi
01:24:43le maire de Mantelagéli
01:24:44qui était complètement
01:24:46effrayé
01:24:46par cette foule
01:24:47je suis désolée
01:24:48mais c'est pas juste
01:24:50une manière
01:24:51de conspuer
01:24:52comme ça
01:24:52comme on a pu voir
01:24:53dans le passé
01:24:54dans certaines élections
01:24:57etc.
01:24:58Je pense que c'est
01:24:58extrêmement grave
01:24:59ce qui se passe
01:25:00et qu'on doit
01:25:01prendre la mesure
01:25:02de la gravité
01:25:03de la situation
01:25:04Vous avez raison
01:25:05vous parlez de Creil
01:25:06le maire a été chassé
01:25:08chassé
01:25:09chassé
01:25:09c'est-à-dire qu'il y avait
01:25:12des gens qui étaient là
01:25:13pour en vouloir
01:25:14en découdre
01:25:15avec le maire
01:25:16évidemment
01:25:16le maire de Mantelagéli
01:25:18M. Cogné
01:25:19qui est Horizon
01:25:20que l'on a vu
01:25:22comme s'il allait
01:25:23à l'échafaud
01:25:25escorté
01:25:25par une foule
01:25:27avec cette haine
01:25:28qui se propageait
01:25:29évidemment
01:25:29tout cela
01:25:30est effrayant
01:25:31et tout cela
01:25:31ne relève pas
01:25:33des mœurs politiques
01:25:33français
01:25:34on est dans
01:25:35un basculement
01:25:36on n'est pas
01:25:36dans une alternative
01:25:38dans des campagnes
01:25:39qui parfois étaient
01:25:40rugueuses
01:25:40très difficiles
01:25:42parfois même
01:25:42en dessous de la ceinture
01:25:43ça ça a toujours
01:25:44été la politique
01:25:45mais il y avait
01:25:46dans la passation
01:25:47de pouvoir
01:25:47un rite
01:25:48une catharsis
01:25:49qui disait
01:25:50continuité du pouvoir
01:25:51peu importe
01:25:52l'étiquette politique
01:25:52Alors justement
01:25:53on va écouter
01:25:54la réaction
01:25:55de l'ancien maire
01:25:56de Mantelagéli
01:25:57qui est sous le choc
01:25:58après ce qui s'est passé
01:26:00Franchement
01:26:00c'est une forme
01:26:01de blackout
01:26:02un peu totale
01:26:02que j'ai sur
01:26:03ce qui s'est passé
01:26:04dès que je suis descendu
01:26:05dans le hall
01:26:05de l'hôtel de ville
01:26:07il y a eu des insultes
01:26:08il y a eu une pression physique
01:26:09assez forte
01:26:10je me demande
01:26:11comment je suis arrivé
01:26:12encore jusqu'à la scène
01:26:12ensuite j'ai essayé
01:26:13de faire mon discours
01:26:14qui consistait
01:26:14à féliciter mon adversaire
01:26:16et à lui dire
01:26:16que je me tenais prêt
01:26:17pour une transition normale
01:26:21mais au bout de deux minutes
01:26:22j'ai compris que je ne pourrais
01:26:23absolument rien dire
01:26:24donc je suis ressorti
01:26:24dans les mêmes difficultés
01:26:26au travers de gens
01:26:27qui m'insultaient
01:26:27à 5 cm
01:26:29pendant ce temps là
01:26:30ma famille était à l'étage
01:26:31parce que je leur avais
01:26:32interdit de descendre
01:26:33et ma femme m'a dit
01:26:34quand je suis remonté
01:26:34mais je pensais
01:26:35qu'ils ne remontraient jamais
01:26:35donc chaque fois
01:26:36que je revois ces images
01:26:37franchement j'ai peur
01:26:38Raphaël Cogné
01:26:39qui pense à sa fille
01:26:40de 14 ans
01:26:41et moi j'ai travaillé
01:26:4210 ans à Mante-la-Jolie
01:26:44donc je connais
01:26:46Raphaël Cogné
01:26:46c'est au moment
01:26:47où je partais
01:26:48qu'il a été élu
01:26:50mais je connais très très bien
01:26:51la ville de Mante-la-Jolie
01:26:52et le Val-Fouré justement
01:26:54le Val-Fouré bien sûr
01:26:55on connait tristement
01:26:56le Val-Fouré
01:26:5624 000 habitants
01:26:58qui est en fait
01:26:58une ville dans la ville
01:27:00et c'est le Val-Fouré
01:27:02qui fait l'élection
01:27:03à Mante-la-Jolie
01:27:04mais vous savez
01:27:05tout ça c'est aussi
01:27:06la conséquence
01:27:07de toute une politique
01:27:09qui a été mise en place
01:27:10qui a été une politique aussi
01:27:11qui a communautarisé
01:27:13qui a la politique du logement
01:27:15qui a fait en sorte aussi
01:27:17de ghettoiser le quartier
01:27:20mais dans le sens
01:27:21de l'enclavement
01:27:23ethnico-culturel
01:27:24mais c'est un quartier aussi
01:27:26qui a bénéficié
01:27:27d'énormément
01:27:28de soutien de l'État
01:27:29il y a eu des financements
01:27:30extrêmement importants
01:27:32donc c'est pas un quartier délaissé
01:27:34il y a une grande mairie
01:27:35sur la dalle du Val-Fouré
01:27:38il y a des tas de commerces
01:27:39les logements ont été refaits
01:27:41vous avez des collèges
01:27:42vous avez un lycée
01:27:43vous avez Sciences Po
01:27:45qui permet aussi
01:27:45à des gamins du Val-Fouré
01:27:47de pouvoir accéder
01:27:48par la troisième voie
01:27:49donc ce n'est pas délaissé
01:27:51Merci beaucoup à tous
01:27:53merci d'avoir suivi Midi News
01:27:54merci Françoise, Maxime, Kévin et Naïma
01:27:58merci à toutes les équipes
01:27:59de Midi News
01:28:00qui m'accompagnent
01:28:01aujourd'hui France
01:28:03et Jean Delacoste
01:28:06Mickaël à la réalisation
01:28:07Mathéo à la vision
01:28:09et Rodrigue au son
01:28:10très bonne journée
01:28:11sur CEDEWS
01:28:12dans un instant
01:28:12c'est 120 minutes info
01:28:13avec Nelly Denac
01:28:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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