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  • il y a 5 heures
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Arthur Guérin-Boëri se confie dans Tous Wonder.

Champion du monde d’apnée, détenteur de plusieurs records du monde et apnéiste le plus titré de l’histoire française, il a construit une carrière exceptionnelle dans une discipline où le mental compte souvent davantage que le physique.
Pourtant, rien ne le prédestinait à ce parcours.
À 25 ans, alors qu’il travaille dans l’hôtellerie parisienne après des études dans le son, il traverse une période difficile et cherche un moyen de retrouver un équilibre. C’est à ce moment-là qu’il découvre l’apnée.
Ce qui devait être un simple loisir devient rapidement une véritable thérapie. L’apnée lui apporte confiance, résilience, concentration et une nouvelle direction de vie. Quelques années plus tard, il devient champion du monde.
Dans cet épisode, Arthur raconte les coulisses de ses records, sa préparation mentale, son rapport au stress, au dépassement de soi et à la performance.
Il revient également sur ses records sous glace, réalisés dans une eau proche de 0°C, et explique comment il a appris à gérer le froid extrême, le manque d’oxygène et l’inconnu.
Enfin, il partage les enseignements qu’il transmet aujourd’hui lors de ses conférences : sortir de sa zone de confort, accepter le risque, apprendre de l’échec et devenir acteur de sa propre vie.

Un épisode passionnant sur le mental, la résilience et le pouvoir du souffle.

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Tous WONDER met en lumière ces héros du quotidien, ces personnalités inspirantes qui ont connu un tournant majeur. L’objectif est d’aller chercher l’instant charnière dans la trajectoire de personnalités issues de la société civile, du monde politique, du CAC 40, de l'entreprenariat, du sport, de la culture, du monde scientifique... Tous WONDER fait un pas de côté, un format d’interview intelligent qui révèle l’inattendu chez ses invités.

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Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Il y a cette dimension un peu sport-thérapie.
00:01Si on dépasse ses limites en apnée, on se noie.
00:03C'est le français le plus titré de ta discipline.
00:05L'apnée, c'est 80% mental.
00:07Parce que parfois, tu peux ressentir une peur.
00:09Il y avait beaucoup de choses dans l'eau, je voyais des ailerons sortir.
00:12Bonjour à tous et bienvenue dans Tous Vondeurs, le média qui parle de votre point de bascule.
00:16Aujourd'hui, on plonge dans un univers à part.
00:19On reçoit Arthur Guérin-Boeri.
00:22Il est apnéiste, champion du monde d'apnée dynamique en 2013, 2015, 2016.
00:29Il a décroché six records du monde, cinq titres mondiaux.
00:34C'est clairement le français le plus titré de sa discipline.
00:37Et comme ça ne suffit pas, depuis 2021, il détient aussi le record du monde d'apnée dynamique sous glace.
00:43Il repousse les limites du corps humain et ses limites.
00:47Vous allez voir qu'il y a le corps qui est important, mais aussi l'esprit.
00:51Tous Vondeurs, c'est tous les mardis.
00:53Vous nous retrouvez sur YouTube et aussi sur toutes les plateformes de podcasts.
00:57Spotify, Deezer, Amazon et Apple.
00:59Vous pouvez donc nous regarder, nous suivre un peu partout, un peu tout le temps.
01:02Cet épisode vous est présenté avec Lucie, l'expert en santé préventive.
01:07Vous le savez, dans Tous Vondeurs, on parle souvent de points de bascule, de déclics qui changent une vie.
01:11Eh bien, parfois, le premier déclic, c'est simplement de mieux comprendre son corps.
01:15Souvent, on se demande pourquoi on est tout le temps fatigué, tout le temps stressé.
01:19Pourquoi une femme peut perdre ses cheveux, par exemple, en pleine ménopause ?
01:23Pourquoi un homme, même jeune, peut avoir des problèmes de fertilité ?
01:26Eh bien, très souvent, la réponse, elle se trouve dans votre corps, dans notre corps.
01:30Et Lucie propose que moi, en tout cas, je cherche depuis longtemps, et c'est pour ça que je vous
01:34en parle,
01:34c'est un bilan complet, analyse de sang, d'urine, de salive.
01:38Il y a plus de 110 marqueurs qui sont étudiés.
01:41En gros, vous l'avez compris, tout est passé au crible.
01:44Métabolisme, organes, équilibre hormonal.
01:46Et quand vos résultats arrivent, eh bien, vous avez un plan d'action à mettre en place
01:50pour avoir de nouvelles bonnes habitudes sur votre activité, votre sommeil, votre santé mentale.
01:56Et vous pouvez même échanger avec un chat, avec une IA, pour vous aider à avoir de bonnes nouvelles habitudes.
02:01Avec Touswander, vous avez un code de réduction, moins 10% avec le code Touswander10.
02:06Et évidemment, je vous mets le lien dans la description de l'épisode.
02:09Et Touswander, c'est maintenant avec Arthur Guérin-Boeri, champion du monde d'apnée.
02:26Arthur Guérin-Boeri, bonjour.
02:28Bonjour, merci d'être avec nous.
02:30Merci, c'est bon de se voir.
02:32Tu es apnéiste, champion du monde.
02:33Tu es le français le plus titré de ta discipline.
02:36Encore, je crois, oui, aujourd'hui.
02:38Encore aujourd'hui.
02:38Je crois, oui.
02:39C'est très cool de t'avoir avec nous.
02:42Dans Touswander, on commence toujours avec un point de bascule.
02:45Ton point de bascule, ton big moment, ton grand moment, c'est quand tu es devenu champion du monde pour
02:49la première fois en 2013.
02:51Oui.
02:52Mais tu avais quand même découvert peu de temps avant la discipline, si j'ai tout bien compris.
02:57Peu de temps avant, oui.
02:57C'est-à-dire qu'en fait, tu es passé de novice à champion du monde.
03:02L'apnée est un sport où on peut progresser assez vite, étant donné que c'est principalement basé sur le
03:13mental, la capacité de relâchement, capacité de concentration, résistance mentale.
03:19Si on a ce type de faculté ou qu'on arrive à vite les cultiver, on peut progresser très vite,
03:25même en commençant sur le tard.
03:28Donc toi, tu es champion du monde d'apnée dynamique.
03:30Oui.
03:31C'est quoi l'apnée dynamique ? En fait, il y a plusieurs types d'apnée pour bien comprendre.
03:35Oui, parce qu'en fait, souvent les gens, tu sais, quand tu parles à quelqu'un, je suis un champion
03:39d'apnée, tu te dis combien tu tiens ?
03:41Et en fait, le temps n'est pas vraiment quelque chose qu'on retient dans les disciplines d'apnée dynamique.
03:48Le temps ne concerne que la discipline d'apnée statique, où on ne bouge pas.
03:53Et donc en fait, soit on ne bouge pas, on fait de l'apnée statique.
03:56Et là, on reste le plus longtemps possible ?
03:58On reste le plus longtemps possible en apnée, ça se fait en surface, en piscine, voilà.
04:02Et soit on bouge, et à ce moment-là, on fait de l'apnée dynamique.
04:06Cette apnée dynamique, on appelle apnée dynamique communément l'apnée qu'on pratique généralement en distance à l'horizontale,
04:14donc en bassin, et moi après ce que j'ai fait, évidemment sous glace, en lac gelé.
04:19Mais finalement, la profondeur, c'est aussi de l'apnée dynamique, parce qu'on bouge aussi.
04:23Donc c'est quoi le plus dur ?
04:24Le plus dur, je crois, pour moi personnellement, ce que je trouve très dur à gérer mentalement, en tout cas,
04:31c'est l'apnée statique.
04:32Moi, j'ai l'impression que c'est encore un cran au-dessus de ce qu'on fait en descendant
04:36en mer.
04:36Parce que toi, du coup, tu vas parcourir une distance, c'est ça ?
04:40Oui, c'est ça, oui.
04:41Pour qu'on comprenne, donc ce n'est pas forcément la durée, mais c'est la distance.
04:46Oui, alors du coup, c'est la distance qui compte, et non pas la durée.
04:50Et quand on descend en profondeur, c'est la profondeur qui compte, et non pas la durée.
04:54Finlande, par exemple, sous glace, on en parlait, parce que ça, c'est quand même des records de dingue.
04:58120 mètres en Finlande, en combi.
05:00105 mètres au Canada, sans combi.
05:02Exactement, j'ai fini à faire des trucs comme ça.
05:05C'est hallucinant.
05:06Avec une eau, à quelle température ?
05:08L'eau est entre 0,5 et 1 degré, 1 degré simple.
05:12Elle se solidifie à zéro.
05:14Qu'est-ce qui t'a fait aller vers l'apnée ?
05:16Ce qui m'a fait aller vers l'apnée, tu sais, moi, j'ai fait des études d'ingé-son,
05:21parce que je suis musicien.
05:23À la base, moi, c'est la musique, mon grand kiff.
05:26Et donc, je me suis orienté vers des études d'ingé-son.
05:29Et en sortant de ces études d'ingé, je me suis vite rendu compte que c'était impossible pour moi
05:36de m'occuper de musicien,
05:38alors que moi-même, j'avais envie d'être un musicien.
05:41Et donc, c'était très difficile de se projeter dans ce métier-là.
05:44Il y avait une frustration, il y avait quelque chose que j'avais du mal à gérer et à accepter.
05:49Et donc, j'ai abandonné cette idée.
05:50Alors, j'ai fait des stages, j'étais un peu en stage à Nova.
05:53J'étais un peu en stage en radio, comme ça, en studio aussi, d'enregistrement.
05:57J'ai fait un peu de prise de son, de sonorisation.
06:00Mais voilà, assez vite, je me suis tourné vers d'autres trucs.
06:03Et en fait, je bossais, je faisais des petits jobs alimentaires.
06:06Tu vois, j'avais 23, 24 ans à Paris.
06:09Je ne savais pas trop quoi faire.
06:10Donc, pour gagner ma vie, je travaillais dans l'hôtellerie de luxe.
06:14J'étais dans les palaces parisiens.
06:16D'accord.
06:16Et j'étais chauffeur de maître.
06:18Donc, chauffeur de grande remise, on appelle ça comme ça.
06:20D'accord.
06:20Et donc, je conduisais les clients des grands hôtels dans Paris.
06:25Et en fait, ce truc-là m'a amusé pendant 2-3 mois.
06:29Mais au bout de 4 ans, 5 ans, j'étais vraiment au plus bas.
06:34J'étais déprimé.
06:36Pour moi, ce n'était pas une passion, ce n'était pas une vocation.
06:38Moi, je suis un mec, j'ai besoin de croire en ce que je fais, d'être passionné.
06:43Et donc, c'était très difficile ce quotidien parisien pour moi.
06:46Et j'étais vraiment pas bien.
06:49Et je me suis dit comment je vais me sortir de cette situation par le sport.
06:54Je me suis dit tout de suite, alors j'ai commencé à refaire du sport comme un fou.
06:56J'avais un peu laissé de côté pendant mes études.
06:59Et puis, en moment donné, je me suis dit, tiens, l'apnée, il y a cette dimension un peu sport
07:05-thérapie, sport-bien-être.
07:08Presque par hasard, en fait.
07:09Oui, complètement.
07:10Tu vas chercher ce qui va te faire du bien.
07:11Il y a une forme de hasard.
07:13Alors, j'aimais bien quand même plonger en apnée, même à l'adolescence, en vacances et tout.
07:16Je sentais qu'il y avait un truc.
07:17Et qu'est-ce que tu as ressenti quand tu t'es remis, entre guillemets, à faire de l'apnée
07:22?
07:22Parce que tu le faisais à dos, tu le disais pour t'amuser.
07:24Je me suis mis sérieusement, de manière encadrée.
07:27J'ai compris qu'il y avait des gens qui faisaient ça dans des clubs, qu'on apprenait à le
07:30faire,
07:31qu'on apprenait à respirer, à retenir sa respiration.
07:33Pour moi, c'était génial.
07:35Je ne savais pas que tout ça existait.
07:38Je pensais que c'était un sport qui se faisait comme dans le Grand Bleu,
07:41avec des mecs qui tentaient des records un peu tarés.
07:44Un espèce de sport extrême, inaccessible et tout.
07:46En fait, pas du tout.
07:47Et là, quand j'ai commencé sérieusement à en faire, de manière encadrée,
07:52ça a été une vraie claque assez rapidement.
07:55Pourquoi une claque ? Tu te souviens de ce que tu as ressenti ?
07:58Oui, c'est exactement ce que je m'imaginais.
08:01C'est-à-dire que ça fait beaucoup de bien.
08:05Mais ça ne fait pas du bien comme, par exemple, on a nagé une heure et on ressort.
08:10Pareil, on est super bien, on est dans cet état bourré d'endorphines.
08:15Ce n'est pas le même bien-être.
08:16Là, c'est encore plus marqué, encore plus profond.
08:19C'est vraiment un travail sur soi, de concentration, assez introspectif finalement.
08:25Et en plus de ça, on travaille sur soi au niveau mental aussi,
08:28parce qu'on apprend finalement à développer sa résistance mentale.
08:33Et ça, c'est aussi quelque chose qui va influer le bien-être.
08:38D'une manière générale, la résilience, la faculté d'adaptation,
08:43la conscience de ses capacités, la confiance en soi, la combativité.
08:48C'est quoi la technique respiratoire ?
08:51Il y a une vraie technique, c'est ça ?
08:53Si toi aussi, tu aimes cet épisode, aide-moi à produire la saison 2.
08:56Je lance une campagne participative.
08:58Je te mets le lien en description.
08:59N'hésite pas à participer et à partager.
09:02Merci.
09:03Souvent, on respire avec la partie thoracique.
09:06Tu sais, on ne se rend pas compte, mais toute la journée, on est comme ça.
09:11Finalement, on se sert principalement de notre sphère thoracique quand on se ventile.
09:14Et on oublie vraiment de se servir de la sphère ventrale.
09:19Mais on sent quand tu le fais que ça te...
09:20On dirait un ballon d'hélium là, tu vois ?
09:22Oui, oui.
09:24Exactement.
09:24On met beaucoup plus de volume.
09:25Attends, parce que du coup, tu gonfles ton ventre.
09:27Oui, en fait...
09:28Tu fais ventre et cache thoracique.
09:29Exactement.
09:30On commence toujours par le bas, de bas en haut,
09:31comme quand on remplit une carafe d'eau.
09:33D'abord le bas, puis l'eau.
09:35Je n'ai pas le sensiment que ça...
09:36Oui, alors assis comme ça, c'est un peu délicat.
09:38Il vaut mieux être allongé, c'est le top.
09:41Mais c'est vrai que c'est important de gonfler de bas en haut
09:43et de surtout pas oublier de gonfler la partie ventrale.
09:46Alors attention, je ne mets pas l'air dans le ventre.
09:48Je mets l'air dans les poumons.
09:50Oui.
09:50D'accord ?
09:51Mais comme je détends le ventre, les abdominaux,
09:54en fait, le diaphragme va descendre
09:56et on va remplir toute cette partie basse des poumons
09:59qui, d'habitude, est finalement sous-exploitée.
10:01et on va utiliser le diaphragme concrètement.
10:04On ne se sert pas assez finalement quand on respire.
10:07Mais ça, c'est très difficile.
10:09Il faut le conscientiser si tu veux.
10:10Moi-même, je ne respire pas comme ça au quotidien.
10:13Non, ça serait un peu flippant, le mec dans le métro.
10:15Ça se conscientise.
10:17Il y a un moment, tu as un déclic quand même.
10:19Parce que tu vas passer de novice à champion du monde, on l'a dit.
10:23À quel moment tu te dis c'est ça que je veux faire ?
10:26Il y a eu l'aspect bien-être qui est arrivé.
10:27Je me suis senti vachement mieux.
10:29Ça m'a fait du bien.
10:31Je me suis entraîné de plus en plus.
10:32J'ai multiplié les entraînements.
10:33Je me suis même inscrit dans d'autres clubs
10:34pour cumuler les entraînements dans la semaine.
10:37J'ai progressé.
10:37À chaque compète, je faisais un petit peu plus.
10:39J'ai commencé à faire de plus en plus de médailles.
10:41Ça m'a vachement motivé, stimulé.
10:43À chaque compète, je mettais l'objectif un peu plus loin.
10:46Si tu veux, si j'avais fait 100 mètres, la compète d'après, je me suis dit mon objectif, c
10:52'est de faire 100 mètres plus le virage.
10:54Je laisse glisser, je sors.
10:56À chaque fois comme ça, je me fixais des objectifs qui étaient finalement en accord avec ma progression et avec
11:02mon niveau à l'entraînement.
11:05Et j'ai toujours arrivé sur les compètes comme ça, avec des objectifs très précis, sans me dire j'arrive,
11:11je vais faire le max, on verra bien.
11:12De toute façon, je vais tous les pourrir ou mon objectif, c'est d'être premier.
11:16Pas du tout.
11:16En fait, j'arrivais toujours en mode mon objectif, c'est ça, c'est par rapport à ce que j
11:20'ai fait la dernière fois, c'est à peu près cohérent.
11:22Je vais essayer d'aller jusque-là.
11:25Si j'y arrive, c'est très bien.
11:26Et quoi qu'il arrive, une fois que j'y suis, je sors.
11:28Et ça m'a permis finalement de progresser en sécurité.
11:31Et c'est quoi ta plus grande distance à la rue ?
11:34Tu vois, à la Brasse, mon dernier record personnel, c'était 221 mètres.
11:40221 mètres ?
11:41Ouais, à la Brasse, qui était un record du monde d'ailleurs à l'époque, que je n'avais pas
11:44pu valider parce que j'ai fait un faux départ.
11:46Donc il y a eu un problème de protocole au niveau du départ, je suis parti une demi-seconde trop
11:50tard.
11:51Sauf qu'on ne me l'a pas dit, puis en plus j'étais déjà parti, j'étais sous l
11:53'eau, donc je n'entendais rien.
11:54Donc on m'a laissé continuer et faire ma perf.
11:58Mais j'avais nagé 221 mètres, qui était un record du monde et qui n'a pas pu être validé
12:02du coup à cause de ce faux départ.
12:04Voilà, j'ai nagé 221 mètres en 4 minutes 50, qui a été l'apnée dynamique la plus longue de
12:10ma carrière finalement.
12:11C'est vrai, en termes de temps d'ailleurs, même si ce n'est pas le temps qu'on retient.
12:14Ça fait quand même 4 minutes 50 de nage, ce qui est énorme.
12:17Énorme, en apnée ?
12:18Ouais, pour faire 221 mètres.
12:20Et donc frustré de mon échec, enfin de mon échec, pour moi ce n'était pas vraiment un échec, mais
12:26de cette invalidation par les juges.
12:29Deux jours plus tard, je fais 300 mètres avec ma monopalme, donc la record du monde, là par contre j
12:32'ai validé.
12:34Donc ça c'était mes plus grandes distances en bassin.
12:36300 mètres en combien de temps ?
12:37En 4 minutes 30, je vais nagé le 300 mètres, avec une monopalme.
12:40Donc là c'est vraiment, on a les deux pieds dans une palme, c'est qu'on ondule comme un
12:44dauphin.
12:45Donc voilà, ça c'était mes derniers records en équipe de France.
12:48Après j'ai quitté l'équipe de France, parce que j'estimais avoir atteint tous mes objectifs,
12:53et je n'avais pas envie de continuer, je voulais m'arrêter sur des réussites.
12:58Sur des réussites quoi.
12:59Et puis finalement, les gens ont battu mes records, et comme je suis toujours allé dans l'apnée pour me
13:04faire surtout du bien à moi avant tout,
13:07plutôt que de faire des records, finalement quand on a battu mes records, j'en avais un peu rien à
13:10foutre.
13:10Oui, ce n'était pas grave pour toi.
13:11J'ai félicité les mecs qui ont fait ça.
13:14C'est sympa, c'est fair play.
13:15Tu parlais de ta passion pour le son, ça m'inspire une question.
13:19Qu'est-ce que tu entends sous l'eau ?
13:21C'est-à-dire que c'est très feutré, est-ce que tu entends ton corps, ton cœur ?
13:25Oui, oui, oui, on l'entend.
13:27Qu'est-ce qui se passe pendant ces quatre minutes d'apnée ?
13:31C'est très intéressant, l'environnement dans lequel on pratique l'apnée, ça joue beaucoup sur le ressenti, sur le
13:39bien-être d'ailleurs qu'on ressent quand on fait de l'apnée.
13:42Sur ce travail presque introspectif, c'est qu'en fait on est dans un environnement, une espèce de bulle sensorielle
13:48en fait.
13:48Quand on est en apnée sous la surface, on est en apesanteur déjà, on est léger dans cette apesanteur créée
13:56par l'eau.
13:57Qui nous entoure, on est au contact avec l'élément, on retient sa respiration, on se soumet, on s'adapte
14:05vraiment à l'élément, on abandonne sa condition de mammifère terrien qui respire.
14:09Et en plus de ça, on est dans cet environnement sonore, oui, c'est vrai qu'il est assez atténué,
14:14assez...
14:15Ouais, c'est une sourdine en fait.
14:19On n'entend plus grand-chose de ce qui se passe en dehors de la surface, on entend les bruits
14:23qu'il y a sous l'eau, parce que l'eau porte très bien les sons, comme c'est un
14:26milieu assez dense.
14:28Mais finalement, c'est tout.
14:29Et c'est vrai qu'assez vite, on peut, en apnée statique par exemple, on peut entendre son cœur battre,
14:34ça peut arriver.
14:35On peut entendre les bruits des poissons quand on est en mer, le bruit des vagues, de la houle, des
14:41courants.
14:43Le bruit des bateaux, loin aussi.
14:46Le bruit des baleines, quand on est à Tahiti, qu'on les entend chanter.
14:51Elles chantent à Tahiti, les baleines.
14:53Quand je plongeais avec les mammifères marins en Norvège, aussi avec les orques et les baleines, pareil, on entend les
15:00animaux autour de soi.
15:02En fait, finalement, on entend beaucoup de choses, mais c'est assez apaisant et c'est assez atypique.
15:06On n'a pas l'habitude de se retrouver dans cet environnement sonore.
15:09Et c'est très, très, très beau.
15:12Il y a quelque chose d'assez poétique.
15:14C'est quoi le plus important, c'est le corps ou l'esprit ?
15:16Parce que tu es très athlétique, bien sûr, parce que c'est dynamique, tu vas nager.
15:20Mais ce n'est pas que le corps, j'ai l'impression, parce que tu parles beaucoup d'esprit, de
15:23relaxation, etc.
15:25Dans cette discipline, c'est quoi ? Il faut être plus physique ou dans le mental ?
15:29L'apnée, c'est à 70%, 80% mental.
15:33Ah oui ?
15:33C'est avant tout la capacité à se relâcher dans l'effort, mais pas forcément dans l'effort physique, mais
15:42dans l'effort mental.
15:43C'est-à-dire essayer de rester dans le relâchement malgré l'envie de respirer, en fait, malgré l'inconfort,
15:50malgré la température de l'eau qui peut changer aussi, malgré l'envie de respirer, malgré la pression.
15:55Essayer de rester dans le relâchement en permanence, c'est un peu le but numéro un, la mission numéro un
16:02de l'apnéiste, c'est réussir à rester dans ce relâchement.
16:06Et c'est ce qu'il y a de plus dur, et je dois avouer que c'est un véritable
16:10combat mental, parfois, d'arriver à rester dans ce relâchement, parce qu'on a très envie de respirer,
16:16tout nous hurle de remonter, ou parce que la pression nous écrase et qu'on a envie de résister à
16:20cette pression, quand on descend en profondeur, par exemple.
16:23Donc c'est quand l'eau est très très froide et qu'on a envie de se tendre et d
16:27'augmenter son rythme ventilatoire, plutôt que de se détendre et de retenir sa respiration.
16:31Donc c'est toujours, finalement, aller un peu contre nature, mais c'est un excellent exercice d'adaptation et de
16:39résilience.
16:40C'est quoi le secret ?
16:42Le secret, alors ça c'est très compliqué de répondre à cette question, parce que finalement, c'est très propre
16:49à chacun, à la psychologie de chacun.
16:53Ça dépend de beaucoup de choses, ça dépend du parcours de vie, ça dépend de la combativité, ça dépend de
16:57la résistance, ça c'est des choses qui sont forgées pendant l'enfance, pendant l'adolescence, ça dépend de la
17:07motivation qu'on a, ça dépend vraiment de beaucoup de choses qui sont intimement liées à la psychologie de l
17:13'athlète.
17:14Tu penses à quelque chose ?
17:15Il y a des gens qui pensent à quelque chose, il y en a qui essayent de penser à rien,
17:18il y en a qui essayent de se mettre un discours dans la tête ou de se passer une musique,
17:24il y en a qui essayent de se focaliser sur les bruits autour, il y en a qui essayent de...
17:27Tout le monde a un peu sa méthode.
17:29Et c'est quoi ta méthode ?
17:31C'est de me préparer en amont, déjà. Je me prépare pendant une heure en amont, avant les grosses plongées,
17:35avant les grosses apnées.
17:37Donc une heure avant, tu te conditionnes ?
17:39Une heure avant, je me conditionne.
17:40Tu ne peux pas y aller comme ça, hein ?
17:41Non, sur les grosses performances, non. Donc sur les tentatives de record, je me prépare pendant une heure avec beaucoup
17:47de visualisation et beaucoup d'exercices de respiration et d'apnées.
17:52Qu'est-ce que tu vas visualiser ? Tu te vois au fond ? Tu te vois... C'est quoi
17:56ton...
17:56Je visualise la performance en temps réel, en me projetant dans la performance et en imaginant toutes les sensations qui
18:04arrivent.
18:05Envie de respirer, résistance, essayer de continuer malgré l'envie de respirer, soigner la technique, ne pas accélérer, ma vitesse
18:13de nage, la validation du protocole devant le juge, mes virages...
18:19Voilà, je me projette vraiment dans toutes les étapes. Et ça, ça permet de préparer le cerveau vraiment à l
18:23'épreuve qu'il va subir, finalement. Et ça, c'est très important.
18:28Parfois, t'as mal, non ? Enfin, tu dois aller... J'imagine que t'as une forme de douleur, en
18:31fait.
18:32On n'a pas mal. L'envie de respirer, c'est pas une douleur. L'envie de respirer, c'est
18:36une gêne qui est assez difficile à décrire. Le meilleur manière de comprendre, c'est d'essayer.
18:43C'est pas très compliqué, il suffit de retient sa respiration, puis après quelques secondes, on va avoir envie de
18:46respirer. Et donc là, on va comprendre ce que c'est.
18:49C'est une gêne, en fait, qui est plus ou moins facilement acceptable en fonction des gens.
18:54Ça dépend de ce que je viens d'évoquer, c'est-à-dire la combativité, la résistance mentale, etc.
19:01Mais ça dépend aussi, évidemment, du niveau d'entraînement en apnée, de si on est stressé ou pas.
19:07Ça dépend de si on a bu trop de café. Ça dépend si on vient de manger, par exemple.
19:12Ça dépend de plein de choses. Mais en tout cas, une chose est sûre, c'est que le meilleur moyen
19:17de la dépasser, c'est de rester dans ce relâchement.
19:19Et c'est vrai qu'en tout cas, moi, j'avais l'habitude de me préparer beaucoup avant, en faisant
19:23aussi beaucoup d'exercices de respiration qui vont échauffer mon corps à l'apnée.
19:28C'est ce que j'étais en train de dire, que vraiment, il y a cette phase d'une heure
19:31pendant laquelle ces exercices de respiration et d'apnée vont échauffer mon apnée, vont acclimater mon corps au CO2, en
19:37fait.
19:38C'est ça, la clé. Et en tout cas pour moi.
19:40C'est le manque de CO2, c'est le CO2 ?
19:42Non, c'est acclimater son corps à l'excès de CO2.
19:45Ah oui, parce que tu retiens.
19:46Quand on retient sa respiration, le CO2 augmente. L'O2 disparaît, le CO2 augmente.
19:50Ce qui nous donne envie de respirer, c'est le CO2 qui augmente, en fait.
19:52Et donc, une des techniques, une des approches de l'apnée, quand on fait des performances à haut niveau, c
19:59'est d'acclimater son corps à l'excès de CO2 pour augmenter sa zone de confort.
20:02Alors, tous les athlètes ne font pas ça. Encore une fois, moi, c'est une technique qui me convient.
20:06Et c'est vrai que du coup, pendant une heure, je dois faire ces exercices de respiration qui vont, d
20:11'une part, effectivement, échauffer mon corps au CO2,
20:13mais aussi me mettre dans un état quasi second, assez hypnotique, dont j'entends plus grand-chose de ce qui
20:20se passe autour, je vois plus grand-chose.
20:22Et j'essaie de maintenir cet état le plus longtemps possible, et même pendant la perf, ensuite, le plus longtemps
20:29possible, pour rester dans cet état un peu second.
20:32Et pendant les performances, tu as tenu combien de temps ? Parce qu'on parle de longueur, j'ai compris.
20:37Mais c'est quoi la durée ? Parce que nous, nos vies, c'est ce qui nous parle aussi.
20:40C'est-à-dire que, c'est quoi, 4-5 minutes ? Tu arrives à tenir 4-5 minutes ?
20:44En apnée statique, moi, j'avais fait 7 minutes 32 en compétition, qui est mon record perso, mais qui n
20:50'est pas du tout un record de France ou un record du monde.
20:54Je n'ai jamais sérieusement fait d'apnée statique, donc là, ce n'est pas du tout mon truc.
20:57Non, mais c'est énorme. Moi, je tiens une minute, je pense.
20:59Oui, oui, c'est très bien, c'est un beau temps, mais si je m'entraînais vraiment, mon niveau en
21:06statique, s'il devait être en corrélation avec mon niveau en apnée dynamique, je devrais être autour des 8-39.
21:11D'accord, incroyable.
21:12Voilà, je n'ai jamais travaillé ça sérieusement.
21:14Et parfois, tu as eu peur, parce que quand même, j'imagine qu'avec ce que tu décris comme une
21:17gêne, mais quand tu es dans les profondeurs,
21:20ou que tu es vraiment soit profondeur, mais soit en train de réaliser ton record, comme j'ai pu le
21:26voir sous la glace, on en parlait après, c'est hyper impressionnant.
21:29Est-ce que parfois, tu peux ressentir une peur de te dire, je n'aurai pas le temps de remonter,
21:35tu vois, il y a un truc ?
21:37Écoute, pas vraiment.
21:40Tu sais, quand on fait de l'apnée, en fait, l'entraînement est tellement progressif, réfléchi, raisonné,
21:50que finalement, et sur la durée, surtout sur le temps long, que finalement, quand on fait quelque chose, on sait
21:56que c'est quelque chose qu'on maîtrise parfaitement.
21:59Donc, quand mon camarade Guillaume Nery, par exemple, descend à 126 mètres, qui est son dernier record, si je ne
22:05fais pas de bêtises, il sait qu'il peut le faire.
22:07C'est-à-dire qu'il l'a répété 4, 5, 6 fois.
22:10En fait, tu as repoussé tes propres limites, mais tu es en contrôle, en fait.
22:14Oui, oui, c'est toujours quelque chose qu'on sait qu'on peut faire.
22:17Alors, il y a aussi une différence entre entraînement et compétition, c'est toujours différent.
22:20Il y a le stress de la compétition qui aussi va pimenter un petit peu tout ça et ajouter de
22:25la difficulté.
22:25Mais généralement, les athlètes, en tout cas en profondeur, partent sur des performances qu'ils se savent capables d'accomplir
22:33à l'entraînement sans trop de problèmes.
22:36En apnée dynamique, c'est différent en distance parce qu'on n'a pas cette dimension prise de risque liée
22:42à la colonne d'eau qu'on va avoir au-dessus de la tête.
22:45Du coup, à l'entraînement, généralement, on ne teste pas les perfs qu'on va faire en compétition parce qu
22:50'on se préserve mentalement, justement.
22:51Donc, c'est plutôt l'inverse. Donc, c'est vraiment deux choses très différentes.
22:56Après, moi, j'ai déjà eu peur. Je n'ai jamais eu peur en profondeur ou en piscine.
23:00Par contre, là où j'ai eu peur, c'était quand j'ai fait mes records sous la glace.
23:03Alors, pourquoi ? Raconte-nous.
23:05Parce que j'allais dans l'inconnu complet et en fait, c'était très expérimental ce que je faisais au
23:11niveau médical et physiologique.
23:14Donc, ce qui me faisait très peur, moi, c'était l'association des réactions physiologiques extrêmes de l'apnée très
23:22longue et des réactions physiologiques extrêmes de l'immersion en eau glaciale.
23:29Donc, à moins de 5 degrés.
23:31Moins de 5.
23:31Moins de 5 degrés.
23:32Moins de 5.
23:33En l'occurrence, elle était à 0,5, 1 degré. Mais on considère l'eau comme glaciale quand elle est
23:38à 5 degrés ou moins.
23:41Et donc, le corps réagit très fort quand on est dans une eau glaciale.
23:44Et réagit comment ?
23:46Grosse vasoconstriction, énorme reflux sanguin des bras et des jambes vers les organes nobles, cœur, cerveau, poumon, ralentissement du rythme
23:53cardiaque, une grosse bradycardie.
23:56Alors, quand on se met dans l'eau froide, il y a une petite taquicardie au début, le cœur s
23:58'emballe.
23:59Et puis finalement, quand la vasoconstriction se met en place, ensuite, le cœur va ralentir.
24:03Il y a une hypothermie, évidemment, qui se met en place aussi progressivement.
24:08Donc, le corps réagit très fort. Et l'apnée aussi, le corps réagit assez fort, finalement.
24:12Et donc, en fait, ça me faisait assez peur, surtout d'un point de vue cardiologique.
24:15Parce que tu n'as pas très bien réagi. À un moment, tu t'es mis à trembler, non ?
24:18Alors, ça m'est déjà arrivé de trembler après avoir m'être mis dans l'eau glaciale.
24:24Mais ça, c'est tout à fait normal.
24:27Après, c'est vrai que ça m'est déjà arrivé en sortant de plongée d'entraînement dans des lacs très
24:32froids,
24:33de me sentir assez groggy après, avec des chutes de tension, avec des arrhythmies cardiaques.
24:40Et donc, c'est vrai que ça me faisait assez flipper.
24:43C'est dingue, hein ?
24:44Après, j'ai compris après qu'en fait, c'est normal que le corps réagisse comme ça,
24:47parce qu'on lui fait subir un stress physiologique tellement intense
24:50que quand on sort de l'eau froide, déjà, on était tellement en vasoconstriction
24:55qu'il y a une vasodilatation qui se fait.
24:57Donc, il y a des petites chutes de tension.
24:58Ça, c'est assez normal.
25:00Qui peuvent être accompagnées d'arrhythmies aussi.
25:03Donc, c'est...
25:03Attends, l'idée, c'est quoi ?
25:04C'est de, du coup, passer le moins de temps possible sous cette eau glacée, en apnée,
25:09ou de t'acclimater et de rester longtemps ?
25:11Alors, au début, je croyais que c'était plus intéressant de me mettre dans l'eau froide,
25:17bien en amont, pour m'acclimater à cette eau glaciale et de partir.
25:20Et en fait, j'ai compris que non.
25:22Tu t'es congelé.
25:23C'était plus intéressant, finalement, de rester moins longtemps dans cette eau glaciale pour partir.
25:30Tu m'étonnes, oui.
25:30Voilà, pour moins subir ce froid.
25:34Mais qui doit même, sur les muscles, ça doit...
25:37Ça peut jouer aussi un petit peu sur la contraction musculaire, effectivement.
25:40Après, on ne tremble jamais dans l'eau.
25:42Ça, c'est... Il faut le savoir.
25:43Enfin, rarement.
25:45On tremble toujours en sortant de l'eau.
25:47On ne tremble jamais dans l'eau.
25:48Après, finalement, tu vois, sur ce record sous la glace, je reste en tout 4 minutes, peut-être, dans l
25:52'eau, pas plus.
25:53Entre le moment où je m'immerge, le compte à rebours du juge, ma perf, la validation de la perf
25:57et le moment où je sors,
25:58il y a 4-5 minutes max dans l'eau.
26:00Ce qui, finalement, est assez court dans une eau à 1 degré par rapport à ce que je me suis
26:05imposé à l'entraînement pour m'acclimater à l'eau glaciale,
26:09où je faisais des sessions de 10, 15, 20 minutes en nageant dans des eaux entre 2 et 10, 12
26:16degrés.
26:17Donc, c'était...
26:18C'est quoi ton reward après ? C'est un bon vin chaud, une raclette ?
26:20Enfin, pardon, c'est un peu trivial, mais c'est tellement...
26:22Oui, le corps s'adapte.
26:24Alors, c'est vrai qu'on a besoin de calories, beaucoup, quand on a fait ce genre de choses.
26:28Le corps a besoin de...
26:29Parce qu'en fait, on dépense tellement de calories quand on est dans l'eau froide...
26:31Évidemment !
26:31Que le corps interprète ça comme un stress...
26:35Si, si, bien sûr.
26:36Le corps interprète ça, le cerveau surtout interprète ça comme un stress énorme.
26:40Et du coup, on a besoin de compenser cette perte calorique.
26:44Donc, on a besoin de manger.
26:45Souvent, on surcompense.
26:46C'est ce qui fait qu'on prend du poids quand on se met dans de l'eau froide régulièrement
26:49et que le corps finit par s'adapter à cet entraînement.
26:52Donc, moi, j'ai pris jusqu'à 15 kilos de gras pendant ma prépa.
26:57C'est un truc qu'on peut voir dans mon film, d'ailleurs, dans Sunny Boy.
27:00Je suis assez gras, finalement.
27:02Mais c'est très important pour supporter l'acclimatation au froid sur du long terme.
27:09C'est intéressant, le corps est magique.
27:10Oui, alors, sur un one-shot, pour rester dans l'eau quelques minutes, il n'y a pas besoin.
27:15Mais si vraiment, on reste dans l'eau longtemps, je ne parle pas de 2-3 minutes,
27:21je parle vraiment de 10-15-20 minutes sur des sessions de nage assez longues,
27:25dans de l'eau très froide, sur des longues périodes,
27:28pendant plusieurs mois, le corps doit s'adapter.
27:32C'est important.
27:32Sinon, on peut s'épuiser, on peut tomber malade.
27:35Bien sûr.
27:35Est-ce que tout le monde peut faire ce que tu fais ?
27:37Ou est-ce qu'il faut des prédispositions, tu vois, physiques ?
27:40Ou est-ce que l'entraînement peut suffire ?
27:42Pour l'eau froide ou pour l'apnée ?
27:43L'apnée et l'eau froide, est-ce que ce type, si tu veux, de prouesses sont possibles ?
27:48L'apnée, tout le monde peut en faire.
27:50D'accord.
27:50Il n'y a pas de...
27:52Il y a juste 2-3 trucs à vérifier avec un médecin,
27:54mais franchement, quasiment tout le monde peut faire de l'apnée.
27:58En tout cas, à un niveau loisir, il n'y a aucun problème là-dessus.
28:01Il y a des clubs partout, tout le monde peut en faire.
28:03D'ailleurs, tout le monde en fait.
28:05Des gens qui n'ont jamais mis la tête sous l'eau,
28:07qui savent à peine nager ou qui n'ont jamais plongé,
28:09enfin, vraiment, on a de tout.
28:10C'est devenu vraiment une discipline bien-être.
28:12Pour l'apnée à haut niveau, par contre,
28:16oui, il va falloir vraiment sérieusement s'entraîner.
28:18Et puis, il y a effectivement quelques petites capacités à avoir,
28:21mais qui peuvent se travailler.
28:23Résistance mentale, force mentale,
28:25métabolique aussi,
28:26avec une capacité à consommer peu d'oxygène à l'effort.
28:31Une capacité finalement à faire fonctionner son corps aussi
28:34avec peu d'oxygène,
28:35dans une hypoxie assez prononcée.
28:39Et puis, tu disais, il ne faut jamais le faire seul.
28:42Alors que ce soit l'apnée ou l'eau glacée,
28:44il ne faut jamais le faire seul.
28:46L'apnée, c'est évident.
28:47La règle numéro un, c'est de ne jamais plonger seul,
28:50même en vacances, dans sa piscine, dans son jardin.
28:54Et se faire surveiller par quelqu'un qui est capable de vous sortir de l'eau.
28:57C'est vraiment la règle numéro un.
29:00Même en fait, c'est vous faire surveiller par quelqu'un
29:02qui est formé pour encadrer l'apnée.
29:05Disons-le clairement.
29:07Et l'apnée en eau glacée,
29:09enfin, la nage en eau glacée, pardon.
29:11Ça, oui, pareil.
29:12En fait, il peut se passer plein de choses.
29:15On peut faire un malaise déjà.
29:17On peut tétaniser.
29:18On peut avoir une crampe.
29:20Il peut y avoir un arrêt cardiaque.
29:23Donc, il vaut mieux se faire surveiller.
29:26Tu parles beaucoup du mental.
29:27Qu'est-ce que tu as appris sur toi
29:29en étant champion du monde d'apnée ?
29:31Est-ce que tu t'es un peu découvert avec cette discipline ?
29:36Ce n'est pas tant la résistance mentale qui m'a surpris
29:39ou ma faculté d'adaptation.
29:41Ça, je savais que je l'avais.
29:45Finalement, ce que ça m'a appris sur moi,
29:47c'est que l'apnée,
29:48je m'y suis mis à un moment où j'en avais besoin
29:50parce que j'avais besoin d'une direction.
29:52J'avais besoin de quelque chose qui me cadre,
29:56dans lequel je me réalise.
29:58et que finalement, l'apnée m'a apporté de la confiance
30:05qui m'a permis de développer l'entrepreneur
30:09que je suis devenu aujourd'hui.
30:10C'est ça, en fait, ce que ça m'a appris.
30:12Et ça m'a appris que j'avais besoin de cette discipline à l'époque
30:16parce que j'étais paumé, que j'étais déprimé,
30:18que j'avais 25 ans, que je ne savais pas quoi faire,
30:21que le quotidien était terrible pour moi.
30:24Et après coup, c'est ça que j'ai compris.
30:27C'est que l'apnée est arrivée comme une thérapie, finalement.
30:29Oui, bien sûr.
30:29Qui a considérablement amélioré ma santé mentale
30:33et qui m'a donné les clés et les outils
30:37pour devenir l'entrepreneur que je suis aujourd'hui.
30:40En fait, voilà, c'est ça.
30:40Mais ça veut dire quoi ?
30:41Que tu es ultra résistant au stress, quoi ?
30:44Que tu ne te laisses pas du tout...
30:45Ça dépend des stress.
30:46Parce que si c'est des trucs dont j'ai l'habitude, oui.
30:49Si c'est des trucs dont je n'ai pas l'habitude,
30:50ça peut être compliqué.
30:52Tu vois, après, il a fallu que j'apprenne à gérer mon stress.
30:55Une fois que j'étais apnée de haut niveau, je veux dire,
30:56il a fallu que je réapprenne à gérer mon stress
30:58pour monter sur scène,
30:59pour faire des conférences,
31:01pour répondre à des interviews,
31:02comme ce qu'on fait là,
31:04pour arriver sur un plateau télé
31:06ou sur un plateau de radio,
31:07ou pour vendre des projets à des sponsors.
31:12Finalement, il a fallu que j'apprenne à gérer mon stress
31:14dans plein de situations.
31:16Et je m'adapte encore aujourd'hui,
31:17tous les jours à des situations nouvelles.
31:19Et puis finalement, ça devient même indispensable,
31:21ça devient vital après de faire cet exercice.
31:22Est-ce que tu arrives à leurrer ton corps,
31:23à dire, je ne suis pas stressé,
31:25et à te redescendre en pression ?
31:29Ça dépend, les stress, encore une fois.
31:32Et puis, il faut vraiment faire le distinguo
31:33entre stress,
31:36qui, pour moi, a une connotation assez superficielle.
31:39C'est-à-dire que ça va être le trac, par exemple,
31:41le stress, le trac,
31:42le stress avant un entretien,
31:44le stress avant de monter sur scène,
31:46le stress, ça c'est du stress.
31:49Il y a une différence entre ça et l'anxiété.
31:53Si le stress peut effectivement être assez facile à gérer,
31:58l'anxiété, c'est plutôt un travail de fond
32:01qui se fait sur la durée.
32:04Après, il peut y avoir des crises d'anxiété
32:05qui peuvent être gérables,
32:06notamment avec de la respiration, par exemple,
32:09qui ne va pas tout régler,
32:10mais qui peut être une béquille énorme.
32:12Par contre, l'anxiété généralisée, je dirais,
32:17ou même la dépression,
32:19sont des choses qui vont, selon moi,
32:21être plutôt à gérer sur du long terme,
32:23sur un travail de fond.
32:25Alors que le stress du quotidien,
32:27ça, oui, j'ai peur de monter sur scène,
32:28clac, clac.
32:30Aujourd'hui, c'est quelque chose
32:31que j'arrive beaucoup plus facilement à gérer.
32:32Il faut commencer petitement et humblement.
32:35C'est-à-dire que sortir de sa zone de confort
32:37et le stress qui y est associé,
32:39accepter le risque,
32:40le stress lié au risque
32:42dans toutes ces petites entreprises du quotidien,
32:44qui peuvent être d'ailleurs plus ou moins ambitieuses.
32:46Mais l'idée, c'est de commencer toujours
32:48avec du pas très ambitieux,
32:50c'est-à-dire essayer de rester humble
32:51et de commencer petitement.
32:53Donc, ça va être vraiment un premier footing.
32:56Ça va être parler à un proche
32:59d'un sujet qui nous tracasse un peu.
33:01Ça va être vraiment sortir de sa zone de confort
33:04à un niveau raisonnable.
33:05Et se féliciter.
33:06Et se féliciter, surtout réussir à apprécier,
33:09c'est-à-dire à quantifier,
33:11à qualifier et à mesurer
33:12le retour sur investissement
33:14que ça produit.
33:15C'est-à-dire,
33:16on est content de soi,
33:18on a réussi,
33:19on a avancé,
33:21on a acquis quelque chose
33:24ou on a compris quelque chose.
33:26Et finalement,
33:27quand on mesure ce retour sur investissement,
33:29en cas de réussite,
33:29bien sûr,
33:30pas en cas d'échec,
33:32on se dit,
33:32tiens, c'était quand même
33:34vachement intéressant,
33:34tiens, je vais peut-être essayer
33:35une deuxième fois pour voir,
33:36par curiosité.
33:38Et puis finalement,
33:38on se dit,
33:39ah bah ouais,
33:39j'ai l'impression que ça marche quand même.
33:41Donc, on va essayer une troisième fois.
33:43Et finalement,
33:43de petits
33:43d'essai en essai,
33:46ça devient de moins en moins dur
33:47de sortir de sa zone de confort.
33:49Et petit à petit,
33:50ça devient nécessaire,
33:52en fait, à la fin.
33:52Ce que tu conseilles,
33:53c'est des performances sportives,
33:55mais ça s'applique aisément,
33:56en fait,
33:57à la vie de tous les jours.
33:58Ça qui est intéressant
33:58dans ce que tu fais aujourd'hui,
33:59d'ailleurs.
34:00Bien sûr,
34:00oui, oui, bien sûr.
34:01Moi, c'est ce que je raconte,
34:02de toute façon,
34:03dans mes conférences.
34:04C'est, en fait,
34:05réussir à faire un transfert
34:08entre ce que moi,
34:09j'ai vécu en tant qu'athlète
34:10à haut niveau
34:11dans ma préparation
34:12et de transférer ça
34:14dans le quotidien
34:15de tous les gens
34:15qui m'écoutent.
34:16C'est-à-dire,
34:17dans le quotidien d'un cadre,
34:18dans le quotidien d'un salarié,
34:22dans le quotidien d'un dirigeant,
34:23dans le quotidien d'un indépendant.
34:26Voilà.
34:27Ou même au niveau privé aussi,
34:29pour tout un chacun,
34:31dans sa vie personnelle,
34:32dans son couple,
34:33dans sa vie de famille.
34:35Voilà.
34:35Donc, l'idée,
34:36c'est d'essayer de donner des clés,
34:38des outils,
34:39simples et puissants,
34:41finalement,
34:41pour réussir à devenir acteur
34:44de sa propre existence,
34:46c'est-à-dire,
34:47finalement,
34:47à devenir cet entreprenant passionné.
34:50Qu'est-ce que tu as appris
34:51en tant qu'athlète
34:53que tu transmets ?
34:55La notion de dépassement de soi,
34:56par exemple.
34:58Je prends ça comme exemple,
34:59mais c'est vrai que
35:00le dépassement de soi,
35:01je pense qu'il vaut mieux
35:03essayer de ne pas trop
35:03dépasser ses limites.
35:05Il vaut mieux essayer,
35:06pourquoi pas,
35:06de bouger le curseur,
35:07c'est-à-dire de décaler la limite,
35:09mais toujours de rester
35:10à l'intérieur de la limite.
35:11Parce que sinon,
35:12si on dépasse la limite,
35:13on va à la blessure,
35:15on va au burn-out,
35:16on va à la crise,
35:17on va à l'échec.
35:18Donc, c'est se dépasser,
35:19mais pas trop ?
35:20Non, c'est optimiser son potentiel
35:22et repousser ses limites.
35:24Il faut optimiser son potentiel
35:26et repousser ses limites,
35:27ça c'est très intéressant,
35:28sans jamais les dépasser.
35:29Ça, c'est un truc
35:30que m'a appris l'apnée.
35:31Si on dépasse ses limites en apnée,
35:32on s'incope,
35:33on perd connaissance.
35:34Et si on n'est pas surveillé,
35:35on se noie.
35:35Et si on est surveillé,
35:37on se fait sortir de l'eau
35:38et la perf n'est pas validée.
35:39Donc ça, c'est très important
35:40de ne pas dépasser ses limites.
35:42Je pense que c'est
35:43une très bonne leçon
35:44à retenir dans tout.
35:45Après, sinon,
35:46ce que j'essaye
35:47de transmettre aux gens,
35:50c'est encore une fois,
35:51accepter le risque inhérent
35:53à chaque entreprise passionnée
35:58et apprendre à accepter ce risque
36:01en commençant,
36:02en s'entraînant,
36:02c'est un entraînement,
36:03et en le faisant petit à petit,
36:06progressivement,
36:06de manière raisonnée,
36:09sans être trop ambitieux
36:10dès le début,
36:11parce qu'il n'y en va
36:11se brûler les ailes.
36:13Et évidemment,
36:15accepter l'échec,
36:16qui de toute façon
36:17fait partie de tout ça.
36:19Et c'est très important
36:20de connaître l'échec
36:21pour l'analyser,
36:23pour corriger sa trajectoire,
36:25pour se renforcer
36:26par rapport à l'échec aussi,
36:28savoir y faire face.
36:29Tout ça est très important.
36:30En fait,
36:31c'est l'allégorie de la vie,
36:32de ton sport.
36:35Je trouve que l'apnée,
36:36en fait,
36:37tu peux tout transposer.
36:38C'est intéressant.
36:41En fait,
36:41l'apnée,
36:42c'est du développement personnel.
36:44Oui,
36:45c'est ça.
36:46En tout cas,
36:46pour moi,
36:47ça l'a été.
36:48Pour moi,
36:49ça l'a été dans mon parcours.
36:51C'est quelque chose
36:52que j'essaie d'appliquer aujourd'hui.
36:53Donc aujourd'hui,
36:54tu transmets
36:56ce que tu as appris.
36:57Tu fais des conférences,
36:59tu interviens en entreprise.
37:01C'est vrai que tu es devenu aussi
37:02spécialiste du mental,
37:03en fait,
37:05du corps,
37:06de l'esprit,
37:07de comment utiliser,
37:08en tout cas,
37:09cet esprit aussi
37:10à bon escient.
37:12Ça fait partie,
37:12oui,
37:13de ce que j'aime bien évoquer.
37:15Et tu fais des documentaires.
37:17Oui.
37:18Est-ce que tu peux nous en parler ?
37:19Donc,
37:19il y a une série documentaire
37:20L'Odyssée Salée,
37:22Norvège,
37:23Thaïlande,
37:24Australie
37:24et d'autres lieux
37:25où là,
37:26tu vas observer
37:26ou dénoncer
37:29le bouleversement climatique
37:31sur la biodiversité.
37:34Qu'est-ce qui t'a intéressé ?
37:35Parce que toi,
37:36tu as évidemment
37:36fait de l'apnée
37:37en piscine,
37:38évidemment,
37:39mais aussi dans d'autres lieux.
37:40Tu évoquais
37:41l'eau glacée.
37:42Qu'est-ce qui t'a donné envie
37:43ensuite
37:44d'aller voir
37:44ce qui se passait
37:45en dessous,
37:46sous l'eau ?
37:47C'est que justement,
37:48je ne savais pas trop
37:48ce qui se passait.
37:49Et en tant que Parisien,
37:51je n'ai pas cette expérience,
37:53cette chance
37:54d'avoir vu
37:56plein de coins
37:56en apnée
37:57dans le monde entier
37:59comme plus loin d'autres.
38:01Les apnéistes
38:01qui ont cette chance-là
38:02d'avoir vu plein de choses.
38:03Je pense à mon camarade
38:04Guillaume,
38:04évidemment,
38:05qui a fait des films magnifiques
38:07autour du monde,
38:08qui a vu plein de choses.
38:09Et c'est vrai que
38:11j'ai réalisé
38:12à un moment donné
38:13que je n'avais pas,
38:13moi,
38:13cette connaissance
38:14et que je n'avais pas pu
38:16faire ce tour du monde
38:17des océans.
38:18Et donc,
38:19je me suis dit,
38:19tiens,
38:19je vais le faire en apnée,
38:20ce tour du monde des océans.
38:21Et pourquoi pas le documenter
38:23et en faire finalement
38:24une série documentaire.
38:25Et donc,
38:26c'est comme ça
38:26que le projet
38:27de l'Odyssée Salé est né,
38:28que j'ai réfléchi ce projet
38:29déjà dès 2016-2017.
38:32Et donc,
38:32on a produit
38:33cette première saison
38:34avec Kevin Sempé,
38:35mon producteur réalisateur.
38:37On est parti
38:38en Norvège
38:39plonger avec les orques,
38:41donc au contact des orques,
38:42dans les fjords norvégiens.
38:44On est parti
38:45sur la grande barrière
38:46de Corail australienne
38:47pour comprendre
38:48le cycle de l'eau
38:49entre la cloud forest australienne
38:52dans le nord-est
38:53de l'Australie
38:53et le récif côté extérieur,
38:56donc la grande barrière
38:56de Corail.
38:57Et on est aussi parti
38:58dans le golfe de Thaïlande
38:59à la recherche
39:02du requin léopard,
39:03qui était la quête
39:03de cet épisode.
39:04Tu l'as trouvé ?
39:05On l'a trouvé.
39:06Ce n'était pas facile,
39:07mais on l'a trouvé.
39:08Et c'est vrai que l'idée,
39:10c'était de...
39:11En fait,
39:11le piche de cette série,
39:12c'est un champion
39:13du monde d'apnée
39:15part à la découverte
39:16des océans
39:18avec...
39:18Non, pas en apnée,
39:19bien sûr,
39:20avec ses capacités
39:21d'apnéiste
39:22de haut niveau,
39:24mais avec l'œil
39:26candide de la découverte,
39:27quand même,
39:27du Parisien,
39:28du Parisgo.
39:30Et donc,
39:31c'est pour ça
39:31que finalement,
39:34l'œil que je pose
39:36sur ces découvertes
39:38est finalement
39:39assez authentique,
39:40parce que déjà,
39:41en plus,
39:41c'est vrai que je ne connais
39:42pas grand-chose.
39:43Enfin, du coup,
39:44je connais de plus en plus
39:44de choses,
39:45pour le coup,
39:45là maintenant,
39:45mais quand j'ai commencé,
39:47je ne connaissais rien.
39:48Et surtout,
39:50moi,
39:50mon idée,
39:51c'est de comprendre.
39:52C'est-à-dire,
39:53effectivement,
39:53le bouleversement climatique
39:54fait partie des choses
39:55que je découvre.
39:57La raréfaction des espèces,
39:58la surpêche,
40:00l'impact de l'homme
40:02sur les écosystèmes,
40:04tout ça,
40:05c'est quelque chose
40:05que je découvre.
40:06Mais ce qui me tient
40:06à cœur de découvrir aussi,
40:08c'est l'autre côté,
40:09essayer de comprendre
40:10pourquoi les gens
40:10font ce qu'ils font,
40:12pourquoi des pêcheurs
40:13vont pêcher,
40:13pourquoi des pêcheurs
40:14de baleines
40:14vont pêcher des baleines,
40:15pourquoi des gens
40:17vont exploiter
40:17telle ou telle ressource.
40:19Essayer de comprendre
40:21finalement les deux parties,
40:23les bons
40:24et les méchants.
40:26Et quand tu tournes,
40:27tu es en apnée ?
40:28Alors,
40:28toutes les phases
40:29de découverte
40:29se font en apnée.
40:30Mais du coup,
40:31ce n'est pas toi qui tourne ?
40:32Ce n'est pas moi qui tourne,
40:33moi,
40:33je suis à l'image.
40:34Donc,
40:34les personnes qui tournent,
40:35est-ce qu'elles allaient
40:37en apnée aussi ?
40:38Est-ce que tu as trouvé
40:38un acolyte
40:39qui était aussi doué que toi
40:40ou pas ?
40:41Ça dépend.
40:42Ça dépend.
40:43Alors,
40:43j'ai un co-réalisateur,
40:46Jimmy Golas,
40:47qui est un apnéiste
40:48de haut niveau aussi,
40:49qui a été formé
40:50chez Pierre Frolla,
40:51donc à Monaco.
40:53Donc,
40:53lui,
40:53il a de très bonnes capacités
40:54à apnée.
40:55Donc,
40:55quand on a des plans apnées
40:56à faire en profondeur
40:57et qu'il doit impérativement,
40:58que le camaraderne doit
40:59impérativement être en apnée,
41:00généralement,
41:01c'est lui qui vient.
41:02Sinon,
41:03mon réalisateur,
41:03Kevin Sempé,
41:04qui est aussi l'opérateur sous-marin,
41:06lui,
41:06il est généralement en bouteille.
41:08Et en fait,
41:0990% des plans
41:11sont shootés en bouteille.
41:13Et tu dis
41:13quand il faut impérativement,
41:15pourquoi il y a des moments
41:15où il faut impérativement
41:16être en apnée ?
41:18Pour voir certaines choses ?
41:20Oui,
41:21ça peut être nécessaire
41:21d'être en apnée
41:22pour essayer
41:23de rester silencieux
41:25et le moins invasif possible
41:26par rapport à certaines espèces.
41:27Ou alors,
41:28quand on va dans des lieux,
41:30des grottes,
41:30par exemple,
41:31ou qu'on va dans des endroits
41:32où c'est assez étroit
41:35et où on ne peut pas se balader
41:37avec tout le matériel,
41:38ça peut être aussi nécessaire
41:39dans ce cas-là.
41:41Ou alors,
41:42aussi parfois,
41:42quand on est dans très peu d'eau,
41:44quand on est dans 2-3 mètres d'eau
41:45et qu'il y a juste quelques plans
41:46à faire
41:46à faible profondeur,
41:48à ce moment-là...
41:49Oui,
41:49ça n'a pas de sens
41:49que d'avoir une bouteille,
41:50c'est ça ?
41:50Équipement léger,
41:52généralement,
41:52ils viennent en apnée.
41:53Donc,
41:54ça dépend de la situation.
41:55Mais je disais,
41:5680-90% des plans
41:57sont quand même shootés
41:58en bouteille.
41:59Moi,
42:01de cette discipline
42:02au centre de ma pratique.
42:03C'était ça qui me plaisait beaucoup.
42:05Et c'est pour ça
42:07que je suis parti d'ailleurs
42:07en apnée.
42:08Et finalement,
42:09oui,
42:09c'est vrai que j'ai découvert
42:10beaucoup de choses.
42:12J'ai découvert,
42:15notamment par exemple,
42:16qu'il était possible
42:16de plonger avec des orques,
42:17ce que je ne savais pas,
42:19sans se faire dévorer.
42:21Oui,
42:21sans se faire dévorer,
42:22petite nuance.
42:23Non,
42:23mais je plaisante,
42:24je savais déjà avant
42:25que c'était possible,
42:26mais pour le coup,
42:26je l'ai vraiment expérimenté.
42:28J'ai découvert
42:30la plongée en apnée
42:31avec des orques,
42:32la plongée en apnée
42:33avec des baleines,
42:34baleines à bosse en l'occurrence,
42:35qu'on avait dans les fjords
42:37norvégiens.
42:37Est-ce qu'il y a quelque chose
42:38que tu as pu voir
42:39que parce que tu savais
42:40faire de l'apnée ?
42:41Pas particulièrement,
42:42parce qu'en fait,
42:43on voit la majorité des choses
42:45depuis la surface déjà,
42:47quand on est dans l'eau.
42:48Tu sais,
42:48en fait,
42:49descendre en apnée,
42:51c'est intéressant
42:52pour aller voir
42:53les choses de plus près,
42:54mais finalement,
42:55quand on est en snorkeling
42:56à la surface,
42:58en fait,
42:58on voit 80% des trucs.
43:00Ah oui,
43:00c'est vrai.
43:01Donc,
43:02c'est intéressant après
43:03de plonger en apnée
43:04parce qu'on voit
43:05les choses de plus près
43:05ou même de descendre
43:06avec une bouteille
43:06parce qu'on va rester au fond
43:08et c'est extraordinaire
43:09de rester dans cet endroit-là.
43:11Mais c'est vrai
43:11que depuis la surface,
43:12déjà,
43:13on voit quand même
43:13beaucoup de choses.
43:14Donc,
43:14en fait,
43:15je ne crois pas avoir
43:15découvert des choses
43:16en apnée
43:17que je n'aurais pas pu
43:18découvrir de la surface.
43:18En revanche,
43:20ce qui est intéressant
43:21avec l'apnée,
43:21c'est qu'on est silencieux,
43:23on est non-invasif,
43:24on est silencieux,
43:25donc finalement,
43:25les espèces ont moins peur
43:27de nous,
43:28on n'aimait pas de bulles,
43:30on est rapide,
43:32on est mobile,
43:33on est gracieux,
43:34donc c'est beau à l'image aussi,
43:35ça,
43:36c'est intéressant.
43:36Et finalement,
43:38c'est une manière
43:40assez respectueuse,
43:41la moins invasive possible
43:43de découvrir
43:43un environnement,
43:44selon moi.
43:45Et en plus de ça,
43:46même symboliquement,
43:47on retient sa respiration
43:49et donc on se soumet
43:51à l'élément,
43:52c'est-à-dire qu'on ne va pas
43:52singer notre condition
43:53d'humain
43:54en respirant sous l'eau,
43:56on va s'adapter
43:57en retenant sa respiration
43:58et se soumettre
43:59à l'élément,
44:00c'est-à-dire qu'on arrive
44:02déjà dans une dynamique,
44:04il y a cette démarche
44:05d'humilité quand même
44:07quand on arrive
44:08et qu'on est en apnée.
44:09Donc ça,
44:09ça m'intéressait beaucoup.
44:10Après,
44:11c'est sûr que
44:13quand on est en apnée,
44:16moi,
44:16j'ai l'impression
44:16en tout cas
44:17de voir beaucoup de choses
44:18et d'être silencieux,
44:20ce qui est très intéressant.
44:22Avec tout ce que tu as filmé,
44:23découvert,
44:23et puis grâce
44:24à tes compétences
44:25d'apnés,
44:26qu'est-ce que tu n'oublieras
44:27jamais,
44:28en tout cas là,
44:28dans ce que tu as filmé,
44:29dans ce que tu as vu récemment
44:31dans cette série documentaire ?
44:33Franchement,
44:33la rencontre avec les orques,
44:35ça,
44:36je crois que je n'oublierai jamais.
44:38Notamment les jeunes,
44:39les bébés qui viennent me voir,
44:40très curieux,
44:41qui veulent jouer,
44:41etc.
44:42Ça,
44:42c'était extraordinaire.
44:43L'eau était à 2 degrés,
44:44ça,
44:44c'est quand même
44:45un endroit particulier.
44:46Ce que je retiens,
44:47c'est que sur la grande barrière
44:48de corail,
44:49je n'ai pas vu de grands requins.
44:50Ça,
44:50c'est en Australie,
44:51ce que je l'ai trouvé dommage.
44:53Je m'attendais à voir
44:54beaucoup de grands requins,
44:55des mammifères marins aussi,
44:57et finalement,
44:58il n'y en a plus,
44:58ils sont descendus
44:59plus au sud
44:59à cause de la température
45:01de l'eau,
45:01a priori d'ailleurs,
45:02c'est-à-dire que l'eau
45:02est devenue trop chaude.
45:04Donc,
45:04les grands requins,
45:05notamment les grands requins blancs,
45:06qui sont assez présents en Australie,
45:09sont descendus plus au sud,
45:10vers Sydney,
45:10mais plongés de nuit
45:11sur la grande barrière
45:12de corail en Australie.
45:13Ça devait être fou,
45:14incroyable.
45:15Ça,
45:16c'était quelque chose
45:16avec des caranques pélagiques
45:19de 90-100 kilos.
45:21C'est quoi ?
45:21C'est des caranques,
45:22des poissons énormes
45:23qui passaient à 50 km heure
45:25devant moi,
45:26devant ma lampe,
45:26pour chasser des poissons
45:27dans le récif.
45:29Ça,
45:29c'était quelque chose.
45:30C'est magique.
45:31Des petits requins de récif
45:32qui chassent.
45:35La nuit sur le récif,
45:36c'est très impressionnant.
45:37Là,
45:37on était en bouteille,
45:38pour le coup.
45:39En Thaïlande,
45:40ce qui m'a marqué,
45:40c'est la pollution.
45:42Vraiment,
45:42là,
45:42j'ai été scotché
45:43par la pollution.
45:45C'est terrible en Thaïlande.
45:47Le surtourisme
45:48est en train de détruire
45:49complètement le sud
45:50de la Thaïlande.
45:52Et je ne sais pas
45:53où ça va aller,
45:54mais à un moment donné,
45:55ce sera plus exploitable
45:56et tout va s'écrouler.
45:57Enfin,
45:58c'est terrible.
46:00Un autre truc
46:00qui m'a marqué,
46:02le requin léopard,
46:02magnifique.
46:03On l'a trouvé finalement
46:04au large
46:05dans le golfe de Thaïlande.
46:06C'était très,
46:06très beau.
46:07Un truc qui m'a marqué
46:08quand même,
46:08sur lequel je reviens,
46:09mais qui ne m'a pas trop plu
46:10pour le coup,
46:11c'est une plongée
46:12en pleine mangrove
46:13en Australie.
46:13Ça,
46:14ça m'a vraiment fait flipper.
46:16La mangrove,
46:16c'est une zone végétale
46:21qui fait tampon
46:22entre la terre et la mer.
46:24On a des arbres
46:27spécifiques
46:30qui n'existent
46:31qu'en mangrove
46:32et qui sont spécifiques
46:34à la mangrove
46:34et qui poussent
46:35dans ces zones-là.
46:36Donc,
46:36c'est très racinaire.
46:37Il y a beaucoup de vie.
46:39Et qu'est-ce qui t'a fait flipper ?
46:40Il y a beaucoup de vie,
46:41en fait.
46:41Ah oui,
46:42donc les petits bêtes.
46:43Voilà.
46:44C'est bien le côté,
46:46il y a beaucoup de vie.
46:47En fait,
46:48c'est une eau très chargée,
46:51donc on ne voit rien.
46:52Ah ouais,
46:52ça va être bizarre.
46:52Je ne voyais pas ma main
46:54en tendant ma main.
46:55Et on était dans une zone
46:57au large de la côte australienne,
46:59sur une île au large
47:00de la côte australienne.
47:02Et il y avait beaucoup
47:03de choses dans l'eau.
47:04Je le savais
47:05parce qu'on était sur le bateau
47:06avant que j'aille dans l'eau.
47:07Et je voyais des ailes rondes sortir.
47:09Oh là là,
47:10ah oui.
47:10Je voyais des gros poissons
47:12sauter,
47:13ce qui veut dire
47:13qu'ils étaient chassés
47:14par d'autres poissons
47:15encore plus gros.
47:15Bien sûr.
47:16Je voyais plein de choses
47:17bouger à la surface.
47:18Et je sais qu'il y a
47:20beaucoup de chasse,
47:21il y a beaucoup de vie
47:22dans les mangroves.
47:23Et donc,
47:24je n'étais pas très rassuré.
47:26Le staff,
47:27l'équipe avait besoin
47:28de faire des plans de moi
47:29au drone
47:30nageant près de la mangrove.
47:32Donc,
47:32il me poussait à y aller
47:33et puis il me chambrait
47:34parce que j'avais peur,
47:35etc.
47:37Et donc,
47:37j'y suis allé à contre-coeur.
47:39Le capitaine du bateau
47:40me disant
47:41« It should be okay ».
47:42« It should be okay ».
47:43Alors,
47:44ça devrait aller.
47:45Merci pour le conditionnel.
47:47Kevin Sempé,
47:48Jimmy Golas
47:49qui rit à belles dents
47:53en se fichant de moi.
47:55Moi,
47:55je me mets dans l'eau,
47:56évidemment,
47:57les mains
47:58comme ça
47:58à nager
48:00juste les minutes
48:01qu'il faut
48:02pour faire les plans
48:02au drone
48:03et pas plus.
48:04Je remonte sur le bateau
48:05et le lendemain,
48:06on rencontre des scientifiques
48:07sur l'île
48:08qui m'apprennent
48:09qu'effectivement,
48:10c'est une zone
48:10de reproduction,
48:11pas une zone de reproduction,
48:12mais une zone
48:13où les femelles
48:14requins tigres
48:14viennent mettre bas
48:16et où il peut potentiellement
48:18y avoir des crocodiles
48:18de passage.
48:19J'y retournerai pas
48:20en mangrove.
48:20Non,
48:21non,
48:21je te comprends.
48:22Voilà.
48:23Je me souviens,
48:24je me suis fait attaquer
48:25par un petit requin
48:26en Australie,
48:27c'est la première fois.
48:29Je me suis fait attaquer
48:29alors,
48:30c'était vraiment un juvénile
48:30donc grand comme ça,
48:31donc ça va,
48:32mais ils étaient attirés
48:33par le blanc de mon tuba
48:35et de mon masque.
48:36J'ai un masque blanc
48:37et un tuba blanc.
48:38Il y avait beaucoup
48:39de poissons autour de moi
48:40et les petits requins
48:41étaient là
48:41et ils chassaient.
48:42C'était proche du bord,
48:43on était à 10 mètres du bord
48:44et c'était vraiment
48:45des juvéniles,
48:46des tout petits
48:46comme ça bébés.
48:47et ils sont venus
48:48essayer de niaquer mon tuba
48:49deux,
48:50trois fois
48:51et donc il a fallu
48:52que je sorte de l'eau
48:53pour ne pas me faire
48:53arracher la lèvre.
48:54On arrive à la fin
48:55de cette émission,
48:56on termine toujours
48:57avec un petit conseil
48:58au vu de tout ce qu'on s'est dit,
49:00de ta carrière,
49:02de tes prouesses,
49:03de ces limites
49:04que tu arrives
49:04à dépasser,
49:06à repousser.
49:06Qu'est-ce que tu as envie
49:07de conseiller aux gens
49:07qui nous regardent
49:08et qui nous écoutent ?
49:10Commencez petitement,
49:11apprenez à sortir
49:12de votre zone de confort,
49:15n'ayez pas peur
49:16de le faire.
49:16Aujourd'hui,
49:17tout nous pousse
49:18à rester dans notre zone
49:18de confort.
49:19C'est insupportable
49:21et moi-même,
49:22j'en suis victime.
49:22Je veux dire,
49:23je l'admets complètement.
49:26Mais c'est terrible,
49:27tout nous pousse
49:27à rester dans notre zone
49:28de confort.
49:30C'est le monde
49:31dans lequel on vit
49:32nous vend en permanence
49:33de la sécurité
49:34et du confort accessible
49:35dans toutes les circonstances,
49:37quoi qu'il arrive
49:37dans notre vie personnelle,
49:38professionnelle,
49:39les activités,
49:40les loisirs,
49:41le sport, etc.
49:42On doit être en permanence
49:43dans le confort.
49:45Le confort,
49:45c'est quelque chose
49:46qui nous envahit complètement.
49:47C'est pour ça
49:48que c'est très difficile
49:50à un moment donné
49:50de dire,
49:50attendez,
49:53je mets sur pause
49:54avec la télécommande
49:55et je vais essayer
49:56de me challenger
49:57un peu sur un truc
49:58où je sors
49:59un peu de ce système-là.
50:00Déjà,
50:00il y a quelque chose
50:01symboliquement
50:01qui est,
50:02je trouve,
50:02assez fort.
50:03et en plus de ça,
50:05c'est un entraînement
50:07qui permet,
50:08je crois,
50:08de se réaliser
50:11justement en tant
50:12qu'entrepreneur
50:12et de faire face
50:13un petit peu
50:14à la peur associée
50:15aux risques.
50:15Je crois que c'est important
50:16si en tout cas,
50:17on choisit
50:17d'aller dans cette direction.
50:20Merci pour ce joli conseil.
50:21C'est vrai que sortir
50:21de la zone de confort,
50:22c'est un joli conseil.
50:23Il y a ce mot
50:24que tu cites souvent,
50:25entreprenant,
50:25c'est-à-dire entreprendre,
50:27aller de l'avant,
50:28pas forcément être entrepreneur,
50:30mais entreprendre dans la vie.
50:31Et ça,
50:32je trouve que c'est
50:32un très beau conseil,
50:34c'est un joli mot de la fin,
50:35être entreprenant.
50:37Merci à toi,
50:38Arthur Guérin-Bouhéry,
50:39t'es atmeiste,
50:40champion du monde,
50:41le français le plus titré
50:42de ta discipline.
50:44Encore,
50:44je crois,
50:45il faudrait le vérifier.
50:46Bon,
50:46écoute,
50:46en tout cas,
50:47tu sais faire des trucs
50:48qu'on ne sait pas faire
50:49et c'est extraordinaire.
50:50Tu nous as vraiment parlé
50:51aussi du mental
50:52et ça,
50:53c'était hyper,
50:54hyper intéressant
50:55parce que je trouve
50:55qu'il y a une vraie
50:57transposition
50:57dans la vie
50:58de tous les jours.
51:00Merci à toi.
51:00Merci à toi.
51:01pour ta confiance
51:02et Tous Wander,
51:03c'est tous les mardis.
51:04On se retrouve
51:05la semaine prochaine.
51:05Salut.
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