Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Jean-François Copé, maire de Meaux, auteur de "Quand les populistes trahissent le peuple" (Ed. Plon), de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:04Nous sommes avec Jean-François Copé, le maire de Meaux, avec son livre
00:08« Quand les populistes trahissent le peuple » aux éditions Plon.
00:11Bonjour M. Copé.
00:12Bonjour.
00:13Vous êtes maire. Est-ce que dans votre ville, à Meaux, face à la canicule que nous vivons,
00:18les classes des écoles sont climatisées ?
00:21Ah non, elles ne sont pas malheureusement, parce que ce sont des écoles
00:25qui, comme toutes les écoles de France, ont vécu et ont été construites
00:29à un moment où on ne climatisait pas.
00:31Donc non, elles ne sont malheureusement pas climatisées.
00:34On essaie de les rafraîchir du mieux qu'on peut,
00:36mais c'est une situation qui est objectivement très dure à vivre.
00:40Elle propose un plan climatisation.
00:42On climatise les écoles, les transports, les lieux qu'il faut climatiser
00:47pour qu'on puisse, dans les années qui viennent,
00:51vivre ces périodes de canicule qui se multiplient.
00:54Je pense que oui, il va falloir climatiser.
00:56La seule chose, c'est que ça fait partie de ces débats
00:57qu'il va falloir qu'on ait de manière très transparente avec les Français.
01:01C'est des plans à 50 milliards d'euros.
01:04Donc moi, je veux bien, mais quand Le Pen, dans le même temps,
01:06elle dit qu'il ne faut surtout pas toucher aux retraites,
01:09qu'il ne faut surtout pas baisser les dépenses publiques,
01:11sauf celles qui concernent les immigrés.
01:13Inutile de vous dire que le compte n'y sera jamais,
01:15mais que pour le reste, c'est juste taxer les riches,
01:17c'est se moquer du monde.
01:18Et c'est une excellente illustration du populisme.
01:21C'est-à-dire, comment on fait pour faire croire aux gens
01:25en instrumentalisant une émotion ?
01:26Là, en l'occurrence, l'insupportabilité de cette hyper-chaleur.
01:30On n'a qu'à climatiser partout.
01:31Et moi, si je suis élu, je le ferais.
01:32Bah oui, mais elle se garde bien de dire
01:34que pour le faire, il faut un financement gigantesque.
01:37Et qu'à ce moment-là, soit on réforme les retraites
01:39en faisant des économies, soit on travaille plus
01:41pour financer ça.
01:43Mais en tout état de cause, ça ne peut pas être juste par des hausses d'impôts.
01:45Mais qui sont ces populistes, alors ?
01:46Qu'est-ce que le populisme, d'abord, si on doit le définir ?
01:49Vous savez, j'ai voulu faire ce livre dans cet esprit.
01:52C'est-à-dire de dire, en fait, qu'est-ce que c'est un populiste ?
01:54C'est quelqu'un qui veut prendre le pouvoir.
01:56Un parti populiste, ça prend le pouvoir
01:57en instrumentalisant des émotions.
02:00C'est-à-dire la peur,
02:02la frustration, la colère.
02:04Et on joue sur ces trois émotions
02:07pour radicaliser
02:08des minorités qui prennent le pouvoir.
02:10C'est tout l'opposé des partis de gouvernement
02:12qui, eux, savent très bien que les choses sont complexes
02:14et qu'on ne peut pas simplement jouer sur les émotions
02:16et les colères pour proposer des choses pas réalistes.
02:19Et donc, c'est plus austère d'être un parti de gouvernement.
02:21Et d'ailleurs, le match entre les partis populistes,
02:23RN et LFI, parce que je mets un signe égal entre les deux,
02:27en réalité, c'est facile pour eux,
02:30parce qu'il suffit juste de dire, il n'y a qu'à faire ça.
02:32On se garde bien de trouver la manière de le faire.
02:35Là où le parti de gouvernement, il doit expliquer,
02:37il prend du temps, c'est forcément plus long.
02:38Oui, on est toujours le populiste des uns et des autres.
02:40Parce que, pardon, dans ceux qui nous gouvernent,
02:43il y a aussi ces vieilles ficelles politiciennes
02:46qui consistent à jouer avec les peurs.
02:48Pardon, mais Emmanuel Macron a pu être populiste en son temps,
02:51Jacques Chirac ou les autres.
02:54Donc, est-ce que ce n'est pas un peu trop facile ?
02:56Je comprends.
02:56Vous voulez dire, en gros, il y a les méchants,
02:59c'est le RN et la France insoumise,
03:03et puis les gentils, c'est les LR, le Parti socialiste,
03:06je ne sais pas jusqu'où vous allez, et le Bloc central.
03:09Est-ce que ce n'est pas un peu trop simple et un peu manichéen ?
03:11Parce que les populistes, moi j'ai l'impression,
03:13je les entends partout.
03:14Non, je vous excuse.
03:15Et les menteurs, et ceux qui sont dans le déni.
03:17J'entendais ce matin, M. Lescure, le ministre de l'économie,
03:20nous expliquer que l'économie française était résistante.
03:23Pardon, quand je regarde factuellement les indicateurs,
03:26ils disent exactement l'inverse de ce que dit M. Lescure.
03:29Est-ce que M. Lescure est populiste ?
03:30Non, il fait de la langue de bois.
03:31Ce n'est pas la même chose.
03:32Non, c'est la même chose.
03:32Mais attendez, je vais vous expliquer,
03:34parce que je n'ai pas fait 250 pages pour dire
03:36qu'il y a d'un côté les gentils, de l'autre les méchants.
03:38J'ai essayé de faire un vrai travail.
03:40On se connaît suffisamment depuis toutes les années que je viens chez vous,
03:42vous vous doutez bien que je n'ai pas dit
03:44tiens, alors voilà, il y a un grand 1, il y a les gentils,
03:46grand 2, il y a les méchants.
03:47Donc j'ai fait un travail de décortiquage,
03:48et j'ai rappelé à cette occasion
03:50qu'en réalité, lorsque les populistes
03:52prennent le pouvoir, ils le font avec un ADN
03:55totalement différent d'une autre.
03:56Et la preuve, d'une autre, des partis de gouvernement.
03:59Et d'ailleurs, on le voit dans l'histoire.
04:01Et j'ai donné des exemples.
04:02Et si on veut prendre un exemple d'actualité,
04:04on a le cas du bilan désastreux
04:06de Orban en Hongrie,
04:07qui a coulé son pays
04:09avec une politique totalement
04:12populiste, qui s'est fait élire
04:14en faisant des tas de promesses
04:15totalement intenables.
04:16Il n'a fait aucune réforme.
04:18Il a généré systématiquement
04:20la radicalisation des minorités
04:22en prenant comme bouc émissaire
04:23l'Europe, l'étranger,
04:26en faisant des œillades à Poutine,
04:29lui-même évidemment populiste,
04:30et il a serré les libertés
04:32dans des conditions incroyables.
04:34Résultat des courses,
04:35il est écrasé après avoir interdit,
04:37après avoir poursuivi les opposants,
04:40mais là, cette fois-ci,
04:40il a été écrasé aux élections.
04:42Pourquoi ?
04:42Parce que le bilan est catastrophique
04:43et que quand on me dit
04:44« Ah oui, mais il est parti,
04:45donc il est démocrate ».
04:46Non, non, il est parti,
04:47parce qu'il a eu peur de la rue.
04:48Il ne faut pas se mentir.
04:49Bon, donc, vous avez là
04:50un exemple typique,
04:51mais vous en avez d'autres.
04:51Vous avez Trump,
04:52qui de la même manière
04:53montre aujourd'hui
04:54les ravages de ce que peut
04:56donner un chef d'État,
04:58enfin, un homme politique
04:59populiste arrivé au pouvoir
05:00avec des stratégies
05:02de radicalisation.
05:03Et donc, moi, mon combat,
05:04il est de dire « Attention,
05:06attention,
05:06parce que dans un an,
05:07tout le monde nous annonce
05:08la victoire du RN ».
05:09Moi, je préfère prévenir.
05:11Le discours et le programme
05:12du RN aujourd'hui
05:13est totalement infondé,
05:16fondé sur les peurs,
05:17pas documenté budgétairement.
05:19Et derrière tout ça,
05:20c'est un risque d'effondrement.
05:22Antoine ?
05:23Une question,
05:24vous parlez de beaucoup
05:25de dirigeants étrangers.
05:26Millet, pour vous,
05:27c'est populiste ou pas ?
05:28Bien sûr, je l'ai cité dans le livre.
05:29Vous avez l'occasion de le lire,
05:30vous verrez.
05:32Typiquement, le cas du président argentin
05:36est typique.
05:37D'abord, ne comparez surtout pas
05:39l'Argentine à la France.
05:40C'est un pays sur-endetté,
05:42corrompu depuis 1945
05:43et rongé par le populisme péroniste.
05:46Voilà.
05:46Donc, on est vraiment
05:46dans une approche typique
05:48de ce point de vue.
05:48J'ai manqué le passage,
05:49Milaï, mais j'ai lu votre livre
05:50et je vais vous le montrer.
05:52Vous voyez, moi,
05:52j'ai une difficulté avec vous,
05:55c'est bien écrit,
05:56mais j'ai une difficulté
05:56à ce que tout soit populiste.
05:58Dès que ce n'est pas d'accord avec vous,
06:00dès que ce n'est pas sur votre ligne,
06:01c'est populiste.
06:02Alors qu'en réalité,
06:06les partis de gouvernement
06:07dont vous parlez
06:09n'ont pas démontré leur efficacité.
06:12Et c'est bien le problème.
06:14Vous étiez à l'époque
06:16le leader de la droite décomplexée.
06:18Quand j'étais jeune militant de droite,
06:20j'ai adoré le Jean-François Copé
06:22de la droite décomplexée.
06:23Et puis après,
06:24il y a le Jean-François Copé
06:25de 2022-2024
06:26qui dit qu'il faut peut-être
06:27qu'on travaille avec Macron.
06:29Après, il y a le Jean-François Copé
06:30et vous l'écrivez très bien
06:31qui dit que la dissolution par Macron
06:33était une catastrophe.
06:34Et donc, en fait, finalement,
06:36on ne sait plus
06:37qui est Jean-François Copé.
06:38C'est le Jean-François Copé
06:39de la droite décomplexée
06:40avec un discours solide,
06:42sérieux,
06:42que certains pourraient même dire
06:43populiste, imaginez-vous,
06:44par moments.
06:45Ou c'est le Jean-François Copé
06:48centriste complexé d'aujourd'hui
06:50qui essaye de se repositionner
06:51dans un monde politique difficile.
06:53J'ai été traité d'islamiste
06:57par CNews.
06:58Je n'imaginais pas
06:59qu'au grande gueule,
06:59on allait me traiter de centriste.
07:01C'est bien parce que...
07:02Qu'est-ce qui est pire ?
07:03Je ne sais pas ce que je préfère.
07:05On a l'impression
07:06que vous voulez travailler
07:07avec les centristes aujourd'hui.
07:08Écoutez-moi.
07:09On va être très très précis.
07:12Si vous m'avez lu,
07:14je veux bien vous croire,
07:15mais j'ai parfois des petits doutes.
07:17Mais en tout cas,
07:17allez, vous m'avez lu.
07:18Il y a une partie entière
07:20sur les trois.
07:20Écoutez-moi.
07:21Je trouve ça ridicule
07:22l'Allemagne des années 30,
07:23page 19.
07:24Ridicule.
07:25C'est facile.
07:26Vous avez noté
07:26que je n'ai pas employé le mot
07:28par rapport à ce que vous venez de dire
07:29et pourtant,
07:29il y avait des passages
07:30qui pouvaient m'inspirer
07:31sur ce mot.
07:31Donc juste pour revenir là-dessus,
07:33je ne pouvais pas dire
07:35que vous m'avez lu
07:35et ne pas avoir vu
07:36qu'une des trois parties
07:37est intégralement consacrée
07:38au ce que j'ai appelé
07:40les sept péchés capitaux
07:41des partis de gouvernement
07:42qui ont fait le lit
07:43de la montée au pouvoir
07:45des populistes.
07:45Vous ne citez pas Sarkozy.
07:46Vous ne citez pas Sarkozy.
07:48L'époque Sarkozy
07:48est complètement absent.
07:48Vous ne m'avez encore pas lu.
07:50Ah non, pardon, pardon.
07:51Je l'ai évoqué.
07:52J'ai évoqué très clairement.
07:53Écoutez, je sais ce que j'ai écrit
07:54quand même.
07:55C'est hyper léger alors.
07:56J'ai évoqué très clairement
07:57le fait que
07:58parce que les partis de gouvernement
08:00n'ont pas fait ce pour quoi
08:01ils avaient été élus,
08:02ils ont été durablement sanctionnés
08:04à commencer par la droite
08:05et c'est le grand rendez-vous manqué
08:06de la période 2007-2012
08:09que j'ai évoqué
08:10parce qu'effectivement
08:11on a baissé,
08:12il a baissé les effectifs de police,
08:14il a laissé filer les déficits
08:15et puis est arrivé
08:17un certain nombre de décisions
08:17qui malheureusement
08:18nous ont coûté extrêmement cher
08:19et qui ont permis
08:20l'arrivée de Hollande.
08:20Juste une dernière chose
08:21qu'on soit très très clair.
08:22Ce que j'explique dans ce livre
08:24et vraiment c'est fondamental,
08:26c'est qu'il n'y a pas
08:26une différence d'opinion
08:28entre un parti populiste
08:29et un parti de gouvernement.
08:31Il y a une différence de nature.
08:32C'est-à-dire qu'en réalité,
08:33là où le parti populiste dit
08:35« c'est très facile »,
08:36c'est pour ça que j'ai appelé ça
08:36les charlatans face aux médecins,
08:38le parti de gouvernement
08:39assume que c'est difficile.
08:41Ça ne veut pas dire
08:41que vous n'avez pas
08:42un leader de gouvernement
08:43qui de temps en temps
08:44sombre dans la facilité du populisme.
08:46Vous l'avez rappelé
08:47et je l'ai moi-même décrit
08:48dans le livre.
08:48Mais je veux aussi rappeler
08:49une autre chose,
08:50c'est que les partis de gouvernement
08:51ils ont perdu la bataille du récit
08:52parce qu'il y a des choses
08:53qu'ils ont réussies
08:54et qu'ils n'ont jamais assumées.
08:55La gestion de la crise financière
08:56dans les années 2008-2009,
08:58Dieu sait si je ne suis pas
08:58tendre avec Sarkozy,
08:59mais là-dessus,
09:00les responsabilités ont été prises
09:02par le couple Sarkozy-Merkel.
09:03La lutte contre le terrorisme,
09:06Dieu sait si je ne suis pas
09:07proche de Hollande,
09:07ça se saurait,
09:08mais je l'ai écrit.
09:10La manière dont à ce moment
09:11le gouvernement a réagi
09:13était évidemment la bonne.
09:15D'ailleurs, regardez
09:15les dispositifs
09:16qui ont été mis en place.
09:17Et le Covid, même chose.
09:19D'ailleurs, ça a rendu hystérique
09:20et Le Pen et Mélenchon
09:22qui à ce moment-là
09:23osaient parler de dictature sanitaire
09:25quand dans le même temps
09:26dans les vrais gouvernements
09:27populistes,
09:27Russie, Chine ou autre,
09:29on enfermait les gens,
09:30on avait un vaccin
09:31qui ne marchait pas.
09:32Bon, quand même,
09:33il faut rappeler aussi tout ça.
09:34Est-ce que le quoi qu'il en coûte
09:35c'était populiste
09:36le quoi qu'il en coûte
09:36de dire le quoi qu'il en coûte
09:37de dire on va tous vous sauver,
09:39on va assurer financièrement
09:40ou pas ?
09:41Parce qu'aujourd'hui,
09:42on en paye le prix.
09:43Mais vous savez
09:43ce qu'on paye aujourd'hui ?
09:44C'est que Macron
09:45n'ait pas eu le courage
09:46d'arrêter les frais.
09:48Il fallait faire le quoi qu'il en coûte
09:49pendant le Covid
09:50et heureusement qu'on l'a fait,
09:52c'est ce qui a sauvé
09:52nos entreprises
09:53et on ne le rappelle pas suffisamment.
09:55En revanche,
09:56dès que l'épidémie
09:57était enrayée,
09:59il fallait tout de suite arrêter.
10:00Or le problème,
10:01c'est que les autres pays
10:01ont arrêté les aides
10:02sauf le nôtre
10:03parce que malheureusement,
10:05Emmanuel Macron a commencé
10:06à partir de ce moment-là.
10:07présidentielle aussi ?
10:08Oui, mais enfin...
10:09Ah, est-ce que ce n'est pas populisme
10:10avant de faire des chèques
10:11avant une élection présidentielle ?
10:12Mais quand il est élu
10:13au lendemain de son élection,
10:16il coupe les aides.
10:17Ce qu'il s'est bien gardé de faire
10:18comme il s'est gardé
10:19d'avoir une majorité absolue
10:20avec LR.
10:21Mais après, les Français l'ont élu.
10:21Et en 2022,
10:23vous étiez prêt à travailler avec lui ?
10:24Du moins, vous disiez...
10:26Alors non,
10:26ce n'est pas tout à fait ce que j'ai dit
10:27parce que là aussi,
10:28il faut être précis
10:29même quand on est chroniqueur
10:30aux grandes gueules.
10:31Je suis assez précis.
10:32Bon, mais assez.
10:33Tout est dans l'EAC.
10:34Qu'est-ce que j'ai rappelé ?
10:35J'ai rappelé que la Ve République,
10:37elle ne fonctionne pas
10:38si on n'a pas de majorité absolue.
10:39OK ?
10:40Donc, à partemps où il manquait
10:41un certain nombre de députés,
10:43il aurait fallu
10:44que M. Macron dise
10:46OK, les Français ne vont pas
10:48donner de majorité absolue,
10:48je change mon programme,
10:50je le droitise,
10:51notamment sur les questions
10:52de sécurité
10:53qui est son grand échec
10:54et d'immigration,
10:55et je propose
10:56un pacte de gouvernement
10:57avec les Républicains
10:58et dans lequel,
10:59à ce moment-là,
10:59on refait une majorité absolue.
11:01C'est ça mon message.
11:02C'est ça mon message.
11:03Ce n'était pas de gouverner
11:03avec le centre-gauche,
11:05c'était de gouverner
11:06avec le centre-droit.
11:07Puisque vous parlez
11:07de l'immigration.
11:08On a d'ailleurs toujours fait,
11:09je rappelle,
11:09vous étiez à l'UMP
11:10quand vous étiez plus jeune,
11:11l'UMP c'était la droite
11:12et le centre-droit.
11:13Et moi je déflandais
11:15et je défends toujours
11:15une droite décomplexée,
11:16c'est-à-dire une droite
11:17qui est étanche avec le RN
11:18mais qui en même temps
11:19dit les choses
11:20et quand on est maire de mots
11:21on dit les choses.
11:21Prenons une mesure
11:22qui a été prononcée
11:25cette semaine
11:25par Gérald Darmanin
11:26qui propose un moratoire
11:28de trois ans
11:29sur l'immigration légale.
11:31Alors est-ce que c'est populiste ?
11:32C'est faisable ?
11:33C'est indispensable surtout.
11:34C'est indispensable ?
11:35Bien sûr.
11:36La vérité...
11:36Comment on fait ?
11:37Comment on fait ?
11:38D'abord on fait ça
11:40par ordonnance.
11:41C'est-à-dire qu'il existe
11:42en France un dispositif
11:43qui permet d'aller
11:44beaucoup plus vite
11:44que la loi traditionnelle
11:46qui dure 18 mois.
11:47Dans une société
11:48où il faut 18 secondes
11:50pour faire un tweet,
11:5118 mois pour faire une loi
11:52c'est pas du tout adapté.
11:54L'avantage des ordonnances
11:55c'est ce qu'avait fait De Gaulle
11:56en 1958,
11:56c'est de prendre par ordonnance
11:58tout de suite,
11:58c'est l'article 38 de la Constitution
12:00les 20 ou 30 décisions
12:02qui déverrouillent ce pays
12:03dans tous les domaines.
12:04Les retraites,
12:04l'immigration,
12:05la sécurité,
12:06c'est indispensable
12:07et c'est ce que j'ai écrit
12:08en toute lettre dans mon livre.
12:09La deuxième chose
12:10c'est que ça doit s'assortir
12:11d'autres mesures
12:12ce que d'ailleurs
12:12Gérald Darmanin
12:13a très justement proposé.
12:15On ne peut pas rester comme ça.
12:16Il faut effectivement
12:18rétrécir les conditions
12:19du regroupement familial.
12:20Il faut évidemment
12:21faire en sorte
12:22que ce soit une immigration
12:23exclusivement du travail
12:24parce qu'il ne faut pas se mentir
12:26il y a beaucoup de choses
12:26que ce qu'on appelle
12:28les natifs
12:28que nos concitoyens
12:29n'ont pas envie de faire
12:30et ce sont des tâches
12:31absolument majeures
12:32dans de nombreux domaines
12:33donc il faut bien
12:34face à cette pénurie
12:35qu'on fasse travailler
12:37des gens qui veulent travailler
12:39mais uniquement
12:39pour le travail.
12:40Et c'est ça
12:41qu'il faut mettre en place
12:42c'est ce que
12:43Eddard Manin
12:44et d'ailleurs
12:45Edouard Philippe
12:46et Retailleau
12:47proposent.
12:47En réalité
12:47il y a plutôt
12:48un consensus.
12:48Mais vous avez choisi
12:49vous pour 2027
12:50c'est Edouard Philippe
12:52ou Bruno Retailleau
12:52votre candidat
12:53je n'ai pas bien compris.
12:54Je ne fais aucun choix
12:54pour l'instant
12:55je vous le dis tout de suite.
12:56Donc vous n'avez pas choisi
12:57Bruno Retailleau
12:58qui est dans votre famille politique ?
12:59Non mais je n'ai fait aucun choix
13:00pour une raison très très simple
13:01je m'en suis expliqué
13:02moi je n'accepterai
13:05jamais
13:06aucune facilité
13:07avec le Rassemblement National.
13:09Ce sont des gens
13:10qui sont
13:11comme je vous l'ai dit
13:11et c'est tout le thème
13:12de mon livre
13:13comme LFI
13:14un parti populiste
13:15c'est-à-dire
13:15qui ne travaille pas
13:16les solutions
13:16Bruno Retailleau
13:17accepte ces facilités ?
13:19Non mais il y a aujourd'hui
13:20une porosité
13:20que je n'accepte pas
13:21je l'ai dit
13:21je l'ai dit très clairement
13:22on ne fait rien
13:24avec Jordan Bardella
13:25je suis désolé
13:25il y a peut-être
13:26des auditeurs parmi
13:26ceux qui nous écoutent
13:28qui vont être
13:29Bruno Retailleau
13:30ne fait rien
13:30avec Jordan Bardella
13:31ils ne se rencontrent pas
13:32ils ne sont pas en discussion
13:33quand François-Xavier Bellamy
13:34a voté
13:36la motion de censure
13:37de Jordan Bardella
13:38au Parlement européen
13:38contre Ursula von der Leyen
13:39je suis désolé
13:40c'est un message
13:41bon
13:41quand le même
13:43n'arrive pas à choisir
13:44entre Eric Ciotti
13:45et Christian Estrosi
13:46alors que nous avons
13:47fait des accords électoraux
13:48dans un certain nombre de villes
13:49c'est un deuxième message
13:51il y en a un certain nombre
13:52comme ça
13:53donc ça s'appelle
13:53une porosité
13:54or moi je vois
13:55l'état du PS aujourd'hui
13:56qui a fait cette alliance
13:57avec LFI
13:58et qui est aujourd'hui
13:59un corps mort
14:00parce qu'ils ont lâché
14:01sur tout
14:02et notamment
14:02sur la laïcité
14:04pour accepter
14:04le communautarisme
14:05de LFI
14:06j'ai pas envie
14:07que la droite
14:09de gouvernement
14:11tombe
14:11dans ce piège énorme
14:13je rappelle accessoirement
14:14que Mme Le Pen
14:14a voté avec LFI
14:1640 milliards
14:17de hausse d'impôt
14:17dans le dernier budget
14:18quand même
14:19alors je suis pas sûr
14:20que ce soit la philosophie
14:21de la droite française
14:21donc en fait
14:22on n'a pas grand chose
14:23à se dire avec l'URN
14:24alors je sais
14:25que beaucoup d'électeurs
14:26ou de militants
14:27disent mais si
14:28il faut le faire
14:28il faut faire une alliance
14:29avec l'extrême droite
14:31on appelle ça même
14:32l'union des droites
14:33sauf que l'URN
14:34c'est pas du tout
14:35un parti de droite
14:35c'est un parti extrémiste
14:37qui radicalise les positions
14:38qui est dans la stigmatisation
14:39et moi je suis maire de mots
14:41la société française
14:42c'est pas celle que décrit
14:43ni M. Mélenchon
14:44ni Mme Le Pen
14:45vous pourriez faire
14:45comme François Mitterrand
14:47socialiste
14:47a fait avec le communiste
14:49il s'est allié
14:50il n'était pas communiste
14:51et finalement
14:52il a étouffé les communistes
14:54vous pourriez faire la même chose
14:55non mais quel merveilleux souvenir
14:56ah bah je dois dire
14:57que la gauche de 81
14:58quel beau bilan
14:59elle est arrivée au pouvoir
15:00elle est arrivée au pouvoir
15:02parce que là
15:02avec ce qu'on dit
15:03la droite ne reviendra jamais au pouvoir
15:04pardon
15:04quand Jordan Bardella
15:06sera à 32%
15:06la droite ne reviendra jamais au pouvoir
15:07écoutez moi je ne partage pas
15:08votre avis
15:09parce que je pense
15:09qu'il va falloir un moment
15:11ou un autre
15:11que tout le monde
15:13je vais dire des choses horribles
15:14même la presse
15:15fasse ce petit effort
15:16qui consiste à décrypter
15:17les capacités ou non
15:18de Jordan Bardella
15:19compte tenu de son âge
15:21de ce qu'il a fait dans sa vie
15:23d'être le chef de l'état
15:26de la 6ème puissance mondiale
15:28et de le mettre face par exemple
15:29à Donald Trump
15:30ou à Poutine
15:31on connait les porosités
15:33quand même
15:33entre le RN et la Russie
15:34tout ça va bien falloir
15:36qu'à un moment ou à un autre
15:36ce soit dans la campagne
15:37quand même
15:37pas simplement
15:38entre le RN et la Russie
15:39vous voyez c'est des petites phrases
15:40comme ça
15:41qui vous discréditent
15:42qui me disent crédit
15:43vous blaguez ou quoi ?
15:44pour ositer
15:45je vais aller au bout
15:46pour ositer
15:47entre le RN et la Russie
15:48bel ami
15:49qui a voté un texte
15:50avec Bardella
15:51en fait
15:51le RN
15:53ça semble pas être très concret
15:55pour les gens
15:55je vais vous le faire très concret
15:57le RN
15:57au parlement européen
15:59a refusé
15:59de voter
16:00les crédits d'aide
16:01à l'Ukraine
16:01voilà
16:02alors c'est une position
16:03enfin dans la période
16:04que nous vivons aujourd'hui
16:05quand on voit
16:06le danger absolu
16:07que constitue
16:08l'invasion russe
16:09en Ukraine
16:10je pense que les gens
16:11ils veulent des propositions
16:12propositions
16:13projet contre projet
16:14parce que vous êtes
16:14dans le côté anathème
16:15ouais un tel c'est ça
16:17imaginez
16:18ils ont voté ensemble
16:19et tout
16:19les gens en ont ras-le-bol
16:20ils veulent
16:21qu'est-ce qu'on fait demain
16:22un programme
16:23alors justement
16:24là-dessus
16:24c'est pour ça que je me dis
16:26vous m'avez juré
16:27que vous avez lu mon livre
16:29la deuxième moitié du livre
16:30c'est que des propositions
16:32non non
16:32c'est que des propositions
16:33c'est pas hyper concret
16:34ah non mais c'est que vous n'avez pas lu
16:36attendez
16:36alors franchement
16:37là je ne peux pas vous suivre là-dessus
16:38non c'est que vous n'avez pas lu
16:39parce que honnêtement
16:40je fais un détail complet
16:41de ce que je propose
16:42sur la sécurité
16:43reprise en main
16:45complète
16:45de toutes les villes
16:46avec des polices municipales
16:47armées
16:48des caméras de surveillance
16:49partout comme je l'ai fait à mot
16:50où on a divisé par deux
16:52l'insécurité
16:52je vais vous dire un truc
16:53comme vous le savez
16:54je voulais être président de la République
16:55pendant des années
16:56donc je vous promets
16:57que je me suis beaucoup préparé
16:58voilà
16:58il se trouve que je ne le serai pas
17:00mais je me suis beaucoup préparé
17:01je l'ai écrit en toute lettre dans le livre
17:02sur l'immigration
17:03j'ai fait des propositions
17:04très précises
17:05et enfin
17:06sur le financement
17:07et la baisse des déficits
17:08je propose
17:09de régler le problème
17:10du pouvoir d'achat des français
17:11en proposant
17:13qu'on travaille
17:14une demi-journée de plus
17:15par semaine
17:15je précise
17:15parce que je sais
17:16que vous avez eu ce débat
17:16sans moi
17:17que ça, ça veut dire
17:18le retour aux 39 heures
17:19complètement
17:19et une demi-journée de plus
17:21ça veut dire
17:22que moyennant ça
17:23totalement sans charge sociale
17:24on a un salaire direct
17:25qui augmente de 20%
17:27à 25% de plus
17:27pour les français
17:28ça veut dire
17:29pour quelqu'un qui gagne
17:302000 euros
17:31par mois
17:32ça veut dire
17:32qu'on passe très vite
17:33à 300-350 euros
17:34de salaire direct en plus
17:36pour les français
17:36ce qui est un vrai plus
17:38pour leur pouvoir d'achat
17:39bien meilleur
17:39que ces aides poussives
17:41aux carburants
17:42qui ne règlent rien
17:42mais l'Etat n'a plus d'argent
17:44et avec la croissance
17:45générée par ce travail
17:46supplémentaire
17:47en réalité
17:48on sauve le pays
17:49parce qu'on permet
17:50de financer la sécurité
17:51et le désendettement
17:52ça c'est pas concret
17:53alors là mon vieux
17:54je ne vois pas comment
17:55les entendre
17:55Jean-François Copé
17:56vous restez avec nous
17:57quand les populistes
17:57restent
17:58aux éditions Plon
18:00question de Fatima
18:01Hidbounois
18:01et de Bruno Poncé
18:02dans un instant
18:03il est 11h20
18:03vous êtes sur RMC
18:04RMC Story
18:05c'est Alain Marshall
18:07Olivier Truchot
18:08les grandes gueules
18:16c'est le maire de Maud
18:18Jean-François Copé
18:19le maire à l'air de Maud
18:20qui est avec nous
18:21il présente son livre
18:22quand les populistes
18:23trahissent le peuple
18:24c'est aux éditions Plon
18:25question Fatima Hidbounoine
18:26prof de français
18:26alors j'ai un
18:28il y a quelque chose
18:29que je trouve un peu paradoxal
18:30dans votre livre
18:31c'est que la troisième partie
18:32et je trouve ça très bien
18:33vous proposez des solutions
18:35mais dans la première partie
18:37vous commencez avec
18:38cette citation
18:39sur les français
18:40les français vivent au paradis
18:42et sont persuadés
18:42d'être en enfer
18:43et on a l'impression
18:44de Tesson
18:45voilà
18:45et on a l'impression
18:47à ce moment-là
18:48dans cette partie
18:48que vous êtes en train de dire
18:49vous nous faites le même coup
18:50que ce qu'on nous a fait
18:51pendant des années
18:51sur l'insécurité
18:52où les gens en disaient
18:53qu'il y avait de l'insécurité
18:54on leur disait
18:54c'est un sentiment d'insécurité
18:56on dirait que vous nous dites
18:57les français
18:58c'est un sentiment de mal-être
19:00mais dans un même temps
19:01en troisième partie
19:02c'est une ordonnance
19:04donc si vous nous faites
19:05une ordonnance de médecin
19:06c'est bien qu'il y a un malade
19:08donc c'est quoi l'idée
19:10et comment je l'ai reçu
19:12ce livre-là
19:13comme française
19:14j'avais l'impression
19:15que vous apparaissez
19:16contre les charlatans
19:18d'accord
19:18en tant que médecin
19:19le sachant
19:20mais que vous niez
19:21notre position
19:23de patient expert
19:25c'est-à-dire que
19:26les français aussi
19:27sur le terrain
19:27lorsqu'ils disent quelque chose
19:29ont besoin d'être entendus
19:30par les politiques
19:30et peut-être que ces charlatans
19:32que vous dites
19:33là ils ont du charme
19:34c'est qu'ils vont dire
19:35on entend ce que vous dites
19:36on n'est pas en train de nier
19:37ou de vous infantiliser aussi
19:39donc
19:40quelle est votre relation
19:41avec les français de terrain
19:42et surtout
19:42comment vous faites
19:43pour les entendre
19:44sans minimiser
19:45ce qu'ils disent
19:46parce que c'est l'impression
19:46que j'ai eue
19:47surtout dans la première partie
19:48tout simplement
19:49parce que
19:50quand on est
19:51ce qui est mon cas
19:51maire
19:52en réalité
19:53on est au coeur
19:54de la vie des gens
19:55et en fait
19:55la ville de Meaux
19:56c'est ce que j'écris dans le livre
19:57c'est une petite France
19:59avec des quartiers difficiles
20:00avec une quarantaine
20:01de nationalités différentes
20:02avec des gens
20:03qui ont été confrontés
20:04ou qui sont confrontés
20:05à des problèmes d'insécurité
20:06de drogue
20:08de difficultés
20:09éducatives
20:09ou économiques
20:10mais qui en même temps
20:12bénéficient
20:12c'est ça que je rappelle
20:13d'atouts
20:15d'aides
20:15qui n'existent nulle part
20:16ailleurs au monde
20:17et notamment
20:18quand je parle
20:19de la carte vitale
20:20qui est un symbole
20:22assez unique au monde
20:23non mais pourquoi je vous dis ça
20:24c'est parce que
20:25je pense que
20:26rien n'est tout blanc
20:27tout noir
20:27et que l'intérêt de ce livre
20:29il est de montrer
20:29que là où les populistes
20:30sont dans une logique
20:31excessive
20:32pour radicaliser
20:33en réalité
20:34le monde est fait de nuances
20:35et si j'ai commencé le livre
20:37en disant
20:39en paraphrasant
20:40donc Sylvain Tesson
20:41et en disant
20:41la France est un paradis
20:43dont les Français
20:43pensent qu'ils sont en enfer
20:44c'est parce que
20:45j'ai voulu rappeler
20:46qu'en réalité
20:46nous devons aussi
20:48relativiser par rapport
20:49à la notion de tragique
20:50qui est la guerre
20:51et nous nous avons
20:52cette chance de vivre
20:53dans un pays
20:54où il y a des accompagnements
20:55comme on en trouve
20:56nulle part ailleurs
20:56quand on perd son emploi
20:58quand on a un problème
20:58de logement
20:59quand on a un problème
20:59de santé
21:00quand on a un problème
21:01de retraite
21:02il y a des dettes
21:03qui n'existent pas ailleurs
21:04ça donne l'impression
21:05que vous voulez faire taire
21:07les revendications légitimes
21:09c'est-à-dire que moi
21:10si je viens
21:10et que je vous parle
21:11du périscolaire
21:11en disant
21:11il y a un problème
21:12dans le périscolaire
21:12on va dire
21:13ah oui mais bon
21:13il y a quand même
21:14des choses qui fonctionnent
21:14oui il y a des choses
21:15qui fonctionnent
21:16lorsque je dis
21:16qu'il y a un problème
21:17c'est exactement
21:18comme dans un couple
21:19si dans un couple
21:20on vient dire
21:21il y a ça
21:21qui dysfonctionne
21:22et qui met en périple
21:23notre couple
21:23vous allez pas dire
21:24oui mais j'ai fait
21:24les courses hier
21:25vous voyez bien
21:26d'abord je ne me permettrai
21:28pas de dire ça
21:28mais la deuxième chose
21:29c'est que je voudrais
21:30quand même appeler
21:31votre attention
21:31sur le fait
21:32que c'est des millions
21:33de gens qui travaillent
21:34sur ces sujets
21:35parler du périscolaire
21:36on ne peut pas réduire
21:37le périscolaire
21:37au scandale immonde
21:38de la mairie de Paris
21:39et de son comportement
21:40inadmissible
21:41le périscolaire
21:42ce sont des dizaines
21:43de milliers de collaborateurs
21:44dans les collectivités
21:45qui font un travail
21:47exceptionnel pour les enfants
21:48mais on peut prendre
21:49d'autres exemples
21:50je n'ai par exemple
21:51jamais nié
21:52bien au contraire
21:53la question de l'insécurité
21:54j'en ai fait
21:54un de mes chevaux
21:55de bataille
21:56simplement j'ai apporté
21:56des solutions
21:57et c'est ce qu'on évoquait
21:59tout à l'heure
21:59moi mon point
22:00et vous le voyez
22:01dans le livre
22:01il n'y a aucun problème
22:03que je ne soulève
22:03sans apporter une réponse
22:04Est-ce que vous êtes d'accord
22:05pour dire quand même
22:06qu'aujourd'hui
22:07les français s'appauvrissent ?
22:09Bien sûr
22:10mais non seulement
22:11je l'évoque là encore
22:12mais je rappelle
22:13que s'ils s'appauvrissent
22:14il ne faut pas qu'on fasse
22:15de langue de bois
22:16ils s'appauvrissent
22:17parce qu'ils ont fait
22:17un choix de société
22:18qui était de travailler moins
22:20or moi je ne connais
22:21aucun parent
22:22qui va dire à son enfant
22:24si tu veux réussir
22:25dans la vie
22:26il faut que tu travailles
22:26moins à l'école
22:27or c'est quand même
22:28ce qu'avec les socialistes
22:29et nous on a eu la lâcheté
22:30de ne pas revenir en arrière
22:31on n'a pas surmonté
22:33donc mon point
22:33c'est que la clé
22:35du point de vue économique
22:36et social
22:37c'est qu'il faut retravailler plus
22:38alors je sais
22:39c'est compliqué
22:40c'est contraignant
22:41même avec une nouvelle génération
22:44qu'on présente
22:45comme étant
22:45pas une génération
22:46qui a envie de tout donner
22:47au travail
22:48qui fait attention
22:49à son confort de vie
22:50est-ce qu'on est obligé
22:52il ne peut pas accepter
22:52des petits salaires
22:53mais de pouvoir travailler
22:55quelques jours par semaine
22:56la preuve que non
22:57il n'accepte pas
22:58de petits salaires
22:58puisqu'il exprime
22:59un mécontentement légitime
23:01et c'est ça qui ne va pas
23:02or on ne peut pas dire
23:03je travaille moins
23:04je ne gagne pas assez
23:06je vais donc faire payer les riches
23:07ça ne suffit pas
23:08on a menti
23:10mais c'est le grand mensonge
23:12socialiste
23:13je ne vais pas vous dire le contraire
23:14il y a des gens
23:14qui travaillent très dur
23:15qui cumulent même
23:16plusieurs travails
23:17moi à chaque fois
23:18je croise des gens
23:19je rencontre des gens
23:20je fréquente des gens
23:21qui ont deux travails
23:22et même la dernière fois
23:23je parlais avec une institutrice
23:24qui faisait même citygo
23:26pour avoir
23:27pour essayer d'avoir de l'argent
23:28à côté
23:28elle est institute
23:29avant c'était
23:30les gens qui gagnaient bien leur vie
23:32donc des gens qui travaillent dur
23:34qui n'ont pas peur de travail
23:35et qui ont été éduqués
23:35comme moi
23:36j'ai été éduquée
23:37où c'est voilà
23:38tu travailles
23:38tu gagnes ta vie
23:39tu ne tends pas ta main
23:39ces gens-là
23:41ne peuvent pas vivre
23:42de leur travail
23:43on est de plus en plus nombreux
23:45excusez-moi
23:45mais on dit exactement
23:46la même chose
23:47ils ont fait leur choix
23:49on dirait la responsabilité
23:50dans le vote
23:51il y a des choix politiques
23:53excusez-moi
23:54parce que franchement
23:55il faut qu'on soit précis
23:55je ne suis pas en train de dire
23:56que chaque français l'a souhaité
23:57je suis en train de rappeler
23:58qu'il y a eu un vote
23:59que ce vote a donc enclenché
24:01une majorité
24:01il y a eu une minorité
24:02mais il y a une majorité
24:03qui a voté pour qu'on travaille moins
24:04qu'on baisse l'âge de la retraite
24:06de 65 à 60 ans
24:07alors qu'aujourd'hui
24:08l'espérance de vie
24:09c'est 80 ans
24:10qu'on baisse à 35 heures
24:12alors que la réalité
24:13c'est que toute l'Europe
24:15est entre 38 et 40
24:17et pourquoi je vous dis cela
24:18c'est parce qu'on ne peut pas
24:19gagner plus en travaillant moins
24:21c'est un mensonge
24:22qui a été fait
24:23par les socialistes
24:24à l'époque
24:25mais non mais
24:26je ne peux pas dire ça
24:28si vous travaillez plus
24:29forcément vous gagnez plus
24:31les heures supplémentaires
24:32sont comptées doubles
24:33on a ensuite
24:34un problème de charges sociales
24:35qui sont trop élevées
24:36pourquoi ?
24:37parce qu'on n'a pas voulu
24:38là encore renoncer
24:39à certains sacrifices
24:40sur le modèle de santé
24:41madame
24:42moi c'est pas grave
24:43si on n'est pas d'accord
24:44mais vous avez le droit
24:45d'entendre ce que je vous dis
24:45c'est quand même cohérent
24:48mais attendez
24:48sur le plan
24:50de la santé aujourd'hui
24:51il n'y a aucun débat
24:53autorisé par exemple
24:54sur la question
24:54du remboursement
24:55du médicament
24:56il n'y a aucun débat
24:58autorisé sur la suppression
24:59de l'aide médicale d'état
25:00pour les étrangers
25:01en situation irrégulière
25:02dès qu'on en parle
25:03on est traité de raciste
25:04alors qu'ils ont tous
25:05les soins gratuits
25:06et que les français
25:06ont des restes à charge
25:07je prends ces deux exemples
25:11mais qu'est-ce que ça a
25:12de populiste
25:14certains pourraient vous dire
25:15c'est populiste
25:16mais ce qui est populiste
25:17c'est de ne pas apporter
25:18de réponse
25:18je propose une des pistes
25:20c'est une des pistes
25:21comme je vous ai parlé
25:22du médicament
25:23je vous ai donné deux pistes
25:24mais je peux vous en donner
25:25beaucoup d'autres
25:25une meilleure articulation
25:26entre l'hôpital
25:27et la médecine de ville
25:29voilà vous voyez
25:30donc là on ne peut pas dire
25:31que je suis populiste
25:32mais c'est tout un ensemble
25:34deuxièmement
25:34sur l'affaire de la retraite
25:36on ment aux gens
25:37il faut qu'on fasse
25:38des fonds de pension
25:38des fonds de pension
25:40comme il y a dans tous
25:40les pays du monde
25:41pour faire de l'épargne capitalisée
25:42en plus de travailler
25:44plus longtemps
25:45regardez la démagogie
25:46on a suspendu
25:47une réforme des retraites
25:48qui nous amenait à 63 ans
25:49la moyenne européenne
25:50est à plus de 65
25:51on n'est pas crédible
25:54sur le plan européen
25:55et ça c'est pas la faute
25:56de l'Europe
25:56Bruno Ponset
25:57moi je vais me faire
25:59l'avocat du diable
25:59moi quand je vous entends
26:00et je vous l'ai lu
26:01j'entends
26:02mais Sarkozy
26:03Hollande ont été élus
26:04sur des mesures populistes
26:05Sarkozy nous parlait
26:05de nettoyer
26:06les banlieues au Karcher
26:08il l'a pas fait
26:09Hollande nous disait
26:10que son ennemi
26:10c'est la finance
26:11ah bah malheureusement
26:12ça a été plutôt le contraire
26:13mais donc aujourd'hui
26:14moi ce que je vois
26:14c'est que
26:16on peut penser aujourd'hui
26:17ce qu'on veut
26:17sur la droite
26:18ou la gauche de gouvernement
26:20sauf que les gens
26:20ils se disent qu'une seule chose
26:21les autres
26:22on les a pas essayés
26:23et quand bien même
26:24ils nous mentent
26:25quand bien même
26:25ils nous vendent du rêve
26:26en disant
26:26bah voilà
26:27alors le RN
26:28c'est tout sur les immigrés
26:30et les filles ou d'autres
26:31c'est plutôt sur les riches
26:33mais les gens
26:33ils disent ça
26:34qu'ils ont vu entendre
26:34aujourd'hui
26:35vous voyez très bien
26:35il y a encore des gens
26:36avec cet argument
26:37de on a pas essayé
26:38ouais absolument
26:39alors là aussi
26:40c'est vraiment un sujet
26:40que j'ai vraiment décortiqué
26:41dans l'histoire
26:42parce que j'ai fait
26:42vraiment un travail
26:43de décortiquage
26:44donc là ce que vous dites
26:45est très juste
26:45c'est à dire qu'effectivement
26:48Sarkozy a été élu
26:49sur un projet
26:51et il a pas fait
26:52ce pourquoi il avait été élu
26:52bon
26:53en baissant les effectifs de police
26:54je l'ai dit tout à l'heure
26:55bon très bien
26:56Hollande
26:57je le cite dans le livre expressément
26:58Hollande de la même manière
26:59se fait lire sur
27:00mon ennemi c'est la finance
27:01et il termine sur une loi
27:02El Khomri
27:03qui est une loi
27:03de libéralisation du travail
27:05on est bien d'accord
27:05c'est une bonne loi
27:06mais malheureusement
27:07c'est pas pour ça
27:08qu'il avait été élu
27:08bon après
27:09moi je suis désolé
27:10mais l'argument du RN
27:12qui dit votez pour nous
27:13vous nous avez jamais essayé
27:14ben si en fait
27:15d'abord parce qu'il y a aujourd'hui
27:16des leaders populistes
27:17qui sont élus
27:19et qui amènent leur pays
27:20à la débat
27:20regardez Trump aux Etats-Unis
27:22regardez ce qu'a fait Orban
27:23je l'évoquais tout à l'heure
27:26regardez un certain nombre
27:27de pays qui aujourd'hui
27:28ont restreint les libertés
27:29ont porté atteinte
27:30à des fondamentaux
27:32de la dynamique économique
27:33et qui sont en train
27:34de ruiner leur pays
27:35bon ensuite
27:36je suis désolé
27:37la France aussi
27:38elle a essayé
27:38parce que moi je veux bien
27:39que ce soit des choses
27:41dont on n'a jamais le droit
27:41de parler dans la catégorie
27:42des tabous
27:43enfin il y a eu un moment
27:44où ça s'appelait
27:45la révolution nationale
27:46entre 1940 et 1944
27:48et bien il y a une partie
27:50d'extrême droite
27:50qui a pris le pouvoir
27:51qui a restreint les libertés
27:53dans un contexte d'occupation
27:54de collaboration
27:55mais qui surtout
27:56a appliqué une doctrine
27:57qui n'est pas très éloignée
27:58de ce que Pétain
28:00de ce que Le Pen a raconté après
28:02le protectionnisme
28:03tout est bon chez nous
28:05abat l'étranger
28:06enfin tout autant de choses
28:07qui ressemblent quand même
28:08singulièrement
28:09à ce qui est fait
28:11dans le discours
28:13du rassemblement national
28:14j'entends
28:14mais ça me paraît
28:16très caricatural
28:17et donc
28:17mais dès qu'on parle de ça
28:18c'est caricatural
28:19et bien très bien
28:20alors continuons
28:21de trouver ça formidable
28:22quel point commun
28:23entre Bardella et Pétain
28:24mais je n'ai jamais dit
28:25qu'il y avait un point commun
28:26entre Bardella et Pétain
28:27là j'ai dit
28:27quand l'extrême droite dit
28:30quand l'extrême droite dit
28:31on ne nous a jamais essayé
28:33je dis
28:34factuellement
28:34c'est faux
28:35je vous ai donné
28:35des exemples contemporains
28:36et je rappelle
28:38que l'arrivée de France
28:39n'est pas une page blanche
28:40mais justement tiens
28:40pour terminer
28:41parce que c'est fini
28:42le temps qui nous était imparti
28:43je vais faire
28:44je vais traire une petite confidence
28:45que vous avez fait
28:46avant l'émission
28:47vous avez vu
28:47le film sur De Gaulle
28:50et vous nous avez dit
28:51c'est un excellent film
28:52qu'il faudra aller voir
28:53et qui résonne
28:53avec l'actualité
28:54aujourd'hui
28:55pourquoi ?
28:56il y a deux films à voir
28:57il y a le film
28:58qui évoque
29:01l'histoire de Jean Luchère
29:03ce journaliste
29:04qui a commandé
29:05la presse de collaboration
29:07et qui montre
29:08comment petit à petit
29:09il est rentré
29:09dans la compromission
29:10totale
29:11et effectivement
29:12avec des idées
29:13qui étaient devenues
29:14celles de l'extrême droite
29:15de l'époque
29:15et puis en parallèle de ça
29:17un film sur De Gaulle
29:18qui a été réalisé
29:20qui est absolument exceptionnel
29:22j'ai eu la chance
29:22de le voir
29:23en avant-première hier
29:24et je dois dire
29:26que c'est un message magnifique
29:29un appel à la résistance
29:31même quand on est seul
29:32contre tous
29:33même quand on vous explique
29:34de manière de prophétie
29:36auto-réalisatrice
29:36que quoi qu'il arrive
29:37c'est foutu
29:38que la France est foutue
29:39que de toute façon
29:40les extrêmes prendront le pouvoir
29:41et bien moi je voudrais dire
29:42que non
29:43il y a un appel à la résistance
29:44il faut se rappeler
29:45les grands modèles
29:46de notre histoire
29:47la France
29:48ça n'est pas
29:48la petitesse des extrémistes
29:50c'est la grandeur
29:51des gens courageux
29:52c'est ça qu'il faut qu'on arrive
29:53à proposer
29:54pour l'année qui vient
29:55Merci Jean-François Copé
29:56quand les populistes
29:57trahissent le peuple
29:57merci d'avoir débattu
29:58avec les jugés
30:00le livre est aux éditions
30:01proum
Commentaires

Recommandations