- il y a 11 heures
Écoutez "On refait le monde" avec Emma Haziza, hydrologue, Jean-Luc Gleyze, président du département de la Gironde, et Philippe de Maria, correspondant de RTL en Nouvelle-Aquitaine.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 18 février 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 18 février 2026.
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00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Un homme est toujours porté disparu ce soir après avoir chaviré dans la Loire.
00:11Le fleuve est en cru, le Méné-Loire est en alerte rouge.
00:15Au cru, comme trois départements, la Gironde, la Charente et le Lot-et-Garonne,
00:19neuf autres sont en orange.
00:21Ça fait plus d'un mois que ça dure ces inondations.
00:24Et elles touchent une grande partie du pays.
00:26On sait que la nuit va être très difficile dans l'Ouest avec l'arrivée de la tempête Pédro
00:31qui pourrait encore faire monter le niveau de l'eau.
00:34Est-ce qu'on assiste à des intempéries exceptionnelles ?
00:37Est-ce qu'on aurait pu mieux s'y préparer ?
00:40Et est-ce que ça va devenir une habitude ?
00:42On en débat avec nos invités.
00:44Emma Aziza qui est hydrologue, bonsoir.
00:47Philippe Demaria, notre correspondant RTL en Nouvelle-Aquitaine, re-bonsoir Philippe.
00:51Re-bonsoir.
00:52Jean-Luc Gleize, président du département de la Gironde, bonsoir.
00:56Bonsoir.
00:57Et Alix Roumaniac, président de Prédict Service, spécialiste météo.
01:01Bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:04On refait le monde sur RTL.
01:07On est effectivement sur un phénomène assez inédit pour nous.
01:11On est sans discontinuer en vigilance orange ou rouge sur un point du territoire.
01:16Les deux éléments principaux, c'est vraiment la durée et l'étendue territoriale
01:20avec quelques territoires qui sont eux très impactés, avec des crues qui sont proches des
01:26crues historiques.
01:27Voilà, c'est Lucie Chadon de Facon, la directrice de Vigicru que vous venez d'entendre.
01:33Alix Roumaniac, que se passe-t-il ? Il pleut ça, on en est sûr, on l'a remarqué,
01:37mais est-ce qu'il pleut comme jamais ? Est-ce qu'on a un cumul de précipitations
01:40sur ces dernières semaines qui relève de l'exception ou du jamais vu ?
01:45Oui, c'est tout à fait ça.
01:47C'est de l'exception du JVU.
01:48Mais ce qui se passe depuis le début de cet hiver, en fait, ça a commencé avant
01:53Noël, en décembre, il y a eu déjà des inondations dans les rots.
01:57C'est que normalement, les dépressions et les tempêtes qui circulent sur le nord
02:02de l'Atlantique ont une circulation qui est beaucoup plus sud, en fait.
02:07On le sait, il y a eu cette descente d'air froid sur les Etats-Unis.
02:11On a vu de la neige, du gel, jusqu'en Floride.
02:14Oui, grosse tempête.
02:15Et en fait, ça a fait descente le circuit, ce qu'on appelle le jet atlantique,
02:19le circuit des dépressions.
02:21Et les dépressions, les tempêtes qui normalement circulent l'hiver
02:24plutôt sur le nord de l'Écosse, se sont mis à circuler, en fait, sur l'Atlantique,
02:28beaucoup plus au sud, sont rentrées sur la Bretagne, sur le gol de Gascogne.
02:33Elles sont descendues même jusqu'en Espagne, au Portugal, au Maroc.
02:36On a vu les grosses inondations au Maroc.
02:37Et en fait, on a eu une circulation de tempêtes qui ont touché notre territoire.
02:42Et comme, en fait, avec le réchauffement, on a quelques degrés de plus,
02:47ces tempêtes sont beaucoup plus humides, en fait.
02:50Elles apportent beaucoup plus de précipitations.
02:52Ce qui fait que la récurrence du passage de ces tempêtes a généré une situation...
02:57Prédict va fêter ses 20 ans cette année.
02:59Depuis 20 ans, on n'a jamais vu une situation comme ça.
03:02Mais vraiment, quand on n'y a jamais vu, ce n'est pas façon de parler,
03:05puisqu'on a les yeux rivés sur les radars tous les jours.
03:08Et c'est du jamais vu.
03:10Je crois qu'il n'y a pas eu autant d'eau depuis le début de l'année,
03:15depuis janvier, depuis le 1er janvier 1988.
03:19Le cumul entre le 1er janvier et donc le 18 février.
03:24Cela fait 35 jours qu'il y a en France un département en alerte au cru,
03:27qu'il soit rouge ou qu'il soit orange.
03:28Ce qui frappe aussi, c'est que ça concerne tout le territoire.
03:31Il y a 4 départements en rouge, 9 en orange.
03:34Mais partout, il y a eu des fortes pluies et des inondations à l'extromaniaque ?
03:38Oui, ça a été réparti.
03:40Alors, on a eu...
03:42Là, en ce moment, on parle beaucoup, effectivement, pluie, inondation.
03:45Mais tout a commencé, en fait, début janvier par de la neige sur le nord de la France.
03:52Puis, il y a eu des tempêtes avec des coups de vent.
03:53On a eu de la submersion marine, des coups de mer.
03:56On a eu des pluies, des inondations dans le sud-est, dans l'Hérault, dans le Gard,
04:02dans le sud-ouest, en Bretagne.
04:05C'est effectivement, comme le disait la directrice de Vigie Cru,
04:09c'est réparti sur l'ensemble du territoire.
04:11Donc, c'est un événement qui joue dans la durée.
04:14Nos équipes qui accompagnent les communes sont à 1h24,
04:193h8 depuis le 5 janvier non-stop,
04:21parce qu'il s'est passé toujours quelque chose depuis le début de l'année,
04:24quelque part sur le territoire et de manière extrême.
04:26Alors, moi, je ne me souviens pas qu'on ait eu des alertes rouges,
04:29on crue qu'ils durent aussi longtemps.
04:30En Gironde, et dans l'Oté-Garonne, c'est depuis une semaine, quasiment.
04:34Jean-Luc Gleize, vous êtes le président du département de la Gironde.
04:37Vous n'aviez jamais vécu une chose pareille, j'imagine ?
04:40Alors, nous avions connu des inondations en 2021.
04:44Nous avons connu les tempêtes de 1999, la tempête Martin et la tempête Clos en 2009.
04:50Pour autant, ce qui est très particulier cette fois-ci,
04:53c'est la succession des aléas climatiques,
04:55et c'est la multiplicité des impacts à la fois tempétueux,
05:00à la fois de crues, d'inondations, de pluies qui sont incessantes.
05:04Et donc, c'est toute cette accumulation qui rend la situation particulièrement difficile,
05:09d'abord parce qu'elle la fait durer,
05:10et ensuite parce qu'elle le fait converger plusieurs aléas
05:14et donc plusieurs conséquences de ces aléas.
05:17Et c'est donc la difficulté et la particularité, me semble-t-il, de ce moment,
05:20alors que nous avons vécu beaucoup de crises en Gironde depuis un certain nombre d'années.
05:23Oui, on a l'impression que tout concourt à cette situation, à aggraver la situation.
05:27J'imagine qu'être en alerte rouge pendant quasiment une semaine, c'est compliqué.
05:32Qu'est-ce que ça signifie ?
05:33Il faut s'occuper des populations, consolider les ouvrages, les ponts,
05:37veiller aux routes, aux chemins de fer ?
05:39Oui, alors ça signifie d'abord la mise en sécurité dans un premier temps,
05:43et donc l'intervention dans la nuit de la tempête,
05:45Nils, des agents départementaux qui interviennent sur les routes pour les sécuriser,
05:49pour éviter que quelqu'un se retrouve en difficulté.
05:51Il y avait pendant cette nuit-là des arbres qui tombaient en permanence,
05:54et donc des équipes qui étaient aussi sur les lieux,
05:57qui faisaient leur maximum, mais qui doivent aussi assurer leur sécurité.
06:00Ensuite, il y a évidemment toutes les questions de rétablissement électrique,
06:04puisqu'il y a eu des coupures d'électricité.
06:07Et peut-être le plus grave, et je pense que c'est un des éléments de retour d'expérience à
06:10avoir en tête,
06:11c'est l'absence de communication.
06:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous sommes très dépendants des téléphones mobiles
06:15et des communications de ce type-là, qui ne sont plus filaires.
06:18Et donc, à ce titre, nous nous sommes retrouvés dans des communes,
06:22dans beaucoup de communes, complètement coupées du reste du monde,
06:25et sans possibilité d'alerter.
06:26Donc ça, c'est aussi un élément qu'il faut avoir en tête en termes de retour d'expérience.
06:30Et puis, vous évoquez les routes et les ponts.
06:32Une fois qu'ils sont fermés, il faut attendre le bon moment pour les réouvrir.
06:37J'étais ce matin sur un des ponts principaux du département,
06:40entre Langon et Saint-Maker.
06:42Ce pont a subi d'énormes dommages consécutivement au retrait de la Garonne,
06:47puisqu'elle s'est retirée pour partie dans cet espace-là.
06:50Et en fait, des plaques de bitume se sont déplacées,
06:54des bornes se sont déplacées également, des bordures.
06:58Et donc, on a aujourd'hui un pont qui a énormément souffert.
07:00Et ce que je crains, c'est que beaucoup de routes et de ponts aient souffert
07:03et que nous les découvrions après la décrue.
07:05Oui, je crois qu'il y a huit digues aussi qui sont endommagées dans le Lot-et-Garonne
07:09à cause de ces crues.
07:10Emma Aziza, est-ce qu'il y a un contexte particulier pour la vallée de la Garonne ?
07:14On sait qu'il y a déjà deux départements, la Gironde et le Lot-et-Garonne,
07:17qui sont justement en vigilance crue.
07:19Est-ce que la Garonne, c'est particulier ?
07:20Oui, il faut imaginer une vague avec une hauteur de 10 mètres
07:24qui a traversé l'intégralité de la Garonne.
07:26Alors, l'onde de crues, la propagation est assez lente
07:29parce qu'on est sur un assez grand fleuve.
07:31Mais malgré tout, tout ça s'est dirigé vers la Valle.
07:35À côté, vous avez conjointement la Dordogne
07:38qui elle-même était en crues.
07:40Et puis, vous avez une conjonction qui arrive ensuite de ces deux fleuves
07:44dans la Gironde, dans cette zone estuarienne.
07:48Et on est actuellement sur des très hauts coefficients de marée
07:50qui vont durer jusqu'à dimanche.
07:52Donc, déjà, c'est le scénario qui peut être le pire,
07:55c'est-à-dire la concomitance de deux crues
07:57avec une sorte de bouchon à la Valle
07:59et l'eau qui ne peut pas s'épancher en mer.
08:01Mais vous surimposez à ça le fait qu'on a de nouvelles précipitations
08:05qui arrivent à l'heure actuelle
08:07et qui ont un caractère diluvien,
08:09ce qui n'était pas le cas des précipitations avant.
08:12Avant, c'était des pluies qui ont été importantes dans la durée.
08:15Mais là, elles sont importantes dans l'intensité.
08:18Et vous parlez de l'estuaire de la Gironde,
08:19tout ça, ça finit à Bordeaux aussi.
08:22Philippe Demaria, aujourd'hui, le maire de Bordeaux,
08:24Pierre Euromique, a activé le plan de sauvegarde communal de la ville
08:26pour la première fois depuis 1999.
08:30Pourquoi ?
08:30Il y a la conjonction de trois facteurs.
08:33Il y a le débit énorme du fleuve, on en parlait.
08:35Il y a la tempête Pedro qui vient de l'ouest,
08:38donc qui gonfle le fleuve qui s'écoule dans l'autre sens.
08:40Et il y a les coefficients de marée qui sont très élevées.
08:43Donc ça pourrait effectivement déborder demain matin,
08:45très précisément à 7h44.
08:47C'est le pic de crues annoncé pour demain matin.
08:51Et le plan de sauvegarde, ça veut dire quoi ?
08:53En gros, ça signifie tout le monde sur le pont.
08:55Du rappel de personnel, des patrouilles de police municipale
08:58dans les quartiers menacés,
08:59il y a évidemment un poste de commandement
09:00qui est activé avec des cartes qui montrent
09:02les simulations d'inondation.
09:03Et surtout, il s'agit d'informer les riverains
09:06par des messages, des SMS.
09:08Pour l'instant, aucune évacuation n'est demandée.
09:11Il y a seulement deux gymnases qui sont ouverts
09:13pour ceux qui ne sont pas à l'aise
09:14à l'idée de passer la nuit avec cette menace d'inondation
09:16qui est quand même très importante.
09:18Oui, on peut les comprendre.
09:19On va continuer de parler de ces intempéries
09:20qui touchent une grande partie du pays.
09:22On va voir comment on lutte, comment on se protège.
09:24On en parle après le rappel des titres de Nathalie Michel.
09:27Jusqu'à 20h, Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
09:35RTL, il est 19h30.
09:38Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
09:40Le rappel des titres avec Nathalie Michel.
09:429 des 11 gardes à vue prolongées de 24h
09:45dans l'enquête sur la mort du militant nationaliste
09:47Quentin de Ranck.
09:48Parmi les 11 suspects, il n'y a pas un,
09:51mais deux assistants parlementaires
09:52du député insoumis Raphaël Arnaud.
09:55Arrêté hier, Jacques-Élie Favreau
09:57est soupçonné d'avoir participé
09:59aux coups mortels qui ont tué Quentin.
10:02Ces révélations, elles accentuent la pression
10:04sur la France insoumise
10:05et plus largement sur la gauche.
10:06Ce soir, la secrétaire nationale des écologistes,
10:08Marine Tondelier, dénonce un deux poids, deux mesures.
10:12Elle a surcondamné toute forme de violence physique
10:14d'où qu'elles viennent.
10:16Plus de 13 000 millionnaires
10:20qui ne paient pas l'impôt sur le revenu en France
10:22ça concerne entre 7 et 10%
10:25des foyers soumis à l'impôt sur la fortune immobilière.
10:28Révélation issue d'une note
10:29de la commission des finances du Sénat.
10:32Et puis les biathlètes françaises
10:34au sommet de leur art.
10:35Médaille d'or cet après-midi
10:37sur le relais féminin en Terselva.
10:39C'est la 17ème médaille
10:41de l'équipe de France dans ces JO d'hiver.
10:43Merci Nathalie, on vous retrouve à 20h.
10:46Anne-Sophie Lapix,
10:47on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
10:50Est-ce qu'on est armé pour faire face
10:51à cette situation exceptionnelle,
10:53à ces inondations liées aux crues qui durent ?
10:56Qui d'ailleurs est mobilisé ?
10:58Les services de l'État ?
10:59Est-ce que c'est un peu le système D dans les communes ?
11:01On en débat avec nos invités.
11:03Emma Aziza, hydrologue.
11:04Philippe Demaria, notre correspondant RTL en Nouvelle-Aquitaine.
11:07Jean-Luc Gleize, président du département de la Gironde.
11:10Et Alix Roumaniac, président de Prédict Service,
11:13spécialiste météo et ingénieur hydraulique.
11:16Mais d'abord, on va partir en Charente-Maritime.
11:19La Charente-Maritime est passée au rouge depuis hier.
11:22Je vous propose de trouver l'un de nos auditeurs,
11:24Franck, qui habite Sainte.
11:25Bonsoir Franck.
11:27Bonsoir Anne-Sophie.
11:28Vous êtes tatoueur et votre local se trouve en centre-ville.
11:32Je crois que vous arrivez encore à vous y rendre ?
11:34Tout à fait. Je suis au 26 rue Eugène Pelletan.
11:37Et j'arrive à m'y rendre.
11:38Mais c'est très, très compliqué.
11:39Parce que dans les rues, on nous a posé des madriers.
11:42Il y a eu une très bonne réactivité de la part de la municipalité, pour le coup.
11:46Mais c'est vrai que ça commence à devenir un peu compliqué, là.
11:50Vous avez déjà eu affaire à des inondations comme celle-ci ?
11:53On en a déjà eu en 2023.
11:55Et en 2020, elles n'étaient pas aussi importantes.
11:58Elles étaient assez élevées, mais pas aussi importantes.
12:01J'ai oublié de dire qu'en 1986, il y avait eu une énorme inondation qui a nécessité toutes les
12:07rues bouchées,
12:08des barques dans tous les sens, les gens se déplacent en bateau.
12:11Et je me demande si on ne va pas y arriver aujourd'hui.
12:14Et vous savez que la situation n'est pas en train de s'améliorer.
12:16Vous craignez que l'eau monte dans votre local ?
12:18Ça ne va se jouer à pas grand-chose ?
12:21Alors, de mon côté, je ne pense pas.
12:22Parce que j'ai la chance d'avoir un local qui se trouve à 90 cm au-dessus du sol.
12:28Mais là, je suis en train de terminer le tatouage sur ma cliente et on entend la pluie à travers
12:31les vitres.
12:32Donc, on sait que ça va monter encore dans la nuit.
12:34Alors, vous n'avez pas pris des précautions ?
12:36Vous n'avez pas mis des objets en hauteur ?
12:38Mis des sacs de sable ou ce genre de choses ?
12:41Non, parce que j'ai compté en fait sur la hauteur de mon local.
12:45En revanche, dans ma cave, à la maison, j'aurais dû y penser parce qu'on a à peu près
12:491,40 m d'eau.
12:50Ah oui, quand même.
12:51C'est déjà pas mal.
12:52Merci beaucoup, Franck.
12:53Alors, Emma Ziza, quel est le meilleur moyen de se protéger contre les inondations ?
12:58Alors, tout dépend du type d'habitat.
13:00Mais déjà, la première des choses à mettre en place, c'est ce que l'on appelle des bâtards d
13:03'eau.
13:04Ce sont des sortes de portants qui vont se positionner sur les portes
13:08et qui font en fait des parages qui peuvent être amovibles, souples
13:13et qui vont être mis avant que l'eau monte.
13:15Et donc, vous pouvez avoir jusqu'à 60 cm, 1 m de hauteur d'eau dehors, l'eau ne pénètre
13:20pas.
13:21Et ensuite, il y a ce qu'on appelle les clapets anti-retour.
13:24Ce sont ces fameux systèmes qui permettent à l'eau de ne pas refouler par les tuyaux
13:29parce que bien souvent, les gens se font inonder par les sanitaires, par l'intérieur de chez eux.
13:34Et donc, ce sont des choses parfois auxquelles on ne pense pas, qui ne coûtent absolument rien
13:38et surtout qui sont extrêmement efficaces.
13:40Donc, il y a plein de mesures à mettre en place.
13:42C'est ce qu'on appelle les mesures de réduction de vulnérabilité.
13:46On va les mettre en place différemment, suivant si on est soumis à un risque de submersion marine
13:51où là, l'eau est salée et en fonction des hauteurs d'eau, bien sûr.
13:56Et puis, lorsque les hauteurs sont trop importantes, alors là, je pense plutôt aux pourtours méditerranéens,
14:02et bien là, on imagine aussi des zones refuges pour que les familles puissent être mises en sécurité,
14:08voire même élitruyées lorsque c'est nécessaire.
14:10Parce qu'on ne délocalise que lorsqu'on dépasse la zone refuge.
14:14Donc, en réalité, quand il y a un enjeu humain, pour tous ces cas-là, il faut effectivement travailler avec
14:20le risque
14:21parce qu'on ne pourra pas financièrement déménager l'ensemble de ces habitats.
14:25Mais par contre, il existe déjà beaucoup de moyens, beaucoup de marges de manœuvre à mettre en place
14:29quand je vois ces rues inondées.
14:31Je me dis qu'il faudrait des bâtards d'eau absolument partout.
14:34C'est financé par l'État, à hauteur de 80 à 100%.
14:37Il faut que ce soit diffusé massivement parce qu'on n'a plus le temps d'attendre.
14:41Jean-Luc Glez, président du département de la Gironde.
14:44Vous entendez parler de ces systèmes qui sont financés par l'État.
14:48Est-ce que dans votre département, les gens qui sont à risque, dans des zones à risque, en sont équipés
14:53?
14:55Jean-Luc Glez ?
14:58Oui, ce que j'ai pu constater dans les visites de terrain ces derniers jours que j'ai pu effectuer,
15:03c'est qu'un certain nombre de personnes sont assez acculturées à la question des inondations
15:07parce qu'ils vivent au bord de la Garonne ou au bord d'autres fleuves ou rivières.
15:11Et donc, ils savent effectivement se protéger.
15:14Ce qui est souvent perturbant, c'est qu'il y a de nouveaux arrivants
15:18qui, eux, n'ont pas forcément cette culture des inondations
15:21et donc sont beaucoup moins préparés et beaucoup moins pourvus
15:25pour pouvoir faire face effectivement à la pénétration des eaux dans leur habitation.
15:28Et je suis allé sur une petite commune qui s'appelle Bari,
15:31qui est une commune aujourd'hui qui n'est plus accessible qu'en canaux, qu'en barques.
15:36Eh bien là, les personnes qui habitent dans cette commune sont généralement très habituées,
15:40montent à l'étage, ont déjà pris un certain nombre de mesures
15:43pour s'y rélever quand ils le peuvent, mais aussi se trouvent souvent inondées.
15:47Et donc, on l'habitue ensuite d'attendre la décrue
15:49pour retrouver leur habitation dans de meilleures conditions.
15:52Donc, tout cela dépend de l'endroit où on se trouve.
15:54Mais en tout cas, la culture de l'inondation est fondamentale
15:56pour être capable de se préparer avant que l'on arrive
15:59parce que c'est avant qu'il faut avoir anticipé effectivement.
16:02Et sur le moment, qui fait quoi en ce moment ?
16:04Est-ce que ce sont les mers qui se débrouillent ?
16:07C'est le système D ?
16:09Très clairement, aujourd'hui, les mers sont d'abord sur le front
16:14depuis le début des intempéries.
16:16Donc, ils sont très présents, souvent avec leurs équipes municipales
16:19à la fois d'élus, à la fois de personnel.
16:22Il y a aussi beaucoup d'engagement volontaire.
16:25Enfin, moi, j'ai toujours pu constater, je me rappelle des incendies 2022,
16:28j'ai toujours pu constater la grande solidarité qui se manifeste à ce moment-là
16:32avec des gens qui se proposent pour venir aider.
16:34En l'occurrence, là, pour venir bûcheronner les arbres
16:37qui sont tombés en travers pour venir éventuellement livrer de la nourriture
16:42via une barque ou un canot à domicile des personnes.
16:45Donc, il y a toute une mobilisation locale qui se met en œuvre
16:48et à laquelle, évidemment, le département contribue aussi
16:51au travers de ses agents, au travers du repérage des situations d'isolement
16:57des personnes âgées, des personnes handicapées pour pouvoir aider.
17:00Et puis, de l'accompagnement aussi psychologique qui est absolument nécessaire
17:03parce qu'il faut ne jamais oublier que ces aléas climatiques
17:07induisent pour un certain nombre de personnes
17:09beaucoup de répercussions traumatiques
17:13qui sont des répercussions qui sont difficiles ensuite à surmonter.
17:17Et donc, il est important aussi de pouvoir aider les personnes au-delà.
17:21Mais nous avons mis en place, nous, un plan départemental de sauvegarde.
17:24Nous sommes le premier département de France à l'avoir fait
17:26et qui permet à la fois d'anticiper, de sensibiliser et ensuite d'accompagner.
17:31Emma Aziza, vous me parliez hors antenne de ces traumatismes,
17:34de ces répercussions sur le moral des habitants.
17:37Oui, parce qu'on ne s'en rend pas compte.
17:39Mais lorsque les caméras vont partir,
17:41on va se retrouver avec des gens qui ont vécu des heures,
17:44voire des nuits entières totalement isolées,
17:48dans l'incompréhension parce qu'ils ne gèrent pas
17:51ce qui peut se passer après.
17:53Et donc, c'est là que le traumatisme rentre.
17:54Et surtout, il y a un phénomène important,
17:57c'est que ce sont des eaux boueuses, sales,
17:59qui ont d'ailleurs des enjeux sur le plan sanitaire,
18:02qui pénètrent à l'intérieur de la maison.
18:04Et donc, ça génère, il y a beaucoup de recherches
18:07qui ont été menées sur le niveau de traumatisme
18:10qui peut être atteint.
18:11Et donc, en France, on n'a pas vraiment
18:13beaucoup de retours d'expérience
18:15sur un long terme post-inondation.
18:18Mais quand on va voir un maire qui a été inondé il y a 20 ans,
18:21ça peut être un grand gaillard.
18:22Et pour autant, il va reparler de l'événement,
18:24il aura les larmes aux yeux.
18:25C'est ce qu'on voit partout.
18:26Mais au Québec, ils ont mis en place
18:29des grandes analyses pour essayer de comprendre.
18:31Et on a découvert qu'il y avait plus de prématurés,
18:35plus de fausses couches, post-inondations,
18:37plus de dépressions notamment,
18:38ou de maladies cardiaques.
18:40Et surtout, une augmentation très nette
18:42du taux d'antidépresseurs à 6 mois.
18:44Donc, ça montre à quel point ça a un impact
18:46sur la santé humaine, mentale, physique.
18:50Et donc, du coup, nécessairement, un coût économique.
18:52Il faut absolument accompagner sur le plan psychologique.
18:55Ça a été dit, mais c'est essentiel
18:57et c'est trop peu fait aujourd'hui.
18:59Philippe Demaria, vous êtes notre correspondant
19:01et vous avez rencontré des maires de communes sinistrées
19:04et des habitants, bien sûr.
19:05Est-ce que vous constatez cette déprime,
19:08ce coup au moral pour ces gens
19:10qui sont confrontés à cette situation ?
19:12Alors, pour l'instant, c'est la fatigue.
19:14Ensuite, évidemment, viendra le choc.
19:17Pour avoir rencontré des personnes
19:18qui ont été inondées en 2021,
19:21dont tout le rez-de-chaussée a dû être entièrement refait.
19:24Donc, il y a seulement deux ans,
19:27parce que, évidemment, les travaux, ça prend du temps.
19:30Ces personnes-là, effectivement,
19:32craignaient fortement que ça revienne.
19:34Et c'est donc très difficile pour elles d'anticiper,
19:36de se dire, ça y est, on va repartir
19:38pour peut-être un an, deux ans de travaux.
19:40C'est très difficile à supporter.
19:42Vous parliez des maires tout à l'heure.
19:45Moi, j'ai trouvé, en tout cas,
19:46tous ceux que j'ai rencontrés, ils anticipent.
19:48Je vais vous donner un exemple.
19:49Anne-Sophie a couture sur Garonne, en Lotte-et-Garonne.
19:51C'est un village qui est régulièrement isolé par les crues.
19:54La commune a créé un corps de sauveteurs.
19:56On appelle ça les sauveteurs de couture.
19:58Ils sont formés, ce sont évidemment des bénévoles.
20:00Ils ont des barques à moteur, ils ont des permis bateaux.
20:02Ils assurent le lien qui est indispensable
20:04avec l'extérieur pour le ravitaillement.
20:06Les maires que j'ai rencontrés, de ce que je vois,
20:08de ce que je comprends, ils organisent leur autonomie.
20:10Ils font des réserves.
20:11Ils connaissent leurs administrés, leurs routes.
20:14Alors, ils assurent, mais honnêtement,
20:15ils commencent à fatiguer.
20:17Oui, on les comprend.
20:19Alix Roumaniac, est-ce que ce n'est pas un combat un peu vain
20:22que sont en train de mener ces maires ?
20:25Enfin, vain, bien sûr, ils viennent au secours des habitants.
20:27Mais est-ce que ça va être amené à recommencer,
20:29notamment quand on habite aux bords de fleuves
20:33qui débordent régulièrement ?
20:35Est-ce qu'il ne faut pas carrément évacuer les zones
20:36aux bords de ces fleuves ?
20:39Emma Aziza le disait.
20:41Aujourd'hui, on voit qu'en France,
20:43on a près d'un tiers ou plus d'un tiers
20:45des habitations qui sont construites dans les zones inondables.
20:48Donc, effectivement, économiquement,
20:49c'est très complexe de vouloir décider de tout déménager.
20:53Donc, en fait, il faut vivre avec le risque, effectivement.
20:57Vous posiez la question tout à l'heure
20:58de savoir qui avait la responsabilité.
21:00Donc, en France, effectivement, c'est le maire
21:02qui a le rôle de police sur sa commune.
21:04Et donc, il doit mettre en place ce que vous évoquiez
21:06à Bordeaux tout à l'heure, c'est-à-dire le plan de sauvegarde.
21:09Effectivement, le département d'Ageraude
21:11a travaillé un plan départemental de sauvegarde.
21:13Mais ce qui est obligatoire depuis 2004
21:15sur toutes les communes de France,
21:17c'est de faire un plan communal de sauvegarde.
21:18Et plus récemment, un plan intercommunal.
21:20Et c'est toutes ces actions de dire
21:22comment je me prépare avant,
21:24qui je vais évacuer, où je vais ouvrir un centre d'accueil,
21:26comment je vais travailler avec les écoles,
21:29le mettre en sécurité.
21:30C'est ça, ce qu'on appelle la préparation.
21:32Et c'est aujourd'hui la première des voies à faire, en fait.
21:36C'est travailler sur toutes les communes
21:39de ces plans communaux de sauvegarde,
21:40les activer.
21:41Alors, effectivement, c'est en vain
21:43parce que ça n'empêche pas l'eau de tomber,
21:44ça n'empêche pas l'eau de déborder.
21:45Mais ça sauve des vies, ça diminue des sinistres.
21:48On travaille beaucoup avec les assureurs
21:49et on mesure ça.
21:50Et aujourd'hui, effectivement,
21:52avec l'augmentation de la fréquence
21:54et de ces événements,
21:55c'est la voie essentielle,
21:57c'est l'urgence,
21:57c'est que tous les maires soient prêts
22:00et toutes les infrastructures,
22:02les plans intercommunaux,
22:03les intercommunalités,
22:04les départements,
22:05pour faire face à ces événements.
22:07Oui, on l'a compris,
22:08la situation est exceptionnelle,
22:09mais elle pourrait ne pas le rester
22:10avec le réchauffement climatique.
22:12On en débat dans On refait le monde.
22:13A tout de suite.
22:15On refait le monde sur RTL
22:18avec Anne-Sophie Lapix
22:23RTL, on refait le monde.
22:25Anne-Sophie Lapix
22:27Est-ce que le cauchemar que vivent les habitants
22:29de la Réole, de Tonins,
22:31est amené à se reproduire,
22:32à se répéter ?
22:33On a les moyens de prédire
22:34ce qu'il se passera en fonction
22:35des scénarios de hausse de température,
22:37plus ou moins grave.
22:39On va tout vous expliquer
22:40avec nos invités.
22:41Emma Ziza, hydrologue,
22:43Jean-Luc Gleiz,
22:44président du département de la Gironde,
22:46Philippe Demaria,
22:46notre correspondant RTL
22:48en Nouvelle-Aquitaine,
22:49et Alix Roumaniac,
22:50président de Prédict Service,
22:52spécialiste météo.
22:54On refait le monde sur RTL.
22:57Je m'attendais vraiment moins que ça.
22:58J'en ai quasiment jusqu'aux genoux.
23:00Le canapé est imbibé d'eau.
23:01Les livres, la bibliothèque.
23:03Il faut attendre que l'on redescende.
23:04Il n'y a rien à faire.
23:05Du coup, vous ne restez pas là ce soir ?
23:06Non, je ne vais pas habiter dans ce truc.
23:07Je vais essayer de monter
23:09le plus de choses possibles à l'étage.
23:11On va être fataliste.
23:12La Loire à côté,
23:13le Louet de l'autre côté.
23:14On s'est implanté ici
23:15en connaissance de cause.
23:16Voilà, c'est une habitante
23:17de Rochefort-sur-Loire
23:19rencontrée par notre porteur
23:21Mathieu Lopinot.
23:22Jean-Luc Gleiz,
23:22ça vous étonne ce discours ?
23:25On s'est implanté ici
23:26en connaissance de cause,
23:27même si là,
23:28en l'occurrence,
23:28ce n'était pas en Gironde.
23:30Non, je crois qu'il y a quand même
23:32de plus en plus d'informations
23:33sur la proximité des fleuves
23:35ou des rivières.
23:37Il peut y avoir des dangers,
23:38des risques en matière d'inondation.
23:40Il existe aujourd'hui
23:41ce qu'on appelle les PPRI,
23:42qui sont des zones
23:43qui définissent l'inondabilité
23:45d'un certain nombre de secteurs
23:47dans le département
23:48ou en France
23:49de façon plus générale.
23:51J'entendais tout à l'heure
23:53le témoignage
23:53d'un de vos experts
23:54sur le nombre de villes
23:56qui sont inondables.
23:57Il y a une grande ville sur quatre
23:58en fait qui est inondable
23:59en France aujourd'hui
24:00et 20 millions de personnes
24:02en France
24:02qui sont en zone inondable.
24:04Donc ça veut dire
24:05qu'il faut inévitablement
24:07acculturer les personnes
24:08à ce risque.
24:09Ensuite,
24:09vous l'évoquiez tout à l'heure,
24:10vous posiez la question
24:11est-ce qu'on peut l'empêcher
24:12par la mobilisation
24:14de chacune et de chacun,
24:16par l'anticipation,
24:17par la prévision ?
24:18Malheureusement,
24:19la nature,
24:20elle prend aussi ses droits
24:21à certains moments
24:21et donc il ne sera jamais possible
24:23de complètement empêcher
24:25des inondations
24:26ou des crues
24:26comme celles
24:27que nous connaissons aujourd'hui.
24:28Emma Aziza,
24:29est-ce que ces inondations
24:30massives compliquent
24:31la tâche des villes,
24:32des communes
24:33qui ont du mal
24:34à s'assurer ?
24:35Alors clairement,
24:36il y a des villes
24:37dans lesquelles
24:37on peut très difficilement
24:38s'assurer depuis déjà
24:39des années.
24:40Si vous prenez des villes
24:42comme Nîmes,
24:43certains secteurs
24:44sont des points rouges.
24:45D'ailleurs,
24:46une carte de l'inassurabilité
24:48doit sortir prochainement
24:50mais après les élections
24:51parce que ça risque
24:52d'être assez explosif.
24:55Ça pose une question.
24:56aujourd'hui,
24:57on a clairement
24:58un certain nombre
24:59d'aléas,
25:00donc ces menaces
25:01qui viennent sur le territoire français
25:02qui coûtent beaucoup plus cher
25:04à l'assureur
25:04qui ne peut pas rentabiliser
25:06son modèle.
25:07Notamment,
25:08il y a bien sûr
25:08le risque d'inondation
25:09mais le risque
25:10de retrait-gonflement
25:11des argiles
25:12ce sont ces fissures
25:12que l'on retrouve
25:13dans les bâtiments
25:14qui explosent.
25:16Et ce qui est incroyable
25:17c'est à quel point
25:18il y a des solutions
25:19pour ces deux risques.
25:20Autant pour les tempêtes majeures,
25:22pour les vents violents,
25:24on n'a pas de solution
25:26directe
25:27parce qu'un vent
25:27à 300 km heure
25:28on ne peut pas faire grand chose.
25:30Je pense plutôt
25:31dans les dom-toms
25:31mais par contre
25:32sur le risque
25:33des retraits-gonflements
25:34d'argile
25:35il suffit de réhydrater
25:36son sol
25:36en ayant récupéré
25:37de l'eau justement
25:37parce qu'elle finit
25:38toujours par tomber
25:39avant
25:40pour limiter 90%
25:42du risque
25:42pour le risque d'inondation.
25:43Expliquez-moi,
25:44on récupère l'eau
25:45avant qu'elle n'arrive ?
25:46Oui, en fait
25:46on peut très bien
25:47avoir des récupérateurs
25:48d'eau
25:48à l'échelle de la maison
25:50récupérer de l'eau
25:51par le toit
25:53et donc lorsqu'il pleut
25:54et donc ce stock d'eau
25:56peut ensuite
25:57être restitué
25:58autour du bâtiment
25:59et on sait très bien
26:00que ça va permettre
26:01d'éviter la rétractation
26:02et donc d'éviter
26:04le gonflement futur.
26:05C'est très simple
26:07à appliquer partout
26:09et ça évitera
26:10de se retrouver
26:11dans des situations
26:12de crise
26:13et pareil pour le risque
26:14d'inondation
26:14je vous parlais
26:15d'un ensemble de mesures
26:16aujourd'hui
26:17elles sont finançables
26:18il y a encore
26:19bien sûr
26:20des choses
26:20qu'il faut mettre en oeuvre
26:21je vous donne un exemple
26:22vous pouvez très bien
26:24recevoir un financement
26:25de l'état
26:25à hauteur de 10-15 000 euros
26:27pour un ensemble
26:28de mesures
26:28à mettre en oeuvre
26:29mais il va falloir
26:30d'abord les avancer
26:31et bien la plupart
26:32des gens ne peuvent pas
26:32donc c'est un frein
26:33aujourd'hui
26:34le préfinancement
26:35de ces mesures
26:35un autre frein
26:37qui est majeur
26:37j'entendais tout à l'heure
26:39votre reporter
26:40expliquer sur le terrain
26:41à quel point
26:42un sinistré
26:43qui l'a déjà été
26:45et qui a été remboursé
26:46par des assureurs
26:47a reconstruit
26:48à l'identique
26:49aujourd'hui
26:50c'est une obligation
26:50et c'est une aberration
26:52c'est à dire
26:53qu'il faut absolument
26:54intégrer le risque
26:55et ne plus recommencer
26:57et donc conditionner
26:58le fait
26:59de fournir
27:00des financements
27:00à condition
27:01de mettre ensemble
27:02ces solutions
27:03je vous donne un exemple
27:04qui n'a rien à voir
27:05avec les zones sinistrées
27:06aujourd'hui
27:06il y a un village
27:07qui s'appelle Saumière
27:08qui est dans le Gard
27:09aujourd'hui
27:10qui est considéré
27:11comme un des villages
27:12les plus résilients
27:13il peut y avoir
27:142 mètres de hauteur
27:15d'eau dans les rues
27:16les gens sont habitués
27:19l'intégralité
27:20du sol
27:20des murs
27:21de tout le circuit électrique
27:24est fait
27:24pour pouvoir tenir
27:25face à ces crus
27:26ils passent un coup
27:27de quart cher
27:27ils montent les choses
27:28à l'étage
27:29et ils redescendent
27:29ils ont appris
27:30à vivre avec le rix
27:31et là on est dans
27:31le scénario maximal
27:33mais d'ici là
27:33on a quand même
27:34une marge de manœuvre énorme
27:35pour pouvoir s'adapter
27:36la seule chose
27:37c'est que ça prend du temps
27:38il faut aller beaucoup plus vite
27:40et le problème
27:41c'est que pour aller
27:42chez chaque personne
27:43individuellement
27:43ce sont des années
27:45qu'il faut mettre
27:45pour réussir
27:46à transformer
27:47ces territoires
27:47Philippe de Maria
27:48ce que dit
27:50Emma Zizam
27:50me fait penser
27:52au maire
27:53de l'aréole
27:54que vous avez rencontré
27:55aussi
27:56cette semaine
27:57qui disait
27:58après tout
27:59ça a toujours été comme ça
28:00et il suffit de vivre
28:01au premier étage
28:03oui c'est ça
28:04vivre au premier étage
28:05avoir en bas
28:07au rez-de-chaussée
28:07tout simplement
28:08le nécessaire
28:09que l'on peut évacuer
28:10effectivement
28:11assez rapidement
28:12il y a un sujet
28:13quand même
28:13dont je voulais vous parler
28:14c'est le problème
28:16des digues
28:16qui n'est absolument
28:17pas financé
28:18c'est le risque
28:19maximal en ce moment
28:21certaines digues
28:22ont lâché
28:23d'autres ont été
28:23débordées
28:24c'est un problème
28:26c'est un sujet
28:26qui n'est pas du tout
28:27financé
28:27puisque si vous me passez
28:29l'expression
28:29l'état a refié
28:30la patate chaude
28:30aux élus
28:31c'est une micro-taxe
28:32qui est prélevée
28:33sur les riverains du fleuve
28:34qui est censée
28:34financer la consolidation
28:36la réfection
28:37des digues
28:37c'est absolument insuffisant
28:39beaucoup d'élus
28:40nous disent ça
28:41sur le terrain
28:42je vais vous donner
28:42un exemple
28:43sur une intercommunalité
28:44il y a 10 000 riverains
28:45qui rapportent
28:45400 000 euros
28:46de taxes par an
28:47il en faut des millions
28:48pour que les digues
28:50tiennent le coup
28:50face à ces crues-là
28:52on est face
28:52à un retrait de l'état
28:54qui effectivement
28:55a des conséquences
28:56très concrètes
28:56sur le terrain
28:57ça ce sont tant
28:58de moyens
28:59de résister
29:00quand il y a
29:00des intempéries
29:01mais Alex Roumaniac
29:03toutes ces intempéries
29:05dont on parle
29:05est-ce que
29:06c'est lié
29:06au réchauffement climatique ?
29:09alors ces événements
29:10pluvieux
29:11ont toujours existé
29:13ça a été dit
29:14ça a été redit
29:16il n'y a pas de soucis
29:17ce que l'on sait
29:18aujourd'hui
29:19et là aussi
29:20il n'y a pas
29:20de discussion
29:21tous les rapports
29:23scientifiques
29:24le prouvent
29:25les rapports du GIEC
29:26le travail
29:27frais par météo France
29:29sur la descente
29:30d'échelle
29:31sur la France
29:31du rapport du GIEC
29:33c'est les études
29:34de Rias
29:35la TRAC
29:37le dérèglement climatique
29:38augmente
29:39la fréquence
29:40et la gravité
29:40des événements
29:41et c'est
29:42quelque chose de physique
29:43un degré de plus
29:45dans l'atmosphère
29:45c'est 7% de plus
29:46d'humidité
29:47et du coup
29:48ces tempêtes
29:49qui sont toujours
29:51arrivées
29:52depuis l'Atlantique
29:53sur la France
29:54maintenant qu'elles arrivent
29:55elles apportent
29:56des quantités d'eau
29:56qui sont plus importantes
29:58et on a tous en tête
29:59ce qui s'est passé
30:00dans le Nord-Pas-de-Calais
30:01il y a deux ans
30:01on a vu la Bretagne
30:03l'année dernière
30:04on voit toute la façade
30:05ouest cette année
30:06on voit qu'on a
30:07une accélération
30:08de cette fréquence
30:10des événements
30:11qui est liée
30:12au dérèglement climatique
30:13alors pas que
30:15il y a toujours
30:17les sceptiques
30:17qui ont peur
30:19de ces conséquences
30:20qui veulent
30:21préférer
30:22ne pas voir
30:23cet aspect-là
30:24à dire
30:24non mais ça a toujours existé
30:25il y a des conséquences
30:27donc il faut
30:28toutes les actions
30:28dont on a parlé
30:29tout à l'heure
30:30depuis tout à l'heure
30:31c'est-à-dire
30:31les actions de prévention
30:33les actions d'acculturation
30:34il faut les accélérer
30:35parce que
30:36ce dérèglement climatique
30:37il va augmenter
30:38cette fréquence
30:39et donc il faut être
30:40encore plus près
30:41pour ce qui va arriver
30:42dans les années à venir
30:44Et Maziza
30:45j'entendais parler
30:46de ces pluies diluviennes
30:47qui s'abattent
30:48sur nos sols
30:50les nappes phréatiques
30:51elles doivent être
30:51bien gorgées d'eau
30:52alors je sais que
30:52c'est pas tellement de saison
30:53mais on a parlé
30:54de ce problème
30:55pendant des années
30:56et même notamment
30:57dans le sud
30:58dans les Pyrénées-Orientales
30:59est-ce que ça
31:00c'est une bonne nouvelle
31:01J'aimerais vous dire oui
31:02pour que l'été
31:03nous soyons sereins
31:04l'été prochain
31:06j'ai très peu
31:07d'éléments historiques
31:09parce qu'en réalité
31:09le dérèglement
31:11du changement climatique
31:11tel que se met en place
31:12en France
31:13est très visible
31:15depuis 2017
31:16les températures
31:17ont augmenté
31:18de manière très nette
31:19depuis les années 90
31:20mais il n'y avait pas
31:21d'atteinte directe
31:22sur le territoire
31:22là on voit très bien
31:23on accélère le nombre
31:24de jours de canicule
31:25on accélère
31:26les phases de sécheresse
31:27on a vu l'année 2022-2023
31:29on voit que tout ça
31:30est en train de se transformer
31:32donc en fait
31:33derrière
31:33à partir du moment
31:34où la température augmente
31:36le cycle de l'eau
31:37va s'accélérer massivement
31:39et donc on va avoir
31:40des conséquences
31:41les conséquences
31:41sur cette vitesse
31:43du cycle de l'eau
31:43qui d'ailleurs
31:44on mesure
31:44on est capable
31:45de voir exactement
31:46l'augmentation
31:47de la quantité d'eau
31:48qui va derrière
31:49s'évaporer plus rapidement
31:51et précipiter plus vite
31:52et bien en fait
31:53tout simplement
31:54ça fait basculer les choses
31:55trop rapidement
31:56de l'autre côté
31:57et je prends l'exemple
31:58de l'année 2018
31:59on était dans un contexte
32:01d'inondation généralisée
32:02une crue historique
32:04de la Seine
32:05tous les territoires
32:06avaient reçu
32:07tellement d'eau
32:07qu'au début du printemps
32:08on avait un excédent
32:09de 30% dans les nappes
32:10et en 3 semaines
32:11de canicule
32:12on a rebasculé
32:13dans un épisode
32:14de sécheresse historique
32:15donc il faut rester
32:16sur nos gardes
32:17on est dans une période
32:18de réchauffement
32:18et il va falloir travailler
32:20sur le fait de restaurer
32:21ce cycle d'eau
32:22parce que par contre
32:22quand on le fait
32:23ça marche
32:24et c'est peut-être
32:24la note positive
32:25qu'on peut garder
32:26et partout
32:27où c'est mis en oeuvre
32:28et bien derrière
32:29on réussit à avoir
32:30des résultats
32:30très rapidement
32:31merci beaucoup
32:32Emma Zizal
32:32et merci à tous
32:33d'être venus
32:34sur le plateau
32:34dont refait le monde
32:35demain Olivier Bois
32:37recevra Valérie Pécresse
32:38présidente LR
32:39de la région
32:39Île-de-France
32:40quant à Marc-Olivier Fogel
32:42il accueillera
32:42Maître Fabien Rajon
32:43l'avocat de la famille
32:44de Quentin de Ranque
32:45il est l'heure
32:46de retrouver
32:46André Dusselier
32:47bonsoir André
32:49quelle histoire
32:50allez-vous nous raconter
32:50ce soir
32:51bonsoir Anne-Sophie
32:52alors ce soir
32:53je vais vous raconter
32:54comment Marguerite Duras
32:55a écrit l'amant
32:56ce récit autobiographique
32:58devenu un phénomène
32:59littéraire mondial
33:00et qui lui a valu
33:01le pré-goncourt
33:02à 70 ans
33:03à tout de suite
33:04sur RTL
33:04les secrets de l'amant
33:06de Marguerite Duras
33:07à tout de suite André
33:09RTL
33:10c'est votre radio
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