00:26Sous-titrage MFP.
00:57Sous-titrage MFP.
01:27Sous-titrage MFP.
01:29Ce ne serait pas vraiment une trahison.
01:32Je crois comme vous que ce régime ne correspond plus aux aspirations profondes de la nation.
01:36Sans doute, à plus ou moins longue échéance, il s'effondrera.
01:41Dans ces conditions, hâter sa chute serait un service que je rendrais au pays.
01:48Je n'en attendais pas moins de vous.
01:54Et après ?
01:56Après ? Je ne prends aucun engagement.
02:00Et somme toute, c'est une trêve que vous me proposez.
02:03Une trêve en échange de quelques menus-services.
02:10Soit.
02:12Pour preuve de ma bonne volonté, je vais vous signer l'ordre d'élargissement de vos amis.
02:43Vous attendiez quelqu'un ?
02:46Non, personne.
02:47Non, c'est sans doute quelques fonctionnaires du ministère.
02:50Si vous permettez, le temps de les conduire.
02:53Si c'est un piège, monsieur, je vous le répète,
02:55il est de votre intérêt que je sorte d'ici, vivant.
02:59Et qu'avez-vous donc à redouter ?
03:02J'ai signé ce que vous me demandiez, n'est-ce pas ?
03:04Alors.
03:25Mon cher Gibassier, je vous ai dérangé pour rien.
03:30Je n'ai plus besoin de vous.
03:32Pourtant, votre secrétaire m'a remis un billet qui disait le contraire.
03:35S'il est ici, vous n'avez qu'à me le dire.
03:37Je suis prêt à lui faire son affaire.
03:39Oui, mais il est reparti.
03:41Vous inquiétez de moi, je parie que voilà son chapeau.
03:48Il l'aura oublié.
03:50Il ne faudrait pas me prendre pour un chobard.
03:53À qui croyez-vous d'en parler ?
03:55À un monsieur qui m'avait chargé de le débarrasser d'un gêneur
03:58et qui m'a l'air d'avoir conclu des arrangements par-dessus ma tête.
04:02Sortez.
04:04Donc c'est à moi que vous dites ça ?
04:06Et je vous le répète, sortez.
04:08Ah, non.
04:09Monsieur Baljeuleuse,
04:11on ne me chasse pas comme une mouche.
04:14Je sais trop de choses.
04:16Qu'est-ce que vous savez ?
04:18Il n'y a rien à savoir, monsieur Gipassier.
04:21Je vous conseille de déguerpir immédiatement.
04:23Et le neveu,
04:24qui est-ce qui s'en chargera ?
04:26Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
04:30Histoire du testament,
04:31de la lettre chez le notaire,
04:33tout ça, je l'ai inventé.
04:35Et maître Baratot,
04:36vous l'oubliez aussi, celui-là ?
04:39Ah, vous croyez peut-être qu'il ne parlera pas ?
04:42Vous faites erreur, monsieur le ministre.
04:44Je peux le faire parler quand je veux,
04:46comme je veux.
04:48Je peux même le faire chanter.
04:50Vous ne ferez rien du tout.
04:52Dès à présent, vous êtes destitué.
04:54Vous crierez, Gipassier.
04:57Mais vous crierez du fond du cachot,
04:58je vous ferai enfermé.
05:00Et personne ne vous entendra.
05:02J'aurai débarrassé la police d'une crapule.
05:09Ah, c'est comme ça.
05:10Oui, c'est comme ça.
05:13Mais maintenant, dehors,
05:15je vous chasse.
05:16L'écran de la police.
05:17Oui.
05:26Oh.
05:27Oh.
05:39Oh.
05:44J'aurai débarrassé.
05:45Au revoir.
05:53Mais tout est ouvert.
06:16Au nom du roi, je vous arrête.
06:53Sous-titrage Société Radio-Canada
06:58J'ai le rapport du commissaire du quartier.
07:06Faites conduire Salvator à Sainte-Pélagy.
07:09À Sainte-Pélagy ?
07:12On l'y met au secret. Pour la presse, c'est un crime politique.
07:17Le présumé coupable Salvator a été arrêté. Évitez de donner des précisions.
07:21Bien, monsieur.
07:23Mon pauvre Dumoulin, je crois que nous ne dormirons pas beaucoup cette nuit.
07:28On a l'habitude.
07:40...
07:49...
08:09Mauvaise affaire, Dumoulin.
08:12Mauvaise affaire.
08:15Peut-être la mort d'une révolution.
08:17Les esprits étaient déjà surchauffés,
08:19mais ça, c'est la mèche qui pourrait bien allumer l'incendie.
08:24Le ministre est très inquiet.
08:26Très inquiet.
08:29Quelle erreur d'avoir dissous la garde nationale.
08:33Maintenant, on ne peut plus compter que sur l'armée.
08:35Pour combien de temps ?
08:38Videl n'entend rien.
08:41L'autorité n'a pas d'oreille pour écouter,
08:43elle n'a pas de tête pour gouverner.
08:46Quand le trône s'en remet à l'armée,
08:47il y a toujours un César pour s'asseoir dessus.
08:56Bonjour, monsieur Gibassier.
08:59Je constate que vous entrez dans mon bureau comme dans un moulin.
09:03Excuse-moi, monsieur, mais je ne savais pas que...
09:05Selon la bonne habitude que vous avez prise pendant mon absence,
09:08vous veniez vous asseoir dans mon fauteuil.
09:11Oui.
09:11Ah non, mais je vous comprends très bien.
09:13C'est un excellent faute, c'est bon.
09:15N'est-ce pas ?
09:16Oui.
09:17Ah oui, moi, c'est aussi bien qu'on a fait l'invité.
09:20Je vous trouve un peu défait, Gibassier.
09:22Qu'est-ce que vous avez ?
09:23Vous êtes malade ?
09:25Ah non, non, je ne sais pas.
09:26Ah, j'y suis, c'est la surprise.
09:28La bonne surprise de me revoir.
09:29Oh, vous êtes trop sensu, vous vous lui remettez où ?
09:32Remettez où, Gibassier ?
09:33Je ne suis pas un fantône.
09:34Non, mais je ne...
09:36Il est vrai que les grandes joies comme les grandes douleurs sont buttes.
09:38Enfin, ce qu'on dit.
09:39Leur on dit tant de choses.
09:42Bref, passons.
09:45Où essiez-vous cette nuit ?
09:47Chez moi.
09:48Où vous y avez de m'enchercher ?
09:50Ah, ben, c'est-à-dire que...
09:52Comme d'habitude, j'ai fait le tour des quartiers
09:55pour voir si tout était tranquille.
09:57Que n'avez-vous fait votre prendre-d'être du côté du marais ?
10:01Vous y auriez constaté une certaine effervescence.
10:04Et l'assassinat d'un ministre, ça provoque du remue-ménage.
10:09L'assassinat d'un ministre ?
10:11Mais alors, il faut tout vous apprendre ce matin.
10:13Si vous aviez lu la presse, vous sauriez que M. de Valjeuneuse
10:16a été assassiné la nuit dernière.
10:18L'assassin s'est introduit très facilement dans l'immeuble.
10:20La police ayant négligé d'en assurer la surveillance.
10:24Pourtant, j'avais donné des ordres, ça.
10:26Avec qui ?
10:28Euh...
10:28Je ne sais plus.
10:30Ah, cabais peut-être.
10:33Ah, ben oui.
10:34Oui, oui, ça me revient, c'est un cabais.
10:36Eh bien, trouvez-le-moi, ce cher cabais.
10:38Je veux le voir immédiatement.
10:40Il est à la poursuite des Carbonari.
10:43J'espère qu'ils ne l'auront pas entré les trop loin.
10:47Du côté d'une frontière, par exemple.
10:49Une frontière ?
10:50Je ne comprends pas.
10:51Ça ne fait rien.
10:53De toute façon, trouvez-le-moi, dites-lui que je veux le voir.
10:56Monsieur, je...
10:57Je veux le voir.
10:59J'espère que vous m'avez bien compris.
11:02Bien sûr.
11:03J'ai compris.
11:06Alors, pour changer, monsieur, je vous avais interdit toute initiative personnelle.
11:12Et pourtant, vous avez fait arrêter le général de Prême.
11:16C'est une tête du mouvement révolutionnaire.
11:19Alors, j'ai cru que...
11:20Vous n'aviez rien à croire.
11:21Vous aviez à vous en tenir à mes instructions.
11:24Enfin, nous réglerons ça plus tard.
11:28Ça, il y a autre chose.
11:31Vous pouvez disposer, monsieur G. Bassier.
11:37Est-ce qu'on a trouvé l'assassin de monsieur de Valjeuneuse ?
11:40Ah, mais c'est vrai que vous ne savez rien.
11:43Oui, nous tenons le présumé coupable.
11:45Le commissionnaire Salvatore.
12:47Le commissionnaire Salvatore.
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