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  • il y a 2 jours

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00:00C'est parti !
00:36Jibassier a désormais deux raisons de retrouver Salvatore.
00:39Arrêter le carbonaro et supprimer l'héritier des Valjeuneuses.
00:43Il réussit à le cerner dans une blanchisserie.
00:45Salvatore s'échappe encore, mais, blessé d'une balle de pistolet, il perd son sang.
00:50Jibassier peut le suivre à la trace jusqu'à une caserne
00:53où le capitaine de Courtenay protège son rival de la veille.
00:58Écoutez-moi bien tous les deux.
01:00Pour chacun, une fois de plus, Salvatore nous a filé entre les doigts.
01:06D'accord.
01:07C'est un peu vrai, non ?
01:09Mais pourquoi cherchez-vous à tuer ce pauvre type ?
01:12Il ne vous a rien fait.
01:13Monsieur Maillochon, je ne réponds jamais aux questions de mes subalternes.
01:19Moi non plus, chef.
01:28Aurez-vous la force de repartir seul ?
01:30Oui.
01:32À condition que vos soldats m'ouvrent la porte.
01:35Comment seriez-vous de moi si je vous ai arrêté maintenant ?
01:40Avouez que ce ne serait pas très élégant de ma part, après ce qui s'est passé entre nous.
01:44Après cela, nous serons quittes.
01:46En effet, je paie ma dette.
01:51Ça ira ?
01:52Oui, très bien.
01:55Une autre soir au théâtre, vous aviez décidé de me tuer.
02:00Mais sans l'intervention de cette crapule, l'auriez-vous fait ?
02:04Non.
02:08Pourquoi ?
02:10J'ai pensé qu'un homme tel que vous ne livrerait pas un secret surpris par hasard.
02:17Avais-je tort ?
02:17Non.
02:21Alors, vous voyez, monsieur de Valjeuneuse...
02:23Oh, pardon.
02:25Salvatore.
02:26Nous ne nous devons plus rien.
02:29Disons que nous nous sommes battus pour les beaux yeux de Mademoiselle Fréval.
02:34Je vais vous aider à sortir.
02:38Comment vous sentez-vous ?
02:40Mieux, merci.
02:42Mais je crains de vous faire du tort.
02:44Si l'un de vos hommes venait à parler...
02:46Ils n'ont pas à parler.
02:47C'est moi qui ferai le rapport.
02:49Et dans quelques heures, ils auront tout oublié.
02:53Comme moi.
02:57Moi aussi.
03:01Attends-moi, madame.
03:04Fait-ce que c'est l'air ?
03:17Sous-titrage ST' 501 ?
03:18J'ai de la parole.
03:18Je vous donne à la parole.
03:21Sous-titrage ST' 501 ?
03:21Sous-titrage ST' 501 ?
03:32Sous-titrage ST' 501 ?
03:58Que faisiez-vous donc là, monsieur Salvatore ?
04:04Les blessés.
04:07J'ignorais que le métier de commissionnaire comporta de tels risques.
04:11Jusqu'à aujourd'hui, je n'en avais pas tellement couru.
04:15Dans ce métier-là, mais dans l'autre.
04:17Monsieur le commissionnaire, pas commissionnaire.
04:21Salvatore, pas Salvatore. Quelle identité, cachez-vous ?
04:27Le plus urgent serait peut-être de soigner cette blessure.
04:32Laissez-moi vous aider, monsieur Salvatore.
04:36Laissez-moi vous aider.
04:55Eh bien, monsieur Gibassier, ce Salvatore, n'avez-vous enfin déniché ?
05:02Non.
05:03Non ? Mais vous m'aviez dit...
05:05Il n'était pas la blanchisserie.
05:08Le petit habit de ce journaliste m'avait sans doute menti.
05:10Ah, comme c'est regrettable.
05:13Vous voyez, Gibassier, que vos méthodes ne donnent pas toujours des résultats.
05:16Mais ça n'est que partir mise.
05:18Je n'en doute pas.
05:20La police est une longue patience.
05:25Enfin, vous me l'amèneriez bien un jour, ce Salvatore.
05:28Moi, à force de penser à lui, je suis dit par le voir en rêve.
05:32Bonne chance.
05:39Messieurs, le docteur nous attend.
05:44Une petite seconde.
05:45Excusez-moi.
05:47Bonjour.
05:48Bonjour.
05:49Alors, comment va mon blessé ?
05:50Oh, c'est un gaillard.
05:52D'ailleurs, la blessure est superficielle.
05:54S'il avait perdu moins de sang, il serait déjà debout.
05:57Vous voulez le voir ?
05:57Bien sûr.
06:09On dirait que l'oiseau s'est envolé.
06:13Non, docteur, vous faites des mirages.
06:15Si jamais je suis blessé, je viendrai me faire soigner par vous.
06:18Ça, c'est inimaginable.
06:20Jamais je n'aurais cru.
06:42Ça ne nous rappelle rien du boulain ?
06:45Que donc, monsieur ?
06:49Certains courants d'air chez monsieur de Valjeuneuse.
06:58Bonne nouvelle, bonne nouvelle.
07:00Oh, tu dis ça, mais au fond, tu n'en penses pas un mot.
07:02En tout cas, moi, je trouve que ça devient vraiment inquiétant.
07:06Deux jours sans le voir, c'est long.
07:15Madame Chancly, là, c'est toujours le même.
07:22Alors, on se la coule douce, hein ?
07:25Moi, ce n'est pas à 10 heures du matin que je le prends, mon petit déjeuner.
07:29Un typographe, ça travaille toute la nuit.
07:32Typographe ? Où ça ?
07:34Au journal des débats.
07:36Un journal libéral, naturel.
07:39Tout le monde ne peut pas travailler à l'imprimerie du haut.
07:43Bon, alors, il est revenu ?
07:44Qui ?
07:45Ne jouez pas les idiots, votre ami Salvatore.
07:47Ah, lui ? Ah non, je ne l'ai pas revu depuis.
07:50Parait-il qu'il est passé, hier ?
07:51Oh, un coup de vent, il avait l'air pressé.
07:55Est-ce que vous vous foutez de moi, tous les deux ?
07:58Et si je vous arrêtais comme complice ?
08:02Complice de qui ? Complice de quoi ?
08:05Ce Salvatore, je le connais comme on se connaît dans le quartier.
08:09Ce n'est qu'un ami de rencontre.
08:11Il ne couche pas ici, vous savez.
08:14Où couche-t-il alors ?
08:16Ça, je n'ai jamais pensé à lui demander.
08:18Allez plutôt voir où il travaille.
08:20Les autres commissionnaires pourront peut-être bon enseigner.
08:35Tu crois qu'il va lui mettre la main dessus ?
08:38Par grâce à ce que je lui ai dit, en tout cas.
08:40C'est bon signe.
08:41Tant qu'ils le cherchent, c'est qu'ils ne l'ont pas trouvé.
08:47Allez, allez, allez !
08:48Allez, tiens, tiens, tiens, on s'en va.
08:50Il n'a rien trouvé ici.
08:52On pourrait aller interroger les commissionnaires.
08:53Ses amis sont où ils se défileront, naturellement.
08:55Alors moi, j'ai une autre idée.
08:56Et un autre ami.
08:57Celui-là, il ne pourra pas se défiler.
08:59Il est déjà rentable.
09:01Si ça continue comme ça, la prison va devenir un brevet d'honnêteté.
09:05Tout le monde y passe ou peut y passer.
09:08Même un commerçant comme moi, avec pignon sur rue,
09:11pour un mot de trop.
09:12Allez, hop, pour tout.
09:14C'est vrai que vous êtes bavard.
09:16La clientèle aime ça en général.
09:18Et puis, ici, qu'est-ce qu'on ferait d'autre si on ne s'écoutait pas parler ?
09:22Bref, pour en revenir à ce que je disais,
09:24j'étais sergent dans la garde nationale.
09:27C'est pas que ça m'amusait de jouer aux petits soldats le soir après mon travail,
09:31mais quand on vous y force, il faut bien faire preuve de civisme.
09:36Et puis, comme tous ceux de ma légion,
09:38j'ai applaudi des deux mains au retour de notre souverain légitime
09:41et à la déconfiture de l'usurpateur.
09:44Tout ça pour vous dire que je suis un bon français et un bon royaliste.
09:50Seulement, quand sa majesté fait dissoudre la garde nationale
09:53parce qu'au champ de Mars, quelques-uns d'entre nous ont crié
09:55« Ah, ben, Villèle ! »
09:56Alors là, je ne suis plus d'accord.
09:59Le roi a sans doute été mal conseillé.
10:02Ben, il n'a qu'à changer de conseiller.
10:04On n'a pas crié « Ah, ben, le roi ! »
10:06On a crié « Ah, ben, Villèle, c'est tout de même différent. »
10:10Puis, ce qui me dégoûte le plus, c'est qu'il y a des mouchards partout.
10:15Parce que j'ai eu la faiblesse de me laisser aller à dire à un client
10:18ce que j'avais sur le cœur.
10:20J'ai vu arriver chez moi la police de Villèle.
10:24Ma femme me dit toujours de tourner sept fois ma langue avant de parler,
10:28mais plus je la tourne, plus j'ai besoin de parler.
10:31Ah, pourtant, j'aurais dû me méfier.
10:34Un civil qui chaussait du 44.
10:36C'était une indication.
10:38Oui, je suis dans la chaussure.
10:41Mais qu'est-ce que va devenir mon commerce ?
10:43C'est pas ma pauvre femme qui va pouvoir essayer les bottes.
10:51Martélémy Victor.
10:53Présent.
10:54Suivez-moi.
10:57Et où m'emmenez-vous ?
10:58Vous le verrez bien.
11:00Oui.
11:05Gardien, une seconde.
11:13Alors, l'ami, à t'en réfléchir.
11:21Toujours bué comme une carpe ?
11:23Parfait.
11:24Tu l'auras voulu.
11:26J'ai le plaisir de t'annoncer que tu passes en cours d'assises la semaine prochaine.
11:32Et comme le gouvernement a besoin de faire un exemple.
11:36Tu comprends ?
11:38Alors décide-toi.
11:40Tu n'as qu'un mot à dire et je te garantis les circonstances atténuantes.
11:48Merde.
11:52Ce n'est pas ce mot-là que j'attendais, mais ça ne fait rien.
11:54J'ai compris quand même.
11:59Gardien !
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