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Les Vraies Voix avec Geoffrey Wu-Perrot, Joseph Thouvenel et Rost

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-24##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0020h20, Frédéric Brindel.
00:02C'est parti pour le grand débat de Sud Radio consacré à Crépol.
00:06Le racisme est-il une cause de violence dans la société française ?
00:10Pour en parler avec nous, Geoffrey Vupero, chef d'entreprise.
00:14Et je le précise, puisqu'on parle de racisme qui, rappelons-le, est un délit.
00:21Geoffrey Vupero qui a des origines asiatiques.
00:24Nous avons Joseph Touvenel, éditorialiste politique vice-président du Centre Européen des Travailleurs
00:29qui a des origines européennes.
00:31De Lorraine.
00:33De Lorraine.
00:33Et nous avons Rost, rappeur et président du collectif Banlieue Actif qui a des origines africaines.
00:39Et je tenais à le préciser, puisque autour de la table, nous sommes tous finalement concernés d'une manière différente.
00:45La circonstance aggravante de racisme retenu par les juges d'instruction
00:49à l'encontre des meurtriers présumés du jeune rugbyman de 16 ans Thomas
00:54lors d'une soirée à Crépol dans la Drôme en novembre 2023
00:58a donc été retenue.
01:00Nous ouvrons le débat.
01:02Hashtag Crépol.
01:03Le racisme est-il une cause de violence dans la société française ?
01:06Vous réagissez au 0826 300 300
01:09et vous donnez votre avis sur cette question
01:12sur le compte YouTube, sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
01:16J'aurais précisé qu'en juillet 2026,
01:18donc là, cette année, alors que le drame a eu lieu en 2023,
01:22la juge d'instruction retient donc la circonstance aggravante
01:25dont je vous ai parlé, en raison de l'appartenance des propos des agresseurs
01:32concernant la race blanche et la nation française de la victime.
01:37Thomas.
01:38Et donc, le procès est attendu en 2027.
01:41Pour en parler avec nous, notre auditrice fil rouge aussi,
01:44Jessica de Nantes, qui tout à l'heure a été brillante,
01:47et elle le sera évidemment dans ce débat.
01:50Et vous avez été tellement brillante que j'aimerais commencer par vous, justement.
01:55Comment vous percevez ce racisme ?
01:57J'ai l'impression, bon, moi je suis d'une époque où on a connu effectivement le racisme,
02:01mais aujourd'hui, les termes peu élogieux, les termes provocateurs,
02:06se sont peut-être taris, mais visiblement, il y a toujours ce racisme.
02:12Vous le sentez, Jessica, ou pas ?
02:14Oui, moi je le sens toujours dans la société,
02:17et j'ai l'impression que c'est même de pierre en pierre.
02:19Enfin, c'est vraiment mon ressenti, quoi.
02:22Mais il y a ça, mais il ne faut pas que ce soit l'unique explication, quoi.
02:28Il y a des agressions qui sont motivées par la haine de l'autre,
02:31les origines, la religion, couleur de peau, etc.
02:34Mais il y a...
02:35Et ça, évidemment, pour moi, ça doit vraiment être condamné avec la plus grande fermeté.
02:39Donc là, pour moi, ce n'est pas innocent aussi qu'ils aient gardé cette circonstance aggravante.
02:44C'est très, très important.
02:46Mais il y a aussi d'autres facteurs qui rentrent en jeu que ça, quoi.
02:50Autour de la table.
02:51Alors, vous restez bien sûr avec nous, Jessica.
02:53Oui, bien sûr.
02:54Rost, je commence par vous.
02:55Donc, je le rappelle, vous êtes président du collectif Banlieue Active.
03:00Les banlieues sont souvent stigmatisées,
03:03et les propos racistes vont à l'encontre des banlieues.
03:05Là, dans ce drame à Crépole,
03:08et il y a aussi, en fait, dans l'autre sens,
03:11c'est-à-dire des propos racistes contre des blancs.
03:15J'appelle un chat un chat.
03:17Ce qui montre bien que le racisme,
03:20ce n'est pas les uns contre certains autres,
03:24ça peut être tout le monde contre tout le monde.
03:27J'ai pour habitude, pardonnez-moi, je vais être un peu trivial,
03:30mais de dire qu'un con est un con.
03:34Et un con n'a pas de couleur.
03:36Quelles que soient ses origines, sa religion, etc.,
03:38quand t'es con, t'es con.
03:39Voilà, tout simplement.
03:41Donc, il y a déjà ça, mais vous avez aussi...
03:43On a une société qui s'est durcie,
03:47qui est devenue, je ne vais pas dire plus violente qu'avant,
03:50parce que les études montrent qu'on recule,
03:53par exemple, les meurtres, etc.,
03:55les chiffres sont plutôt en baisse,
03:56plutôt que l'inverse.
03:58À l'époque, des blousons noirs et tout ça,
04:00il y avait une violence qui était extrême,
04:02et ce n'étaient pas les noirs et les arabes des banlieues
04:04qui étaient là-dedans.
04:06Donc, je veux dire, de tout temps,
04:07il y a toujours eu cette violence,
04:08elle a toujours été présente.
04:10Mais, sur ce même plateau,
04:13j'avais dénoncé,
04:14et je ne les citerai pas,
04:16parce que j'ai compris qu'il ne fallait pas les citer,
04:17mais j'avais dénoncé certaines chaînes
04:19qui ont fait de leur business,
04:21justement, cette haine entre les uns et les autres,
04:24opposer les gens,
04:25de par leur couleur,
04:26de par leur religion,
04:28parce que c'est par ça qu'on les qualifie d'abord,
04:30avant de qualifier l'être humain qu'il y a derrière.
04:32Et ces chaînes-là sont responsables
04:34de ce qui est en train de...
04:35Cette fracture,
04:36la violence...
04:37J'en parle en plus avec beaucoup d'émotions,
04:39parce qu'ils ne se rendent pas compte.
04:40Eux, ils sont dans leur bureau,
04:42dans leur studio,
04:43ici,
04:43et dans leur tour d'ivoire,
04:45dans le 8e et dans le 7e arrondissement,
04:48mais par contre,
04:48c'est le peuple,
04:49ce sont les populations qui subissent.
04:51Des gens qui sont déjà fragilisés par la vie,
04:53et qui se retrouvent à se détester
04:55alors qu'ils vivent les mêmes choses.
04:57Ils vivent les mêmes galères.
04:59Et ils finissent par se détester
05:00parce que ces gens-là
05:01sont en permanence en train de les opposer.
05:04Nous avons un devoir, nous,
05:06de continuer à éduquer les uns et les autres,
05:08à leur apprendre.
05:09On est de la génération
05:11qui n'en a rien à faire de ta couleur,
05:12de ta religion.
05:13Moi, j'ai grandi à Belleville,
05:14et Belleville, c'est le carrefour du monde.
05:17Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de jeunes
05:18qui nous disent
05:19mais c'est quoi, finalement,
05:21ces tensions racistes.
05:24Joseph Thouvenel.
05:25Alors, moi, ce qui m'a frappé
05:27dans l'affaire de Crépole
05:28et le meurtre de Thomas,
05:30c'est l'aveuglement idéologique
05:32qui, à certains, a fait nier le réel.
05:35Oui, il y a eu de nombreux témoignages concordants
05:38qui disent
05:40sale blanc a été provoqué,
05:42donc c'est du racisme.
05:45Et je n'ai pas compris
05:46pourquoi on refusait cela.
05:48Alors qu'en fait,
05:49le mythe de la race supérieure,
05:51moi, je n'y crois pas.
05:52C'est-à-dire qu'il n'y a pas des gens
05:53d'une couleur différente
05:54qui seraient supérieurs aux autres
05:55et qui n'auraient aucun geste de racisme.
05:57Ce n'est pas vrai.
05:58La connerie,
05:59comme ça vient d'être dit,
06:01elle n'a pas de couleur.
06:02Le racisme en lui-même,
06:03c'est une violence.
06:06Et pourtant,
06:07j'ai une certaine fierté
06:08d'être français
06:08parce que je me rappelle
06:10ce que disaient
06:11tous ces Américains,
06:13Noirs-Américains
06:14qui nous ont amené le jazz.
06:16Sidney Béchette,
06:17Ray Charles,
06:18qui disaient
06:18mais en France,
06:19qu'est-ce qu'on est bien.
06:20C'est pour ça qu'on vient en France.
06:22C'est pour ça qu'on vient jouer.
06:23Parce qu'il n'y a pas
06:23la ségrégation raciale.
06:26Eh bien,
06:26ce qu'on commence à voir
06:27arriver aujourd'hui,
06:28c'est une sorte de ségrégation
06:30et certains
06:31rentrent eux-mêmes
06:32dans la ségrégation.
06:33C'est réactiver.
06:35C'est un petit peu
06:35ce que disait le notaire.
06:36On est dans une période
06:37où ça se réactive.
06:38Le renfermement communautaire,
06:40c'est très très très négatif.
06:41Ça ne veut pas dire
06:42que quand j'appartiens
06:43à une communauté
06:44avec une culture,
06:46je vais abandonner
06:47toute ma culture.
06:48Non.
06:49Moi, je suis d'origine Lorraine.
06:50Il y a des Bretons,
06:51il y a des Corses,
06:52il y a des machins.
06:53On peut garder sa culture
06:54mais ce n'est pas un rejet
06:55de l'autre
06:55et ce n'est surtout pas dire
06:56l'autre est inférieur
06:57parce qu'il est différent.
06:59On marque une petite respiration,
07:01on revient.
07:01Le débat se poursuit.
07:03Hashtag Crépole.
07:04Le racisme est-il
07:04une cause de violence
07:06dans la société française ?
07:07Vous donnez votre avis.
07:08Vous intervenez
07:09comme Jessica de Nantes
07:11au 0826 300 300.
07:14Frédéric Bradel.
07:15La circonstance aggravante
07:17de racisme
07:18retenue par les juges
07:19d'instruction
07:19à l'encontre
07:20des meurtriers
07:21présumés du rugbyman
07:22de 16 ans,
07:23Thomas Perrotto.
07:25C'était en 2023
07:26à Crépole dans la Drôme.
07:28La question que nous vous posons,
07:29Hashtag Crépole,
07:30le racisme est-il
07:31une cause de violence
07:32dans la société française ?
07:33Nous en parlons
07:34avec notre auditrice
07:35Fil Rouge,
07:35Jessica de Nantes,
07:37Rost,
07:38notre vraie voix,
07:39Joseph Touvenel,
07:40également notre vraie voix
07:41qui note,
07:43oui,
07:43un retour du racisme.
07:45Effectivement,
07:46Geoffrey Vupero,
07:47on n'en a pas encore parlé.
07:49Et donc,
07:50c'est à vous,
07:51ce racisme.
07:52Est-ce que vous le sentez ?
07:53Je le rappelle.
07:54Vous êtes d'origine asiatique
07:56et vous êtes breton.
07:59Alors,
07:59le micro,
08:00voilà.
08:01Mi-breton,
08:02mi-d'origine asiatique,
08:03mon père était chinois.
08:05Évidemment,
08:06je vais faire consensus
08:07en disant que le racisme
08:08n'a pas de couleur.
08:08On est évidemment d'accord là-dessus.
08:10On est évidemment d'accord
08:11sur le fait que le racisme
08:12est tout à fait condamnable.
08:13C'est un délit.
08:14Cependant,
08:15dans ce que j'ai entendu tout à l'heure,
08:16il y a quelque chose
08:16qu'il m'imaginait quand même,
08:17c'est qu'il y a effectivement
08:18une fracture de la société.
08:19Il y a effectivement
08:21une aggravation de l'insécurité.
08:22On ne peut pas le nier.
08:25Ça se vit.
08:25Il n'y avait pas des émeutes
08:27comme on les connaît récemment,
08:28il y a 30 ans,
08:29il y a 40 ans.
08:29La France a changé,
08:30qu'on le veuille ou non,
08:31pour le meilleur et pour le pire.
08:33Et il y a vraiment une fracture.
08:35C'est-à-dire que quand on parle
08:36de juste dire qu'il y a des gens
08:37qui en parlent
08:37et qui utilisent ça
08:38pour gagner leur pain,
08:39ça ne s'arrête pas là.
08:40Il y a une fracture de la société
08:42entre,
08:43d'un côté,
08:44il y a les mondialisés,
08:45peut-être,
08:45d'un autre côté,
08:46il y aurait les plus locaux.
08:47Et puis,
08:49effectivement,
08:49il y a aussi
08:52l'immigration qui est arrivée
08:53en très très grande quantité
08:54les dernières années.
08:56Malgré eux,
08:57à leur dépend,
08:59qu'on soit bien d'accord,
09:00je pense qu'ils sont d'abord,
09:01ils sont les premières victimes
09:02de ce déracinement.
09:03J'en suis un exemple.
09:05C'est toujours difficile
09:06de prendre une place
09:07dans une société
09:08qui n'a pas les mêmes identités
09:09que son histoire.
09:10C'est très compliqué,
09:11c'est un travail à faire.
09:12Mais aujourd'hui,
09:13on se retrouve avec,
09:15malgré eux encore une fois aussi,
09:18des sociétés communautarisées
09:19dans des quartiers
09:21qui finalement imposent
09:23leur façon de vivre
09:24à des Français
09:25qui sont là
09:26depuis un millénaire
09:26et qui peut-être
09:27auraient souhaité
09:28continuer à vivre
09:30dans ce style.
09:32Alors,
09:32nous avons notre auditrice
09:33fil rouge,
09:33Jessica,
09:34qui est à Nantes.
09:35Nantes a été
09:36beaucoup montrée du doigt
09:37pour ces problèmes.
09:38Vous vous sentez,
09:39par rapport à ce que
09:40vient de dire Geoffrey,
09:42est-ce que vous allez
09:43dans ce sens, Jessica ?
09:45Oui,
09:45je suis tout à fait d'accord.
09:47Et c'est vrai que moi,
09:48j'ai vu Nantes évoluer
09:48aussi au fur et à mesure
09:49des années et je trouve
09:51que c'est une vie
09:51qui est de moins en moins
09:52sécuritaire,
09:53pas qu'à cause du racisme,
09:54mais ça en fait partie
09:55et c'est une ville
09:56où je ne me sens plus
09:57en sécurité du tout.
09:59Communautarisme,
10:00le mot est lancé,
10:01vous le sentez ?
10:02Oui,
10:03je le sens aussi,
10:04effectivement.
10:05Je voudrais répondre
10:06sur ce sujet,
10:07sur le mot du commun...
10:07Désolée.
10:09Geoffrey,
10:09après Rost.
10:10Oui,
10:10le communautarisme
10:11n'a pas non plus
10:12de couleur,
10:12en fait.
10:13Et c'est un point
10:14très important
10:14que je veux mettre en place,
10:15c'est qu'à partir
10:17du moment où on est
10:18en nombre suffisant
10:19dans un endroit,
10:20on finit par s'assembler
10:23en personnes
10:23qui se ressemblent
10:25culturellement également.
10:26Et je dis ça
10:27en parlant pour les Asiatiques
10:28de la même façon.
10:29Ça marche de la même façon
10:30pour tout le monde.
10:31Et en réalité,
10:31je vais vous dire même,
10:32les Français que j'ai connus,
10:33j'ai vécu à l'étranger longtemps,
10:34qui vont à l'étranger
10:35et qui se retrouvent
10:36entre expats
10:37prendre leurs vins
10:39et leurs camemberts,
10:40ça existe et c'est normal
10:41et ça se comprend très bien.
10:42Le problème,
10:43c'est la quantité d'étrangers
10:44sur un territoire.
10:45On ne peut pas accepter
10:46sur le territoire français
10:47des centaines de milliers
10:48de nouveaux arrivants
10:49qui viennent avec une culture
10:50complètement différente.
10:51Rost ?
10:51Non mais en fait,
10:52je pense que,
10:54justement,
10:54je voulais parler
10:55de cette dimension.
10:56Déjà,
10:56quand les Français migrent
10:58vers d'autres pays,
10:59on parle d'expatriés
11:00et quand ce sont les autres
11:01qui vont dans les autres pays,
11:03on parle d'immigrés.
11:03C'est très différent.
11:04Ce sont aussi des immigrés.
11:06Donc pour moi,
11:06ce sont aussi des immigrés.
11:08Et quand moi qui voyage beaucoup,
11:10je vois très bien,
11:11quand vous allez aux Etats-Unis,
11:13la communauté française,
11:14elle vit beaucoup
11:16entre elles.
11:17Quand je vais au Togo,
11:18je vois la communauté française,
11:19elle vit entre elles.
11:21Mais ce n'est pas pour autant
11:22qu'ils ne vivent pas
11:23avec les autres.
11:24Donc la question du communautarisme,
11:26il faut faire très attention.
11:27Mais ici,
11:28ce qui se passe,
11:28et je vous en parle
11:30parce que c'est des phénomènes
11:31qu'on étudie
11:31depuis très longtemps,
11:33depuis la révolte de 2005,
11:35par exemple,
11:35c'est des sujets
11:36sur lesquels on travaille.
11:37qu'est-ce qui pousse
11:38à un moment donné
11:39certaines personnes
11:40à se replier sur eux
11:42et revendiquer leur identité ?
11:44Il y a énormément de jeunes
11:45qui vous disent une chose.
11:46Moi,
11:47quand j'allume ma télé
11:48et que tout le temps
11:49me renvoie aux origines
11:50de mes parents,
11:51je suis français.
11:52Vous savez,
11:53à l'époque,
11:53nous,
11:54quand on a fait la campagne,
11:55notre campagne...
11:58C'est un peu l'histoire
12:05de l'œuf et de la pousse.
12:06Exactement.
12:07Il y a tous ceux
12:08qui se reconnaissent.
12:09Joseph Touvenel.
12:10Quand on voit la montée
12:11de l'antisémitisme,
12:12moi,
12:12j'habite à quelques centaines
12:14de mètres
12:15d'une école juive.
12:17Bon,
12:17j'ai vu en quelques années
12:20l'école se transformer,
12:21les murs montés,
12:22les barbelés arrivés,
12:23les caméras,
12:24les plaques de l'école,
12:25on ne peut même plus savoir
12:26que c'est une école,
12:27etc.
12:27C'est-à-dire qu'il y a eu
12:28une pression dans le 94,
12:31et ce n'est pas le seul
12:31département de France,
12:32qui n'existait pas avant.
12:34Et on a un problème
12:35avec l'islamisme.
12:36L'islamisme qui a la haine
12:38de nos sociétés
12:39et la haine des autres.
12:40Et ça,
12:41si on ne veut pas
12:42reconnaître ça
12:42et qu'on ne voit pas
12:44que l'islamisme
12:45est en train de monter
12:46dans un certain nombre
12:47de zones
12:47et pas de façon marginale,
12:49on n'a rien compris
12:50à ce qui se passe.
12:52Oui,
12:52alors rapidement,
12:53il faut vraiment faire
12:54la différence
12:55entre immigrés et expatriés.
12:56Ce n'est pas la même chose.
12:57Un expatrié,
12:57c'est quelqu'un
12:58qui va travailler.
12:59Ici, en France,
13:00on reçoit des gens
13:00qui ne travaillent pas
13:01dans la plupart des cas.
13:02Non, non, non.
13:03Pas dans la plupart.
13:04Au moins,
13:04la moitié des étrangers
13:05qui sont ici
13:06ne travaillent pas.
13:07C'est insupportable,
13:08ce genre de discours.
13:09Un expatrié et un immigré,
13:10ce n'est pas tout à fait
13:10la même chose.
13:11Un expatrié est un immigré,
13:12mais un immigré
13:12n'est pas un expatrié.
13:14Il ne faut pas tout mélanger.
13:15Le taux des étrangers
13:16qui sont sans emploi
13:18est supérieur
13:18au taux des Français.
13:20D'accord ?
13:21Pardon ?
13:21Par rapport au nombre
13:22d'étrangers sur notre sol,
13:24le nombre qui sont sans emploi.
13:26Mais vous devez
13:27vous sortir ces chiffres-là ?
13:29Ah ben,
13:29c'est des chiffres officiels.
13:30Moi, je ne sais pas
13:31si ce n'est pas les chiffres
13:32que j'ai alors.
13:32C'est les chiffres de CNews.
13:33Non, non, non.
13:34C'est probablement ça.
13:36Non, non, mais c'est pas
13:37tout le monde.
13:38C'est CNews.
13:39S'il vous plaît,
13:40on ne vous entend plus.
13:41S'il vous plaît.
13:42Il faut regarder les chiffres,
13:43mais on ne vous entend plus.
13:44C'est des friches de...
13:46Ce sont les chiffres
13:47de France Travail.
13:48S'il vous plaît.
13:49Justement,
13:49cette stigmatisation,
13:50elle est insupportable.
13:53S'il vous plaît.
13:54S'il vous plaît.
13:55Stop.
13:55Il est quand même logique.
13:57Stop.
13:57Stop, s'il vous plaît.
13:58S'il vous plaît, messieurs.
13:59Sinon, on n'y arrive pas.
14:00C'est-à-dire que là,
14:01si on continue comme ça,
14:03les auditeurs de Sud Radio,
14:04ils zappent.
14:05Donc, on peut essayer,
14:07on peut essayer,
14:07mais on n'y arrivera pas.
14:08Restez, restez.
14:09Donc, effectivement,
14:11attention à la stigmatisation.
14:12C'est pas parce que...
14:13Non, non, je termine.
14:14Franchement.
14:14C'est pas parce qu'on est étranger
14:16qu'on ne travaille pas.
14:16Quelqu'un qui ne parle pas la langue
14:17va trouver plus difficilement
14:19un emploi
14:19que quelqu'un qui parle la langue.
14:21D'où l'importance...
14:22Et l'importance de l'intégration.
14:25Exactement.
14:26Donc, c'est pas stigmatisé
14:27que je me disais.
14:27Chère Vraie Voix,
14:28c'était très intéressant
14:29de vous avoir.
14:30Quelle est la réponse
14:31donnée à la question ?
14:34Cher Quentin Saunier,
14:36sur la chaîne YouTube
14:37de Sud Radio,
14:37hashtag Crépole,
14:38le racisme est-il une cause
14:39de violence
14:40dans la société française ?
14:41Oui, à 88%.
14:42Donc là, comme ça,
14:43c'est clair.
14:44Tout le monde était d'accord.
14:45Là, pour le coup,
14:46on est d'accord.
14:46On sent tous le racisme.
14:47C'est parti.
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