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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 29 mai, Christopher Dembik a reçu Claudia Panseri, directrice des investissements chez UBS Wealth Management France, dans l'émission Tout pour investir, la masterclass, sur BFM Business. Retrouvez l'émission tous les vendredis à 11h.

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Transcription
00:00Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
00:05Avec Claudia Pansiri, vous êtes directrice des investissements chez UBS Wealth Management,
00:09ravi de vous accueillir en plateau.
00:11Je voulais qu'on ait une thématique un peu plus marché,
00:13puisqu'on l'a vu, du côté américain ça se porte plutôt très très bien,
00:17du côté notamment français, puisque beaucoup de nos auditeurs, téléspectateurs,
00:20sont quand même positionnés sur le 440, on voit que c'est un peu plus compliqué.
00:24J'ai envie de vous poser une question assez directe, qui est très vaste malheureusement,
00:28mais qui est très directe. Finalement, à la fin, du point du boursier,
00:31on a toujours l'impression que c'est les Américains qui s'en sortent bien,
00:33en tout cas sur les dernières années.
00:36Bonjour. Je dirais les Américains et cette fois-ci, aussi des autres pays émergents.
00:41Quand on regarde la performance depuis le début de l'année,
00:44on est quand même surpris de la performance du marché coréen et du marché taïwanais.
00:48Même l'Amérique latine qui résiste bien.
00:50Exactement. Le sujet pour l'Asie, je dirais plus particulièrement l'Asie,
00:54mais même le Japon performe particulièrement bien, c'est le secteur technologique.
00:58Donc, le gap, malheureusement, des performances entre les États-Unis,
01:03les pays émergents, certains pays émergents et l'Europe,
01:06c'est l'absence des grandes valeurs technologiques
01:08qui, malheureusement, pèsent sur les performances des indices.
01:12Aujourd'hui, on le voit, notamment en termes d'allocations,
01:15c'est vrai que tous les investisseurs sont un peu exposés à la tech,
01:18il y a plusieurs segments, ça s'appelle les infrastructures,
01:20semi-conducteurs, etc.
01:23Est-ce que vous avez, je ne sais pas si chez UBS,
01:25là vous allez me le dire,
01:26mais l'année dernière, il y avait cette thématique de renaissance européenne.
01:29Est-ce que vous croyez une renaissance européenne, en tout cas boursière ?
01:32Alors certes, il y a des belles sociétés,
01:34il y a quelques secteurs qui s'en sortent bien,
01:36la bourse suisse s'en sort pas trop mal, par exemple,
01:39mais malgré tout, quand même, en termes de performance,
01:41vous l'avez rappelé, ça se joue dans le reste du monde.
01:43Oui, alors je pense qu'il y a un tout petit peu de renaissance européenne.
01:48On a souvent l'habitude de regarder les indices,
01:51et pas forcément regarder les valeurs.
01:54Effectivement, quand on regarde l'indice européen,
01:57ou même quand on regarde, par exemple, l'indice français,
02:00ce qui pèse sur la performance, c'est les valeurs de consommation, malheureusement.
02:04Valeurs de consommation, qu'ils ont tiré les indices pendant quelques années,
02:07mais aujourd'hui, on se retrouve en Europe face à un conflit,
02:10avec un prix de l'énergie qui monte, une dépendance énergétique,
02:14une banque centrale qui va peut-être remonter les taux,
02:16et forcément, les investisseurs sont inquiets vis-à-vis de cette remontée des taux,
02:21d'une condition macroéconomique qui n'est pas la plus brillante,
02:25sur la consommation et donc sur les valeurs de consommation.
02:27Mais quand on regarde l'État, il y a des pépites aussi en Europe,
02:31on a des valeurs du secteur technologique qui performent très bien,
02:34les sémiconducteurs en Europe, que ce soit SML ou SDM, se portent très bien.
02:38Donc malheureusement, certaines de ces valeurs ne sont pas suffisamment grosses dans les indices
02:43pour tirer vers le haut, au contraire des États-Unis, par exemple,
02:47où on a des valeurs comme Nvidia, ou même des valeurs qui ne sont pas forcément liées au secteur technologique,
02:54qui ont le point plus important dans l'indice,
02:57et donc attirent vers le haut la performance.
02:59Donc c'est la composition indicielle, je dirais, qui fait toute la différence.
03:03Donc quand on est, disons qu'on se passe à l'égard de nos téléspectateurs,
03:07on va dire plutôt à un client particulier, un client final,
03:10et d'ailleurs vous en rencontrez dans vos fonctions,
03:13qu'est-ce que vous lui conseillez du stock picking ?
03:15Parce que c'est compliqué.
03:16En général, souvent les grandes institutions présentent des fonds, des fonds actions,
03:20mais si on veut être positionné sur l'Europe,
03:22on se rend compte que c'est un tout petit peu compliqué,
03:24et que beaucoup de fonds aussi sous-performent souvent leurs indices du côté européen.
03:28C'est une excellente question.
03:30Sur l'Europe, comme sur certains pays émergents,
03:35le choix des valeurs est vraiment prédominant.
03:38Je sais que depuis maintenant quelques années,
03:42la gestion passive performe extrêmement bien,
03:45a dépassé même la gestion active aux Etats-Unis,
03:48en termes des milliards investis.
03:49Je crois qu'on a 60% de mémoire.
03:51Voilà, c'est qu'en 7% ?
03:52Donc on voit effectivement qu'aujourd'hui,
03:54il y a cette volonté d'aller sur le passif,
03:57parce que les indices représentent le momentum du marché.
04:00Donc dans les indices,
04:01on retrouve les plus grosses capitalisations boursières.
04:04On parlait avant d'Emac 7.
04:06Aujourd'hui, on parle des valeurs d'intelligence artificielle 7.
04:11Donc il y a des autres valeurs qui sont liées à la chaîne
04:13de l'intelligence artificielle.
04:16Donc là, on a effectivement une gestion passive
04:19qui reflète à la performance des marchés.
04:21En Europe, aujourd'hui, si vous achetez un indice,
04:24vous allez faire moins bien que la gestion active.
04:27Parce que la gestion active va pouvoir chercher aussi
04:30des mid-cap ou des small-cap
04:32qui sont liés aux investissements des Etats.
04:34Je fais l'exemple.
04:35L'année dernière, on était tous avec un enthousiasme
04:39sur le secteur de la défense.
04:40Et ce n'est pas les plus grosses valeurs au sein de la défense
04:43qui ont performé le mieux.
04:45Donc si vous avez une gestion passive,
04:47vous allez avoir de l'exposition à Airbus qui performe bien,
04:50mais pas, par exemple, comme des autres valeurs,
04:53un rail métal qui sont plus petites de l'indice.
04:55Donc la gestion active aide vraiment à complémenter, je dirais,
05:00la gestion passive qui fonctionne plutôt bien aux Etats-Unis,
05:04mais en dehors des Etats-Unis, ne fonctionne pas aussi bien.
05:06Oui, je rejoins votre point qui est très intéressant
05:09parce que moi, je regarde très peu les small-cap,
05:12mais j'ai regardé quand même ces derniers temps,
05:14d'habitude, je suis plutôt sur les large-cap.
05:15Mais si on regarde même le cap small qui surperforme le 4,40,
05:18quand on regarde dans le détail, effectivement,
05:20et c'est là où la gestion active est intéressante,
05:22vous avez deux secteurs et donc des entreprises derrière cela.
05:25Bon, les biotech, on connaît, c'est spécifique, etc.
05:28Mais vous avez effectivement des valeurs de la défense
05:30qui sont moins grosses et qui ont très bien performé
05:32et qui, en tout cas, depuis le début de l'année,
05:35continuent de tirer l'indice.
05:36Donc ça, c'est intéressant, effectivement, pour les spectateurs,
05:38sans rappeler qu'il faut reconnaître,
05:40beaucoup de clients particuliers vont aujourd'hui vers les ETF,
05:43mais aussi la gestion active peut être intéressante, justement,
05:45pour trouver ces opportunités.
05:47Si on va du côté américain,
05:48du côté américain, et ça peut valoir aussi pour la Corée du Sud,
05:52on voit quand même une grosse concentration de la performance.
05:55Avant notre émission, je regardais,
05:56vous avez deux secteurs d'activité,
05:58un, sans surprise, les valeurs technologiques,
06:00et l'autre, l'immobilier,
06:01qui sont peu ou prou proches de leur point haut.
06:03Alors ça dépendra, si on regarde sur 12 semaines, 36 semaines,
06:06mais bon, en tout cas, on voit qu'il y a un engouement.
06:08Il y a cette concentration, on la voit très bien du côté aussi Corée du Sud.
06:13Est-ce que c'est un risque ou pas pour le marché ?
06:15Moi, j'ai tendance à me dire non,
06:16mais c'est vrai que régulièrement, j'ai des interlocuteurs qui me disent
06:19« Oui, mais c'est quand même compliqué.
06:21Il suffit, par exemple, que l'introduction de SpaceX, ça se passe mal.
06:24Vu la pondération de SpaceX dans les sept magnifiques,
06:28ou en tout cas ce que ça deviendra, ça peut être très compliqué. »
06:32Donc, quelle est votre opinion sur cette concentration de marché ?
06:34La concentration de marché peut être un risque.
06:36Raison pour laquelle, même aux États-Unis,
06:39même si les indices se performent très bien,
06:41nous avons plutôt l'attitude d'utiliser la gestion actif.
06:45Quand aujourd'hui vous êtes sur un indice américain,
06:48vous êtes exposé aux grosses valeurs technologiques
06:51et qui est aux valeurs technologiques aujourd'hui,
06:53parce qu'avant, on avait même certaines valeurs financières.
06:56Elles ont disparu parmi les grosses sept capitalisations.
07:00Donc, en fait, elles sont dans le top 10,
07:01mais plus dans le top 5, par exemple.
07:04Donc, en fait, c'est très important la diversification.
07:06Et même au sein, je dirais, du même segment, je pense,
07:10l'envolée des sémiconducteurs depuis le début de l'année.
07:12Si vous êtes exposé à l'indice des sémiconducteurs, le SOX,
07:17aujourd'hui, vous avez une exposition à AMD, Micron, Nvidia,
07:21toutes les valeurs qui font plus de 200% depuis le début de l'année,
07:24dont les valorisations, forcément, sont plus très attrayantes.
07:29On a des multiples aujourd'hui qui sont très élevés.
07:31Donc, la concentration, c'est un risque.
07:33Il faut toujours avoir cette exposition à l'intelligence artificielle.
07:37Mais si la concentration n'était pas un risque en 2024 et 2025,
07:41parce qu'il y avait des investissements et le momentum était très fort
07:45et la croissance des profits était élevée
07:47et les valorisations restaient encore attrayantes,
07:49en 2026, on a des valorisations qui sont plus indues
07:52dans un marché, je dirais, qui est un peu plus chaotique.
07:55Parce que la différence entre les gagnants et les perdants
07:58va être très importante.
07:59à quelles valeurs, quelles sociétés vont être capables
08:02de dérémunérer les investissements en CAPEX.
08:05Et donc, il y aura sûrement des champions
08:07et ces champions prendront du point de l'indice
08:10dans les années à venir.
08:11Mais surtout, il y aura, parmi les valeurs qui performent aujourd'hui,
08:14aussi des valeurs qui n'arriveront pas à monétiser
08:16complètement les investissements.
08:18Donc, la sélection des valeurs devient encore plus importante.
08:21Et je dirais au-delà du secteur technologique.
08:24Parce qu'aujourd'hui, on est dans un environnement très incertain.
08:28On a un conflit, on parle des négociations,
08:32mais maintenant, on n'a pas de négociations, ça change tous les jours.
08:35On a des banques centrales qui font face à l'envolée de l'inflation
08:38avec des niveaux de valorisation qui ne sont pas attrayants.
08:41Les niveaux de valorisation sont chers aux États-Unis et en Europe.
08:44Donc, la sélection des valeurs va permettre de vérifier
08:47les sociétés qui vont monétiser les investissements,
08:50les sociétés qui ont une croissance des profits,
08:52et donc à justifier la valorisation ou pas.
08:55Et donc, c'est le travail qu'on essaye de faire au quotidien
08:58et qui nous permet, même dans des marchés volatiles,
09:01même dans un environnement d'inflation plus élevé,
09:03d'essayer d'avoir des performances qui sont plutôt correctes.
09:08Du côté, justement, de ces valeurs technologiques américaines,
09:10vous évoquez les éventuels perdants et gagnants.
09:12Est-ce qu'il y a des sociétés chez vous qui vous dites
09:16qu'il y a peut-être un problème à long terme ?
09:18Il y a eu un moment sur Meta, c'était plus l'année dernière,
09:21par la suite, les résultats ont rassuré.
09:23Est-ce que vous avez identifié quelques-uns des grands acteurs
09:25où vous posez des questions ?
09:26Et questions subsidiaires, est-ce que vous êtes positionné sur Tesla ?
09:30Parce que je trouve que c'est toujours compliqué, Tesla.
09:32Alors, en fait, on est positionné sur l'ensemble du secteur technologique
09:37et récemment aussi sur le secteur automobile.
09:40Alors, je dirais, ce qui est très important au sein des valorisations
09:45et de la sélection des valeurs, c'est la croissance des profits.
09:48Aujourd'hui, ce qu'on observe, c'est que certaines valeurs liées au software
09:54vont malheureusement être panélisées sur les marges et donc sur les profits.
09:58On a vu depuis le début de l'année un écart de performance impressionnant
10:03entre les sémiconducteurs d'un côté et puis les softwares de l'autre côté
10:07en disant que l'implémentation de l'intelligence artificielle
10:09va remplacer le travail qui est fait par certaines sociétés de logiciels.
10:14En réalité, il y a certaines sociétés de logiciels qui vont subir une compression des marges,
10:19mais il y a en même temps des sociétés de logiciels qui ont vu une performance
10:23très faible depuis le début de l'année, qui sont impactées négativement par les mauvaises raisons.
10:29Je pense aux grands logiciels aux États-Unis qui se valorisent aujourd'hui
10:34avec des valorisations plutôt de 25 fois, alors que les valorisations étaient à 30, à 32,
10:39avec des marges qui restent à 35%.
10:42Ces valeurs-là, quand on les voit mal performées ou performées, je dirais,
10:48moins bien que les autres sociétés, ce qu'on appelle les pires,
10:54c'est plutôt des opportunités d'achat.
10:55Donc moi, je veux être un peu contrariante à la réponse.
10:58Est-ce qu'il y a aujourd'hui des sociétés qui sont pénalisées
11:01parce que le marché pense qu'il y aura une pression à la baisse sur la marge
11:06et qui représente une bonne opportunité d'achat ?
11:08Après, bien sûr, il y a des perdants, mais le marché fait très vite la différence.
11:13Je pense qu'il faudra encore attendre un tout petit peu
11:16parce que l'implémentation de l'intelligence artificielle aujourd'hui reste encore très contrante.
11:20On a un taux d'utilisation qui reste seulement autour de 10% aux États-Unis.
11:25On a beaucoup d'investissements.
11:26Moi, je serais plutôt là à regarder les valeurs qui ont bien performé
11:29et qui, encore une fois, auront de la difficulté à rémunérer les investissements
11:34et dont la rentabilité sera en baisse dans les 12 mois à venir.
11:36Pour l'instant, nous, on est positionnés sur toute la chaîne des valeurs.
11:40Donc on est positionnés sur les hyperscalers.
11:43On est encore positionnés sur les sémiconducteurs
11:46car il y a beaucoup d'investissements à venir.
11:48Mais on est aussi positionnés sur les valeurs
11:50qui vont bénéficier de l'implémentation
11:52et qui voient leur marge remonter.
11:54Donc le seul marché aujourd'hui qui permet effectivement
11:57d'avoir cette exposition à toute la chaîne des valeurs,
12:00encore une fois, c'est le marché américain,
12:01raison pour laquelle on a un écart de performance
12:05entre les États-Unis et le reste du monde.
12:07Je voyais que sur le marché américain,
12:10c'est lié à cette concentration,
12:11mais il y a aussi des facteurs macroéconomiques,
12:13les valeurs qui sont plutôt liées à la consommation.
12:15En revanche, là, les niveaux de valorisation sont très attrayants.
12:19Mais est-ce que c'est un secteur qui est intéressant ?
12:22Parce que quand on regarde les enquêtes d'opinion
12:23ou même les données brutes aux États-Unis,
12:25on voit quand même qu'il y a un ralentissement de la consommation.
12:27On a cette fameuse économie en cas
12:29dont on parle depuis plusieurs années qui se matérialise bien.
12:32Les indices de confiance chutent lourdement.
12:34Alors, ce n'est pas uniquement américain,
12:35mais c'est un sujet.
12:36Est-ce que les valeurs cotées de la consommation aux États-Unis,
12:40ça peut être un biais d'investissement intéressant ou pas ?
12:43Je pense que oui, parce qu'en fait,
12:46c'est vrai qu'on a un ralentissement du marché du travail.
12:49On a vu hier le PIB, un ralentissement,
12:52légèrement indéçà des prévisions sur le premier trimestre.
12:55On en affiche 1,6% à la place des 2%.
12:58Mais en réalité, on a une politique monétaire,
13:00une politique fiscale qui sont beaucoup plus accommodantes.
13:03Donc, on est très inquiets de la remontée des taux en Europe.
13:07De l'autre côté, on ne l'est pas aux États-Unis.
13:09Même si le marché anticipe une hausse des taux,
13:12on sait très bien que la banque centrale américaine
13:16a un mandat qui a deux objectifs.
13:18Le premier objectif, c'est la stabilité des prix,
13:21donc le contrôle de l'inflation.
13:22Et le deuxième objectif, c'est la stabilité du marché du travail.
13:26Donc, à chaque fois qu'on a eu de l'inflation
13:28avec une flébaisse dans le marché du travail,
13:30la banque centrale est intervenue en réduisant le montant des taux.
13:34Et cela nous incite à dire que dans un environnement
13:37où la croissance va s'affaiblir,
13:39parce que les États-Unis subissent un peu aussi ce conflit,
13:43et ce niveau d'inflation, la banque centrale sera plus réactif.
13:46Et donc, il vaut mieux avoir des valeurs
13:50qui sont exposés, je dirais, en environnement monétaire et fiscal.
13:54Plus un commandant en Europe, malheureusement,
13:57il n'y a pas beaucoup de marge fiscalement.
14:00Et la banque centrale a son objectif, l'inflation.
14:03Donc, même s'il y avait un ralentissement très important,
14:06la banque centrale s'est réaménée à mettre les taux.
14:09– Je vous avoue que je rejoins sur ce sujet
14:11différentiel politique monétaire,
14:12qui est aussi un élément en action.
14:14Juste une dernière question, parce que vous aviez évoqué
14:16en introduction l'Asie, et je voulais rebondir sur ça.
14:19Notamment sur la Corée du Sud,
14:20ça a été un peu le pari de début d'année.
14:23Bien sûr, vous avez déjà mentionné
14:25les deux ou trois sociétés qui sont liées à cette hausse,
14:27forte concentration, bien évidemment.
14:29Mais on le voit, les résultats de ces entreprises,
14:32Samsung notamment, sont importants.
14:34Sur les derniers chiffres en termes d'investissement des étrangers,
14:37on voit qu'on a des flux sortants, grosso modo,
14:39des prises de bénéfices.
14:41Est-ce que la Corée du Sud,
14:42pour notamment des investisseurs plutôt particuliers,
14:45est-ce que finalement l'histoire n'est pas un peu terminée,
14:47à court terme, c'est-à-dire on a eu une forte hausse,
14:49on voit que les investisseurs étrangers sortent,
14:51donc peut-être qu'on a atteint un pic,
14:52en tout cas à l'instant T.
14:54Ou est-ce que vous pensez que ça peut être toujours intéressant
14:56en tant que marché, y compris avec des points d'entrée
14:58qui sont moins attrayants aujourd'hui,
14:59mais en tout cas d'être positionné sur le temps long
15:01sur la Corée du Sud ?
15:02– Alors en fait, c'est comme être positionné
15:04sur la partie des sémiconducteurs, je dirais.
15:07Nous, on est toujours positionné.
15:09On sait que la volatilité va être élevée,
15:11donc c'est en fonction un tout petit peu du profil
15:15des investisseurs, et plus particulièrement
15:18la capacité d'absorber de la volatilité.
15:20Parce que quand vous avez un marché qui fait plus de 90%
15:23et qui peut perdre 10% dans la journée,
15:26c'est vrai que c'est toujours difficile
15:28d'accepter une perte aussi importante.
15:30Donc pour tous ceux qui ont la capacité
15:33à absorber une forte, voire très forte volatilité,
15:37il y a encore de la marge.
15:38Cette marge, forcément, n'est pas aussi importante
15:40parce que la Corée a très bien performé
15:42l'année dernière également, n'est pas aussi importante
15:45par rapport à ce qu'on a vécu.
15:47Si vous voulez vous exposer, je dirais,
15:51à la thématique des sémiconducteurs
15:54de manière plus large, je pense que l'Asie,
15:57hors Japon, est aussi intéressante
15:59parce que du coup, vous avez plus de diversification.
16:02Et ce qu'on dit depuis le début de l'année,
16:04la diversification, c'est la clé de la performance.
16:06Oui, je pense qu'on peut terminer sur ça.
16:08Autant l'année dernière, alors il y avait le débat
16:10sur la renaissance européenne et les années précédentes,
16:12c'était fait uniquement aux États-Unis.
16:14Mais vous l'avez rappelé, je pense que vous serez d'accord
16:15avec mon propos en introduction, c'est-à-dire hors Europe,
16:18il y a des opportunités un peu partout aujourd'hui
16:20pour se positionner avec bien sûr toujours ce biais américain
16:22qui est un peu inévitable.
16:24Donc si on doit répondre à la question initiale,
16:25à la fin quand même, les Américains gagnent toujours en partie.
16:28Très souvent.
16:30Merci beaucoup Claudia Panthéry,
16:32vous êtes directrice des investissements chez UBS Wealth Management.
16:35C'était un plaisir de faire ce panorama complet
16:37en termes d'investissement en couvrant ces différentes zones géographiques.
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