00:00C'est parti !
00:36Paris, 1827.
00:38Le chef de la sûreté, Jacques Halle, s'inquiète des conspirations qui menacent le trône de Charles X.
00:44Cependant, le cabinet noir, trop célèbre, n'apporte plus que des renseignements insignifiants.
00:50Jacques Halle charge son second, J. Bassier, d'arrêter les commissionnaires pour les interroger.
00:56Pendant ce temps, à Schönbrunn, un mystérieux peintre, Salvatore, reçoit de l'archiduchesse Sophie un pli confidentiel.
01:06Brûlant les postes de garde, crevant ses chevaux, il revient vers Paris.
01:19Eh, toi, l'ami ! Qu'est-ce que tu passes ?
01:23Des images ?
01:24Des images ?
01:25J'arrive d'épinales.
01:28Quel genre d'image ? Des faux billets, peut-être ?
01:32Qu'est-ce que c'est ?
01:33Le portrait du bon roi Charles X.
01:36Dessous la pièce, c'est pour rien.
01:38Vous le prenez ?
01:38Je l'ai en nous le donnant en prime au jour de l'an.
01:40Et là-dedans, qu'est-ce qu'il y a ?
01:42L'avis de l'archange Saint-Michel.
01:43On donne ça en prime pour Noël.
01:45Allez.
02:23C'est parti.
02:45C'est parti.
03:16Arrêtez !
03:18Allez-y ! Arrêtez !
03:46Monsieur...
03:48Vous ne dites rien, je vous en supplie.
03:49Je ne suis pas un voleur.
03:50Le mari de... de Margot nous a surpris ensemble.
03:53Il nous le faut.
03:55Eh oui, j'ai vu un gars qui courait d'une côté de cette maison.
03:57Il a dû rentrer là.
03:59Viens. Viens.
04:01On va regarder dans cet escalier.
04:02C'est ça, allez, vas-y, je te suis.
04:05Ah non, il n'y a personne.
04:07Allez, de l'autre côté de la cour. C'est ça, alors on y va.
04:14Vous l'avez vu ?
04:15Qui ça ?
04:16Un homme.
04:16Vous cherchez un homme ?
04:18Oui. Un commissionnaire. Il nous a filé entre les doigts.
04:21Quoi ?
04:21Vous êtes de la police ?
04:22Chut.
04:24Oui.
04:25Alors ?
04:25Alors quoi ?
04:26Vous l'avez vu ?
04:27Mais messieurs, je viens tout juste de me lever. Je n'ai vu personne.
04:30Vous êtes sûr qu'il est entré dans la maison ?
04:32Comme je vous vois.
04:34Alors il doit être dans les étages.
04:36Hum, j'ai l'impression qu'il va pleuvoir.
04:39Ah non, je ne crois pas.
04:42Merci madame.
04:43Ah, si tout le monde avait votre amabilité, notre métier serait plus facile.
04:47C'est le devoir de tout bon citoyen d'aider la police.
04:53Toi, tu restes ici pour surveiller la sortie.
04:55D'accord.
04:56Moi, je vais perquisitionner dans les étages.
05:03Elle a donc deux maris, votre Margot ?
05:05Elle n'en a même plus que ça.
05:07Et je pense qu'ils habitent tous la préfecture de police.
05:11On ne peut rien vous cacher.
05:12Pourquoi vous poursuivent-ils ?
05:14Sans doute pour me poser des questions, mademoiselle Fréval.
05:18Ah, vous me connaissez ?
05:20Tout Paris vous connaît.
05:22Je vous ai moi-même applaudi de nombreuses fois.
05:25Et vous ?
05:26Moi ?
05:27Oui, qui êtes-vous ?
05:29Salvatore, le commissionnaire numéro 52.
05:32On me trouve au coin de la rue Aufer et de la rue Saint-Denis.
05:34Salvatore Toucou ?
05:35Oui, Salvatore Toucou.
05:37Non, rien.
05:39Allons voir dans l'eau.
05:41Alors ?
05:41Rien, absolument rien.
05:43Viens, allons voir derrière.
05:45Et maintenant ?
05:47Si vous me disiez pourquoi ça vous ennuyait tellement de répondre aux questions de ces messieurs.
05:50Ils sont trop curieux.
05:52Mais encore.
05:54Eh bien, le cabinet noir ne leur suffit plus.
05:56Ils veulent maintenant contrôler toutes les lettres qui nous passent par les mains.
06:01En somme, c'est par conscience professionnelle que vous refusez de leur donner ce plaisir.
06:05Exactement.
06:07Monsieur Salvatore, si un jour je dois faire parvenir à quelqu'un une lettre compromettante,
06:11c'est à vous que je ferai appel.
06:14Un instant ?
06:16Cargez-vous.
06:35Messieurs ?
06:36C'est...
06:36C'est encore nous.
06:38C'est pour un renseignement.
06:40Oui.
06:41Savez-vous qui habite au troisième, ça ne répond pas.
06:43Au troisième ? Un haut fonctionnaire.
06:46Un veuf, je crois.
06:47Ah bon.
06:49Merci.
06:50Excusez-nous encore.
06:52Oh mais je vous en prie.
07:03Pourquoi ne m'avez-vous pas dénoncé ?
07:05J'avais peut-être envie de m'amuser.
07:07Puis je n'aime pas tellement la police.
07:10Maintenant, qu'allez-vous faire ?
07:12M'en aller ?
07:13Sans ceci ?
07:16Avec ceci.
07:17Vous êtes très imprudent, Monsieur Salvatore.
07:18Les policiers ne sont pas loin.
07:20Et toutes les fenêtres ne vont pas s'ouvrir.
07:21Je sais.
07:22Mais il faut que je parte.
07:28Attendez.
07:40Vous me rendriez service en allant porter ce mot au théâtre de la Porte Saint-Martin.
07:44J'ai peur d'être en retard pour la répétition.
07:46Je préviens le régisseur.
07:53Je vous propose de faire un échange.
07:56Comment cela, un échange ?
07:57Oui.
07:58Votre précieuse lettre contre ce billet tout à fait inoffensif.
08:03Cela peut être dangereux pour vous, mademoiselle.
08:08Monsieur Salvatore, en 1815, quand j'avais 13 ans,
08:12mon père, qui avait servi dans les armées de Napoléon,
08:14a été massacré à Marseille par ceux qu'on appelait les Verdets.
08:18Les hommes du Ponte d'Artois.
08:20Oui.
08:21Et ce n'est pas parce que celui-ci s'appelle maintenant Charles X
08:24que je lui ai pardonné.
08:29Il est important que je remette ce pli cette nuit.
08:33Venez me voir ce soir dans ma loge, au théâtre.
08:36C'est plus sûr.
08:40Je vous donnerai beaucoup, mademoiselle.
08:43Je vous donnerai beaucoup, mademoiselle.
08:50À ce soir.
08:58Un chauffeur, madame.
09:00Eh, toi.
09:02Oui, toi.
09:06Bonjour, monsieur.
09:06Monsieur.
09:07Tu n'as rien à trop procher.
09:10Non, monsieur.
09:12Alors, suis-moi la préfecture.
09:14Et pourquoi ?
09:15On a ordre d'arrêter tous les commissionnaires.
09:17comme ceci.
09:18Question de formalité, de recensement.
09:30Question de formalité, de recensement.
09:36Oui.
09:38Bonjour, monsieur.
09:40Vous travaillez beaucoup ?
09:42Je n'ai pas à me plaindre.
09:44Vous travaillez aussi avec la province ?
09:47Rarement, monsieur.
09:49Où étiez-vous la semaine dernière ?
09:52En Vendée.
09:53Dans un petit village dont le nom ne vous dirait rien.
09:57Dites-le-boîte où venait ?
09:58Saint-Denis-la-Chevasse.
10:00Qui faisiez-vous ?
10:02Je suis allé enterrer une vieille parente.
10:04À Saint-Denis.
10:05La-Chevasse.
10:06En Vendée.
10:07En Vendée.
10:11Voyiez-vous quand on vous a prié de venir me voir ?
10:14Porter une lettre au théâtre de la Porte Saint-Martin.
10:18Donnez.
10:20C'est un ordre ?
10:22Je le crains.
10:32Vous prenez rudement confiance en votre discrétion.
10:35Elle n'est même pas cachetée.
10:37Qui vous a donné cette lettre, la personne qui signe HF ?
10:41Probablement.
10:42Je ne lui ai pas demandé.
10:45Vous n'êtes pas curieux ?
10:47Je sais d'être discret.
10:56Eh bien, je vois qu'on peut vraiment avoir confiance en vous.
11:01C'est rare, moi l'ami, c'est très rare.
11:03Et j'apprécie beaucoup.
11:06Et voilà, je suis chargé de veiller à la sécurité du Royaume.
11:10Et à celle de Sa Majesté en particulier.
11:13À chacun son métier.
11:14Très juste.
11:15Monsieur Salvator, j'aimerais que vous collaboriez avec moi.
11:21Vos collègues ont accepté.
11:23Ils m'ont donné la possibilité de contrôler les messages dont ils étaient porteurs.
11:27Mieux, dont ils seront porteurs.
11:32Ce sont d'excellents sujets de Sa Majesté.
11:35Comme vous, n'est-ce pas ?
11:39Alors, c'est entendu, je compte sur votre collaboration.
11:42Vous voulez voir tout ce qui me passe par les mains ?
11:45Voyons, Monsieur Salvator.
11:47Vous êtes un homme intelligent.
11:49Je veux seulement voir ce qui peut m'intéresser.
11:53Comment l'entendez-vous ?
11:55Et puis, comme vous l'entendez vous-même.
11:57Bien, Monsieur.
12:01Vous pouvez disposer.
12:05Au revoir, Monsieur.
12:06À bientôt, Monsieur Salvator.
12:16Appelez-moi, Monsieur Gibassier.
12:17Je suis là, Monsieur.
12:21Faites-moi filer discrètement le commissionnaire numéro 52.
12:25Mais pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ?
12:27Et pourquoi pas celui-là ?
12:30Oui.
12:55!
12:55Vous-làz-moi grillin !
13:11Quelbet ennemurgé !
13:13Quelbet ennemurgé !
13:16Pas besoin !
13:23Espero développement .
13:25T'ra Atlantic du liturac !
13:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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