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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.

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Transcription
00:0016h30 pour décrypter l'actualité internationale, ancien mini spécialiste politique international.
00:06On a une vingtaine de minutes ensemble pour passer en revue, analyser, décrypter ce qui compte sur la planète selon
00:12vous.
00:13Évidemment qu'on va commencer par les dernières informations venues du Proche et Moyen-Orient.
00:17L'Iran, Pierre, qui dit examiner une nouvelle proposition des Etats-Unis dans le cadre de la visite à Téhéran
00:22du ministre Pakistan et de l'Intérieur,
00:24dont le pays, rappelons-le, est médiateur, le négociateur iranien, accuse de son côté les Etats-Unis de vouloir déclencher
00:30une nouvelle guerre contre son pays.
00:32Que faut-il comprendre ? Où en est-on en termes de discussion entre l'Iran et les Etats-Unis
00:36? Pierre Lelouch.
00:38Sur la discussion, moi je reste extrêmement sceptique, à moins que Trump accepte d'avaler son chapeau.
00:45Les choses sont allées très très loin.
00:47Il avait lui-même, rappelez-vous, il s'était retiré d'un accord en 2015 qui était relativement convenable sur
00:54le nucléaire.
00:55Là, il risque de ne pas avoir grand-chose.
00:56Non, ce qui se passe, c'est que pendant qu'on occupe les médias avec cette histoire de négociation,
01:02avec un Trump qui change de position toutes les demi-heures,
01:06les choses évoluent et elles n'évoluent pas dans le bon sens.
01:09D'abord, vous avez la création, par les Iraniens, d'un organisme qui s'appelle le Persian Gulf Straight Administration,
01:26je vais y arriver, l'administration du détroit d'Hormuz.
01:30C'est fait non pas par les soldats et les passes d'Aran,
01:34c'est fait par le ministère de l'économie et des avocats et des juristes.
01:39Ça sert à dire que c'est à eux et qu'au fond, ils proposent un système assurantiel aux navires.
01:48Donc vous pouvez entrer et sortir, mais en achetant une assurance, une forme de raquette.
01:53C'est exactement une raquette comme à Naples ou à Sicile.
01:55Une privatisation du détroit.
01:56Oui, c'est-à-dire que tu veux ouvrir, tu payes.
01:58Alors, ce n'est pas un blocus, c'est un raquette qui s'appelle une assurance pour les bateaux.
02:05Si vous passez devant chez moi, vous payez votre code part, vous sortirez indemne et dans l'autre sens aussi.
02:12Sinon, on ne garantit pas votre sécurité.
02:14C'est comme dans le parrain.
02:16Donc ils ont trouvé ce truc assez astucieux, je dois dire.
02:19Pendant ce temps-là, les choses graves en ce moment sont en train d'arriver.
02:22C'est-à-dire que si vous écoutez les patrons de l'AIE ou le patron de BP qui vient
02:26de s'exprimer hier dans le Financial Times,
02:29ils sont en train de dire qu'on est à la fin du début.
02:33Le début, c'était quand on mange nos stocks.
02:36On avait des stocks d'hélium, des stocks d'engrais, des stocks de pétrole et de gaz.
02:40Là, on rentre dans la phase où il n'y a plus de stock.
02:43Autrement dit, il y a 25% en moins de gaz et de pétrole, d'engrais, d'hélium, tout le
02:49reste.
02:49Donc on rentre dans une phase de pénurie.
02:52J'attends avec intérêt ce que va dire M. Lecornu tout à l'heure.
02:55Parce que la seule façon de survivre quand il vous manque 25% de quelque chose sur un marché,
03:01c'est naturellement de tuer la demande.
03:03Et comment est-ce qu'on tue la demande ?
03:04En augmentant les prix et en rationnant.
03:07Donc on va tout droit, si ça continue.
03:09Donc on a tenu trois mois sur les stocks.
03:12Maintenant, on est à la fin du début.
03:13On rentre dans une phase où il y a 25% en moins.
03:17Et là, on va droit vers des choses extrêmement rudes.
03:21Et pour un gouvernement totalement désargenté comme le nôtre,
03:25ça va être très compliqué.
03:26Parce qu'on va rentrer dans des choix.
03:29Il va falloir, ce qu'ils ont toujours refusé de faire jusqu'à présent,
03:32c'est faire des économies.
03:33Rappelez-vous, quand il a présenté son fameux budget dont il est si fier,
03:38il fallait faire 40 milliards d'économies.
03:41On a fait 58 milliards d'impôts en plus.
03:44Donc là, je ne sais pas comment ils vont faire.
03:46Je vais écouter ça avec beaucoup d'intérêt.
03:47Mais on rentre dans la phase la plus dure de cette affaire.
03:50Et ce sera à 17h sur CNews.
03:52Une information que vous vouliez également décrypter.
03:55Une information publiée par le New York Times.
03:58Cette semaine, Israël et les Etats-Unis auraient élaboré un plan
04:01visant à replacer l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir en Iran
04:06après avoir éliminé la majeure partie des dirigeants actuels.
04:10Il aurait coopéré avec les Israéliens et les Américains.
04:13Pourtant, longtemps, il a été considéré comme l'ennemi juré d'Israël et des Etats-Unis.
04:18Alors, il aurait coopéré, on n'en sait rien.
04:20On n'en sait rien.
04:20Le conseil, c'est qu'il a été président en 2005-2013,
04:24qu'il a essayé de se représenter en 2017-2021 et 2024.
04:28Et à chaque fois, le Conseil des gardiens l'a blackboulé.
04:31parce qu'on a considéré qu'il n'était pas sûr.
04:33Une des raisons pour lesquelles on ne l'aime pas,
04:35c'est qu'il a dénoncé la corruption du régime qui est omniprésente à Téhéran.
04:40Ils sont tous très, très corrompus.
04:42Et lui, c'est impur, dit-il.
04:44Donc, qu'est-ce qu'il a fait ?
04:45Il a commencé par donner une interview au New York Times
04:47pour dire que le président Trump, c'était un homme d'action.
04:50Et ensuite, il s'est invité dans deux endroits assez proches des Américains,
04:55le Guatemala et la Hongrie d'Orban.
04:58Bon, et du coup, ça a fait beaucoup remuer.
05:03Puis après, il y a eu la guerre.
05:05Pendant la guerre, le jour où Khamenei et sa famille sont détruits,
05:11qu'est-ce qui se passe pour lui ?
05:13La casemate où il y avait les gardiens,
05:14parce qu'il était en résidence, surveillé après tout ça.
05:17Donc, il était considéré comme un suspect.
05:19On a mis des gardiens devant la révolution.
05:22Devant sa résidence.
05:22C'est-à-dire devant chez lui.
05:24La casemate a été détruite.
05:26Pas sa maison.
05:27Lui, il a été un peu blessé.
05:28Mais depuis, on ne sait pas où il est.
05:30Donc, on reconstruit.
05:33Il y a des fuites de partout aux Etats-Unis et Israël
05:35qui disent que la grande idée,
05:37qui ressemble un peu à une idée de pied-niquelé entre nous,
05:39c'était de mettre un ultra dur
05:41qui avait dit qu'il n'y avait jamais eu de Holocauste,
05:43qu'il fallait détruire l'Etat d'Israël,
05:45de le mettre à la tête de l'Iran
05:47sur le modèle de ce qu'ils ont fait,
05:49les Américains, au Venezuela, avec Maduro.
05:51On enlève Maduro et on met sa numéro 2.
05:54Là, il pensait faire un deal avec le suivant.
05:56Il n'y a plus de suivant non plus.
05:58Autre sujet que vous vouliez évoquer,
06:00on va quitter le conflit au Moyen-Orient
06:02pour s'intéresser à ce qui se passe chez nous en Europe.
06:04Et cette idée qui monte depuis des mois,
06:06quelques années, depuis le début de la guerre,
06:08d'ailleurs, entre la Russie et l'Ukraine,
06:10la course au réarmement militaire
06:12qui est souvent évoquée,
06:14engagée par bon nombre de nations.
06:16Alors, trois pays concentrent la moitié de l'armement mondial.
06:19On les connaît, les Etats-Unis, loin devant, la Chine,
06:22puis la Russie, qui est quatrième, c'est l'Allemagne,
06:25dont les dépenses militaires, je cite,
06:28ont grimpé d'un quart en 2025,
06:31114 milliards de dollars.
06:33Rendons-nous compte, la France, elle, affiche 68 milliards.
06:38Oui, alors ça, j'ai voulu que nos téléspectateurs
06:41voient ce diagramme, parce qu'il est extrêmement parlant.
06:44On part d'une situation où on était à peu près
06:46dans les mêmes eaux,
06:48sachant qu'ils n'avaient quasiment pas d'armée,
06:51tandis que nous, on avait l'armée d'intervention plus,
06:53le nucléaire, il coûte très cher.
06:54Et là, on va entrer dans une galactique
06:57où ils vont avoir très rapidement
06:58le double du budget de défense de la France.
07:00Voilà.
07:01Et comme a dit Merz,
07:02ils auront la première armée conventionnelle en Europe.
07:05C'est-à-dire que l'Allemagne va devenir,
07:07dans les dix ans, la première puissance militaire européenne ?
07:09Oui.
07:09Peut-être même avant, d'ailleurs.
07:11Parce qu'ils ont relancé l'affaire de façon très très...
07:14La dissuasion nucléaire ne nous permet pas
07:17de revendiquer cette...
07:19Bah écoutez, tout ce qu'on a vu...
07:20Cette position, quoi qu'il arrive ?
07:21Tout ce qu'on a vu dans les guerres récentes,
07:23c'est que les armes nucléaires, on ne les emploie pas, certes.
07:25Qu'est-ce qu'on emploie ?
07:26On emploie des missiles à longue portée
07:27qu'il faudrait construire.
07:28Il serait temps de les construire.
07:30On ne l'a toujours pas fait.
07:32Donc là, ce qu'on voit, c'est que la séniorité...
07:35La seule chose qui nous restait, nous, par rapport aux Allemands,
07:37puisqu'on a décroché sur le plan économique,
07:39c'était la séniorité militaire et nucléaire.
07:42Là, le choc de l'Ukraine était tel
07:44que les Allemands ont décidé de reconstruire une armée,
07:47et ils l'ont dit ouvertement.
07:48Et donc, ils font ce qu'il faudrait qu'on fasse,
07:50c'est-à-dire qu'on mette au moins 100 milliards par an,
07:53pendant dix ans.
07:55Eux, ils vont mettre même plus que ça.
07:57Pour remonter l'armée.
07:58Mais il faut une deuxième chose qui est extrêmement importante,
08:01parce que je me suis occupé de ce dossier-là en vain en France.
08:04Ils mettent 10 milliards pour la défense civile,
08:07c'est-à-dire la protection des populations.
08:09C'est ça que je voulais aborder.
08:10Un vrai programme de défense civile.
08:12Vous avez vu ce qui s'est passé en Israël.
08:13Les gens sont protégés.
08:14Il y a des blessés et des morts, mais bon,
08:17c'est rien par rapport à...
08:17Les fameux abris, les bunkers, c'est de ça dont on parle.
08:20Et on a ça en Finlande, on a ça en Suisse,
08:23on avait un peu de ça en Allemagne.
08:26La Finlande a une religion.
08:28Les gens sont protégés.
08:30En France, parce qu'on a longtemps cru aux dieux nucléaires,
08:35la guerre n'est pas possible.
08:36Si jamais il y a une guerre, tout le monde explose, tout le monde meurt.
08:38On a délibérément fait l'impasse sur cet aspect des choses
08:43que moi je considère comme très important.
08:45Et d'ailleurs, toutes ces guerres le montrent.
08:46On tape sur les populations avec des missiles à longue portée.
08:50Conventionnel, les gens meurent.
08:51Et donc il faut penser à les défendre.
08:53C'est une question qui est rarement entrée dans le débat public.
08:55Elle est complètement fermée.
08:56J'ai été président d'une association qui s'occupe de ça,
09:00qui est dirigée par un gars très bien qui s'appelle Christian Soumat.
09:04Je n'ai eu aucun rendez-vous avec quiconque,
09:07ancien ministre, etc.
09:08Ça n'intéresse personne.
09:10Le seul qui m'a reçu, c'était le président du Sénat.
09:12Et ça, c'était fini.
09:14Personne ne s'en est occupé.
09:16Autrement dit, les populations en France sont totalement vulnérables.
09:20Et ça, ce n'est pas bien.
09:21Parce que la guerre, elle n'est pas théoriquement le nucléaire, tout ou rien, etc.
09:26On risque d'avoir des...
09:27On a eu des attaques aussi conventionnelles.
09:30Il faut qu'un gouvernement digne de ce nom s'occupe de la protection des populations.
09:34Autre sujet, Pierre.
09:36On reste en Europe.
09:37L'Europe qui estime que le temps est venu de reprendre le dialogue avec Vladimir Poutine.
09:43Les dirigeants des 27 jugent que Angela Merkel, Mario Draghi, pourquoi pas,
09:48seraient les mieux placés pour le faire.
09:50Des profils de candidats seront évalués à Chypre la semaine prochaine.
09:55J'ai noté, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères,
09:57on pense aux Finlandais Stubbs, Mario Draghi, d'autres que je n'ai pas cités,
10:03Gerhard Schröder que je n'ai pas cités.
10:06Il y a un nom que je n'ai pas entendu.
10:08Un seul.
10:09Emmanuel Macron.
10:12Ça vous étonne ?
10:13Non, mais c'est un peu le...
10:14Nous vivons quelque chose de tragique.
10:16Il y a un côté marrant qui est...
10:18Enfin, je trouve marrant.
10:19Qui est le côté festival de Cannes qui va gagner la palme.
10:22Oui, c'est un peu ça.
10:22Et chacun a son candidat.
10:24Poutine, il aime bien Schröder.
10:26Merz ne peut pas supporter Angela Merkel.
10:29Alors on va chercher l'italien ou le finlandais.
10:31Tout ça est un tout petit peu...
10:33Le finlandais qui a un bon terme avec Trump également.
10:35Oui, c'est un bon.
10:36Trump, lui, a dit qu'il s'en foutait.
10:37Donc si les Européens veulent parler...
10:39Il a d'autres soucis.
10:40Voilà.
10:40Il m'a dit, vous voulez le faire, faites-le.
10:42Ce n'est pas mon sujet.
10:43Moi, je me retire de ça.
10:44J'ai un autre problème.
10:45Ce qui est grave là-dedans, c'est quoi ?
10:46C'est qu'on a délégué la négociation à la Russie
10:49à des gens qui ne sont élus par personne,
10:52celle-là est où là-dedans ?
10:53Invisible.
10:54Invisible.
10:55Donc on a transmis,
10:58quand je pense à l'histoire diplomatique de la France,
11:02Talran, Congrès de Vienne,
11:04enfin, quelque chose,
11:05l'Alliance Rocco-Russe à la fin du 19e siècle.
11:09On était une grande puissance.
11:11Là, on délègue à un gars qui va être choisi
11:14un peu sur les marges du festival.
11:15On va dire, bon, il n'est pas acceptable par tout le monde,
11:18Draghi.
11:18Mais qui c'est Draghi ?
11:19Qu'est-ce qu'il connaît au sujet ?
11:20Et en quoi il défend les intérêts de la France ?
11:22Je suis très, très, très, très déprimé.
11:25Ça n'a pas l'air, mais je suis très déprimé
11:27par ce déclin que nous voyons.
11:29C'est très grave de dire, je ne suis pas capable.
11:32Il faut dire que Macron s'est tellement ridiculisé.
11:34Pourquoi on est écarté du jeu comme ça,
11:35de cette convention des ministres des Affaires étrangères ?
11:38Est-ce qu'on sait concrètement pourquoi la France
11:40n'est même pas évoquée dans ses représentants de négociation ?
11:44Parce qu'on s'est un tout petit peu ridiculisé au début.
11:49On l'a joué solo aussi peut-être.
11:50Et on le paye ?
11:52Oui, mais on a mal joué.
11:54Deuxièmement, on n'a pas de fric.
11:56L'essentiel de l'argent, il est allemand.
11:58Donc dans la négociation avec les Russes, c'est l'argent qui compte.
12:01Non, moi je trouve ça pathétique que le président, le premier ministre,
12:05les ministres des Affaires étrangères disent rien sur un sujet comme ça.
12:08Et la négociation avec la Russie va se faire par quelqu'un d'autre.
12:12Cela dit, bon, la bonne nouvelle, c'est que les deux côtés,
12:14on a marre de cette guerre et on se dirige vers une fin quand même.
12:19Espérons-le.
12:20Autre sujet, il nous reste cinq minutes ensemble.
12:22Pierre Lelouch, je compte sur vous.
12:24Après Donald Trump, c'est Vladimir Poutine qui est allé rendre visite au pouvoir chinois à Pékin ces derniers jours.
12:29Quatre jours après.
12:30Quatre jours après précisément, en effet.
12:32On peut peut-être voir ces images toujours impressionnantes.
12:35Les deux hommes qui se sont retrouvés dans un contexte de crise multiple concernant directement leur pays.
12:39Messieurs Xi et Poutine qui se donnent du cher ami à longueur de conférences de presse,
12:44qui se sont rencontrés, j'ai noté, presque 40 fois autour des 13 années d'exercice concomitant du pouvoir.
12:50Mais, mais, Pierre, les sujets problématiques, les dissensions existent.
12:55Il y a au moins trois problématiques.
12:58Est-ce qu'on peut en trois minutes évoquer ces trois problématiques ?
13:01Les composants électroniques, l'espionnage, un manque de confiance, et puis Siberia 2 qui pose question également.
13:06Oui, mais avant, il faut quand même dire que tous les deux, ils ont maintenu leur alliance très forte.
13:12Ils ont critiqué les Américas et l'unilatéralisme.
13:16Ils ont condamné, ça c'était intéressant, ils ont condamné les assassinats de chefs d'État.
13:22C'est une traîtrise, parce qu'ils se sentent peut-être un peu visés.
13:26Il ne faudrait pas aller les chercher.
13:29Après, il y a les problèmes dont personne ne parle.
13:32Celui qu'on voit, c'est le deuxième gazoduc, Siberia 2, qui devait doubler les exportations de gaz russes vers
13:41la Chine,
13:41et que finalement, Xi Jinping n'a pas voulu financer.
13:45En tout cas, pas aujourd'hui.
13:47Peut-être veut-il garder d'autres options.
13:50Toujours est-il que Poutine y rentre sans son deuxième gazoduc.
13:54Après, il y a d'autres histoires.
13:57Il y aurait, semble-t-il, un travail d'espionnage chinois en Russie.
14:01Le réseau a été découvert et les relations entre le KGB et les services chinois ne sont pas terribles.
14:07Et puis, il y a aussi le fait que dans les missiles ukrainiens,
14:12ils ont trouvé des composants qui venaient de Chine.
14:16Dans les missiles russes, il y a des composants occidentaux.
14:18Tout le monde fait de la contre-mande, donc les Russes sont demandés à ce que les Chinois s'abstiennent
14:25de vendre ce genre de choses.
14:31Le fond de l'affaire, c'est qu'il y a un écart phénoménal entre la Chine et la Russie.
14:37La Chine, c'est 11 fois la population de la Russie.
14:411,4 milliard contre 140 millions ou 130.
14:45Et puis, c'est 11 fois le PIB de la Russie.
14:48La Russie qui est en plus sous sanction et donc extrêmement dépendante.
14:54Il n'y a pas forcément de match pour le moment, en tout cas, entre les deux puissances.
14:56Ben non, et il y a quand même des Russes qui se souviennent qu'il n'y a pas si
15:01longtemps, en 1969,
15:02la Chine et la Russie se faisaient la guerre sur les frontières de l'amour et de l'oussouris.
15:07Tout le monde a oublié ça, mais en Sibérie, si vous allez en Sibérie, moi je suis allé,
15:11il y a beaucoup, beaucoup de Chinois, presque plus de Chinois que de Russes dans les villes russes.
15:15Je vous assure qu'ils sont partout, c'est eux qui tiennent le business.
15:19C'est un territoire immense et vide à proximité de ce très grand pays, ça donne envie.
15:25Ils le savent les Russes, donc bien sûr qu'ils auront besoin à un moment de se repositionner vers l
15:30'Europe
15:30et nous, on devrait être prêts à ça.
15:32Il nous reste une minute trente, c'est le temps qu'il nous faut, cher Pierre, pour la petite pastille
15:37de la semaine.
15:38Je sais que vous en êtes férus et on en a une belle aujourd'hui.
15:42Alors je lis Serge Papin, le ministre des PME, qui n'a pas forcément pris la décision de sa vie.
15:47L'aéroport de Vatry, dans la Marne et dans la Tourmente, la faute à l'instauration par Serge Papin,
15:52donc le 1er mars dernier, de la taxe sur les petits colis de l'e-commerce.
15:56Résultat, les vols initialement prévus, maintenant, ils se posent en Belgique,
16:00où se fait aussi le dédouanement de ceux qui sont restés.
16:0317 emplois seront supprimés dans un premier temps, c'est juste une catastrophe en une minute.
16:08L'idée était bonne, taxer toutes les saloperies qu'on voit les Chinois dans ces petits colis,
16:14qu'on ne peut pas taxer parce que c'est en dessous de 150 euros.
16:16Il a dit, tiens, on va mettre une taxe.
16:18Oui, sauf qu'on est en Europe et que s'il n'y a pas une taxe commune, qu'est
16:23-ce qui s'est passé ?
16:24On va voir ailleurs.
16:25Les Chinois qui atterrissaient à Vatry à 200 km de Paris,
16:29ils atterrissent à Bruxelles à 200 km de Paris, ils mettent ça dans des camions.
16:33Et du coup, il n'y a pas de taxe du côté français.
16:35Par contre, il y a des chômeurs en plus et probablement un aéroport qui va s'arrêter.
16:38Donc, on dit bravo au ministre Papin.
16:42Il y avait un Denis Papin, je crois, qui faisait dans la machine à vapeur.
16:46Lui, il a inventé la machine à taxer ailleurs.
16:48Du coup, les taxes, elles sont prises par les Belges bientôt puisqu'ils vont faire, eux, une taxe à 3
16:55euros.
16:55Il y avait Jean-Pierre Papin qui a filé les records de but et lui, il marque contre son coin.
17:00On peut filer la métaphore.
17:03La papinade.
17:04La papinade, en effet.
17:06Merci, Pierre.
17:07Il y avait plein d'autres sujets, mais on n'a pas le temps.
17:09Et on les fera la semaine prochaine, puisque vous êtes avec nous jeudi prochain, 16h30, face à Pierre Lelouch.
17:14Les annonces de Sébastien Lecornu sur CNews, c'est à suivre dans quelques minutes.
17:18On va suivre ça avec attention.
17:20Pendant Punchline, animé aujourd'hui par Elodie Charge.
17:23Je vous rappelle le rendez-vous ce soir, vous le voyez en bas de votre écran.
17:25Immigration massive, la France débordée, grande émission débat autour de Gauthier Lebray.
17:30Un programme chargé d'ici ce soir.
17:31Sur CNews, je vous retrouve demain 15h.
17:34Passez une très belle soirée sur nos antennes.
17:35A très vite.
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