- il y a 2 heures
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Musique
00:47Après une glorieuse campagne d'Algérie,
00:49Salvatore se retrouve en garnison à Strasbourg.
00:52Il s'y ennuie.
00:55Cela jusqu'au jour où il rencontre Olympe de Riel.
00:59La comtesse et veuve vivent avec sa nièce Rosine,
01:01elle aussi amoureuse de l'officier.
01:04Le général de Prémont dirige une salle d'armes dans la ville.
01:07Sa maison est devenue le repère des bonapartistes
01:09qui complotent pour restaurer l'Empire en faveur du prince Napoléon.
01:14Salvatore, sollicité de rejoindre ses anciens amis,
01:16refuse de tourner Kazakh.
01:18Mais comme il commande l'un des deux régiments de Strasbourg,
01:21son accord est nécessaire pour la réussite du coup d'État qui se prépare.
01:25Les conjurés circonviennent Olympe afin qu'elle attire le colonel dans leur camp.
01:30La jeune femme à peu près ruinée s'est endettée auprès de Fialin de Persigny,
01:34le bras droit du prince Napoléon.
01:37Malgré le sentiment très sincère qui la pousse vers Salvatore,
01:41elle est contrainte de ruser pour l'obliger à se déclarer.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada
02:43Sous-titrage Société Radio-Canada
02:44...
02:45...
02:46...
02:47...
03:16...
03:20...
03:21...
03:22...
03:26...
03:27...
03:32...
03:34...
03:39...
03:46...
03:47...
03:48...
03:48...
03:52...
04:00Touché.
04:32Cette fois, comtesse, vous avez trouvé votre maître.
04:37Je le reconnais de bon cœur.
04:40Méfiez-vous. La défaite est souvent une attitude de l'esprit.
04:46Depuis quatre ans que je suis à Strasbourg, elle a été ma meilleure élève.
04:49C'est un peu moi que vous venez de battre.
04:51Je vous donnerai votre revanche.
05:06Pas besoin d'être au Vidocq pour deviner que cet endroit est un refaire de bon apartiste.
05:11Le cher Prémont en est tour à Gaillardie.
05:16Ils sont tous très fiers de vous avoir parmi eux.
05:19Ils vous considèrent comme un héros.
05:22A quoi bon rêver du passé ?
05:24Oh, la tentative d'évasion du duc de Reichstatt n'est pas si lointaine.
05:29L'on sait très bien la part que vous avez prise.
05:35Beaux signes de gloire qu'une défaite aussi cuisante.
05:39Oh, mon cher, justement, nous parlions de vous.
05:42Ah oui, vous ne connaissez pas tous nos amis.
05:44Le comte de Grécourt, le lieutenant Prodigy, le colonel de Valjeuneuse.
05:49Messieurs.
05:50Colonel, nous sommes heureux de vous serrer la main.
05:54Il n'en est pas un parmi nous qui est aussi bien servi l'Empire.
05:57Et nous convions tout à l'heure que vous nous êtes indispensables.
06:01Oui, en fait, nous ne pouvons rien tenter sans vous.
06:06Messieurs, je suis très touché par vos compliments.
06:08Mais en quoi puis-je vous être utile ?
06:11Comment ?
06:12Il ne sait pas.
06:15Madame de Riel ne vous a pas prévenu.
06:20La comtesse est un de nos plus fidèles militants.
06:23Pour tout vous dire, colonel...
06:25Ne me dites rien, général, j'ai deviné.
06:28Vous préparez je ne sais quel complot pour restaurer l'Empire avec je ne sais qui.
06:34Il y a parmi vous des officiers qui portent le même uniforme que le mien.
06:38Si leur confiance s'accommode d'un renouement, libre à eux.
06:42Moi, ce n'est pas mon cas.
06:43Nous revoyons Valjeuneuse.
06:45Votre passé témoigne de votre attachement Bonaparte.
06:49D'ailleurs, mes amis et moi n'ont jamais douté de votre sympathie.
06:51Mais vous êtes tous très sympathiques.
06:54À un conseil, cependant.
06:56N'essayez pas de jeter le trouble dans le secteur que je commande.
06:59Je me verrai dans l'obligation de justifier la confiance du roi.
07:04Alors, vous êtes notre ennemi ?
07:06Pour le moment, non.
07:08Vous allez nous dénoncer ?
07:11Je ne suis pas un mouchard.
07:15Excusez-moi, messieurs.
07:16Je vais revêtir la tenue qui m'attache à la maison d'Orléans.
07:20Tant que je la porterai.
07:21C'est la tunique de Nessus.
07:24Ce n'est pas la vie d'Arlequin.
07:38Non, mais mes amis, vous avez l'air inquiets.
07:40Il n'y a pas de quoi.
07:41Vous savez, le colonel est amoureux.
07:45Vous croyez que la comtesse réussira à le convaincre ?
07:49Ce que femme veut, Dieu le veut.
07:53Il le faut, Olympe.
07:56Il le faut, vous entendez ?
07:58Mais je suis loin d'avoir sur lui le pouvoir que vous me supposez.
08:01Il m'aime, s'est entendu, mais je crois qu'aucune force au monde ne le ferait transiger sur l
08:06'honneur.
08:07Même si vous le menaciez d'une rupture ?
08:09Mais je ne veux pas rompre.
08:12Vos sentiments ne comptent pas dans cette histoire.
08:14Nous emploierons tous les moyens nécessaires pour l'amener à notre cause.
08:17C'est une question de vie ou de mort, vous comprenez ?
08:20Il y a trop de personnes et d'intérêts en jeu pour que nous puissions hésiter.
08:26Vous iriez jusqu'au crime.
08:29Le mot n'a pas le même sens selon que l'on échoue ou que l'on réussit.
08:34C'est bon.
08:36Je vais l'en avertir.
08:40Vous n'en ferez rien, car ce serait le condamné sûrement.
08:43Et vous, par la même occasion.
08:46Voyons, Olympe, nous n'en sommes pas là.
08:50Écoutez-moi une dernière fois.
08:52Ne vous êtes-vous pas trouvés bien de message-conseil.
08:57Voilà, nous aurons la semaine prochaine une réunion à Bâle,
09:01au-delà de la frontière suisse, avec le prince,
09:04pour définir la stratégie de notre coup d'État.
09:07Amélie-y, Valjeuneuse.
09:09Nous sommes tous certains que la seule vue de Neveu de Napoléon
09:12balayera tous ses scrupules.
09:14Mais il refusera de venir.
09:16Ne parlez pas du prince.
09:19Demandez-lui, comme un caprice de femme aimée,
09:21une courte promenade en pays étranger.
09:24La chose sera d'autant plus facile
09:26que les formalités sont réduites au minimum pour les frontaliers.
09:29Une fois sur place,
09:31il n'aura qu'un pas à faire pour tomber dans les bras du futur empereur.
09:37Vous me demandez de le trahir.
09:40Je ne le ferai jamais.
09:43Soyons sérieuses, Olympe.
09:45Êtes-vous en mesure de rembourser immédiatement
09:48les sommes que nos amis vous ont prêtées ?
09:50Non.
09:52Alors écoutez-moi.
09:55Valjeuneuse vous pardonnera
09:57parce que vous n'aurez agi que pour sa gloire.
09:59Ce sont ses épaulettes de général qu'il trouvera en Suisse.
10:03Un gras
10:04qui vous boudrait après cette promotion.
10:08Vous devriez me remercier.
10:10Je suis en train de faire votre bonheur.
10:55Arrêtez-vous ce que vous voulez.
11:01Roland, vous savez ce qui me ferait plaisir ?
11:04Ah ben si je le savais, vous seriez déjà satisfait.
11:09Il y a, aux environs de Bâle, une auberge charmante.
11:14Mais c'est une des r'étrangères.
11:17Oh, pour les frontaliers, la frontière n'est pas un obstacle.
11:20C'est-à-dire que je suis officier français et je ne peux quitter la France qu'avec l'autorisation
11:24de mes supérieurs.
11:24Vous ne soyez pas si formalistes.
11:27Une simple promenade ne fera pas de vous un déserteur.
11:30Vous y tenez vraiment ?
11:33Un caprice.
11:37Soit, mais je n'ai pas de passeport.
11:39Croyez-vous qu'ils me laisseront aller ?
11:40Ils me laisseront passer, j'ai l'habitude.
11:42On laisse la voiture à la douane et on prend un fiacre de l'autre côté.
11:47Si le cheval reste français, il n'y a que de mimar.
11:53Mais qu'est-ce que vous avez ?
11:55On dirait que vous avez peur.
11:57Non, pas du tout.
12:00Je suis émue par votre gentillesse.
12:31On va se prendre.
12:58J'aimerais revenir ici quand nous serons mariés.
13:00Le paysage vous plaît ?
13:02Cet endroit est merveilleux.
13:04On a l'impression qu'aucun orage ne peut venir le troubler.
13:09Puissiez vous dire vrai.
13:18Vous voyez cette maison ?
13:20Elle vous plaît, je l'achète.
13:22Elle n'est pas à vendre.
13:26La Duchesse Stéphanie l'a prêté au prince Louis-Napoléon.
13:33Et le prince l'habite en ce moment ?
13:36Oui.
13:39Dois-je comprendre que vous m'avez conduit ici dans l'intention de le rencontrer ?
13:48Roland, croyez-vous que nous puissions être heureux ensemble en ayant des positions politiques différentes ?
13:55Rien ne vous empêche d'adhérer aux miennes.
13:57Roland, dans le fond de votre cœur, vous êtes resté un officier de l'Empereur.
14:02Ne le niez pas, c'est aussi pour cela que je vous aime.
14:10Le régiment d'artillerie que vous commandez, il était sous vos ordres à Leipzig et à la Moskova, à Schönbrunn.
14:19Vous avez tout fait pour ramener le fils en France.
14:23Pourquoi aujourd'hui refuseriez-vous de serrer la main du neveu ?
14:28Je le ferai peut-être.
14:32Quand, après avoir donné ma démission au roi, je serai redevenu un citoyen libre de ses opinions.
14:38Mais il sera trop tard.
14:40Pour vous, peut-être.
14:43Olympe, je ne suis pas de ceux qui manquent à leur devoir.
14:47Ils ont besoin de vous et de vos hommes.
14:52Avez-vous pensé qu'ils pouvaient m'être pénibles d'être ainsi manœuvrés ?
14:56Oh, mon ami, c'est pour vous seul que j'agisse.
14:58Mais soyez avec eux et devenez générales, sinon...
15:01Sinon ?
15:04Sinon, ils finiront par vous supprimer.
15:07À la bonne heure, me voilà prévenu.
15:09La carotte ou le bâton.
15:12Eh bien, allez dire à vos amis que je n'apprécie ni l'un ni l'autre.
15:16Bonsoir.
15:18Roland.
15:20Roland !
15:24Roland !
15:29Roland, ils me tueront moi aussi ?
15:50C'est vrai ?
15:55Je suis liée à eux, ils m'ont prêté de l'argent.
15:59Je dois leur obéir en tout point.
16:02Alors, il faut choisir.
16:05Ou vos amis, ou moi.
16:08Pour les rejoindre, il suffit d'aller par là.
16:13Pour rester avec moi...
16:33Ce charmant enfant, il prenait par la main son père,
16:37qui se laissait conduire par cet ange de paix vers la rénoctence.
16:41Il lui disait ensuite, embrasse-la, papa, je t'en prie.
16:46Et sa joie éclatait en vif et bruyant transport,
16:49lorsqu'il était ainsi parvenu à réconcilier deux êtres
16:52qu'il aimait avec une égale tendresse.
16:57Majesté, cette lecture vous fait du mal.
16:59Non.
17:01Les larmes qu'elle me tire ne sont pas amères.
17:04Je ne me doutais pas que...
17:06Constant avait retenu de si infimes détails.
17:10Décidément.
17:11Il n'y a pas de grands hommes pour leur valet de chambre.
17:21Majesté.
17:22Colonel Vaudrey, le prince est au salon avec plusieurs de vos amis.
17:26Et que diable complotez-vous encore ?
17:29Vous savez, Charles m'a promis de ne plus conspirer.
17:33Je n'ai plus qu'un fils.
17:34Je ne veux pas qu'on me le tue.
17:36Rassurez-vous, Majesté.
17:38Nous organisons une chasse aux chevreuils en forêt noire.
17:41Allez.
17:43Majesté.
17:46Ce franfaron me prend pour une idiote.
17:50Vois-tu Valéry ce qui m'effraie le plus ?
17:52Je n'ai pas tellement que mon fils conspire,
17:54qu'il n'a pas sa manie.
17:56Ce qui n'est pour allier que des étourdis.
18:00Enfile le prince !
18:01Enfile le prince !
18:05Chers amis, je vous accorde toute ma confiance
18:07puisque vous mettez en jeu votre vie
18:09et votre honneur même pour redonner à la France son glorieux empire.
18:15Grâce à vous, le neveu de l'empereur reverra sa chère prêtrine
18:18et il lui assurera, comme le voulait Napoléon,
18:20la destinée européenne qui lui revient le droit.
18:23Vive l'empereur !
18:24Vive la France !
18:28Vaudrait, nous vous attendions avec impatience.
18:30Prince, pardonnez-moi, mais j'ai voulu m'assurer
18:32que le colonel de Valjeuneuse avait bien passé la frontière.
18:34Sera-t-il des nôtres ?
18:35Sans doute, oui.
18:36Oui, je l'ai vu s'installer dans une auberge à côté d'ici
18:38pour y attendre l'heure de notre rendez-vous.
18:39Parfait.
18:41Nous savons, Madame Gordon,
18:42tout le mérite que vous avez dans cette conjoncture.
18:45Sachez que je ne l'oublierai jamais.
18:49Messieurs, l'alliance du colonel de Valjeuneuse
18:51nous apporte un renfort de 3 000 hommes.
18:53Nous serons au départ, avec les régiments de Vaudrait,
18:5612 000 combattants appuyés par 100 canons.
19:00Notre premier objectif sera l'arsenal
19:02qui, une fois pris, nous permettra d'armer nos partisans.
19:05Nous prendrons Nancy avec 25 000 hommes
19:07et nous serons 100 000 en arrivant à Reims,
19:10sur la route de la capitale, messieurs.
19:12Reims, vous ferez d'emparer une entrée triomphale.
19:15Nous y entrerons par l'avenue de la Grande Armée
19:17afin d'y faire défiler les troupes sous l'arc de triomphe.
19:21Accueillis par une foule en délire.
19:23Nous n'allons pas si vite et revenons à Strasbourg.
19:25Le silence du général Voirol m'inquiète.
19:27C'est lui qui commande la place.
19:29Il serait bon qu'il soit de notre côté.
19:31Voirol est un plus inanime.
19:33Nous avons pris discrètement contact avec lui,
19:35mais il a peur de perdre ses galants dans l'aventure.
19:38C'est un malentendu que je vais dissiper en lui écrivant directement.
19:41Prenez l'écritoire, s'il vous plaît.
19:46Général,
19:49Depuis un mois, j'ai la France sous les yeux
19:54sans pouvoir y poser le pied.
19:58J'en ai le cœur déchiré.
20:02C'est demain la fête de l'Empereur
20:07et je la passerai avec des étrangers.
20:12Vous pouvez me donner rendez-vous à Bâle
20:17ou vous effacerez par votre présence
20:21les impressions qui me priment.
20:27J'oublierai,
20:30en vous embrassant,
20:33l'ingratitude des hommes
20:36et la cruauté du sort.
20:42Votre fidèle
20:43est dévoué ami Charles-Louis-Napoléon Bonaparte.
20:49Il ne résistera pas un billet,
20:50c'est plus qu'une lettre de crédit.
20:52Je me charge de la lui remettre en personne.
20:54Merci, enfin.
20:56Mais que fait donc le colonel de Valjeuneuse ?
20:58Il ne faut pas deux heures pour prendre un café.
21:01Le colonel est amoureux,
21:03ce qui explique peut-être son retard.
21:05Alors s'il est amoureux,
21:06il a droit à toutes les excuses.
21:19Mon ami, le général Voirolle demande à vous voir d'urgence.
21:23À cette heure ?
21:25Encore une de ces lubies,
21:26l'animal !
21:28Vous ne pouvez faire autrement que de le recevoir.
21:29C'est bon qu'il entre.
21:31Toujours au moment d'aller au lit.
21:33Toi, va dormir.
21:35C'est une chance que je t'envie.
21:43Monsieur le Préfet,
21:44je viens de recevoir une lettre du prince Charles-Louis-Napoléon Bonaparte,
21:47qui me propose à mon couvert
21:49de participer à un complot contre la sûreté de l'État.
21:53Comment pouvez-vous croire, mon général,
21:54à ces redemontades de collégiens ?
21:56Mais ce ne sont pas des camilleries.
22:00J'ai l'assurance que plusieurs de mes officiers
22:02ont passé récemment à la frontière suisse
22:05pour parlementer avec le neveu de l'empereur.
22:07Mais nous y allons tous en Suisse
22:09pour nous régaler de temps en temps d'un bon chocolat.
22:14Je vous aurais prévenu, monsieur le Préfet.
22:17Oui, montrez-moi cette lettre.
22:27C'est bien ce que je pense,
22:28c'est pas de quoi fouetter un chat.
22:30Comment voulez-vous qu'un exilé
22:31n'ait pas la nostalgie du beau pays
22:33où nous avons, nous, le droit de vivre ?
22:36Nous verrons ce que le roi en pensera, lui.
22:39Vous n'allez pas envoyer cette babiole à Paris ?
22:43J'en ai fermement l'intention.
22:46Mais vous ne dormez donc jamais, mon général.
22:57Vous m'avez fait demander, sire ?
22:59Oui, mon cher jacal.
23:01Car une chose m'intrigue
23:03et j'aimerais pouvoir vous en parler.
23:07Je vous écoute, sire.
23:09Depuis quelque temps,
23:10il ne se passe plus rien en France
23:12et Paris semble dormir debout.
23:14Doit-on ce calme insolite
23:16à la vigilance de votre police ?
23:18En partie, oui.
23:20Si ça continue, je vais faire l'économie d'un ministère.
23:25N'oublions pas tout de même l'attentat de Chesky
23:28et les émeutes de Lyon.
23:30Je n'oublie rien.
23:32Mais pour tout vous dire,
23:33je crois que l'ombre est toujours grouillante.
23:35Et je suis plus rassuré
23:36quand ma police évente complot et attentat
23:39que quand elle me dit qu'il ne se passe rien.
23:42Les règnes heureux n'ont pas d'histoire, sire.
23:45Alors vraiment, vous n'avez rien à m'apprendre.
23:49Rien d'intéressant, Votre Majesté.
23:54Sauf peut-être.
23:58Cela vaut-il la peine d'en parler.
24:00Le général commandant la place de Strasbourg s'émeut.
24:03Bien à tort.
24:05D'une lettre du prince Napoléon, fils de la reine Hortense.
24:09Le général Voirolle pense à un coup d'État.
24:13C'est ridicule.
24:14Quand le fils est mort,
24:16Maiternic m'a fait dire
24:17« Attention aux neveux ».
24:22Mais, sire,
24:24comment pourrait-il réussir ?
24:25Il n'a pas d'argent.
24:27Ou peu.
24:28Et votre armée est fidèle à son droit.
24:30C'est en croyant à ses sornettes
24:31qu'on se retrouve du jour au lendemain
24:33en exil.
24:36Puisqu'il ne se passe rien à Paris,
24:38vous irez dès aujourd'hui à Strasbourg
24:40pour juger de la situation.
24:43À vos ordres, sire.
24:44Allez, et...
24:45tenez-moi au courant.
24:47Bien, sire.
24:58Monsieur le ministre.
25:01Qu'est-ce que vous faites là, vous ?
25:03Mais...
25:03mon métier,
25:05monsieur le ministre.
25:06Je vous ai défendu de m'importe une.
25:07Si vous avez quelque chose à m'apprendre,
25:09écrivez-moi un rapport détaillé.
25:10Je me permets de vous rappeler
25:12que vous m'avez mis dans la police secrète.
25:14Elle ne le serait plus
25:15si j'écrivais ce que je sais.
25:16C'est bon, c'est bon.
25:17Je vous écoute.
25:21La santé, monsieur Debray.
25:24Qui commande ici ?
25:26Le secret.
25:28Debray, s'il vous plaît.
25:36Alors ?
25:39Voilà.
25:40J'espère pour vous
25:41que vous ne me ferez pas perdre mon temps
25:43à écouter des ragots de couloir.
25:45Jugez-en.
25:48Le prince Louis Napoléon,
25:50le fils de la reine Hortense,
25:53prépare un coup d'état.
25:55Les agissements de ce jeune homme
25:56n'ont aucune importance.
25:58Tout le monde sait cela.
26:00Ce n'était pas l'avis du prince de Méternique.
26:03Quand le fils est mort,
26:04il a dit attention, neveu.
26:11Que me proposez-vous ?
26:14Il me semble,
26:17il me semble,
26:19que le sommeil du roi
26:21serait plus paisible
26:22si le neveu
26:24rejoignait le fils
26:25outre-tombe.
26:27Ne se ressentez pas.
26:28C'est une simple suggestion.
26:30Après tout,
26:31la police secrète
26:32est faite
26:32pour ce genre d'activité.
26:33Allez-vous-en.
26:37Non, mais vraiment,
26:39vous refusez
26:42ma collaboration.
26:43Je vous interdis
26:44de prendre la moindre initiative
26:46sans m'en avoir référé.
26:48Allez-vous-en.
26:56Voilà.
26:59Voilà
26:59comment on décourage
27:01les potes volontés.
27:07Eh oui,
27:08je suis le ministre.
27:15Vous pensez bien
27:15que s'il y avait eu
27:16la moindre alerte,
27:17je vous eusse prévenu
27:18moi-même aussitôt.
27:20Mais notre bonne province
27:21n'a jamais été plus tranquille.
27:23Les seules invasions
27:24auxquelles j'ai à faire face
27:25sont celles des cigognes
27:27au printemps.
27:28Vous êtes bien sûr de vous.
27:30Oh, mais j'ai pour principe intangible
27:31de courir au-devant du mal.
27:33Je le préviens,
27:34il empêche de s'accomplir.
27:36Mais c'est une méthode excellente.
27:38J'en conviens
27:39en toute modestie.
27:41Messieurs,
27:42je crois,
27:42sans vouloir vous bousculer,
27:44qu'il est temps
27:44de passer vos habits.
27:45Ah,
27:46la soirée donnée
27:47en votre honneur
27:47est annoncée
27:48pour 22 heures
27:49et les provinciaux
27:51sont d'une exactitude
27:53enrépilante.
28:00Ah,
28:03vous voilà enfin.
28:11Je n'aurais jamais cru
28:12qu'une malle puisse être
28:13aussi lourde à porter.
28:14Ce serait une mauvaise
28:15habitude à prendre.
28:16Oh, Jean,
28:16dépêchez-vous de passer
28:17votre habit.
28:17On nous attend
28:18à la préfecture.
28:19J'en ai pour dix minutes.
28:21Prince,
28:22vous ne devez quitter
28:23cette chambre
28:23sous aucun prétexte.
28:25Ce serait notre perte à tout
28:26si quelqu'un
28:26vous reconnaissait prématurément.
28:28N'ayez aucune crainte.
28:29Jean,
28:29il faut partir.
28:30Le préfet va s'étonner
28:31de notre absence.
28:34Voilà bien la province.
28:37Présents,
28:37nous existons à peine.
28:40Absents.
28:41Nous avons un grand vide.
28:59Sous-titrage Société Radio-Canada
29:02Sous-titrage Société Radio-Canada
29:04C'est un amour !
29:07Excusez-moi !
29:14Bonjour, je suis ravie !
29:20Bonjour, je suis ravie !
29:21Bonjour !
29:23Je suis ravie !
29:26Tout le monde vous attend !
29:27Si vous voulez y aller, tout est prêt !
29:29Je ne peux pas vous m'excuser, n'est-ce pas ?
29:36Bonsoir !
29:37Bonsoir !
29:38Oh chérie, chérie, chérie, chérie !
29:40Oh, Christophe !
29:55Oh !
29:57Ma chérie, comme je suis heureuse de vous voir,
30:00je vous l'enlève, messieurs, excusez-moi !
30:02Oh, mais que vous êtes belles, ma chérie !
30:07Valjeuneuse !
30:08Mon cher Jacal !
30:09C'est un grand plaisir de vous voir !
30:10Et moi également !
30:12Dites-moi, qui est cette ravissante jeune femme qui est entrée entre moi ?
30:17La Comtesse d'Arielle, ma fiancée !
30:20Votre fiancée ?
30:22Oui, nous nous marions dans quelques jours !
30:25Eh bien, voilà une très bonne nouvelle !
30:27Toutes mes félicitations !
30:29Je vous fais sourire !
30:30Oh, absolument pas !
30:32Il y a quatre ans, j'ai voulu mourir pour un chagrin d'amour !
30:35Et aujourd'hui, vous voulez vivre pour un plaisir d'amour !
30:39C'est autrefois que vous étiez risible !
30:42Tout compte fait !
30:44Vous ne l'étiez pas tellement !
30:45Tout met votre bonheur, mon cher juicieux !
30:48Sire !
30:49Mais, vous, que faites-vous à Srasbourg ?
30:53Tout étonnement me prouve que je n'ai aucune raison d'hier !
30:59Oh, excusez-moi !
31:07Je suis ravi, vous !
31:10Avez-vous bien réfléchi ?
31:13Oui ?
31:18C'est long !
31:21Avez-vous bien pesé le pour et le contre ?
31:27Vos menaces, elles me laissent indifférent !
31:31Vous pourriez fort bien vous en repentir !
31:34Nous verrons !
31:42Qu'y a-t-il ?
31:44Rien, vous êtes là !
31:48Vous aimez cette musique ?
31:51Non !
31:53Nous avons fait notre devoir !
31:55On nous a vus !
31:59Alors, fuyons !
32:05Bonsoir !
32:06Bonsoir, cher grand artiste !
32:08Merci d'être venu !
32:09Bonsoir !
32:11Bonsoir, colonel !
32:12Bonsoir !
32:13Il est arrivé !
32:16Le sort en est jeté !
32:18Oui, mais...
32:19Le genou est irréductible !
32:22Tant pis pour lui !
32:24Nous le réduirons !
32:26Bonsoir !
32:28Mon Dieu, mon Dieu !
32:30Le prince n'a rien mangé depuis ce matin, il doit mourir de faim !
32:33Il n'a rien chez vous ?
32:34Ah, pas le moindre biscuit !
32:35À cette heure, les boutiques sont fermées !
32:36Mais, pas ici !
32:38Le buffet est là-bas, là-bas, là-bas !
32:40Une excellente idée, ça !
32:42Excellent !
32:44Oh !
32:45Oh, chère madame !
32:47Que je suis heureuse de vous avoir ici !
32:49Puis-je vous demander...
32:52Accepteriez-vous de nous interpréter quelque chose ?
32:55Je... je...
32:56Oh, si !
32:58Bienvenue !
33:00Quoi donc ? Je suis curieuse !
33:03Oh, je vous en laisse la surprise !
33:06Oh, merci !
33:08Oh, mes amis !
33:10Mes amis !
33:11Venez tous ! Venez tous !
33:14La célèbre donatrice Léonore Gordon !
33:17Qui, ce soir dès l'autre, a bien voulu accepter d'interpréter quelques-uns de ses plus grands airs !
33:35À nos enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé !
33:45Contre nous de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé, l'étendard sanglant est levé, l'étendard sanglant est levé
34:15!
34:15Si je m'attendais, je suis très surpris !
34:17Que pensez-vous de Marseillaises ?
34:19Prenez vos bataillons !
34:21Marchons !
34:23Marchons !
34:25Qu'un sang impur !
34:28À breuve, l'Océan !
34:52J'ai l'impression de le départ !
34:53Allez ! À l'heure !
34:55À l'heure !
34:56À l'heure !
34:57À l'heure !
34:57L'al因为 !
34:57À l'heure !
34:57Tout le monde !
34:58Il te fait l'air !
34:58Alors..
34:59N'est-ce qu'il y a pas l'air !
35:08Au revoir, on en fixe !
35:11Au revoir !
35:17Messieurs, nous avons tous décidé de donner notre vie pour le rétablissement de l'Empire.
35:23L'heure n'est plus aux paroles, mais aux actes.
35:25Au point où nous en sommes, un acte fou aurait plus de poids qu'une parole raisonnable.
35:31Donc chacun de vous convoquera ses sous-officiers pour les mettre au courant de la situation.
35:35Il y a par mieux de nombreux soldats de carrière qui s'enflammeront pour notre nouvelle épopée.
35:42Demandez-leur de distribuer cinq cartouches par homme.
35:45En leur disant qu'ils n'en auront sûrement pas besoin, notre cause étant gagnée d'avance.
35:54Messieurs, à partir de cet instant, nous avons tous monté en grade.
36:00Vive l'Empereur !
36:02Vive l'Empereur !
36:03Vive l'Empereur !
36:06Vive l'Empereur.
36:17Messieurs, voici notre nouveau drapeau.
36:21Cet aigle, c'est celui du général de la Méloyère,
36:27lorsqu'il joignait le petit rondu devant Grenoble, à l'aube des cent jours.
36:32Les pâtisseries de madame la préfète étaient décidément excellentes.
36:36Sans elles, c'est nu, j'allais mourir d'inadition.
36:39La veille d'un si beau jour, c'eût été bien dommage.
36:43Vous partez grand officier et vous reviendrez petit caporal.
36:49Attendons que j'ai fait mes preuves.
36:55Mes amis, aujourd'hui, 30 octobre 1836,
36:58nous sommes à la veille d'une grande entreprise.
37:01Si nous gagnons, le peuple nous bénira.
37:02Si nous perdons, nous serons ridiculisés.
37:08Quoi qu'il arrive, n'oublions jamais le calvaire de l'Empereur à Sainte-Hélène.
37:11Il n'est pas question de perdre.
37:13Chacun de nous est-il à son poste ?
37:16Hélas, nous n'avons pas Valjeuneuse.
37:19Prince, vous auriez dû nous écouter.
37:22À l'heure actuelle, il serait mort.
37:24Et nous n'aurions plus rien à craindre de lui.
37:26N'ayez crainte.
37:27J'irai au devant de lui.
37:28Il me verra, il pleurera dans mes bras.
37:32Autant que je le connaisse, il n'a pas la larme facile.
37:35Faites-moi confiance.
37:37Soit.
37:39Prince, quel chapeau mettrez-vous ?
37:41Ah.
37:43Celui-ci vous revient de droit.
37:49Il se passe un peu téméraire.
37:51Au moins, essayez-le.
38:04Mais il avait une toute petite tête.
38:09Tant de génie sous un si petit chapeau.
38:16Allons voir, messieurs, si la France a pu oublier 20 ans de gloire.
38:22Nous sommes ici.
38:25L'infanterie passera par là en coton dans la ville.
38:33Comment réagissent les hommes ?
38:34Au-delà de tout espoir, mon général.
38:36Les sous-officiers ont beaucoup de mal à les maintenir dans leur chambret.
38:39Bien.
38:40Maintenez-les dans une stricte discipline.
38:42Plus ils seront contenus, plus ils exploseront.
38:46Très juste, mon général.
38:47Messieurs, le prince.
39:12Messieurs, je vous remercie du dévouement que vous montrez à ma cause.
39:15Dès ce moment, nous partageons la bonne ou la mauvaise fortune.
39:25Faites sonner le rassemblement.
39:44Poggi.
39:46Vous prendrez la tête du sixième d'infanterie.
39:49Tandis que moi, je conduirai mon régiment moi-même.
39:54Aux côtés de son Altesse, le prince Louis Napoléon Bonaparte.
40:02Quant à vous, messieurs,
40:05vous irez en direction du quartier Ficmat.
40:08Et nous ferons notre jonction devant la caserne Saint-Nicolas.
40:12Après avoir allié le 46e de ligne en garnison à la citadelle.
40:19Prince,
40:21nous déciderons à ce moment-là de la suite à donner aux événements,
40:25selon le...
40:27selon le succès de notre entreprise.
40:32Monsieur le maréchal, les comptes de Prémont.
40:35Puisque c'est désormais votre grade et votre titre.
40:38Vous allez revêtir des vêtements civils.
40:40Vous allez crever trois chevaux sous vous.
40:43Et je vais qu'avant midi, vous soyez auprès de la reine Hortense.
40:46pour lui annoncer qu'elle est aujourd'hui madame maire.
40:49Nouvelle Laetitia.
40:50Sire, n'est-ce pas prématurée ?
40:52Quoi ?
40:53Vous doutez de notre entreprise ?
40:54Certainement pas.
40:55Eh bien, allez donc.
40:56Vous perdez un temps précieux.
41:09Un peu de rame, mon colonel.
41:11Merci, mon vieux.
41:17Général Warhol, délicie-moi, brassez bon sang, brassez bon sang.
41:21Va voir.
41:25Prends le point de combat, colonel.
41:27Asseyez-vous, mon général.
41:27Je n'ai pas le temps.
41:28Les bonapartistes attaquent.
41:30Ah.
41:31Fais sonner l'appel.
41:33La caserne de Cerlitz s'est soulevée à la seule vue du prince Napoléon.
41:36Vous voudrez parquin parce que tous les officiers se sont ralliés aussitôt.
41:39Il n'y en a qu'un seul qui a refusé et qui a couru chez moi pour me prévenir.
41:42Inutile de vous dire que je n'aime même pas pour le temps de m'habiller.
41:44Moi, il voit une tenue.
41:46Le taureau, le monde allemand.
41:48Merci.
41:49Faites le nécessaire pour que votre régiment ne se mutine pas à son tour.
41:52Il est probable qu'il vienne ici.
41:54Moi, je vais courir à la préfecture pour réveiller cette marmotte de Chopin.
41:58Colonel, puis-je compter sur votre loyauté ?
42:02J'ai donné ma parole une fois.
42:03Je n'aime pas me répéter.
42:08C'est bonapart, ne restons jamais tranquilles.
42:10Quand ce n'est pas l'un, c'est l'autre qui s'agit.
42:13L'ennui dans l'histoire, c'est que c'est une famille nombreuse.
42:16Dites-moi, mon général, les mutins ont quitté la caserne d'Osterlitz ?
42:20Certainement.
42:21Très bien, je les attends de pied ferme.
42:23Il me semble que le maréchal Ney avait dit quelque chose dans le même genre.
42:27Oui, mais le grand tempereur avait beaucoup de charme.
42:30Oui. Merci.
42:33Ne vous inquiétez pas, mon général.
42:36Merci.
42:39Lieutenant !
42:42Faites préparer une batterie.
42:44Bien, mon colonel.
42:46Mais qu'on ne charge pas les canons.
43:06Vous avez prévenu.
43:07Est-ce vrai ce qu'on me dit ? S'agit-il d'un coup d'état ?
43:10Oui, monnier. Pendant que tu dors, ton moulin va trop vite.
43:12Pendant que tu dors, ton moulin va trop fort.
43:14Et vous êtes le commandant de la place.
43:16À vous de maintenir l'ordre.
43:18Vous avez la charge de protéger les femmes, les enfants, les pères de famille.
43:22Oui, papa.
43:24Comment voulez-vous qu'ils nous défendent si tous ces régiments se mutinent ?
43:28Serait-ce possible ?
43:31Ce n'est pas certain.
43:33Non, mais...
43:35C'est vraisemblable.
43:44Tenez-vous, monsieur le préfet.
43:46Voilà ta visite.
43:53Bon, alors, de l'encentinal ici, les autres concernent la maison.
44:03Messieurs, vous êtes nos prisonniers.
44:05Vous avez compris.
44:06Toute résistance est inutile.
44:08Vous êtes nos prisonniers, mais nous sommes nous-mêmes prisonniers de notre affection pour vous.
44:12Général, sur mon cœur, s'il vous plaît.
44:15Mon cher Voirol, je viens vers vous en ami.
44:18La garnison est à nous.
44:20Non, prince.
44:21Vous trompez.
44:22Une partie seulement de la garnison a été abusée.
44:25Mais vous souhaitez mon échec.
44:27Non seulement, je le souhaite.
44:28Mais je vous prie de me rendre les armes.
44:31Quant à vous, colonel Vaudrey, vous relevez du conseil de guerre.
44:34Ne renversons pas les rôles, s'il vous plaît.
44:36Pour l'instant, général, nous sommes maîtres de la situation.
44:39Et il ne tient qu'à nous de vous faire fusiller sur place pour rébellion à la nouvelle autorité que
44:43nous représente.
44:45L'autorité ?
44:47Qui vous la donne, cette autorité ?
44:50Mais la force, monsieur.
44:52Mes trêves de discussion, à vous les ordres, mon colonel.
44:55Le commandant Parquin sera votre gardien.
44:58Avancez, commandant.
45:00Soldats de l'Empereur, onze campagnes, onze blessures.
45:05Prince, il faut continuer notre affaire.
45:08Messieurs, je refuse de vous considérer comme des ennemis.
45:11J'espère que demain, nous chanterons la victoire ensemble.
45:21Je vous remercie.
45:47commandant je suis le ministre de la police de sa majesté le roi louis philippe vous étiez mais
45:55si par hasard je le restais vous risquez douze balles dans la peau douze campagne douze blessures
46:0925 ans de carrière 25 ans de loyaux services pour en arriver là 25 ans de loyaux services de 1811
46:20à
46:201836 de napoléon à louis philippe fautre j'ai rarement vu autant de loyautés différentes dans un seul
46:26homme pourquoi être si pessimiste vous croyez que le nouvel empereur me confirmera dans mes
46:34fonctions c'est une hypothèse l'autre étant que le roi restant au pouvoir vous récompense pour
46:41votre zèle indéfectible oui peut-être mais tout cela est bien hypothétique croyez vous que ce
46:50napoléonais puisse réussir j'en doute les conditions historiques et sociales ne sont pas réunis actuellement
46:58pour le succès d'un bonaparte vous avez raison il est trop tard ou trop tôt
47:36tout est paré mon colonel bon la troupe ne rejoint pas trop il y a deux carabiniers par chombrie et
47:48selon vos ordres les officiers ont fait déshabiller l'ensemble parfait il est nu et en liquette on a
47:55pas envie de chanter la marseillaise ça y est elle est là écoutez les piquets d'hier sont en place
48:03oui mon colonel ils nous laisseront passer que les perlementaires bien on va voir de quel
48:34oh
48:36oh
Commentaires