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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:03Comment le papa d'un enfant peut-il se coucher le soir dans son lit, dormir à poing fermé,
00:00:08peut-être même en faisant des rêves, pendant que son fils de 9 ans dort et vit dans une camionnette
00:00:14garée en contrebas du domicile, déscolarisé depuis le CP, vivant toute la journée,
00:00:20entre quatre parois de tôle, dénutris, mis au banc de la société pendant 16 mois,
00:00:25à tel point qu'il a disparu des écrans radars.
00:00:28Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la justice. Pourquoi ?
00:00:30Parce que sa nouvelle belle-mère ne s'entendait soi-disant pas avec lui,
00:00:35elle voulait l'interner, ce qu'elle nie aujourd'hui, c'est pourtant ce que soutient le père
00:00:39et c'est la raison pour laquelle il aurait voulu protéger son fils pour ne pas l'interner.
00:00:44Cette histoire tient-elle debout ?
00:00:45Le procureur de la République de Mulhouse va donner tous les détails tout à l'heure à 14h.
00:00:49Nous suivrons bien sûr cette intervention sur CNews, dans Midi News,
00:00:53mais déjà le ministre de l'Éducation nationale, là-haut commissaire à l'enfance,
00:00:56des associations de protection de l'enfance se saisissent de cette affaire.
00:00:59Encore une fois, comment un enfant peut-il disparaître ?
00:01:02Que se serait-il passé si une voisine n'avait pas entendu les cris de cet enfant dans la camionnette
00:01:07?
00:01:07Un enfant de plus, maltraité, serait mort, comme Marina Sabatier,
00:01:11mort en 2009 à l'âge de 8 ans sous l'écho répété de sa mère.
00:01:14Nous attendons cette conférence de presse.
00:01:16Que va dire le procureur tout à l'heure à 14h ?
00:01:18Chaque détail aura son importance.
00:01:20Dans cette première heure avec vous, l'actualité internationale,
00:01:23le blocus du détroit d'Ormouz,
00:01:25les carburants avec la fausse bonne proposition du gouvernement,
00:01:29les ZFE et la victoire des gueux sur les technocrates
00:01:31et l'insécurité dans les villes moyennes.
00:01:33Voilà le menu.
00:01:34Bienvenue dans Midi News.
00:01:36Tout cela est développé après les infos présentées aujourd'hui par Augustin Donadieu.
00:01:40Bonjour Augustin.
00:01:40Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:43L'armée israélienne appelle à nouveau les habitants du sud Liban à évacuer.
00:01:47Sur place, les frappes continuent.
00:01:48Tzal a bombardé une voiture à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth.
00:01:53Le Hezbollah a répliqué en envoyant une trentaine de roquettes sur le nord d'Israël.
00:01:56Le tout au lendemain de la décision des deux pays d'entamer des négociations directes
00:02:01en vue d'une paix durable.
00:02:03Pour Donald Trump, la guerre est bientôt finie.
00:02:07Le président américain s'est exprimé sur Fox News.
00:02:09Il loue l'intervention américaine en Iran et rappelle que les Iraniens veulent conclure un accord.
00:02:14Il a par ailleurs évoqué auprès du New York Post une possible reprise des discussions
00:02:18avec l'Iran cette semaine au Pakistan.
00:02:21Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours, a-t-il affirmé.
00:02:25Et le prix des carburants va-t-il baisser en France ?
00:02:27Le cours du Brent est nettement repassé en dessous des 100 dollars à 95 dollars le baril de brut.
00:02:33Il y a qu'un jour, le baril avait atteint les 119 dollars.
00:02:36Cette baisse significative n'a eu qu'un impact très minime sur le CAC 40,
00:02:41qui perdait 0,60% ce matin à 8 277 points, en recul de 49 points.
00:03:16Pour d'autres informations, les invités de Midi News sont là.
00:03:18Si étanches que ça, puisque des bateaux ont réussi à passer sur le terrain, les versions divergent.
00:03:23La situation reste très incertaine.
00:03:25Commentaire, explication de Valentin Rouillon.
00:03:28Sur cette carte, deux navires américains sont dans le golfe d'Omane, à la sortie du détroit d'Hormuz.
00:03:35Une ligne rouge pour illustrer la zone d'interception supposée, tenue par les Américains.
00:03:41Deux sons de cloche entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:03:43Côté américain, le commandement militaire pour le Moyen-Orient affirme un contrôle total.
00:03:48Plus de 10 000 marins, marines et aviateurs américains, accompagnés de plus d'une douzaine de navires de guerre et
00:03:55de dizaines d'avions,
00:03:56exécutent la mission de bloquer les navires entrants et sortant des ports iraniens.
00:04:00Au cours des premières 24 heures, aucun navire n'a réussi à franchir le blocus américain
00:04:05et six navires marchands ont obtempéré aux directives des forces américaines pour faire demi-tour et réintégrer un port iranien
00:04:11sur le golfe d'Omane.
00:04:12Des demi-tours visibles sur marine trafic.
00:04:15Exemple avec ce navire, le riche Stari, un pétrolier chimiquier avec une traversée sans encombre, jusqu'à ce changement de
00:04:23cap.
00:04:24Mais est-ce vraiment le cas pour tous les navires ?
00:04:27Une autre société de données maritimes affirme qu'au moins deux bateaux en provenance de l'Iran ont réussi à
00:04:33franchir le détroit après l'entrée en vigueur du blocus.
00:04:37De son côté, Téhéran dénonce un blocus illégal et parle d'un acte de piraterie.
00:04:44Voilà, donc les Américains qui disent qu'il y a dix navires qui ont été refoulés par les forces américaines
00:04:50de l'Idena.
00:04:51Qu'est-ce qu'on les a tous identifiés ?
00:04:52Alors, selon plusieurs sources, c'est vrai qu'il y aurait jusqu'à dix bâtiments qui auraient été refoulés par
00:04:57ce fameux blocus américain.
00:04:58Mais comme on le voit dans le sujet précédent, la moitié environ a été identifiée.
00:05:03Alors, ça peut s'expliquer, Pierre, de plusieurs manières.
00:05:05Tous ces bateaux commerciaux de plus de 15 mètres sont soumis à la même règle, c'est-à-dire qu
00:05:09'ils sont censés être dotés de ce qu'on appelle le système AIS.
00:05:13En français, ça veut dire système d'identification automatique.
00:05:16C'est ni plus ni moins l'équivalent du transpondeur pour les avions.
00:05:20Ça nous donne une fiche d'identification complète et même parfois la photo du navire, comme on va le voir
00:05:26sur ces sites spécialisés.
00:05:28Le plus fréquenté étant celui qu'on montre d'ailleurs à l'antenne, qui s'appelle Marine Traffic.
00:05:33L'obligation, évidemment, c'est de le faire fonctionner, ce fameux transpondeur.
00:05:37On peut imaginer quand même que certains coupent momentanément le signal.
00:05:42On l'a déjà vu dans le cas du Richie Star qui était évoqué dans le sujet, puisqu'il était
00:05:46parti des Émirats.
00:05:47Mais il a fait un arrêt un peu suspect dans un port iranien, on l'a perdu son signal et
00:05:51puis on a retrouvé sa trace un petit peu après.
00:05:53Alors c'est risqué, mais ce n'est pas impossible.
00:05:56Et puis, selon le Parisien, aujourd'hui, la Chine dispose en mer d'Omane, depuis le mois de mars, d
00:06:03'un navire espion qui s'appelle le Yao Wang 1.
00:06:06Sur un rayon de 6000 kilomètres, il scrute tout ce qui se passe, y compris les mouvements américains.
00:06:12Il peut collecter en temps réel tous les renseignements qu'on appelle électromagnétiques des opérations navales et aériennes.
00:06:20Et puis, fait intéressant, l'Iran a acheté un satellite chinois fin 2024 pour observer les positions américaines dans tout
00:06:27le Golfe,
00:06:28d'où les frappes ciblées, on imagine, ces dernières semaines.
00:06:31Il y avait quand même un degré d'anticipation et sans doute un travail affiné des renseignements iraniens sur des
00:06:38frappes éminentes.
00:06:38N'oublions pas que tout ça arrive à peine un an après le 7 octobre.
00:06:42Donc, ils savaient qu'ils étaient dans le viseur.
00:06:44Pierre Lelouch, quel est votre regard sur ce blocus du détroit d'Hormuz à bout d'une journée, effectivement, de
00:06:51blocus effectifs ?
00:06:52Dans une guerre, tout le monde ment.
00:06:54Moi, j'ai plutôt tendance à croire que le commandement américain, à partir de lundi 10 heures, a effectivement bloqué
00:07:01un certain nombre de navires.
00:07:02Il y a un doute sur un navire chinois parce qu'il y a le problème de la relation directe
00:07:06avec la Chine.
00:07:07Mais j'ai plutôt tendance à penser que...
00:07:08Le problème, parce qu'on marche sur des oeufs, parce qu'il y a Taïwan au milieu, parce que les
00:07:11Américains ne veulent pas se fâcher, etc.
00:07:14Vous avez dit qu'il y a un sommet prévu le mois prochain entre Trump et Xi Jinping.
00:07:19Au-delà, on est maintenant au cœur d'une histoire qui est en fait la maîtrise du temps.
00:07:25Le blocus sur le blocus, il vise à assécher les ressources de l'Iran.
00:07:30C'est un pays qui va très mal, où il n'y a pas d'eau, où l'économie est
00:07:33par terre.
00:07:34C'est précipiter la chute.
00:07:36A ceci près que ce n'est pas un blocus total, puisque les frontières nord de l'Iran sont ouvertes.
00:07:41Et donc, beaucoup de choses continuent de rentrer en Iran.
00:07:46Donc, est-ce que l'Iran va craquer en premier, ou bien est-ce que c'est les marchés internationaux
00:07:50qui vont craquer en premier, l'économie mondiale ?
00:07:52Et là, les signaux de l'économie mondiale ne sont pas bons du tout.
00:07:56La réunion du FMI, Banque mondiale, il y a deux jours, montre qu'on va avoir une poussée de l
00:08:02'inflation, un ralentissement de la croissance.
00:08:05Quand vous supprimez 20% du pétrole et 40% du gaz mondial, vous avez mécaniquement un effet sur les
00:08:11prix, même aux États-Unis, parce qu'il y a moins de produits.
00:08:14Donc, le prix augmente et on le sent des Philippines en passant par le Bangladesh jusqu'aux pêcheurs bretons.
00:08:20Tout le monde est comme ça à cause de l'absence de 10 à 20% du pétrole, 40%
00:08:28du gaz, c'est énorme.
00:08:30Donc, les prix vont continuer à monter.
00:08:32Donc, le sujet, il est là.
00:08:34Est-ce que Trump peut tenir face à une pression nationale et internationale très forte sur le thème « il
00:08:41faut sauver l'économie mondiale »
00:08:42ou bien est-ce que c'est l'Iran qui va s'effondrer en premier ?
00:08:44Et c'est pour ça que le narratif de Donald Trump est très important et chaque mot compte.
00:08:49et il s'est encore exprimé hier avec Fox News.
00:08:54J'ai dû intervenir, car si je ne l'avais pas fait maintenant, l'Iran disposerait de l'arme nucléaire.
00:08:59Et s'ils avaient l'arme nucléaire, vous seriez en train d'appeler tout le monde là-bas et vous
00:09:03ne voulez pas en arriver là.
00:09:06Je pense que la guerre est presque finie.
00:09:08Je veux dire que je la considère comme presque terminée.
00:09:11Vous savez quoi ? Si je me retirerais maintenant, il leur faudrait 20 ans pour reconstruire ce pays.
00:09:16Et nous n'avons pas fini. Nous verrons ce qui se passera.
00:09:19Je pense qu'ils veulent vraiment conclure un accord.
00:09:22Alors je pense que c'est presque fini, on l'a quand même beaucoup entendu.
00:09:26Ça risque quand même d'être... L'image du disque rayé me vient à l'esprit, Mémona Interman.
00:09:30Eh bien, en écoutant jour après jour le président américain, on se dit qu'il parle trop.
00:09:35Il parle beaucoup trop, le président américain.
00:09:37Il faut dans une guerre régler la communication.
00:09:40C'est un air de la guerre, on le sait aussi.
00:09:41Mais en fait, maintenant sa parole, et qu'on ne nous dise pas qu'on est anti-Trump par essence,
00:09:48mais la parole du président américain malheureusement devient un peu discréditée.
00:09:52Est-ce que les hauts dirigeants autour de lui, qui avaient hésité à l'accompagner dans cette guerre dès le
00:10:00départ,
00:10:01avaient connaissance justement de la possibilité...
00:10:03On ne va pas refaire l'histoire, maintenant qu'on est sur les rails, c'est un peu difficile.
00:10:07Oui, mais ça reste quand même.
00:10:08Lorsqu'on voit à quel point les Chinois s'étaient préparés,
00:10:12on parle de ce bateau par exemple, avec un rayon d'action de visibilité de 6000 kilomètres,
00:10:16on parle des Iraniens qui ont acquis un satellite en 2024.
00:10:18Alors, si ces dispositifs étaient déjà connus des hauts dirigeants américains, militaires je veux dire,
00:10:26on comprend très bien les hésitations.
00:10:28Quand on pense que finalement, par rapport à l'immensité des mers autour,
00:10:31et que c'est un petit canal, un petit couloir maritime, que la confrontation se fait maintenant,
00:10:36alors on se dit, vite vite les négociations.
00:10:38Des négociations qui se sont également poursuivies entre Israël et Liban, sous médiation américaine.
00:10:43Israël a été ferme, les pays ne veulent pas de la France.
00:10:45Ça, c'est assez intéressant dans les négociations avec le Liban.
00:10:49Retour sur les faits avec Anaïs Bauché.
00:10:52C'est une rencontre qui pourrait marquer un tournant dans la suite du conflit au Moyen-Orient.
00:10:56Hier, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a réuni les ambassadeurs israéliens et libanais à Washington.
00:11:03Objectif, entamer des négociations directes entre les deux pays.
00:11:06Et les premiers retours sont positifs.
00:11:07Nous sommes unis dans notre volonté de libérer le Liban d'une puissance occupante dominée par l'Iran, le Hezbollah.
00:11:17Une rencontre jugée constructive par l'ambassadrice libanaise qui a appelé un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.
00:11:22Ce dernier a qualifié ces discussions de capitulation.
00:11:25De son côté, la France avait appelé le Liban et Israël à saisir l'opportunité de ces pourparlers de paix
00:11:30directe.
00:11:31Mais hier soir, l'ambassadeur israélien a vivement rejeté toute implication de la France au cours de ces négociations.
00:11:37Nous ne voulons certainement pas que les Français s'immiscent dans ces négociations.
00:11:41Nous aimerions les tenir aussi éloignés que possible de pratiquement tout.
00:11:44Mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix.
00:11:47Ils ne sont pas nécessaires. Ils n'ont pas d'influence positive, surtout pas au Liban.
00:11:51Des relations franco-israéliennes qui se sont peu à peu tendues,
00:11:54en raison notamment de l'insistance de la France pour inclure le front libanais dans le cessez-le-feu entre
00:11:58les Etats-Unis et l'Iran,
00:11:59où la condamnation ferme de Paris face aux frappes israéliennes tombées le 8 avril dernier sur le Liban,
00:12:04qui avait fait de nombreuses victimes.
00:12:07Alors justement, comment est-ce que tout cela est perçu en Israël ?
00:12:10Partons tout de suite sur place rejoindre nos équipes.
00:12:13Olivier Benkemon avec Sacha Robin.
00:12:14Mon cher Olivier, bonjour, vous êtes à Tel Aviv.
00:12:18Rien ne va plus, on peut dire, entre la France et Israël ?
00:12:25Ah Pierre, ça fait longtemps que rien ne va plus avec Israël, entre la France et Israël.
00:12:30À chaque fois que vous rencontrez un Israélien, un Français qui vit en Israël,
00:12:35qui a fait son allié, il vous dit « moi je suis parti » parce que déjà ça fait un
00:12:38moment que la France ne protège plus les Juifs.
00:12:40Et par ailleurs, et par ailleurs, effectivement, il y a une tension, mais c'est un euphémisme de le dire,
00:12:45entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou.
00:12:48Les contacts sont presque rompus.
00:12:50À chaque fois qu'il se parle, je pense que c'est assez difficile comme dialogue.
00:12:55Je ne sais pas s'il y a dialogue.
00:12:56En tout cas, à chaque fois, il y a une injonction de la part de la France d'arrêter tout,
00:13:00d'arrêter à Gaza, d'arrêter au Liban.
00:13:02Ce sont des injonctions, alors que pour Israël, ce sont des guerres existentielles, évidemment.
00:13:07Et puis, il y a des faits qui ont plus qu'agacé Israël, qui ont fâché Israël.
00:13:13Le fait de reconnaître, évidemment, l'État de Palestine, les salons où Israël n'est plus invité.
00:13:20Et alors, dernièrement, ce qui a vraiment été quasiment une affaire d'État, c'est cette histoire d'avion.
00:13:25Le survol d'un avion qui amenait des composants militaires à Israël a été interdit de survol de la partie
00:13:33française.
00:13:33Donc, interdiction.
00:13:34Et ça, ça a rappelé des choses terribles aux Israéliens.
00:13:37En 1967, De Gaulle avait imposé également un blocus, un embargo sur les armes,
00:13:42alors qu'Israël était un tout petit État, qu'il était en train de naître.
00:13:46Il avait besoin d'armes.
00:13:47Et De Gaulle avait jugé que c'était trop dangereux après la guerre des six jours.
00:13:52Donc, c'est très compliqué.
00:13:53Et encore une fois, c'est un euphémisme de le dire.
00:13:55Et les derniers rebondissements, les dernières affaires ne vont évidemment rien arranger entre la France et le Liban et Israël.
00:14:06Et pourtant, ici, il y a beaucoup de Français, il y a beaucoup d'amour pour la France.
00:14:09Par le Liban, Olivier, dans les cafés, dans les restaurants, dans les rues, dans les écoles, que disent les Israéliens
00:14:15?
00:14:15Ils ont eu, il y a quelques jours et quelques semaines, avec nos équipes sur place,
00:14:19on parlait de lassitude de cette guerre et que c'est encore très présent.
00:14:27Écoutez, il y a du mieux.
00:14:29En tout cas, à Tel Aviv, il y a beaucoup de mieux, par exemple.
00:14:31Ça fait quelques jours qu'il n'y a pas eu une alerte.
00:14:33Cette nuit, on a très bien dormi.
00:14:34Il y a eu des alertes dans le nord.
00:14:36En revanche, il y a toujours le pilonnage incessant des roquettes du Hezbollah.
00:14:41Ça, c'est très difficile.
00:14:42Il y a eu, ce matin encore, une trentaine de roquettes qui ont été tirées.
00:14:46Donc, il y a une lassitude.
00:14:48Il y a une vraie lassitude.
00:14:49Je parlais à une jeune femme, il y a une maman qui parle français,
00:14:52qui a un petit garçon de 4 ans et un autre de 7 ans.
00:14:55Elle me dit, mon petit garçon, dès qu'il entend, il a le réflexe de courir dans tous les sens.
00:14:59Il court, il ne sait pas vers quoi il court, mais il doit courir.
00:15:01Et puis, celui de 7 ans est devenu, selon elle, un spécialiste des relations géopolitiques.
00:15:06Il connaît très bien ce que c'est que l'Iran.
00:15:08Non, c'est compliqué.
00:15:09C'est entrer dans l'ADN aujourd'hui des Israéliens, que la situation est difficile.
00:15:14Mais je vous redonne ce sondage qui a été publié par Haaretz hier, le journal.
00:15:1969% des Israéliens considèrent qu'il faut continuer la guerre au Liban.
00:15:2469% et 90%, et même plus de 90%, c'est un sondage qui est paru aujourd'hui,
00:15:2990% pensent que son armée est absolument géniale.
00:15:33C'est la meilleure armée du monde.
00:15:34Et vous savez qu'il y a un nombre très, très important de réservistes, plus de 400 000 réservistes.
00:15:40Tout le monde a un lien très particulier avec l'armée.
00:15:43Merci beaucoup Olivier Benkemoun et Sacha Robin à Tel Aviv pour ces news.
00:15:48Il y a un puzzle dans cette guerre.
00:15:51Juste avant de prendre l'antenne, je vous disais que je trouvais ça un peu flou,
00:15:55mais que vous, vous voyez mieux.
00:15:57D'ailleurs, merci de votre présence aujourd'hui pour avoir un peu plus de clairvoyance.
00:16:01Bien sûr, Israël fait partie de ce puzzle.
00:16:04Avant de dire un mot sur le Liban, on parlait tout à l'heure du Golfe.
00:16:10Trump dit que la guerre va se terminer, mais il est en train d'acheminer 10 000 soldats en plus.
00:16:14Et un troisième groupe de porte-avions...
00:16:16Oui, mais c'est dans le narratif, ça.
00:16:17Il ne va pas dire, tiens, je vous prépare mes soldats, puis une bombe.
00:16:19C'est la question dans la négociation.
00:16:20Il faut garder ça à l'esprit.
00:16:22Troisième groupe de porte-avions.
00:16:24Pour en venir au Liban, les choses sont claires.
00:16:26Israël et le gouvernement libanais sont d'accord pour penser
00:16:29qu'il n'y a pas d'avenir au Liban, ni de paix,
00:16:32si le Hezbollah continue à peser autant sur le militaire et sur la vie politique.
00:16:38Donc, il faut éliminer le Hezbollah.
00:16:40Mais comment ?
00:16:41Mais comment ?
00:16:41Alors, là, il y a un problème.
00:16:43Les Libanais, leur problème, c'est d'arrêter le massacre.
00:16:46Donc, ils veulent un cessez-le-feu tout de suite.
00:16:47Les Israéliens ne peuvent pas arrêter de cessez-le-feu.
00:16:50Il faut prendre conscience que le nord d'Israël,
00:16:53les villes du nord d'Israël,
00:16:55c'est 60 000 Israéliens qui ont dû quitter leur maison
00:16:59et s'installer dans des hôtels depuis le 7 octobre, en fait.
00:17:05Et ça a repris, là, avec la guerre du mois de février.
00:17:08C'est comme si on déménageait la totalité de la ville de Lyon.
00:17:12Imaginez la ville de Lyon habitant dans des hôtels pendant plusieurs mois.
00:17:15Donc, c'est un tonneur pour le gouvernement.
00:17:16Et leur crainte, d'ailleurs, au nord, aux Israéliens,
00:17:19c'était qu'il se passe exactement la même chose que pendant le 7 octobre,
00:17:21c'est qu'il y ait des agents du Hezbollah
00:17:22qui passent la frontière et qui s'infiltrent pour tuer.
00:17:26Absolument.
00:17:27Donc, la bonne nouvelle, c'est que Israéliens et Libanais discutent.
00:17:33La mauvaise nouvelle, c'est qu'on ne sait pas comment désarmer le Hezbollah.
00:17:36La France aurait pu jouer un rôle
00:17:38en envoyant massivement des moyens
00:17:40qu'elle n'a pas, malheureusement, à l'armée libanaise
00:17:43et faire en sorte que l'armée libanaise se batte contre le Hezbollah.
00:17:46Mais on en est loin.
00:17:47Et pour l'instant, les relations...
00:17:50C'est tellement triste.
00:17:52Quand vous réfléchissez que...
00:17:55Israël a été d'abord armé par la France.
00:17:58Les Mirages ont été...
00:17:59Tout ça, c'était français.
00:18:01Dimona et le programme nucléaire israélien
00:18:04ont été fait au CEA français.
00:18:06Et là, vous avez l'ambassadeur qui dit surtout pas la France.
00:18:08Ça vous donne quand même une progression
00:18:11ou une évolution assez incertaine
00:18:13des relations entre la France et Israël.
00:18:15Le danger permanent en Galilée,
00:18:18côté israélien, bien entendu,
00:18:20c'est pas seulement, vous le savez tout autant que moi,
00:18:22c'est pas seulement depuis le 7 octobre.
00:18:23C'est en fait la guerre perdue en juillet, l'été 2006,
00:18:27où déjà les gens avaient dû fuir en masse
00:18:29parce qu'ils avaient reçu énormément de roquettes
00:18:32jusqu'à Haïfa, où il y avait eu 6 ou 7 morts,
00:18:34si je me souviens bien.
00:18:35Donc ce ras-le-bol-là,
00:18:36et cette peur permanente de vivre sous le feu,
00:18:40tout ça, ajouté à ça,
00:18:42fait que, pour correspondre à ce qu'a disait tout à l'heure
00:18:45Olivier Benkéboun,
00:18:45les gens se disent qu'on est prêts à continuer la guerre.
00:18:48Bien sûr.
00:18:48C'est très ancien,
00:18:50ce face-à-face battrier pour eux.
00:18:52Oui, non seulement, effectivement,
00:18:53il y a une volonté des Israéliens de continuer la guerre
00:18:56parce que c'est l'horizon indépassable
00:18:57pour pouvoir justement limiter les menaces existentielles.
00:19:00Parce qu'il faut le dire quand même,
00:19:01Israël fait l'objet d'une série de menaces
00:19:03et d'une pluralité de menaces
00:19:04qui sont nécessairement existentielles
00:19:06de parler à la République islamique d'Iran
00:19:08et de parler proxy.
00:19:09Mais il y a une autre difficulté
00:19:10dans laquelle est aussi Benjamin Netanyahou,
00:19:12c'est le fait de faire face à plusieurs fronts.
00:19:15Il y a effectivement la question de Gaza
00:19:17qui n'est pas tout à fait réglée.
00:19:18Et il y a maintenant le front nord aussi au Hezbollah
00:19:21dont on pensait que le gouvernement israélien
00:19:23avait fait le nécessaire l'an passé
00:19:25en s'attaquant à la chaîne de commandement du Hezbollah.
00:19:29Et puis il y a surtout aussi les outils plus au sud
00:19:32qui ont gêne aussi en partie Israël
00:19:35en tirant des roquettes.
00:19:36Ça s'est un peu réduit depuis plusieurs mois,
00:19:39mais c'est quand même un front
00:19:40qui reste sur les capteurs du gouvernement israélien.
00:19:45Et puis il y a aussi évidemment
00:19:46la République islamique d'Iran
00:19:47qui n'est toujours pas tombée.
00:19:48Or on sait qu'aujourd'hui l'objectif pour Israël,
00:19:51et c'est un objectif qui est historique,
00:19:53c'est de faire tomber le régime iranien.
00:19:56Et les États-Unis se sont ralliés entre guillemets
00:19:58à cet objectif par la voix de Donald Trump
00:20:01en février dernier.
00:20:02Et pour autant, malgré les moyens qui ont été mis,
00:20:04le régime n'est pas encore tombé.
00:20:05Donc ça reste...
00:20:05En fait, le problème d'Israël,
00:20:07c'est aujourd'hui la pluralité des menaces
00:20:08et le fait de donner une guerre sur tous les fronts,
00:20:11alors même que les ressources
00:20:12ne sont pas non plus illimitées.
00:20:14Nelly Dénac, sur le Hezbollah,
00:20:15les moyens aussi de faire paire...
00:20:18On pourrait rajouter parmi les fronts
00:20:19le problème aussi de la Cisjordanie
00:20:21qui passe un peu plus inaperçue.
00:20:24Alors moi j'aimerais,
00:20:25puisque vous parliez de 2006,
00:20:26c'est vrai que c'était une période charnière,
00:20:28c'est vrai que si la figure la plus connue du Hezbollah
00:20:30reste Hassan Nasrallah,
00:20:32qui a été entretent tué par Israël,
00:20:33on le rappelle, en septembre 2024,
00:20:36le mythe, la figure mythique pour le Hezbollah,
00:20:39ça reste quand même Imad Mogniye.
00:20:41C'est l'un des fondateurs du mouvement,
00:20:43on va vous montrer sa photo dans un instant,
00:20:45surtout c'est l'homme derrière la plupart des attentats
00:20:46qui ont suivi l'incursion israélienne au Liban
00:20:50déjà en 1982.
00:20:52Il avait rejoint le FATA,
00:20:53il a participé à la fondation
00:20:54de l'organisation du djihad islamique
00:20:56qui deviendra le Hezbollah.
00:20:58Et puis donc, la liste est longue
00:20:59de ces faits d'armes.
00:21:00Il y a l'attentat suicide
00:21:01contre l'ambassade américaine à Beyrouth,
00:21:03un attentat contre un centre communautaire juif
00:21:06à Buenos Aires, en Argentine,
00:21:07on n'a pas oublié bien sûr.
00:21:08Voilà la photo.
00:21:09Et puis, le voici.
00:21:10Alors ça, c'était après sa mort,
00:21:11parce qu'il a été éliminé
00:21:12dans une explosion à la voiture piégée
00:21:14à Damas en 2008.
00:21:17Et donc après,
00:21:18il y avait toujours ces manifestations à sa gloire.
00:21:19Mais surtout, ce qu'on retiendra,
00:21:20Pierre, vous vous en souvenez parfaitement,
00:21:22c'est le détournement de ce Boeing,
00:21:24de la TWA.
00:21:2639 Américains qui avaient été retenus
00:21:27pendant trois semaines
00:21:28entre Beyrouth et Alger,
00:21:29parce qu'en plus, l'avion avait circulé.
00:21:31Et puis, bien sûr, l'ambassade de France.
00:21:33Et puis, on pourrait y ajouter quand même,
00:21:34parce qu'on a toujours une pensée pour lui,
00:21:36le sociologue Michel Serat.
00:21:39Son fils a essayé,
00:21:40parce que c'est toujours des histoires
00:21:40de génération et de reprise de flambeaux
00:21:42par les fratries ou les héritiers,
00:21:45a essayé de reprendre le flambeau.
00:21:46Pareil, il a été éliminé
00:21:48dans le Golan, lui,
00:21:49par les Israéliens en 2015.
00:21:51Allez, on va parler justement
00:21:52du Liban encore,
00:21:54en rejoignant nos équipes
00:21:55à la frontière entre le Liban et Israël
00:21:57dans un instant.
00:21:58Et puis, des carburants.
00:22:00Bien sûr, c'est la préoccupation
00:22:01des Français dans cette guerre.
00:22:03Restez avec nous dans Midi News.
00:22:07Suite de Midi News,
00:22:09et tout à l'heure, à 14h,
00:22:10nous écouterons la conférence de presse
00:22:11du procureur de Mulhouse
00:22:13sur cet enfant séquestré
00:22:14pendant 16 mois
00:22:15dans une camionnette
00:22:16par son père.
00:22:18dans un instant, nous irons,
00:22:20nous, à la frontière
00:22:21entre Israël et le Liban.
00:22:23Mais d'abord,
00:22:23toutes les informations
00:22:24avec Augustin Donadieu.
00:22:25Rebonjour Pierre,
00:22:26rebonjour à tous.
00:22:27Il n'y aura pas de blocage
00:22:28des prix des carburants.
00:22:29En France,
00:22:30annonce de mots de Bréjons,
00:22:31porte-parole du gouvernement
00:22:31à l'issue du Conseil des ministres
00:22:33ce midi.
00:22:34Selon la ministre,
00:22:35Emmanuel Macron s'est dit favorable
00:22:36à une approche ciblée et sectorielle,
00:22:39la solution la plus efficace
00:22:41et la plus respectueuse
00:22:42des finances publiques,
00:22:43selon ces mots.
00:22:44En parallèle de cela,
00:22:45un décret à l'étude
00:22:46viserait à encadrer
00:22:48les marges des distributeurs
00:22:49de carburant,
00:22:50une usine à gaz,
00:22:51selon eux.
00:22:52Le gouvernement projette
00:22:54donc dans un décret
00:22:56d'encadrer les marges
00:22:57des distributeurs
00:22:58des carburants,
00:22:59une usine à gaz
00:22:59qui ne permet pas
00:23:00de savoir où l'on va,
00:23:01selon le président
00:23:03de Mobiliens,
00:23:04syndicat qui représente
00:23:045800 stations-services
00:23:06traditionnelles.
00:23:07Il déplore un texte
00:23:08qui fait reposer
00:23:09la responsabilité
00:23:10du prix des carburants
00:23:11sur les pompistes,
00:23:12eux-mêmes,
00:23:13dépendant du cours
00:23:14international du Brent.
00:23:15La marge des distributeurs
00:23:17ne pourra pas dépasser
00:23:18la moyenne constatée
00:23:20sur les mois d'avant crise
00:23:21en janvier et en février.
00:23:23Et regardez ce sondage
00:23:25CSA pour CNews Europe 1
00:23:26et le JDD.
00:23:27Les Français,
00:23:28majoritairement favorables
00:23:29au travail le 1er mai
00:23:31pour certains secteurs,
00:23:3262% sont pour l'élargissement
00:23:34de l'autorisation de travail
00:23:36le 1er mai
00:23:36pour les salariés
00:23:37des commerces de bouche,
00:23:38les fleuristes
00:23:39et certains établissements
00:23:40culturels.
00:23:41Pour Jean-Pierre Farandou,
00:23:42le ministre du Travail,
00:23:43ce sujet sera réglé
00:23:44courant 2026
00:23:46pour être fixé en 2027.
00:23:48Merci Augustin Donadieu
00:23:50à tout à l'heure
00:23:50pour d'autres informations.
00:23:52Je vous le disais,
00:23:53nous partons à la frontière
00:23:54libanaise
00:23:55tout au nord d'Israël
00:23:57rejoindre nos équipes.
00:23:58Pauline Trevzer
00:24:00est avec Fabrice Elsner
00:24:01à la frontière.
00:24:03Les frappes continuent.
00:24:05que se passe-t-il exactement
00:24:07à cette frontière,
00:24:08chère Pauline ?
00:24:13Oui, Pierre,
00:24:13nous sommes à seulement
00:24:14quelques centaines de mètres
00:24:16de la frontière libanaise
00:24:17avec Fabrice Elsner.
00:24:18Vous voyez cette montagne
00:24:19juste derrière moi.
00:24:21Et bien derrière,
00:24:21c'est le Liban,
00:24:23là où le Hezbollah
00:24:24a encore tiré depuis ce matin.
00:24:26Pas moins de 40 roquettes
00:24:28vers Israël.
00:24:29Et justement,
00:24:30nous sommes dans ce village
00:24:31à Shlomi
00:24:32qui paraît en apparence
00:24:33très calme.
00:24:34Et vous le voyez
00:24:35sur les images de Fabrice,
00:24:36s'il est juste en face
00:24:37de la frontière libanaise.
00:24:39Et on entend depuis tout à l'heure
00:24:41encore des avions
00:24:42et des drones
00:24:43qui survolent le territoire
00:24:45où nous sommes.
00:24:45Il y a encore eu ce matin
00:24:47une alerte missile ici.
00:24:49Et on voit bien
00:24:50que la situation
00:24:51peut dégénérer à tout moment.
00:24:53C'est pour cela
00:24:54que des abris
00:24:55ont été installés
00:24:56un peu partout
00:24:57dans ce village.
00:24:58Vous voyez cet abri
00:25:00où il faut se mettre
00:25:02immédiatement
00:25:02en cas d'alerte
00:25:04et les habitants
00:25:04que nous avons rencontrés.
00:25:06sont toujours
00:25:07extrêmement inquiets.
00:25:08Les écoles restent fermées.
00:25:10En parallèle,
00:25:11Pierre Tzal continue
00:25:13ses opérations
00:25:14contre le Hezbollah.
00:25:15Ce sont pas moins
00:25:16de deux sensibles
00:25:17visées du Hezbollah
00:25:18qui ont été opérées
00:25:20durant les dernières 24 heures.
00:25:22Merci beaucoup
00:25:23Pauline Trevzer
00:25:24et sur des images
00:25:26de Fabrice Elsner
00:25:27et prenez soin de vous
00:25:28tous les deux
00:25:29dans ces contrées
00:25:31dangereuses.
00:25:32Pierre Lelouch,
00:25:33nous sommes là
00:25:34à un épicentre
00:25:36qui, on a l'impression,
00:25:37depuis 45 jours,
00:25:38il se passe exactement
00:25:39tout le temps
00:25:40le même scénario.
00:25:41Oui, c'était une grande
00:25:41inquiétude des Israéliens
00:25:42depuis très longtemps.
00:25:43C'est la quantité
00:25:44de missiles incroyables
00:25:46qui a transité
00:25:47depuis l'Iran
00:25:47via la Syrie.
00:25:48C'est ça qui s'est passé.
00:25:49Et ils ont constitué
00:25:51des stocks
00:25:51de roquettes
00:25:54considérables
00:25:54de plusieurs dizaines
00:25:55de milliers.
00:25:56C'est ceux-là
00:25:56qui sont envoyés
00:25:57en permanence
00:25:58sur les populations
00:25:58civiles.
00:25:59Et évidemment
00:25:59que ça bloque
00:26:01tout.
00:26:02Parce que politiquement
00:26:03c'est impensable
00:26:03pour les Israéliens
00:26:04de faire autre chose
00:26:05que d'essayer
00:26:05de créer une zone
00:26:06de sécurité
00:26:07de l'autre côté.
00:26:07Mais cette zone
00:26:08entre nous
00:26:09elle est un peu
00:26:10illusoire.
00:26:11Il y avait déjà
00:26:11un accord
00:26:12sur la démilitarisation
00:26:13de la frontière
00:26:14jusqu'au litanie.
00:26:15Il n'a jamais été respecté.
00:26:16Il y a eu
00:26:16des résolutions de l'ONU.
00:26:17On a des forces
00:26:19de la finule
00:26:20depuis plusieurs décennies.
00:26:22Mais qu'est-ce qu'on vous explique
00:26:23dans certains médias
00:26:24et certains observateurs
00:26:25quand je regarde
00:26:26sur des chaînes de télévision
00:26:28qui vous disent
00:26:28Ah mais vous voyez
00:26:29Israël profite
00:26:30de cette occasion
00:26:31pour occuper le sud-Liban.
00:26:32C'est quand même
00:26:33assez étonnant
00:26:34d'entendre ça.
00:26:35La diplomatie française
00:26:35qui appelle
00:26:36le cessez-le-feu
00:26:37cessez-le-feu là
00:26:38cessez-le-feu à Gaza
00:26:39cessez-le-feu
00:26:40Mais quand vous êtes
00:26:41sous les bombes
00:26:41et les missiles
00:26:42qu'est-ce qu'on fait
00:26:43avec le cessez-le-feu ?
00:26:44On laisse les choses
00:26:47du contrôle au Liban
00:26:49car il faut voir
00:26:49que non seulement
00:26:50ils ont des députés
00:26:51ils ont même deux ministres
00:26:53et en plus
00:26:53c'est eux qui font
00:26:54l'aide sociale
00:26:54dans toute la partie
00:26:55sud-Liban.
00:26:56C'est un facteur clé
00:26:57c'est un facteur très important.
00:26:58Distribuant les générateurs
00:26:59s'occupant des enfants
00:27:00etc.
00:27:01Donc c'est un état
00:27:02dans l'état
00:27:02que l'Iran
00:27:04très patiemment
00:27:04a construit
00:27:05depuis au moins
00:27:061982
00:27:07donc vous voyez
00:27:0840 ans
00:27:09qu'il travaille là-dessus
00:27:10et plus
00:27:11surarmé
00:27:12qui rend la chose
00:27:13ingérable
00:27:14pour Israël
00:27:15la vérité c'est que
00:27:17au Liban
00:27:17comme sur le pourtour
00:27:20les opposants
00:27:21à l'existence
00:27:22de l'état d'Israël
00:27:23l'existence même
00:27:25ces opposants
00:27:25n'ont jamais
00:27:27baissé
00:27:27les armes
00:27:28c'est ça le problème
00:27:29et on ne doit pas
00:27:30la mettre
00:27:30regardez une carte
00:27:31je me souviens qu'un jour
00:27:32j'étais en tournage
00:27:32en Israël
00:27:33on était en Galilée
00:27:34précisément
00:27:34ces paysages
00:27:36sont familiers
00:27:36à ceux qui ont été là
00:27:37et quelqu'un m'avait dit
00:27:38c'est un ancien militaire
00:27:39il m'a dit
00:27:39voyez là
00:27:40l'Irak
00:27:40t'a 700 kilomètres
00:27:41et bien quand on est
00:27:42dans des endroits
00:27:42comme ça
00:27:43on se rend compte
00:27:43de l'étroitesse
00:27:45des paysages
00:27:45bien sûr avec un compas
00:27:46on peut tracer plus loin
00:27:47et voir que l'Iran
00:27:48n'est pas beaucoup
00:27:49beaucoup plus loin
00:27:50et c'est pour ça
00:27:51que s'il y avait une guerre
00:27:52je le dis
00:27:53je le souligne
00:27:53parce que j'ai passé ma vie
00:27:54dans ces régions là
00:27:55voilà
00:27:56ma seule expertise
00:27:57c'est d'avoir été
00:27:57chez les gens
00:27:58avec les gens
00:27:58et de tous côtés
00:27:59s'il y avait une seule guerre
00:28:00à mener
00:28:01c'est celle-ci
00:28:03
00:28:03parce qu'on ne pouvait pas
00:28:05supporter
00:28:06davantage de pressions
00:28:07la guerre
00:28:07la guerre c'est surtout
00:28:08moi je me souviens
00:28:09des discussions
00:28:10avec des ministres
00:28:12iraniens
00:28:12à Téhéran
00:28:13qui vous disent
00:28:14froidement
00:28:14nous voulons la destruction
00:28:16vous voulez vraiment
00:28:17la destruction
00:28:17vous êtes sérieux
00:28:18oui
00:28:19eux la destruction
00:28:20bon c'est eux
00:28:21qui organisent tout ça
00:28:22depuis à Gaza
00:28:23qui a armé le Gaza
00:28:24pareil
00:28:24bien sûr
00:28:25le Hezbollah pareil
00:28:27la Syrie
00:28:28est tenue comme ça
00:28:29donc tant que ce régime
00:28:31est en place
00:28:33avec potentiellement
00:28:34des armes nucléaires
00:28:35et des milliers de missiles
00:28:36sur Israël
00:28:37et bientôt des missiles
00:28:38qui vont la portée
00:28:39d'atteindre Paris
00:28:40Berlin
00:28:40Londres
00:28:41on est dans une difficulté
00:28:42ils ont déjà des armes
00:28:43qui permettent de faire
00:28:444000 kilomètres
00:28:45et puis vous parlez de régime
00:28:47c'est toujours le même régime
00:28:48contrairement à ce que disent
00:28:49les américains
00:28:50pour plusieurs raisons
00:28:51notamment des raisons
00:28:52domestiques pour utiliser
00:28:53un anglicisme
00:28:54évidemment
00:28:55c'est pas du tout
00:28:56un nouveau régime
00:28:58c'est toujours les mêmes
00:28:59Nelly Isaac
00:28:59Juste un mot pour dire
00:29:00que vous parliez de se réarmer
00:29:02en fait cette trêve
00:29:03c'est le feu
00:29:04il permet aussi à chacun
00:29:05de reconstituer ses stocks
00:29:05on va vous montrer
00:29:06des images
00:29:07des images satellites
00:29:08des iraniens
00:29:08là on retourne en Iran
00:29:09l'Iran qui procède
00:29:11en ce moment
00:29:12au déblément
00:29:12des débris
00:29:13qui obstruent l'entrée
00:29:14des fameux tunnels
00:29:16rappelez-vous
00:29:17les forces américaines
00:29:18avaient bombardé
00:29:18l'entrée
00:29:18de ces bases
00:29:19souterraines
00:29:20et bien on voit là
00:29:21sur ces images
00:29:21qu'on a retrouvées
00:29:22sur internet
00:29:24qu'environ
00:29:25la moitié
00:29:26des lanceurs
00:29:26de missiles iraniens
00:29:27seraient encore
00:29:29intactes
00:29:29ici on est près
00:29:30de Tabriz
00:29:31on voit une file
00:29:32de camions-bennes
00:29:33qui attendent à proximité
00:29:34pendant que des équipes
00:29:34travaillent précisément
00:29:35à déblayer tout ça
00:29:36et à rétablir l'accès
00:29:37à ces tunnels
00:29:38on voit bien les images
00:29:39avant-après
00:29:40donc là on est en train
00:29:41d'accéder parce qu'il y a
00:29:41encore beaucoup
00:29:42de stocks de missiles
00:29:45en profondeur
00:29:45à plusieurs dizaines
00:29:47de mètres sous terre
00:29:47oui c'était leur technique
00:29:48c'est de garder les lanceurs
00:29:49cachés
00:29:49et vous sortez
00:29:51le lanceur
00:29:51et puis le missile
00:29:52il s'en était vanté
00:29:53d'ailleurs d'avoir
00:29:53des lanceurs
00:29:54et énormément
00:29:55d'armement
00:29:56au tout début
00:29:56de cette guerre
00:29:57en montrant des hangars
00:29:59dans des roches
00:30:00souterraines
00:30:01voilà
00:30:01à un moment donné
00:30:02certains autres observateurs
00:30:04que j'aime bien regarder
00:30:05aussi de temps en temps
00:30:05qui disent
00:30:06ce sont des images
00:30:07d'intelligence artificielle
00:30:09alors évidemment
00:30:09c'est facile de dire ça
00:30:10aujourd'hui
00:30:11ils avaient à peu près
00:30:12400 lanceurs
00:30:13les israéliens disent
00:30:13qu'ils ont neutralisé
00:30:14les deux tiers
00:30:15mais enfin
00:30:17le lanceur sort du tunnel
00:30:19avec le missile
00:30:20alors après il y a deux versions
00:30:21soit le combustible est solide
00:30:23et là en quelques minutes
00:30:24le missile part
00:30:25et le lanceur retourne se cacher
00:30:26soit il faut charger
00:30:28un combustible liquide
00:30:29ça prend 45 minutes
00:30:30et là
00:30:31tout ça
00:30:32au même temps
00:30:33qu'il y ait des drones
00:30:34israéliens au-dessus
00:30:35qui surveillent tout ça
00:30:36donc dès que le lanceur
00:30:37est repéré
00:30:37il est détruit
00:30:38ou alors il est bloqué
00:30:39et c'est ce que
00:30:40Nelly vient de dire
00:30:41ils sont en train
00:30:41naturellement
00:30:42d'essayer de sortir
00:30:44dans tous ces blocages
00:30:45ce qui est bloqué aussi
00:30:46c'est le prix de l'essence
00:30:47puisque si vous avez encore
00:30:49fait le plein ce matin
00:30:50chers téléspectateurs
00:30:51vous avez pu voir
00:30:52effectivement que ça redescend
00:30:53pas beaucoup
00:30:53et pour cause
00:30:55le gouvernement reste droit
00:30:56dans ses bottes
00:30:57il n'y aura pas de baisse
00:30:58des taxes
00:30:58en revanche
00:30:59on veut bien renier
00:31:00ou en tout cas contrôler
00:31:01les marges des distributeurs
00:31:03voilà ce que veut faire
00:31:04le gouvernement
00:31:05et aujourd'hui
00:31:06la porte-parole
00:31:06et ministre de l'énergie
00:31:07Maude Bréjean
00:31:08s'est également exprimé là-dessus
00:31:11Il est hors de question
00:31:13de procéder
00:31:14à un quelconque
00:31:16encadrement
00:31:17ou blocage
00:31:18des prix
00:31:18ce que nous étudions
00:31:20c'est un encadrement
00:31:21des marges
00:31:22un encadrement des marges
00:31:23n'a rien à voir
00:31:23avec un blocage des prix
00:31:24puisque ça continue
00:31:27d'intégrer
00:31:27les variations
00:31:29du marché
00:31:30les variations
00:31:30des coûts de transport
00:31:32par exemple
00:31:34pour autant
00:31:35ça vise à s'assurer
00:31:35que effectivement
00:31:36les marges
00:31:37opérées par les distributeurs
00:31:39ne sont pas supérieures
00:31:40et qu'il n'y a pas
00:31:40de marge indue
00:31:41par rapport
00:31:41à ce qui se faisait
00:31:42à l'avant-crise
00:31:43et donc dans ce cadre-là
00:31:44on étudie un décret
00:31:46qui pourrait être
00:31:47ou pas utilisé
00:31:47si on constatait
00:31:48d'éventuels abus
00:31:49voilà
00:31:49donc il n'y a pas
00:31:50de décision prise
00:31:51à ce stade
00:31:51et nous continuons
00:31:53à vouloir travailler
00:31:54en confiance
00:31:55avec l'ensemble
00:31:56des distributeurs
00:31:57comme nous le faisons
00:31:57depuis le début
00:31:58nous avons mené
00:31:59un certain nombre
00:31:59de contrôles
00:32:00depuis le début
00:32:00de cette crise
00:32:01nous n'avons pas
00:32:02constaté
00:32:04d'abus
00:32:06sûrement pas généralisé
00:32:07en tout cas
00:32:07de la part
00:32:08des distributeurs
00:32:09sur l'évolution
00:32:09de leur marge
00:32:10voilà
00:32:10en tout cas
00:32:11ça discute beaucoup
00:32:13et ça rigole beaucoup
00:32:14autour de la table
00:32:15après les déclarations
00:32:18de la porte-parole
00:32:19du gouvernement
00:32:19réaction des principaux
00:32:21intéressés
00:32:21les distributeurs
00:32:22et le patron
00:32:23du groupement
00:32:24Les Mousquetaires
00:32:24Thierry Cotillard
00:32:26je vais vous dire
00:32:27ce que je pense
00:32:27je pense que
00:32:28ça devient insupportable
00:32:29qu'est-ce qui est insupportable ?
00:32:31ça devient insupportable
00:32:32de prendre des décisions
00:32:33dans l'urgence
00:32:34sans concertation
00:32:35avec les acteurs économiques
00:32:36et surtout une décision
00:32:37qui ne va rien produire
00:32:38et j'ai envie même
00:32:40de vous dire ce matin
00:32:41que je comprends
00:32:41que les français
00:32:42puissent se désintéresser
00:32:43de la politique
00:32:43parce que là
00:32:44on tombe dans une caricature
00:32:46technocratique
00:32:47parce que la question
00:32:48c'est pourquoi
00:32:48à votre avis
00:32:49l'état fait ça
00:32:51la vérité
00:32:52la triste vérité
00:32:53c'est que c'est lui
00:32:53qui encaisse
00:32:54l'essentiel de la marge
00:32:5553% sur les 2 euros
00:32:57la triste vérité
00:32:58c'est que les caisses
00:32:59sont vides
00:32:59et qu'il n'a pas les moyens
00:33:00et la triste vérité
00:33:02surtout c'est
00:33:02sans majorité
00:33:03il ne peut pas décider
00:33:04donc qu'est-ce qu'il décide ?
00:33:05on va désigner un coupable
00:33:06le seul coupable
00:33:07c'est le distributeur
00:33:09Alexandre Devecchio
00:33:09non non mais c'est totalement vrai
00:33:10c'est un bouc émissaire
00:33:11puisqu'ils prennent
00:33:12quelques centimes
00:33:13la marge est déjà
00:33:14très faible
00:33:15on a calculé d'ailleurs
00:33:17que si ça change
00:33:17avec cette mesure du grain
00:33:18ça va changer d'un centime
00:33:20ouais
00:33:20et on souriait
00:33:21parce qu'elle dit
00:33:21c'est pas un encadrement
00:33:22des prix
00:33:23mais ça revient
00:33:24à peu près au même
00:33:25si vous contrôlez la marge
00:33:26ça veut dire que
00:33:26d'une certaine manière
00:33:29vous encadrez les prix
00:33:30et en plus
00:33:30le gouvernement
00:33:31se contredit jusqu'au bout
00:33:32puisqu'elle dit
00:33:32qu'elle n'a pas
00:33:33constaté d'abus
00:33:34donc si elle n'a pas
00:33:35constaté d'abus
00:33:36c'est avouer
00:33:36que ce qu'ils vont faire
00:33:37ne sert à rien
00:33:37donc effectivement
00:33:38il a raison
00:33:39il désigne un bouc émissaire
00:33:41parce qu'ils ne veulent pas
00:33:42baisser les taxes
00:33:43en disant
00:33:44c'est pas de notre faute
00:33:45ce sont les distributeurs
00:33:46qui s'en mettent
00:33:46plein les poches
00:33:47or c'est pas la réalité
00:33:49et moi je crois
00:33:50que c'est une erreur
00:33:51même si effectivement
00:33:52l'Etat est très endetté
00:33:54c'est une erreur stratégique
00:33:55parce que si la guerre
00:33:57dure
00:33:57ça va leur coûter
00:33:58beaucoup plus d'argent
00:33:59au final
00:34:00si les prix flambent
00:34:02je le dis depuis le début
00:34:04c'est avoir un impact
00:34:05sur la consommation
00:34:06vous allez avoir
00:34:07des boîtes
00:34:07qui vont faire faillite
00:34:09donc les rentrées fiscales
00:34:10vont être bien moindres
00:34:12et il va falloir
00:34:12éponger les dégâts
00:34:13parce que s'il y a du chômage
00:34:15etc
00:34:16donc la solution de bon sens
00:34:18encore une fois
00:34:19c'est pas de faire des chèques
00:34:20c'est pas de cibler
00:34:21avec des usines à gaz
00:34:23démocratiques
00:34:26technocratiques
00:34:27pardon
00:34:27c'est tout simplement
00:34:28c'est tout simplement
00:34:30que l'Etat
00:34:32justement
00:34:33limite sa marge
00:34:34ils avaient voté
00:34:35un budget
00:34:36ils devaient avoir tant
00:34:37et donc là
00:34:38ils font de la marge
00:34:40justement
00:34:40sur l'augmentation
00:34:41des prix
00:34:41l'Etat limite sa marge
00:34:43et ça évite
00:34:43que les prix flambent
00:34:44en effet
00:34:45non seulement
00:34:46c'est le bon sens
00:34:46mais c'est surtout
00:34:47ce que font la plupart
00:34:48des pays européens
00:34:50aujourd'hui
00:34:50face à cette crise
00:34:51c'est qu'ils baissent
00:34:52les taxes
00:34:52à minimum
00:34:53ils ont des meilleures finances
00:34:54oui mais la faute à qui
00:34:55encore une fois
00:34:56c'est ça aujourd'hui
00:34:57le véritable problème
00:34:58c'est qu'on s'est rendu
00:34:59en ayant fait le quoi
00:34:59qu'il en coûte
00:35:00etc
00:35:00on s'est rendu
00:35:01et en dépensant
00:35:02n'importe comment
00:35:03l'argent public
00:35:04avec 57% de dépenses publiques
00:35:06par rapport au PIB
00:35:07et bien effectivement
00:35:07on est en incapacité
00:35:08de pouvoir éponger des crises
00:35:09mais tous les pays européens
00:35:11baissent les taxes
00:35:12les français aussi disent
00:35:13il y avait une étude
00:35:14qui avait été faite
00:35:15de l'institut Vériant
00:35:16avec l'institut Montaigne
00:35:17qui disait que 56%
00:35:18des français
00:35:19considéraient que c'était
00:35:20l'Etat
00:35:20qui était le premier bénéficiaire
00:35:22de la situation géopolitique
00:35:25sur la question du carburant
00:35:26donc la véritable logique
00:35:28ça serait de restituer
00:35:29du pouvoir d'achat
00:35:30en baissant les taxes
00:35:31et cela est possible
00:35:32mais cela suppose
00:35:33pardon Pierre
00:35:34mais de baisser les dépenses
00:35:35or on entend très peu
00:35:37à chaque fois
00:35:37l'Etat vouloir baisser les dépenses
00:35:40c'est ce que je voulais rapporter
00:35:40mais également
00:35:41les collectivités locales
00:35:42parce qu'il faut rappeler
00:35:43que 40% du produit
00:35:44de la TICPE
00:35:45est perçu par les collectivités locales
00:35:47on entend rarement
00:35:48des présidents de région
00:35:49aujourd'hui
00:35:49vouloir baisser les dépenses
00:35:50et lorsque certains le font
00:35:51comme par exemple
00:35:52Christelle Morancet
00:35:53elles se font caricaturer
00:35:54hier
00:35:55par libération
00:35:56hier
00:35:56et c'est bien que vous parliez
00:35:57de Christelle Morancet
00:35:58parce que s'il y a bien
00:35:58quelqu'un qui a du bon sens
00:35:59dans les responsables politiques
00:36:00c'est bien elle
00:36:01mais en tout cas
00:36:02hier je recevais
00:36:03dans le studio d'Europe 1
00:36:05dans Europe 1 Soir
00:36:05le ministre de l'Industrie
00:36:07Sébastien Martin
00:36:08et je lui dis
00:36:09mais pourquoi est-ce que
00:36:09exactement comme vous
00:36:10pourquoi est-ce qu'on ne va pas
00:36:11chercher d'autres dépenses
00:36:12peut-être pas forcément
00:36:14très utiles
00:36:14pour pallier justement
00:36:16cette baisse de taxes
00:36:18qu'on ferait sur l'essence
00:36:18je lui dis par exemple
00:36:19vous avez des voitures
00:36:21de sport et de luxe etc
00:36:23qui sont vendues
00:36:24avec un malus
00:36:25de 80 000 euros
00:36:27c'est-à-dire qu'à plus
00:36:28de 191 grammes
00:36:29de CO2
00:36:30vous payez 80 000 balles
00:36:32de plus
00:36:32par rapport au prix
00:36:33de votre voiture
00:36:34qui est déjà
00:36:34à 150, 200, 250 000 euros
00:36:36c'est 80 000 par voiture
00:36:38je lui dis
00:36:38mais il va où l'argent ?
00:36:41ah bah il va dans
00:36:41les caisses de l'Etat
00:36:42très bien
00:36:43mais il va où ?
00:36:44ah bah ça vous comprenez
00:36:45et là on rentre dans un
00:36:46dans ce maelstrom
00:36:49que vous avez connu
00:36:50Pierre Lelouch
00:36:51que vous avez sans doute
00:36:52essayé de changer
00:36:53mais qui est inchangeable
00:36:55tellement le carcan
00:36:55est verrouillé
00:36:56qui fait que
00:36:57ça rentre dans des tuyaux
00:36:59on ne sait pas
00:37:00où vendent
00:37:0080 000 euros
00:37:01par voiture
00:37:02pourquoi est-ce qu'on ne prendrait pas
00:37:03justement ces 80 000 euros
00:37:04par voiture
00:37:05pour dire
00:37:05ben voilà on va baisser
00:37:06pour un moment
00:37:07le prix de l'essence
00:37:09il y a des tonnes
00:37:09c'est un exemple
00:37:12mais je crois que
00:37:13c'est important
00:37:13ce que disait tout à l'heure
00:37:14Alexandre
00:37:15parce que
00:37:15en fait
00:37:16c'est toujours important
00:37:17ce que dit
00:37:17en essayant
00:37:18toujours
00:37:19en essayant d'économiser
00:37:21de l'argent
00:37:21et en conservant
00:37:23la prime
00:37:23sur l'augmentation du prix
00:37:26l'Etat est en train
00:37:27de creuser
00:37:28la propre tombe
00:37:29puisque plein de boîtes
00:37:30vont fermer
00:37:31il faut entendre
00:37:32les opérateurs
00:37:33c'est catastrophique
00:37:34pour les pêcheurs
00:37:35dans le bâtiment
00:37:36pour les artisans
00:37:37les pauvres gens
00:37:39qui doivent aller travailler
00:37:39en voiture
00:37:40c'est catastrophique
00:37:41donc ça va dire
00:37:41plus de chômeurs
00:37:43moins de croissance
00:37:44et ça
00:37:45ça va se traduire
00:37:46encore une fois
00:37:47il y a des mouvements sociaux
00:37:48en Corse
00:37:48il y a des mouvements sociaux
00:37:50et puis il y a aussi
00:37:50alors ça c'est une victoire
00:37:52victoire sur les ZFE
00:37:53avec le gouvernement
00:37:54qui va
00:37:55on imagine aussi
00:37:56peut-être compter
00:37:57sur le conseil constitutionnel
00:37:59maintenant aussi
00:37:59pour bloquer
00:38:00ce qui est une victoire
00:38:01pour les gueux
00:38:01et justement
00:38:02en parlant des gueux
00:38:02écoutez Alexandre Jardin
00:38:04qui a crié victoire
00:38:05ce matin
00:38:05c'était sur CNews
00:38:07le peuple peut gagner
00:38:09ça veut dire
00:38:10qu'il y a une bascule
00:38:11qui a eu lieu hier
00:38:13ça veut dire
00:38:14que si la société
00:38:14se prend en main
00:38:16on arrive à embarquer
00:38:17les politiques
00:38:18la preuve c'est
00:38:18hier
00:38:19on a gagné
00:38:20les ZFE
00:38:22ne vireront pas
00:38:22les pauvres des villes
00:38:24tout à coup
00:38:25les riches dans les villes
00:38:26n'auront pas un air plus pur
00:38:27parce qu'ils auront viré
00:38:27les pauvres
00:38:28le tri humain
00:38:29n'aura pas lieu
00:38:30on va rester
00:38:31un pays républicain
00:38:32il n'y aura pas
00:38:34de rupture d'égalité
00:38:35voilà
00:38:36donc ce que dit
00:38:37effectivement
00:38:37Alexandre Jardin
00:38:38sur les ZFE
00:38:40et c'est l'heure
00:38:40de passer à l'économie
00:38:52On en parlait tout à l'heure
00:38:54effectivement du détroit d'Hormuz
00:38:55et des bateaux qui passent
00:38:56et qui ne passent pas
00:38:56bonjour Eric de Ritmatan
00:38:58on va regarder la chose
00:38:59précisément avec vous
00:39:00la marchandise
00:39:01qui arrive à passer
00:39:02est celle qui reste en carafe
00:39:04alors pas facile
00:39:05d'avoir des infos
00:39:05je vous le dis tout de suite
00:39:06ce qui passe au compte-gouttes
00:39:08ce sont des produits dérivés
00:39:09ça c'est sûr
00:39:10d'après les informations
00:39:11obtenues
00:39:11qui sont relayées
00:39:12par la société
00:39:13de données Kapler
00:39:14alors ce qui tente de sortir
00:39:16je vais vous dire
00:39:16il y a un navire chinois
00:39:17le Reach Starry
00:39:18propriété d'un armateur
00:39:19de Shanghai
00:39:20il est transporté d'éthanol
00:39:21hop il a été stoppé
00:39:22ensuite un navire du Liberia
00:39:24chargé de maïs
00:39:25pour être livré dans le golfe
00:39:26intercepté
00:39:27donc bloqué
00:39:27deux autres bateaux
00:39:28l'un est matriculé au Panama
00:39:29en direction des Émirats
00:39:30l'autre Madagascar
00:39:31il va vers l'Irak
00:39:32pour charger du fuel
00:39:33tous bloqués
00:39:34voilà c'est tout ce que je peux vous dire
00:39:35ce qui concerne le trafic
00:39:37donc dans ce détroit d'Hormuz
00:39:38ça fonctionne
00:39:39donc aucun bateau qui sort
00:39:41les craintes de pénurie
00:39:42se renforcent
00:39:43oui parce que
00:39:44c'est surtout les produits dérivés
00:39:45qui sont concernés
00:39:46tout ce qui est
00:39:47produits raffinés aussi
00:39:49alors vous avez le gasoil
00:39:50c'est quand même 10%
00:39:51de ce carburant lourd
00:39:52qui est raffiné dans le golfe
00:39:54le gasoil
00:39:54et c'est pour ça
00:39:55qu'il vaut si cher
00:39:56partout en Europe
00:39:57et en France notamment
00:39:58il y a le kérosène
00:39:59dont on vous a beaucoup parlé
00:40:00c'est 20% de la production mondiale
00:40:02produite dans les pays du golfe
00:40:03et l'Europe est particulièrement touchée
00:40:05parce que la moitié
00:40:06de ce kérosène
00:40:07utilisé chez nous
00:40:08passe par le détroit
00:40:09vous vous rendez compte
00:40:10donc c'est pour ça
00:40:11que les compagnies aériennes
00:40:11européennes s'inquiètent
00:40:13vous avez les engrais
00:40:14vous avez les matières plastiques
00:40:15vous savez les petits films plastiques
00:40:16quand vous faites la cuisine
00:40:18pour recourir à votre plat
00:40:19là aussi
00:40:20il n'y en a plus
00:40:21parce que c'est fait là-bas
00:40:21en grande partie
00:40:22les usines sont à Qatar
00:40:23vous avez certains gaz
00:40:25comme l'azote
00:40:26qui permet de fabriquer
00:40:26des semi-conducteurs
00:40:27là aussi c'est bloqué
00:40:28ça ne passe plus
00:40:29il n'y a pas que les hydrocarbures
00:40:30je termine par un point
00:40:31qui va peut-être d'ailleurs
00:40:32vous faire sourire
00:40:33il y a des aliments
00:40:34qui manquent
00:40:35et qui vont à leur cours
00:40:37grimper en flèche
00:40:37moi j'ai appris que les pistaches
00:40:39venaient d'Iran
00:40:39c'est le deuxième producteur mondial
00:40:41ce qui n'arrange pas
00:40:42les chocolatiers
00:40:43parce que depuis
00:40:44vous savez qu'il y a une spécialité
00:40:46qui a été créée
00:40:47il n'y a pas très longtemps
00:40:47ça s'appelle
00:40:48le chocolat de Dubaï
00:40:50ça bat tous les records
00:40:51il n'y a eu
00:40:51c'est pas très bon
00:40:52non mais alors moi je ne sais pas
00:40:53c'est très sucré
00:40:54c'est bizarre
00:40:56ça ne vaut pas le chocolat suisse
00:40:57vous faites bien de le dire
00:40:59le chocolat de Dubaï
00:41:00148 millions de vues
00:41:01ça a été lancé
00:41:02même d'ailleurs
00:41:02j'avais interviewé
00:41:03la directrice de l'enseigne
00:41:05Picard-sur-Gelée
00:41:06elle battait tous les records à Noël
00:41:08avec sa bûche
00:41:09de chocolat de Dubaï
00:41:10et bien là pour l'instant
00:41:11il n'y a plus de pistache
00:41:11donc ça va sûrement
00:41:12c'est pas Noël
00:41:13donc les prix vont monter
00:41:14et l'hélium
00:41:15vous avez raison
00:41:16également
00:41:16les engrais
00:41:17tout à fait
00:41:18donc ce sont surtout
00:41:18quand on parle de pénurie
00:41:20aujourd'hui en Europe
00:41:20de risque en tout cas de pénurie
00:41:22c'est plutôt sur les produits dérivés
00:41:24c'est ça qui pose problème
00:41:26on va se passer du chocolat de Dubaï
00:41:28merci beaucoup Eric
00:41:28l'hélium c'est plus compliqué
00:41:30c'était votre programme
00:41:32avec Bien Ici
00:41:32on est bien ici
00:41:34trouvez votre futur logement
00:41:35par vie de quartier
00:41:36et temps de trajet
00:41:37sur bien ici.com
00:41:39et dans un instant
00:41:40comme annoncé
00:41:41au début de cette émission
00:41:42nous suivrons la conférence
00:41:43du procureur de Mulhouse
00:41:45qui va donner tous les détails
00:41:46sur cette effroyable affaire
00:41:49de cet enfant de 9 ans
00:41:51qui a été séquestré
00:41:52enfermé par son père
00:41:54dans une camionnette
00:41:56il a vécu là pendant 16 mois
00:41:57restez avec nous
00:41:58sur ces news
00:42:01De Midi News
00:42:02avec les invités
00:42:03qui sont là
00:42:03Alexandre Devecchio
00:42:04Mémona Interman
00:42:05Mathieu Hoc
00:42:06Juliette Sadat
00:42:07du service police-justice
00:42:08de ces news
00:42:08est là également
00:42:09puisque nous allons
00:42:10évoquer cette affaire
00:42:12je n'ai pas d'adjectif
00:42:14qui me vient à l'esprit
00:42:15ou alors
00:42:16j'en ai trop
00:42:18disons effroyable
00:42:20et c'est un douze euphémisme
00:42:21il n'y a pas de mot
00:42:22pour qualifier cette affaire
00:42:23le procureur de Mulhouse
00:42:24va donner tous les détails
00:42:26en ce qui concerne
00:42:28cette affaire
00:42:28de ce qu'on appelle
00:42:30l'enfant à la camionnette
00:42:31je ne sais pas encore
00:42:32si on a son prénom
00:42:33en tout cas à cet enfant
00:42:34mais l'enfant
00:42:35on n'a pas donné encore
00:42:36son prénom
00:42:38cet enfant Juliette
00:42:39et on attend évidemment
00:42:40la prise de parole
00:42:41du procureur
00:42:42qui a donc été
00:42:45maintenu
00:42:45pendant 16 mois
00:42:47par son père
00:42:49dans une camionnette
00:42:50on va en parler
00:42:51dans un instant
00:42:51mais d'abord
00:42:52c'est toutes les informations
00:42:52avec Augustin
00:42:53Donnais-Dieu
00:42:54Rebonjour Pierre
00:42:55Rebonjour à tous
00:42:56alors que le cessez-le-feu
00:42:57semble être respecté
00:42:58en Iran
00:42:59au nord d'Israël
00:43:00la tension reste toujours
00:43:01très vive avec le Liban
00:43:02une frappe israélienne
00:43:04a visé une voiture
00:43:04à une vingtaine de kilomètres
00:43:06au sud de Beyrouth
00:43:07le Hezbollah
00:43:08qui a tiré
00:43:09une trentaine de roquettes
00:43:10sur le nord d'Israël
00:43:11le tout au lendemain
00:43:12d'une décision du Liban
00:43:14et d'Israël
00:43:14d'entamer des négociations
00:43:15directes
00:43:16en vue d'une paix durable
00:43:19il n'y aura pas de blocage
00:43:20des prix des carburants
00:43:21annonce de Maude Bréjon
00:43:23porte-parole du gouvernement
00:43:24à l'issue du Conseil des ministres
00:43:25ce midi
00:43:26selon la ministre
00:43:27Emmanuel Macron
00:43:28s'est dit favorable
00:43:28à une approche ciblée
00:43:30et sectorielle
00:43:31la solution
00:43:32la plus efficace
00:43:33et la plus respectueuse
00:43:35des finances publiques
00:43:35selon ses mots
00:43:37et le gouvernement
00:43:38qui projette
00:43:39dans un décret
00:43:40d'encadrer les marges
00:43:41des distributeurs
00:43:42de carburants
00:43:42une usine à gaz
00:43:43qui ne permet pas
00:43:44de savoir
00:43:44où l'on va
00:43:45selon le président
00:43:46de Mobiliens
00:43:46syndicat qui représente
00:43:485800 stations
00:43:49services traditionnelles
00:43:50il déplore un texte
00:43:51qui fait reposer
00:43:52la responsabilité
00:43:53du prix des carburants
00:43:54sur les pompistes
00:43:55eux-mêmes
00:43:55dépendant du cours
00:43:56international du Brent
00:43:57la marge des distributeurs
00:43:59ne pourra pas dépasser
00:43:59la moyenne constatée
00:44:00sur les mois d'avant crise
00:44:01en janvier
00:44:02et en février
00:44:03Merci Augustin Donadieu
00:44:05à tout à l'heure
00:44:05pour d'autres informations
00:44:07Juliette Sadat
00:44:07je le disais à l'instant
00:44:08cet enfant
00:44:10de 9 ans
00:44:11est séquestré
00:44:12depuis fin 2024
00:44:13dans une camionnette
00:44:15dans l'est de la France
00:44:16Oui c'est ça
00:44:17il a été découvert
00:44:18lundi dernier
00:44:18en effet dans cette camionnette
00:44:20où il se trouvait
00:44:21depuis le mois de novembre 2024
00:44:23il a été enfermé
00:44:24par son père
00:44:26a priori
00:44:26il était alors âgé
00:44:27de 7 ans
00:44:28et il n'a
00:44:29quasiment pas sorti
00:44:31de ce véhicule
00:44:32depuis lors
00:44:34plusieurs interrogations
00:44:35et d'ailleurs je pense
00:44:36que c'est pour ça
00:44:36que le procureur
00:44:37va s'exprimer aujourd'hui
00:44:38c'est parce qu'il y a
00:44:39plusieurs questions
00:44:39auxquelles il faut répondre
00:44:41comment ça se fait
00:44:42que cette disparition
00:44:43n'ait été signalée
00:44:44par personne
00:44:46le père de l'enfant
00:44:48est en détention provisoire
00:44:49pour une durée d'un an
00:44:51ça le procureur
00:44:52l'avait déjà annoncé
00:44:53ainsi que sa compagne
00:44:55qui n'est pas
00:44:55la mère de l'enfant
00:44:57la mère
00:44:58la vraie mère
00:44:59de ce petit garçon
00:45:01la mère biologique
00:45:02de ce petit garçon
00:45:03elle n'a pas de nouvelles
00:45:04de son fils
00:45:05depuis le mois de février
00:45:062024
00:45:08elle apparemment
00:45:09elle s'en était ouverte
00:45:10sur les réseaux sociaux
00:45:11d'ailleurs
00:45:11elle avait écrit un mot
00:45:12à son ex-mari
00:45:14pour avoir des nouvelles
00:45:15de ses enfants
00:45:17elle s'était laissée
00:45:19l'être morte
00:45:20elle avait envisagé
00:45:21apparemment
00:45:21de commencer
00:45:23des procédures judiciaires
00:45:25mais elle n'avait pas
00:45:26passé pas
00:45:26et on sait
00:45:27au combien elles sont compliquées
00:45:28ces procédures judiciaires
00:45:29dans les divorces
00:45:30alors que la garde
00:45:31est plutôt à l'un ou à l'autre
00:45:32c'est toujours assez coagent
00:45:32oui bien sûr
00:45:33et donc
00:45:34en fait il faut savoir
00:45:35que la famille
00:45:36le père
00:45:37avec cette nouvelle compagne
00:45:38et les enfants
00:45:39avait déménagé
00:45:40de Mulhouse
00:45:41vers ce petit village
00:45:43c'était début 2024
00:45:45et que
00:45:45dès lors
00:45:46c'est pour ça
00:45:47qu'on a un peu perdu
00:45:48la trace
00:45:48de ce petit garçon
00:45:50l'école
00:45:50avait
00:45:51l'école de Mulhouse
00:45:52on va écouter
00:45:53peut-être le procureur
00:45:55le procureur
00:45:55de la république
00:45:56de Mulhouse
00:45:57s'installe
00:45:58qui va devoir répondre
00:45:59pourquoi
00:46:00on n'a aucune nouvelle
00:46:01de cette disparition
00:46:02de zones d'ombre
00:46:03effectivement
00:46:03de cet enfant
00:46:04qui a disparu
00:46:06des écrans radars
00:46:10Mesdames et Messieurs
00:46:10les journalistes
00:46:11la procédure
00:46:13au cours de l'enquête
00:46:14ou de l'instruction
00:46:15est secrète
00:46:17cependant
00:46:17au titre de l'article 11
00:46:19du code de procédure pénale
00:46:21le procureur de la république
00:46:22peut rendre public
00:46:23des éléments objectifs
00:46:25tirés de la procédure
00:46:26afin d'éviter
00:46:27la propagation
00:46:28d'informations
00:46:28parcellaire
00:46:29ou inexactes
00:46:30ou pour mettre fin
00:46:31à un trouble
00:46:32à l'ordre public
00:46:33c'est dans ce cadre
00:46:34que je prends aujourd'hui
00:46:36la parole
00:46:36pour préciser
00:46:37certains éléments
00:46:38déjà rendus public
00:46:39tout en étant indiqué
00:46:41que je n'entends pas
00:46:42répondre aux questions
00:46:43à l'issue
00:46:44d'être exposé
00:46:45que je veux
00:46:46complet
00:46:46avant toute chose
00:46:48j'aimerais exprimer
00:46:49mes sentiments sincères
00:46:51de solidarité
00:46:52avec la jeune victime
00:46:54de ce dossier
00:46:55et de plein espoir
00:46:56pour son avenir
00:46:57lundi 6 avril 2026
00:47:00à 21h05
00:47:02une habitante
00:47:04de la commune
00:47:04d'Hagenbach
00:47:05dans le Haut-Rhin
00:47:06contactait
00:47:07la gendarmerie
00:47:08pour signaler
00:47:08qu'un enfant
00:47:09serait enfermé
00:47:10à l'arrière
00:47:10d'une camionnette
00:47:11stationnée
00:47:12dans une cour privée
00:47:13commune
00:47:13à plusieurs habitations
00:47:15les militaires
00:47:16de la brigade
00:47:17de Dan-Marie
00:47:17arrivaient sur place
00:47:19à 21h30
00:47:20et frappaient
00:47:20contre le véhicule
00:47:21sans obtenir
00:47:22de réponse
00:47:23de l'intérieur
00:47:24ils prenaient
00:47:25la tâche
00:47:26du propriétaire
00:47:26du véhicule
00:47:27qui déclarait
00:47:28ne pas pouvoir
00:47:29l'ouvrir
00:47:29car son système
00:47:30de verrouillage
00:47:31était je cite
00:47:32défaillant
00:47:33après 30 minutes
00:47:35les militaires
00:47:36parvenaient
00:47:36à ouvrir
00:47:37tout de même
00:47:37la porte latérale
00:47:38du véhicule
00:47:38Renault Trafic
00:47:39et découvraient
00:47:40la présence
00:47:41d'un enfant
00:47:41en position fétale
00:47:43sur un monticule
00:47:44de déchets
00:47:44porteurs
00:47:45d'une simple couverture
00:47:47à 22h
00:47:49l'utilisateur
00:47:50du véhicule
00:47:51un homme
00:47:51de 43 ans
00:47:52était placé
00:47:54en garde à vue
00:47:54avisé
00:47:56le parquet
00:47:57demandait
00:47:57l'ouverture
00:47:58d'une enquête
00:47:58de flagrance
00:47:59du chef
00:48:00notamment
00:48:00de séquestration
00:48:01aggravée
00:48:03cet homme
00:48:04vivait avec sa campagne
00:48:04âgée de 37 ans
00:48:06au premier étage
00:48:07de l'immeuble
00:48:08il y résidait
00:48:09avec sa fille
00:48:10âgée de 12 ans
00:48:11ainsi qu'avec
00:48:12la fille
00:48:12de sa campagne
00:48:13âgée elle
00:48:14de 10 ans
00:48:15la brigade de recherche
00:48:17d'Alkirch
00:48:18était saisie
00:48:19par le parquet
00:48:19au soutien
00:48:21de la brigade
00:48:22de Danemarie
00:48:23de la poursuite
00:48:24des investigations
00:48:24nécessitant
00:48:26vous le comprenez
00:48:27de procéder rapidement
00:48:29à de nombreuses auditions
00:48:30et à des constatations
00:48:32très précises
00:48:32l'enfant découvert
00:48:34a eu 9 ans
00:48:36au mois de mars dernier
00:48:37il a tout de suite
00:48:39été pris en charge
00:48:40à l'hôpital de Mulhouse
00:48:41et notamment
00:48:42à l'unité d'accueil
00:48:43pédiatrique mineure
00:48:44en danger
00:48:45c'est l'UAPED
00:48:47dès le mardi
00:48:487 avril au matin
00:48:49l'enfant
00:48:50a été examiné
00:48:51par un médecin légiste
00:48:52de cette unité
00:48:53médico-judiciaire
00:48:55cet examen
00:48:56mettait en évidence
00:48:57notamment
00:48:58une attitude
00:49:00recroquevillée
00:49:01de l'enfant
00:49:01avec position
00:49:03spontanée
00:49:03genou replié
00:49:04contre le tronc
00:49:05l'enfant déclarant
00:49:06ne pas pouvoir
00:49:07déplier malheureusement
00:49:08les membres inférieurs
00:49:10ni se mettre debout
00:49:11ou ni même marcher
00:49:12une carence
00:49:14d'hygiène
00:49:14importante
00:49:15un petit poids
00:49:16et une petite taille
00:49:17pour l'âge
00:49:18et l'absence
00:49:19de lésions traumatiques
00:49:20d'allure récente
00:49:21mais aussi
00:49:22l'absence
00:49:23de lésions traumatiques
00:49:25au niveau génital
00:49:26ou anal
00:49:27le médecin
00:49:28ne pouvait pas
00:49:29déterminer
00:49:30d'un capacité
00:49:30total de travail
00:49:31qui devra être
00:49:32réévalué
00:49:33à distance
00:49:34et au vu
00:49:35des éléments
00:49:35complémentaires
00:49:36et des bilans
00:49:38complémentaires
00:49:38également
00:49:39entendu par deux
00:49:41enquêtrices spécialisées
00:49:42l'enfant
00:49:43expliquait que
00:49:44c'était
00:49:45je cite
00:49:45une très
00:49:46très longue histoire
00:49:47il indiquait
00:49:49immédiatement
00:49:50que sa belle-mère
00:49:51voulait qu'il aille
00:49:52dans un hôpital psychiatrique
00:49:53parce qu'elle trouvait
00:49:55qu'il avait des problèmes
00:49:56de cet ordre
00:49:56il expliquait avoir
00:49:58de très mauvaises relations
00:49:59avec sa belle-mère
00:50:00qu'il qualifiait
00:50:01je cite
00:50:02de sa pire ennemie
00:50:03et de méchante
00:50:05il expliquait
00:50:05je cite toujours
00:50:06vu que mon père
00:50:08n'avait pas envie
00:50:08que je finisse
00:50:09dans un hôpital
00:50:10il a dû me mettre
00:50:11dans la camionnette
00:50:12et encore de dire
00:50:13que son père
00:50:14n'avait pas le choix
00:50:16l'enfant disait aussi
00:50:17qu'il ne voulait pas
00:50:18aller chez sa mère
00:50:19selon lui
00:50:20son père l'avait mis
00:50:20dans la camionnette
00:50:21à la fin du mois
00:50:22de septembre
00:50:232024
00:50:23il avait alors
00:50:257 ans
00:50:26sur son quotidien
00:50:27il expliquait
00:50:28que son père
00:50:29lui apportait
00:50:29de l'eau
00:50:30et de la nourriture
00:50:30deux fois par jour
00:50:31en général
00:50:32des aliments froids
00:50:34l'hiver
00:50:35son père lui apportait
00:50:36de l'eau chaude
00:50:37et l'été
00:50:38de l'eau fraîche
00:50:39il disposait
00:50:40d'un baluchon
00:50:41de vêtements
00:50:41et il devait uriner
00:50:42dans des bouteilles vides
00:50:43son père vidait
00:50:44régulièrement
00:50:45les déchets
00:50:45l'enfant indiquait
00:50:47cependant
00:50:47que son papa
00:50:48ne lui lavait plus
00:50:49les vêtements
00:50:49et qu'il n'avait
00:50:50plus de pyjama
00:50:51il dormait
00:50:53sur un matelas
00:50:53et ne disposait
00:50:56plus de brosse
00:50:56l'enfant précisé
00:50:58avoir pris
00:50:59sa dernière douche
00:51:00à la fin
00:51:00de l'année 2024
00:51:01et avoir pu rentrer
00:51:03dans l'appartement
00:51:03au cours
00:51:04de l'été
00:51:04de 2025
00:51:05alors que les autres
00:51:06membres de la famille
00:51:07étaient en vacances
00:51:08durant cette période
00:51:10de deux semaines
00:51:11son père lui avait
00:51:12confié un téléphone
00:51:13portable
00:51:14afin de communiquer
00:51:15avec lui
00:51:15et lui dire
00:51:16quand il devait
00:51:17rentrer
00:51:18dans la camionnette
00:51:19il expliquait
00:51:20avoir pu sortir
00:51:22et regagner le domicile
00:51:23parfois aussi
00:51:23le vendredi soir
00:51:24quand sa soeur
00:51:25et sa demi-soeur
00:51:26n'étaient pas là
00:51:27et ça c'était plutôt
00:51:28à la fin
00:51:28de l'année 2024
00:51:29il lui arrivait
00:51:30aussi de se cogner
00:51:31quand le véhicule
00:51:32était en mouvement
00:51:33sur la route
00:51:35l'enquête de voisinage
00:51:37et les auditions
00:51:38de témoins
00:51:38permettaient de confirmer
00:51:39que cet enfant
00:51:40avait disparu
00:51:41du jour au lendemain
00:51:43le couple
00:51:44s'est installé
00:51:44à Hagenbach
00:51:45pour louer un appartement
00:51:46à compter du mois
00:51:47de mars 2024
00:51:48et déclarait
00:51:49qu'ils avaient
00:51:50trois enfants
00:51:50au propriétaire
00:51:51les enquêteurs
00:51:53entendaient
00:51:54en détail
00:51:54tous les voisins
00:51:55plusieurs d'entre eux
00:51:57avaient déjà entendu
00:51:57du bruit
00:51:58provenant du domicile
00:51:59du couple
00:51:59quand ils étaient
00:52:00absents
00:52:01la requérante
00:52:02avait d'ailleurs
00:52:03déjà soupçonné
00:52:03la présence
00:52:05d'un enfant
00:52:05dans le véhicule
00:52:06ils indiquaient
00:52:07avoir aussi
00:52:08entendu souvent
00:52:08des bruits
00:52:09de disputes
00:52:09provenant
00:52:10de l'appartement
00:52:11provenant notamment
00:52:12de la mère
00:52:12qui criait
00:52:13à l'encontre
00:52:13des enfants
00:52:14ils décrivaient
00:52:15un couple
00:52:16peu avenant
00:52:17une ancienne voisine
00:52:18avait notamment
00:52:19entendu la belle-mère
00:52:20de l'enfant
00:52:21dire à son conjoint
00:52:22je cite
00:52:23si tu ne fais rien
00:52:24c'est moi
00:52:25qui vais placer
00:52:25ce gosse
00:52:26parce qu'il est
00:52:26intenable
00:52:27je n'en peux plus
00:52:29une autre voisine
00:52:30indiquait aussi
00:52:31avoir souvent
00:52:32entendu des disputes
00:52:32entre la belle-mère
00:52:33et le garçon
00:52:34en entendant
00:52:35je cite
00:52:36qu'elle en avait
00:52:37marre de ce gamin
00:52:38la belle-mère
00:52:39décrivait d'ailleurs
00:52:40l'enfant
00:52:41comme difficile
00:52:43un autre couple
00:52:44de voisins
00:52:44avait vu l'enfant
00:52:45en juin 2025
00:52:46le soir
00:52:47seul dans la camionnette
00:52:48le père
00:52:49leur indiquait
00:52:50que le petit
00:52:51était en attente
00:52:52de placement
00:52:53plusieurs voisins
00:52:54avaient également
00:52:55vu le père
00:52:55faire des allers-retours
00:52:56vers sa camionnette
00:52:57souvent le soir
00:52:59l'entourage familial
00:53:01était aussi entendu
00:53:02et notamment
00:53:03les grands-parents
00:53:03paternels
00:53:04de l'enfant
00:53:06ces derniers
00:53:07ne voyaient plus
00:53:08leur petit-fils
00:53:09et ne l'avaient pas
00:53:11eu au téléphone
00:53:11depuis un certain temps
00:53:12si ce n'est qu'ils l'avaient
00:53:13eu pour son anniversaire
00:53:14en mars 2026
00:53:16le père leur avait dit
00:53:17que l'enfant
00:53:18était scolarisé
00:53:19à Hagenbach
00:53:19il décrivait
00:53:21cet enfant
00:53:21comme dur
00:53:22je cite
00:53:22et en faisant
00:53:23qu'il faisait des crises
00:53:24ayant probablement
00:53:25d'ailleurs mal vécu
00:53:26la séparation
00:53:27de ses parents
00:53:28et l'hospitalisation
00:53:29de sa mère
00:53:30en tout cas
00:53:30c'est l'analyse
00:53:31qu'ils en faisaient
00:53:32l'entourage du couple
00:53:33pensait que l'enfant
00:53:34avait été placé
00:53:36en foyer
00:53:37ou en hôpital psychiatrique
00:53:38l'un d'eux
00:53:39de cet entourage
00:53:40expliquait que le père
00:53:41était souvent vague
00:53:42là-dessus
00:53:43et que le sujet
00:53:44était conflictuel
00:53:45je cite
00:53:46avec le père
00:53:46conduisant d'ailleurs
00:53:47l'entourage
00:53:48à ne plus poser de questions
00:53:49des premières investigations
00:53:51réalisées
00:53:52aucun élément médicaux
00:53:54n'étayait
00:53:55la réalité
00:53:56des problèmes psychiatriques
00:53:57de l'enfant
00:53:58il a été scolarisé
00:53:59la dernière fois
00:54:00en CEP
00:54:00pour l'année scolaire
00:54:022023-2024
00:54:04dans un établissement
00:54:05de Mulhouse
00:54:06ses résultats scolaires
00:54:07étaient d'ailleurs
00:54:08plutôt très bons
00:54:09les investigations
00:54:10sont en cours
00:54:11afin de déterminer
00:54:13dans quelles conditions
00:54:14le dossier scolaire
00:54:15de l'enfant
00:54:15a été traité
00:54:16lorsque la famille
00:54:17annonçait avoir
00:54:18déménagé
00:54:18à Hagenthal
00:54:20parallèlement
00:54:21à l'information
00:54:22judiciaire
00:54:23le ministre
00:54:24de l'éducation nationale
00:54:25a diligenté
00:54:26lundi 13 avril
00:54:27une mission
00:54:28de l'inspection générale
00:54:29pour analyser
00:54:30ce qui a permis
00:54:31cette situation
00:54:32et je cite
00:54:33le cas échéant
00:54:34changer les pratiques
00:54:35ces éléments
00:54:36pourront utilement
00:54:38contribuer
00:54:39à la manifestation
00:54:40de la vérité
00:54:42la mère de l'enfant
00:54:43était entendue
00:54:45dès le lendemain
00:54:47de la découverte
00:54:48elle expliquait
00:54:49avoir rencontré
00:54:50le père de ses enfants
00:54:50en 2010
00:54:51sa fille aînée
00:54:52naissait en 2013
00:54:53et son cadet
00:54:54en mars 2017
00:54:56elle expliquait
00:54:57que son conjoint
00:54:58pouvait être
00:54:58dissimulateur
00:55:00notamment sur la situation
00:55:01financière dégradée
00:55:02du couple
00:55:03elle disait aussi
00:55:04avoir en effet
00:55:05rencontré
00:55:06des difficultés
00:55:07de santé
00:55:07et avoir été
00:55:08elle-même hospitalisée
00:55:09en psychiatrie
00:55:10entre mai 2022
00:55:11et janvier 2024
00:55:13le couple
00:55:14se séparait
00:55:15définitivement
00:55:16en octobre 2022
00:55:18elle saisissait
00:55:19le juge
00:55:19des affaires familiales
00:55:20en octobre 2024
00:55:22d'une demande
00:55:24tendant à l'organisation
00:55:25des modalités
00:55:26d'exercice
00:55:27de l'autorité parentale
00:55:29par jugement
00:55:30du 22 mai 2025
00:55:31le juge
00:55:32des affaires familiales
00:55:33a constaté
00:55:33que l'autorité parentale
00:55:35est exercée
00:55:35conjointement
00:55:36par les deux parents
00:55:37et a fixé
00:55:38la résidence principale
00:55:39des enfants
00:55:40au domicile
00:55:40du père
00:55:42constatant
00:55:43que l'état
00:55:43de santé
00:55:43de la mère
00:55:44paraissait stabilisé
00:55:45et que sa volonté
00:55:46de s'impliquer
00:55:47dans la vie
00:55:47de ses enfants
00:55:48était sincère
00:55:49le juge
00:55:50estimait
00:55:50dans leur intérêt
00:55:51de rétablir
00:55:52le lien
00:55:53mère-enfant
00:55:53dans des conditions
00:55:54adaptées
00:55:55et de manière
00:55:56progressive
00:55:58le juge
00:55:58a alors fixé
00:55:59un droit de visite
00:56:00pour la mère
00:56:01à l'égard des enfants
00:56:02pour une période
00:56:03d'un an
00:56:03dans le cadre
00:56:04d'un espace
00:56:04de rencontre
00:56:05associatif
00:56:05en présence
00:56:06de tiers professionnels
00:56:08la mère expliquait
00:56:09avoir contacté
00:56:10en vain
00:56:11l'association
00:56:12pour exercer
00:56:13ses droits
00:56:13elle apprenait
00:56:14que sa fille
00:56:15était scolarisée
00:56:16en sixième
00:56:16l'école primaire
00:56:18de Hagenbach
00:56:18lui indiquait
00:56:19cependant
00:56:20ne pas avoir
00:56:21d'enfant
00:56:21scolarisé
00:56:22au nom de son fils
00:56:23la mère
00:56:24de l'enfant
00:56:25déposait plainte
00:56:26un administrateur
00:56:28ad hoc
00:56:28a également
00:56:29été désigné
00:56:30pour défendre
00:56:32les intérêts
00:56:33du mineur
00:56:33les deux autres
00:56:35enfants du couple
00:56:35étaient entendus
00:56:37la fille de la compagne
00:56:38du père de l'enfant
00:56:39âgée de dix ans
00:56:40et scolarisée
00:56:41en CE2
00:56:42expliquait vivre
00:56:43avec sa mère
00:56:43et la fille
00:56:44de son beau-père
00:56:45à Hagenbach
00:56:46concernant le petit garçon
00:56:47elle pensait
00:56:49qu'il était
00:56:50je cite
00:56:51au foyer
00:56:52en le décrivant
00:56:53comme violent
00:56:53et faisant
00:56:54beaucoup de crises
00:56:55elle indiquait
00:56:56que sa mère
00:56:56voulait savoir
00:56:57s'il était d'ailleurs
00:56:58vraiment au foyer
00:56:59la fille du propriétaire
00:57:01de la camionnette
00:57:02donc la soeur
00:57:02de l'enfant découvert
00:57:03âgée de douze ans
00:57:05confirmait vivre
00:57:06avec son père
00:57:06depuis quatre
00:57:07ou cinq ans
00:57:08elle indiquait
00:57:09que sa mère
00:57:10avait des problèmes
00:57:10psychologiques
00:57:11et pensait
00:57:12qu'elle était d'ailleurs
00:57:13hospitalisée
00:57:14à Mulhouse
00:57:14elle ne souhaitait
00:57:15d'ailleurs
00:57:15pas la voir
00:57:16à l'installation
00:57:18avec la nouvelle compagne
00:57:19de son père
00:57:20elle relatait
00:57:21que son petit frère
00:57:22avait changé
00:57:22de comportement
00:57:23en devenant violent
00:57:24et en proférant
00:57:25des insultes
00:57:26notamment contre
00:57:27sa belle-mère
00:57:28la famille recomposée
00:57:30avait déménagé
00:57:31à Hagenbach
00:57:32au début
00:57:33de l'année 2024
00:57:34elle pensait
00:57:35que son frère
00:57:36avait été interné
00:57:37sans savoir où
00:57:38à l'automne 2024
00:57:39son père lui disait
00:57:41d'ailleurs
00:57:41qu'il était
00:57:42en hôpital psychiatrique
00:57:43elle remarquait
00:57:44que son père
00:57:45faisait des retours
00:57:46réguliers
00:57:46depuis l'appartement
00:57:47pour se rendre
00:57:48à son utilitaire
00:57:49la perquisition
00:57:52du domicile familial
00:57:54n'apportait
00:57:54aucun élément
00:57:55utile
00:57:56à la manifestation
00:57:57de la vérité
00:57:58il s'agissait
00:57:59d'un appartement
00:58:00bien entretenu
00:58:01l'enfant
00:58:02n'avait pas
00:58:03ou plus de chambre
00:58:04et ses jouets
00:58:05étaient rangés
00:58:06dans un carton
00:58:06une caméra
00:58:08de vidéosurveillance
00:58:09avait été installée
00:58:10sur la façade
00:58:11de l'immeuble
00:58:12orientée
00:58:13vers l'utilitaire
00:58:14l'exploitation
00:58:15de cette dernière
00:58:16permettait de voir
00:58:17le père
00:58:18se rendre
00:58:18au véhicule
00:58:19il semblait d'ailleurs
00:58:20lancer quelque chose
00:58:22à l'intérieur
00:58:24le père de l'enfant
00:58:26et sa campagne
00:58:27étaient entendues
00:58:27à plusieurs reprises
00:58:28sous le régime
00:58:29de la garde à vue
00:58:31concernant le père
00:58:32il reconnaissait
00:58:33l'effet de séquestration
00:58:34aggravée
00:58:34et de privation
00:58:35de soins
00:58:36il travaillait
00:58:37comme électricien
00:58:38salarié
00:58:38et disposait
00:58:39de ce véhicule
00:58:40dans ce cadre
00:58:41d'emblée
00:58:42le père expliquait
00:58:44que l'enfant
00:58:45était devenu agressif
00:58:46avec sa compagne
00:58:47qui je cite
00:58:48le poussait
00:58:49dans ses retranchements
00:58:50et le poussait
00:58:51à bout
00:58:51sa compagne
00:58:52disait
00:58:53qu'il devait être
00:58:54interné
00:58:55ses parents
00:58:56n'ayant pas accepté
00:58:57de le prendre en charge
00:58:58son fils
00:58:59ne voulant pas
00:59:00non plus aller
00:59:00chez sa mère
00:59:01il en arrivait
00:59:02à le cacher
00:59:03car
00:59:03je cite toujours
00:59:04il ne voulait pas
00:59:06qu'il soit interné
00:59:07et qu'il prenne
00:59:07des médicaments
00:59:08il estimait donc
00:59:10avoir
00:59:10agit ainsi
00:59:12en novembre
00:59:132024
00:59:13pour
00:59:14je cite
00:59:15protéger son fils
00:59:16de sa belle-mère
00:59:17et préciser
00:59:19ne pas avoir
00:59:20voulu de mal
00:59:21à celui-ci
00:59:22durant l'été
00:59:232025
00:59:24il admettait
00:59:25être parti
00:59:25en vacances
00:59:26sans lui
00:59:27en le laissant
00:59:28accéder à l'appartement
00:59:29selon lui
00:59:30sa compagne
00:59:31ne connaissait pas
00:59:32la situation
00:59:33de son fils
00:59:34mais
00:59:34je cite
00:59:35s'en doutait un peu
00:59:36car elle le questionnait
00:59:37sur le bruit
00:59:38provenant de la camionnette
00:59:40il réalisait
00:59:41la dégradation
00:59:42de l'état
00:59:42de santé
00:59:43de son fils
00:59:44qui ne pouvait plus
00:59:45déplier les jambes
00:59:46tout en indiquant
00:59:47que son fils
00:59:48ne souhaitait pas
00:59:48être hospitalisé
00:59:50sa compagne
00:59:51quant à elle
00:59:52contestait
00:59:53l'intégralité
00:59:54des faits
00:59:55elle expliquait
00:59:56que son compagnon
00:59:57avait emmené l'enfant
00:59:58du jour au lendemain
00:59:59et admettait
01:00:00qu'elle voulait
01:00:01qu'il aille en foyer
01:00:02son compagnon
01:00:03l'aurait convaincu
01:00:04qu'il était interné
01:00:05elle déclarait
01:00:07avoir entendu
01:00:08je cite
01:00:08des bruits bizarres
01:00:10provenant du véhicule
01:00:11et avoir demandé
01:00:11si quelqu'un
01:00:12était à l'intérieur
01:00:13sans obtenir
01:00:14de réponse
01:00:14elle relâchait
01:00:16aussi que son conjoint
01:00:17la rassurait
01:00:18en lui disant
01:00:19que le bruit
01:00:19provenait
01:00:20des chats
01:00:20ou du bruit
01:00:21de la tôle
01:00:23les deux personnes
01:00:24gardées à vue
01:00:25n'ont aucun
01:00:26antécédent judiciaire
01:00:27il faut aussi préciser
01:00:29que la famille
01:00:30n'était pas suivie
01:00:31ni par les services sociaux
01:00:32ni par un juge
01:00:33des enfants
01:00:34aucun signalement
01:00:35n'est parvenu
01:00:36à l'autorité judiciaire
01:00:37sous quelque forme
01:00:38que ce soit
01:00:39auparavant
01:00:41mercredi 8 avril
01:00:422026
01:00:43le parquet
01:00:44ordonnait
01:00:44le déferment
01:00:45des deux personnes
01:00:46gardées à vue
01:00:46et ouvrait
01:00:47une information
01:00:47judiciaire
01:00:48des chefs suivants
01:00:49contre le père
01:00:50des chefs
01:00:50de séquestration
01:00:51du mineur
01:00:52de moins de 15 ans
01:00:52et privation
01:00:53de soins
01:00:53ou d'aliments
01:00:54compromettant
01:00:55la santé
01:00:55d'un mineur
01:00:56de 15 ans
01:00:56par ascendant
01:00:57il encourt
01:00:5830 ans
01:00:59de réclusion criminelle
01:01:00contre sa compagne
01:01:02des chefs
01:01:02de non-assistance
01:01:03à mineur
01:01:04de 15 ans
01:01:04en danger
01:01:05et non-dénonciation
01:01:06de mauvais traitement
01:01:07et privation
01:01:08infligée à un mineur
01:01:09de 15 ans
01:01:10elle encourt
01:01:11quant à elle
01:01:11en l'état
01:01:127 ans de détention
01:01:13ils étaient
01:01:14tous deux
01:01:15mis en examen
01:01:16de ses chefs
01:01:17conformément
01:01:18aux réquisitions
01:01:18du parquet
01:01:19le père
01:01:20a été placé
01:01:20en détention
01:01:21provisoire
01:01:22dans le cadre
01:01:22d'un mandat
01:01:23de dépôt criminel
01:01:23d'une durée
01:01:24d'un an
01:01:25renouvelable
01:01:26sa compagne
01:01:27quant à elle
01:01:28était placée
01:01:29sous contrôle judiciaire
01:01:30avec notamment
01:01:31l'interdiction
01:01:32d'entrer en contact
01:01:32avec les trois mineurs
01:01:34l'interdiction
01:01:35d'entrer en relation
01:01:35avec son compagnon
01:01:36et de se rendre
01:01:37sur la commune
01:01:38de Hagenbach
01:01:39le parquet
01:01:40a par ailleurs
01:01:41pris des décisions
01:01:42d'ordonnance
01:01:42de placement
01:01:43provisoire
01:01:44à l'encontre
01:01:45de l'ensemble
01:01:46des trois mineurs
01:01:46demeurant
01:01:47au domicile familial
01:01:48tout en saisissant
01:01:49le juge des enfants
01:01:50par requête
01:01:51en assistance éducative
01:01:52afin qu'un suivi
01:01:54éducatif
01:01:54soit opéré
01:01:55la jeune victime
01:01:57est toujours
01:01:58hospitalisée
01:01:59à cette heure
01:02:00et elle est en sécurité
01:02:01l'information
01:02:03judiciaire
01:02:04s'attachera
01:02:04à permettre
01:02:05la manifestation
01:02:06de la vérité
01:02:07pour comprendre
01:02:07le déroulé
01:02:08précis de ces faits
01:02:09sous l'autorité
01:02:10du magistrat
01:02:11instructeur
01:02:11elle apportera
01:02:12des éléments
01:02:13de compréhension
01:02:14de ce qui s'est passé
01:02:15notamment par des
01:02:16exercices
01:02:17psychologiques
01:02:18et psychiatriques
01:02:19elle permettra
01:02:20aussi de déterminer
01:02:21le niveau
01:02:22de responsabilité
01:02:23de chacun
01:02:24dans ce drame
01:02:25et éventuellement
01:02:26de savoir
01:02:26si d'autres personnes
01:02:28ont pu avoir
01:02:28connaissance
01:02:29de la situation
01:02:30de l'enfant
01:02:30sans lui porter secours
01:02:32je tiens à rendre
01:02:33hommage
01:02:34à l'action
01:02:35de la gendarmerie nationale
01:02:36et notamment
01:02:37des primo intervenants
01:02:38de la brigade
01:02:38de Danemarie
01:02:39ayant permis
01:02:40de découvrir
01:02:41et sauver l'enfant
01:02:42en insistant
01:02:43heureusement
01:02:44pour ouvrir
01:02:45la porte du véhicule
01:02:46comme je l'indiquais
01:02:47en début de conférence
01:02:48de presse
01:02:49je salue également
01:02:50l'importance
01:02:51du travail
01:02:51d'investigation
01:02:52réalisé ensuite
01:02:54en urgence
01:02:55par les militaires
01:02:56de la brigade
01:02:56de recherche
01:02:57d'Alkirch
01:02:57saisie à présent
01:02:58sur commission
01:02:59regatoire
01:03:00je vous remercie
01:03:02pour votre attention
01:03:04voilà donc
01:03:05pour cette conférence
01:03:07de presse
01:03:07de Nicolas Hetz
01:03:08le procureur
01:03:09de Mulhouse
01:03:10nous sommes
01:03:10avec
01:03:11Mémona Interman
01:03:12avec
01:03:13Alexandre Devecchio
01:03:14Mathieu Hoc
01:03:15et Juliette Sadat
01:03:18très difficile
01:03:19évidemment
01:03:19de
01:03:21de digérer
01:03:22ces informations
01:03:23qui sont là
01:03:23qui sont
01:03:25Juliette
01:03:26complètes
01:03:27et incomplètes
01:03:27c'est à dire
01:03:28qu'on a quand même
01:03:28quelques indices
01:03:30de plus
01:03:30il y a beaucoup
01:03:31de questionnements
01:03:31qui disaient
01:03:32qu'est-ce qui se passe
01:03:32pendant les vacances
01:03:33parce que 16 mois
01:03:34c'est long
01:03:35c'est pas une semaine
01:03:35donc qu'est-ce qui se passait
01:03:37ben là on a su
01:03:38que justement
01:03:39il pouvait rentrer
01:03:40dans l'appartement
01:03:41grâce à un téléphone portable
01:03:42en fonction des
01:03:43c'est la seule occasion
01:03:44de sortir en effet
01:03:45de ce véhicule
01:03:46pendant des semaines
01:03:47de vacances
01:03:47mais il s'est retrouvé
01:03:48tout seul dans un appartement
01:03:49il s'est retrouvé
01:03:50tout seul dans un appartement
01:03:51donc c'est quand même
01:03:52un gamin
01:03:52qui a énormément
01:03:54de courage
01:03:55énormément de self-control
01:03:57en bon français
01:03:58qui dit que son père
01:04:00n'avait pas le choix
01:04:01ça c'est aussi
01:04:02une information importante
01:04:03c'est à dire que
01:04:03ce gamin
01:04:05de aujourd'hui
01:04:069 ans
01:04:067 ans
01:04:07au moment de sa
01:04:08première séquestration
01:04:09a le courage
01:04:10de répondre
01:04:11dans l'état où il est
01:04:13de répondre aux questions
01:04:14des différents
01:04:16alors ce ne sont pas
01:04:17des instructeurs
01:04:17ce sont des personnels
01:04:19spécialisés
01:04:19n'est-ce pas
01:04:20pour justement
01:04:21interroger
01:04:22les jeunes victimes
01:04:23à chaque fois
01:04:24c'est un personnel
01:04:26spécialisé
01:04:26et formé
01:04:27à ce genre
01:04:28d'interrogatoire
01:04:29on n'interroge pas
01:04:29un enfant de 8 ans
01:04:30comme on interrogerait
01:04:31un homme de 40 ans
01:04:33et donc
01:04:34il a quand même
01:04:34donné ces
01:04:35quelques informations
01:04:36il disait que son père
01:04:37n'avait pas le choix
01:04:40et ce qui est intéressant
01:04:42aussi
01:04:43Juliette
01:04:43parce qu'évidemment
01:04:44on essaie de recouper
01:04:45en vrac
01:04:46ce qu'a dit
01:04:46le procureur de Mulhouse
01:04:48et on en parlera
01:04:48dans un instant
01:04:49et nous aurons
01:04:49un pédopsychiatre
01:04:52vers 14h30
01:04:53également
01:04:53pour parler
01:04:54de ce cas
01:04:55c'est qu'au début
01:04:57le père dit
01:04:57non non
01:04:58on ne peut pas ouvrir
01:04:58le système
01:05:00ne marche pas
01:05:01je ne peux pas ouvrir
01:05:02le mécanisme
01:05:02finalement ce sont
01:05:03les gendarmes
01:05:03et c'est pour ça
01:05:03que le procureur
01:05:04a rendu hommage
01:05:05aux gendarmes
01:05:06c'est que finalement
01:05:07en fait
01:05:07ils ont pu rentrer
01:05:08alors qu'en réalité
01:05:09au départ
01:05:10le père
01:05:11tente encore
01:05:12de camoufler
01:05:14tente encore
01:05:14de masquer
01:05:15ce qui se passe
01:05:16l'effroyable vérité
01:05:18oui mais c'est pendant
01:05:19la garde à vue
01:05:19qu'il reconnaît
01:05:21l'effet de séquestration
01:05:22et donne
01:05:24cette version
01:05:25de mobile
01:05:26c'est à dire
01:05:26qu'il a fait ça
01:05:28pour protéger
01:05:28son petit garçon
01:05:29de sa compagne
01:05:31qui souhaitait
01:05:31l'interner
01:05:32en psychiatrie
01:05:33d'ailleurs c'est ce qu'il a dû
01:05:34dire suffisamment
01:05:35à son enfant
01:05:35pour qu'au bout
01:05:37de 16 mois
01:05:37de captivité
01:05:38ce petit garçon
01:05:40dise aussi
01:05:40aux enquêteurs
01:05:41qu'en effet
01:05:42son père n'avait pas le choix
01:05:43et qu'il ne voulait pas
01:05:45se retrouver
01:05:45en hôpital psychiatrique
01:05:48ce qui est important aussi
01:05:49c'est le fait
01:05:50d'avoir entendu
01:05:50tous les protagonistes
01:05:51y compris les frères et sœurs
01:05:52enfin les sœurs plutôt
01:05:54donc il a une sœur biologique
01:05:56donc
01:05:57qui elle
01:05:57a subi
01:05:59ce déménagement
01:06:00a été
01:06:02scolarisé
01:06:03dans cette nouvelle école
01:06:04dans ce petit village
01:06:05sans son frère
01:06:06a priori
01:06:06apparemment
01:06:07elle n'avait pas
01:06:07de nouvelles
01:06:08de son petit frère
01:06:09elle pensait
01:06:10qu'il était
01:06:10soit interné
01:06:11soit
01:06:11dans de la famille
01:06:13ou dans des foyers d'accueil
01:06:14donc on a donné
01:06:15un petit peu
01:06:16des versions
01:06:16différentes à chacun
01:06:17et personne n'est allé
01:06:18plus loin
01:06:19même les parents
01:06:20les grands-parents
01:06:21paternels du petit garçon
01:06:22les parents du père
01:06:23ont été interrogés
01:06:25et eux pareil
01:06:26on leur a donné
01:06:26quelques versions
01:06:28plus ou moins convacantes
01:06:29mais ils ne sont pas
01:06:29allés plus loin
01:06:30et personne ne s'est posé
01:06:31de questions
01:06:31les grands-parents
01:06:33c'est assez étonnant
01:06:34il y a un angle mort là
01:06:35je parle sur votre contrôle
01:06:36c'est que
01:06:37on leur a
01:06:38apparemment le père
01:06:39aurait proposé
01:06:40aux grands-parents
01:06:41alors je ne sais pas
01:06:41si c'est de la mère
01:06:42ou de lui
01:06:43de recueillir l'enfant
01:06:46parce qu'il ne s'entendait pas
01:06:47avec sa compagne
01:06:47ils auraient dit non
01:06:48et puis après
01:06:50finalement
01:06:50ils s'étonnent
01:06:51de ne plus avoir
01:06:51de...
01:06:52bon voilà
01:06:52il y a encore énormément
01:06:53de zones d'ombre
01:06:55remarquez une pause
01:06:56on va rassembler
01:06:57toutes ces informations
01:06:58vous pouvez les voir
01:06:59d'ailleurs sur l'écran
01:07:00s'afficher
01:07:00voilà les quelques déclarations
01:07:02importantes du procureur
01:07:04de Mulhouse
01:07:05Nicolas Hetz
01:07:05et on se retrouve
01:07:06dans un instant
01:07:07nous serons
01:07:08notamment avec
01:07:09le pédopsychiatre
01:07:10Christian Flavini
01:07:10pour tenter de comprendre
01:07:12et je regarde quand même
01:07:14d'une manière positive
01:07:15ce qu'a dit le procureur
01:07:17au tout début
01:07:18de son intervention
01:07:18qui a dit qu'il était
01:07:19qu'il avait un plein espoir
01:07:21pour l'avenir
01:07:21de ce petit garçon
01:07:23qui s'avère bien courageux
01:07:24dans cette affaire
01:07:25restez bien avec nous
01:07:26sur CNews
01:07:30retour dans quelques instants
01:07:32sur la prise de parole
01:07:33de monsieur Hetz
01:07:34le procureur de Mulhouse
01:07:36sur l'affaire
01:07:37de cet enfant séquestré
01:07:39dans une camionnette
01:07:39juste après
01:07:41les informations
01:07:41d'Augustin Donadieu
01:07:43l'armée israélienne
01:07:44appelle à nouveau
01:07:44les habitants du sud Liban
01:07:46à évacuer la zone
01:07:47sur place
01:07:47les frappes se poursuivent
01:07:48Tzahal a bombardé
01:07:49ce matin une voiture
01:07:51à une vingtaine
01:07:51de kilomètres
01:07:52au sud de Beyrouth
01:07:53le Hezbollah a répliqué
01:07:54en envoyant une trentaine
01:07:55de roquettes
01:07:56sur le nord d'Israël
01:07:57le tout au lendemain
01:07:58de la décision
01:07:59des deux pays
01:07:59d'entamer des discussions
01:08:01directes
01:08:01en vue d'une paix durable
01:08:03pour Donald Trump
01:08:05la guerre est presque finie
01:08:07le président américain
01:08:08s'est exprimé sur Fox News
01:08:09il loue l'intervention
01:08:10américaine en Iran
01:08:11et rappelle
01:08:12que les Iraniens
01:08:13veulent conclure un accord
01:08:14il a par ailleurs
01:08:15évoqué auprès du New York Post
01:08:17une possible reprise
01:08:18des discussions
01:08:19avec l'Iran
01:08:19cette semaine au Pakistan
01:08:20quelque chose
01:08:21pourrait arriver
01:08:22au cours des deux prochains jours
01:08:23a-t-il affirmé
01:08:24et le prix des carburants
01:08:26va-t-il baisser en France
01:08:27le cours du Brent
01:08:29est nettement repassé
01:08:30en dessous des 100 dollars
01:08:31ce matin à 95 dollars
01:08:32le baril de brut
01:08:34il n'y a qu'un jour
01:08:35ce même baril
01:08:36avait atteint
01:08:36les 119 dollars
01:08:38cette baisse significative
01:08:39n'a eu que peu d'impact
01:08:40sur le CAC 40
01:08:41qui perdait 0,60%
01:08:43ce matin
01:08:43à 8 277 points
01:08:45en recul de 49,25 points
01:08:49Pierre
01:08:49Merci Augustin Donadieu
01:08:51pour ces dernières informations
01:08:52nous sommes toujours
01:08:53avec Mathieu Hoc
01:08:55Memona Interman
01:08:56Alexandre Devecchio
01:08:57avec Juliette Sadat
01:08:58du service police-justice
01:08:59de CNews
01:09:00pour évoquer
01:09:01la conférence de presse
01:09:02de Nicolas Hedt
01:09:03au cœur de Mulhouse
01:09:05qui n'a pas voulu répondre
01:09:05aux questions
01:09:06des journalistes
01:09:08qui nous a donné
01:09:09d'abord une lueur d'espoir
01:09:11en disant que lui-même
01:09:12se sentait plein d'espoir
01:09:13pour l'avenir
01:09:14de ce garçon
01:09:15qui aujourd'hui a 9 ans
01:09:16qui fait visiblement
01:09:17preuve d'un courage inouï
01:09:19puisqu'il a répondu
01:09:20aux questions
01:09:21des personnels spécialisés
01:09:22qui l'ont interrogé
01:09:23il y a une absence
01:09:24de lésions
01:09:26traumatiques
01:09:27génitales et annales
01:09:28ça pourrait vouloir dire
01:09:30qu'il n'y a pas eu
01:09:30de viol
01:09:31ce garçon
01:09:32qui a raconté
01:09:33que son père
01:09:33n'avait pas le choix
01:09:34ou en tout cas
01:09:36il a écouté
01:09:36la parole du père
01:09:37on va justement
01:09:39y voir plus clair
01:09:41avec le pédopsychiatre
01:09:42Christian Flavigny
01:09:43qui est avec nous
01:09:43en duplex
01:09:45bonjour Christian Flavigny
01:09:46merci d'être avec nous
01:09:49est-ce qu'on peut parler
01:09:51dans cette affaire
01:09:51parce que les mots
01:09:52ont un sens
01:09:53est-ce que c'est une forme
01:09:54de maltraitance ?
01:09:57c'est une forme
01:09:58de maltraitance
01:09:58particulièrement rude
01:09:59oui
01:10:00et je pense que justement
01:10:01c'est l'occasion
01:10:02d'expliquer
01:10:03ce qu'est la maltraitance
01:10:05parce que
01:10:05évidemment
01:10:06ce qui les fait rapporter
01:10:07sidère complètement
01:10:09on se demande
01:10:09comment il est possible
01:10:10qu'un père
01:10:11se conduise
01:10:12de cette manière
01:10:12je voudrais expliquer
01:10:14non pas évidemment
01:10:14la situation particulière
01:10:16parce que là
01:10:16je n'ai rien à en dire
01:10:17je ne peux pas en parler
01:10:18mais je voudrais
01:10:20l'expliquer
01:10:21d'une manière plus générale
01:10:22qu'est-ce qui fait
01:10:22qu'un père
01:10:23peut s'en prendre
01:10:24comme ça
01:10:25et maltraiter son fils
01:10:27et la question
01:10:28il faut la comprendre
01:10:29de cette manière
01:10:31disons que
01:10:33il y a un sentiment
01:10:34d'un père
01:10:35d'être persécuté
01:10:36par son fils
01:10:37alors vous allez me dire
01:10:38c'est une forme de folie
01:10:39c'est n'importe quoi
01:10:40et bien non
01:10:41c'est une forme de folie
01:10:43bien sûr
01:10:43mais c'est une forme de folie
01:10:44qui a une forme de logique
01:10:46c'est-à-dire
01:10:46qu'il y a une rivalité
01:10:48père-fils-fils-père
01:10:49qui est constitutionnelle
01:10:50au lien filial
01:10:51parce que
01:10:53le fils
01:10:53est appelé
01:10:54à succéder au père
01:10:56et à survivre au père
01:10:57donc chaque fils
01:10:59renvoie le père
01:11:00à sa propre finitude
01:11:01et à sa propre mort
01:11:02donc là
01:11:02il y a quelque chose
01:11:03qui parfois
01:11:04chez certaines personnes
01:11:06prend une dimension
01:11:06persécutante
01:11:07et qui amène
01:11:08comme une espèce
01:11:08de réaction de défense
01:11:09le fait de persécuter son fils
01:11:11alors là je schématise
01:11:12et évidemment
01:11:13je ne parle pas
01:11:13de la situation
01:11:14que nous venons de décrire
01:11:15mais c'est pour dire
01:11:16quelle est la raison générale
01:11:18qui explique
01:11:19le fait qu'il y ait
01:11:20des parents maltraitants
01:11:21voilà
01:11:21Monsieur
01:11:22c'est une
01:11:23nous entendons
01:11:24vos arguments
01:11:25pour l'instant
01:11:26je pense qu'il est
01:11:26un peu rapide
01:11:28d'aller sur
01:11:29les arguments
01:11:30que vous présentez
01:11:31ce qui est important
01:11:33je crois
01:11:34c'est que
01:11:34c'est donc
01:11:35une famille recomposée
01:11:37avec un père
01:11:38qui s'est mis
01:11:39en couple
01:11:40avec cette femme
01:11:41qui je crois
01:11:42Juliette
01:11:43a des activités
01:11:44de voyante
01:11:45ou en tout cas
01:11:45de coaching
01:11:46elle aide à domicile
01:11:47pour les personnes âgées
01:11:48et à côté
01:11:49elle ferait un petit peu
01:11:50de la psychologue
01:11:52au téléphone
01:11:53elle fait la psychologue
01:11:54au téléphone
01:11:55voilà
01:11:55donc elle est là
01:11:56pour aider les gens
01:11:57mais visiblement
01:11:57elle n'est pas là
01:11:58non plus pour aider
01:11:58son beau-fils
01:12:00puisqu'elle aurait
01:12:01une relation
01:12:02très conflictuelle
01:12:03avec lui
01:12:04les voisins ont entendu
01:12:05des cris
01:12:07venant de
01:12:08justement
01:12:08de l'appartement
01:12:09elle disait
01:12:10qu'elle n'en pouvait
01:12:11plus de ce gamin
01:12:12elle demandait
01:12:13à son mari
01:12:14ou à son compagnon
01:12:16de l'interner
01:12:18lui ne voulait pas
01:12:19l'interner
01:12:20parce qu'il disait
01:12:22qu'il ne voulait pas
01:12:23voir son fils
01:12:23prendre des médicaments
01:12:24alors là
01:12:26monsieur Flavigny
01:12:27est-ce que
01:12:28c'est une
01:12:29c'est une forme
01:12:30de protection
01:12:31comment est-ce que
01:12:32vous envisagez
01:12:34ou comment est-ce que
01:12:35vous décryptez
01:12:37cet argument
01:12:37du père
01:12:38qui dit
01:12:38je voulais protéger
01:12:40mon fils
01:12:40je ne voulais pas
01:12:41qu'il aille
01:12:42dans un habitabilissement
01:12:43psychiatrique
01:12:43parce que
01:12:44j'avais peur
01:12:45qu'il prenne
01:12:45des médicaments
01:12:46et donc
01:12:47je l'ai enfermé
01:12:48dans cette camionnette
01:12:50je rajoute juste une chose
01:12:51il a essayé aussi
01:12:52de le mettre
01:12:52chez ses parents
01:12:53et ses parents
01:12:54visiblement
01:12:55d'après ce que dit
01:12:55le procureur
01:12:56n'ont pas voulu
01:12:56l'accueillir
01:12:57donc en gros
01:12:57c'était la camionnette
01:12:58de la dernière chance
01:12:59c'est terrible
01:13:00de dire ça
01:13:01comment est-ce que
01:13:02vous recevez
01:13:04ces arguments
01:13:05monsieur Flavigny
01:13:07je voudrais juste
01:13:08noter un point
01:13:09qui m'a frappé
01:13:10dans ce qu'a dit
01:13:11l'enfant
01:13:11l'enfant
01:13:12semble-t-il
01:13:13a défendu son père
01:13:14c'est ça
01:13:15qui est assez remarquable
01:13:16et c'est quelque chose
01:13:17que l'on remarque souvent
01:13:18dans les affaires
01:13:19de maltraitance
01:13:19c'est-à-dire que l'enfant
01:13:21subit
01:13:21mais je dirais
01:13:22subit
01:13:23d'une façon presque
01:13:24je ne dirais pas
01:13:25en adhésion
01:13:26mais en défendant
01:13:27le parent maltraitant
01:13:28c'est quelque chose
01:13:29que l'on rencontre
01:13:30d'une façon
01:13:30assez courante
01:13:31alors le fait
01:13:32qu'il y ait
01:13:32une certaine passivité
01:13:34de la compagne
01:13:36qui n'est pas
01:13:36la mère de l'enfant
01:13:37ça c'est quelque chose
01:13:38également
01:13:39que l'on rencontre
01:13:39même parfois
01:13:40d'ailleurs chez les mères
01:13:41mais il me semble
01:13:42que le point
01:13:43le plus important
01:13:44c'est que
01:13:45le père
01:13:46ce père semble avoir
01:13:47gardé sous emprise
01:13:49son enfant
01:13:50c'est-à-dire qu'à ce moment-là
01:13:51il ne veut pas
01:13:52déléguer quelque chose
01:13:53il ne veut pas
01:13:54qu'il y ait
01:13:54quelque chose
01:13:55qui vienne
01:13:56se mêler
01:13:57du lien
01:13:58qu'il a avec son fils
01:13:59c'est un lien
01:14:00qui est extrêmement
01:14:01tourmenté là-dessus
01:14:02il n'y a pas de doute
01:14:02j'ai essayé de donner
01:14:03quelques éléments
01:14:04pour comprendre
01:14:04ce qui se passe
01:14:05et ça
01:14:06ce sera quelque chose
01:14:07dont il faudra tenir compte
01:14:08lorsque l'on s'occupera
01:14:09de l'enfant
01:14:10qui sera sans doute
01:14:11placé en famille d'accueil
01:14:12j'imagine
01:14:12et qu'il faudra l'aider
01:14:14à se reconstituer
01:14:15sur le plan psychologique
01:14:17et qu'il faudra
01:14:17voir si l'on peut
01:14:18retisser un lien
01:14:19entre cet enfant
01:14:20et ce père
01:14:21parce qu'il faudra
01:14:21tenir compte de tout cela
01:14:22et tenir compte
01:14:23de cette problématique
01:14:25généralement extrêmement chargée
01:14:26du père
01:14:27que j'ai signalé
01:14:28tout à l'heure
01:14:28pour pouvoir recomposer
01:14:30quelque chose
01:14:30d'un lien
01:14:31si c'est possible
01:14:31il faudra d'ailleurs
01:14:32évaluer
01:14:33cette possibilité
01:14:34et ce sera sans doute
01:14:35le travail
01:14:36qui sera effectué
01:14:37lorsque l'enfant
01:14:38sera placé
01:14:39c'est-à-dire sécurisé
01:14:39pour l'instant
01:14:40il est à l'hôpital
01:14:41mais je pense
01:14:41que la décision
01:14:42sera une fois
01:14:43que les éléments
01:14:45somatiques
01:14:45auront été évalués
01:14:46de pouvoir le placer
01:14:47donc le protéger
01:14:48ça c'est la première décision
01:14:49par décision judiciaire
01:14:50et de voir ensuite
01:14:52quels seront les liens
01:14:53qui pourront éventuellement
01:14:55être reconstitués
01:14:56entre ce fils
01:14:57et ce père
01:14:58ce père et ce fils
01:14:59Merci beaucoup
01:15:00Christian Flavigny
01:15:01d'avoir été en duplex
01:15:02avec nous sur CNews Juliette
01:15:03vous vouliez rajouter
01:15:05quelque chose
01:15:06sur le suivi
01:15:07En effet
01:15:08le placement a été décidé
01:15:09par la justice
01:15:10en effet
01:15:11quand il sortira de l'hôpital
01:15:12ce petit garçon
01:15:13sera placé
01:15:14ses soeurs
01:15:14ses soeurs
01:15:15et demi-soeurs
01:15:16également
01:15:17il n'est pas encore question
01:15:19qu'il rentre
01:15:20à nouveau en contact
01:15:21avec son père
01:15:22Oui
01:15:22donc là effectivement
01:15:23le père
01:15:24en détention
01:15:25pendant un an
01:15:25un an renouvelable
01:15:26et ensuite
01:15:27effectivement
01:15:29la
01:15:30comment dirais-je
01:15:31la famille d'accueil
01:15:32qui
01:15:32Mémona
01:15:33comment est-ce que
01:15:33vous réagissez
01:15:34Là on vient de faire
01:15:35une plongée
01:15:36pendant 17 minutes
01:15:37au moins
01:15:38j'ai regardé
01:15:38avec le procureur
01:15:39de la République
01:15:40de Mulhouse
01:15:40dans une situation
01:15:41où on se demande
01:15:42est-ce qu'il y a
01:15:42d'autres enfants
01:15:43comme cet enfant
01:15:44quelque part
01:15:44en France
01:15:45parce que
01:15:46cet enfant
01:15:47a été séquestré
01:15:49caché en tout cas
01:15:50de novembre 2024
01:15:52on est en avril
01:15:542026
01:15:54ça veut dire
01:15:55qu'il a passé
01:15:56deux hivers complets
01:15:57et les hivers
01:15:58sont assez rudes
01:15:59en Alsace
01:16:00où il se trouvait
01:16:00un été
01:16:01qui est peut-être
01:16:02un été brûlant
01:16:03de temps en temps
01:16:03il a pu s'en aller
01:16:04mais comment
01:16:05est-ce qu'il a rampé
01:16:05puisqu'il ne peut pas marcher
01:16:06comment s'est-il déplacé
01:16:08et comment a-t-il vécu
01:16:09tout ça lui-même
01:16:10je trouve en effet
01:16:11en citant les propos
01:16:12il ne peut pas marcher
01:16:13il ne peut pas marcher
01:16:13maintenant peut-être
01:16:13peut-être qu'il ne pouvait pas
01:16:15marcher
01:16:16l'hiver
01:16:16je ne sais pas
01:16:18c'est tellement vertigineux
01:16:19que le procureur dit
01:16:21l'enfant a dit
01:16:21ah mais c'était une longue histoire
01:16:23vous vous rendez compte
01:16:24qu'à neuf ans
01:16:24un enfant puisse dire
01:16:26c'est une longue histoire
01:16:26et il parle de sa belle-mère
01:16:28comme étant sa pire ennemie
01:16:30méchante
01:16:31je cite encore
01:16:32et il dit que son père
01:16:33n'avait pas le choix
01:16:34il fait preuve là
01:16:35d'une maturité
01:16:36qui est remarquable
01:16:38tout ce qu'on peut dire
01:16:40alors qu'il est le temps
01:16:41de regarder à nouveau
01:16:42ces éléments
01:16:43de se demander
01:16:43s'il n'y a pas d'autres enfants
01:16:44qui sont dans cette situation
01:16:45c'est un
01:16:46de souligner
01:16:47la persévérance
01:16:49des gendarmes
01:16:49qui alors que la cabogne
01:16:51ne faisait pas de bruit
01:16:52est-ce que le papa lui avait dit
01:16:53si quelqu'un passe
01:16:54il tape dessus
01:16:55ne répond pas
01:16:56c'est ce qu'il a fait
01:16:57le gosse
01:16:57il n'a pas répondu
01:16:58les gendarmes ont persévéré
01:16:59et ils ont pu le délivrer
01:17:01premièrement
01:17:02ça
01:17:03et la deuxième chose
01:17:05c'est de se dire
01:17:06que cet enfant
01:17:07va peut-être
01:17:08se ressourcer
01:17:09c'est pas impossible
01:17:10et sans travailler
01:17:11de secret
01:17:12nous en parlions ici
01:17:13on espère
01:17:14qu'il aura
01:17:14une vie
01:17:15qui va le permettre
01:17:16de se racheter
01:17:16et un autre gamin
01:17:17moi j'espère
01:17:18qu'il y aura une revanche
01:17:19sur la vie
01:17:19et que ce gamin
01:17:20deviendra un craque
01:17:21un entrepreneur
01:17:21quelqu'un d'exceptionnel
01:17:23peut-être
01:17:23ça nous aide à espérer
01:17:25en tout cas
01:17:25à la nature humaine
01:17:26et à la façon
01:17:27de se reconstruire
01:17:27j'ai pensé à un enfant
01:17:29à Boris Cyrulnik
01:17:30en 44
01:17:31quand les collabos
01:17:32ou les nazis
01:17:33viennent l'arrêter
01:17:33au théâtre de Bordeaux
01:17:34il s'enfuit
01:17:35il a 6 ans
01:17:36et il va écrire plus tard
01:17:37un si merveilleux malheur
01:17:38peut-être que
01:17:39il faut espérer
01:17:40on va revenir
01:17:41pendant les jours qui viennent
01:17:42avec Juliette
01:17:43avec Tanguy Hamon
01:17:44tout le service
01:17:45police-justice
01:17:45de CNews
01:17:46aussi sur cette affaire
01:17:47je remarque aussi
01:17:48je ne sais pas si vous avez vu
01:17:50parce qu'il y a eu quand même
01:17:50beaucoup d'informations
01:17:51de Nicolas Hetz
01:17:52à un moment donné
01:17:53il disait
01:17:53il se cognait
01:17:54quand la voiture
01:17:55était en mouvement
01:17:55ça veut dire qu'en fait
01:17:56cette camionnette
01:17:57elle n'était pas à l'arrêt
01:17:58c'est-à-dire qu'elle était utilisée
01:17:59il était de d'empire
01:18:01le père était salarié électricien
01:18:02mais oui
01:18:03c'était une voiture de travail
01:18:05c'était une voiture de service
01:18:06qui donc était utilisée
01:18:07vous avez un gamin
01:18:08séquestré pendant 16 ans
01:18:09pas dans un truc à l'arrêt
01:18:11dans une voiture
01:18:12qui était utilisée
01:18:13comme une camionnette
01:18:14d'électricien
01:18:15c'est vrai que
01:18:16le père et la famille
01:18:17vivaient une vie ordinaire
01:18:19c'est ça qui est le plus
01:18:19et cette vie ordinaire
01:18:20ils pouvaient y goûter
01:18:21juste à des moments de vacances
01:18:23où les autres étaient en vacances
01:18:24c'est-à-dire qu'on est
01:18:25complètement dans un
01:18:26c'est Alexandre
01:18:27qui disait
01:18:27pendant la pause publicitaire
01:18:28qui disait
01:18:29un romancier
01:18:30aurait voulu
01:18:31y croire
01:18:33je voulais juste
01:18:35ce qu'on a appris hier
01:18:36par l'agence France Presse
01:18:38la fin de la dépêche
01:18:40ça vous donne quand même
01:18:41une idée
01:18:42de ce qu'était justement
01:18:43ce couple reconstitué
01:18:45entre ce père
01:18:45et la belle-mère
01:18:46ensemble
01:18:47le père et sa compagne
01:18:49ont fondé
01:18:49une petite société
01:18:50de vente de bonbons
01:18:51pour leur correspondance
01:18:52les petites gourmandises
01:18:54qui selon le site internet
01:18:56entend
01:18:56guillemets
01:18:58partager des douceurs
01:18:59et raviver
01:19:00les souvenirs
01:19:01d'enfance
01:19:02à travers
01:19:04des saveurs
01:19:05intemporelles
01:19:06c'est diabolique
01:19:07dans quel monde
01:19:09on vit
01:19:09sérieusement
01:19:10on se disait
01:19:11dans ces cas-là
01:19:13on essaie de comprendre
01:19:14l'incompréhensible
01:19:15l'injustifiable
01:19:15etc
01:19:16est-ce que c'était des gens
01:19:17totalement
01:19:18avec un faible QI
01:19:19pas capables
01:19:21de se prendre en charge
01:19:22visiblement non
01:19:23ils sont entrepreneurs
01:19:24et en plus
01:19:25ils vendent des bonbons
01:19:26il y a une forme
01:19:28de cynisme
01:19:28qui est insupportable
01:19:30il y a un double effet
01:19:31je ne vais pas utiliser
01:19:32la formule
01:19:33parce que c'est de la publicité
01:19:34et puis ça parle
01:19:35de sucrerie aussi
01:19:37selon une voisine
01:19:38citée par les DNA
01:19:39la chambre de l'enfant
01:19:40séquestrée
01:19:41aurait servi
01:19:41à entreposer
01:19:42les stocks de sucrerie
01:19:43alors là
01:19:44si vous voulez
01:19:44on est dans le cynisme
01:19:45le plus abject
01:19:47le plus total
01:19:48voilà
01:19:48donc je vous propose
01:19:50qu'on mette
01:19:50pour l'instant
01:19:51merci Juliette
01:19:52de nous avoir
01:19:52éclairé également
01:19:54on suivra
01:19:54j'imagine bien sûr
01:19:55cette affaire
01:19:57dans les jours
01:19:57qui viennent
01:19:58et on souhaite
01:19:59à cet enfant
01:20:00de réussir
01:20:02dans la vie
01:20:02de prendre une revanche
01:20:03sur la vie
01:20:04et de devenir
01:20:05un être exceptionnel
01:20:06voilà
01:20:06Tanguy Hamon
01:20:07nous a rejoint
01:20:08en plateau
01:20:09bonjour mon cher Tanguy
01:20:10avec vous
01:20:11on va parler
01:20:11des chiffres
01:20:12de la délinquance
01:20:13des violences
01:20:13qui sont en hausse
01:20:14sur l'ensemble
01:20:15du territoire
01:20:17ce sont des données
01:20:17du service statistique
01:20:19ministériel
01:20:19de la sécurité intérieure
01:20:22analysées par
01:20:23le Figaro
01:20:25on observe
01:20:26une montée
01:20:27de violences
01:20:28et cette fois-ci
01:20:28c'est pas les grandes villes
01:20:29c'est les villes moyennes
01:20:31oui c'est vrai
01:20:31qu'on parle souvent
01:20:32de ce sujet
01:20:32sur nos plateaux
01:20:33et là les statistiques
01:20:35viennent corroborer
01:20:36les villes moyennes françaises
01:20:37sont elles aussi
01:20:38de plus en plus touchées
01:20:39par les violences
01:20:40on parle par exemple
01:20:41de coups et blessures
01:20:42on a remarqué d'ailleurs
01:20:43que ces villes moyennes
01:20:44sont notamment situées
01:20:46dans le nord de la France
01:20:47avec Valenciennes
01:20:48Béthune
01:20:49Denain
01:20:49Boulogne-sur-Mer
01:20:50mais ce qui est inquiétant
01:20:52et c'est ce que vous disiez
01:20:53Pierre
01:20:53c'est que c'est l'évolution
01:20:55de la situation
01:20:56toujours pour les violences
01:20:57les coups et blessures
01:20:58vous avez eu par exemple
01:21:0086% de hausse
01:21:01de ces violences
01:21:02au Pavillon-sous-Bois
01:21:04c'est une commune
01:21:05du nord du 93
01:21:06vous avez eu
01:21:0764% de hausse
01:21:09à Épernay
01:21:09là on est en pleine région
01:21:11Champagne
01:21:11ce n'est pas un endroit
01:21:12où on pourrait imaginer
01:21:13que la délinquance
01:21:14explose
01:21:14mais si
01:21:15et si on se tourne
01:21:17vers les vols violents
01:21:18alors le classement
01:21:19il est dominé par des villes
01:21:20comme Lyon
01:21:20comme Bobigny
01:21:21comme la Courneuve
01:21:22mais on observe aussi
01:21:23dans les premières places
01:21:24du classement
01:21:25des villes comme Puto
01:21:26c'est une ville bourgeoise
01:21:28des Hauts-de-Seine
01:21:28une ville comme Dax
01:21:30dans les Landes
01:21:30ou encore comme
01:21:31Villefranche-sur-Saône
01:21:32Villefranche-sur-Saône
01:21:33c'est une ville
01:21:34de 36 000 habitants
01:21:35à la limite
01:21:36entre le Rhône et l'Ain
01:21:37et là il y a eu
01:21:39156% d'augmentation
01:21:41des vols violents
01:21:42sur un an
01:21:43voilà donc pour ces données
01:21:45qui laissent à réfléchir
01:21:46et pour vous donner
01:21:47un exemple
01:21:48voici ce braquage
01:21:49à main armée
01:21:50à Chambéry
01:21:51dans une bijouterie
01:21:52du centre-ville
01:21:53précision
01:21:54de Félix Perolas
01:21:56il est aux alentours
01:21:58de 10 heures
01:21:58devant cette bijouterie
01:21:59du centre de Chambéry
01:22:01un premier homme
01:22:02rentre dans l'établissement
01:22:03et maintient la porte
01:22:04derrière lui
01:22:05un autre homme arrive
01:22:07une fois à l'intérieur
01:22:08il sort une arme à feu
01:22:10ils m'ont ordonné
01:22:11de ne pas bouger
01:22:13de ne pas tenter
01:22:14quoi que ce soit
01:22:15sinon on tirerait
01:22:16une balle dans la jambe
01:22:16ils me l'ont répété
01:22:173-4 fois
01:22:18si tu mouches
01:22:19si tu tentes quelque chose
01:22:19on te tire une balle
01:22:20dans la jambe
01:22:21on n'hésitera pas
01:22:22de tuer
01:22:23pense à ta famille
01:22:24pense à ta famille
01:22:26ils exhortent ensuite
01:22:26le bijoutier
01:22:27à se rendre
01:22:28dans l'arrière boutique
01:22:29et à ouvrir
01:22:30le coffre fort
01:22:31j'ai ouvert le coffre
01:22:33ils ont pris
01:22:33ce qu'ils avaient à prendre
01:22:34il m'a demandé
01:22:35de me retourner
01:22:35il ne fallait pas
01:22:36que je le regarde
01:22:36ils ne voulaient pas
01:22:36que je le reconnaisse
01:22:37ou que je puisse
01:22:37identifier plus tard
01:22:38je pense
01:22:39son collaborateur
01:22:40vidait le coffre
01:22:40pendant qu'il me tenait
01:22:41en joue avec l'arme
01:22:42derrière
01:22:43en janvier dernier
01:22:44ce même bijoutier
01:22:45avait été braqué
01:22:46dans son autre établissement
01:22:48à Annecy
01:22:48je gère plutôt bien
01:22:49la situation
01:22:50encore une fois
01:22:51c'est là où j'ai un peu
01:22:53plus du mal à gérer
01:22:54c'est avec les clients
01:22:55c'est de les appeler
01:22:56un par un
01:22:56leur annoncer
01:22:57qu'ils se sont fait voler
01:22:58ils sont déçus
01:22:59c'est ultra fatigant
01:23:00commencer l'année
01:23:01avec un braquage
01:23:02c'est très fatigant
01:23:03avec deux braquages
01:23:04c'est épuisant
01:23:06franchement
01:23:06le préjudice est estimé
01:23:08à plusieurs dizaines
01:23:09de milliers d'euros
01:23:10une enquête a été ouverte
01:23:12pour chef de vol avec arme
01:23:14donc un exemple concret
01:23:15de ce qui se passe
01:23:16désormais
01:23:17dans les villes moyennes
01:23:18partout sur le territoire français
01:23:19petite ville
01:23:20ville moyenne
01:23:21grande ville
01:23:21on le savait déjà
01:23:22mais évidemment
01:23:23ce qui se passe
01:23:24c'est ce à quoi sont confrontés
01:23:26les français tous les jours
01:23:27et c'est vrai que
01:23:28maintenant on est
01:23:28en sécurité nulle part
01:23:30et pourquoi ?
01:23:31et pourquoi ?
01:23:32pourquoi ?
01:23:33parce qu'il y a
01:23:33une absence
01:23:34de politique répressive ?
01:23:37qu'est-ce que vous diriez
01:23:37Mémona Interman ?
01:23:39je connais bien Dax
01:23:39Dax c'est dans les Landes
01:23:40on connait Dax
01:23:41comme station thermale
01:23:42et aussi la Feria
01:23:43au mois d'août
01:23:44mais c'est pas Dax ville
01:23:46qui est une vieille ville
01:23:47française très intéressante
01:23:48c'est Saint-Paul-les-Dax
01:23:49à côté
01:23:50avec notamment
01:23:50des centres commerciaux
01:23:51et une ville
01:23:52assez nouvelle
01:23:53et il y a eu
01:23:55changement de population
01:23:57gatoïsation
01:23:58aujourd'hui dans le coin
01:23:59on va vous dire
01:23:59mais surtout
01:24:00n'allez pas acheter
01:24:01à Dax
01:24:01aller ailleurs
01:24:02y compris dans les Périnées
01:24:03Atlantiques
01:24:04juste à côté
01:24:05mais n'allez pas à Dax
01:24:05parce que l'insécurité
01:24:06est là
01:24:06à cause de l'insécurité
01:24:07et là-dessus
01:24:08c'est le fruit de décisions politiques
01:24:09et une décision qui est majeure
01:24:11et moi je considère
01:24:11que c'est l'un des points de départ
01:24:13de l'étalement de la délinquance
01:24:15sur le niveau du territoire national
01:24:16c'est la loi SRU
01:24:17Solidarité sur le renouvellement urbain
01:24:19votée par la gauche plurielle
01:24:21sous Lionel Jospin
01:24:22en 2000
01:24:23qui a en fait imposé
01:24:24dans toutes les villes de France
01:24:25de plus de 10 000 habitants
01:24:2620% de logements sociaux
01:24:28taux rehaussés
01:24:29par François Hollande
01:24:29en 2012
01:24:30à 25% de logements sociaux
01:24:32or le diagnostic
01:24:33qui a été fait
01:24:33dans les années 90
01:24:34c'était déjà
01:24:35que les logements sociaux
01:24:36dans les grandes villes
01:24:37Paris, Lyon, Marseille
01:24:38principalement
01:24:39entretenaient la délinquance
01:24:40puisque vous avez
01:24:41un phénomène de ghettoïsation
01:24:42de paupérisation
01:24:43etc
01:24:43et en plus
01:24:45avec aussi
01:24:45un regroupement
01:24:46de certains types de populations
01:24:47notamment issues d'immigration
01:24:48qui étaient plus vulnérables
01:24:50à la délinquance
01:24:50et donc en fait
01:24:51vous avez étalé
01:24:52ce problème là
01:24:53qui était un problème circonscrit
01:24:54aux régions que je viens de citer
01:24:56à toutes les villes de France
01:24:57parce qu'aujourd'hui
01:24:57toutes les villes de France
01:24:58sont obligées
01:24:59de respecter cette loi
01:25:01Solidarité sur le renouvellement urbain
01:25:02de 25%
01:25:03de logements sociaux
01:25:04et donc vous vous retrouvez
01:25:05avec des problématiques
01:25:06de Paris, Lyon, Marseille
01:25:07maintenant
01:25:08à Châteauroux
01:25:09à Chambéry
01:25:09à Dax
01:25:10etc
01:25:10Nous vivions côte à côte
01:25:11et maintenant
01:25:12nous vivons face à face
01:25:14une référence à votre livre
01:25:15Merci de le faire
01:25:18sauf que moi effectivement
01:25:19je décrivais
01:25:20une ville de banlieue
01:25:22on connaît
01:25:23ça fait longtemps
01:25:24qu'on en parle
01:25:24en banlieue
01:25:25des territoires perdus
01:25:26de la République
01:25:26la transformation
01:25:27sur 30 ans
01:25:28et aujourd'hui
01:25:29on voit que ça se diffuse
01:25:30partout
01:25:31partout sur le territoire
01:25:33dans des petites communes
01:25:34qui étaient
01:25:35à l'abri de ça
01:25:37donc effectivement
01:25:37c'est plus seulement
01:25:39territorialisé
01:25:40dans certains endroits
01:25:41c'est dans toute la France
01:25:42c'est ce qui est terrifiant
01:25:43Merci beaucoup
01:25:44à vous tous
01:25:45merci à toutes les équipes
01:25:46de Midi News
01:25:47à France
01:25:47Goldfarb
01:25:48à Anaïs
01:25:49Mernamonti
01:25:49Tanguy
01:25:50à la réalisation
01:25:51Mathieu à la vision
01:25:52et Paul Hausson
01:25:53très bonne journée
01:25:53sur ces news
01:25:54dans un instant
01:25:55Julien Pasquet
01:25:56pour 120 minutes
01:25:58à la vision
01:25:59de la vision
01:26:00de la vision
01:26:00de la vision
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