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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.

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Transcription
00:00Nous sommes jeudi, il est quasiment 16h30, bienvenue dans Face à Pierre Lelouch.
00:04Bonjour Pierre Lelouch.
00:06Bonjour Pierre.
00:06Merci d'être avec nous comme tous les jeudis, ancien ministre spécialiste bien sûr des questions internationales,
00:10une demi-heure consacrée à l'actualité internationale décryptée par notre meilleur expert.
00:15On ne va pas perdre de temps parce qu'on a beaucoup de sujets qu'on a vus ensemble
00:18et qu'on va décrypter pour nos téléspectateurs.
00:21Les frappes en Iran, le Moyen-Orient bien sûr, les frappes qui ont repris entre l'Iran et les Etats
00:25-Unis.
00:25Pierre, en dépit de cet accord qui vise à mettre fin à la guerre, qui est entré en vigueur le
00:30mois dernier,
00:31après avoir estimé que les Etats-Unis pourraient frapper fort l'Iran,
00:35Trump menace désormais de détruire les infrastructures civiles du pays.
00:39Donald Trump qui déclare que le protocole d'accord signé le 17 juin avec l'Iran est d'ores et
00:42déjà terminé,
00:43il n'a pas eu de mots assez durs, encore hier depuis Ankara, pour qualifier le régime iranien.
00:47Écoutez-le et on en parle.
00:50Le cessez-le-feu est-il terminé ? Le protocole d'accord est-il mort ?
00:55C'est une question très intéressante.
00:57Pour moi, je pense que c'est fini.
00:58Je ne veux plus avoir affaire à eux.
01:00Ce sont des ordures.
01:01Vous savez ce que sont des ordures ?
01:02Ce sont des ordures.
01:04Ce sont des gens malades.
01:05Ils sont dirigés par des gens malades.
01:07Et ce sont des gens vicieux, violents.
01:09Que faut-il comprendre des derniers développements entre Donald Trump et le régime iranien ?
01:14Il faut comprendre qu'il a signé un très mauvais accord le 17 juin et qu'essentiellement, il est en
01:20train de ruminer sur la défaite stratégique qui a été malheureusement consentie aux Iraniens.
01:28J'ai sorti le point 5 de l'accord du 17 juin.
01:31Le fameux accord en 14 points.
01:33Voilà.
01:34Qu'on avait décrit ici.
01:37Dès la signature du présent accord, dit le point 5, la République islamique mettra tout en œuvre pour assurer le
01:43passage en toute sécurité des navires commerciaux sans frais pendant 60 jours uniquement.
01:50Donc les Américains ont accepté l'idée qu'après, c'est payant.
01:55Un peu plus loin, la République islamique engagera un dialogue avec le sultanat d'Omane afin de définir la future
02:02gestion et les services maritimes dans le détroit d'Hormuz.
02:07Ils ont que l'autre dire conformément aux droits internationaux.
02:09C'est parfaitement interdit.
02:11Mais ça veut dire quoi ?
02:12Ça veut dire que les Iraniens ont fait inscrire dans le document l'idée que les bateaux passaient chez eux,
02:19qu'après 60 jours, qu'ils allaient prélever de l'argent.
02:232, 3 millions, 4 millions par bateau, suivant les bateaux qu'ils laissent ou ne laissent pas passer.
02:28Les Américains ont signé ça.
02:30Et ça veut dire quoi ?
02:31Ça veut dire que les Iraniens disent tous les bateaux, ils longent ma côte et ils commencent à payer.
02:39Et ils ne longent pas l'autre côte au sud, le long de...
02:42Trois bateaux saoudiens, Qatari et autres sont passés le long de la côte Omane.
02:49Et manque de bol, ils ont reçu un missile chacun.
02:52Là-dessus, les Américains s'énervent en disant quoi ? Non, on n'est pas d'accord.
02:57Et donc on en est là.
02:59Évidemment, Trump s'énerve, il dit que ce sont des ordures et tout, sauf qu'il a signé...
03:03C'est une épreuve de force.
03:04Il a signé avec des ordures et que la seule façon de reprendre, d'éviter la privatisation ad vitam aeternal
03:10de cette voie fondamentale,
03:14le quart de l'énergie dont le monde a besoin chaque jour, passe par là.
03:18Donc si on donne ça à l'Iran, c'est comme si on lui donnait une deuxième bombe atomique pour
03:22faire chanter la planète entière.
03:25Donc, Trump a compris qu'il est dans un piège, donc il essaye de taper sur les Iraniens pour qu
03:30'ils changent d'avis.
03:30Mais la vérité, c'est que les Iraniens ne changeront pas d'avis, du moins tant que ce gouvernement est
03:35en place.
03:36Donc, on est dans une épreuve de force longue.
03:39Les négociations vont continuer.
03:41La pression sur le régime va continuer.
03:43Mais ce qui est important de noter, c'est les divisions internes en Iran.
03:46J'allais en parler, mais allez-y.
03:48Tout le monde se réclame du fils de l'ayatollah, Mushtaba Rameneïk.
03:52Alors que les funérailles, et on va proposer ces images aux téléspectateurs,
03:55ces funérailles qui durent depuis plusieurs jours et jusqu'à Téhéran, se terminant aujourd'hui.
04:00Et dans ce cadre-là, en effet, on observe beaucoup de dissensions au sein même du régime iranien.
04:05Alors oui, il y a tous les durs à cuire.
04:07Alors tout le monde se réclame de l'ayatollah, naturellement.
04:09Mais les durs à cuire insultent publiquement les négociateurs.
04:13À la télévision, par exemple, Galibaf, le patron du Parlement, le chef négociateur,
04:19on lui a coupé le sifflet en pleine télévision, alors qu'il expliquait le fameux accord en 14 points.
04:25Dans d'autres cas, on leur souhaite la mort.
04:28En visitant un des lieux saints en Irak, Arachi, le ministre des Affaires étrangères,
04:37s'est vu confronter à des cris morts aux partisans de l'apaisement.
04:42Donc c'est ce style-là.
04:44Il y a une très, très violente opposition entre ceux qui disent, y compris à l'ayatollah,
04:49à supposer qu'ils vivent encore, que l'Iran est à genoux, qu'il y a l'inflation,
04:54il y a des millions de chômeurs, il faut leur donner à manger, il faut les médicaments.
04:58Il y a ceux qui disent ça, et donc ils font un deal avec les Américains.
05:00Et les autres qui disent, mais comment ils ont tué nos leaders textos ?
05:05Je crache sur cette époque où ils tuent nos leaders et nous continuons à parler de paix avec les Etats
05:11-Unis.
05:12Ça, c'est le genre de littérature.
05:14Et tous les soirs, naturellement, les Pazdara organisent des manifestations pour dire ce genre de choses.
05:19Et tous les matins, ils continuent à pendre des gens.
05:21Donc on n'est pas au bout de cette histoire.
05:25Une chose est sûre, c'est que Trump a alimé une mèche épouvantable pour la planète tout entière et qu
05:30'il ne contrôle plus.
05:31Parce que militairement, les Iraniens, ils habitent là.
05:35Le long de la côte nord, il y a plein de grottes, plein d'endroits pour cacher des missiles, des
05:40vedettes rapides et tout.
05:41Donc c'est très simple d'interrompre le trafic.
05:44Et la marine américaine, elle, elle est incapable de tout nettoyer, sauf guerre majeure.
05:50Sauf que les sondages aux Etats-Unis ne sont pas bons pour Trump.
05:54Il va avoir des élections.
05:56Je le vois mal repartir dans une guerre totale comme avec l'Iran aujourd'hui.
06:00C'est-à-dire que Donald Trump et les Etats-Unis se retrouvent dans un rapport de force essentiel, quasi
06:05vital pour la planète,
06:06à l'heure où un accord qui consacre quasiment une victoire iranienne a été entériné.
06:11C'est ça tout le paradoxe.
06:12Il faut savoir qu'on, pour se rendre compte à quel point ces négociations se sont en défaveur des Occidentaux,
06:20d'une manière générale,
06:21c'est que les Etats-Unis, aujourd'hui, donnent des instructions à Israël, notamment pendant ses funérailles, ses jours de
06:26commémoration,
06:27pour ne surtout pas bombarder l'Iran ou les alliés de l'Iran.
06:30On en est là.
06:30Et leur leader, oui.
06:31Il y a eu des épisodes assez ubuesques où ils ont interdit aux avions israéliens d'aller bombarder les négociateurs
06:39iraniens qui allaient au Pakistan
06:41et qui ont dû se poser à Machad, justement la ville où l'ayatollah va être enterrée, et continuer par
06:47la route,
06:48parce que deux avions israéliens étaient rentrés dans l'espace aérien iranien.
06:52On est en train de vivre des choses assez incroyables.
06:56Et une question que le monde entier se pose, Pierre Lelouch et la France, dans tout ça.
07:01Sans ironie aucune, bien sûr.
07:03Eh bien, le président de la République a mobilisé 80% de la marine française,
07:08a essayé de mobiliser l'unique bateau qui marche encore en Angleterre et quelques autres frégates.
07:12Le Charles de Gaulle, quand même, aussi ?
07:13Oui, le porte-avions, avec toute son escorte, les démineurs.
07:18Tout ça est allé faire des ronds dans l'eau devant, mais pas dedans, devant le détroit d'Hormuz,
07:24avec l'idée qu'après un accord, on participerait au nettoyage, au déminage.
07:31Mais la semaine dernière, dans un tweet discret, le président a annoncé que,
07:37compte tenu de l'accord signé entre Américains et Iraniens, qui marche très bien, comme on vient de le dire,
07:44Eh bien, le Charles de Gaulle, elle rentre à Toulon, et on laisse sur place deux démineurs.
07:50Tout ça, c'est une tragique pantalonnade, parce que juste avant, les Iraniens ont dit aux présidents français et aux
07:58Anglais,
08:00« Rentrez chez vous, parce que ça ne vous concerne pas, vous êtes en train d'aggraver la situation, de
08:04compliquer la situation. »
08:06C'est le mot exact.
08:06Donc, on a compliqué la situation, donc on est rentré à la maison.
08:09C'est incroyable, ce qui vient de se passer.
08:13Et ce n'est pas franchement à la hauteur, en tout cas de l'idée que je me fais de
08:16mon pays.
08:17Ça n'adore pas le blason de la diplomatie française et de la géopolitique française.
08:20Mais pour compenser ça, il est allé en Syrie, où il a été le premier à recevoir Al-Shara, l
08:27'ancien patron d'une des branches d'Al-Qaïda.
08:30Un ancien djihadiste, bien sûr.
08:31Un ancien djihadiste, qui a fait venir à l'Elysée, et six mois après, il va en Syrie, où il
08:36y a besoin de 200 milliards pour retaper ce pays.
08:39On n'a pas le premier centime, naturellement, pour les fameux 200 milliards.
08:42Dans un pays qui est en train de verser quand même vers l'islamime, la charia et l'islamime dur,
08:48pour le savoir.
08:49Voilà ce qu'on pouvait dire, en tout cas, sur ce volet du Moyen-Orient et du conflit dans le
08:54Golfe.
08:54Le sommet de l'OTAN, pour poursuivre, qui avait lieu cette semaine.
08:57En effet, il y a des choses à dire.
08:58Ankara en Turquie, sommet en présence de Volodymyr Zelensky, les alliés de Kiev, France en tête,
09:04ont poussé pour que le soutien à l'Ukraine reste une priorité de l'OTAN, que la Russie soit bien
09:08identifiée comme une menace,
09:09même de la part de Donald Trump, qui semble progressivement changer de ton sur le sujet.
09:15Mais je précise qu'il semble, en apparence, changer de ton sur le sujet.
09:20J'appellerais le sommet, le sommet des apparences, et surtout le sommet turc.
09:24Parce qu'en fait, la seule chose qui intéressait Trump dans cette affaire, c'était le Turc.
09:28D'ailleurs, il a dit publiquement, s'ils n'étaient pas en Ankara, je ne serais pas venus.
09:31Il a commencé, c'est très marrant, vous regardez les images.
09:34Il a commencé en arrivant, en disant, moi je ne peux plus de l'OTAN, ils m'ont trahi sur
09:39le Groenland,
09:39ils ne sont pas venus à notre aide dans le Golfe, donc j'en veux à mort.
09:44Bon, très bien.
09:45Il termine le lendemain, conférence de presse du même Trump, il dit, dans cette salle, il y avait une unité
09:51et un amour formidable.
09:53Alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
09:54Pas grand-chose.
09:55C'est-à-dire que les Européens ont dit, on va sortir de l'argent, 70 milliards cette année, 70
10:01milliards l'année prochaine,
10:02d'où on va le trouver ?
10:03C'est un autre débat.
10:04Donc, on va continuer à armer l'Ukraine.
10:06La grande nouvelle qui a été vendue aux médias, c'est que les Américains vont autoriser l'Ukraine à construire
10:13des missiles antimissiles patriotes en Ukraine.
10:16Ça va prendre des années.
10:18Bien sûr, c'est des technologies extrêmement sophistiquées.
10:21Il faut encore convaincre Raytheon et Lockheed Martin de bien vouloir transférer cette technologie.
10:27Bref, effet d'annonce garantie, mais rien de nouveau.
10:30Et puis surtout, rien de nouveau dans le fait que les Américains réduisent leurs volants de force, leurs avions, leurs
10:36sous-marins, etc.
10:38Et tout ça, c'est pour dire que ça va bien.
10:42La vérité, c'est que c'est la Turquie qui est le grand vainqueur de ce sommet, avec une industrie
10:48d'armement qui est de plus en plus visible.
10:49Ce sont des gens qui viennent d'ouvrir une base spatiale en Somalie.
10:53Qui est phénoménale.
10:54Oui, une base spatiale, civile et militaire, construit des missiles distils de 6000 kilomètres de portée, qui exportent des avions
11:03de combat, des chars, des choses comme ça.
11:05Donc les Turcs sont en train de dire aux Européens, d'ailleurs Erdogan l'a dit publiquement, vous avez plus
11:11besoin de la Turquie que la Turquie de l'Europe.
11:13Est-ce qu'on peut le dire comme on vient de l'écrire en bas de l'écran, Pierre ?
11:16La Turquie est une future superpuissance militaire ?
11:20Superpuissance certainement pas, mais une superpuissance régionale.
11:24On voit bien émerger les deux empires renaissants, l'Empire ottoman au nord, l'un de l'autre côté au
11:31sud.
11:31Et ces deux pays vont peser sur l'avenir de la région.
11:35Il y a une chose qu'on n'a pas mentionné pour finir sur le conflit russo-ukrainien, c'est
11:41cette pression quand même qui est ressentie de plus en plus forte sur le maître du Kremlin, sur Vladimir Poutine.
11:46Il y a cet épisode que je voulais mentionner avec vous, avec le président biélorusse, qui est l'allié historique,
11:51peut-être le meilleur allié de Vladimir Poutine,
11:54qui dit clairement, je refuse, malgré la demande de Vladimir Poutine, qui l'a convié pendant deux jours dans sa
12:01dacha, je crois.
12:02Excusez-moi d'envoyer mes soldats sur le champ de bataille avant de vous entendre, regardez la citation exactement d
12:06'Alexandre Loukachenko,
12:07qui est donc le président de la Biélorussie, allié de toujours de Vladimir Poutine.
12:13Personne ne vous enverra dans ce bain de sang, nous n'avons pas besoin de guerre, il est déjà assez
12:21terrible qu'il y ait la guerre en Ukraine, nous misons sur une solution pacifique.
12:24Oui, il a été invité entre guillemets par Poutine qui l'a convoqué à Valdaï dans sa dacha, au retour
12:32il a parlé à ses militaires pour leur dire on ne va pas entrer en guerre,
12:35et de là il a pris un avion pour aller à Pékin pour que les Chinois disent qu'ils veulent
12:39la paix, donc pour désamorcer toute léité de la paix.
12:43Le problème de Poutine c'est que maintenant il est dans un coin, puisque les missiles à longue portée ukrainiens
12:48qui utilisent le ciblage des occidentaux font mouche en Russie,
12:54font beaucoup de mal, y compris dans les stations-service, les Russes commencent à payer le prix de la guerre,
12:59et donc ça le met en difficulté.
13:01Beaucoup de gens pensent qu'il y a un risque d'escalade.
13:04Maintenant que les Ukrainiens ont réussi leur escalade, puisqu'ils se font même inviter au sommet de l'OTAN,
13:09et Trump a dit à Zelensky vous faites un boulot formidable, etc.
13:12Donc l'escalade ukrainienne donne des résultats, mais Poutine sous pression de son opinion publique,
13:19et donc Poutine va devoir faire quelque chose.
13:21Il est intéressant que dans cette configuration, Loukachenko dise moi j'en serai pas.
13:26S'il y a une escalade, je participe pas.
13:28Mais il y a un risque d'escalade.
13:29Il faut qu'il fasse attention à ses arrières quand même le président Loukachenko dans ses prochains jours,
13:34parce qu'on ne se départit pas comme ça de la confiance de Vladimir Poutine.
13:38Je blague à moitié, évidemment, chacun l'aura compris.
13:41Ça fait 40 ans qu'il survit, Loukachenko, il est à l'habitude.
13:45Autre continent ?
13:45Je le connais, il est très marrant.
13:48Loukachenko ?
13:48Oui, je le connais.
13:50Il tient quand même son pays d'une main de fer.
13:52Je rappelle, et sous votre contrôle, que la Biélorussie est peut-être la dernière dictature européenne.
13:56Ah complètement.
13:57On est d'accord.
13:58L'argent public européen, ça intéressera beaucoup les téléspectateurs qui nous regardent.
14:03Va-t-il servir, autre sujet, chacun l'aura compris,
14:06à financer des fermes solaires au Maghreb, au Moyen-Orient ?
14:10L'Union européenne a dévoilé une nouvelle initiative destinée à mobiliser jusqu'à 25 milliards d'euros
14:15dans les énergies renouvelables autour de la Méditerranée.
14:19Décryptage Pierre, vous avez deux minutes.
14:23Ce qu'il faut savoir, c'est que la Commission a inventé un nouveau gadget très intéressant qui s'appelle
14:29l'interconnexion pour le solaire et l'éolien.
14:32D'accord.
14:32Et donc, ils ont retenu 15 projets, dont un gros entre le Danemark et l'Allemagne.
14:37Et donc, c'est un interconnexion pour fabriquer des énergies renouvelables.
14:40Mais là où c'est marrant, c'est qu'ils vont construire des fermes solaires et éoliennes
14:46ou en Algérie et en Tunisie, avec des batteries de stockage, tout ça pour envoyer de l'électricité en Italie.
14:52Donc, l'argent des Européens va servir à faire des fermes éoliennes et solaires dans le Maghreb.
14:59Dans ces 15 projets qui ont été retenus, il n'y en a pas un qui concerne la France, naturellement.
15:04On n'a rien appris du précédent, du gaz russe, de notre dépendance géopolitique.
15:07Tout cela, c'est des choses qui passent au-dessus de la tête de tous les technocrates qui nous...
15:12Ah non, mais de toute façon, tant qu'on ne leur tapera pas sur la tête d'une façon solide,
15:17ils continueront.
15:18L'Union Européenne, c'est comme un rouleau compresseur en coton qui avance lentement.
15:22Il ne sait pas où il va, mais il produit de la norme.
15:25Oui, c'est ça.
15:26Ça a l'air gentil.
15:27Il y a toujours les meilleures explications du monde.
15:28Mais ça fabrique de la norme.
15:30Et au passage, il y a un certain nombre de pays qui sont plus ou moins cocus.
15:34Et dans cette affaire, nous le sommes.
15:35Et il y en a pour 25 milliards d'euros d'argent public européen, dirait l'autre.
15:39La pastille ?
15:40Ah ben la pastille.
15:41Le feuilleton de la semaine.
15:42Alors je l'explique quand même à nos téléspectateurs qui auraient hiberné peut-être ces deux, trois derniers jours.
15:47C'est le feuilleton de ces derniers jours autour de l'équipe de France de football.
15:50Il y a eu ces propos racistes ignobles, proférés à l'encontre des Bleus de Kylian Mbappé,
15:55précisément par l'élu au Sénat paraguayen, Céleste Amarilla.
15:59Eh bien, il ne reste pas là.
16:01Malgré la dénonciation de ses propos par son propre gouvernement, par la FIFA également.
16:05Il y a eu une ouverture d'enquête par le parquet de Paris pour un jour public.
16:08Cette fois-ci, lors d'une séance officielle au Sénat là-bas, donc au Paraguay.
16:11Elle a de nouveau mis le sujet sur la table, allant jusqu'à insulter vertement le capitaine de l'équipe
16:15de France.
16:16Écoutez le commentaire de Pierre juste après.
16:22Alors qu'est-ce qui nous a mis en colère ?
16:24C'est quand notre gardien Orlando Gilles, un gamin qui participait sûrement pour la première fois à une Coupe du
16:29Monde,
16:29sûrement pour la première fois et qui jouait devant le monde entier,
16:32lui a tendu la main avec toute l'humilité d'un Paraguayen.
16:41Et que ce fils de p*** a refusé de lui serrer la main et lui a crié dessus.
16:45Ce n'est pas un Français. Un Français n'aurait jamais fait ça. Jamais.
16:54Ce feuilleton prend une tournure absolument improbable.
16:57Et des images qu'on va voir de l'effigie de Mbappé brûlée au Paraguay, ça devient une affaire d
17:01'Etat.
17:01Ah oui, mais ce n'est pas la première fois. Ils ont fait des guerres de football en Amérique du
17:05Sud.
17:05Ils sont capables de tout. Ils sont très chauds.
17:07Oui, ils ont le sens chaud.
17:10Et cette dame est surtout très raciste.
17:11Il y a eu une guerre de foot en Amérique centrale.
17:14Donc là, ils ont brûlé Mbappé en effigie avec feu d'artifice à la clé.
17:19On est chez les fous.
17:21Si le football est devenu ça, il y a de quoi s'inquiéter.
17:24Franchement, moi je ne trouve pas ça drôle. Je trouve ça affligeant.
17:30Mais dans certains pays, ça peut avoir ça comme conséquence.
17:34Et encore une fois, aller jusqu'à la guerre militaire.
17:38Vous avez entendu qu'elle affirme qu'Il y a Mbappé pour être extradé vers le Paraguay.
17:43Alors tout ça ne repose sur aucune base légale.
17:45Je rappelle, la France n'extrate pas ses ressortices en mai.
17:48Il y a même une chaîne de télé où l'on voit un journaliste sportif paraguayen,
17:51malheureusement, ne pas ses images pour des raisons inter-télé, etc.
17:56Mais alors lui, il est absolument déchaîné.
17:59Mais il traite tout le monde de tous les noms, y compris le Président de la République.
18:04Le pauvre, pour une fois, il y est pour rien.
18:07Mais c'est juste consternant.
18:09Ça fait deux fois qu'on les élimine en huitième de finale de Coupe du Monde.
18:12Donc forcément, ils ont mauvais à ce que vous voulez.
18:13Mais là, elle a dépassé les bornes.
18:14Il y a des sagouins, là, quand même.
18:15N'est-ce pas ?
18:16Ce n'était pas du foot.
18:18C'était des règlements de compte de racailles.
18:20C'était notre dernière de la saison, Pierre.
18:22Un plaisir et bravo parce que vos audiences, chaque jeudi, grimpent.
18:26Et les téléspectateurs sont férus de vos analyses géopolitiques.
18:30Donc j'espère vous retrouver très, très vite.
18:31Bonnes vacances à vous, Pierre.
18:32Merci.
18:33S'il n'y a pas de guerre au mois d'août.
18:34Oui.
18:35Le mois d'août, c'est la saison des guerres.
18:36Et j'aime passer tout.
18:37Dès qu'on arrive au mois d'août, moi, je suis assez tendue.
18:39Eh bien, on croise les doigts pour que ça se passe bien.
18:41Merci de nous avoir suivis.
18:42C'est la fin de ce 120 minutes infos.
18:44Je vous souhaite un bel été.
18:45Je vous retrouverai début août.
18:46Mais l'info se poursuit, bien sûr, avec ou sans moi, sur l'antenne de CNews.
18:50Punchline arrive dans un instant.
18:52Très bonne soirée sur nos antennes.
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