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  • il y a 9 heures
Les clefs d'une vie - Jean Claude Darmon

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026_01_22##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06L'éternel passionné de football que vous êtes a énormément mouillé le maillot en coulisses pour atteindre son but.
00:12Vous êtes, à votre façon, considéré comme un enfant de la balle.
00:15Vous le racontez dans un livre en évoquant les bonnes et les mauvaises passes de votre vie.
00:20Bonjour Jean-Claude Darmon.
00:21Bonjour.
00:22Alors, on vous connaît bien sûr à cause et grâce au football.
00:25Publier un livre étonnant, Destin, avoir plus de rêves que de souvenirs chez Fayard,
00:30ce livre de souvenirs qui sort, c'est l'occasion d'évoquer votre parcours à travers des dates clés,
00:35puisque le principe des clés d'une vie, c'est ça.
00:37Et ces dates, on va les évoquer en commençant par le 24 juin 1958, un soir que vous n'avez pas oublié.
00:45Brésil contre France, deux favoris.
00:48Copa et la France ont battu brillamment le parc.
00:50Brésil-France 58, un match que vous avez vu dans la rue, Jean-Claude Darmon.
00:54Assis sur un trottoir avec un vendeur de télévision, un revendeur de télévision,
01:00petit écran noir et blanc.
01:02Nous étions quelques copains, on était très jeunes.
01:05Assis, on a vu ces joueurs exceptionnels se distinguer.
01:12Et avec le recul, j'ai même l'impression, maintenant, que pour nous, ils étaient virtuels.
01:18Ils n'existaient pas.
01:19C'était des maestros.
01:21En plus, il y avait un haut-parleur dans la rue pour en tout entendre.
01:24Exact.
01:25C'est extraordinaire.
01:25C'est vrai.
01:26Parce qu'en plus, vous savez, il y a eu le même principe lors du couronnement de la reine Elisabeth,
01:30où les gens étaient devant les vitrines, mais il n'y avait pas de haut-parleur pour regarder le couronnement de la reine.
01:35Et à cette époque-là, on vendait 5000 postes de télévision par jour.
01:38C'était vraiment le lancement de la télévision.
01:40Énorme.
01:40Énorme.
01:41Alors, vous n'avez vu que la seconde mi-temps, je crois, à la télévision.
01:43Exact.
01:44Parce que la télévision ne diffusait pas la première.
01:47Je ne sais pas.
01:48Enfin, je ne me rappelle pas.
01:49La seule chose que je sais, c'est que je rentrais du travail spécialement pour être là.
01:54Voilà.
01:55Et en même temps, il y avait Copa, puis Anthony.
01:57Et puis, il y a eu pendant quelque temps Jonquet.
01:58Hélas, il est sorti du terrain.
02:00Jonquet, c'est probablement l'arrière-centrale libéraux, le meilleur du monde à l'époque.
02:05Et il sort sur blessure.
02:07Ce qui fait qu'à l'époque, on ne pouvait pas remplacer les joueurs.
02:09On va donc jouer à 10 contre le Brésil.
02:11Et on les fait trembler.
02:13Juste au marque 3 buts, on doit gagner le match.
02:17Oui.
02:17Si Jonquet avait été là...
02:19Ah oui.
02:19On pliait le match.
02:21Et il y a Pelé que vous découvrez.
02:23C'est vrai.
02:24C'est un gamin que personne n'attendait là.
02:28Il fait une Coupe du Monde exceptionnelle.
02:32Et on va remarquer que son talent va l'amener, là où nous le connaissons, vous et moi,
02:37à savoir, probablement, le meilleur joueur du monde encore aujourd'hui.
02:41Le fait qu'il ne prononçait pas le mot Bill, le nom du gardien de but du Vasco de Gamma,
02:46où jouait son père, Bill s'est devenu Pelé, exactement.
02:50C'est comme ça que c'est né, le nom de Pelé, le surnom de Pelé,
02:52parce qu'il s'appelait Edson Arantes Donacinimento.
02:55C'est exact.
02:55Alors, il se trouve qu'à la fin du match, vous avez quand même le moral dans les chaussettes, Jean-Claude Darmon.
03:00Un peu, oui, parce qu'on a tout misé sur cette équipe de France.
03:04Nous pensions qu'on allait battre le Brésil.
03:07On avait une équipe, je vous l'ai dit tout à l'heure, avec Pinvern, Vincent, Jonquet, Coppa.
03:14Coppa, le ballon d'or, quand même, etc.
03:17C'est-à-dire toute une sature du stade de Reims.
03:20Et puis, en fin de compte, voilà, on perd ce match.
03:22Alors, le moral, vous allez conserver dans vos jeunes années, parce qu'elles ont été difficiles,
03:27car vous avez grandi, je crois, Jean-Claude Darmon, et vous le racontez dans ce livre Destin,
03:30dans une famille recomposée et très nombreuse.
03:33En fait, une famille recomposée, oui et non.
03:36Parce que mon père était veuve de quatre enfants, ma mère était veuve de quatre enfants.
03:41Et comme ils n'avaient pas la télévision, ils ont eu quatre enfants, donc je suis l'aîné.
03:44Voilà. Et ils avaient déjà quatre enfants de leur côté.
03:46Chacun de leur côté. Donc c'est douze.
03:48Parce qu'ils avaient tellement peur qu'on ne crève pas de faim.
03:50Donc à douze, c'était bien. On a rempli le quota.
03:54Et votre père Jacob, au départ, s'appelle Zaoui.
03:56Oui, il s'appelle Zaoui sur une erreur d'identité.
03:59Parce qu'il faut que je vous explique.
04:02Lui, quand je nais, je m'appelle Corsia du nom de ma mère.
04:06Car c'est la guerre.
04:07C'est la guerre.
04:08Et dans mon livre, vous verrez, il y a une page où quand elle me déclare,
04:13il trouve moyen de marquer Ben Corsia.
04:15Et comme il y a erreur, il y a rature.
04:18Donc je m'appelle officiellement un vrai nom Corsia.
04:22Mon père vient, me connaît et me reconnaît.
04:26Il m'appelle Zaoui, qui est un nom qui n'est pas le sien.
04:29Et quand mon frère devient majeur, le premier, mon plus grand frère,
04:34va faire un scandale.
04:36Il dit à mon père, on ne comprend pas.
04:37Tu es le seul à t'appeler Zaoui, alors que notre grand-père s'appelle Naïm Darman,
04:43dit Zaoui, etc.
04:44Un bordel.
04:45Et au lieu de décider de prendre le nom de Darman,
04:49mon père va le faire, mais ma mère paie à son âme.
04:53Je lui dis, mais tu sais, si tu le fais, ils ne te donneront plus la retraite.
04:57Il dit, pourquoi ?
04:57Mais parce que le nom disparaît.
04:59Ah bon ?
05:00Donc lui reste toute sa vie Zaoui, et mon frère s'appelle Darman,
05:04à 18 ans mon autre frère s'appelle Darman, etc.
05:07Et moi j'arrive quand j'ai 20 ans, je m'appelle Darman.
05:09Il a fallu faire des démarches compliquées.
05:11Incroyable.
05:12Et ça m'a coûté, je crois, de l'époque, 15 000 euros, un truc de l'époque.
05:19Enfin, c'est une fortune, une fortune.
05:21Alors votre père, c'est la gentillesse même,
05:23et d'ailleurs ça va lui coûter sa place à la banque.
05:25Ben oui, parce qu'il est d'une pureté cet homme,
05:31et il a un ami, ami, quelle horreur,
05:35qui lui emprunte X euros,
05:38en lui donnant comme garantie son quota de foin,
05:44ou de doublé, je ne sais quoi, etc.
05:46Que mon père connaissait bien d'ailleurs.
05:48Il dit, bon voilà, tu viens, je vais le vendre,
05:50j'ai un truc, il lui montre un papier,
05:52un acte de vente qui a lieu en 15 jours et tout,
05:54et je le sors en bourse.
05:55Mon père fait cette faute,
05:57c'est parce que c'est une faute quand même.
05:59Il lui donne excellent à l'autre,
06:01le salepard vend bien sa récolte,
06:03mais l'argent, mon père n'a jamais vu,
06:05et donc il est radié de la banque.
06:07Et il va donc exercer un nouveau métier
06:08que l'on peut évoquer à travers une chanson.
06:18Chanson de Francis Le Marc que vous connaissez.
06:19Je connais, je connais.
06:20En fait, c'est une chanson qu'il a écrite au départ,
06:22sans imaginer qu'elle deviendrait une comptine aujourd'hui,
06:24qu'on apprend dans les écoles.
06:26Il a fait un carton avec cette chanson.
06:27C'est extraordinaire, oui.
06:28Et alors, il y a des gens aujourd'hui qui disent que cette chanson,
06:30en fait, c'est la prise de pouvoir d'un homme sur une femme
06:34par un sortilège,
06:35l'indication de la liberté de cette femme sous la contrainte.
06:38C'est du n'importe quoi.
06:40De toute façon, aujourd'hui, il faut bien imaginer le n'importe quoi.
06:42À faute de quoi, vous passez par un imbécile.
06:44Exactement, oui.
06:44Et si on ne peut pas passer par des imbéciles...
06:46En tout cas, votre père a exercé cette profession
06:48et avec courage et sans jamais se plaindre.
06:51Mais jamais.
06:51Jamais.
06:52Il avait un rasoir, un tranchet,
06:55c'est un morceau de fer avec lequel il découpait le cuir
06:59qu'il affûtait du matin au soir.
07:01Il passait sa vie affûtée,
07:02réparait les chaussures et affûtait.
07:04Et tout ça dans un appartement minuscule
07:07puisque je crois que vous êtes à tous dans une pièce
07:09et je crois qu'Anne Hidalgo aurait pu en faire la gestion
07:12tellement il y a de rats.
07:14Oui, enfin, franchement, dans les escaliers,
07:17un jour, alors que j'étais très très jeune,
07:19j'ai dû avoir 4 ans,
07:21je suis face à face avec un rat qui mange
07:23et mon premier réflexe, maintenant, avec beaucoup de recul,
07:27je me suis dit, oh le con, il a tant mangé ce que j'aurais voulu manger.
07:30Je n'ai même pas ce qu'il mangeait, d'ailleurs.
07:31Et puis, il se trouve que votre passion, c'est déjà le football
07:34que vous jouez dans la rue.
07:36Oui, c'est facile, vous savez, quand on est pauvre,
07:39et je n'étais pas le seul pauvre dans ce quartier,
07:41nous étions tous pauvres,
07:42il y avait des balles qui étaient faites avec des caoutchoucs,
07:46avec du papier, du chiffon,
07:48c'était du n'importe quoi,
07:49et on se déchirait déjà.
07:51Il se trouve que c'est à Oran,
07:52vous l'avez précisé,
07:53et que quelqu'un d'autre, dans sa jeunesse,
07:55a fait exactement comme vous, c'est Jean-Pierre-Hilkabach.
07:57Oui, c'est vrai.
07:58Il jouait au football,
07:58et il rêvait d'ailleurs à l'époque d'être joueur de football ou comédien.
08:01Lui, il pouvait l'être.
08:02Moi, je n'ai jamais eu l'étoffe d'un joueur professionnel.
08:05Jean-Pierre, d'ailleurs, était mon ami,
08:07et j'ai eu beaucoup de peine de sa disparition.
08:10Et puis, il faut quitter le pays,
08:12là aussi, c'est une grande peine,
08:13et vous allez vous retrouver à Paris,
08:15parce qu'il n'y a pas d'autre solution.
08:17Vous prenez, je crois, le Sidi Ben Abbesse.
08:18Exact, qui est un bateau
08:20où nous sommes en cale,
08:22et avec des vagues de folie,
08:26un bruit,
08:28enfin, qu'on ne peut pas comparer à quoi que ce soit.
08:32Et pour un enfant, c'est un drame.
08:34D'ailleurs, vous parlez de ça.
08:37Jean-Pierre avait fait une émission
08:38à Nice pour rappeler les 40 ans du départ des Pieds-Noirs.
08:44Et moi, cet épisode, j'avais oublié.
08:47Et d'un coup, il parle à un afflelou
08:49qui lui raconte que son père était boulanger,
08:51je ne sais quoi.
08:51Et après, il me dit,
08:52« Et toi, qu'est-ce qui te revient ? »
08:54Et je suis resté tétanisé.
08:56Je ne me rappelais pas de rien.
08:58J'ai dit, « Mais j'ai ça, ça. »
08:59Et voilà, c'est sorti comme...
09:01C'est sorti, voilà.
09:03Effectivement, le côté souvenir,
09:04vous avez même oublié
09:05la durée que vous avez passée
09:06dans un orphelinat en arrivant à Paris.
09:09Ah mais, c'est...
09:10On fait...
09:11Canal m'octroie un documentaire.
09:15Et donc, ça se passe plutôt très, très bien.
09:19J'ai au fond de moi
09:20ce traumatisme que j'ai oublié.
09:24Et puis, d'un coup, ça sort.
09:26Et je lui ai dit,
09:26« Vous savez, je suis resté un an,
09:27un an et demi dans un orphelinat. »
09:29Je lui ai dit, « C'est pas vrai. »
09:30Je lui ai dit, « Si, si, voilà. »
09:31Avec ma soeur Josette,
09:32c'était le roi,
09:33place d'enfer au chaud.
09:34D'ailleurs, quand j'allais à l'aéroport
09:35de Orly, je passais devant.
09:37Je lui ai dit, « Ah bon ? »
09:38Et donc, je raconte ma vie
09:40ou le peu de vie dont je me rappelais.
09:43Ce n'était pas aussi évident.
09:44Et au sortir de cette discussion,
09:47je vais sur l'intelligence artificielle
09:48voir si ça existe encore.
09:50Non, ça n'existe plus.
09:52À l'hôpital, c'est remboursé
09:54par l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul.
09:56Et je vais donc rechercher.
10:00Et on me dit que c'est la mairie de Paris
10:04qui gère les archives.
10:06J'appelle donc la mairie de Paris.
10:08La jeune femme est hyper géniale.
10:10C'est pas elle qui s'occupe de ce dossier.
10:11Mais pour moi, elle va le chercher.
10:13Elle me le sort.
10:14Et deuxième traumatisme,
10:16j'ai passé trois semaines et demie.
10:18C'est incroyable.
10:20Vous n'en avez aucun souvenir ?
10:21Ah mais non, mais non.
10:22Non, moi je me rappelle des curés
10:23avec qui j'étais, ma sœur,
10:25avec les sœurs qui l'emmenaient, etc.
10:29Mais non, je pensais avoir passé un an et demi.
10:32Ça a dû me sembler long, terrible.
10:34En fait, je me suis senti probablement abandonné.
10:37Il se trouve que vous vous retrouvez aux parents ensuite.
10:39Ça s'appelait à cette époque l'hospice des enfants assistés.
10:42C'est vrai.
10:43Qui était tenu...
10:44Assistés et abandonnés.
10:45Et abandonnés, voilà.
10:46Et il se trouve qu'ensuite vous allez vous retrouver à l'île Adam
10:48parce que votre père a trouvé du travail.
10:50Et là, ce sera déjà un peu plus joyeux.
10:51C'est plus joyeux, mais l'île Adam, c'est une ville bourgeoise.
10:56Oui.
10:56C'est pas la même chose.
10:57Et quand on est pauvre dans une ville
10:59où quasiment tout le monde est bourgeois,
11:01c'est déjà plus difficile à s'intégrer.
11:03Et on a le sentiment...
11:05Pas moi.
11:06Alors, soyons clairs.
11:08J'ai jamais vécu l'antisémitisme.
11:11Jamais.
11:12Dans toute ma carrière d'enfant jusqu'au bout du bout, jamais.
11:16Mais ils avaient cette espèce de réticence
11:18de ces étrangers qui venaient...
11:21Donc, j'ai fait un étranger.
11:22Et voilà.
11:23Et heureusement, les choses ont changé.
11:25Il y a une autre date importante dans votre parcours
11:27qui est aussi présente dans ce livre.
11:29C'est le 12 septembre 1972.
11:32A tout de suite sur Sud Radio avec Jean-Claude Darmon.
11:35Sud Radio, les clés d'une vie.
11:37Jacques Pessis.
11:38Sud Radio, les clés d'une vie.
11:39Mon invité Jean-Claude Darmon
11:41pour ce livre, Destin.
11:43Avoir plus de rêves que de souvenirs chez Fayard.
11:45Un livre où vous racontez vraiment votre parcours.
11:48Il y a une date qui m'a frappé.
11:49Le 12 septembre 1972.
11:53Un jubilé joyeux.
11:54Celui que vous allez reconnaître.
11:56A 70 ans, c'est un jeune retraité
11:58qui nous reçoit chez lui,
11:59dans sa maison toulousaine remplie de souvenirs.
12:01De la tapisserie à l'assiette nominative,
12:04en passant par la Légion d'honneur.
12:05Juste, on a reçu des récompenses
12:07pour un exploit mondial encore inégalé.
12:0913 buts marqués en une seule Coupe du Monde.
12:12Juste une montagne.
12:13Et oui.
12:13Et il vous appelle un jour pour dire
12:15que je vais faire mon jubilé
12:16et c'est toi qui vas l'organiser.
12:18Exact.
12:19Et je suis sidéré.
12:21C'est juste aux fontaines.
12:22C'est du n'importe quoi.
12:24C'est un ange qui tombe.
12:26Ça n'existe pas.
12:27Alors, il se trouve que vous l'avez organisé
12:29et que c'était un rêve d'enfance
12:30et qu'il y a eu une amitié qui est née
12:32avec ce personnage.
12:33Moi, je me souviens, un jour,
12:34on a passé une soirée à Saint-Tropez.
12:37Il n'a fait que raconter des histoires
12:39absolument irracontables.
12:40Ah, c'est le plus fort.
12:41C'est le plus fort.
12:43De copains, nous sommes passés amis
12:44et probablement, j'étais l'un de ses
12:48trois, quatre meilleurs amis.
12:49Non seulement amis,
12:50mais membres de la famille
12:51puisque sa femme, comme les enfants,
12:54m'ont intégré totalement.
12:56Enfin, je veux dire,
12:57encore aujourd'hui,
12:59tous les quinze jours,
13:00trois semaines,
13:02on se parle, je les appelle,
13:03ils m'appellent, etc.
13:04Alors, il se trouve qu'il y a
13:05un souvenir très particulier.
13:06C'est un match de football amateur
13:08à Capulco.
13:09Ah, mais c'est inénarrable.
13:11Je ne préfère pas le raconter
13:12tellement c'était...
13:13Nous sommes cinq contre six.
13:15En face de nous,
13:16on a Copa,
13:17on a quelques joueurs
13:18de cette époque.
13:20Et je joue avec Justo
13:22et Henri Comentiaz,
13:25d'ailleurs, dans notre équipe.
13:27Et nous sommes cinq,
13:27nous, ils sont six.
13:29Donc, je vais chercher un type
13:30qui est en train de bronzer.
13:32Il est égyptien, canadien.
13:34Et il dit oui, je joue au foot.
13:35Donc, il joue avec nous.
13:36Justo marque tous les buts.
13:39Justo avec une béquille.
13:41Il marchait sur une jambe.
13:44Lui et Raymond s'insultaient
13:46comme si ce n'était pas permis.
13:47Et donc, on gagne.
13:48Et à la fin du match,
13:50le égypto-canadien
13:53vient vers lui et lui dit
13:54tu sais, toi,
13:56tu aurais pu jouer au foot.
13:57Et là, on est habillé Justo
13:58pour l'hiver.
14:00Pendant 40 ans,
14:01il ne l'a pas lâché.
14:01Voilà.
14:01Et Copa aussi,
14:04parce que Copa,
14:04qui est un génie,
14:05qui a commencé à la mine
14:06et qui a été le premier
14:07ballon d'or de l'histoire,
14:09il avait un caractère pas facile
14:10et quelques fois,
14:10vous en profitiez.
14:11Ah ben, évidemment.
14:12Non, d'abord,
14:13Raymond était
14:14très ponioniste.
14:17Il aimait l'argent.
14:17Oui.
14:18Il aimait l'argent
14:19parce que,
14:20de voix-moi,
14:21avoir été l'un des meilleurs
14:22joueurs du monde
14:22et gagner le SMIC,
14:24ça ne le rendait pas heureux.
14:25Il allait au Real de Madrid,
14:27il connaît sa vie.
14:28C'est pas Maradona aujourd'hui.
14:30C'est pas Messi.
14:33Donc,
14:34on savait ça
14:35et donc,
14:35on lui a monté
14:36des coups terribles
14:38entre Justo
14:39qui était espiègle
14:40et drôle
14:41et Ma Pomme
14:41qui était un malin
14:43parce que je les aimais
14:45tous les deux
14:45et on lui a monté
14:47des arnaques.
14:48Il faut voir
14:48ce qu'on lui a fait.
14:50Alors,
14:50il se trouve que
14:50tout a commencé pour vous
14:51dans ce parcours
14:52à Marseille
14:53où vous commencez
14:54à décharger
14:55des docs
14:56parce que votre père
14:58a trouvé du travail
14:58à Marseille.
14:59C'est vrai.
15:01Mes frères
15:01vont avoir
15:03des parcours universitaires
15:04et puis moi,
15:05l'école,
15:06c'est pas fait pour moi.
15:08Non,
15:08je veux vraiment
15:09rentrer dans la vie active.
15:12Je suis
15:12très bon en français.
15:15Grâce à un professeur
15:16qui vous a suivi
15:17toute ma vie.
15:19D'ailleurs,
15:19je fais une opération
15:21sur une radio
15:23concurrente à vous
15:23et ils vont interroger
15:25tous les gens
15:26de ma vie
15:26parce qu'à l'époque,
15:27il y a 45 ans,
15:28c'était le numéro
15:29un de 40 ans
15:30et ils vont les interroger
15:32et le professeur
15:33en question
15:34dit qu'il avait
15:35une énorme tendresse
15:36pour moi,
15:36affection,
15:36etc.
15:36Mais il dit quand même
15:38qu'il était un peu
15:39à bleur quand même.
15:41Pas facile à manier.
15:43Et c'est vrai
15:44que vous commencez
15:45donc à travailler
15:46mais le soir,
15:47vous prenez des cours
15:47quand même.
15:48Oui,
15:48je prends les cours
15:49du soir
15:50de la chambre de commerce
15:51parce que je veux
15:52sortir de cette condition.
15:54Il est hors de question
15:55pour moi
15:55de finir manuel.
15:56J'étais pas manuel
15:57pour deux ronds
15:58et de finir docker,
15:59c'était pas supportable.
16:01Oui,
16:01et je crois que c'est ce jour,
16:03un soir,
16:04vous avez signé
16:04le premier chèque
16:05de votre vie.
16:05Vous avez vu
16:06ce que c'était qu'un chèque ?
16:06Non,
16:07mais parle pas du chèque,
16:09parlez-moi du téléphone
16:10car à l'époque,
16:12avoir un téléphone,
16:13il n'y a que
16:14les riches
16:16qui avaient des téléphones
16:17ou alors des entreprises
16:18huppées.
16:20Moi,
16:20riches,
16:21je ne l'étais pas,
16:21les entreprises,
16:22je ne savais même pas
16:22que ce que c'était.
16:23Il se trouve que,
16:24Jean-Claude Darmon,
16:25votre destin va basculer
16:26un jour
16:27où vous allez
16:28dans une discothèque
16:29qui s'appelle
16:29La Comtesse
16:30pour draguer les filles
16:31et c'est un monsieur
16:32qui va vous draguer
16:32mais pour d'autres raisons.
16:33Alors,
16:34le monsieur en question,
16:36c'est Gaston
16:36et lui aussi,
16:37on a la bande originale
16:40où il parle de moi
16:41et c'est un bonhomme
16:45qui vient d'inventer
16:47un genre de revue
16:48qui est en fait
16:51un programme
16:52de festivité
16:53au profit
16:53des cheminots
16:56qui ont
16:57la maladie
16:59de je ne sais
17:00quelle maladie
17:01et ça marche.
17:03Après,
17:03il fait la même revue
17:04pour les policiers
17:05et ça marche très bien
17:06et il me dit
17:07viens m'épauler
17:09et tout.
17:09Je lui dis,
17:09jamais,
17:10hors de question.
17:11Il dit,
17:11mais écoute,
17:12c'est le mois d'août,
17:12tu ne travaillais pas
17:13ton mois d'août,
17:13viens avec moi,
17:14tu verras bien.
17:15Et c'est vrai
17:15qu'il m'emmène
17:16voir ce type
17:18de démarche
17:19et lui qui savait
17:21à peine parler français
17:22s'en sortait très bien,
17:24je me dis,
17:24il ne faut pas déconner.
17:26Donc,
17:26j'ai 17 ans,
17:2817 ans et demi,
17:29je vais le faire
17:30et je vais gagner
17:3110 fois ce que je gagnais avant.
17:33Et vous commencez
17:34à faire des démarches
17:35pour de la publicité.
17:36C'est vrai,
17:36c'est vrai.
17:37Et la pub dans les journaux,
17:38c'est un marseillais,
17:39Émile Girardin,
17:40qui a été le premier
17:41à proposer dans les journaux
17:42en 1830
17:43de mettre des encarts
17:44pour les grands magasins.
17:45Et c'est comme ça
17:46que ça a démarré.
17:46Il faisait aussi
17:47de la démarche à domicile.
17:48Je n'étais pas là
17:48à cette époque.
17:49J'ai remarqué.
17:51Alors,
17:51il se trouve que ça marche
17:52tout de suite,
17:52mais qu'en même temps,
17:53le football ne vous a pas lâché.
17:54Vous jouez dans un petit club,
17:55mais vous êtes gardien de but,
17:57ce n'est pas extraordinaire.
17:58Non,
17:58je ne suis pas encore gardien.
17:59Je joue devant,
18:01je ne suis pas très bon,
18:03je suis illégaux,
18:04mais je me démerde pas mal.
18:06Puis on a un gardien,
18:06c'est une passoire.
18:07Et un jour,
18:09fou de rage,
18:09je lui arrache son maillot
18:10et je joue gardien.
18:13Bien m'en a pris
18:14et mal m'en a pris
18:15parce que jouer gardien de but,
18:17c'est l'horreur.
18:18Je prie Dieu,
18:19moi qui suis croyant,
18:20je crois qu'en Dieu d'ailleurs,
18:21que le ballon ne vienne jamais.
18:24Parce qu'un joueur
18:25qui fait une faute,
18:26c'est normal,
18:27un gardien qui fait une faute,
18:27c'est un but.
18:28Et toute ta responsabilité
18:30est tombée à moi,
18:30le gamin derrière, etc.
18:32Et puis un matin,
18:33Jean-Flaude Darmon,
18:33et ça va changer votre destin,
18:35vous avez une idée
18:36que personne n'avait eue,
18:37c'est faire un livre d'or
18:38pour un club.
18:39Ben oui,
18:40c'est une rétrospective
18:41d'un club,
18:43c'est-à-dire que j'arrive
18:44dans un club de rugby,
18:45j'ai commencé par le rugby,
18:47un club qui débute,
18:49c'est-à-dire que,
18:49donc ils sont en 1800
18:50et des poussières,
18:51et je le raconte
18:52jusqu'au moment où j'arrive,
18:53c'était 1968-69.
18:58Et grâce à ça,
19:00je mets de la publicité
19:00dans ce livre,
19:02la publicité va payer
19:03donc le livre,
19:04va donner une cote-part
19:06au club,
19:07et grâce à ça aussi,
19:08le club va le vendre
19:10à ses supporters.
19:11Comment est venue l'idée ?
19:12Ben comme ça,
19:13des idées,
19:14alors,
19:15Jacques,
19:15il faut que je vous le dise,
19:16les idées viennent tout le temps
19:18comme ça,
19:19c'est-à-dire,
19:19on n'a pas de,
19:20on n'a pas de,
19:21c'est pas de la recherche
19:22scientifique,
19:24avec des ingrédients,
19:26non,
19:26c'est spontanément,
19:27on est pris par la passion
19:29et ça sort comme ça.
19:30Oui,
19:30et il se trouve d'ailleurs
19:31que ce club
19:32pour lequel vous avez travaillé
19:33au début,
19:34il doit beaucoup
19:35à ce chanteur.
19:35Félix Mayol,
19:44qui a financé
19:45le club de Toulon,
19:47c'est exactement,
19:48le RCT,
19:48c'est vrai,
19:49qui était la grande équipe
19:51de l'époque.
19:52Il avait dit à l'époque,
19:53mes chansons s'envolent,
19:54mais je suis certain
19:54que mon stade servira
19:55à faire une forte
19:57et belle jeunesse.
19:57Il avait raison.
19:58Il se trouve que
19:59vous allez commencer
20:00avec ce club
20:01et l'idée va germer
20:03pour aller plus loin
20:03parce que vous avez trouvé
20:04un filon.
20:05Oui,
20:05je vais faire tous
20:06les clubs de rugby,
20:07avant même
20:08les clubs de football.
20:09Je ne veux pas me frotter
20:11au football,
20:12je veux arriver au football
20:13avec une expérience
20:14et après le football,
20:16je rince au chaud,
20:18etc.
20:18Et je tombe surtout
20:19au FC Nantes
20:20qui est la grande équipe
20:21des années 70-80.
20:23Mais le rugby,
20:23finalement,
20:23c'était aussi une passion.
20:25Oui,
20:25ça l'est,
20:26ça l'est,
20:26mais franchement,
20:27je ne savais pas jouer
20:28au rugby.
20:30Non,
20:30c'était une passion
20:31parce que j'aimais
20:32ces combattants,
20:34j'aimais cette façon
20:34d'aborder la Marseillaise,
20:37d'être empli
20:39de cette force
20:40qui,
20:41il disait,
20:41on représente la France.
20:43Le rugby est un sport
20:44cher à Sud Radio
20:45puisque nous sommes
20:45la station du rugby.
20:46Je le sais.
20:47Et c'est vrai que,
20:48de temps en temps,
20:49vous allez voir des matchs
20:50par passion.
20:51Ah mais,
20:51pas de temps en temps.
20:52Tous les matchs
20:53avec l'équipe de France,
20:54à domicile,
20:55à extérieur,
20:55j'allais.
20:55D'ailleurs,
20:56Albert Ferraz
20:57qui était le président
20:58mythique
20:58et Bernard Lapassé
20:59qui a passé.
21:01Je suis resté avec eux.
21:02L'air de ne pas y toucher
21:0335 ans.
21:05Vous pensiez,
21:05à l'époque,
21:06que vous aviez
21:06une carrière devant vous
21:07avec de telles idées
21:09ou c'était pour vous
21:10une façon de gagner
21:10modestement votre vie ?
21:11Non,
21:12non,
21:12non,
21:12non,
21:12j'avançais.
21:14J'avançais.
21:14Je ne savais pas
21:15où j'allais.
21:15Ça,
21:16c'est d'une évidence.
21:16Mais j'avançais.
21:17Donc,
21:18j'avais l'idée
21:20que j'allais exister
21:22dans le sport
21:22mais jamais pour le parcours
21:24que j'ai fait,
21:25évidemment.
21:26Mais en même temps,
21:26vous ne pensiez pas
21:26de toute façon
21:27finir joueur.
21:28Il fallait aller à l'heure.
21:28Mais jamais,
21:28mais jamais.
21:29D'abord,
21:29parce que je n'avais pas
21:30les qualités,
21:30c'est évident.
21:32Vous avez fait
21:32beaucoup d'autres choses
21:33et il y a encore
21:34quelque chose
21:35qu'on vous doit
21:35et qui est évoqué
21:36dans ce livre
21:37qu'on va évoquer
21:38à travers la date
21:39du 16 septembre 1977.
21:42A tout de suite
21:42sur Sud Radio
21:43avec Jean-Claude Darmon.
21:44Sud Radio,
21:45les clés d'une vie,
21:46Jacques Pessis.
21:47Sud Radio,
21:48les clés d'une vie,
21:49mon invité Jean-Claude Darmon
21:50pour ce livre
21:51« Destin à avoir plus de rêves
21:53que de souvenirs »
21:53chez Fayard.
21:54Un livre de souvenirs
21:55dans lequel je pioche
21:57des éléments
21:57et des dates.
21:58Et le 16 septembre 1977,
22:01vous en parlez dans ce livre,
22:02c'est une première
22:03à la télévision.
22:07Téléfoot,
22:08le samedi soir.
22:09Et quand on voit
22:10aujourd'hui
22:11les émissions de sport
22:12à la télévision,
22:12on ne le sait pas
22:13mais on vous les doit,
22:14Jean-Claude Darmon.
22:14Oui, c'est moi
22:15qui ai créé le magazine.
22:18Le nom,
22:18évidemment,
22:19c'est TF1
22:19qui l'a choisi à l'époque
22:20mais c'est moi
22:21qui ai inventé
22:22ce magazine.
22:24Je considérais
22:24qu'il nous fallait
22:26avoir accès
22:27à la télé
22:28par des séquences
22:30de but, etc.
22:31Puisque je vous rappelle
22:32que mes présidents,
22:34Jean-Claude
22:36et Fernand Sasse,
22:37considéraient
22:37que la télévision
22:38dans un stade
22:38vidait le stade.
22:40Et pendant un certain temps,
22:41il y a eu la télévision
22:42qui était intermise
22:42dans les stades.
22:43Totalement.
22:44Totalement.
22:44Et après,
22:46je vous raconte.
22:46Bon.
22:47Donc,
22:47je vais le vendre
22:48à Chapatte
22:49et à Coudert.
22:50L'un est le patron
22:52du cyclisme,
22:52l'autre le patron
22:53du rugby.
22:54À Antenne 2.
22:55À Antenne 2.
22:55Tous les deux
22:56sont patrons d'Antenne 2.
22:57Je vais leur vendre.
22:59Et Coudert
23:00qui a hissé
23:01le football
23:03dit à Chapatte
23:04que c'est de la merde,
23:05ça ne vaut pas un clou.
23:06Les buts,
23:06tout le monde s'en tape.
23:08Et là...
23:09Et il y a Thierry Roland
23:10qui est pour.
23:10J'y arrive.
23:11J'y arrive.
23:12Ils sont dans un bureau
23:13tous les deux
23:13de Nabab
23:14et Thierry
23:15qui avait été
23:16une star
23:17mais mis au piquet
23:18après les grèves
23:19de la 68
23:21se lève
23:22avec son adjoint,
23:24son ami
23:25et en disant
23:26mais vous êtes des cons.
23:27On va faire ça.
23:28Il faut le faire.
23:28De quoi tu te mêles ?
23:30Ça va coûter cher.
23:32Nous,
23:32on ne veut pas le faire.
23:33De toute façon,
23:33c'est simple.
23:34Nous sommes la première station
23:35de sport.
23:36Ce qui était vrai,
23:36pas besoin de ça.
23:37Et mettre dehors.
23:38Alors,
23:39il se trouve que
23:39en plus Thierry Roland
23:40avait commencé,
23:41je ne sais pas si vous le savez,
23:42dans Sport Dimanche
23:43qui est la première émission
23:44de résultats
23:44parce qu'à l'époque,
23:45on ne donnait pas les résultats.
23:46C'est vrai.
23:47Raymond Marciac a eu l'idée
23:48de faire Sport Dimanche
23:49présenté par Zitrone
23:50avec deux débutants,
23:52Drucker et Thierry Roland
23:54à 20h20 le dimanche.
23:55Oui,
23:55et ils font un carton d'ailleurs.
23:57Donc,
23:57ça ne marche pas
23:58sur Antenne 2.
23:59Vous allez voir TF1.
24:00Je vais voir TF1.
24:01Je tombe sur Georges Decaune.
24:03Georges et le football,
24:04ce n'est pas sa cam,
24:05mais il n'est pas tant
24:05des sports.
24:06Et Georges
24:07est un homme intelligent.
24:09Il m'écoute.
24:10Il n'est pas obligé
24:11de dire oui,
24:11mais il m'écoute.
24:12L'idée l'interpelle.
24:14Il me dit
24:14« Bon, très bien, écoute,
24:16je vais réfléchir.
24:19Je te rappelle. »
24:20Il me rappelle.
24:20Il me dit
24:20« Oui, sur le principe,
24:22je ne suis pas fou.
24:23Combien ça coûte ? »
24:23Je lui dis
24:24« Ça coûte, je crois,
24:25c'est 150 plus francs
24:27ou un truc comme ça.
24:28Ils nous sommes chers
24:30pour l'époque. »
24:31Il me négocie.
24:32On tombe d'accord.
24:34Il me dit
24:34« J'aimerais tout voir
24:34avec Jean Sadoul. »
24:36« Bon, très bien. »
24:37Jean Sadoul,
24:37qui est le président...
24:38Qui est le président de la Ligue
24:38Nationale du football.
24:39Jean,
24:39qui avait une confiance totale en moi,
24:42m'accompagne.
24:43et tous les deux
24:45tombent amoureux.
24:46C'est-à-dire,
24:47l'un est de sept,
24:48l'autre,
24:49à côté de sept,
24:50de Sévenol.
24:51Ils parlent de la même chose,
24:52ils ont la même culture,
24:53ils s'apprécient.
24:55Bon coup.
24:56Allez, on signe.
24:57Et,
24:58pour l'indexode seulement,
25:00Jean Sadoul,
25:01pendant qu'on parlait,
25:01etc.,
25:02il dit
25:03« Oui, mais vous comprenez,
25:05c'est quand même trop cher. »
25:07Et là,
25:08moi,
25:08je comprends vite
25:09qu'il n'a pas compris.
25:10Donc,
25:10je lui donne des coups de joues.
25:11Il fait « Oui, oui,
25:12il faudra trop cher. »
25:13« Ce n'est pas trop cher pour vous,
25:14quand même, dit-il. »
25:14Heureusement,
25:15on a sauvé la face
25:16et on a,
25:17vous avez raison,
25:18c'est plus de 50 ans
25:19qu'on a téléfoot
25:19qui existe encore
25:20chez TF1.
25:21Et à l'époque,
25:22ce n'était pas le dimanche,
25:23c'était le samedi soir.
25:24Exactement,
25:24c'est vrai.
25:25Et ça fonctionnait très bien.
25:26En plus,
25:26c'est arrivé à un moment
25:27où le football évoluait,
25:28où l'équipe de France
25:29était en pleine reconstruction,
25:30Jean-Claude Darmon.
25:31C'est parfaitement vrai
25:32puisque je vous rappelle
25:33tout de même
25:34que l'équipe de France
25:35n'avait jamais rien gagné,
25:38mais rien.
25:39On va finir par gagner
25:40en 1984 seulement
25:41avec le championnat d'Europe
25:42et avec Michel Hidalgo.
25:43Mais en parlant de Michel,
25:45que j'aime par-dessus tout,
25:46paix à son âme,
25:47il y avait surtout
25:47Sévan Kovac
25:49qui est passé avant lui.
25:50Et il l'avait pris
25:51comme adjoint.
25:52Stéphane,
25:52c'était l'homme
25:52qui avait fait
25:53l'Ajax-Dame-Sadam.
25:56Donc,
25:56il a relancé ce football.
25:58Puis c'est l'époque
25:59où Platini arrive
26:00ou d'autres arrivent.
26:01Oui, c'est vrai.
26:01Et c'est vrai que ça change totalement.
26:03Et à l'époque,
26:04on le disait,
26:04ce n'est pas des millions
26:05pour un transfert.
26:06Non, c'est vrai.
26:07Mais là encore,
26:10il faut ramener
26:10les périodes
26:12à ce qu'elles étaient
26:13aux époques.
26:14Rien n'est comparable
26:15entre ce qu'ils ont vécu eux
26:17et ce qu'on vit nous aujourd'hui.
26:18Alors, le déclic aussi
26:19pour vous,
26:19Jean-Claude Darmon,
26:20et vous le racontez dans ce livre,
26:21c'est votre expérience
26:22de la publicité
26:23et vous vous dites
26:24tiens,
26:25il y a une manne à faire
26:25pour le football,
26:26il y a un trésor,
26:27il faut le développer.
26:28Oui,
26:29c'est grâce à Robert Buzinski
26:31qui était à Nantes,
26:34qui était quasiment
26:35l'âme de Nantes.
26:36Il m'amène
26:37à un entraînement
26:37de l'équipe
26:38du FC Nantes
26:39un matin très tôt,
26:41genre 8h,
26:42une 9h,
26:43il y a beaucoup de brouillard,
26:44il pleut,
26:44il pleuviot,
26:45etc.
26:46Et c'est d'une tristesse,
26:47mais c'est à mourir.
26:49Les joueurs,
26:49d'ailleurs,
26:50je me demande
26:50comment les joueurs se trouvent.
26:52Et je lui dis,
26:52mais il faudrait faire
26:53de la couleur,
26:54les couleurs
26:54qu'ils pouvaient reprendre.
26:55J'ai dit non,
26:56si on mettait des panneaux,
26:57il me regarde,
26:58pourquoi des panneaux ?
26:59J'ai dit parce que c'est bien,
27:00les panneaux,
27:00etc.
27:01Mais il me dit,
27:02écoute,
27:02bon,
27:03fais-le,
27:04je vais voir la mairie
27:05qui m'a dit oui,
27:06on peut faire des panneaux,
27:07mais on a déjà un contrat
27:08avec un parisien
27:10qui a mis deux panneaux bidons.
27:14À la fin du contrat,
27:15voilà,
27:15à la fin du contrat,
27:16moi,
27:16je me positionne
27:17au titre du FC Nantes,
27:18donc j'ai acheté
27:19non pas à Jean-Claude Darmand,
27:20mais bien au titre
27:21de mon club,
27:21lequel me versait
27:24évidemment une commission
27:24et la saga des panneaux
27:27a démarré.
27:27Oui,
27:28car aujourd'hui,
27:29tous les panneaux
27:29qu'on voit dans les stades,
27:30avant vous,
27:31il n'y en avait pas
27:31Jean-Claude Darmand ?
27:32Nulle part,
27:33nulle part,
27:33c'est vrai.
27:34Et personne n'y avait pensé ?
27:35Oui,
27:36mais j'ai tellement fait de choses
27:38où personne n'y pensait
27:38que maintenant,
27:39aujourd'hui,
27:39ça me laisse indifférent.
27:40Surtout qu'à l'époque,
27:42la fédération de football,
27:44l'argent,
27:45ce n'était pas
27:45sa motivation première.
27:46Ah ben,
27:47de bon,
27:48parler d'argent,
27:49ce n'est pas la fédération,
27:50c'est ce pays.
27:52Parler d'argent
27:52est infamant.
27:53Vous le savez bien,
27:54tous courent après l'argent,
27:55mais dès qu'on parle d'argent,
27:57c'est mal vu.
27:59Mais là,
28:00j'ai un président,
28:01Jean-Claude,
28:01qui n'aime pas l'argent,
28:03à qui je vais faire
28:03la démonstration
28:04que grâce à ça,
28:05on peut faire
28:05des centres de formation,
28:06d'avoir une espèce
28:08de développement
28:12de notre sport,
28:14etc.
28:14et je l'ai convaincu,
28:16il arrive à convaincre
28:17que pendant ça,
28:17c'est banco,
28:19ça démarre très fort.
28:20Alors,
28:21le premier client,
28:21je crois que c'est
28:22les chaussettes,
28:22Kindy.
28:23Oui.
28:23La marque Kindy,
28:24d'ailleurs,
28:25ça vient de Kennedy,
28:25je ne sais pas si vous le savez.
28:26Non,
28:27je ne sais pas.
28:27C'est 66,
28:28ils sont inspirés de Kennedy.
28:28Il est toujours vivant,
28:29j'ai vu le coeur.
28:30Et ce groupe a obtenu
28:31la licence Walt Disney
28:32et Astérix aussi
28:33en 90 et 92.
28:35C'est vrai.
28:35C'est le premier
28:36à avoir cru en vous.
28:37Il a cru en moi
28:38parce que j'ai cru en lui.
28:39C'est un homme exceptionnel
28:41qui était avant-gardiste
28:43et il va me donner
28:45ce que vous ne pourriez pas savoir.
28:47Il ne faisait pas panneau
28:47après panneau.
28:48Il va finir par me donner
28:49un budget énorme d'avance.
28:52Donc,
28:52ça me conforte,
28:53ça développe,
28:53c'est exceptionnel.
28:54La chance qu'il me donne,
28:55il y a deux marques
28:56qui me donnent,
28:57c'est Sport 2000
28:57et lui qui me font
28:59une confiance absolue.
29:01Donc,
29:01on voit des panneaux
29:02partout et partout.
29:03Et là,
29:03bien sûr,
29:03le chiffre d'affaires
29:05s'en ressent immédiatement.
29:06Chez lui aussi
29:07et chez moi aussi,
29:08évidemment.
29:09Alors,
29:09il y a quand même
29:09un panneau mythique
29:10dans votre histoire,
29:11Jean-Claude Darmon.
29:12C'est un match
29:13avec le coufran du siècle,
29:14je crois.
29:15On est à un match
29:21de l'équipe du Brésil.
29:23Avec Roberto Carlos.
29:25Roberto Carlos
29:26qui est l'homme
29:26capable de mettre
29:28un coufran à 50 mètres
29:29et il doit être
29:33à 30 mètres.
29:35Il prend son élan,
29:36il frappe la balle
29:38et la balle vrille
29:39et au lieu
29:41d'avoir le plaisir
29:42d'avoir cette balle
29:43vrillée
29:43qui va finir au coin,
29:45je me dis,
29:45oh putain,
29:46s'il rentre dans le but,
29:47parce qu'il était capable,
29:48il va me détruire mon panneau.
29:50J'ai mis le panneau
29:50Kindi en plein milieu
29:51et non,
29:52à droit,
29:52il me met,
29:53tchoc,
29:53dans la lucarne.
29:54Il m'a sauvé lui aussi.
29:55Et en même temps,
29:56le panneau a été vu
29:57dans le monde entier.
29:57Oui, c'est ce qui m'a permis
29:59d'ailleurs d'aller après
30:01en Belgique,
30:02en Russie et tout
30:03pour les convaincre
30:04de me faire confiance.
30:05Oui, parce que personne
30:06dans le monde
30:07n'avait fait ce genre
30:08de panneau publicitaire.
30:09Jamais,
30:09ils ne connaissaient pas.
30:10Mais comment ça se fait ?
30:11Non, le seul pays
30:12qui aurait pu le faire
30:13c'est les Etats-Unis.
30:14Mais ils ne pouvaient pas
30:15parce qu'ils vendaient
30:16les droits de retransmission
30:17à une chaîne de télé
30:18qui eux-mêmes
30:20faisaient des spots.
30:21Donc ils interdisaient
30:22qu'il y ait de la publicité
30:22tout autour du stade,
30:24sonore ou pas sonore.
30:25Et puis il y a une autre invention
30:26aussi qui a été importante
30:28et qui a changé
30:28la vie du football
30:30ce sont les panneaux électroniques
30:31Jean-Claude Darmon.
30:32Ne me parlez pas de ça.
30:33Ça a été le plus grand
30:35désastre de ma vie.
30:37J'ai inventé
30:38le panneau électronique
30:39parce qu'à l'époque
30:40souvenez-vous
30:41il y avait deux personnes
30:42qui étaient sur un panneau
30:43manuel.
30:45On mettait,
30:46on plaçait les scores
30:47les uns après les autres
30:48etc.
30:48Et moi parce que
30:49j'ai trois,
30:51dix ans d'avance
30:51sur tout le monde
30:52je me fais faire
30:52un panneau électronique
30:53je suis fier de moi.
30:54c'est formidable.
30:55Je mets évidemment
30:56à mon club d'origine
30:58le Sénante.
31:00J'ai bien fait.
31:02J'ai du mal
31:03à ce qu'il soit à l'heure.
31:04Il est à l'heure.
31:05Formidable.
31:06Et dans la nuit
31:08et le lendemain
31:09il tombe
31:10il tombe
31:11des tonnes d'eau.
31:12Mais des tonnes,
31:13mais des tonnes.
31:14Et mon panneau
31:15n'a pas supporté
31:16il a éclaté en vol.
31:17Voilà, il a explosé.
31:18C'est le premier.
31:20Oui.
31:20Mais c'était...
31:21Et d'ailleurs
31:21les joueurs ne jouaient pas.
31:23Ils nageaient probablement.
31:24C'est les 3 mètres d'eau.
31:25Mais ça s'est rattrapé ensuite.
31:27Oui, évidemment.
31:28Et les panneaux électroniques
31:29qu'on voit aujourd'hui
31:29on vous les voit aussi.
31:30Oui, alors moi
31:31je n'avais pas des images
31:32à l'époque, rappelez-vous.
31:33Les images sont arrivées
31:34bien après.
31:35Mais, pardon.
31:36Et les premiers panneaux électroniques
31:37parce que vous le savez
31:38c'est aux Etats-Unis
31:39et à Saint-Pétersbourg en Russie.
31:41Ce sont les deux premiers pays
31:42à avoir tenté cette aventure.
31:43Mais ça ne m'étonne pas.
31:44Alors, ensuite
31:45il y a eu les panneaux
31:46et puis il y a eu la pub
31:47sur les maillots
31:48Jean-Claude Darmon.
31:49Et là aussi
31:49c'était assez limité
31:51à l'eau minérale.
31:52Alors,
31:53le premier panneau
31:54qu'on a
31:55et c'est d'ailleurs
31:56ce n'est pas moi
31:56qui amène le client.
31:58C'est Jean Sadoule.
31:59On l'appelle directement
32:00en disant
32:00voilà
32:01nous sommes la marque
32:02telle marque d'eau
32:04etc.
32:05On aimerait
32:05le football
32:07ça se marie bien.
32:09Nous évidemment
32:09on marque
32:10notre marque
32:11sur les maillots
32:12sur l'ensemble des maillots.
32:13Toutes les équipes
32:14portaient la même marque.
32:15Puis d'un coup
32:16à Bordeaux
32:18ils ne portent pas la marque.
32:19Montpellier
32:20ils ne portent pas la marque.
32:22Du côté de Dijon-Lyon
32:24pourquoi ?
32:25Il dit
32:26nous on vend du vin
32:27et on va porter
32:27la publicité
32:29maillot de l'eau
32:29hors des questions.
32:30Et notre contrat
32:32a avorté
32:33on a dû ouvrir
32:35le 1er janvier
32:35et le 5 janvier
32:36on est pliés.
32:37Ça n'existait plus.
32:38Tout était tombé à l'eau.
32:40Exactement.
32:41Alors donc
32:41en même temps
32:42vous allez beaucoup plus loin
32:43et vous allez
32:43créer les premières marques
32:45sur les maillots.
32:47C'est vrai.
32:47Alors
32:47la première marque
32:48que je mets en place
32:49s'appelle
32:50Crozatier à Nantes.
32:51C'est un magasin de meubles.
32:54Franchise nationale
32:55grande boîte
32:56mais là
32:56c'est le local
32:57qui me l'avait acheté
32:58et j'avais marqué
32:59Crozatier
33:00d'une façon
33:01très
33:01très
33:02très perceptible
33:04très belle
33:05sur le maillot
33:06sur une seule ligne.
33:07Le client
33:08après un match
33:09il me dit
33:09non je ne suis pas content
33:10on ne me voit pas assez.
33:11Je lui dis
33:11non
33:12il me dit
33:12je ne peux pas faire plus
33:13non non non
33:14mettez-moi Croz
33:15et Zathier dessous.
33:16Je lui dis
33:16oui oui
33:17donc j'ai encore
33:18les images de ce match
33:20j'ai encore les maillots
33:21de ce match
33:21il a marqué Croz
33:22Zathier.
33:23Évidemment l'année d'après
33:24il ne m'a pas renouvelé le contrat
33:25il avait raison.
33:25En même temps
33:26il y a quelqu'un
33:27qui doit beaucoup
33:28au magasin de meubles
33:29parce que ses parents
33:29ont tenu un magasin de meubles
33:30et c'est comme ça
33:31qu'il a commencé
33:31à faire du sport
33:32c'est Alain Prost.
33:33Je ne sais pas.
33:35Il est le fils
33:35de marchand de meubles.
33:37Je ne sais pas.
33:37Et donc vous avez quand même
33:38développé les choses
33:39parce qu'aujourd'hui
33:40des maillots
33:40il y en a partout
33:41et on voit des enfants
33:42avec des maillots
33:43et ça aussi
33:44on vous le doit.
33:44Oui c'est le fameux
33:45merchandising
33:46c'est-à-dire qu'on
33:46j'avais
33:47d'ailleurs
33:48on voit les maillots
33:49marquer des marques
33:49mais j'ai inventé
33:50autre chose
33:51de l'époque
33:51j'ai inventé
33:52la sérigraphie
33:53des joueurs
33:53sur un maillot
33:54c'est la tête
33:55d'Henri Michel
33:55il m'y suffit de vous dire
33:57que c'était tellement
33:58bien fait
33:58qu'au premier lavage
33:59Mickey avait disparu
34:01du maillot.
34:01Oui mais en même temps
34:02tous les enfants
34:03d'aujourd'hui
34:03ont un maillot
34:03avec un numéro
34:04ou une tête de quelqu'un.
34:05Facile mais ils n'ont
34:06pas un maillot
34:07ils ont des maillots.
34:08Et ces maillots
34:10sont devenus mythiques
34:10parce que maintenant
34:11dans chaque équipe
34:12il y a des publicités
34:13il y a des...
34:14Oui exact.
34:15Il se voit aussi
34:16que la rentabilité
34:17est énorme
34:17puis ces maillots
34:18aujourd'hui
34:18rapportent
34:19des sommes
34:21incroyables
34:22ça peut aller
34:23de 5 millions
34:24à 60 et 70 millions.
34:26Mais en même temps
34:27toutes les équipes
34:28le font
34:28y compris les équipes
34:29des amateurs.
34:30Oui mais tout le monde
34:31tout le monde
34:32parce que ça rapporte
34:334 sous pour les équipes
34:34des amateurs
34:34et X millions
34:36pour les équipes professionnelles.
34:37Et là aussi
34:37il fallait l'imposer
34:38c'était pas évident
34:39Jean-Claude Garbo.
34:39Au début oui
34:40mais pas vraiment
34:42oui au début
34:43parce que ça chiffonait
34:45mais dès lors
34:46que ça rapportait
34:46assez d'argent
34:47pour avoir
34:47des infrastructures
34:49des centres de formation
34:49des voyages
34:51c'est-à-dire que
34:52nos équipes
34:52voyageaient en train
34:53ou bien voyageaient
34:54en car
34:55ils voyageaient en avion
34:56parce que d'un coup
34:57on avait les moyens.
34:58Eh bien vous avez
34:59si j'ose dire
34:59mouillé le maillot
35:00pour réussir cette opération
35:01et bien d'autres
35:02qui sont évoqués
35:03dans ce livre
35:03qu'on va évoquer
35:04à travers la date
35:05de sa sortie
35:06le 3 décembre 2025.
35:07à tout de suite
35:08sur Sud Radio
35:09avec Jean-Claude Darmon.
35:12Sud Radio
35:12les clés d'une vie
35:13Jacques Pessis
35:14Sud Radio
35:15les clés d'une vie
35:16mon invité
35:16Jean-Claude Darmon
35:17le 3 décembre 2025
35:19est sorti ce livre
35:20qu'on évoque
35:20depuis le début
35:21de l'émission
35:22Destin
35:22pour avoir plus de rêves
35:24que de souvenirs
35:25chez Fayard.
35:25Alors d'abord
35:26pourquoi avoir écrit
35:27ce livre aujourd'hui
35:28et pourquoi
35:28un tel titre ?
35:31D'abord
35:32ce livre vient
35:34avec
35:35j'ai fait un premier livre
35:37il y a une dizaine d'années
35:38où je traitais
35:39l'entrepreneur
35:40avec tout
35:41il y avait tout
35:43mais tout
35:44avec des séquences
35:46de pages
35:47franchement entre nous
35:48il a marché
35:50mais il ne méritait pas
35:51de marcher
35:51donc j'ai repris ma vie
35:53et
35:54j'ai plus de rêve
35:55de souvenir
35:56parce que
35:57je ne vis pas
35:58avec le passé
35:58je suis un homme
36:00qui a toujours
36:00des projets
36:01et qui a toujours
36:02des choses à faire
36:03et
36:04je ne suis pas
36:06nostalgique du passé
36:07parce que
36:08je trimballe avec moi
36:09le passé
36:09je l'ai en moi
36:10je l'ai en moi
36:11à travers des événements
36:12je l'ai en moi
36:12à travers des personnages
36:14etc
36:14et
36:15j'ai devant moi
36:17toujours
36:17tous les jours
36:18toujours un projet
36:19car
36:19je ne peux pas croire
36:21que les gens
36:22qui partent en retraite
36:23sans avoir rien
36:24d'autre que la retraite
36:26puissent
36:26être heureux
36:27par la suite
36:28donc moi
36:29ça ne peut pas m'arriver
36:29chaque matin
36:31d'ailleurs
36:31je me lève tôt
36:32très tôt
36:32entre 6h
36:337h du matin
36:33ça dépend des jours
36:34uniquement pour dire
36:35je suis vivant
36:36et j'ai encore des choses
36:37à faire
36:37alors ce livre
36:38justement
36:38c'est le résultat
36:39de vos souvenirs
36:40parce que vous en avez
36:41quand même quelques-uns
36:41et le titre
36:42je crois
36:42il vient de Sénèque
36:43destin
36:44sérieux ?
36:45le destin
36:47est une phrase
36:48qui vous a marqué
36:49et qui est évoquée
36:50et qui est évoquée
36:51dans le livre
36:51parce que Sénèque
36:52justement
36:52a prononcé une phrase
36:54ah oui c'est vrai
36:54pardon
36:54oui c'est vrai
36:55c'est vrai
36:55alors là c'est pas de moi
36:57soyons clairs
36:58c'est pas de moi
36:59mais alors
36:59cette histoire
37:00vous l'a débutée
37:01de façon très émouvante
37:02parce que vous avez
37:03raconté un exploit
37:05qui semble impossible
37:06vous avez été embrassé
37:07par trois présidents
37:08de la république
37:08bah
37:09c'est simple
37:11on a France-Israël
37:13oui
37:13je vais au match
37:15avec Nicolas Sarkozy
37:16qui est mon ami
37:17qui est un homme
37:19d'une très grande intégrité
37:21et qu'un très grand président
37:23l'un des derniers présidents
37:24des grands présidents
37:25de la 5ème république
37:26pardon de le placer
37:27c'est normal
37:28et
37:29nous arrivons
37:31au stade
37:32au stade de France
37:35Nicolas et François Hollande
37:39sont pas potes du tout
37:40ils s'aiment pas
37:41c'est clair
37:42ils s'aiment pas
37:43ils veulent s'éviter
37:44mais moi je suis au milieu
37:45et donc
37:46François Hollande vient
37:47et me serre la main
37:48avec une accolade
37:51et je me dis
37:52comment ça va
37:52vous allez bien
37:53oui
37:53vous voulez pas vous parler
37:55on est dans un match
37:56au football
37:57ils se mettent à déconner
37:58ils rient
37:58ils rient tellement
37:59qu'ils vont finir
38:01au moins pour ce match
38:02il y a de vrais potes
38:03et
38:03alors qu'ils sont comme ça
38:06arrive Emmanuel Macron
38:07directement sur moi
38:09mais il me voit pas
38:10il me voit pas
38:11il va tout droit
38:11garde du corps
38:12et tout ça
38:12et il va être
38:14interpellé par
38:15une personne
38:17qu'il aime pas trop
38:18et donc
38:19il le repousse
38:20comme ça
38:20puis il me voit
38:21il me dit
38:22comment
38:22tu viens au stade
38:23et tu me le dis pas
38:24je lui dis
38:25oui mais si chaque fois
38:26que je viens au stade
38:26il faut que je t'avertisse
38:27et il se met à rire
38:28et il m'embrasse
38:29donc
38:30le jour où je vais
38:33sur la tombe de mes parents
38:34je vais leur dire
38:35évidemment que
38:35la patrie m'a honoré
38:37la légion d'honneur
38:38mais je vais lui dire
38:40papa
38:40je vais te raconter
38:41pour les trois présidents
38:42de la république
38:43et j'ai entendu mon père
38:44dire à ma mère
38:45mon pauvre chéri
38:47mon fils
38:49c'est un mytho
38:51vous avez démontré
38:53le contraire
38:53mais en travaillant
38:5415 heures par jour
38:55et vous êtes
38:56l'un des rares PDG
38:57qui était aussi
38:57femme de ménage
38:58le soir dans vos bureaux
38:59oui mais c'est normal
39:00je veux dire
39:01tout
39:02je le disais
39:03il n'y a pas
39:04dernièrement
39:04dans une émission
39:05il n'y a pas de génie
39:06sans travail
39:07le travail est fondamental
39:09il faut être un exemple
39:10pour le personnel
39:11sinon il ne croit pas en vous
39:12il faut mouiller le maillot
39:13vous l'avez dit tout à l'heure
39:14il faut mouiller le maillot
39:15pour réussir
39:16et je ne m'accroche pas
39:17à cette réussite
39:18et je ne me pavane pas
39:19de cette réussite
39:20mais je dis que
39:21c'est vrai
39:22que je me suis donné
39:23les moyens
39:23d'être ce que je suis
39:24et Brel disait toujours
39:25la réussite
39:26c'est 5% de génie
39:28et 95% de travail
39:30il a raison
39:30il se trouve que vous avez
39:32un côté visionnaire
39:33en permanence
39:33jusqu'à prévoir
39:35je crois que c'était
39:36à peu près le seul
39:36à penser que la France
39:38gagnerait la coupe du monde
39:391998
39:39je n'ai pas de mérite
39:41franchement aucun
39:42Aimé Jacquet
39:43est prise à partie
39:45on dit que nous sommes
39:46une équipe
39:47de vainqueur
39:48de matchs amicaux
39:49c'est vrai qu'on est défaits
39:50par des équipes professionnelles
39:52par des équipes
39:52nationales
39:53et
39:55moi je vois les joueurs
39:57je vois
39:59je vois que ce sont des joueurs
40:00de très très grande qualité
40:02qui méritait mieux
40:03que le sort
40:04qu'on leur
40:04qu'on leur prédisait
40:05donc j'étais près d'eux
40:06et j'ai la chance
40:07d'être accompagné
40:08par Philippien
40:09qui était président des joueurs
40:10qui lui-même
40:10avait confiance
40:12et depuis le début
40:13je disais
40:14on va être finaliste
40:16dans le pire des cas
40:18mais moi je dis
40:18qu'on va gagner la coupe du monde
40:19et on l'a gagné
40:20et à l'époque
40:21Aimé Jacquet
40:21qui avait été en plus
40:22jeté de partout
40:23quelque chose
40:23je l'ai dit oui
40:24et c'est vrai que
40:26personne ne croyait
40:27en Aimé Jacquet
40:28personne ne pensait
40:29qu'on gagnerait
40:29moi j'ai pratiqué
40:31Aimé
40:32au géant d'un de Bordeaux
40:34j'ai eu le travail
40:35remarquable
40:36qu'il faisait
40:36il essayait
40:40de détecter
40:41les joueurs
40:42dans un système de jeu
40:43que lui-même
40:44avait en tête
40:45et puis ça lui a donné raison
40:46et les joueurs
40:47ont eu confiance en lui
40:48Zidane
40:49s'est épanoui
40:50comme jamais
40:51Yuri Jorkaev
40:53Robert Pires
40:55enfin
40:56je vais tous vous les citer
40:57c'est exceptionnel
41:00cette équipe
41:00cette équipe
41:01était exceptionnelle
41:03alors vous évoquez aussi
41:04dans ce livre
41:04Jean-Claude Darmon
41:05vous évoquez
41:06Jean-Michel Aulas
41:07quand il a pris
41:09l'Olympique Lyonnais
41:10en 78
41:10ben finalement
41:12vous lui avez été
41:12très utile
41:13oui au début
41:14j'étais pas
41:15sa tasse de thé
41:17mais
41:18il s'est rendu compte
41:20que
41:21je pouvais rendre
41:22d'énormes services
41:23il m'a mis
41:24je pense à l'épreuve
41:25et nous sommes restés
41:27non seulement
41:28pratiquement
41:2935 ans en contrat
41:30mais
41:31depuis aujourd'hui
41:32donc depuis 40 et 45 ans
41:34nous sommes vraiment
41:34de vrais vrais amis
41:35et puis il y a quelqu'un aussi
41:37qui vous a soutenu
41:38et c'était pas évident
41:39parce que personne ne croyait
41:41en cette aventure
41:42c'est Canal
41:42parce que lorsque Canal débute
41:44tout le monde dit
41:44ce sera fini dans une semaine
41:46et notamment le football
41:47ben c'était pas évident au début
41:48ben l'histoire de Canal
41:50je vais vous la faire courte
41:51quand on se met d'accord
41:53sur
41:54sur
41:54les retentions
41:55dans le match
41:56on croyait avoir gagné
41:58Claude Bess
41:59s'y oppose
41:59je trouve
42:00un stratagème
42:01pour dire
42:01qu'on va
42:02indexer le prix
42:04au nombre d'abonnés
42:06tout ça
42:06je vous le raconte
42:07vite fait
42:07parce que
42:08oui
42:09et on va avoir
42:12quelque chose
42:13de terrible
42:14c'est que
42:14Canal
42:15va être lâché
42:17par ses actionnaires
42:18parce que
42:20ça marche pas trop bien
42:21au début
42:22et mon président
42:24me dit
42:25on a annulé le contrat
42:26je dis
42:27non
42:27il n'est pas question
42:28il n'est pas question
42:30il n'est pas question
42:31regarde
42:32le parcours qui est bas
42:33etc
42:33il n'y a rien qui se fait
42:34ils ont
42:34ils se sont donnés
42:35un bal fou
42:36ils nous font confiance
42:37feu etc
42:38et Jean Sadoul
42:39j'arrive à le convaincre
42:41qu'il faut continuer
42:41ce contrat
42:42et
42:43vous connaissez la suite
42:44c'était un succès
42:45exceptionnel
42:46et ça grâce à vous
42:48parce que
42:48personne n'y croyait
42:49justement
42:49et puis il y a une chose
42:50qu'on a un peu oublié
42:51c'est que vous avez été
42:52président du parc des princes
42:54Jean-Claude Darmon
42:54moi je n'ai pas oublié
42:56j'étais président du parc des princes
42:58c'est à dire que
42:59c'était le sacre
43:00vous vous rendez compte
43:01président du parc des princes
43:02comment c'est arrivé
43:03c'est arrivé un sur
43:04je fournissais quasiment
43:08la totalité des panneaux
43:10au régisseur de l'époque
43:13qui fait le groupe Perrier
43:14qui avait la régie
43:15du parc des princes
43:16et dans l'appel d'offres
43:18je pense que j'allais le gagner
43:20et comme ils sont intelligents
43:22ils m'ont fait venir
43:22plus haut que de ce chamayé
43:24on s'associe
43:25je l'ai fait
43:26avec juste raison
43:28ça a très bien marché
43:29puis un jour
43:30je leur ai dit
43:31écoutez on ne peut pas rester ensemble
43:32je fais 99 euros du boulot
43:34vendez-moi vos parts
43:36ils me disent oui
43:37on est d'accord
43:37ils me l'ont vendu
43:38et puis je suis devenu
43:40seul président
43:41alors que j'avais été
43:42avec Michel Zaddy
43:43qui est un être exceptionnel
43:45un champion de champion
43:46et là j'ai tout essayé
43:48motocross
43:49enfin j'ai tout fait
43:50même les Rolling Stones
43:51j'ai fait
43:51les Rolling Stones
43:53les plus grands chanteurs au monde
43:55sont venus
43:55Michael Jackson
43:56exactement c'est vrai
43:57Prince
43:58et Michael Jackson
43:59moi je suis fier d'avoir croisé
44:00il était tout timide
44:01oui mais
44:01vous ne pourriez pas croire
44:03et l'anecdote
44:04il faut que je vous la raconte
44:05parce que ma fille
44:06m'en veut encore
44:07ma fille chante
44:08pour déconner évidemment
44:09mais elle chante
44:09elle avait 10-12 ans
44:12et je lui ai dit
44:12écoute ce soir
44:13tu chantes avec Michael Jackson
44:14c'est vrai que j'étais président
44:15il n'y avait pas
44:15sa pauvre gosse l'accrue
44:16et donc tout le long
44:18il me dit
44:18on ne va pas voir Michael Jackson
44:19attends attends
44:20puis après j'ai tellement eu honte
44:21qu'il faut que je l'amène
44:22et je l'ai amené donc
44:23le voir
44:25et puis ça a été un choc terrible
44:28et aujourd'hui
44:28il me reproche de lui avoir menti
44:29elle avait raison
44:30je suis un menteur
44:31j'ai honte
44:31mais enfin là
44:32vous avez fait d'autres vérités
44:34et notamment Claire Fontaine
44:35dont tout le monde parle aujourd'hui
44:36vous avez assisté à sa construction
44:38Jean-Claude Darmon
44:39oui non seulement assisté
44:40mais j'ai trouvé le financement
44:42par la fondation
44:43grâce à Philippien encore
44:44mon ami
44:45Fernand Sasse
44:46et Jean-Claude
44:47nous ayons fait une confiance énorme
44:49nous avons trouvé des sponsors
44:50bénévolement évidemment
44:52d'ailleurs plus qu'on parle
44:53de bénévolement
44:54tous les droits
44:55de Canal Plus
44:56du football
44:56du championnat
44:57je ne touchais pas
44:58un seul centime
45:00tous les droits
45:00d'équipe de France
45:01que je vendais à TF1
45:02et Téléfoot
45:03je ne touchais pas
45:04un seul centime
45:05c'est pour l'amour du sport
45:06non mais non
45:07non
45:08j'étais là pour servir
45:09pas pour me servir
45:10et donc ça a été
45:11c'est énorme que je fasse
45:12et puis encore une fois
45:13le rugby cher à Sud Radio
45:15vous doit beaucoup
45:15avec le village des tentes
45:17que vous avez sauvé
45:18alors qu'il était condamné
45:20ah ben totalement
45:21on a
45:22moi ce
45:23ce président
45:25Albert Ferras
45:27que j'aimais
45:28mais qui me
45:29qui me le rendait bien
45:31j'avais ce village
45:33qui n'avait pas été
45:34très
45:35pas clair en matière de gestion
45:38et il me l'a confié
45:39mais il me l'a confié
45:40je ne le savais pas moi
45:41il m'a donné rendez-vous
45:42à l'hôtel
45:44où il y avait donc
45:45le conseil d'administration
45:48il me dit
45:48bon Jean-Claude
45:49non
45:49Darmon
45:50Darmon
45:50boit un café
45:51bon on rentre au conseil
45:53oui
45:54il fait venir un conseil d'administration
45:57c'est bizarre ça
45:58puis plutôt
45:59ils étaient très secrets
46:01je m'installe
46:02la parole est prise
46:03puis il dit voilà
46:04Jean-Claude Darmon
46:06on va faire le village
46:07et d'un coup
46:10il y a un opposant
46:10jeté son nom
46:11parce qu'il est parti
46:12il était le meilleur ami
46:13d'Albert
46:14et là il y a friction
46:17et tous les gros par dessus
46:19c'est des amis
46:20d'Albert Ferras
46:20des hommes
46:22comme on n'a plus aujourd'hui
46:23des hommes d'honneur
46:24des hommes qui avaient
46:24Albert dit
46:26bon on est d'accord
46:28on va voter
46:30et le patron
46:32on est par dessus
46:32celui-là
46:33il dit
46:33oh Albert
46:34on va voter nous
46:36depuis quand on vote
46:37quand tu prends une décision
46:38et donc tous
46:39à l'unanimité
46:40moins une voix
46:40me confier le village
46:42et on a fait un succès
46:44énorme
46:44et dans ce livre
46:45vous évoquez aussi
46:46vos amis
46:46alors il y a Delon
46:48il y a Belmondo
46:49il y en a quelques-uns
46:50il y a Ventura
46:50et il y a Johnny
46:51surtout Johnny
46:52Johnny a été
46:53un très grand ami
46:55Johnny
46:55vous racontez le vrai Johnny
46:57moi j'ai connu
46:57le vrai Johnny
46:58en dehors de la scène
46:59un homme farceur
47:00un homme de culture
47:01qui parlait beaucoup
47:02c'est vrai
47:03qui était terriblement intelligent
47:05Johnny c'est grâce à Norbert Sada
47:07qui était producteur
47:09qui me l'a présenté
47:10il m'a présenté
47:11c'est Lino
47:11mais Johnny c'était
47:14il avait un charisme de folie
47:16il avait une bonté innée
47:18il avait une générosité
47:19que j'admirais
47:20et on s'est retrouvé côte à côte
47:22pour faire
47:23pour parcourir 40 ans
47:25de camaraderie
47:27d'un parcours d'homme
47:31qui s'aimait
47:32pardon
47:32et puis avec un instinct
47:34Johnny avait un instinct
47:35incroyable
47:36ce qu'on ne sait pas toujours
47:37mais c'est un fauve
47:38Johnny c'est un fauve
47:39il reniflait
47:41l'instinct
47:42il l'avait en soi
47:43les tubes
47:44c'est bien ça
47:45à la première mesure
47:46de la chanson
47:47il savait si il était un tube
47:48il disait
47:49non non
47:49ça on ne fait pas
47:50en deux secondes
47:51il oublie un
47:51on va cartonner
47:53dans ce livre
47:54on comprend en filigrane
47:56que vous avez vu
47:57des gamins
47:57devenir des hommes
47:58Jean-Claude Darmon
47:59oui mais ça
48:01c'est un peu normal
48:02c'est un peu normal
48:03je ne suis pas le seul
48:04à avoir vécu ça
48:05on voit
48:08on voit
48:09dans ce parcours
48:11des gens qui débutent
48:12dont on ne croit pas
48:14à si bon de venir
48:16puis ils nous épattent
48:17parce qu'ils inventent
48:18ils créent etc
48:18et pour moi
48:19c'est une belle leçon de vie
48:21qui m'a marqué
48:22et l'avenir maintenant
48:23mon avenir
48:24il est
48:25soyez mon clair
48:27le temps n'existe pas
48:29nous n'avons que le présent
48:31vous le savez bien
48:32la minute d'après
48:32appartient à Dieu
48:33donc mon avenir
48:35c'est Dieu qui l'a
48:35moi je me lève
48:36tous les matins
48:37avec le sourire
48:38je chante le matin
48:39tous les matins
48:40je chante
48:41ma gouvernante
48:43et ma femme de ménage
48:44se prennent la tête
48:45moi je n'ai pas ouvert
48:46un oeil
48:47que je chante
48:47je suis un homme heureux
48:49qui sereinement
48:51attend l'avenir
48:52et l'avenir
48:53en tout cas
48:53on en reparlera un jour
48:55mais le présent
48:56c'est ce livre
48:57destin
48:57avoir plus de rêves
48:59que de souvenirs
48:59et je crois
49:00qu'effectivement
49:01vous pouvez en être fier
49:02et vous pouvez chanter
49:03en plus
49:03en l'honneur de ce livre
49:05que vous avez écrit
49:06et qui raconte
49:07un parcours unique
49:08mais qui mérite
49:09d'être suivi
49:09par beaucoup d'autres
49:10merci Jacques
49:11merci Jean-Claude Darmon
49:12le livre donc
49:13c'est Chez Fayard
49:14destin
49:15et puis à bientôt
49:16pour d'autres aventures
49:17car je suis sûr
49:17qu'il y en aura d'autres
49:18j'en suis sûr
49:19l'écoute d'une vie
49:20c'est terminé pour aujourd'hui
49:21on se retrouve bientôt
49:22restez fidèles
49:23à l'écoute de Sud Radio
49:24et puis à bientôt
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