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00:00Musique
00:56Bonjour, monsieur Dumoulin.
00:57Bonjour. Monsieur Chacal est là ?
01:00Oui, oui, monsieur.
01:00Merci.
01:05Entrez.
01:10Oh, mon cher Dumoulin.
01:13Comment va notre bonne ville de Lyon ?
01:15Lyon la Brumeuse.
01:16Comment vont Guignol et le Jésus de Morton ?
01:19Je les ai quittés en parfaite santé, monsieur.
01:22Méfiez-vous de Guignol, Dumoulin.
01:23Il est le porte-voix des mécontents.
01:26Il y en a toujours, mais on les connaît.
01:28En somme, rien de particulier à signaler.
01:30Si. Tous les renseignements concordent,
01:32les carbonari commencent à relever la tête, comme ici.
01:36Ils sont sûrement moins nombreux qu'il y a quelques années.
01:38Mais comme ça diminue pour eux les risques de mouchardage
01:41ou de défection, ils peuvent être plus dangereux.
01:43Oui.
01:44Alors, il faudrait doubler de vigilance.
01:46Si on pouvait savoir où ils se réunissent...
01:48Ah, bien sûr.
01:49Mais tant que nous ne le saurons pas,
01:51le mieux est d'ouvrir l'œil,
01:52mais surtout de ne pas leur mettre la puce à l'oreillon
01:54en procédant à des arrestations prématurées.
02:11Décidément,
02:13je plains les gens qui n'aiment pas leur métier.
02:16Moi, j'adore le mien.
02:17Tu as raison, K-B, c'est le plus beau métier du monde.
02:21Et toujours plein d'imprévus.
02:23La meilleure preuve...
02:24Tiens, écoute ça.
02:25Mon amour, ne te montre pas pendant quelques jours
02:29mon mari est très bizarre en ce moment.
02:33Il avait la mine réjouie d'un bon vivant,
02:36il ne l'a plus, c'est mauvais signe.
02:38Ça, ce n'est pas une affaire d'État.
02:40Peut-être que si, le mari est ambassadeur.
02:42Oui.
02:46Vraiment, vraiment, j'ai la vocation.
02:49Oui.
02:50Je me brûle les doigts.
02:51Mais des gants.
02:52Pour ne pas me brûler ou pour ne pas me salir ?
02:55Si les gens étaient propres, on serait à la rue.
02:59Tiens, c'est intéressant, ça.
03:02Menace de mort d'un créancier à son débiteur.
03:07J'ai du flair, K-B.
03:10Je mire les lettres comme la fermière mire ses oeufs.
03:13Et j'y trouve de sacrés petits poussins, pauvres.
03:16Si le cabinet noir n'existait pas, il faudrait l'inventer.
03:20Mais il existe, car nous sommes une nation civilise.
03:23Allez, mire, mire, mire, K-B.
03:25La récolte n'est pas finie et M. Jacquin nous attend.
03:30La moisson du jour.
03:37C'est tout ?
03:39C'est à peine croyable.
03:44Une vingtaine de lettres suspectes.
03:4632.
03:47Oui, exactement, 32.
03:4832.
03:49Merci de cette précision.
03:53Donc, 32 lettres suspectes pour une ville de près de 800 000 habitants.
03:59Si même on fait appelé ça une lettre suspecte.
04:03Euh, ben, j'ai pensé que...
04:04Mon cher, si vous n'avez rien de mieux à m'offrir que des gens qui se plaignent de la
04:08cherté croissante de la vie,
04:09c'est presque toute la population de Paris qu'il faudrait surveiller.
04:16Et les autres ont du même à Camille ?
04:19Je le crains.
04:21Il est tout de même invraisemblable que les gens n'osent plus écrire ce qu'ils pensent du régime,
04:26comme s'il n'y avait plus ni républicain ni bonapartiste.
04:29Pourtant, il y en a toujours, peut-être même plus que jamais.
04:33Selon maintenant, les gens connaissent l'existence du cabinet noir et ils se méfient.
04:37Alors, qu'est-ce qu'ils font ?
04:39Hein ? On n'en savait rien.
04:40Euh, je ne...
04:42Eh bien, ils confient plus leurs lettres à la poste, mais aux commissionnaires.
04:46Eux, ils portent surtout des billets doux.
04:48De là à les chargés de poules les plus explosifs, il n'y a qu'un pas que tous les
04:51comploteurs de la capitale ont probablement déjà franchis.
04:54Vous allez me convoquer immédiatement ici, tous les commissionnaires de Paris.
04:58Voilà.
04:59Après tout, ils dépendent de nous.
05:01Ils se feront un plaisir de collaborer à la défense du trône.
05:04Bien.
05:05Je vais immédiatement donner des ordres en conséquence.
05:07Des ordres énergiques, j'y vais essayer.
05:10Mais comprenez-moi bien,
05:11pas de violence.
05:14À ce propos, je...
05:15Je vous soupçonne d'être un peu trop coulant avec vos subordonnés.
05:19Vous tolérez des brutalités tout à fait inadmissibles.
05:22Je veux que cela cesse.
05:24Vous avez compris ?
05:26Bien.
05:27Le mot « monsieur » vous écorchera-t-il la bouche ?
05:31Bien, monsieur.
05:34Ah, autre chose, j'y vais essayer.
05:37Monsieur Colomban de Mérangis continue d'inonder Paris de ses écrits révolutionnaires.
05:42Voilà dix jours que vous me promettez son arrestation.
05:44Je suis sur la piste.
05:46Près du but, j'espère.
05:47Je vous promets son arrestation dans les 24 heures.
05:50À la bonne heure.
05:52Bien, voilà.
05:52Voilà comme j'aimerais toujours vous entendre me répondre.
06:22Pardonnez-moi, monsieur, mais je...
06:24Je voulais vous dire...
06:26Quoi donc ?
06:28Monsieur Gibassier est mon supérieur et je suis souvent témoin des remarques que vous lui faites et...
06:35Et vous craignez pour la suite de votre carrière, du moulin ?
06:40Rassurez-vous, ma santé est excellente.
06:43Ma succession n'est pas ouverte.
06:45Et pour ne rien vous cacher, le jour venu, je ferai en sorte que Gibassier ne puisse jamais s'asseoir
06:50dans mon fauteuil.
06:59Alors, c'est bien compris ?
07:01Oui.
07:02Tous les commissionnaires à la sûreté.
07:04Exécution.
07:05Ah oui, mais je peux quand même prendre mon temps pour casser la croûte.
07:07D'accord, mais ne fais pas la sieste, hein, qu'est-ce qu'elle va avec lui ?
07:12Alors, après toi, où est-ce qu'elle loge, la petite amie de Colomban-de-Bérangile ?
07:18Rue des Martyrs.
07:19Ah, ah, Rue des Martyrs, oui, ça commence bien, hein ?
07:22Alors, tu te débrouilles pour la pister jusqu'à ce qu'elle te conduise à son scribouillard.
07:26Une fois devant Colomban, je lui mets la main au col-bac.
07:29Bon, mais pour du tout, tu ne lui mets pas ta main au col-bac.
07:34J'accalme de la douceur, des formes.
07:39Alors ?
07:40Eh bien, alors, tu me fais prévenir.
07:43Je vous attends sur les lieux.
07:44Voilà, tu as tout deviné.
07:47Et s'il veut s'échapper ?
07:48Si tu ne te montres pas, il n'y a aucune raison pour qu'il s'échappe.
07:51En tous les cas, si jamais il me voit, je lui dis poliment,
07:56M. Colomban-de-Bérangis,
07:59lui avoir l'extrême obligeance de laisser là votre porte-plume et de me suivre.
08:04Voilà.
08:05Et s'il refuse ?
08:06Alors là, M. Gipassier te dit résistance à la force publique.
08:13Tu le ramollis un peu. Enfin, pas trop, hein.
08:16Une seule consigne, qu'il respire encore.
08:20C'est que je ne sens pas toujours ma force.
08:23Et le poids chiche qui te sert de cervelle.
08:26Tu le sens, eh ?
08:28Tu le sens ?
08:31Bon, c'est bon, laisse tomber, je vais m'occuper de cette affaire moi-même.
09:01Sous-titrage Société Radio-Canada
09:28Lassen wir die Pferde ruhen.
09:30Zu Befehl eurer Wahl.
09:31...
09:36...
09:38...
09:39...
09:42...
09:52Sous-titrage FR ?
10:23C'est parti !
10:51C'est parti !
11:26C'est parti !
11:30C'est parti !
11:31C'est parti !
12:01La route est libre ?
12:02Je l'espère pour vous.
12:03Libre ou pas libre, il faut que je passe.
12:04L'ennemi m'aidera.
12:05Vous avez la pacotille ?
12:06Oui, là-bas, à la ferme, on l'a préparée.
12:08Merci.
12:08Le vendure vous la rendra.
12:09Je suis payée d'avance.
12:17C'est parti !
12:50C'est parti !
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12:56Sous-titrage Société Radio-Canada
12:58C'est parti !
13:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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