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  • il y a 10 heures
Les clefs d'une vie de Philippe Risoli

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-05-28##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Vous avez rendu les inconnus riches et célèbres.
00:08Vous êtes aujourd'hui riche en souvenirs.
00:10Vous le racontez dans un livre.
00:12Vous confiez que vous en avez payé un prix
00:15qui n'était pas véritablement juste.
00:17Bonjour Philippe Rizoli.
00:19Bonjour cher Jacques Pessis.
00:21Alors, on va évoquer votre second livre,
00:23« Jamais trop tard »,
00:24« Vos années télé et les autres »
00:26aux éditions de l'Archipel.
00:27Et ça va être le fil conducteur de cette émission.
00:29Je vous avais reçue pour votre parcours,
00:31pour votre premier livre.
00:32Mais là, le second raconte une télévision
00:35qu'on connaît bien et qu'on va évoquer
00:36à travers des dates clés, comme d'habitude.
00:38Exactement.
00:39La première, elle ne vous concerne pas directement,
00:41mais elle est dans ce livre.
00:42Et je crois qu'elle est liée à vos souvenirs en France.
00:44Et c'est le premier premier premier de la télévision,
00:47le 14 septembre 1957.
00:53La caméra explore le temps.
00:55Et c'est vrai que cette émission
00:57fait partie des émissions pionnières de la télévision
00:59qui vous ont laissé un souvenir, Philippe Rizzoli.
01:01Oui, oui.
01:02C'est oui, c'est toute une épopée.
01:05La caméra explore le temps.
01:07Cinq colonnes à la une.
01:09Enfin, on pourra en citer un certain nombre.
01:11Je ne sais pas si ceux qui nous écoutent aujourd'hui
01:14se souviennent de ce qu'on appelle maintenant
01:16des marques, des formats.
01:19Mais moi, ça m'a beaucoup marqué.
01:22Oui, c'était magnifique.
01:23En fait, il y a eu, je crois, entre 57 et 66,
01:2947 épisodes.
01:3039 ont été conservés.
01:32La moitié des émissions étaient en direct
01:34parce qu'on jouait sur le plateau.
01:35Le reste était enregistré.
01:37Et Alain Decaux et André Castelot, au départ,
01:39quand Stelio Lorenzi leur a proposé l'émission,
01:41ils ont dit non, on vend des livres.
01:43Ils ont dit, on est en 54.
01:45Attention, faites ça parce que la télévision,
01:47ça va marcher dans quelques années.
01:48Vous allez vendre encore plus de livres.
01:50Vous avez raison.
01:51Ah, ils se trompaient pas en tout cas.
01:53Alors, il se trouve que cette émission
01:55a marqué vos jeunes années
01:56comme d'autres émissions que vous citiez dans ce livre
01:58comme Les Raisins Verts, par exemple.
02:00Ça aussi, ça vous a marqué, Philippe Rézoli.
02:02Ah bah oui, c'était totalement avant-garde.
02:06C'était Jean-Christophe Averti, Les Raisins Verts.
02:08C'était totalement avant-gardie.
02:10Il y avait une séquence qui avait marqué à l'époque
02:13si on passait un petit, un bébé, enfin pas un bébé,
02:16une poupée, un baigneur, je sais pas comment on doit dire,
02:19à la moulinette.
02:20Et je me souviens, ça avait fait un scandale.
02:23C'était totalement décalé.
02:25Mais il se servait des trucages à fond,
02:28Jean-Christophe Averti.
02:29Et il était vraiment précurseur en la matière.
02:31Et c'était, oui, oui, c'est une émission
02:33qu'on attendait toujours avec plaisir.
02:36Parce qu'à l'époque, il n'y avait qu'une chaîne.
02:37Après, il y en a eu deux assez rapidement.
02:39Mais enfin, on n'avait pas de toute façon
02:42un choix absolument énorme.
02:43Mais de toute façon, c'était des gens,
02:47là on pourrait en citer, il y a tout un éventail d'autres,
02:50mais qui avaient vraiment des...
02:52Sinon une idée par jour, du moins des idées plein la tête.
02:55Et on pouvait les mettre en œuvre.
02:57Exactement.
02:58Et dans cette émission, il y avait aussi une femme étonnante
03:00qui chantait ceci.
03:10Vous vous souvenez de Louise Petit qui chantait Adada ?
03:12Ah, Louise Petit, Adada, oui.
03:15Oh là là.
03:16Donc, vous remontez loin.
03:17En fait, c'était extraordinaire.
03:19Là, vous êtes en train de vous faire plaisir.
03:21Quand on voit cette séquence de cette vieille dame
03:23qui passait dans un cabaret avec son mari
03:26et sans doute la maîtresse de son mari
03:27qui s'appelait Chez Nous.
03:29Trois petits vieux avec un accordéon totalement désuet
03:32et d'ailleurs très abîmé.
03:34Et ils faisaient un tabac parce que les gens
03:36avaient vu la télévision.
03:37Oui, complètement, oui.
03:38Oui, mais encore une fois, il n'y avait qu'une seule chaîne.
03:40Donc, sauf à ne pas allumer son poste.
03:44Cela dit, il y avait beaucoup moins de postes,
03:46il y avait beaucoup moins de téléviseurs qu'actuellement.
03:49Maintenant, j'ai mon téléphone portable à côté de moi.
03:52Si je le souhaitais, je pourrais regarder la télé en même temps.
03:55Alors, Philippe Rizoli, je crois que tout ce qu'on vient de raconter,
03:58vous avez pensé lorsque vous vous êtes retrouvé
04:00à tourner au Butte-Chaumont,
04:01qui est le lieu mythique de la télévision.
04:03Oui, j'ai eu de la chance parce que je suis arrivé à une époque,
04:07c'est au milieu des années 80.
04:10Et j'ai presque fermé les portes, si j'ose dire.
04:13J'ai eu les dernières à Cognac-Jay, par exemple,
04:16quand je faisais l'émission Vive à la Vie.
04:18J'ai fait quasiment les dernières au Butte-Chaumont
04:20quand j'ai fait Géopardy, notamment.
04:23C'est là où j'avais mes bureaux.
04:25Alors, c'était des studios mythiques
04:27parce que les Butte-Chaumont, sauf heure de ma part,
04:29c'était les Carpentiers, par exemple, qui tournaient là-bas.
04:32C'était pas mal d'émissions de variété
04:35qui se tournaient au Butte-Chaumont.
04:36Et puis, c'est des phrases qui résonnent dans mes oreilles.
04:41Alors, vous savez, André,
04:44« À vous, les studios, à vous, Cognac-Jay ! »
04:46Ou « À vous, les studios, à vous, les Butte-Chaumont ! »
04:48Vous voyez, on ne dit plus ça, maintenant.
04:50Les reporters ne disent plus ça.
04:52On dit « Bon ».
04:54Mais nous, moi, petit garçon,
04:57j'ai entendu ça des centaines de fois,
05:00un petit peu comme dans un autre registre,
05:02le générique de l'Eurovision, si vous voulez.
05:05Mais il se trouve que les Cognac-Jay,
05:07la rue Cognac-Jay, ce bâtiment,
05:09c'était une portion de famille musicale dans les années 20.
05:12Et les Butte-Chaumont, au départ,
05:14c'était les studios Gaumont,
05:15qui ont brûlé en 1954.
05:16Et c'est comme ça que la télévision les a rachetés
05:18et a construit ces bâtiments.
05:20Ces bâtiments, voilà, qui ont fermé.
05:22Je ne sais plus en quelle année ça s'est...
05:24Trop tôt, hélas.
05:26Oui, oui, sûrement.
05:26Alors, il se trouve que vous avez aussi connu Raymond Souplex.
05:29Vous avez vu Raymond Souplex dans les 5 dernières minutes.
05:31Ah, dans les 5 dernières minutes, oui.
05:32Et vous avez un point commun avec Raymond Souplex.
05:35Ah, bon Dieu.
05:35C'est que dans les années 30, bien avant votre naissance,
05:38il a travaillé tous les jours avec Jeanne Souza
05:41pour une émission qui s'appelait « Sur le banc ».
05:43Et il l'enregistrait au poste parisien
05:45où vous avez fait de la radio.
05:46Oui, exactement, le poste parisien,
05:48qui était aussi au départ un studio de post-synchronisation.
05:52On voit souvent, quand on regarde des vieux films en noir et blanc,
05:55on voit souvent post-synchronisation, le poste parisien.
05:57Moi, j'ai eu la chance au moment où les radios,
06:01ce qu'on appelait les radios libres à l'époque,
06:03mais où la bande FM se libère,
06:06l'accession au pouvoir de François Mitterrand en 81.
06:09On est en gros en 82-83.
06:12Et effectivement, je rentre dessus de radio.
06:15Vous voyez, c'est ça qui est drôle.
06:17Je rentre dessus de radio,
06:19qui à l'époque n'avait pas ses studios à Paris.
06:21Et donc, je voulais absolument être à Paris.
06:23Et je rentre au poste parisien,
06:26avenue des Champs-Elysées.
06:27Et là, je fais une émission qui s'appelle « La nuit au poste »,
06:29où je fais un petit peu ce que vous êtes en train de faire,
06:31mais un peu plus consacré sur la musique.
06:33Alors, je reçois des gens comme Alain Bachung,
06:35qui viennent avec leur guitare, qui me font des petits...
06:37Et comme il y avait tout,
06:39c'était un vrai studio d'enregistrement.
06:41Donc, on pouvait le faire.
06:43Mais je me demande aussi si ce poste parisien
06:47n'avait pas eu mauvaise presse
06:49un petit peu pendant la Seconde Guerre mondiale.
06:52Je pense à Pierre Dac, à des gens comme ça.
06:55En fait, le poste parisien est la première station privée
06:57qui a été créée avant la guerre.
06:59Et les Allemands l'ont occupée pendant la guerre
07:02et en ont fait Radio Paris, les nuits de Radio Londres.
07:04Voilà, voilà, voilà.
07:06C'était...
07:06Oui, je me souviens.
07:07Maintenant, ça me revient.
07:08C'était Pierre Dac qui disait
07:09Radio Paris-Mand, Radio Paris-Mand, Radio Paris est Allemand.
07:12C'était ça.
07:13Alors, il se trouve que la radio, justement,
07:15ça a commencé très jeune.
07:17Parce que je crois que vous faites partie de ceux
07:19qui ont eu un transistor dans leur enfance.
07:21Ce qui était un privilège, Philippe Frisoli.
07:22Oui, oui, oui, oui, oui.
07:25Ça a été un cadeau que j'ai demandé au Père Noël, très rapidement.
07:29Ça a été parce qu'on avait un gros poste, on l'allumait.
07:32Alors, ça a eu au moins un mérite d'avoir ces gros postes
07:36qui dataient de la guerre, quoi, finalement.
07:39C'est que sur le devant, il y avait tout un tas de noms de villes.
07:43New York, Washington, Rabat, Moscou, etc.
07:49Et ça m'a donné le goût des voyages.
07:50Vous voyez, quand je voyais, je me disais
07:51« Mais c'est où ça ? Dakar ? »
07:53Et j'ai envie de voyager.
07:55Mais c'est vrai qu'il fallait attendre 5 minutes
07:57pour que ça chauffe, pour commencer à entendre son émission.
08:00Donc, le transistor, la miniaturisation est arrivée.
08:04Et surtout, pourquoi je voulais un transistor ?
08:07Entre autres, parce que le samedi après-midi,
08:09on partait à la campagne dans la dauphine de mes parents.
08:12et que du coup, je ratais les matchs de rugby
08:14du tournoi des 5 nations.
08:16Donc, j'avais maintenant mon petit transistor
08:19avec un écouteur dans une seule oreille.
08:21Et je pouvais...
08:21Alors, j'entendais ou j'entendais pas
08:23parce que ça, en fonction de l'endroit où on passait,
08:25ça grésillait un petit peu, quand même.
08:27Mais c'était une révolution.
08:28Et maintenant, vous pouvez écouter Sud Radio
08:30puisque c'est la station du rugby.
08:31Tous les week-ends, nous avons tous les matchs.
08:33Tout à fait, exactement.
08:34Et Sud Radio, vous avez débuté en Andorre.
08:36Il y a eu un livre récemment de Sylvain Attiel
08:38qui racontait la grande histoire des radios pyrénéennes.
08:41Et en fait, Sud Radio était au départ
08:43la concurrente de Radio Andorre.
08:45Oui, c'est ça.
08:46Et ça faisait partie de ce qu'on appelait
08:47les radios périphériques.
08:49Pourquoi ?
08:50Parce que c'était un monopole d'État, la radio.
08:53D'où en 82, ce qu'on a dit tout à l'heure.
08:55Donc, c'était un monopole d'État.
08:58Hormis les radios d'État,
08:59les France Machin, France Truc, France Va,
09:01tout ce qui commençait par France.
09:02Tout le reste, l'émetteur était en dehors du territoire français.
09:10Donc, Sud Radio avait son émetteur en principauté d'Andorre.
09:14C'est pourquoi les studios étaient en Andorre.
09:16Et c'est là où vous avez tout à fait raison.
09:17Au tout début des années 80,
09:19je commence ma carrière.
09:21Je débute.
09:22Je me retrouve derrière un micro.
09:23Le même micro rouge comme ça.
09:25Exactement.
09:25Quasiment avec le même logo.
09:27Il se trouve quand même que votre carrière
09:28a véritablement débuté,
09:29je crois, le soir de l'élection présidentielle à Toulouse.
09:32Oui, c'est ça.
09:33Justement, en 81,
09:35parce que mon directeur des programmes me charla,
09:38puisqu'il y avait quand même un studio à Toulouse.
09:40Il y avait une émission qui partait de Toulouse,
09:42mais ce n'était pas la mienne.
09:45Et mon directeur des programmes me dit,
09:48bon, ben voilà,
09:49il y a l'élection présidentielle,
09:51il y a une grande soirée électorale ensuite,
09:53et on aimerait que ce soit toi qui la présente.
09:55Bon, il faut savoir que je sortais de la fac.
09:57Quand même, j'avais un certain bagage,
09:59notamment en droit.
10:01Et j'étais ravi,
10:02et j'ai reçu toutes les vedettes.
10:06Il y a Edick Riever, je me souviens.
10:08Je m'en souviens,
10:09parce que à partir du moment
10:12où on a eu le résultat de l'élection,
10:14on était place du Capitole à Toulouse,
10:17et c'était à la fois la joie,
10:19mais une joie...
10:21C'était un enfer pour l'animateur que j'étais,
10:24parce qu'on n'entendait plus rien.
10:25Il y avait un tel bruit,
10:26même avec un casque.
10:27C'était très compliqué de mener soin.
10:29En interview, ce n'était plus possible.
10:31Donc, c'était un mot par-ci, un mot par-là,
10:34mais c'était la joie, l'allégresse.
10:36J'ai rarement revu ça de ma vie,
10:40à part peut-être au moment de la finale
10:42de la Coupe du Monde de foot en 98,
10:44des gens heureux comme ça.
10:46C'est fou, hein ?
10:47Et en même temps,
10:48la radio était une façon privilégiée
10:50de voir l'histoire devant vous,
10:53l'histoire en marche.
10:54Ah, bah complètement, complètement.
10:55Mais c'était assez étonnant.
10:57Et puis, alors, il y avait à Sud Radio,
10:59il y avait...
10:59Vous savez, c'était encore l'époque des tournées,
11:01il y avait les Carpodium.
11:02Donc, on tournait,
11:03je me souviens d'une tournée en 82,
11:05avec Carlos, par exemple.
11:08Et cet été, je me souviens,
11:09j'avais été impressionné,
11:10parce qu'un beau matin, malheureusement,
11:12Carlos avait perdu son papa.
11:14Il est remonté sur Paris
11:15pour les obsèques, pour etc.
11:17Et tout de suite après,
11:19il est remonté sur scène
11:20avec le dynamisme qu'on lui connaissait.
11:23Et moi, j'étais fasciné.
11:25Enfin, je me disais,
11:26je me disais,
11:27est-ce que j'aurais pu faire ça
11:28si j'avais perdu mon père la veille ?
11:30Enfin, je ne sais pas.
11:32En tout cas, ça, c'est le parcours radio
11:34et le parcours télé.
11:35On va l'évoquer à travers une date importante,
11:37le 1er octobre 1986.
11:40A tout de suite sur Sud Radio
11:41avec Philippe Rizoli.
11:43Sud Radio, les clés d'une vie.
11:45Jacques Pessis.
11:47Sud Radio, les clés d'une vie.
11:48Mon invité, Philippe Rizoli
11:49pour le deuxième tome de ses mémoires,
11:51jamais trop tard chez l'Archipel.
11:53Vos années télé et les autres.
11:55Pour l'instant, on parle de vos années télé.
11:57Et 1er octobre 1986, écoutez.
12:05Première de la nouvelle affiche
12:07au Palais des Congrès de Lyon.
12:09Et vous entrez en scène
12:11devant le public.
12:13Tout à fait.
12:14Oui, oui, oui, d'accord.
12:15Une émission en direct.
12:17Le groupe Gold passe au départ.
12:19Et ensuite, il y aura Renaud,
12:21Francis Cabrel
12:21qui sont au sommet de leur popularité.
12:23Oui, qui étaient les deux.
12:24C'était la première.
12:25C'était la première.
12:26On est à Lyon.
12:28Et le principe était simple.
12:31C'était deux parrains connus.
12:34Bon, là, c'était Renaud Cabrel.
12:35Mais on a eu Alidé Goldman.
12:37On a eu Chanfort, Jeanne Masse,
12:38France Gall, Indochine, Alain Souchon.
12:41Enfin, je pourrais tous citer les plus grands
12:43de cette époque qu'ils sont le plus souvent toujours.
12:46D'ailleurs, encore aujourd'hui.
12:48Et parrainaient des gens qui démarraient,
12:50qui démarraient vraiment.
12:51Moi, les Gold, je les avais connus
12:52du temps de Sud Radio.
12:54Pourquoi ?
12:54Parce que c'est un orchestre
12:55du sud-ouest de la France.
12:57Et quand je les ai connus,
12:58moi, c'était un orchestre de balle
12:59qui s'appelait les Goldfingers.
13:01Du titre du film James Bond,
13:05Goldfinger.
13:05Quand ils ont commencé à monter
13:09un petit peu dans la hiérarchie,
13:11ils se sont dit,
13:11bon, on ne peut pas garder ce nom-là.
13:12Donc, ils l'ont simplifié.
13:14Ils se sont appelés Gold.
13:15Et c'était vraiment leur première scène
13:19en public télévisé.
13:20Évidemment, on était en direct,
13:22on était en public.
13:23C'était chaud.
13:24Et le public votait.
13:26Et c'est celui ou celle
13:28qui remportait le suffrage du public
13:32revenait le mois suivant.
13:34Donc, c'était quand même assez important.
13:35Ça pouvait lancer une carrière.
13:37Et peut-être qu'on y reviendra,
13:37mais ça a lancé vraiment des carrières.
13:39Tout à fait.
13:39Et en plus,
13:40bon, c'est votre première télé
13:41pour parler des congrès de Lyon,
13:43des incidents techniques.
13:44Alors, c'est pour ça que j'étais étonné
13:45quand vous avez dit
13:46le premier exemple.
13:47Je me disais,
13:47pourquoi le premier exemple ?
13:48Parce qu'en fait,
13:49ce n'est pas tout à fait
13:49ma première télé.
13:50Non, c'est la première télé en public.
13:51Ah, en public.
13:52Voilà.
13:52Et c'est vrai qu'on se retrouve
13:53avec un track qu'il faut dominer
13:55avec des incidents techniques
13:56qui arrivent à t'importe quel moment.
13:58Ah oui, oui.
13:59Oui, oui.
13:59C'est terrible
14:00parce que vous avez beau répéter,
14:02comme on dit,
14:03durant un direct,
14:04tout peut arriver.
14:07Moi, je suis là.
14:09Je débarque.
14:10Je n'ai pas d'oreillette.
14:11Je n'ai pas de prompteur.
14:13En fait, je suis un peu sur un fil.
14:15J'ai tout juste une assistante
14:19qui était très compétente,
14:20d'ailleurs,
14:20qui était très bien,
14:21qui s'appelait Sophie.
14:22Et j'avais Sophie
14:24qui était avec moi
14:26et qui me...
14:28pendant qu'un interprète chantait,
14:31pouvait venir éventuellement
14:33en se cachant
14:34ou à quatre pattes
14:35me dire un petit mot
14:36derrière le bar
14:37parce qu'il y avait un bar.
14:39Mais c'était...
14:40C'était chaud quand même.
14:42Et c'était ma toute première fois.
14:45Je me rappelle
14:46pour cette fameuse toute première.
14:47Si un jour vous revoyez les images,
14:49vous penserez à moi.
14:50J'étais allé
14:51chez un très très grand couturier
14:54et à mes frais,
14:56je m'étais acheté
14:57une superbe veste
14:58mais très très originale.
15:01Pantalon,
15:02chemise assortie,
15:04cravate assortie.
15:05Et ça m'avait coûté une fortune
15:07mais je me disais
15:08avec cette veste-là,
15:09je vais vraiment
15:11me démarquer
15:12un couturier d'origine japonaise
15:15si vous voyez
15:15ce que je veux dire.
15:17Haute couture,
15:18vraiment.
15:19J'avais cassé la tirelire.
15:21Et la veille
15:22que je fasse cette émission,
15:23je vois le comédien Michel Blanc
15:25qui avait eu exactement
15:26la même idée que moi
15:27qui faisait un prime time
15:28et qui avait
15:29mais alors la même tenue.
15:31Je me suis dit
15:32bon bah
15:33mauvaise pioche.
15:35Vous ne vous êtes pas
15:36ramassé une veste pour autant
15:37à des grands heureusement.
15:39Il y a eu un autre moment
15:40très fort dans cette émission,
15:41c'est au Palais des Sports de Bordeaux
15:42lorsque Johnny est arrivé
15:43et croyant
15:45qu'il allait passer en playback.
15:46Oui,
15:47c'est même pas vraiment ça,
15:49c'est que je pense
15:50qu'il avait un petit coup de fatigue.
15:51Il est arrivé
15:52en milieu d'après-midi,
15:54il était un petit peu fatigué,
15:55il s'est dit
15:55bon allez,
15:56alors c'était au moment
15:57de la sortie de l'album
15:58composé par Jean-Jacques Goldman
16:00où il y avait notamment
16:01la chanson
16:01Je t'attends
16:04et il s'est dit
16:05je vais faire un playback,
16:06ça va être tranquille.
16:07Et là,
16:08il y a une dame
16:08qui s'appelle
16:08Monique Lemarcy
16:09qui est très connue
16:10des professionnels,
16:11grande programmatrice
16:12et grande découvreuse
16:13aussi de talent
16:17qui lui a dit
16:18écoute Johnny,
16:19tu fais comme tu veux
16:20si tu veux chanter en playback,
16:21tu chantes en playback
16:21mais sache que tous les petits jeunes
16:23qui vont faire leur première scène,
16:25eux vont chanter en direct.
16:26C'était une des conditions
16:28pour passer dans l'émission.
16:30Et là,
16:30je me rappellerai,
16:31mais je le revois
16:32comme si c'était hier,
16:33il s'est retourné vers nous,
16:34j'étais assis à côté de Monique
16:35et il nous a fait
16:36les mômes chantant en direct.
16:38Il a dit
16:39ah oui Johnny,
16:39c'est comme ça,
16:40passe-moi un micro.
16:41Et il est monté sur scène,
16:44on a envoyé un playback orchestre,
16:46mais lui,
16:46il chantait en direct,
16:47il nous a fait un truc,
16:48on n'était que deux,
16:49enfin plus les techniciens
16:50et le réalisateur,
16:52il nous a fait un truc
16:52absolument extraordinaire
16:53et le soir,
16:54il a évidemment chanté en direct,
16:56non pas un,
16:57mais deux titres
16:58et ça a été un truc de folie,
16:59c'était Johnny ça.
17:00Mais voilà,
17:01il était capable de tout.
17:01À Saint-Barthes par exemple,
17:03il y avait un restaurant
17:04où il allait,
17:04à la fin du déjeuner,
17:06il prenait le micro
17:07et il chantait pour les clients.
17:08C'est ça,
17:08ça ne m'étonne pas.
17:09Mais les plus grands font ça,
17:10Elton John l'a fait aussi
17:13sur des plages l'été,
17:15pas loin de Saint-Tropez.
17:17mais il faut être un très très bon
17:20pour se permettre ça.
17:21Et si je parle des îles,
17:23c'est que justement,
17:24il y a un feuilleton
17:24qui vous a marqué.
17:29Aventure dans les îles,
17:31Gardner Mackay,
17:32qui a été une véritable star
17:33de ce feuilleton,
17:34puisque ce feuilleton,
17:35je crois que le jour
17:36où il est venu sur place
17:36de la Concorde
17:37pour Télé 7 jours,
17:38il y avait eu une émeute.
17:39Oui, c'est ça,
17:40c'est drôle,
17:41parce qu'encore une fois,
17:42j'espère que certains auditeurs
17:44ou certaines auditrices
17:46comprennent de quoi on parle.
17:47C'était le fameux
17:48Capitaine Troy.
17:49Exactement.
17:50Capitaine Troy
17:51qui se baladait sur sa goélette
17:52qui s'appelait le Contiki.
17:54Il se prenait.
17:55Et moi,
17:55j'étais fasciné par ça,
17:57parce que,
17:58évidemment,
17:58moi,
17:58j'habitais un immeuble,
18:00un appartement
18:00dans un immeuble HLM
18:01de Paris,
18:0218e arrondissement.
18:05J'avais même pas
18:06de salle de bain.
18:07J'avais,
18:07vous voyez,
18:08on avait vraiment
18:09une télé en noir et blanc
18:10qu'on trimballait
18:11de la salle à manger.
18:12Encore,
18:12j'avais la télé,
18:13il ne faut pas que je me plaigne,
18:15de la salle à manger
18:17jusqu'à la cuisine,
18:18de la cuisine.
18:19Et je voyais ce gars
18:21à qui il arrivait
18:21des aventures
18:23absolument incroyables
18:24qui tombaient.
18:25C'était un séducteur fini.
18:27Il avait toutes les plus jolies
18:28femmes de la Terre.
18:30Comme par hasard,
18:31elles étaient sur son parcours.
18:33Et je me disais,
18:34quand même,
18:34c'est fabuleux.
18:35Mais surtout,
18:36je me disais,
18:37vraiment,
18:38est-ce qu'un jour,
18:38j'aurais la chance
18:39de me retrouver
18:40dans ces endroits-là,
18:42ces endroits paradisiaques
18:44avec de l'eau turquoise,
18:46avec des dauphins,
18:47avec le paradis.
18:51Ça m'est arrivé,
18:52mais bien plus tard.
18:54Et en même temps,
18:54avant,
18:55vous avez séduit le public,
18:56notamment avec cette émission.
18:57Star Quiz,
18:58ça a changé votre vie
18:59et je crois que c'est un ami
19:00qui est à l'origine
19:01de tout ça.
19:02Oui,
19:02oui,
19:02j'essaye de faire très court
19:06quand même
19:06pour qu'on comprenne.
19:08En 1984,
19:09c'est les débuts
19:10de Canal+,
19:11en mois de novembre.
19:13Donc,
19:13novembre 1984.
19:14Mais moi,
19:15un tout petit peu avant,
19:17six mois plus tôt,
19:19juin,
19:19juillet 1984,
19:21je suis devenu,
19:21je l'avais raconté
19:22dans le livre précédent,
19:23l'assistant de Sim,
19:24assistant de production.
19:27Et Sim,
19:28qui était un comique
19:29très sympa,
19:30ça se passait bien tout ça,
19:32quand il recevait
19:32les Gérard Juniaux,
19:33enfin tous ses amis
19:35qui côtoyaient
19:35dans une célèbre émission
19:36de radio,
19:37il n'y avait aucun problème.
19:38Mais quand il tombait
19:39sur des jeunes chanteurs,
19:41il tombait sur un Marc Lavoine,
19:43par exemple,
19:43qui débutait sa carrière,
19:44il ne le connaissait pas très bien,
19:46il ne savait pas très bien
19:46l'interviewer.
19:47Donc,
19:48je prenais sa place
19:49hors antenne
19:49et je lui disais
19:50voilà comment tu vas faire,
19:52et puis demande-lui si,
19:53pose-lui telle question,
19:54etc.
19:54Et il faisait
19:55une espèce de copier-coller,
19:56après ça se passait bien.
19:58Sauf que le réalisateur,
19:59c'était Georges Folgoas,
20:00qui se disait,
20:01il m'avait dit
20:02mais Georges,
20:03mais pourquoi tu ne veux pas
20:04faire de la télé ?
20:04Je lui disais
20:04si,
20:05c'est mon rêve,
20:05mais il n'y avait que
20:06trois chaînes à l'époque,
20:08et sa fille,
20:09Agnès,
20:10qui était script,
20:10était mariée
20:11à un gars
20:12qui lui est arrivé
20:13à la pub à Canal
20:14et qui,
20:14quelques temps après,
20:15m'a appelé en me disant
20:16tu sais,
20:16il va y avoir un casting
20:17pour un jeu.
20:19Alors au départ,
20:19je ne voulais pas du tout
20:20faire des jeux,
20:20moi,
20:21avec ma formation,
20:22je voulais plus,
20:23je voulais être interviewer,
20:25en fait,
20:25c'est ça qui m'intéressait
20:27véritablement.
20:28Mais je me suis dit,
20:29faire un jeu,
20:29c'est peut-être une façon
20:30de mettre un pied
20:31dans ce métier
20:32où il est tellement difficile
20:33d'entrer,
20:34enfin en tout cas,
20:34à l'époque,
20:35encore une fois,
20:35rappelons-nous,
20:36il n'y avait que trois chaînes,
20:37plus cette quatrième
20:38qui arrive en novembre 1984.
20:40Je passe ce casting,
20:41là on est en 1985,
20:42et effectivement,
20:43c'est moi qui suis choisi,
20:45et le 10 février 1986,
20:47je fais ma toute première
20:49de ce jeu,
20:50un jeu de culture générale,
20:53d'astuce,
20:53de rapidité,
20:54et de sourire aussi,
20:56parce qu'il faut toujours
20:56un petit peu d'humour
20:57dans tout ça.
20:58Oui,
20:58avec un mur d'images,
21:00ce qui était totalement
21:01innovateur à l'époque.
21:02Quoi ?
21:02Complètement,
21:03je crois qu'il y a 16 écrans,
21:04mais sauf que,
21:05alors c'est très très long
21:06à faire et très compliqué
21:07parce qu'on est obligé
21:09de faire ce qu'on appelle
21:09de la post-production,
21:11c'est-à-dire qu'après
21:12la fin du tournage,
21:13on est obligé,
21:15écran par écran,
21:16de faire des zooms
21:17avec la caméra
21:18sur chacun des écrans
21:19pour arriver à comprendre
21:21ce que le candidat a vu.
21:24Vous voyez,
21:24c'est tout un truc
21:25un peu compliqué.
21:26mais ça donne un résultat
21:29tout à fait inattendu
21:33et original
21:35parce que ça dépoussière
21:36complètement.
21:37Là,
21:38tant pis si on pense
21:39que j'ai un peu
21:40la grosse tête,
21:41mais je pense vraiment
21:42qu'avec ce jeu,
21:43j'ai dépoussiéré
21:44complètement l'univers
21:45des jeux
21:45qui était un bel univers,
21:48mais qui était un peu
21:48plan-plan.
21:49C'était tranquille,
21:52c'était des présentateurs
21:53souvent assis
21:54qui fumaient la pipe
21:55ou la cigarette.
21:56Et puis là,
21:57arrive un jeune mec
21:58qui marche vite,
21:59qui parle très vite,
22:00qui fait bouger le micro.
22:03Donc tout le monde
22:04s'est intéressé
22:08à ce jeu
22:09et je vais le faire
22:10pendant pas loin
22:11de deux ans,
22:12un an et demi,
22:12bien tassé.
22:13Et je ne le regrette pas.
22:14Et en fait,
22:15pour ceux,
22:15parce que je sais
22:16que beaucoup me parlent
22:16de Géopardie
22:17que je ferai un peu plus tard,
22:18en fait,
22:19le producteur de l'époque
22:21s'était inspiré largement
22:22du fameux
22:23Géopardie américain
22:25et avait inversé
22:26le processus.
22:27C'est-à-dire,
22:27au lieu de donner
22:28la réponse
22:29et trouver la question,
22:30on posait simplement
22:31la question,
22:31il fallait trouver
22:32la réponse.
22:32Moi, je pose une question.
22:34Que s'est-il passé
22:34le 12 octobre 1991 ?
22:36On en parle
22:37dans quelques instants
22:38sur Sud Radio
22:39avec Philippe Rizoli.
22:41Sud Radio,
22:42les clés d'une vie,
22:43Jacques Pessis.
22:43Sud Radio,
22:44les clés d'une vie,
22:45mon invité
22:46Philippe Rizoli.
22:47On évoque
22:47votre long parcours télévisuel
22:49avec ce livre
22:49« Jamais trop tard,
22:51mes années télé ».
22:52Pour l'instant,
22:52on parle des autres après
22:53aux éditions
22:54de l'Archipel.
22:55Il se trouve
22:56qu'on a évoqué
22:57vos débuts
22:57avec Star Quiz
22:58et il y a un autre jeu
22:59qui a marqué
23:00votre parcours
23:01le 12 octobre 1991.
23:08Un concept très simple
23:09au départ,
23:09très mince,
23:10le millionnaire
23:11et vous l'acceptez ?
23:12Oui, je l'accepte
23:13après avoir quand même
23:16discutaillé,
23:16si j'ose dire.
23:17Alors au départ,
23:18c'est un concept américain
23:19qui s'appelle
23:20« the big spin »
23:20mais qu'on retrouve
23:22uniquement en Californie.
23:23On ne l'a pas
23:24sur tout le territoire,
23:25c'est uniquement en Californie.
23:26C'est une loterie
23:27tout simplement.
23:32Des personnes
23:33ont acheté
23:34des tickets à gratter
23:35et se retrouvent,
23:36je cherchais le mot
23:37des candidats
23:38donc aux gains,
23:39ont acheté
23:40des tickets à gratter
23:41et se retrouvent gagnants.
23:42Mais reste à savoir
23:43combien ils ont gagné.
23:44Et pour ce faire,
23:45ils viennent à la télé,
23:47le concept c'est
23:47« rich and famous »,
23:48« rich et célèbre »
23:49et ils viennent actionner
23:51une roue pour gagner
23:52de 100 000
23:53à 1 million de dollars.
23:54Voilà.
23:55D'ailleurs,
23:56c'est l'émission
23:56de télévision américaine
23:57qui était
23:58« the people avant la lettre ».
23:59Voilà, c'est ça,
24:00exactement.
24:01Mais alors donc,
24:03ce sont des petites pastilles
24:04qui durent une minute,
24:05deux minutes
24:06et le présentateur
24:07est simplement là
24:08pour faire mousser le truc
24:09et dire
24:09« vous venez d'où ?
24:10Vous faites quoi ?
24:11Qui vous a accompagné ? »
24:13Enfin, trois questions
24:14un peu bidons.
24:15Et je dis
24:15« moi, ça ne m'intéresse pas.
24:16Mon métier de présentateur,
24:18ce n'est pas comme ça
24:18que je le conçois.
24:19Il y a deux solutions
24:20où vous me laissez,
24:22enfin avec les équipes
24:23de la Française des Jeux,
24:23en faire vraiment
24:24un format de 26-30 minutes,
24:2626 minutes à peu près,
24:28et il se passe quelque chose
24:29et là, ça m'intéresse.
24:31Mais si c'est juste
24:31pour garder une route
24:32et non, je ne le fais pas.
24:34Alors, on a discuté,
24:35discuté,
24:35puis on s'est mis d'accord
24:36et effectivement,
24:37en début 91,
24:39démarre ce jeu
24:40et là,
24:41là, ça va donner
24:42des images
24:42qui sont devenues
24:43des images d'anthologie
24:45qui font partie maintenant
24:46de l'histoire de la télé,
24:47en tous les cas
24:48des jeux télé.
24:48Oui, parce que le succès
24:50a été immédiat,
24:50les gens,
24:51il fallait gratter
24:52trois télés
24:53pour passer à l'antenne
24:54et il ne faut pas oublier
24:55que la Loterie Nationale
24:56s'est née en 1933.
24:58Au départ,
24:58c'est la Fédération Maginot
25:00qui a dit
25:01qu'il faudrait aider
25:02les blessés
25:02de la guerre de 1914,
25:03les gueules cassées.
25:04Les fameuses gueules cassées.
25:05Ils sont allés en Allemagne,
25:06ils ont vu la Loterie Nationale
25:07et c'est comme ça
25:08que ça a commencé en France
25:09et même chose
25:10pour le loto
25:10où une autre délégation
25:12en 1970
25:12a vu le loto en Allemagne
25:14et c'est devenu
25:14le loto d'aujourd'hui.
25:16Vous avez une sacrée culture
25:17en matière de jeux.
25:18Mais là,
25:18il y a quand même
25:19un distinguo
25:19entre millionnaires
25:20et les autres jeux.
25:21C'est que les autres jeux,
25:23ce sont ce qu'on appelle
25:24des tirages télévisés.
25:25Là,
25:27c'est plus
25:27un véritable jeu.
25:29C'est une comédie humaine
25:30que vous avez animée
25:31à chaque fois.
25:31Oui, exactement.
25:32Exactement.
25:33Parce que
25:33ce qu'attendaient en fait
25:35les téléspectateurs
25:36à la fin,
25:36c'était plus vraiment
25:38de savoir
25:39si le gars allait gagner
25:40100 000 ou 1 million.
25:41C'était de savoir
25:42ce qu'il allait faire
25:43sur le plateau.
25:44Est-ce qu'il allait chanter ?
25:45Est-ce qu'il allait danser ?
25:46Est-ce qu'il allait...
25:47Voilà.
25:47Et ça,
25:48c'était passionnant.
25:49Mais avec une grosse,
25:51grosse difficulté,
25:52c'est que du coup,
25:52je me retrouvais
25:53avec une direction
25:54bicéphale.
25:55J'avais d'un côté
25:56les gens de la Française
25:56des Jeux
25:57ou de la Française d'Image
25:58qui avaient été créés
25:59qui, eux,
26:00souhaitaient évidemment
26:01qu'on vende du ticket.
26:02C'est normal.
26:03C'était leur fond de commerce.
26:04Mais de l'autre côté,
26:05j'avais la chaîne TF1
26:06et les responsables
26:07qui, eux,
26:07souhaitaient que je fasse
26:08de l'audimat.
26:14Et donc,
26:15il fallait que moi,
26:15je compose avec ça
26:16et je me retrouvais parfois
26:18un petit peu
26:18dans des impasses,
26:19dans des tunnels.
26:20D'où l'arrivée
26:21d'un orchestre,
26:22d'où etc.
26:22pour me sortir de l'impasse
26:24dans laquelle
26:25je me retrouvais parfois.
26:26Pierre-Philippe Rézoli,
26:27vous étiez à la fois
26:27le confident,
26:28le rassurant.
26:29Vous leur donniez conseil
26:30avant de passer à l'antenne.
26:31Complètement.
26:31Ah, complètement
26:32parce que je les voyais
26:33deux jours avant.
26:34Enfin, deux jours avant,
26:35je les voyais la veille
26:36en tous les cas.
26:37Puisqu'encore une fois,
26:38riches et célèbres,
26:40ils passaient carrément
26:41un week-end.
26:42Il y avait une limousine
26:43qui venait les chercher
26:44à la gare
26:44ou à l'aéroport
26:45en fonction de l'endroit
26:48où ils arrivaient.
26:50Ensuite,
26:50c'était vraiment,
26:51ils logeaient dans des palaces.
26:52C'était champagne à gogo.
26:54C'était bon.
26:55Donc, c'était vraiment
26:56la fête.
26:57En fait,
26:58ils arrivaient à quatre.
26:59Il y avait le gagnant
27:00ou la gagnante
27:00et son conjoint
27:01ou sa conjointe.
27:03Et plus le couple
27:04de détaillants
27:05qui avaient vendu le ticket.
27:07Donc,
27:08c'était pour les sécuriser.
27:10Et puis,
27:10c'était une façon aussi
27:11pour la Française des Jeux
27:12de remercier
27:13les détaillants
27:14et de faire en sorte
27:15qu'ils se donnent peut-être
27:16les motiver encore plus.
27:19Mais moi,
27:19j'ai toujours eu
27:20de très très bons rapports
27:22avec toutes ces personnes.
27:24Ça s'est toujours
27:24très très bien passé.
27:26J'ai eu affaire parfois
27:27à des,
27:28on va le dire,
27:28à des curiosités.
27:30Bon,
27:31mais ça fait partie,
27:32ça fait partie du format.
27:34Et je ne regrette absolument pas
27:35d'avoir fait ce jeu
27:36où vraiment,
27:37je me suis éclaté.
27:38Ça a été formidable.
27:39Ça a duré dix ans quand même.
27:41Exactement.
27:41Il y a eu un seul exemple avant
27:43qui était Reine d'un jour
27:44de Jeanne 1,
27:44dans les années 50,
27:45elle était à la radio.
27:47Et ça a fait scandale
27:48parce que le Parti communiste
27:49a dénoncé ce jeu
27:50où les femmes pauvres
27:51gagnaient de l'argent.
27:53C'était absolument hallucinant.
27:54Alors,
27:55il y a eu aussi
27:55des séquences
27:56tournées au Trianon Palace
27:57parce que le studio
27:58ne suffisait pas.
27:59C'est-à-dire qu'on avait
28:00tellement de demandes
28:01qu'à un moment,
28:02on ne pouvait plus suivre.
28:04Or,
28:04il fallait...
28:06Vous avez votre ticket.
28:07Vous savez que vous avez gagné...
28:08C'était 100 000 francs,
28:09mais ça serait 100 000 euros
28:11là maintenant.
28:12Vous avez gagné 100 000 euros,
28:14mais vous avez la possibilité
28:14de gagner un million d'euros.
28:15Ce n'est pas tout à fait
28:16la même chose.
28:17Donc,
28:17on ne peut pas vous faire
28:18attendre un an.
28:19Ce n'est pas possible.
28:20Donc,
28:21on avait réservé
28:22une partie du Trianon Palace
28:24à Versailles,
28:26qui est,
28:27comme son nom l'indique,
28:28un palace.
28:29Et on avait aménagé
28:31une salle
28:31en studio de télévision.
28:33On faisait passer
28:34les gens.
28:35On leur donnait,
28:36à l'époque,
28:36c'était des cassettes VHS
28:37pour qu'ils puissent
28:38les montrer à leur famille,
28:40etc.,
28:40comme quoi ils étaient
28:41bien passés.
28:42Et c'est comme ça
28:42qu'il y a eu
28:43la fameuse anecdote
28:44de John Travolta.
28:45Qui a débarqué.
28:46Voilà,
28:46qui a débarqué.
28:47C'est-à-dire que
28:48j'avais positionné
28:50mes gagnants
28:51devant la porte
28:52d'un ascenseur
28:53en leur disant
28:54écoutez,
28:54si vous voulez chanter,
28:56chanter.
28:56Si vous voulez danser,
28:57danser.
28:58Parce qu'ils avaient
28:59quand même le trac.
29:00Ils étaient contractés.
29:01Personne n'ira jamais
29:02vous comparer
29:02à John Travolta.
29:04Et là,
29:04par un hasard
29:05absolument incroyable,
29:06la porte de l'ascenseur
29:08s'ouvre.
29:08John Travolta,
29:09le vrai,
29:10sort de l'ascenseur,
29:12voit tous ces gens
29:12se demandent
29:13qui c'est.
29:14Il passe,
29:15bonjour,
29:15parce qu'il parle
29:16un peu français quand même.
29:17Bonjour,
29:18bonjour,
29:18bonjour,
29:18il passe.
29:19et il s'en va.
29:20Et à ce moment-là,
29:21j'ai cette gagnante
29:23absolument extraordinaire
29:24qui me fait cette réflexion.
29:26Il passe,
29:26bonjour,
29:27bonjour,
29:27bonjour,
29:27John Travolta.
29:28Et elle me dit,
29:29vous faites ça à chaque fois.
29:30C'est extraordinaire.
29:31C'est beau.
29:31À l'époque,
29:32il avait tourné
29:32Pulp Fiction.
29:33Oui, oui.
29:34Mais au départ,
29:35il ne devait pas avoir le rôle.
29:36C'était Michael Madsen,
29:39comédien fétiche
29:39de Carantino
29:40qui devait l'avoir.
29:41Il jouait une pièce de théâtre
29:42qui s'est prolongée.
29:43Donc,
29:43Travolta a hérité du rôle
29:45qui a changé sa carrière.
29:45Tant mieux pour lui
29:46et c'est formidable.
29:47Je le trouvais très très bien
29:48dans Pulp Fiction.
29:49Il y a eu un autre candidat
29:50qui vous a posé des problèmes.
29:51C'est un certain Robert Vannier.
29:53Ah,
29:54alors ça,
29:54Robert Vannier,
29:55c'est par la suite
29:56une des...
29:57Je pense que c'est l'émission de...
29:58C'est le divertissement
29:59qui détient le record.
30:00Je pense en Audimat,
30:02c'est 16,
30:0217 millions de téléspectateurs,
30:04quelque chose comme ça.
30:06Arrive une sorte
30:06d'urluberlu
30:09sur le plateau.
30:10Il faut dire
30:11que j'avais été vraiment conditionné
30:12par la production,
30:13par mes collaborateurs,
30:14y compris vraiment
30:16les plus proches
30:17que je n'avais pas rencontré
30:18ce monsieur.
30:19Tout le monde m'avait dit
30:19méfie-toi.
30:20Il est complètement barré.
30:22Il est bon.
30:23Fais attention
30:23à ce que tu dis.
30:24Donc je suis un peu...
30:25Je suis un petit peu tendu.
30:28Alors après,
30:29après cette séquence,
30:30oui,
30:30mais enfin,
30:31tu ne l'as pas reconnu.
30:32Tu as bien vu
30:32qu'il avait une perruque.
30:33Oui,
30:33j'ai vu qu'il avait une perruque.
30:35Mais encore une fois,
30:36je recevais des gagnants
30:37et dans ces gagnants,
30:38il y avait des gens souffrants.
30:40Donc ils portaient une perruque.
30:41Il y avait des gens
30:42qui ne voulaient pas
30:42que leur famille sache
30:43qu'ils n'étaient pas.
30:44Ça y est,
30:44ils portaient une perruque,
30:45des fois une fausse barbe
30:46ou une fausse moustache.
30:47Donc ça,
30:47ça ne m'avait pas vraiment,
30:48vraiment étonné.
30:49Et puis encore une fois,
30:50j'étais un peu tendu
30:51parce que je me disais
30:52il ne faut pas que je commette
30:54d'un père,
30:54sinon le gars va s'énerver,
30:56ça va mal se terminer l'histoire.
30:59Et donc il vient
31:00et il me récite un poème
31:01qui s'appelait
31:01La Pintade aux yeux violets.
31:04et qui se terminait
31:05par Rizoli le Joli,
31:08je ne sais plus exactement
31:09tu ne m'as pas reconnu,
31:10etc.
31:11Mais si tu l'avais bien regardé,
31:12tu l'avais reconnu,
31:13Patrick Sébastien.
31:14Et c'était Patrick,
31:15c'était la fameuse,
31:16une des séquences
31:17du fameux Grand Bluff.
31:18C'était extraordinaire,
31:18vous ne l'avez pas reconnu du tout ?
31:19Non, non,
31:20je ne l'ai pas reconnu,
31:20je ne l'ai pas reconnu.
31:21Je me suis dit,
31:22encore une fois,
31:23j'ai vu que c'était
31:24un type grimé,
31:25que c'était,
31:25mais c'est difficile à expliquer,
31:28mais moi je venais
31:29de passer 24 heures,
31:30on m'avait monté la tête
31:31complètement à me dire
31:32il ne fait pas ci,
31:33il ne fait pas ça,
31:34et attention,
31:35et on te regarde,
31:35et ça va être à lui,
31:37et gna gna,
31:37et gna gna.
31:37Vous êtes quand même
31:39un tout petit peu tendu
31:40parce que vous dites,
31:40si le gars me claque
31:41dans les mains
31:42ou s'il me colle un pain,
31:43comment ça va se terminer
31:44l'histoire ?
31:45Et donc,
31:46d'ailleurs je ne le regardais
31:47pas trop en fait,
31:48pour tout vous dire,
31:49je ne sais pas,
31:50si vous regardez bien,
31:51je ne suis pas totalement naturel
31:53dans la séquence,
31:54je le regarde sans le regarder,
31:56mais ça a fait
31:57une jolie séquence,
31:57je crois.
31:58Et un gros succès,
31:59et un autre succès
32:00que vous avez eu,
32:00c'est celui-ci.
32:06Succès fou aussi,
32:07là c'est une grande première,
32:08car pour la première fois,
32:10trois animateurs de jeux
32:11se retrouvent en prime time
32:12pour une émission de variété.
32:14Exactement,
32:14Jéopardy millionnaire
32:15d'un côté avec moi,
32:17Juste prix avec Patrick Roy,
32:18La Roue de la Fortune
32:19avec Christian Morin,
32:20et on se retrouve,
32:21c'est une idée de Dominique Cancien,
32:23une idée absolument géniale,
32:24je trouve,
32:25de réunir trois animateurs,
32:26trois animateurs de jeux,
32:27un pari risqué,
32:29parce qu'on aurait très bien pu
32:29ne pas s'entendre.
32:31Il se trouve que j'étais déjà
32:32assez copain avec Patrick Roy,
32:33et que j'avais déjà eu l'occasion
32:36de croiser Christian,
32:37que je connaissais moins,
32:38mais on s'est très bien entendus,
32:40parce que c'était la musique,
32:41et on est tous les trois fans de musique,
32:43mais pas dans le même créneau tout à fait.
32:45Christian, c'était le jazz,
32:46Patrick, c'était la grande variété française,
32:48et moi, c'était plutôt le rock, pop, folk,
32:52enfin, ce style-là.
32:54Donc, on ne se marchait pas sur les pieds,
32:56on s'aimait beaucoup pendant l'émission.
32:59J'insiste là-dessus,
33:00parce que c'est une des raisons
33:00pour lesquelles ce concept a marché.
33:02C'est parce qu'il y avait vraiment,
33:03enfin, une osmose entre nous,
33:05une osmose intellectuelle,
33:06une osmose amicale,
33:08et ça, moi, je crois vraiment
33:10que le téléspectateur est sensible à ça,
33:13c'est-à-dire une question d'ambiance.
33:15Je ne sais pas pourquoi,
33:16mais il se passe quelque chose.
33:18Et c'est vraiment un phénomène unique
33:19pendant près de trois ans,
33:21cette émission,
33:22le samedi soir, en prime time,
33:24avec des séquences imaginées
33:26par le regretté Gilles Amado
33:27qui réalisait donc cette émission.
33:31Il y avait, bon, derrière tout ça,
33:32il y avait Guilux,
33:34il y avait Léla Milsig,
33:35enfin, tout ça,
33:35ce sont des grands noms de la télévision,
33:36que je cite,
33:37que vous connaissez aussi bien que moi,
33:40qui étaient derrière nous,
33:41qui nous épaulaient,
33:43qui nous aidaient,
33:44on se grimait,
33:45et puis on était encore jeunes
33:47et flamboyants, si j'ose dire.
33:48On était en smoking,
33:50col cassé, nœud pape,
33:53donc on s'amusait bien,
33:54on avait hâte de se retrouver.
33:56C'était un concept,
33:57c'était mensuel.
33:58Et ça a fonctionné pendant quelques années,
34:00et puis un jour, un drame,
34:01vous allez remplacer Patrick Croix
34:03pour le juste prix,
34:04à un moment où on ne sait pas
34:06qu'il est malade, Philippe.
34:07Oui, enfin, on sait qu'il est malade,
34:09mais on ne sait pas,
34:10on ne connaît pas la gravité
34:11de son mal.
34:13Et moi, on m'appelle,
34:15moi, je sais qu'il est malade,
34:16puisqu'encore une fois,
34:17on se parlait avec Patrick,
34:19mais je ne sais absolument pas
34:20ce qu'il a.
34:22Et on m'appelle,
34:23on me dit,
34:23il va falloir que tu fasses
34:24le juste prix.
34:25Alors, je ne vais pas raconter le détail,
34:27parce que je le raconte en détail,
34:28je le raconte dans le livre,
34:31comment ça s'est passé.
34:32Mais je vais finir par,
34:33au départ,
34:34je ne veux pas le faire,
34:35je vais finir par l'accepter
34:37sans avoir vraiment le choix,
34:38mais aussi avec l'autorisation de Patrick
34:40que je vais voir à l'hôpital,
34:42on discute ensemble.
34:44Alors, moi,
34:44je ne connais pas la gravité
34:45de son mal,
34:45mais lui,
34:46je pense qu'il a compris
34:47que ça va être très,
34:48très compliqué.
34:49Et il me dit,
34:50vas-y, fais-le,
34:50vraiment fais-le,
34:51et fais-le sans arrière-pensée.
34:53Donc, je l'ai fait,
34:54et je me souviens,
34:55la dernière fois où je l'ai vu,
34:56je lui ai dit,
34:56je te préviens,
34:57je garde ta place au chaud,
34:59tu reviens vite fait,
35:00bien fait,
35:01moi, je fais trois petits tours,
35:02et puis je m'en vais.
35:04Malheureusement,
35:04il n'est jamais sorti de l'hôpital.
35:06Et puis,
35:06c'est dans cette émission
35:07que débute une super star
35:09de la télévision,
35:10par hasard.
35:11Oui,
35:12oui,
35:12complètement,
35:13complètement par hasard,
35:14puisque j'essaie,
35:15encore une fois,
35:16dans les jeux que j'ai eu
35:17l'occasion d'animer,
35:18j'ai toujours essayé
35:19de me démarquer,
35:20parce que je pense que c'est ça,
35:21surtout quand vous faites
35:22un jeu quotidien,
35:23un jeu quotidien,
35:24même s'il y a,
35:25si le juste prix,
35:27puisque c'est à ce jeu
35:28que vous faites allusion,
35:30il y a,
35:31c'est un patchwork
35:32de 21 jeux,
35:34totalement différent,
35:35enfin,
35:35à la base,
35:36n'empêche que,
35:37au rythme quotidien,
35:39les jeux reviennent
35:40assez fréquemment.
35:41Donc,
35:41il faut trouver des trucs
35:42qui étonnent,
35:44qui épatent le téléspectateur,
35:46qui lui est infidèle
35:47et qui vous regarde
35:47tous les jours.
35:48Et donc,
35:49j'avais commencé
35:49à prendre l'habitude,
35:51mais,
35:52on ne s'en rend pas compte
35:53maintenant,
35:53parce que maintenant,
35:54c'est monnaie courante,
35:55tous les animateurs le font,
35:57mais de dire à quelqu'un
35:58du public,
35:58viens là,
35:59viens là,
35:59viens là,
35:59viens là,
36:00à l'époque,
36:01c'était osé.
36:02Moi,
36:02je recevais des,
36:02des petits mots
36:04de ma direction,
36:04dis donc,
36:05pourquoi tu t'es adressé
36:06au gars du public ?
36:07Il n'était pas forcément éclairé,
36:08il n'était pas ci,
36:09il n'était pas ça,
36:10et puis bon,
36:11mais je prenais le risque
36:12quand même.
36:13Et cette personne
36:14que je fais venir,
36:14enfin,
36:15ils sont deux,
36:15deux copains qui sont
36:16dans le public,
36:17je les fais venir là
36:18pour mettre de l'ambiance,
36:19il se trouve que
36:20l'un des deux
36:22reviendra sur le devant
36:23de la Sainte-Pierre,
36:24il l'occupe,
36:25il l'occupe bien,
36:26c'est Cyril Hanouna.
36:27Exactement.
36:28Cyril Hanouna,
36:29donc,
36:29qui aura fait
36:30son premier passage télé
36:31avec moi.
36:32Je ne suis pour rien
36:33dans son ascension
36:34par la suite,
36:35mais au moins,
36:36j'étais là
36:37quand il a fait
36:38ses premiers pas
36:39sur un plateau de télé.
36:40Vous le racontez
36:41dans ce livre
36:41qu'on va évoquer
36:42à travers la date
36:43de sa sortie,
36:44le 18 mars 2026.
36:46A tout de suite
36:46sur Sud Radio
36:47avec Philippe Rizoli.
36:49Sud Radio,
36:50les clés d'une vie,
36:51Jacques Pessis.
36:52Sud Radio,
36:53les clés d'une vie,
36:54mon invité Philippe Rizoli,
36:55nous parlons depuis
36:56le début de cette émission
36:57de ce livre,
36:58Jamais trop tard,
36:59qui est sorti
37:00le 18 mars 2026
37:01aux éditions
37:02de l'Archipel,
37:03vos années de télé
37:04et les autres.
37:05Alors,
37:05je crois que ce livre,
37:06vous l'avez écrit
37:07après les réactions
37:08du public
37:09dans les salons
37:11lorsque vous avez sorti
37:12votre premier livre.
37:13Oui,
37:13vous êtes bien informé,
37:14c'est exactement ça.
37:15C'est-à-dire que
37:16j'ai écrit un livre
37:16qui s'appelait
37:18« Dites bien à mon fils
37:18que je l'aime ».
37:19Vous m'aviez d'ailleurs
37:20reçu le concernant
37:22qui était un livre
37:22qui touchait à la fois
37:23la famille.
37:24C'est un livre
37:25de moi,
37:26mais un jeune adolescent.
37:28J'avais 12 ans
37:29à l'époque
37:29et je raconte
37:31mes souvenirs
37:31de famille
37:32et puis cette passion
37:34déjà pour la radio,
37:36pour la télévision.
37:38Et donc,
37:39je voulais essayer
37:40de raconter un petit peu
37:41ce parcours
37:43du combattant
37:44pour arriver à mes fins,
37:45c'est-à-dire
37:46arriver à décrocher
37:47une émission de radio,
37:48donc la première fois
37:49sur Sud Radio
37:50et puis première émission
37:52de télé
37:53sur Canal+.
37:54Mais une fois
37:55que j'avais dit ça,
37:56j'avais l'impression
37:56d'avoir tout raconté
37:57puisque mon objectif,
37:58encore une fois,
37:59c'était de dire
38:00voilà,
38:00c'est ça la passion,
38:01il faut croire en vos rêves,
38:02il faut y aller,
38:03il faut...
38:03Et puis la famille,
38:05c'est important
38:05parce que c'est elle
38:07qui,
38:07quand vous êtes jeune,
38:08quand vous êtes minot,
38:09c'est elle qui finalement
38:11va croire en vous.
38:12Puis on a tellement envie
38:13de faire la fierté
38:14de ses parents en plus
38:14et de réussir
38:16dans le projet
38:17qu'on envisage enfant.
38:18Donc voilà,
38:18j'avais tout dit.
38:19Sauf que,
38:21après on fait la promotion
38:22de ce livre
38:23et puis on commence
38:23à fréquenter
38:24un peu partout en France
38:26les différents salons du livre.
38:27Ce livre,
38:28c'est pas trop mal vendu
38:29et j'ai commencé
38:31à avoir des réactions
38:31via les réseaux sociaux
38:34et via les salons du livre
38:36qui s'enchaînaient
38:37où je retrouvais des gens
38:38quand j'allais à peu près
38:40dans la même région,
38:40des gens qui passaient
38:41et qui me disaient
38:42j'ai déjà votre livre
38:43mais dites donc,
38:44ok,
38:44on a bien compris,
38:4410 février 86,
38:46vous commencez
38:46votre carrière télé,
38:47mais alors,
38:48et après ?
38:48Qu'est-ce qui se passe après ?
38:49Nous,
38:50on est restés sur notre fin
38:51et ça a été une fois,
38:52deux fois,
38:53dix fois,
38:53cent fois
38:54et je pense que tout cela
38:55est revenu aux oreilles
38:57de mon éditeur,
38:58les éditions de l'archipel
38:59qui m'ont appelé
39:00en me disant
39:00dis donc Philippe,
39:01on aimerait bien
39:01nous aussi avoir la suite.
39:03Ok,
39:04t'es à Canal+,
39:05mais il n'y a pas eu que ça.
39:06Qu'est-ce qui se passe après ?
39:07Avec les hauts,
39:08avec les bas,
39:09avec les turbulences
39:10et d'où,
39:11d'où voilà,
39:11ce livre,
39:12jamais trop tard.
39:13Alors,
39:13il se trouve qu'on a évoqué
39:14les bons moments
39:15mais il y en a eu d'autres
39:16que vous racontez dans ce livre
39:17et en les lisant,
39:19j'ai pensé à un feuilleton.
39:26Dallas, oui.
39:27Dallas,
39:28Dallas qui a été commandé
39:28pour cinq épisodes
39:29parce que la critique
39:30n'y croyait pas
39:31et on a vu ce que ça a donné.
39:32D'ailleurs,
39:33c'est très drôle
39:33que ça vous ait fait penser à Dallas
39:35parce que vous avez vu
39:35qu'à la fin,
39:37j'ai rajouté un certain nombre
39:39de...
39:39Ce n'est pas un livre
39:40d'anecdotes véritablement
39:41mais il y en a quand même
39:42et à la fin,
39:42j'en ai rajouté
39:43un certain nombre
39:43dont une
39:44où j'explique que l'orchestre
39:46que j'ai monté
39:46aux millionnaires
39:47dont on parlait tout à l'heure,
39:50eh bien,
39:51le guitariste
39:52de notre groupe,
39:53eh bien,
39:53c'est lui
39:53qui chante
39:54le générique de Dallas.
39:56C'est incroyable.
39:57Il s'appelait
39:57le Rocky de Molomester
39:59et c'est lui
39:59qui chante ce générique.
40:01Alors,
40:01c'est vrai que dans ce livre,
40:02vous racontez
40:02l'univers impitoyable
40:03parce que vous avez été
40:04en haut de l'affiche
40:05mais à plusieurs reprises
40:06quand ça s'est arrêté,
40:07vous l'avez payé
40:08non pas au juste prix
40:09mais au prix fort.
40:11Exemple,
40:11lorsque vous êtes
40:12à Canal+,
40:12et que ça marche très bien
40:14en remplaçant
40:14Philippe Gildas
40:15avec Direct,
40:16eh bien,
40:16le directeur
40:18de l'antenne
40:181 de grève
40:19vous invite à dîner
40:20et là,
40:21ça va être
40:21une mauvaise surprise.
40:23Oui,
40:23parce qu'on fait...
40:24Alors,
40:24d'abord,
40:24il faut savoir que
40:26on s'entend très bien
40:27avec Alain.
40:28On vient de partir
40:30à Moscou ensemble.
40:32Vous savez,
40:32quand vous partez
40:33en voyage
40:34comme ça
40:34avec des personnes,
40:35ça crée des liens différents,
40:37des liens un petit peu
40:37particuliers.
40:38On est allé à Moscou
40:40pour essayer
40:40de ramener un concept.
40:42Bon,
40:42ça ne s'est pas...
40:43Il y en a eu un
40:44mais ça...
40:46Il n'y a pas eu
40:46véritablement de suite
40:47mais enfin,
40:48peu importe.
40:48On était partis ensemble
40:50il y avait eu
40:51le Jubilé Michel Platini.
40:52C'est pareil,
40:53ce sont des émissions
40:54en extérieur.
40:55Il s'était passé
40:55plein plein de choses.
40:56On était vraiment
40:57assez liés.
40:58Sauf qu'à l'époque,
40:59on parlait du clair
41:00et du crypté.
41:01Les séquences en clair,
41:02il y avait une émission
41:03le midi,
41:03c'était le fameux direct.
41:05Et puis,
41:06il y avait
41:06une ou deux places
41:07le soir.
41:08Il y avait
41:08Philippe Gildas
41:09qui faisait nulle part ailleurs,
41:10Marc Toesca
41:11pour le top 50.
41:12Mais voilà,
41:12c'était à peu près tout.
41:14Et puis,
41:16un animateur maison
41:17était parti sur TF1
41:18mais j'ai...
41:19ça ne s'est pas passé
41:20peut-être comme il le souhaitait
41:22sur TF1
41:23qui est une chaîne
41:24très différente de canal
41:25surtout à l'époque.
41:27Encore plus à l'époque.
41:29Et ce présentateur
41:30a souhaité revenir.
41:31Il était très très proche
41:32de la direction.
41:33Je peux comprendre d'ailleurs.
41:35Donc en fait,
41:35on avait besoin d'une place.
41:37On avait besoin d'une place
41:37et j'étais le dernier arrivé.
41:39J'étais le plus jeune.
41:41Donc cette place,
41:41c'était la mienne.
41:43Sauf qu'on vous le dit
41:44comme ça à la fin d'un dîner.
41:45Ah bah la fin d'un dîner,
41:46c'est fou.
41:47Moi, je commence déjà
41:49à imaginer un nouveau concept
41:50parce qu'en fait,
41:51direct,
41:51c'était nul par ailleurs
41:52sans les nuls.
41:53En gros,
41:53quand on regarde,
41:53c'est exactement le...
41:54Ça avait servi
41:56de laboratoire
41:57à Philippe Gildas,
41:58en fait.
41:58Et de laboratoire
41:59à Jean-Pierre Coff
41:59qui a débuté dans direct.
42:00Voilà, exactement.
42:02Véritablement.
42:04Et d'autres,
42:05Alexandre Jardin
42:06qu'on voit beaucoup
42:06à la télévision en ce moment.
42:08Il a fait ses premières
42:09télés avec moi.
42:10Et je pourrais vous en citer
42:12comme ça pas mal
42:12d'autres qui ont pris
42:16des fonctions.
42:17Notre ami Esposito
42:18qui a fait
42:18Le cœur des Hommes,
42:19qui a fait
42:21tous ces jolis films.
42:22C'était mon critique cinéma,
42:24moi, dans direct.
42:25Donc je pourrais vous en citer
42:26comme ça.
42:27Je cherchais son premier
42:29Marc Esposito.
42:31Donc voilà,
42:32tout allait bien
42:33et je me disais
42:33que j'ai commencé
42:34à avoir des idées
42:34de concepts différents
42:35et je me suis fait
42:37un peu griller.
42:38Mais en même temps,
42:40je pense que
42:44ces personnes
42:45qui étaient à la tête
42:45de Canal+,
42:46m'aimaient vraiment bien
42:48et ça n'a rien à voir
42:50avec le moment
42:51où j'ai quitté TF1
42:52des années plus tard
42:54parce que je pense
42:55qu'ils ont passé
42:55deux, trois coups
42:56de téléphone
42:57de façon à ce qu'au moment
42:59où je quitte Canal,
43:00je sois immédiatement
43:01réengagé ailleurs.
43:02Et c'est ce qui s'est passé
43:03parce que je crois
43:05à la chance,
43:05je crois au concours
43:06de circonstances
43:07mais là quand même,
43:08j'avais,
43:09si vous voulez,
43:1024 heures après
43:11qu'Alain Degrève
43:12m'ait annoncé
43:12qu'on avait besoin
43:13de ma tranche
43:13et donc malheureusement
43:15je ne ferais pas partie
43:15de la grille de rentrée.
43:1724 heures après,
43:18je recevais un coup de téléphone
43:19de Dominique Cancien
43:19en me disant
43:20dis-moi,
43:21je crois que t'es libre
43:21mais moi j'ai envie de toi
43:24professionnellement,
43:25on s'entend.
43:25vous voyez,
43:26donc il y a eu
43:272-3 coups de téléphone
43:28qui ont été passés
43:29donc je ne leur en ai
43:31jamais voulu
43:32mais j'ai compris
43:33ce jour-là
43:34que les réseaux
43:35en matière de communication
43:37étaient extrêmement importants
43:39et qu'on ne jugeait pas
43:40simplement le savoir-faire,
43:42il y avait une proximité
43:44qui jouait parfois,
43:46qui pouvait jouer des tours
43:48dans un sens ou dans l'autre.
43:49Vous racontez aussi
43:50et on laissera le suspense,
43:52comment vous avez quitté TF1,
43:54comment du jour au lendemain
43:55on vous a dit
43:56il n'y a plus de place pour toi
43:56alors que vous aviez fait
43:57des audimates exceptionnels
43:59et que je continuais à le faire.
44:01Donc je n'ai jamais compris la raison.
44:03Ce qui est amusant
44:03c'est que depuis que ce livre est sorti,
44:05j'ai lu sur les réseaux
44:07un tas de théories
44:09des uns et des autres
44:10qui m'ont dit
44:10tu n'as pas compris
44:11que c'est un tel
44:12qui voulait ta place
44:13ou c'est un tel,
44:14un tel,
44:15un tel,
44:15ça vaut ce que ça vaut,
44:17j'en sais rien,
44:17il y a bien sûr
44:19évidemment qu'il y a eu
44:20une peau de banane quelque part,
44:22évidemment,
44:22puisqu'il n'y avait pas
44:23de raison particulière.
44:25Mais au début
44:26j'ai cherché,
44:27j'ai cherché
44:28et puis à un moment
44:29j'ai laissé tomber
44:29je me suis dit
44:30il vaut mieux se concentrer
44:31sur l'avenir
44:31essayer de rebondir,
44:33de faire autre chose
44:33et voilà.
44:34Mais justement
44:35moralement c'est dur à pied.
44:37C'est difficile,
44:37c'est très très difficile
44:38parce que du jour au lendemain
44:42c'est là où vous voyez
44:43que tous les gens
44:44avec qui vous travaillez
44:46dans ce métier
44:48majoritairement
44:48ne sont pas véritablement
44:49des amis.
44:50Là je me suis trompé
44:51parce qu'il y en avait
44:51que je considérais vraiment
44:52comme des amis
44:53et ce ne sont pas des amis,
44:54ce sont des coéquipiers
44:56si vous voulez,
44:57ce sont des gens
44:58qui sont avec vous
45:01tant que vous avez
45:02un intérêt commun
45:03si vous voulez.
45:04Mais dès l'instant
45:05où les horizons
45:07sont différents,
45:08là c'est plus du tout
45:10la même musique.
45:12donc il faut avoir
45:13un entourage solide,
45:14il faut avoir une famille,
45:15il faut avoir des gens
45:16qui ne sont pas nécessairement
45:17de ce métier
45:18qui vous aident.
45:20Alors c'est vrai
45:20qu'il y a d'abord
45:22une année ou deux
45:23qui ont suivi
45:25mon départ de TF1
45:26où je me suis dit
45:27il n'y a aucun problème.
45:28Vu ma popularité,
45:30ma notoriété,
45:31mon savoir-faire,
45:32il y a bien une chaîne
45:32qui va se décider
45:33à m'appeler
45:34sauf que ça traînait
45:35de plus en plus
45:36et puis après
45:37vous découvrez
45:39un tas de petits trucs
45:40où vous êtes surpris
45:41en vous disant
45:41mais comment ça
45:43lui pense ça ?
45:45Vous voyez c'est
45:46bon, je cite quelqu'un
45:47dans ce livre
45:48auquel je croyais
45:50enfin moi j'étais persuadé
45:51que j'allais faire affaire
45:51avec lui
45:52et puis en fait
45:53il m'a planté
45:53un couteau dans le dos.
45:55Malheureusement
45:57on laissera
45:57à celles et ceux
45:58qui liront le livre
45:58le soin de découvrir son nom
45:59mais il a été très connu.
46:01Voilà, oui tout à fait.
46:02Il se trouve
46:03que vous avez eu une chance
46:04de vous reconvertir
46:04dans la musique
46:05et il y a quand même
46:06dans votre répertoire
46:07une chanson culte.
46:18Une tasse les bananas
46:19par Péli Frisoli
46:21pour ça la chanson
46:22c'est votre autre passion.
46:23Oui c'est ma passion
46:24alors mon seul regret
46:26alors ma joie
46:27c'est d'avoir fait un album
46:28alors ça n'a pas été
46:29une reconversion
46:29après TF1
46:30parce qu'au moment
46:31où je fais cet album
46:32je suis à TF1
46:33on a souvent dit
46:34il est parti faire
46:35de la musique
46:35non non
46:36je le fais
46:37je suis à TF1
46:37mais quand vous écoutez
46:39les paroles
46:39peut-être que je sentais
46:41intuitivement
46:41le vent venir
46:42peut-être
46:43car elles ont été écrites
46:44un soir comme ça
46:45c'était un soir
46:46c'était le soir
46:47de la fin du millionnaire
46:48et pourquoi
46:50couper en dos
46:50les patatos
46:51c'est simplement
46:52il n'y a pas de pommes de terre
46:53il n'y a pas de truc comme ça
46:53c'est les fameuses
46:54sans patates
46:55vous savez
46:56le million
46:57qu'on gagnait
46:58au millionnaire
46:59sauf que ça n'a pas été
47:01tout à fait
47:04disons réalisé
47:05de la manière
47:05dont moi
47:06j'avais écrit
47:06cette chanson
47:08qui s'est retrouvée
47:09avec un côté festif
47:10parce qu'on s'est mis
47:11à répéter ce gimmick
47:12cuitasse les bananas
47:13et donc ça n'a pas été fait
47:15comme je le souhaitais
47:15alors c'est carré
47:16c'est propre
47:17c'est entraînant
47:18c'est tout ce qu'on veut
47:18mais c'est pas mon univers
47:20si vous écoutez
47:20si vous écoutez
47:21le reste de l'album
47:22ben vous
47:23vous le connaissez bien
47:24puisque vous l'avez chroniqué
47:25donc subitement
47:26j'ai un flash
47:28en vous ayant
47:29en face de moi
47:30cher Jacques
47:30et vous pouvez témoigner
47:31que le reste de l'album
47:32est quand même
47:34sensiblement différent
47:34de cette chanson là
47:36oui ce qui n'empêche pas
47:37cette chanson d'être culte
47:38ah oui bien sûr
47:39car elle a été reprise
47:40il n'y a pas longtemps
47:42oui parce que
47:42ce que je suis en train
47:43de vous raconter
47:43j'ai eu l'occasion
47:44au moment de la sortie
47:45du premier livre
47:46d'en dire 2-3 mots
47:47sur des antennes de radio
47:48et puis un beau jour
47:49il y a un monsieur
47:50qui a entendu
47:51ce que je disais
47:51et qui s'est dit
47:52tiens dans mon studio
47:53je vais essayer de voir
47:55par rapport à ce qu'il est
47:55en train de nous raconter
47:56c'est à dire que c'est une chanson
47:57au départ mélancolique
47:59c'est pas du tout
48:01une chanson pour faire la fête
48:03alors je vais essayer
48:04d'y mettre ma patte
48:05et cette personne
48:07m'a appelé un jour
48:07en me disant
48:08salut Philippe
48:10voilà
48:10j'ai fait une maquette
48:12est-ce que ça te dirait
48:13de l'écouter
48:13cette personne
48:14c'était Julien Doré
48:15vous vous rendez compte
48:16Julien Doré
48:17qui m'appelle
48:1825 ans après
48:2025 ans après la chanson
48:22et qui me dit moi
48:23alors deux choses
48:24d'abord ce titre là
48:26Cuita
48:27c'était sorti
48:28ce qu'on appelle
48:28en single
48:2945 tours
48:30en CD
48:31et lui il l'avait acheté
48:33et il me dit
48:33tu t'imagines pas
48:34les kilomètres
48:35que j'ai fait en mobilette
48:36pour aller acheter ton 10
48:37parce qu'il habitait en province
48:38dans le sud de la France
48:41pour avoir suivi
48:42et dis-toi que
48:42quand je te dis
48:43que j'aime cette chanson
48:44je suis pas en train
48:45ni de me moquer de toi
48:46ni de me moquer de toi
48:46j'aime cette chanson
48:47donc maintenant
48:48viens écouter ma version
48:50et il a fait une version
48:51que je trouve absolument formidable
48:52et alors le grand kiff
48:53de ma vie
48:54de ces derniers temps
48:55c'est que je me suis retrouvé
48:56le 14 novembre 2025
49:00sur la scène
49:01de Lacan Arena
49:01à Paris
49:03avec Julien Doré
49:04face à 20 000 personnes
49:0620 000 personnes
49:07qui fredonnaient
49:09avec moi
49:09ce refrain
49:11enfin avec moi
49:11avec nous
49:12parce qu'il le chantait
49:13lui Julien
49:14ce refrain
49:15vous vous rendez compte
49:16j'aime pas parler
49:17ni de revanche
49:18ni de tout ce qu'on veut
49:19mais je me disais
49:21j'étais sur cette scène
49:22je regardais
49:22ces 20 000 personnes
49:24cette marche
49:24c'est beaucoup hein
49:2520 000
49:26et je me disais
49:27quand même
49:28je repensais
49:28à ce gars
49:29qui avait dit
49:30quand on a écrit
49:32Cuitas les bananas
49:33il faut s'attendre
49:34à des années de désert
49:35et ben je me disais
49:36si tous les déserts
49:37sont comme celui-là
49:38c'est quand même pas mal
49:39et en même temps
49:40quand on lit ce livre
49:42on imagine
49:42on retrouve
49:43toutes les émissions
49:44que vous avez présentées
49:45la liste est impressionnante
49:46vous pensiez faire ce parcours
49:48comme ça au départ
49:49Philippe Rizoli ?
49:50je ne pensais pas
49:51une telle diverticité
49:53dans ce que j'ai eu
49:54l'occasion de faire
49:55parce que
49:55j'ai parlé médecine
49:57avec Martine Alain-Rénaud
49:59j'ai fait une émission
50:00sur les animaux
50:01qui s'appelait
50:01Les animaux de mon cœur
50:02différentes
50:03grandes émissions
50:05de variété
50:05la nouvelle affiche
50:06qu'on a évoquée
50:07où ont démarré sur scène
50:08Morane
50:09Vanessa Paradis
50:10c'est quand même
50:12prestigieux
50:14j'ai fait des talk shows
50:16avec Direct
50:17j'ai fait des grands divertissements
50:20avec Capital d'un soir
50:21avec SVP Comédie
50:22avec Interville
50:23Interville
50:24mode Guilux
50:25avec Guilux
50:26à côté de moi
50:27Pépé
50:28il fallait l'avoir
50:29pendant deux heures
50:31à côté de soi
50:31mais il était génial
50:32je l'adorais
50:35et donc
50:35j'ai touché
50:36absolument à tout
50:37donc je n'imaginais pas
50:38avoir une telle
50:39je n'imaginais pas
50:40non plus
50:41qu'un beau matin
50:42de 2001
50:43je me retrouverais
50:44un peu
50:46dehors
50:46si vous voulez
50:47alors après
50:47il faut remonter
50:49à la force
50:49à la force
50:50des poignets
50:51ce qui n'est pas
50:53facile
50:54toujours
50:54mais il y a eu
50:56ce petit coup
50:57de pouce du destin
50:58je ne sais pas
50:58si vous souhaitiez
50:59en parler
50:59il y a eu
51:01l'école des fans
51:02la reprise
51:03de ce concept
51:04où tout le monde
51:04m'a dit
51:04mais t'es malade
51:05tu vas te casser
51:06la figure
51:06ça ne marchera pas
51:08et Total
51:09ça a très très bien
51:10marché sur Guilux
51:11et ça a non seulement
51:13bien marché
51:14mais ça a duré
51:15près de 4 ans
51:164 années
51:16sans arrêt
51:17et ça fonctionnait
51:18très bien
51:18mais là encore
51:19il y aura un changement
51:20de direction
51:21la nouvelle direction
51:22se dira
51:23vous savez
51:24quand une nouvelle direction
51:25arrive
51:25ils veulent tout changer
51:27bon bah très bien
51:27ils ont tout changé
51:28et c'est là où je suis parti
51:30plus vers le théâtre
51:31mais entre temps
51:32il y a eu mon retour
51:32à Sud Radio
51:33exactement
51:34et il y a beaucoup
51:35d'autres choses
51:36dans ce livre
51:36qu'il faut absolument lire
51:38parce que c'est toute
51:38une époque
51:39et une époque de joie
51:40qui nous manque aujourd'hui
51:41et même une époque
51:42de télévision très professionnelle
51:44ce qui n'est plus
51:44tout à fait courant aujourd'hui
51:45ça s'appelle
51:46Jamais trop tard
51:47et franchement
51:48il n'est jamais trop tard
51:49mais justement
51:50il n'est jamais trop tard
51:50pour revenir dans la clé d'une vie
51:51pour votre prochain livre
51:52exactement
51:53je n'y manquerai pas
51:54c'est toujours un plaisir
51:55cher Jacques
51:55et récifraquement
51:56je rappelle que c'est
51:57jamais trop tard
51:58l'édition de l'archipel
51:59et que c'est Philippe Rizoli
52:00qui l'a écrit
52:00et ça mérite d'avoir
52:02un succès de plus
52:02un succès fou
52:03merci Jacques
52:04à bientôt
52:05à bientôt Philippe Rizoli
52:06les clés d'une vie
52:07c'est terminé pour aujourd'hui
52:08on se retrouve bientôt
52:09restez fidèles
52:10à l'écoute de Sud Radio
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